27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 06:58

L'exposition L’or du pouvoir de Jules César à Marianne se déroule dans la crypte archéologique de l’Île de la Cité depuis le 26 mai 2016.

Cette exposition retrace l’histoire de Paris à travers des pièces de monnaies depuis les Parisii, peuple gaulois installé dans cette région depuis le IIIe siècle avant J.-C. jusqu'au XXe siècle.

Les Parisii éditèrent de magnifiques monnaies très stylisées représentant sur une face un profil d'homme ou de divinité et sur l'autre un cheval comme formé d'étoiles ou de points lumineux.

D'autres pièces en or, cette fois romaines, avec des empereurs barbus suivant la mode virile représentant une certaine rigueur morale de l'ancienne Rome contrairement aux modes hellénistiques et orientales.

On peut aussi y contempler les premiers francs et louis d'or, ainsi que d'autres exemples et quelques objets d'époque.

La crypte archéologique est beaucoup plus agréable à visiter que la dernière fois que je m'y suis rendu, avec davantage de dispositifs interactifs et visuels sur l'évolution de Paris en particulier sous l'Antiquité et au Moyen-Age, rendant moins austère les vestiges au milieu desquels on se trouve.

De plus, l'Île de la Cité, où se trouve la crypte, regorge de lieux à visiter comme la Sainte-Chapelle, la Conciergerie et la grande salle avec sa cuisine, de l'ancien Palais de la Cité résidence et siège des rois de France du Xe siècle au XIVe. Il y a aussi bien sûr Notre Dame, le Pont Neuf (le plus vieux pont de Paris), le jardin aux fleurs, etc.

En marchant un peu on arrive même jusqu'à la Monnaie de Paris, qui est la plus ancienne institution française (créée en 864 sous le règne de Charles II) et la plus vieille entreprise du monde toujours en activité. Aujourd'hui il est quelque peu difficile de comprendre quelle est son activité dans son site historique, au centre de Paris, où se côtoient depuis peu d'horribles expositions contemporaines (voir ici et ici), des commerces (voir ici), un restaurant... enfin un capharnaüm qui n'est pas encore tout à fait fini d'être mis en place, et qui montre le manque de vision et de respect vis-à-vis de notre passé sur notre avenir de nos dirigeants. Certes c'est de l’usine de Pessac en Gironde que depuis 1973 sortent les nouvelles pièces dont maintenant les euros français et même des pièces étrangères. Cependant le déménagement progressif de toutes les activités séculières du centre de Paris est alarmant car marquant aussi la déliquescence du pouvoir en France : Déménagement du tribunal de grande instance de L’île de la Cité, de la police judiciaire du quai des Orfèvres, départ programmé des services de l'Hôtel-Dieu de Paris (à côté de Notre-Dame), déménagement d'une partie du Louvre et de toutes ses réserves à Lens...

Photographies ci-dessous : « Statère des Parisii. Or, entre -100-et -1 avant JC. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Denier parisis en argent de Louis VII, 1137-1180. © Julien Vidal / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : « Monnaie en or (avers). Julien. Or. Epoque gallo-romaine. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Franc à pied de Charles V. Or, 1365. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : « Quadruple louis d'or de Louis XIII, 1640. Or, 1640. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Augustin Dupré (1748-1833). Louis d'or constitutionnel, 1793. Or, 1793. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : « Augustin Dupré (1748-1833). Louis d'or constitutionnel, 1793. Or, 1793. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Jules-Clément Chaplain (1839-1909). Pièce de 20 francs en or de la IIIe République, 1904. Or. 1904. © Julien Vidal / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : Marché aux fleurs de l'Île de la Cité à Paris.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 06:58

Photographies ci-dessus de Béatrice Lécuyer Bibal, Giles Gardner, Guillaume Crochez, Lourdel Chicurel et Yann Piriou.

Photographies ci-dessous prises lors de ma visite du château.

L'histoire de l'Art a connu de nombreuses Renaissances en France ; ce que l'on peut aussi appeler des modernités, car rassemblant et inspirant ce que l'époque a de plus moderne. Le château de Vaux-le-Vicomte, construit entre 1658-1661 près de Paris pour Nicolas Fouquet (1615-1680), marque une d'entre elles : les débuts du classicisme. Pour cela le surintendant des finances de Louis XIV fait appel notamment à l'architecte Louis Le Vau, le peintre Charles Le Brun, le paysagiste André Le Nôtre et le maître-maçon Michel Villedo. Même Nicolas Poussin aurait été appelé pour la décoration du jardin. Tous travaillent de concert pour élaborer ce chef-d’œuvre. Vendu par la suite plusieurs fois, ce domaine appartient maintenant à une même famille depuis plus d'un siècle (1875). Aujourd'hui il s'agit de la plus importante propriété privée de France.

Lorsqu'on arrive au domaine, la première chose que l'on remarque c'est la grille et ses huit piliers en forme d'hermès (termes) à double face représentant diverses divinités, dont la sculpture pour plusieurs n'est pas achevée.

Le jardin est le premier élément mis en place à partir de 1653-1654, alors que la construction du château débute en 1656. Il est en harmonie avec le bâtiment et joue avec les perspectives.

On entre dans le château en passant par une cour dans laquelle on est enveloppé, la perspective étant toute entière portée vers la façade du château sur laquelle on trouve plusieurs écussons avec la marque de Nicolas Fouquet : l'écureuil.

Après avoir monté les marches, on ne rentre pas vraiment dans le château mais dans le jardin. En effet originellement il n'y a pas de portes mais seulement des grilles, côté cour (entrée) comme côté jardin (salon ovale) ; et la perspective est « traversante » jusqu'au fond du jardin à 1 800 mètres. Ce lien avec le jardin ou la nature se retrouve dans de nombreux châteaux, clos par la suite par des portes et fenêtres, mais préalablement ouverts aux quatre vents, simplement fermés par des grilles. À Vaux-le-Vicomte on est donc encore à l'extérieur (dans un extérieur abrité) dans le salon ovale ; et de là on entre notamment directement dans la chambre du Roi (qui a une grande cheminée évidemment). Ce salon dit « en rotonde » ou « en lanterne » est particulièrement original pour l'époque. Il est presque aussi haut que large (19 m. et 18 m.), et donne donc sur les appartements du Roi d'un côté et de l'autre ceux de Nicolas Fouquet.

Ci-dessous quelques salles.

La salle à manger est une pièce moderne, car n'existant pas avant le XVIIe siècle.

Aujourd'hui le toit se visite (avec supplément).

L'agenda du château pour l'année 2016 est visible ici.

À noter Le déjeuner et défilé au Grand Siècle au château le dimanche 26 juin, de 10h à 17h30. Il s'agit d'un déjeuner sur l’herbe à la mode du Grand Siècle, c'est-à-dire en costumes d'époque.

Citons aussi tous les samedis soirs du 7 mai au 1er octobre, Les soirées aux chandelles.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 06:58

La commission de la Culture du Sénat vient d'amender à nouveau le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine dont le texte passera en seconde et dernière lecture à l'hémicycle de la Haute-assemblée les 24, 25 et 26 mai 2016 (dossier legislatif ici).

Cela dure depuis septembre et rien de bon n'y s'est révélé. Au sujet de l'article premier « La création artistique est libre », tous les députés et sénateurs ont fait semblant qu'il était nécessaire. Aucun n'y a vu un effet d'annonce, un cache-misère, l'arbre qui cache la forêt de l'indigence culturelle et artistique française contemporaine.

Nous sommes dans une ère de communication. Quand le Gouvernement lutte contre le tabagisme, c'est pour nous faire oublier qu'il ne fait rien contre d'autres pollutions comme le diesel, les ondes électromagnétiques, les pesticides, le nucléaire, etc. Quand il dénonce le racisme, c'est pour occulter qu'il s'acoquine avec les pires dictatures, et que ces trente dernières années la France est face aux plus grandes immigration et émigration de son histoire (l'immigration n'est pas un mal, sans doute même une chance, mais pourquoi ne pas dire la vérité ?). Quand il dit vouloir faire barrage à l'extrême-droite, c'est pour maintenir la misère politique et intellectuelle dans lesquelles ce pays est plongé, l'extrême droite étant son faire-valoir. Quand il s'offusque de l'islamophobie (comme si être contre une religion était de l'ordre d'une phobie, c'est-à-dire un dérèglement psychologique), c'est pour mieux voiler la montée de cette religion dans l'hexagone et les millions de morts de l'OTAN au Moyen-Orient. Quand il prône le mariage homosexuel, c'est encore pour masquer la misère intellectuelle mais aussi sentimentale (prostitution, pornographie...). Quand il souhaite la parité entre les deux sexes (parité qui n'est toujours que dans un sens), c'est pour dissimuler des inégalités dans le partage des richesses qui se creusent toujours davantage. Quand il condamne l'antisémitisme, c'est pour mieux faire oublier son sionisme (raciste et extrémiste) dévastateur. Quand il s'attaque à l'Empire russe, c'est pour faire oublier qu'il sert vilement l'Empire des multinationales américaines. Quand il défend la liberté de création artistique, cela lui permet de faire oublier toute la technocratie dans laquelle il la plonge, un système de copinage et l'horreur artistique qu'il prône.

Qui tacet consentire videtur

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 06:58

Je botanise régulièrement entre Achères Grand Cormier et Maisons Laffitte. À Achères Grand Cormier le RER me dépose en pleine forêt, ce qui est rare ! Trois constructions peuvent baliser ma promenade dans cette partie de la forêt de Saint-Germain-en-Laye : une croix du XVIIe siècle, une faisanderie construite par Louis XIII et le pavillon de La Muette. Ce dernier a été une première fois érigé en 1515 pour François 1er (voir ici), démoli en 1665 et reconstruit sous Louis XV en 1775 par Ange-Jacques Gabriel. Il s'agit d'un rendez-vous de chasse royal où vinrent Louis XV, Louis XVI, Napoléon 1er, Charles X, Napoléon III…

Le pavillon de La Muette a été acheté récemment par Frédéric Journès et Hristo Mavrev. Ceux-ci sont passionnés par leur acquisition, comme on le constate en parcourant leur site et en venant visiter le lieu le samedi ou le dimanche (voir horaires et dates ici).

Bien que ce bâtiment fût classé monument historique dès 1921, et qu'il fût encore utilisé dans les années 1970, l'établissement public Office national des forêts, à qui a été racheté ce pavillon de chasse, l'avait complètement abandonné ; tellement que le premier étage ne possède plus que quelques poutres, que l'eau traverse la toiture et que la cheminée de la salle principale a été volée ainsi que certainement d'autres éléments.

Aujourd'hui le site semble en de meilleures mains. Ses nouveaux propriétaires le connaissent bien, notamment grâce au mémoire de Marie Marguerite Roy de L’École du Louvre qui lui est consacré, mais qui n'a pas encore été publié. Comme l'explique M. Journès : « Madame Roy a exhumé par le menu les détails de la construction et les correspondances de Marigny et Angivilliers, les architectes en chef des bâtiments du roi, avec l'exécuteur du projet de Gabriel, Nicolas Galant. Il y a des détails très vivants sur les cheminées, réemplois du garde meuble, l'exécution des décors de menuiseries, les moindres détails de l'aménagement. Cela vaut aussi la peine de faire la visite pour comprendre la stéréotomie des tailles de pierre des sous-sols, qui m'a été montrée par un compagnon et qui a stupéfait les architectes MH avec lesquels nous travaillons. Et il y a pour finir un tour de force dans la conception de la façade nord qui ne se comprend qu'en se déplaçant. »

La tâche de restauration et d'entretien de ce lieu est importante. Je vais essayer de suivre ce parcours de restauration me rendant régulièrement dans cette forêt.

Photographies du haut : Vues d'ensemble. Le chemin de forêt, en face du bâtiment, va en droite ligne sur plusieurs kilomètres jusqu'au château de Saint-Germain.

Photographie de gauche : De gauche à droite, la maison du garde chasse, le pavillon et le puits.

Photographie de droite : Le Pavillon vu de dos, avec son belvédère.

Photographies ci-dessous : Le Pavillon vu de côté et dépendance.

Photographies ci-dessous : Vestibule central. Les boiseries sur les murs sont d'époque Louis XV de même que le pavement.

Photographies ci-dessous : Salle des officiers des chasses. La cheminée en marbre rose est d'époque Louis XIV, ramenée de Versailles par Louis XV. Elle possède un élément en ferronnerie d'art du XVIIIe siècle représentant Hercule-Héraklès filant aux pieds d’Omphale. Ici le carrelage n'est pas d'époque mais la boiserie sans doute que si.

Photographies ci-dessous : Salle octogonale, surmontée d'une terrasse belvédère destinée à suivre les chasses. La grande cheminée de cette salle a été volée.

Photographies ci-dessous : Escalier avec de belles formes.

Photographies ci-dessous : Sous-sol comprenant une première salle avec à gauche des réchauffoirs (pour faire réchauffer les plats) et un four à pain, et une seconde salle plus petite avec un four avec un mécanisme automatique pour rôtir du XVIIIe siècle provenant du château de Saint-Cloud.

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 06:58

Photographies ci-dessus : Pavement de la chapelle de la Bâtie d'Urfé provenant de l'atelier de Masséot Abaquesne, datant de 1557 et conservé au musée national de la Renaissance d'Écouen.

Dans l'histoire de la céramique française certains noms raisonnent particulièrement aujourd'hui : Palissy, Poterat, Clérissy, Hannong, Abaquesne... L'exposition Masséot Abaquesne, l'éclat de la faïence à la Renaissance, qui a lieu du 11 mai au 3 octobre 2016 au Musée national de la Renaissance du Château d'Écouen près de Paris, est la première rétrospective sur cet artisan/artiste, considéré comme le premier faïencier français, ayant produit de très nombreux carreaux et pots d'apothicaire.

Cette exposition, organisée par le Musée national de la Renaissance en partenariat avec le Musée des Beaux-arts et de la Céramique de Rouen, rassemble des œuvres conservées dans de nombreux endroits en France mais aussi quelques-uns venant d'autres pays d'Europe. Elle se déroule dans trois grandes pièces du château, présentant la production de l'atelier de cet homme, né à Cherbourg et actif à Rouen dès 1526, dans le contexte de la faïence de son temps.

La première partie est sur ses débuts (1526-1545), décrivant la production de faïences à cette époque, en particulier italiennes et anversoises, en la comparant aux premières œuvres de Masséot Abaquesne, comme son pavement pour le château d'Écouen, pour le connétable Anne de Montmorency, ainsi que les panneaux historiés illustrant Mucius Scaevola et Marcus Curtius, conservés au musée Condé mais pas présents dans l'exposition.

Photographies ci-dessous : Détails du pavement de la chapelle du château de Fère-en-Tardenois (Aisne) de l'atelier de Guido Andries à Anvers et datant d'avant 1538, anciennement attribué à Abaquesne. »

Photographie ci-dessous : Détail du « Premier pavement. Masséot Abaquesne. 16 ème siècle. Céramique. 11,3 x 4,07 m. © RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / Mathieu Rabeau / René-Gabriel Ojéda. »

Photographies ci-dessous : « Marche d'autel composée d'un assemblage de carreaux. Masséot Abaquesne. Vers 1530. Faïence. 3,26 x 1,84 m. Chapelle du château de la Bastié d'Urfée. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola. »

La seconde partie couvre les années 1540-1550, où la production de Masséot Abaquesne est à son apogée, avec quelques-unes de ses grandes réalisations : pour le connétable (pavement de 1551 pour le château d'Écouen, triptyque de l’Histoire du Déluge) et pour la Bâtie d’Urfé en 1557. Des pots d’apothicairerie, signés par Masséot Abaquesne mais aussi son fils Laurent, sont aussi présentés. Ils ont été produits en 1544, et font partie d'un ensemble de plus de quatre mille pièces d'une commande d’un certain Pierre Dubosc. Seulement environ soixante-dix de ces pots, principalement des chevrettes et albarelli seraient aujourd'hui conservés. « C’est l’occasion pour le faïencier de développer tout un répertoire de portraits de fantaisie et de motifs végétaux inspirés des modèles anversois. »

Photographies ci-dessous : « Pavement du Déluge. Masséot Abaquesne. Vers 1550. Faïence. 1,38 x 0,95 m. © RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) / René-Gabriel Ojéda. »

Photographies ci-dessous : « Albarello. Masséot Abaquesne. 1544. Faïence. 20,4 x 11 cm . © RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d'Ecouen) /Adrien Didierjean. »

Photographies ci-dessous : « Gourde armoriée de l'abbé de Lisieux. Masséot Abaquesne. Vers 1545. Faïence. 35 cm. © RMN-Grand Palais (Sèvres, Cité de la céramique) / Jean-Claude Routhier. » Photographie de droite personnelle.

Photographies ci-dessous : Pots d’apothicaire d'Abaquesne.

La troisième partie remet à jour certaines anciennes attributions lui étant attribuées. Elle commence par une rapide mais très intéressante évocation de la production de carreaux à glaçure plombifère, avant d'aborder la question des autres pavements de faïence contemporains de l’atelier d’Abaquesne et de leurs attributions.

Photographie ci-dessous : Ces carreaux en faïence ne proviennent ni d'un intérieur des années 1960, ni d'une production coréenne ou chinoise ancienne, mais d'un pavement du château du Bellay à Hénouville en Seine-Maritime produit par un atelier de Lisieux dans la première moitié du XVIIe siècle.

Photographies ci-dessous : Carreaux de pavement en grès émaillé, de vers 1520, de l'atelier de Brémontiers-Massy et conservés au musée d'Écouen.

Photographies ci-dessous : Détails d'un pavement datant de 1545 du château de Polisy produit par un atelier champenois.

Le Château d'Écouen, est un lieu particulièrement bien choisi pour une exposition rétrospective sur Masséot Abaquesne qui a produit pour ce bâtiment des milliers de carreaux. Le musée contient aussi de très nombreux autres objets d'art du XVIe siècle, que l'on peut ensuite découvrir avec délice, pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait. Lors de ma visite pour le vernissage presse je suis arrivé en avance. En attendant j'ai pu constater que des perruches jaunes étaient autour du château, car je les voyais virevolter et chanter. Comme cela me semblait étrange, j'ai fait une recherche sur internet, et ai trouvé cet article du Parisien décrivant ce phénomène.

Photographies ci-dessous : Domaine du château.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:58

La semaine dernière j'ai écrit un article (voir ici) sur les ventes du patrimoine immobilier prestigieux du Ministère des Affaires étrangères, dont le palais Clam-Gallas à Vienne. J'en ai appris un peu plus dans la lettre d'information de la Tribune de l'Art faisant référence à un article du Point (voir ici), où il est écrit que Laurent Fabius a vendu « en catimi un joyau français au Qatar » : « À Vienne, le palais Clam-Gallas, le plus bel institut culturel français à l'étranger, a été cédé au Qatar sans le moindre appel d'offres. »

Il s'agit d'un palais viennois de style néoclassique, construit en 1834-1835. Ce siège de l'Institut français de Vienne en Autriche a été vendu malgré les oppositions, notamment du président de la République d'Autriche, du chancelier fédéral et du bourgmestre de la ville. En novembre 2015, au milieu du passage du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, la transaction a été finalisée et l'Institut français d'Autriche déménagé.

Pourquoi vendre le patrimoine français prestigieux ? L'endettement de la France dans ce cas n'est pas une raison, car l'apport de ce genre de vente est bénin par rapport à des milliards dépensés de manière absurde ; comme pour la filière nucléaire française où l’État gaspille des milliards pour renflouer EDF et Areva qui malgré tout continuent de s'endetter pour des projets voués à l'échec et dangereux. À cela s'ajoutent de nombreux autres exemples de dépenses faramineuses inutiles comme : des guerres entreprises par la France pour le compte des États-Unis ; un assujettissement à une Union Européenne qui fait de ce pays non seulement une région des États-Unis mais le guide dans une politique ruineuse... Et ce ne sont que quelques exemples de gabegies monstrueuses.

L'examen du projet de loi en dernière lecture au Sénat aura lieu en commission de la Culture ce mercredi 11 mai, et en séance publique les 24, 25 et 26 mai 2016.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 06:58

Ceux qui ont lu ou liront les articles que j'ai écrits intitulés Fondation du patrimoine : Le patrimoine de villes entières ‘offert’ à une fondation privée et Les jeudis du mécénat, ou comment le service public culturel organise son retrait trouveront sans doute intéressant d'apprendre, comme je l'ai fait ici, que « le Ministère de la culture et de la communication a confirmé son engagement de soutien à la Fondation du patrimoine. Il annonce que le fruit des successions en déshérence, anciennement allouées à la Fondation du patrimoine à hauteur de 50 %, a été augmenté en concertation avec Bercy à 75 %. Cette annonce garantira ainsi une enveloppe de 6,5 millions d’euros pour l'année 2016, contre 4,5 millions d’euros initialement annoncés. »

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:58

Les samedi 14 et dimanche 15 mai 2016 de 10 h à 18 h, le Marché Dauphine aux Puces de Paris Saint-Ouen propose son sixième Salon du disque, un exercice qui se prête bien à ce lieu (le marché aux puces de St-Ouen) depuis toujours tourné vers les modes de rue.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:58

Dans plusieurs articles de ce blog (comme ici) j'ai évoqué la vente de biens patrimoniaux appartenant à l’État ou à des organismes publics ces dernières années. Voici une intervention faite par Mme le sénateur Claudine Lepage évoquant cette fois les ventes de biens français à l'étranger lors de la défense d'un amendement qu'elle avait déposé sur l'article 23 du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine :

« [...] Depuis 2010, effectivement, la politique immobilière du ministère des affaires étrangères n’est plus financée que par les cessions de biens, principalement à l’étranger, car aucun crédit d’investissement n’est plus inscrit au budget général. Outre des bureaux ou appartements, sans valeur historique ou culturelle particulière, des biens prestigieux et particulièrement emblématiques du rayonnement de la France à l’étranger ont également été cédés.

L’un des derniers en date est le Palais Clam-Gallas, à Vienne, vendu au Qatar pour 22 millions d’euros. D’autres immeubles, comme la Maison de France à Berlin, véritable symbole de l’entente franco-allemande, ont échappé à la cession, grâce à la mobilisation des élus et des citoyens, français comme allemands.

Cette braderie continue, puisque la France envisage de vendre en 2017 les bâtiments de sa chancellerie et de son consulat général à Londres ! Ces ventes sont devenues parfois inévitables lorsqu’on a trop attendu pour engager les travaux nécessaires : je pense notamment à l’Institut wallon à Amsterdam.

Ces ventes suscitent toujours une vive opposition de la part des francophiles des pays concernés et elles sont un très mauvais signal pour l’image de la France à l’étranger.

Des solutions alternatives existent bien souvent. J’ai ainsi en tête l’exemple du Palazzo Lenzi, à Florence. Ce magnifique palais, attesté déjà en 1470 et qui abrite l’Institut français depuis 1908, était promis à une vente à la découpe en 2010. L’émoi suscité par ce projet a permis une reconsidération de la situation. En définitive, le Palais abrite toujours aujourd’hui l’Institut français et le consulat honoraire. Cependant, deux espaces loués du rez-de-chaussée accueillent des boutiques, dont une librairie française. Le troisième étage doit être également prochainement valorisé, par une vente ou une location. En outre, une médiathèque a été créée au rez-de-chaussée, bénéficiant ainsi d’un accès direct sur la rue, augmentant la visibilité de l’Institut.

En définitive, un réaménagement du Palais Lenzi a permis tout à la fois de tirer profit, sur le long terme, du bâtiment par une location partielle, tout en conservant un bien prestigieux et en valorisant la présence française à Florence.

Il me semble donc que la consultation préalable de la Commission nationale des cités et monuments historiques doit pouvoir pallier des ventes inconsidérées. »

Lors du passage de ce projet de loi à l'Assemblée nationale, Mme le ministre a proposé un amendement (n°239 visible ici) visant à supprimer l’obligation prévue par le Sénat de consulter la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture avant toute vente d’un immeuble d’intérêt patrimonial de l’État situé à l’étranger. Pour une fois la majorité n'a pas suivi son ministre qui a dû retirer son amendement.

Pour la seconde lecture au Sénat du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine l'examen en commission de la Culture du rapport de Mme Françoise Férat et M. Jean-Pierre Leleux aura lieu le mercredi 11 mai, et la discussion en séance publique les 24, 25 et 26 mai 2016.

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 05:53

Un article vient d'être publié dans le hors-série Histoire du journal La Provence de mai-juin 2016 sur le sujet des Petits-maîtres de la mode.

Voir ici

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