17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 09:35
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:58
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:53

L’ouverture des données publiques est un domaine particulièrement préoccupant. La France fait depuis quelques années, progressivement, le choix de laisser l’accès à de plus en plus de données. On pourrait se dire : « Voilà qui est bien, je vais pouvoir accéder dorénavant à des informations qui m’étaient auparavant indisponibles ». En réalité, non seulement cela ne va pas être le cas (ou de façon très anecdotique), mais en plus on devra payer pour consulter ces documents pourtant publics. Il faudra avoir les moyens d’avoir accès à ces documents et de les traiter. Seules les grosses entreprises ou les entreprises spécialisées le pourront. Et celles-ci nous feront payer des informations qu’elles auront eu gratuitement. Comme je l'ai montré dans d'autres articles sur d'autres sujets, une nouvelle fois cette ouverture va dans le sens d’une désagrégation du public au profit du privé.

Les données culturelles ne représentent qu’une petite fraction de cet immense trésor pour certaines entreprises, mais elles sont tout de même très importantes. Déjà sur internet des monopoles privés se sont constitués. Google occupe une certaine mainmise (aussi) au niveau des numérisations d’ouvrages et de documents anciens. Certains sites comme Pinterest accumulent une quantité gigantesque d’images, prises sur des sites du monde entier (musées, etc.), et cela grâce au travail des internautes qui les collectent. L'origine des images est indiquée ; mais souvent ce n'est pas la bonne. Par exemple j'ai retrouvé une quantité incalculable de mes images sur ce site avec pour liens des sites ayant utilisé celles-ci sans en donner l'origine. C'est ainsi que les droits des auteurs (en particulier ceux permettant de faire connaître ces auteurs) se diluent dans internet comme neige au soleil !

Toutes ces entreprises ont des vues financières. Un exemple : l’entreprise privée Filae a, comme l’explique un article de La Gazette des Communes (voir ici) : « profité début décembre de l'absence de mise en conformité des archives départementales avec la loi Valter pour réutiliser à des fins commerciales les données numérisées par ces départements. » Cela a « permis à l’entreprise Filae de réutiliser à des fins commerciales la quasi-totalité de l’Etat-civil français, issu du travail de numérisation des départements. »

Cette « loi Valter » a pour véritable nom : Loi relative à la gratuité et réutilisation des informations du secteur public. Le mot 'gratuité' est, je le répète, ici un leurre, car comme dans l’exemple précédemment cité, si les entreprises vont avoir accès gratuitement aux données, elles les feront payer !

De nombreuses autres questions se posent. Par exemple : Est-ce que l'on a désormais le droit de réutiliser les photographies provenant des musées et autres instances publiques ? Etc.

Ce que l’on devrait attendre du secteur public, c’est qu’il traite et diffuse lui-même ses données, en faisant attention à ce que celles-ci ne soient jamais nominatives ou personnelles. Évidemment le domaine culturel n’est pas celui qui est et va être le  plus touché ; mais il l'est et va l'être encore plus indubitablement.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 07:53

Quand on joue au journaliste en faisant un blog, on peut être critique : devant son ordinateur c’est facile… on est seul ; mais un projet comme celui de la réorganisation du Quadrilatère Richelieu de Paris est un travail collectif entre décideurs, fonctionnaires, conservateurs, architectes, etc. Il s’agit de mouvoir une énorme machine constituée de grandes collections dont certaines parmi les plus importantes du monde. Face à cela il n’est pas aisé de réagir, surtout quand on aime l’art, le savoir et est conscient des trésors renfermés dans ce lieu : des trésors inestimables. Mais dire ce que l’on pense n’est pas parole d’évangile. Dans tous les cas mon objectif n’est pas de nuire, et même si possible de faire du bien. Mais bon, comme on dit : « L’enfer est pavé de bonnes intentions. »

Après toutes ces précautions introductives, je plonge. Reprenons. Coupez-moi si je me trompe… Ah oui c’est vrai, je suis seul devant mon ordinateur… Bon j’y vais…  Au fait l’eau est-elle froide ? Oui je suis frileux… Enfin là je m’écarte du sujet… … plouf…

Reprenons donc l’histoire du lieu délimité par les rues de Richelieu, Vivienne, Colbert et des Petits-Champs. Elle a commencé en 1635, avec la construction, à l'angle des rues Vivienne et des Petits-Champs,  de l'hôtel Tubeuf par Charles Duret de Chevry, racheté en 1641 par Jacques Tubeuf. En 1643, le cardinal Mazarin le loua, l’acheta en 1649 et l’agrandit (faisant construire notamment l’Hôtel de Nevers). En 1720 la Bibliothèque royale s’installa là et l’aménagea afin d’accueillir ses départements : Manuscrits, Imprimés, Estampes, Médailles et Titres. Il abrita d’autres institutions comme la Bourse, la Compagnie des Indes, etc.

Ces lieux ont été beaucoup dénaturés au cours des siècles. Il est difficile de dire quels sont les éléments du XVIIe siècle, tellement le XVIIIe et en particulier les XIXe et XXe siècles changèrent complètement les espaces, ne laissant à certains endroits que les façades (quand elles ne sont pas elles aussi remplacées) et ajoutant plusieurs niveaux de sous-sols. Au XVIIIe siècle des extensions furent construites. Au XIXe on fit de même et détruisit allègrement des grandes parties de l’existant. Au XXe siècle on continua… Mais malgré ces ‘aménagements’ l’endroit devint trop petit pour abriter tous les principaux départements de la Bibliothèque nationale de France (anciennement Bibliothèque royale, puis impériale, etc.). En 1996 un nouveau site de la BNF fut ouvert : le site de Tolbiac pour accueillir en particulier les imprimés. Le Quadrilatère conserve aujourd’hui les départements les plus prestigieux des Manuscrits, des Monnaies, Médailles et Antiques, des Estampes et de la Photographie, des Cartes et Plans (sur le site de Tolbiac pendant la seconde phase des travaux), des Arts du spectacle, de la Musique (après son déménagement du site actuel du square Louvois), et réunit les bibliothèques de l’Institut national d'histoire de l'art et de l'École nationale des chartes.

On aurait pu croire que ce déménagement de 1996, dans la très grande Bibliothèque Tolbiac, allait permettre de conserver ce qui restait du Quandrilatère Richelieu. Le chemin pris a été tout autre. On fit celui d’investir plus de 250 millions d’euros dans un projet de ‘réaménagement’ pour en faire un lieu tout neuf, en détruisant des parties, en reconstruisant d’autres et en restaurant d’autres encore. Le lieu s’inscrit dorénavant dans ce que j’appelle depuis plusieurs années dans mon blog de « l’architecture RER » c’est à dire faite pour passer, circuler. Le choix a été fait d’ouvrir au visiteurs cet endroit autrefois uniquement dédié aux étudiants, lecteurs et chercheurs. Il reste cependant aussi dévolu à la recherche et même se veut un lieu d’échange pour celle-ci. On est dans la schizophrénie… dans le même genre que ce que l’on est en train de faire aux Beaux-arts de Paris qui vont s’ouvrir aussi aux visites du public de même que la Monnaie de Paris. Paris déjà vidée d’une grande partie de ses habitants remplacés par des bureaux, de ses petits commerces remplacés par de grandes enseignes, des ses propriétaires remplacés notamment par des logements sociaux mais aussi par la spéculation immobilière, de ses artisans, continue sa mue vers la coquille presque vide, en dévitalisant petit à petit ses lieux de vie centraux comme la Monnaie de Paris, les Beaux-Arts, l’Hôtel-Dieu, le Palais de Justice, le Louvre (avec ses réserves qui devraient toutes déménager à Liévin), etc. En cherchant bien je pourrais trouver beaucoup d’autres endroits parisiens de vie et de partage ainsi vampirisés. La capitale française devient une sorte d’immense centre commercial de la culture, à l’image du Louvre, un lieu de consommation effrénée, et de passage effréné, à l’image de ses Halles qui ressemblent aujourd’hui à n’importe quelle antichambre d’aéroport. Lors  de la présentation du nouveau Quadrilatère Richelieu aux journalistes les mots de « passage » et de « traversée » sont revenus plusieurs fois, de même que de « réécriture » et de « restauration », comme si on pouvait transformer et restaurer en même temps !

Si la première phase de ce 'réaménagement' est finie, il reste encore la seconde. Commencés en 2010 ces travaux devraient finir en 2020. Le chiffre de 252 millions d’euros est colossal. Pour le résultat il s’agit d’un véritable gaspillage quand on sait que la grande bibliothèque du site Tolbiac avait été créée pour désengorger le Quadrilatère. De plus lorsque l’on se promène dans les couloirs donnant dans les bureaux on déambule dans un espace ressemblant à n’importe laquelle des administrations modernes, avec ses placoplâtres, ses sols en pvc, ses luminaires pâles, ses escaliers ressemblant à ceux de chantiers, etc. La plupart des portes sont en acier, de même que les fenêtres, etc. les sols sont neufs, les murs... Même sans doute la majorité des éléments anciens le sont car ayant été remplacés à l’identique. Une des personnes qui guidait mon groupe de journalistes m’a même dit que tout était neuf. Là je ne la crois pas. Mais il suffit de regarder le sol pour voir que l’on est la plupart du temps face à du nouveau.

Et ce n’est pas fini. La seconde tranche des travaux nous réserve de nombreuses surprises. Par exemple, c’est décidé : le fameux escalier d'honneur dû à l'architecte Jean-Louis Pascal (1837 – 1920) qui fut inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1983 va être complètement démoli. On constate une nouvelle fois que même ce qui est protégé peut être détruit sans vergogne. Lorsque j’ai posé la question lors de ma visite du site comment pouvait-on détruire un monument classé au Monuments historiques, on m’a répondu que cet escalier n’était pas classé ; jouant sur les mots, puisqu'en effet il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. En fait c'est presque la même chose, et en tout cas cela est censé être une protection (voir ici). Ceci est d’autant plus surprenant qu'il va être remplacé par un autre moderne qui n’ajoute presque rien à la fonctionnalité : un accès supplémentaire au Cabinet des médailles, c’est tout.

Photographie ci-dessous prise sur internet de l’escalier d’honneur tel qu’il est encore présent aujourd’hui (on ne nous a pas fait visiter cet endroit lors de la présentation à la presse) ; et après photographies de ce qui va le remplacer.

Comme on peut le lire dans cet article de Le Journal des Arts : « "L’affaire est grave, car c’est à lui-même que le ministre de la Culture octroie une telle capacité de destruction patrimoniale et ce, dans un lieu voué depuis des siècles à la conservation même. Le mauvais exemple vient de haut : il sera immanquablement suivi", regrette l’historien de l’art Jean-Michel Leniaud, directeur d’études à l’École pratique des hautes études et à l’École nationale des chartes (in Livraisons d’histoire de l’architecture, no 18, décembre 2009, p. 5-7). N’hésitant pas à parler de "massacre monumentaire", [...] » L’autre problème est le manque de goût avec lequel cela est fait. Mettre du moderne dans de l’ancien cela dénature obligatoirement l’ancien, enlève de son cachet, de son authenticité, de son âme. Sur le site de l’entreprise Bruno Gaudin en charge de ce chantier, les exemples des réalisations de ce bureau d’architectes sont moches.

Donc le massacre va continuer. Nous aurions pu espérer que ce début de XXIe siècle serait moins barbare que les siècles précédents. Il l’est tout autant, sinon plus, car davantage conscient de ce qu’il fait et de l’importance de conserver un environnement historique et culturel qui partout dans le monde s’effrite. Si l’environnement naturel mondial est chaque jour un peu plus détruit, il en est de même pour les cultures, les patrimoines, etc.

Je dis tout cela, mais je souhaite bien sûr une très longue vie aux Institutions qui peuplent aujourd’hui le Quadrilatère Richelieu et qui, je le répète, conservent des trésors incommensurables !

Ci-dessous des photographies que j’ai prises lors de ma visite des espaces ouverts du Quadrilatère Richelieu et qui le seront lors de l’ouverture au public des 13 au 15 janvier 2017 inclus, où tous ceux qui le souhaitent sont conviés à une visite exceptionnelle d’une partie des espaces « réécrits » du Quadrilatère Richelieu.

Entrée par la rue de Richelieu.

Cour.

Salle d’accueil lors de la présentation à la presse. La statue de Voltaire conserve dans son socle le coeur de l’écrivain.

Entrée principale.

Ci-dessous le couloir menant à l’escalier d’honneur bien caché.

Ci-dessous : Escaliers situés de l'autre côté du couloir ci-dessus. Quand on les prend on ne ressent pas du tout le caractère historique du lieu, mais simplement du vide sous les pieds.

 

Comme dans n'importe laquelle des administrations, couloirs modernes...

Ci-dessous à gauche : Nouvelle bibliothèque ressemblant à de nombreuses bibliothèques de quartier. À droite : Salle de consultation des manuscrits.

Autres lieux.

Des portes en acier partout.

Pour finir voici les parties qui ont été classées aux Monuments historiques et celles inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Ces informations proviennent du site http://chroniques.bnf.fr. On remarque qu'avec ces derniers travaux, certaines de ces sections ont été remaniées ou en partie remplacées par des copies, quand elles n'ont pas été détruites ou le seront comme pour l'Escalier d'honneur. Par exemple sur la façade de la Cour d'Honneur permettant d'entrer vers la Salle Labrouste a été ajouté un couloir en verre et acier (photographie juste ci-dessus). Quant aux parties non classées ou inscrites...

« Les parties classées aux Monuments historiques

La façade Est de Robert de Cotte sur la cour principale Commencée en 1727 par Robert de Cotte (1656-1735) et terminée par son fils Jules-Robert.

Les galeries Mansart et Mazarine avec leur vestibule Construites en 1645 pour Mazarin par François Mansart. Elles furent occupées par la Bourse jusqu’en 1825. Aujourd’hui elles servent de galeries d’exposition.

La pièce dite chambre de Mazarin Mais Mazarin n’a pratiquement pas habité ce palais, il le loua au Président Tubeuf. Situé au 1er étage de l’hôtel Tubeuf, le plafond a été peint par Michel Dorigny en 1650-1655.

Le plafond de la salle des vélins Egalement dans l’hôtel Tubeuf, la salle, réaménagée par Michel Roux-Sptiz, jouxte l’actuelle salle de lecture des Cartes et plans. Le plafond est attribué à l’atelier de Simon Vouet.

La salle des Imprimés dite Salle Labrouste Inaugurée en 1868, elle est considérée comme un chef d’œuvre de l’architecture du XIXe siècle. »

« Les parties inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques

L’ensemble des façades et des toitures sur rue, sur cours et sur jardins (à l’exclusion de la façade Est de Robert de Cotte classée).

Le vestibule de la salle de lecture Labrouste Ce vestibule à caisson surmonté d’une horloge, protégeait du bruit la salle de lecture. Il a été modernisé en 1983.

La salle Ovale Conçue par l’architecte Jean-Louis Pascal, elle est en partie sur l’ancien Salon des Globes et sa construction fut achevée en 1936 par l’architecte Alfred Recoura.

Le salon de l’administration, dit salon Voltaire Les boiseries furent dessinées par Robert de Cotte. Ce salon, remanié dans les années 1880 par Jean-Louis Pascal, doit son nom à la statue de Voltaire sculptée par Houdon et contenant le cœur de l’écrivain.

Le grand escalier d’honneur Crée par Henri Labrouste, prolongé par Jean-Louis Pascal. En 1987, la volée supérieure fut inversée pour permettre l’installation d’ascenseurs.

La salle de lecture des Manuscrits Située au 1er étage de l’aile Robert de Cotte, elle fut aménagée par Jean-Louis Pascal en 1886 pour les Manuscrits.

La salle Barthélemy Du nom de l’abbé Barthélémy qui sauva les collections pendant la révolution. Située au 1er étage de l’aile Vivienne, elle dépend actuellement du Département des Monnaies et Médailles.

Le néo-cabinet du Roi dit Salon Louis XV Suit la salle Barthélemy. Refait par Jean-Louis Pascal à la manière de, le Salon Louis XIV dont les médailliers originaux, les boiseries authentiques et les peintures de Boucher, Natoire et Van Loo constituent un ensemble remarquable.

L’escalier des Estampes Construit par Michel Roux-Spitz entre 1936 et 1947, il permet l’accès au rez de chaussée à la galerie Mansart, au premier étage au Département des Cartes et plans et au deuxième étage au Département des Estampes. »

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 07:58

Communiqué de presse de la Mairie de Paris :

« Les 27, 28 et 29 janvier 2017 se déroulera la 6e édition de Paris Face Cachée. Créé à l’initiative de la Ville de Paris et conçu par l'association À Suivre, Paris Face Cachée imagine des rendez-vous uniques pour découvrir Paris et ses territoires autrement.

En marge du Paris touristique incontournable, Paris Face Cachée prend des chemins de traverse et lève le voile sur un Paris insoupçonné, inexploré, étonnant, vivifiant et décalé.

Depuis 6 ans, cette manifestation ambitieuse mêlant art, culture, patrimoine, histoire, architecture, urbanisme, science, solidaire, savoir-faire, métiers, sport, … au travers d’initiatives originales et insolites, prouve que Paris est une source intarissable d’expériences à vivre. Cet évènement très attendu par les Parisiens et visiteurs attire chaque année de plus en plus de curieux.

Plus de 100 aventures dans Paris et sa région vous mèneront au 33, vibrer au son du Tumulte Noir, ou dans les sous-sol de la plus importante place mondiale de vente aux enchères. Elles vous feront toucher du doigt de la poussière d’or, découvrir comment les copies prennent forme, échanger avec des scientifiques sur leurs recherches révolutionnaires, goûter les créations de jardiniers visionnaires, prendre le temps d’aller chez ma tante  … bref vivre des moments uniques dans des endroits atypiques !

Pour vivre Paris Face Cachée 2017, toujours la même règle du jeu :

Chaque participant choisira une aventure sur le site internet de l’événement. Pour seule information : un titre évocateur et un court résumé. Aucune précision sur le contenu et l’organisateur de la visite. Le lieu de rendez-vous ne sera dévoilé qu’après inscription, sur le billet. »

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:58

Du 14 janvier au 4 février 2017 le département des Hauts-de-Seine organise sa vingt-et-unième édition de La science se livre sur le thème de la Santé. Un « rendez-vous de vulgarisation scientifique » c'est toujours bon à prendre, dans la mesure où nous avons besoin de réfléchir en profondeur sur nous et le monde afin d'avancer et de ne pas nous comporter comme des idiots. Le sujet de la santé est tout, car comme on dit : « Quand la santé va, tout va » ;-)

Et puis une bonne santé est un souhait que je fais pour tous mes lecteurs en cette nouvelle année !

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:58

Lorsque j’ai écrit le livre sur Les Petits-maîtres de la mode (XIIe - XXIe siècles), je ne pensais pas pouvoir poursuivre le sujet plus loin dans le temps. Pourtant le miracle a eu lieu, et je l’ai fait dans ce nouvel ouvrage intitulé : Les Petits-maîtres du style, de l’Antiquité au XIe siècle. Après quatre mois d’attente et des dizaines de messages envoyés à différentes instances du Musée du Louvre, j’ai reçu les autorisations nécessaires pour pouvoir y inclure des photographies que j’ai prises dans ce musée de sculptures et vases antiques grecs et romains et du haut Moyen Âge

Ce livre numéroté, publié comme le précédent seulement en 500 exemplaires, fait 126 pages et coûte 18 € et 22,60 € avec les frais de port.

Plus de 140 élégant(e)s et petit(e)s-maître(sse)s d’avant le XIIe siècle y sont présentés. Pour chaque période on commence avec LES PLUS DISTINGUÉS pour continuer avec LES PETITS-MAÎTRES proprement dits et poursuivre avec leur entourage.

Ainsi pour les Grecs de l’Antiquité est-il question par exemple des :
- Kaloskagathos, dont le nom signifie littéralement beau et bon ;
- Kallopistés et kallopistria dont les occupations ressemblent beaucoup à celles des petits-maîtres et petites-maîtresses des XVIIe et XVIIIe siècles ;
- Néaroêkês, une personne suivant les raisonnements nouveaux, à la manière des modernes de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe ;
- Lampadion, surnommée ainsi en référence à sa coiffure en forme de lanterne (lampe) ;
- Dorcalis (chevreuil) qui est le pendant de la biche du XIXe siècle
- Philokômos, qui comme le fêtard des XIXe et XXe siècles, apprécie les fêtes, festin…
- Etc.

La période romaine est celle dans laquelle j’ai trouvé le plus de petits-maîtres, comme l’elegantiae arbiter (l’arbitre des élégances), le voluptueux erudito luxu, le trossulus et la trossula jouant la noblesse équestre, les élégants bellus homo et bella puella, le noceur comissator et de nombreux autres.

Le haut Moyen Âge conserve quelques-uns de ces petits-maîtres et en crée d’autres comme la bele damisele ou le bel sire, le preudomme (homme preux), l’oultrecuidiet qui se caractérise par une certaine insolence, le marjolet qui fait le damoiseau et affecte des airs de noblesse, le damiselet, la gaudisseresse pleine de joie et d’allégresse, etc.

DES NOTIONS OUBLIÉES DE L'ÉLÉGANCE ET DU STYLE et pourtant fondamentales du bon ton et du style sont aussi expliquées ; comme la negligentia diligens, qui consiste en une harmonieuse balance entre la décontraction et la concentration, une sorte de jaillissement et repos naturel du goût, etc.

J’explique aussi CERTAINES MODES PARTICULIÈREMENT ÉLÉGANTES OU EXTRAVAGANTES, comme celle qui, depuis la plus haute Antiquité grecque, et qui se poursuit chez les Romains, consiste à se faire faire une très volumineuse coiffure (parfois une perruque) constituée de tresses, postiches, bijoux, bandelettes, couronne, etc. (des exemples ci-dessous).

On commande le livre ici.

Photographie ci-dessus à gauche : Détail d'une photographie stéréoscopique, datée de 1904, d’une statue en marbre d’Artémis, dite « Diane de Gabies », découverte en Italie (à Gabies) en 1792 et conservée au Musée du Louvre. Elle est du Ier siècle ap. J.-C., d’après un original du IIIe siècle av. J.-C. La divinité attache son manteau sur son épaule droite avec une agrafe.

Photographie ci-dessus à droite : Détail d'une photographie stéréoscopique de 1904, prise au Musée du Louvre, d’une statue antique de « Vénus Aphrodite » et d'un relief représentant une « Matrone romaine ».

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 23:01
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 07:58
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 07:58

Moulins, préfecture du département de l'Allier, est une ville très riche en histoire et très active culturellement. Il s’agit de la capitale historique du Bourbonnais et des ducs de Bourbon.

De leur château médiéval il reste la Tour Mal coiffée et quelques vestiges. Le surnom de cette tour aurait été donné par Louis II de Bourbon qui l’aurait trouvée belle mais mal coiffée. Devenue prison depuis la seconde guerre mondiale jusqu’en 1984, elle fut entièrement rénovée en 2007 et ouverte au public qui peut y admirer en son sommet une vue sur toute la cité.

La ville garde aussi des traces de son ancienne enceinte du XVe siècle, comme la Tour de l'Horloge, dite « Jacquemart », qui carillonne en animant une famille d'automates.

Certaines de ses ruelles sont charmantes et chargées d’histoire. Autour de la cathédrale on observe des maisons à colombages des XVe et XVIe siècles ainsi que des hôtels particuliers des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Sur la vieille ville voir ici.

La cathédrale comprend des parties médiévales mais fut achevée seulement au XIXe siècle. On y admire de nombreux vitraux d'époque gothique et une vierge noire du XIe siècle. Elle est particulièrement célèbre pour garder précieusement le Triptyque de la Vierge en gloire (vers 1501), peint par Jean Hey, surnommé le Maître de Moulin. Cette œuvre (photographies ci-dessus et deux dernières : © Luc-Olivier-CDT03), qui représente un des sommets de la création artistique à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance, est dans un excellent état de conservation, et n’a jamais été restaurée.

La ville possède aussi une ancienne cour des Comptes construite au XVe siècle ; une église Saint-Pierre dont l’intérieur, réaménagé au XVIIe siècle, est des XVe - XVIe siècles ; un collège des Jésuites du XVIIe siècle, transformé en palais de Justice, avec notamment des plafonds peints et un décor en trompe-l'œil de Giovanni Gherardini (1654-1723) ; des halles couvertes du XVIIe siècle ; un pont (Régemortes) du XVIIIe siècle faisant 301,50 mètres ; un théâtre municipal de style néoclassique (vers 1840) ; une brasserie d’époque 1900 (le Grand Café ouvert en1899) où la jeune Gabrielle Chanel aurait chanté et pris le surnom de « Coco » (voir ici)...

Avant de continuer voici quelques photographies de ces lieux.

Ci-dessous : Cette photographie (Moulins Patrimoine 2016 © JM Teissonier) est intéressante car comprenant la tour Mal-Coiffée à droite, la cathédrale au milieu, et à gauche la maison Mantin dont il est question plus bas.

Ci-dessous et en haut à gauche : Quartier historique. ©  JM Teissonier et Office de Tourisme de Moulins.

La Chapelle de l'ancien couvent de la Visitation Sainte Marie (vers 1650) conserve le mausolée du duc de Montmorency, pair de France. Ce mausolée est assez surprenant, faisant penser à d’autres exemples étrusques ou romains. Il mélange l’Antiquité au XVIIe siècle. Photographie : ©  JM Teissonier.

Dans cette même chapelle se trouve un plafond peint. Photographie ci-dessous : ©  JM Teissonier.

Ci-dessous : Grand Café. © Office de Tourisme de Moulins.

Le Centre national du Costume de scène et de la scénographie est aujourd’hui réputé. Ouvert en 2006 dans l'ancien quartier de cavalerie dit Quartier Villars (XVIIIe siècle), il conserve une collection très importante dans son domaine.

Le Musée de la Visitation semble quant-à-lui assez surprenant. Photographie ci-dessous : ©  JM Teissonier.

Lors de ma venue à Moulins j’ai visité l’exposition De couleurs et d’or, qui se déroule jusqu’au 17 septembre 2017 au Musée Anne-de-Beaujeu (voir article ici). Ce musée est installé dans le pavillon du palais ducal, l'un des premiers exemples d'architecture et de décor Renaissance construit en France à la fin du XVe siècle. (photographie ci-dessous).

L’entrée au musée Anne-de-Beaujeu donne aussi accès à la Maison Mantin, une demeure de la fin du XIXe siècle ayant gardée pendant presque un siècle toute sa décoration et son mobilier. Celle-ci ayant appartenu à un collectionneur, elle est remplie d’œuvres et d’objets d’art anciens. Voici quelques photographies que j’ai prises à l’intérieur.

La ville de Moulins possède même un musée du Bâtiment situé dans une ancienne maison du XVIIIe siècle.

J’ai aussi visité le Musée de l'Illustration jeunesse, ouvert en 2005, présentant et conservant des œuvres d'illustrateurs de livres pour la jeunesse. Du reste la ville organise tous les ans, depuis 2007, un salon de l'illustration et du livre de jeunesse. Ce musée est situé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, l’Hôtel de Mora, réaménagé au XIXe. Il a été restauré en 2005. Ci-après quelques photographies. Une salle a conservée toutes ses jolies boiseries. Pour les autres pièces, il est regrettable que les boiseries aient été couvertes d'une épaisse couche de peinture blanche.

À n’en point douter, la ville de Moulins est dédiée à la Culture et à l'Art !

Plus d'informations sur le site de l'Office de tourisme de Moulins & sa région.

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