Jeudi 19 novembre 2009

Photographies : Cravates de la fin du XVIIe siècle : 1678 (Mercure galant), 1688 (L'Art de plaire dans la conversation), XVIIe siècle ('Cavalier en Escharpe').

Si certain trouvent le port de la cravate monotone, c'est qu'ils ne savent pas que ce nom désigne un nombre considérable de différentes variétés ; qu'elle se noue d'une infinité de manières, et qu'il existe autant de matières, couleurs, motifs et de formes qu'il y a de sortes de tissus (ou rubans) …

Le terme de cravate est défini dans la première édition (1694) du Dictionnaire de l'Académie française : « CRAVATE. s. f. Sorte de mouchoir fait de toile ou de taffetas qui entoure le col, & tient lieu de collet. Cravate de toile. cravate de taffetas. cravate à dentelle. » Si ce mot est fréquent dans la seconde moitié du XVIIe siècle, je ne l'ai pas trouvé dans la littérature d'avant 1650, sans doute parce que ce sont les collets qui sont alors à la mode. Comme on le voit sur les premières photographies, les cravates de la seconde moitié du XVIIe siècle ressemblent alors à des rubans noués autour du cou, le plus souvent semble-t-il en dentelle.

Photographies : Cravates pour femmes au XVIIIe siècle.

Les femmes portent aussi des cravates, en particulier au XVIIIe siècle. Du reste, ce n'est qu'à partir de la sixième édition du Dictionnaire de l'Académie française (1832-1835) que la cravate est définie comme un élément de l'habit proprement masculin : « CRAVATE. s. f. Mousseline, batiste, ou autre étoffe légère que les hommes se mettent ordinairement autour du cou, et qui se noue par devant. Cravate de mousseline, de soie. Cravate de taffetas noir. Cravate blanche. Cravate noire. Cravate de couleur. Le noeud, les bouts d'une cravate. Mettre sa cravate. » Pourtant, à cette époque, certains tissus de la garde-robe féminine portés autour du cou sont toujours appelés 'cravates'.

Photographie : Cravate (122 cm de longueur et 16 au plus large) pour femme en dentelle de soie de Chantilly faite main aux fuseaux, datant de la seconde moitié du XIXème (Napoléon III).  Motifs assez rares pour une telle technique de dentelle de noeuds et rubans entrelacés se prolongeant par des pompons. Il pourrait aussi s'agir de barbes qui sont des bandes de toile ou de dentelle qui pendent à certaines coiffures des femmes et en particulier au XVIIIe siècle aux cornettes. Il semblerait que les barbes sont alors d'étiquette à la cour.

Photographies : Cravates et jabots au XVIIIe siècle. A cette époque, la cravate est aussi d'usage chez les hommes. Souvent on préfère entourer le cou plusieurs fois avec, sans laisser pendre un morceau sur le torse car on préfère mettre à cette place un jabot qui est de toile et/ou de dentelle et que l'on attache par ornement à l'ouverture d'une chemise.

Photographies : Cravates à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe.

La cravate est un des éléments de la tenue des incroyables de la fin du XVIIIe siècle. Durant le directoire et dans les années proches, elle se finit souvent par de la dentelle que l'on fait passer en dessous du tissus qui entoure le cou pour la laisser tomber jusqu'à peu près la hauteur des seins.

Photographies : Cravates de la première moitié du XIXe siècle.

Photographie : Détail d'une estampe d'une revue de mode de 1845 avec deux sortes de cravates à la mode à cette époque.

Au XIXe, la tenue masculine étant beaucoup plus sobre, c'est dans les détails que s'exprime surtout la subtilité et en particulier dans l'art de la cravate. Un livre de 1831 exprime cela de façon quelque peu parodique : L'Art de mettre sa cravate de mille et une manières, Enseigné par Principes, précédé de l'histoire de la cravate, depuis son origine jusqu'à ce jour ; de considérations sur l'usage des cols, de la cravate noire et des foulards ; et suivi d'une liste par ordre alphabétique, des marchands de cravates, de foulards, de cols, etc., par le bon Emile de l'Empesé, Membre de la plupart des Sociétés les plus à la mode de la capitale, orné de figures explicatives du texte et de portraits représentant trois époques de la cravate, onzième édition, Paris, chez Jacques Ledoyen, libraire, Palais-Royal, Galerie d'Orléans, n°16, 1831. (Voir le livre ici : http://books.google.fr/) Voici quelques passages : « Aucun habitué des classiques Tuileries, du musqué boulevard des Italiens, voire même du docte Luxembourg, ne révoquera en doute l'utilité de l'Art de mettre sa cravate, puisqu'elle apprend à connaître celui qui la porte. Il est une vérité, c'est que la cravate d'un homme de génie ne ressemble nullement à celle d'un petit esprit […] La cravate est un thermomètre sur lequel le degré de goût et d'esprit d'un fashionable doit être jugé. […] De la façon primitive dont est préparée une cravate dépend l'exécution de sa mise et l'entente de son nœud. […]

Photographies : Cravates dans la seconde moitié du XIXe siècle.

La cravate vient sans doute de ce goût très français pour les rubans et les dentelles. Au XVIIe siècle et au XVIIIe, femmes et hommes s'en mettent de partout. A la fin du XVIIIe et au début du XIXe, la cravate enveloppe plusieurs fois le cou et peut monter jusqu'au bas du nez, couvrant menton et parfois la bouche. La cravate suit aussi la mode des cols (ou le contraire). Elle se confond parfois avec le foulard et d'autres morceaux de tissus que l'on place autour du cou. Alors qu'elle semble aujourd'hui d'une forme unique, on peut en vérité, tout en restant dans un style 'sobre' la varier de bien des façons. Après le Directoire, au début du XIXe siècle, les hommes ne portent que très rarement de la dentelle à leur cravate.

Photographies : Deux cravates du début du XXe siècle (vers 1920). Celles-ci ne se nouent pas mais s'accrochent autour du cou ou au devant du col. Ce genre est assez court, car il est d'usage à cette époque de porter un gilet.

Photographie : Lithographie de vers 1910. La cravate ici est sans doute le même genre que l'exemple ci-dessus de couleur marron) Il s'agit là des prémices de celle qui se porte pendant toute la seconde moitié du XXe siècle : assez étroite dans les années 50, large dans les années 60 et 70, à nouveau étroite par la suite, avec évidemment toujours de nombreuses variantes.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 novembre 2009

- « Amphore attribuée au peintre de Tarquinia RC 3984. Terre cuite vernissée. Attique, ca. 550 av. J.-C. Haut. : 35 cm » Vente à Drouot Montaigne, les 14 et 15 décembre 2009 par SVV Pierre Bergé & Associés.

- « Vierge à l'Enfant avec saint Joseph ». Tableau attribué à Pieter Coeck Van Alost (vers 1527-1559). « Panneau de chêne, deux planches, non parqueté. » Dim. : 53 x 44 cm. Vente à Drouot Richelieu, le 11 décembre 2009 par SVV Ferri & Associés.

- « Portrait de Louis XV avec l'Étoile du Saint-Esprit et l'Ordre de Saint-Louis » par François-Hubert DROUAIS (1727-1775). Toile de forme ovale de 71 x 58,5 cm. Vente à Drouot Richelieu le 18 novembre 2009 par SVV Blanchet & Associés.

Par La Mesure de l'Excellence
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 novembre 2009

Photographies : - « Commode en placage d’ébène et d’écaille rouge, bronzes ciselés et dorés à décor à la Bérain d’après des motifs de Claude III AUDRAN. Le plateau à décor d’Amours, de musiciens, d’une Diane chasseresse au centre, de mascarons, oiseaux fantastiques et guirlande de fruits. Époque Louis XIV. Dim. : 83 x 122, 5 x 62 cm. » Vente à Drouot Richelieu le 2 décembre 2009 par SVV Fraysse & Associés.

- « Paire d'encoignures en vernis Martin polychrome sur fond or [une seule a été prise en photo]. L'une estampillée Mathieu CRIAERD, reçu maître le 29 juillet 1738. Dessus de marbre. Époque Louis XV. Haut. : 88 cm – Prof. : 62 cm » Vente à Drouot Richelieu en décembre 2009 par SVV Rieunier & Associés.

- « Large fauteuil à haut dossier de forme mouvementée, les accotoirs et supports d'accotoirs sculptés de godrons, feuillages, cartouches asymétriques, les traverses ornées de cartouches en quadrillage. Pieds cambrés entièrement sculptés. Garniture de velours frappé bleu appliqué d'un galon de filets d'argent. Époque Louis XV. Dim. : 103 x 74 x 66 cm » Vente à Drouot Richelieu le 2 décembre 2009 par SVV Fraysse & Associés.

- « Commode à façade à ressaut ouvrant à cinq tiroirs sur trois rangs. Ornementation de bronzes dorés. Estampillée LANNUIER. Époque Transition. » Vente à Drouot Richelieu, le 18 décembre 2009 par SVV Beaussant -Lefèvre.

Par La Mesure de l'Excellence
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009
Le porte-montre du XVIIIe siècle est souvent un objet plein de charme comme les montres de cette époque parfois d'une remarquable finesse.

Trois premières photographies : Porte-montre de forme rocaille supporté par deux lions bruns assis sur une base bleue. Décor polychrome de volutes, coquilles, paniers et cornes d'abondance, avec des motifs champêtres. Au centre sont représentées les quatre saisons avec trois femmes assises pour l'automne, l'été et le printemps, et un vieillard couché pour l'hiver. Hauteur : 34 cm. Vente à Drouot Richelieu le 30 novembre 2009 par SVV Rieunier & Associés. Retrouvez le catalogue de la vente ici.

Dernière photographie : Montre bassine pendentif de vers 1630, en or émaillé polychrome avec divers thèmes dont celui du « Repas de Damoclès ». Dans la bassine, en camaïeu sépia, sur fond bleu est représentée Aphrodite dans un jardin de style français. Elle fait 3,44 cm de diamètre et 1,9 cm d'épaisseur. Elle sera en vente à Drouot Richelieu le 19 novembre par Drouot Estimations.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : Les Céramiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 9 novembre 2009

Saladier en faïence ayant pour date 1799, de 31 cm de diamètre. Cette céramique a un décor polychrome intitulé : « L'Arbre d'Amour » (Vente à Drouot Richelieu le 4 décembre 2009 par SVV Piasa). Au XVIIIe siècle, ce thème est largement reproduit. Il représente des hommes réfugiés dans un arbre que des femmes coupent afin de les cueillir tout en leur proposant des cadeaux. Deux d'entre elles scient l'arbre avec comme texte (à peu près car tout n'est pas très lisible) : « Courage Margot, nous auront une pièce ou un morceau ». Une autre donne de grands coups de hache. « La charmante Isabeau lui présente un beau chapeau ». Celle en haut de l'échelle propose : « Monsieur d'agréables manières, recevez cette tabatière ». Et puis : « D'une main la belle Suzanne avec son cordeau fixe le gros badaud. Et de l'autre lui présente une canne ». Sur le pourtour de cette céramique on peut lire à peu-près ces mots : « Belles, quittez-moi ces amants qui ne sont pour vous que glacés. Dénichez-les de dessus cet arbre. Cessez de leur faire des présents. Coupez-moi l'arbre au tronc et moquez-vous de leur audace. Faites-les tomber sur la paillasse ces lâches et ces poltrons. - Mais dames nous allons descendre. Apaisez toute votre fureur. Nous vous allons donner nos coeurs. Que voulez-vous donc entreprendre ? - Alors descendez chers amants et ne soyez plus rebelles. Vous serez chéris de vos maîtresses. » Il est à noter une indication de nom : « Louise » ; et une date : « 1799 ».

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : Les Céramiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009

Dernièrement j'ai eu la chance d'assister à la présentation des objets phares des prochaines ventes à Drouot des mois de novembre et décembre 2009 par Claude Aguttes. Je vais donc en présenter quelques-uns dans ce blog le long de quelques articles.

Photographie 1 : Pièce en or antique du peuple gaulois des parisii qui vivaient dans la région parisienne. Ils avaient pour capitale Lutetia (Paris). Ce motif est un de ceux que j'affectionne le plus. Je n'ai pas noté la date de la vente et la Maison qui s'en occupe.

Photographie 2 : Tapisserie de la manufacture des Gobelins, d'après Charles Le Brun, et représentant « La Terre ». Elle date du début du XVIIIe siècle et fait partie de la suite « Les Éléments ». Elle fait 282 x 322 cm et est mise en vente le 27 novembre par SVV Marc-Arthur Kohn.

Par La Mesure de l'Excellence
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 novembre 2009

Après le premier empire (1804-1814), il semble que la France n'ait plus produit de couvre-chefs aussi extravagants qu'auparavant. Au début du XIXe siècle, en particulier sous Napoléon 1er, certains bicornes des hommes sont particulièrement volumineux ; et les femmes peuvent porter des visières très longues. Ces deux genres de chapeaux proviennent du temps des muscadins, des inconcevables, des incroyables et des merveilleuses, à la fin du XVIIIe siècle. Les premières photographies présentent des exemples du temps de la carrière politique de Napoléon Bonaparte : la première datant de 1802 et la dernière de 1814. Après, le haut-de-forme devient de rigueur chez les hommes à la mode puis d'une certaine classe sociale ; alors que chez les femmes les fantaisies s'avèrent beaucoup plus 'sages' que précédemment avec cependant quelques coiffes  fantaisistes. Déjà au Moyen-âge, les élégantes rivalisent entre elles à qui aura la plus haute composition avec le hennin, la coiffe à cornes (voir dernière photographie) et bien d'autres modes ... Cette compétition des hauteurs continue jusqu'au XVIIIe siècle avec les fabuleuses créations des maîtres coiffeurs qui ajoutent postiches (les postiches sont fréquentes déjà au Moyen-âge et sans doute avant) et autres accessoires, en passant par les hautes tours (les fontanges) des dames de l'époque de Louis XIV. Les homme n'usent pas de coiffures aussi élaborées, car la mode commence généralement sa propagation chez les aristocrates qui sont des gens de guerre pour qui de telles compositions ne peuvent convenir à leurs exercices. Souvent les coiffures et les perruques même font office de protection, un peu comme des casques. C'est le cas des cadenettes dont j'ai déjà fait mention. Cependant une belle chevelure est un signe de beauté aussi chez les hommes ; et des perruques parfois volumineuses la remplacent. Leurs chapeaux peuvent aussi être très impressionnants suivant les modes et pleins de fantaisies : très larges, hauts, à panache …

Pour finir, voici un chapitre de Tableau de Paris (XVIIIe siècle) de Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) sur la hauteur des panaches (photographie 6) : « Hauteur des panaches. Il n'y a pas longtemps que les hautes coiffures, les plumes, panaches, &c. étaient sur toutes les têtes de femmes. Et au spectacle une rangée de femmes, placées à l'orchestre, bouchait la vue à tout un parterre ; la même chose à l'amphithéâtre & dans les loges. C'était un vrai désespoir pour les spectateurs : on murmurait tout haut ; mais les femmes en riaient , & la politesse parisienne se contentait de gronder, mais n'allait point au-delà. Il n'y eut qu'un seul homme, Suisse de nation & fort impatienté, qui tirant une paire de ciseaux, fît mine dans une loge de vouloir couper l'excédent qui l'empêchait de voir ; alors pour s'y soustraire, la dame fut obligée de se mettre derrière & de laisser passer à sa place l'homme qui y consentit très-bien. Ce n'est donc plus le temps où le parterre criait place aux dames, & où l'on ne pouvait être sûr d'avoir une place au spectacle tant qu'il pouvait y arriver une femme, fût- elle douairière ou borgne. »

Photographies 1 : Planche 19 de 1802 provenant du Journal des Dames et des Modes. Elle porte comme les autres estampes de ce périodique l’inscription 'Costume Parisien'. En dessous, un texte stipule qu’il s’agit d'un 'Costume de Bal'. La dame est en effet en train de danser. Le numéro de la planche indique qu'elle provient sans doute d'une édition spéciale ou étrangère. On remarque le haut bicorne typique de cette période.

Photographies 2 et 4 : Détails d'une gravure des toutes premières années du XIXème siècle intitulée 'La Parisienne à Londres ' dont il est question dans l'article sur La parisienne.

Photographie 3 : Moitié droite d'une gravure de Louis Darcis d'après Carle Vernet (1758-1836) datant de 1796 et intitulée 'Les Mérveilleuses [sic]'. Technique du pointillé. Dimensions : 25,3 x 14,4 cm.

Photographie 5 : Planche 1403 de 1814 provenant du Journal des Dames et des Modes fondé à Paris en 1797, et dont Pierre de La Mésangère est le directeur.  'Chapeau de gros de Naples, orné d'une aigrette de plumes de Coq.' Dimensions : 21 x 13 cm

Photographie 6 : Chapitre intitulé : 'Hauteur des panaches' de Tableau de Paris de Louis-Sébastien Mercier (1740-1814).

Photographie 7 : Détail de la planche 3 de l'Art du tailleur de M. de Garsault (XVIIIe siècle) représentant différents couvre-chefs à travers le temps. Le sixième en partant de la gauche est un hennin et le septième ressemble à une coiffe à cornes.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 26 octobre 2009

Trois premières photographies : Gravure du XVIIIe siècle intitulée 'Tailleur d'Habits, Outils'.

Le tailleur est un personnage important de la mode française, dont l'utilité s'estompe pourtant petit à petit avec l'apparition des grands magasins au milieu du XIXe siècle, de la haute couture à la fin de ce même siècle puis de la confection et du prêt-à-porter au XXème (dans les années cinquante).

Honoré Daumier (1808-1879) en caricature un pour sa série des Types Français avec le texte suivant. : « Le tailleur. Il marche cambré, les épaules en porte manteau et les coudes en dehors. Ses habits coupés dans le dernier genre jurent souvent avec ses bottes et son chapeau, il a presque toujours un nom très euphonique, tel que Wahatekermann ou Pikprunmann. » La Caricature du 10 décembre 1881 présente le tailleur comme l’homme d’affaire du gommeux et expose ainsi l’importance qu’il occupe dans la vie de l’élégant du XIXe siècle. Aujourd’hui les tailleurs parisiens sont peu nombreux. Les métiers liés à la mode en général se raréfient. Même les créateurs importants et les grandes maisons ne font plus que du prêt-à-porter, la haute couture se cantonnant à un rôle de vitrine du savoir-faire de la maison. Il n’est pas improbable qu’avec la mondialisation et l’enrichissement des pays autrefois producteurs à bas prix, le marché de la mode revienne en France et que les créateurs et tailleurs refassent leur apparition ! Il est certain que l’élégance y gagnerait même chez ceux qui ont peu d’argent ; car quand on regarde comment s’habillent une merveilleuse ou un incroyable, on remarque que leurs habits sont parfois assez simples de réalisation. La richesse n’occupe qu’une petite part des éléments qui font l’élégance ; le goût étant beaucoup plus important. Le tailleur permet d'exprimer cela. Il donne plus de liberté individuelle à celui qui lui commande ses habits. Le client peut demander d'ajouter certaines fantaisies, accorder à sa convenance les matières … Chaque habit est unique, fait parfaitement pour celui qui l'a commandé. Jusqu’au milieu du XXe siècle, ce sont les tailleurs et les couturières qui sont avant tout sollicités pour la fabrication des vêtements. Jusque dans les années cinquante, presque chaque village français de 2000 habitants a au moins une couturière et un tailleur. Ceux qui ont connu ces époques vous le diront. Nos gandins peuvent se faire faire leurs habits sur mesure, et apporter les changements ‘tendances’ qui font toute la différence. Pas besoin de passer par les grands couturiers ni de suivre leur mode qui a elle aussi son importance dans cette vogue ; car la haute couture (ou les grandes marchandes de mode du XVIIIe siècle) est l’ambassadrice de la mode française à l’étranger. Son rôle est déterminant en cela. Le grand couturier emploie des batteries de midinettes alors que le tailleur possède un petit atelier de deux ou trois personnes. Les premiers représentent un luxe dans lequel la jeunesse à la mode (dite dorée) est souvent loin de baignée quoi qu’étant chic. La disparition des tailleurs en France marque celle de la mode française qui se retrouve coupée de ses racines, c'est-à-dire de ses créateurs improvisés qui font faire selon leur goût et la mode du moment. Le même problème existe aujourd’hui dans la restauration fine qui comme la haute couture essaie de survivre quoique totalement coupée de son terrain : les restaurants familiaux bons mais économiques et les petits fermiers proposant des produits simples mais de grande qualité. La haute couture survit aux tailleurs encore jusque dans les années 70, puis le renouvellement ne semble plus se faire … et le prêt-à-porter tout envahir. Mais les choses ne font que se modifier ; phénomène que les adeptes de la mode et du bon ton connaissent bien !

Dans d'autres articles je parlerai de la couturière et de la marchande de modes.

Photographies : Art du tailleur, Contenant le Tailleur d'habits d'hommes, les Culottes de peau, le Tailleur de corps de femmes & enfants, la Couturière, & la Marchande de modes par M. de Garsault. Édition du XVIIIe siècle avec des planches d'habits français à travers le temps, d'objets d'habillement, corsets, patrons … Cette partie provient du tome XIV de Descriptions des arts et métiers : Contenant l'art du perruquier, l'art du tailleur, renfermant le tailleur d'habits d'hommes, les culottes de peau, le tailleur de corps de femmes & enfants, la couturière & la marchande de modes, l'art de la lingère, l'art du brodeur, l'art du cirier … de Jean-Élie Bertrand édité par l'imprimerie de la Société typographique, 1780.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 octobre 2009

Photographie : Copied with permission from Aronson Antiquairs, © 2009 Aronson.com

Paire de tulipières 'bleu et blanc' provenant d'Aronson Antiquairs of Amsterdam (depuis 1881), en faïence de Delft de vers 1695-1705, présentée en situation. Chaque bouquetière fait 54.3 cm de haut.

La tulipe est une fleur emblématique d'une époque d'ouverture de l'Occident sur le monde et de découvertes ... en particulier des débuts d'une des grandes épopées commerciales : la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce renouveau est à l'origine d'une très belle page d'histoire de nos beaux-arts. Créée en 1602, la « Compagnie unie des Indes Orientales » domine de sa richesse et de sa puissance près de deux siècles et entretient le rayonnement de la peinture flamande (Vermeer, Rubens, Rembrandt …), de la faïence de Delft etc.

La tulipe provient des zones tempérées chaudes, en particulier de la Turquie et de Constantinople. Elle est introduite en Occident, dans le nord de l'Europe, depuis au moins le XVIe siècle. Au tout début du XVIIe, les bulbes de cette plante se vendent aux Pays-Bas. Les riches commerçants néerlandais se passionnent pour les plus exceptionnelles d'entre elles et en plantent à l’arrière de leurs maisons dans leurs jardins privés notamment en plein centre d'Amsterdam. Des hybrides et de nouvelles variétés sont créées, aux aspects et teintes magnifiques : marbrées, flammées … La tulipe devient rapidement une image de réussite et les bulbes les plus rares se vendent de plus en plus cher. Ceci engendre une spéculation avec quelques records. Une sorte de bourse de commerce des tulipes est même mise en place. Mais en 1637 le cours des bulbes remarquables s'effondre.

Pendant ces années, posséder les tulipes les plus recherchées est un gage de richesse. Pour les exposer on invente de nouvelles formes en particulier créées par les faïenceries hollandaises et du nord de l'Europe, très réputées (surtout celles de Delft). La fabrication de telles bouquetières se poursuit après la « tulipomanie » ; mais c'est pendant cette période que l'on a les plus prestigieux exemples. En France, on a l'habitude d'appeler ces objets, souvent impressionnants, et fabriqués par les faïenciers de Delft ou des environs : des tulipières. Ce sont de magnifiques objets.

Photographies : Copied with permission from Aronson Antiquairs, © 2009 Aronson.com

Les bouquetières présentées ici proviennent toutes du site : http://aronson.com/ Ce sont des faïences de Delft en 'bleu et blanc'. La première date de vers 1686-95 et fait 73.7 cm de haut et 53 cm de large. La paire date de vers 1695-1705 (54.3 cm de haut). La quatrième est de vers 1720 et a une hauteur de 63,5 cm.

Aronson Antiquairs has not contributed to this article, nor have they verified the content.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : Les Céramiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 16 octobre 2009
« On nomme corps, un vêtement qui se pose immédiatement par-dessus la chemise, & qui embrasse seulement le tronc depuis les épaules jusqu'aux hanches : c'est, pour ainsi dire, une cuirasse civile ; car il ne doit pas plier, mais cependant avoir assez de liant pour se prêter aux mouvements du corps qu'il renferme, sans altérer la forme, & en même temps le soutenir & l'empêcher de contracter de mauvaises situations, principalement dans l'enfance, âge faible & délicat, dans lequel les ressorts ne sont pas encore parvenus au degré de force qu'ils auront par la fuite. Il s'applique encore à un objet aussi intéressant, celui de conserver la beauté de la taille des femmes, agrément qu'il joint à tous ceux qu'elles ont en partage. Le maître tailleur qui a choisi cette branche de son art, se nomme tailleur de corps de robes & corsets ... » (Art du tailleur ... voir photographie 3) Il est chargé de fabriquer toutes les sortes de corps, corsets et quelques autres habits en rapport. Ses matériaux sont la baleine, différentes sortes de toiles et de lacets. Les baleines sont des lames dures et flexibles provenant de la mâchoire de « la grande baleine » (Descriptions des arts et métiers …).
Photographies 1, 2 et 3 : Texte et dessins de corsets provenant de l'Art du tailleur, Contenant le Tailleur d'habits d'hommes, les Culottes de peau, le Tailleur de corps de femmes & enfants, la Couturière, & la Marchande de modes de M. de Garsault (édition du XVIIIe siècle). Cette partie provient du tome XIV de Descriptions des arts et métiers : Contenant l'art du perruquier, l'art du tailleur, renfermant le tailleur d'habits d'hommes, les culottes de peau, le tailleur de corps de femmes & enfants, la couturière & la marchande de modes, l'art de la lingère, l'art du brodeur, l'art du cirier … de Jean-Élie Bertrand édité par l'imprimerie de la Société typographique en 1780. Photographie 1 : Détail d'une feuille avec de gauche à droite quatre profils de corps - « vu en-dedans, pour voir la disposition des garnitures. » - « à demi-baleine, ou corset baleiné. » - « plein de baleines » - « avec la mesure prise par le tailleur de corps, marquée par des lignes doubles sur un corps vu de profil. ». Photographie 2 : La moitié haute de la feuille représente, de gauche à droite et de haut en bas, des profils de corps - « ouvert par les côtés, pour les femmes enceintes. » - « pour les dames qui montent à cheval. » - « de cour, ou de grand habit. » - « de fille. » - « de garçon. » - « de garçon à sa première culotte. » La moitié basse présente divers autres corps et vêtements. Photographie 3 : « Le tailleur de corps de femmes et enfants. »
Au XVIIIe siècle, le corps à baleines est à différencier du corset qui lui n'en possède que parfois. Si l'on s'en réfère au Dictionnaire de l'Académie française de 1762, il y a au XVIIIe siècle deux sortes de corsets : le « Corps de cotte de Villageoises » et le « petit corps ordinairement de toile piquée & sans baleine, que les femmes mettent lorsqu'elles sont en déshabillé ». Dans cette définition, le corset se porte sur le déshabillé et ne contient pas de baleines ; ce qui n'est évidemment pas le cas du corps à baleines. Au XIXe siècle, il semble que l'on ne fait plus vraiment la distinction entre les deux : la sixième édition du Dictionnaire de l'Académie française de 1832-5 donne cette définition du corset : « Partie du vêtement des femmes qui enveloppe et serre exactement la taille, et qui se met d'ordinaire sur la chemise. » Dans son Essai sur l'influence des modes et des habillements sur la santé des hommes de 1798 (photographies 4 et 5), J. J. Brunet mentionne seulement le corps à baleines qu'il présente comme le prolongement de la ceinture : « les femmes s'en servirent pour rétrécir la taille : ce que l'on a fait depuis avec plus de succès par le moyen des corps à baleine ». Dans cet essai d'une trentaine de pages sont aussi évoqués : les bains, les habillements, la mode grecque, les bas, les jarretières, les colliers, les anneaux, les bagues, les chaussures, les chapeaux, les voiles, les cheveux, les coiffures, les poudres, les perruques, les cosmétiques ... Cette thèse étant soutenue en 1798 (à l'École de Médecine de Montpellier ville très réputée dans l'art de soigner pendant longtemps), il y est fait de nombreuses fois des allusions à la mode de l'époque s'inspirant de l'Antiquité initiée par les inconcevables et les merveilleuses comme les habillements à la grecque, les chaussures plates, les cheveux courts … C'est aussi à cette époque que l'on abandonne les corps à baleines et corsets avant d'en reprendre l'usage assez rapidement.
Photographie 6 : Illustration du chapitre intitulé : 'Le corset' de Bertall, La Comédie de notre temps : La civilité - Les habitudes - Les moeurs - Les coutumes - Les manières et les manies de notre époque, P. Plon, 1874, 2° édition.
Photographie 7 : Détail d'une gravure de la seconde moitié du XVIIIe siècle provenant d'un magazine de mode de l'époque. On remarque la silhouette de la personne sculptée en grande partie par son corset mais aussi par ses autres habits.
Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

A savoir

154 ARTICLES PUBLIES, PLUS DE 100000 VISITEURS UNIQUES ...
JE SUIS A LA RECHERCHE DE REDACTEURS D'ARTICLES SUR LE MARCHE ET L'ACTUALITE DE L'ART ANCIEN SUR INTERNET.
Pour recevoir gratuitement par courriel la
NEWSLETTER régulièrement avec les dernières informations publiées sur ce blog … faites parvenir votre adresse email à :

VENTES AUX ENCHERES

PROCHAINES VENTES AUX ENCHERES • International artvalue.com christies.com sothebys.com • France auction.fr  gazette-drouot.com loeildesencheres.com artcurial.com • Provinceinterencheres.fr • Grand Paris drouot.com • Paris drouot.com • Livresbibliorare.com • Résultats artvalue.com auction.fr christies.com sothebys.com artcurial.com interencheres.com drouot.com bibliorare.com

MAISONS DE VENTES AUX ENCHERES
QUELQUES MAISONS DE VENTES AUX ENCHERES EN FRANCE AYANT UN SITE : Aguttes / Alliance Enchères / Anaf / ArtcurialBeaussant-Lefèvre / Besch Cannes Auction / Binoche Renaud Giquello / Blanchet & Associés / Boisgirard / Boscher - Studer - Fromentin / Bretagne Enchères / Brissonneau / Catherine Charbonneaux / Chayette-Cheval / Chevau-Légers Enchères / Chochon, Barré & Allardi / Christie's / Cp de Metz / Crédit Municipal de Paris / Deburaux / Delorme & Collin du Bocage / Delvaux / D&FL Art Enchère / Drouot estimations / Enghien HdVE.V.E / Éric Caudron SVV / Europauction / Farrando-Lemoine / Ferri / France Enchères Arts / Fraysse & Associés / Gautier - Goxe - Belaïsch / Giafferi / Gros & Delettrez / HdV Compiègne -Loizillon / HdV de Chatou / HdV Nice Riviera / Holz-Artles / Jonquet / Joron-Derem / Kahn-Dumousset / Kapandji Morhange / Lafon SVV / Libert / Liladam Enchères / Lombrail & Teucquam / Massol SA / May - Duhamel & Associés / Mercier & Cie / Morand SVV / Néret-Minet Tessier / Oger & Camper / Pescheteau-Badin / Piasa / Pierre Bergé & Associés / Poette - Castor - Hara / Renaud, Giquello & Associés / Rieunier & Associés / Rossini / Schmitz & Laurent / Siboni SAS / Sotheby's / Tajan / Thierry de Maigret / Var Enchères / Versailles Enchères. La SYMEV (Syndicat National des Maisons de Ventes Volontaires) propose un annuaire des MVV de France sur son site. Artvalue.com répertorie toutes les maisons de ventes du monde entier (avec leurs résultats). Pour la France elle en dénombre 1571. Annuaire des sociétés de ventes volontaires des experts agréésALLEMAGNE : Auktionshaus Dr Fischer / Hargesheimer & Günther / Kastern Kunst & Auktionen / Peege / Pforzheim Auktionen / Van Ham / MAROC : C. M. O. O. A. / SUISSE : Blavignac Auctions
VENTES EN LIGNE
Svvencheres Gersaint eBay Delcampe Mascoo
ANTIQUAIRES
REGROUPEMENTS : Louvre des Antiquaires - Paris - Carré Rive Gauche - Paris - Le village suisse - Paris - Antiquaires de la Geôle - Versailles - ART MEDIEVAL : De Baccker - Art médiéval - Bernard Descheemaeker – Works of Art - Julius Böhler - J. Zeberg – Antiques - Les Enluminures - Textmanuscripts - Medieval Rings - Medieval Books of Hours - Sam Fogg - BIJOUX : Faerber - Jewellers - CANNES : Galerie Segas - Cannes anciennes de collection - CERAMIQUES : Christophe Perlès - Céramique du XVIIIe s. et avant - Galerie JM Béalu & Fils – Céramiques anciennes, meubles et objets d'art des XVIIe et XVIIIe s. - Antoine Lebel - Porcelaines des Compagnies des Indes - Philippe Michaud - Céramiques et objets de curiosité - Aronson Antiquairs of Amsterdam - John Whitehead – Works of Art - Jorge Welsh – Oriental Porcelain & Works of Art - Damien Sparata - Poêles en faïence - DESSINS : Galerie Artsepia – Dessins anciens et du XIXème siècle   - ESTAMPES : Ursus Books and Prints - Galerie Christian Collin - Gravures Anciennes - Laurencin - estampes & dessins - LIVRES : L'intersigne - Livres anciens - Librairie l'Ancre Aldine - Librairie Giard - Livres anciens - Librairie Hatchuel - Librairie In Quarto - Eberhard B. Talke - Comellas - Asher Rare Books - Flühmann Rare Books - Antiquariaat FORUM - books, prints, maps, manuscripts and drawings - The Kelmscott Bookshop - Galleria Gilibert - Libreria antiquaria Alberto Govi - Gilhofer & Ranschburg GmbH - Inlibris - Gilhofer Nfg - Frits Knuf - Antiquarian Books - Antiquariat Norbert Donhofer Philobiblon - Manoscritti, incunaboli, libri rari e di pregio - Godts - MARQUETTERIE : Aux Portes du Temps Passé - MOBILIER & OBJETS D'ART : Galerie Wanecq - Meubles et objets d’art - Aveline - Galerie parisienne de mobilier 18ème - Galerie Delvaille - Meubles, peintures et objets d’art anciens - François Léage - Meubles et Objets d'Art du XVIIIe Siècle - Perrin - Antiquaires - Bordeaux Antiquités - Antiquités et d’objets d’art - Galerie M&N Uzal - Mobilier et Objets d'Art du XIXe siècle - François Léage – Meubles et Objets d'Art du XVIIIe Siècle - Galerie Didier Aaron - Antiquités Fouquet - Antoine Chenevière – Fine Art - Bernheimer – Fine Old Masters - Michel-Guy Chadelaud - Steinitz - Galerie Neuse - Kunsthandel - Didier Aaron - Meubles, tableaux et dessins des 17e, 18e et 19 siècles - Galerie Camoin Demachy - Paris - Pelham - Paris & London - Stiebel, ltd. - Galerie Sain-Martin - MUSIQUE : William Petit - Instruments de Musique Anciens - NUMISMATIQUEPoinsignon Numismatique - OBJETS DE VITRINES : Galerie Le Curieux - Éventails anciens, nécessaires, coffrets ... - Dominique Seble - ORFEVRERIE : Francis Janssens van der Maelen – Fine Antique Silver and Works of Art - Olivia et Emmanuel - Art Décoratif des XIXe et XXe siècles- Orfèvrerie - PAPIERS PEINTS : Carolle Thibaut-Pomerantz - PEINTURES : Johnny Van Haeften - 17th Century Dutch & Flemish Old Master Paintings - Galerie Ary Jan - Peinture française de la fin du XIXème et du début du XXème - Richard Green – Fine paintings - Galerie de Bayser – Galerie – Dessins – Peintures – Sculptures - Galerie Eric Coatalem - Adam Williams Fine Art Ltd - Coccon Art - Robilant+Voena - Stair Sainty - Galerie Tarantino - Galerie Alexis Bordes - Altomani & Sons - SCULPTURES : Danny Katz - European sculpture - TEXTILES & TAPISSERIES : Maria Niforos – Dentelles, beaux textiles et vêtements anciens - Franses London - Historic Tapestries, Carpets and Textiles - Galerie Chevalier
LIVRES
Catalogues et bibliographies : Bibliothèque Nationale de France / Rarebooks.info (payant) / Numérisations : Gallica / Europeana / Google recherche de livres / Encyclopédies et dictionnaires : Wikipedia / Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales / The ARTFL Project / Wiktionnaire / Latin-Français : Google traduction /  Acheter des livres anciens sur Internet : Abebooks / AddALL / Galaxidion / Livre-rare-book / AntiQbook / ILAB / eBay / Voir la rubrique ANTIQUAIRES - LIVRES.
CALENDRIERSExpositions Estampille-Objet d'artParis-ArtConnaissance des artsBilletreducLe portail des antiquairesArtclairMuséesArt-aujourdhui Livres anciensBibliorare Salons et  AntiquitésSalons-antiquairesLe portail des antiquairesSalons-Paris.CCIP • ConférencesArtclair
ACTUALITES
 EDUCATION
Canal éducatif • 
VIDEOS
EXPERTISES
COMMENT FAIRE EXPERTISER SON PATRIMOINE ANCIEN SUR INTERNET ? Voir article en bas de page ...
 FORUM ANTIQUITES & ARTISNANAT D'ART Vous avez des questions concernant les objets d'art anciens, comment les expertiser, les entretenir etc., posez-les dans ce forum ou répondez-y.


DROITS D'AUTEURS 
Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Les textes, les photographies et les vidéos de ce blog sont protégés sous un contrat Créative Commons. LM autorise les autres à reproduire, distribuer et communiquer cette création au public en échange de :
-         Ne pas modifier le contenu pour créer une œuvre dérivée ;
-         Ne pas utiliser cette création à des fins commerciales - à moins qu'ils n'obtiennent notre autorisation ;
-         Toujours citer la source et son adresse http://www.lamesure.org/...

Maison Brigitte Campagne - Paris -

LE BILAN MENSUEL. Au mois de mai, ce sont 3856 visiteurs uniques et 5508 pages vues. Si vous souhaitez voir les statistiques de l'administration du blog, cliquez ici.

Date de création du blog :
11 avril 2007.
Nombre d'articles publiés : 154 (dont 151 de LM)
Nombre de visiteurs uniques (au 19/11/09):
100292
Nombre de pages vues (au
19/11/09): 225242
Il y a actuellement 4personne(s) sur ce blog

PROPOSEZ VOS ARTICLES


MODES EN FRANCE DU XVIIE SIECLE AU DEBUT DU XIXE.
LM n'est pas responsable du contenu des autres vidéos que Youtube peut présenter après celle-ci.

Une vidéo d'1/4 d'heure sur l'exposition passée intitulée Le bain et le miroir. Soins du corps et cosmétiques à la Renaissance .


LIVRE I : POETIQUE GRECQUE ANCIENNE

Téléchargez gratuitement en pdf le livre I (inédit) de la trilogie sur la Poétique ... un roman collage d'avant-garde post-post-moderne, artistique, historique et philosophique ... mais encore à l'état de brouillon.


N’HESITEZ PAS A NOUS CONTACTER :
lamesure@lamesure.fr

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Liens

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Informations

PAGERANK DE LM
PageRank Actuel

Tibet occupé

drapeautibetain90.jpgLa République populaire de Chine va dans quelques mois devenir la seconde puissance mondiale et très bientôt la première alors qu'elle pratique la censure sur Internet et les autres médias, que tous les manuscrits de livres doivent être approuvés par le gouvernement avant publication, qu'elle ne possède qu'un parti unique, qu'elle emprisonne, torture, tue ceux qui n'ont pas les mêmes convictions, qu'elle pratique les prisons noires (voir lien) etc. Cela veut dire qu'UNE DICTATURE EST EN PASSE DE DEVENIR LA PREMIERE PUISSANCE MONDIALE. C'est tout de même très alarmant !

 

 Certains ont pris la planète toute entière en otage par exemple avec le nucléaire qui est une véritable épée de Damoclès sur la tête du monde.

 

MEDECINS AUX PIEDS NUS & Ethnomédecine


Contact - C.G.U. - Signaler un abus