Lundi 29 juin 2009

Le terme de 'copurchic' apparaît vers 1885 et reste d'usage pendant la première moitié du XXe siècle. Employé comme nom ou adjectif, il signifie ‘ultra-chic’ (de pur chic) : ce qui se fait de mieux en matière d’élégance et de mode. Le copurchic succède au bécarre (voir l'article qui lui est consacré dans ce blog). Albert Millaud (1844-1892) écrit un chapitre sur 'Le copurchic' dans ses Physiologies parisiennes (1886) : "Le "Copurchic" est donc la dernière incarnation du jeune moderne. Son étymologie s'explique d'elle-même : elle vient de "pur et de chic". Le premier indiquant la perfection absolue du second, la syllabe "co" n'est mise là que pour l'euphonie. Le "Copurchic" brille surtout aux bains de mer. C'est lui qui a inauguré la mode des casquettes américaines en flanelle blanche, rehaussée d'un galon bleu marine. Il y a des "Copurchics" qui varient la couleur de cette coiffure, et son étoffe. Le drap bleu est réservé aux "Copurchics" déjà marqués. La casquette ne va pas sans le pantalon de flanelle blanche, dont les extrémités sont toujours relevées, quelque temps qu'il fasse. Ce pantalon ne doit pas tenir par des bretelles, ni par une boucle. Il est serré à la taille par une écharpe de couleur que devrait cacher le gilet. Pour la montrer, le "Copurchic" se promè ne, en se tenant le poing sur la hanche, et en relevant, par ce mouvement affecté, l'un des côtés de sa jaquette. On entrevoit l'écharpe. La jaquette est en drap ou en alpaga, de couleur foncée. La bottine de cuir jaune, très pointue, est toujours à la mode. Il y a des "Copurchics" qui maintiennent le chapeau de paille à compresse. Mais cette compresse est aux couleurs nationales du "Copurchic". Tricolore pour le "Copurchic" français. Noire, jaune et rouge pour le Belge, verte pour l'Italien. C'est très patriotique. Le "Copurchic" ne parle plus argot. Il se contente de parler lentement, doucement. Chaque parole sort péniblement de ses lèvres, avec effort. La suprême distinction est de traîner sur une phrase, avec un léger accent d'ironie. Une conversation entre "Copurchics" de sexe différent dure longtemps, sans vouloir dire grand'chose. Les uns et les autres ont l'air de craindre de se fatiguer, en exprimant des pensées cependant peu fatigantes."

Photographies : Illustrations du chapitre sur 'Le Copurchic' de Physiologies parisiennes d'Albert Millaud (1844-1892), La Librairie illustrée, 1886.

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Lundi 22 juin 2009

Avant les années soixante-dix, en France tout le monde s'adonne largement à la promenade. Au XVIIIe siècle et avant, les femmes de l'aristocratie en particulier y trouvent un divertissement intégré à leur emploi du temps journalier consacré presque exclusivement au loisir. La promenade de l'après-déjeuner (en début d'après-midi) est une des plus importantes peut-être.
Premières photographies : Gravure de F. Aveline le fils d'après Mondon : " Le Temps de l'Après dîner  / Délicieux jardins, agréable verdure, / Beaux parterres que Flore enrichie de ses dons, / D'un livre ingénieux souvent sur vos gazons / On se plaît à goûter l'amusante lecture. / Plus vif dans mes plaisirs, pour moi j'aime bien mieux / Accompagner Philis, et lire dans ses yeux / Qu'au fond de vos bosquets un solitaire asile, / A nos tendres ardeurs deviendrait fort utile."

François Grenaille (1616-1680) occupe tout un chapitre de son livre consacré aux divertissements des dames (Les Plaisirs des dames, 1641) à la promenade. Il nous apprend qu’au XVIIe siècle elle est considérée comme " un des plus doux divertissements des Dames. " L’auteur lui écrit une apologie fort instructive. Elle fait du bien à l’esprit, au corps et entretient " le doux commerce du monde ". Jusqu’au début du XXe siècle, elle garde ces buts. On se promène dans les jardins parisiens, sur les boulevards et au bois de Boulogne pour ces trois raisons dont l’entretien du corps et de l’âme (l’hygiène) n’est pas la dernière. Toute la sociabilité des français qui est une de leurs qualités principales s’y exprime gracieusement. On la considère comme une occupation saine. Dans ce chapitre, comme dans les autres, François de Grenaille expose le bon et le mauvais de ces occupations. Il est intéressant de constater combien il traite sérieusement ces thèmes que ce soit ici ou dans d’autres de ses livres comme dans La mode, ou Caractère de la religion, de la vie, de la conversation, de la solitude, des compliments, des habits et du style du temps (1642) où il s’occupe de la mode d’une façon très singulière, en la critiquant vivement tout en se baignant complaisamment dedans. On y apprend beaucoup de choses notamment sur le Cours dont je parle dans un autre article. La promenade est un moment qu’apprécient vraiment les petits-maîtres français comme l’écrit l’auteur dans ce même chapitre : " Vous verrez parfois des Coquettes qui ont mal aux pieds quand il faut aller à l’Eglise, & se portent fort bien s’il faut aller aux Tuileries. Elles ont mille affaires quand on leur parle d’entendre Vêpres, mais elles n’en ont point quand il faut aller au Cours. Un Sermon de trois quarts d’heure les ennuie ; & la cajolerie de tout un jour leur semble trop courte. " Ces promenades sont souvent très bucoliques mais pas solitaires. On y fait de multiples et agréables rencontres, surtout dans les bois, jardins, et cours réputés. Durant la promenade, les sens sont tout autant occupés au passage des saisons, aux chants des oiseaux, à la beauté de la nature sauvage ou maîtrisée, qu’aux beautés humaines qui paradent, aux discours qui s’alimentent, aux oeillades qui se lancent, aux distractions qui la jalonnent et qui peuvent être de toutes sortes (marchands, artistes, jeux …). Louis XIV et sa suite apprécient de flâner dans les jardins ‘à la Française’ de Le Nôtre (1613-1700) du château de Versailles, et de très nombreux documents iconographiques nous le présentent ainsi. La promenade est un moment important de l’élégance parisienne ; surtout lorsqu’elle se fait dans les endroits à la mode, comme aux Tuileries, au Palais Royal, sur les Champs-Elysées, au bois de Boulogne, au Cours ou sur les boulevards où l’on fauche le persil selon l’expression. Des personnes font profession de louer des chaises dans ces endroits. Ainsi de véritables salons improvisés se forment ; et pas seulement dans les jardins, mais aussi sur les boulevards et autres lieux chics. Dans sa gravure datant de la fin du XVIIIe siècle intitulée La promenade publique, Philibert-Louis Debucourt (1755-1832) décrit avec ironie toute l’agitation d’une de ces balades au goût du jour. Certains flâneurs ont des allures de philosophes conversant autour d’une table ; un très jeune garçon offre des rafraîchissements ; des galants sont assis acrobatiquement sur leur chaise (un tombe à la renverse) ; et toutes sortes de personnes folâtrent. Une aquatinte de Louis Le Coeur (actif de 1785 à 1823) datant de 1787 dépeint comme son titre l’indique, une Promenade du jardin du Palais-Royal, au milieu de petits pavillons où s’ébattent très civilement des personnes de tous âges. Une estampe de la toute fin du XVIIIe siècle du graveur Etienne Claude Voysard (1746-vers 1812) d’après Claude-Louis Desrais (1746-1816) intitulée Petit Coblentz ou promenade du boulevard des italiens est encore plus intéressante car elle expose des élégances musardant, certaines assises sur des chaises d’autres baguenaudant. Tous les protagonistes ont des habits de merveilleuses et d’incroyables très à la mode à la fin du XVIIIe et au début du siècle suivant. Ce sont les prémices du chic du XIXe du boulevard des italiens et de ses plaisants qui y sont dessinés. Certaines promenades se font à cheval ou en équipage comme au bois de Boulogne ou sur les Champs-Elysées au XVIIIe siècle … ou même en vélo pour les promenades hygiéniques à partir de la fin du XIXe siècle. Antoine Charles Horace Vernet (1758-1836) décrit en des traits un peu caricaturaux la Promenade de Longchamp (au bois de Boulogne) dans une estampe de 1803. Certains hommes portent de hauts chapeaux bicornes, les femmes des tuniques aux plis gracieux. Ces personnages sont assis sur des chaises, debout, marchant, à cheval ou en carrosse. Certains jardins sont célèbres pour les attractions qui s’y donnent ; comme celui de Tivoli dans le nord de Paris où on danse, boit dans des petits bosquets aménagés pour la collation, joue à des jeux, regarde des spectacles pyrotechniques ou autres, contemple des automates ou des magiciens etc. Le jardin Beaujon est connu pour ses montagnes françaises (dans le genre des actuelles montagnes russes) ; les jardins des Champs-Elysées au XIXe siècle pour leurs bals et l’animation festive qui y règne etc. A certains moments et époques, les jardins de Saint-Cloud, à l’ouest de Paris, accueillent des fêtes ; et même tous les quartiers et rues de Paris ont leurs moments festifs. Certaines promenades sont philosophiques, d’autres botaniques (Jean-Jacques Rousseau a l’habitude de botaniser dans les jardins de Paris et dans les alentours bucoliques de la capitale), d’autres beaucoup plus simples. Tout le monde se promène alors ! Un homme est appelé suiveur au XIXe siècle lorsqu’attiré par une fille qui semble être docile ou pour engager une conversation la suit. Dans Trop de chic (1900), Gyp décrit le quiproquo d’une femme qui se croyant suivie par un homme qui lui plaît avance en minaudant puis rentre dans un magasin et achète de nombreux articles pour que le monsieur l’accoste avant de s’apercevoir que celui-ci y vient chercher son amie. Dans ses Mémoires, Paul Charles François Adrien Henri Dieudonné Thiébault (1769-1846) raconte comment en voyant pour la première fois une femme d’une beauté remarquable montée dans son carrosse, il la poursuit en courant à travers les boulevards, parcourant ainsi près de la moitié de Paris. La promenade est le moment où on découvre d’autres personnes, s’aventure, se lance des ‘oeils’ (des oeillades) de toutes sortes, prend des positions de bon aloi et parfois fait des rencontres. Dans les textes du XIXe siècle qui relatent cela, c’est la femme qui semble mener la danse …

Dernières photographies : Elégants se promenant. Les gravures peintes sont de la fin du XVIIIe siècle ; les autres proviennent de l'Almanach de Goettingue (1788) : " Orné de taille-douces gravées par Chodowiecki, avec les modes les plus modernes des Dames et des Cavaliers ... "

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Lundi 15 juin 2009

Photographie : Illustration de la fin du XIXe siècle : « Un conducteur à la mode. - Ce serait avec un grand plaisir, Mesdames, mais je vous donne ma parole d'honneur que je suis excessivement enrhumé. »

La danse est un art que la plupart des petits maîtres maîtrisent, car elle a à voir avec le rythme. Comprendre celui-ci, c’est appréhender l’élégant, ses manières, son style, ses habits, son verbe. Sa finesse est celle d’une cadence recherchée d’un personnage qui joue chaque minute en révélant le rythme du moment et même de l'instant.

La danse couvre toute notre histoire et est un très vaste sujet. Dans Les Plaisirs des dames (1641), François Grenaille (1616-1680) consacre toute une partie au bal. Comme dans les autres chapitres, il expose sa thèse et son antithèse. Il décrit une salle avec ses flambeaux qui illuminent tellement qu’on se croirait en plein jour au milieu de la nuit, ses luths, ses violons … : " Vous voyez d’un côté de véritables Nymphes qui se meuvent avec tant de gravité qu’on les prendrait pour des Amazones, & avec tant d’agrément qu’on les prendrait pour les Grâces mêmes. Ce ne sont pas seulement leurs pieds & leurs mains qui se meuvent par des branles bien compassés ; leurs habits encore semblent avoir appris à suivre par art les mouvements de leurs corps. Ils s’enflent agréablement, par une ambition généreuse qu’ils semblent avoir d’imiter des sujets sensibles, tous insensibles qu’ils sont. Enfin on croirait à voir cette agitation extraordinaire, que ce ne sont pas des personnes communes qui dansent, mais des Sibylles miraculeuses. Mais on sort d’une si belle erreur quand on considère que les Dames ont plus là de douceur & de modestie, que ces anciennes Prophétesses n’avaient de fureur visible. Aussi n’est-ce pas un Dieu violent qui est agité, c’est plutôt le Dieu d’amour. Vous apercevez d’autre part d’illustres Scipions […] ils se meuvent adroitement. La gravité de leur mine nous fait penser qu’ils sont incapables de bien danser, & la légèreté de leurs mouvements nous semble persuader qu’ils ne sont graves qu’en apparence. […] Que dirais-je des autres hommes qui dansent ici avec une si belle disposition […] représentant l’agilité des bienheureux. […] on peut assurer véritablement des personnes dont je parle que ce sont des Mercures qui ont des ailes par tout le corps, & qui se tiennent moins sur la terre que dans l’air. L’industrie leur semble donner un avantage que la nature donne aux oiseaux, & ils changent d’Élément, sans changer d’essence. […] Certaines Dames s’y élèvent avec tant d’art, que vous [les] prendriez pour des Déesses qui vont prendre possession d’un trône au Ciel ; elles foulent la Terre par mépris, s’imaginant qu’elle n’est pas digne de les porter. D’autres la touchent si doucement, qu’elles semblent faire une espèce de Paradis d’un lieu qui fait notre exil, & nous ne pouvons pas nous ennuyer en un pays sur lequel des corps célestes se meuvent. Je ne dirai point maintenant de quelle façon on s’avance & on recule au bal, comment on s’y étend en un long espace pour se ramasser en rond, & que semblant être partout, on n’est pourtant en aucun lieu déterminé. On s’éloigne & on s’approche ; on se salue en face ; & on se tourne le dos sans commettre aucune incivilité ; on entre & on sort par une suite continuelle. "

C’est une description de la danse de bal au XVIIe siècle qui ressemble à une contredanse. Il semblerait cependant que ce soit seulement à la fin du XVIIe siècle qu'elle apparaisse en France. Celle-ci est très populaire jusqu’au début du XXe, avant que les danses venues d’Outre-Atlantique la remplacent. L’autre danse très à la mode dans les bals, en particulier chez les merveilleuses et les incroyables, mais qui ne commence en France qu’à la toute fin du XVIIIe siècle, c’est la valse. On la pratique alors d’une façon très différente d’aujourd’hui. Les bouches se frôlent, les deux corps se croisent, se décroisent, se retiennent et se suivent avec légèreté et une tendresse toute sensuelle. Ce n'est que plus tard au XIXe siècle que le couple fermé de la valse s'impose. Sir John Dean Paul (1775-1852) donne une description de cette nouvelle mode dans un passage sur les jardins de Tivoli à Paris de son Journal d'un voyage à Paris au mois d'août 1802 : « puis, au milieu de tout cela, la danse, sur un vaste espace recouvert d'un plancher. La danse que nous vîmes est fort curieuse et mérite d'être décrite. On l'appelle la valse : deux cents couples environ y prenaient part, accompagnés d'une musique très lente, tournant ensemble tout autour de la plateforme [...] les attitudes des femmes sont agréables et entraînantes pour ne pas en dire plus : quant aux hommes, autant vaut n'en pas parler [...] cette danse, très amusante pour les spectateurs et sans nul doute aussi pour ceux qui s'y livrent, ne sera jamais, je pense, à la mode en Angleterre [...] cette danse se pratique universellement dans la bonne compagnie ... »

La photographie de droite provient de La Comédie de notre temps (1874-1876) de Bertall (1820-1882) et est légendée : « Habit du valseur. »

La photographie ci-dessous contient trois illustrations de Tableau de Paris d'Edmond Texier (1853) légendées : « Un avant-deux. » ; « L'Élysée Montmartre. » ; « Au Prado. »

Louis Huart (1813-1865) écrit dans Paris au bal (1845) : " A Paris, le cancan est comme l’amour, il est de toutes les saisons ; et c’est surtout en fait de bals publics qu’on peut dire : Quand il n’y en a plus, il y en a encore ! Mabille et Lahire se disputent les danseurs d’été, Valentino et le Prado s’arrachent les danseurs d’hiver " qui est la saison du carnaval dont je parle dans l'article traitant de ce sujet. Et puis il y a les concerts musards, les bals masqués, les guinguettes, les bals des barrières (en dehors de Paris : à ses portes) … On serait sans doute très étonné de voir comment on danse au XIXe siècle. Certaines images d'époque dépeignent des danseurs faisant le grand écart, des danseuses levant le pied au dessus de leur tête, des positions ressemblant à des coups de karaté donnés dans le vide, et d’autres plus lascives.

Dans la partie consacrée aux jeunes de La Comédie de notre temps (1874-1876) de Bertall (1820-1882) plusieurs images illustrent cela. La photographie ci-dessus représente les illustrations de ce livre ainsi légendées (de gauche à droite et de bas en haut) : "Cavalière seule. Son jarret a du ressort, sa voiture en a huit. Pastourelle exécutée par la fée Veloutine, une étoile ; a eu l'honneur de figurer devant plusieurs princes, pas mal de ducs et quelques archiducs. " " Préparatifs pour l’avant-deux. - Tu vois le petit gros qui est là-bas, avec un nez rouge ? On vient de me dire que c'est un prince ! Attention, mon bonhomme, et du chien ! " " La petite nana. Pas du chassepot. A eu l’honneur de l’exécuter devant la Commission supérieure de l’armement. Elle seule possède ce pas élastique. Elle a ce tic. (Cours de l’institution Bullier.)" " La valse des roses. (Dédiée aux sportmen, great attraction !) Fille-de-l’Air entraînée par Gladiateur " " Une polka-mazourke. Par un étudiant de seconde année. Polka supérieurement rédigée et qui défie l’examen. " " En avant deux. La tulipe orageuse. " " La polka-mazourke. (Cours de M. Bullier.) " " En avant deux. Le grand écart. Ou l'écart naval. Études sur la ligne droite par un étudiant de troisième année, capitaine de la flotte de Bougival. " " solo de pastourelle-chassepot " " Pas de fantaisie Dit le Pas du Pied de biche. (Cours de M. Mabille.) Exécuté par mademoiselle Irma de Sainte-Menehould et M. Arthur, dit Caoutchouc, premier sujet. "

Certaines figures de danse font sensation dans les bals, comme la pastourelle. Voici ce qui est écrit à son sujet dans de La Comédie de notre temps : " c’est épatant, parole d’honneur [deux expressions à la mode alors ; la seconde depuis longtemps]. Il m’a présenté à une petite blonde qui vous a un rude chien, je ne dis que cela. A la pastourelle, elle vous décroche le chapeau de son vis-à-vis d’un coup de pied lancé si adroitement que c’est une merveille. Mais ce qu’elle fait et qui est vraiment surprenant, c’est le solo de pastourelle-chassepot. La jambe gauche est redressée vigoureusement, et le bras gauche, ramené en avant comme celui d’une sentinelle au port d’armes, tient la jambe pressée contre le coeur, droite et ferme ; le petit pied se dresse au-dessus de la tête, et la petite bottine à haut talon brille aux yeux ravis avec son gland coquet qui se balance frénétiquement. On applaudit, on fait cercle ; est-ce charmant ? je ne sais, mais c’est étonnant. " Après il est question du café " chéri " du narrateur et encore de danse : " Nous avons un petit café bien gentil où nous allons, tous les soirs dépourvus de Bullier, jouer aux dominos, causer littérature, politique, et boire des bocks ou des sodas avec ces dames. On rit tant dans ce caboulot chéri que la rate en est fatiguée. Nous avons été aussi à Mabille, aux Champs-Élysées ; mais là, suivant l’expression de Théophile, c’est de la haute. Il y a tous les petits crevés des deux mondes qui viennent étudier les moeurs françaises. On leur en fait sur commande, des moeurs, et pour leur usage particulier. C’est empoisonné de Russes, d’Anglais et d’Allemands en goguettes, qui viennent là pour regarder, s’instruire et être instruits. Ils reçoivent des leçons qui leur coûtent cher. Princes, ducs, comtes, vicomtes, barons de toute provenance, tournent en rond comme des totons autour de ces palmiers en zinc sous lesquels se promènent, dansent ou valsent une série de demoiselles, de celles qu’on appelle cocottes, mises très-chiquement, il faut le dire, avec des plumets, des panaches, des falbalas, des retroussis inattendus, des costumes d’opéra-comique ou de féérie. Quand, par hasard, ces dames daignent danser pour éblouir la galerie, elles ne sont jamais invitées naturellement par aucun des princes, ducs, ou même simples barons, qui marchent en rond et les yeux écarquillés, autour de l’enceinte de la danse et de l’orchestre. Ce sont des petits jeunes gens très-élastiques et payés pour remuer les jambes en mesure et se décarcasser en public, qui leur servent de partenaires et de vis-à-vis. Ces jeunes gens, m’a-t-on dit, sont recrutés parmi les petits commis de magasin. Il y en a qui se sont fait une célébrité. La famille Clodoche était du nombre ; elle est restée célèbre. Mais ça n’est pas pour nous ; on y va de temps en temps du quartier latin, à ce qu’il paraît, pour revoir des anciennes qui ont passé l’eau, font maintenant leur poussière et ont de petites voitures qu’elles conduisent elles-mêmes au Bois, tandis qu’un groom vêtu de noir croise gravement ses bras derrière elles. On va jaboter un peu avec ces dames, dont quelques-unes sont restées bonnes filles et ont encore des regards pour les amis qui les ont connues lorsqu’elles étaient blanchisseuses, - et on revient au quartier. Tout ça n’est pas fait pour nous. Ah ! si Bullier ne recelait pas tant de coiffeurs et de garçons tailleurs, ce serait l’idéal ! Mais enfin il n’y a que Bullier. "

Les lieux à danser sont aussi généralement des endroits de délassement où on 'cause', boit, se divertit généralement dans des bosquets aménagés comme il peut y en avoir dans les jardins de Tivoli, à Frascati, sur les Champs-Elysées, dans les guinguettes ... qui tous seront  ou ont  été les sujets d'articles.

Photographie : Illustration de La Comédie de notre temps (1874-1876) de Bertall : " La petite vicomtesse de Trois-Étoiles, venue un soir avec le vicomte, déclare que tout cela n’est pas si … étrange qu’elle le pensait, et qu’en somme on en voit bien d’autres à la Gaîté, dans toutes les féeries, et surtout à l’Opéra. "

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Jeudi 11 juin 2009
Cet article ne veut pas faire l'apologie de l'allaitement artificiel. Au contraire, il est certain qu'il n'y a rien de meilleur pour le nouveau-né que le lait maternel. Cependant je trouve que le biberon ancien est un objet plein de tendresse qui mérite que l'on se penche sur son sujet. Et certains de ces biberons servaient aussi de réceptacles à boire pour les jeunes enfants qui pouvaient les utiliser sans renverser le liquide. C'est en découvrant le biberon de la première photographie au milieu de nombreux autres choses vendues par Les petits frères des pauvres je crois, que je me suis mis à m'intéresser à ce sujet. Ayant lu juste avant un article sur ce genre d'objet, je me suis empressé de l'acheter. Personne ne savait de quoi il s'agissait. Je l'ai montré à un expert réputé de céramiques anciennes qui n'a trouvé aucun intérêt dans cet objet que j'ai vendu depuis pour un bon prix lorsque je m'essayais au métier d'antiquaire. Il s'agit d'une faïence du XIXe siècle ou du début du XXe, sans doute de l'Est de la France. Dans la seconde photographie d'autres exemples de biberons anciens sont présentés dont un de la maison Robert. C'est à la fin des années 1860 qu'Édouard Robert met au point son biberon. C'est de là que vient le nom de 'roberts' donnés par certains aux seins des femmes.
De nombreux exemples de biberons et un historique intéressant peuv
ent être consultés sur : www.histoire-du-biberon.com.
Photographie 1 : Faïence du XIXe siècle ou du début du XXe, sans doute de l'Est de la France.
Photographie 2 : Biberons anciens avec de gauche à droite et de haut en bas :
- Biberon en grès émaillé au sel et à la cendre, du XVIIIe siècle ou du dbut du XIXe (peut-être plus ancien), avec un corps piriforme, un bec verseur endommagé et un goulot de remplissage ;
- Biberon Robert, Paris, 1873, Exposition universelle (Vienne en Autriche) ;
- Biberon sabot en verre moulé du XIXe siècle ou du début du XXe ;
- Biberon ancien, de type 'guttus' (biberon) antique, en terre cuite orangée avec anse, goulot et bec ;
- Biberon ancien en forme de petite cruche, en terre cuite orangée.
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Mardi 9 juin 2009

Voici présentées quelques photographies de documents de mode (caricatures ou pas) d'époque (de 1788 au début du XIXe siècle) avec des élégants représentés de dos. Comme le petit-maître en chenille (voir l'article), le gandin de dos marque sans doute un certain chic. Alors que le premier semble crouler sous la bêtise humaine (la grossièreté), le second lui tourne carrément le dos. Et puis la plus grande partie de l'élégance est invisible pour les sens ; même si ceux-ci sont un lieu sur lequel elle aime jouer.

Photographies :

- Page de l'Almanach de Goettingue de 1788 avec une élégante de dos assise

- Détail d'une gravure du début du XIXe siècle intitulée " Le Suprême Bon Ton "

- Détail d'une gravure du début du XIXe siècle (1804 ?) intitulée " Quel est le plus ridicule " qui copie une estampe de 1801.

- Gravure du Costume Parisien de 1810 (planche 1066) avec le dos du modèle.

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Vendredi 5 juin 2009

Albert Millaud (1844-1892) écrit un chapitre (dont les photographies sont quelques exemples d'illustrations) sur 'Le faucheur' dans ses Physiologies parisiennes (1886) : "Paris a eu ses dandies, ses lions, ses gandins, ses gommeux, pschutteux et grelotteux. Il a maintenant un type nouveau, qui s'appelle "le faucheur". Le faucheur est cet individu, situé entre vingt et vingt-cinq ans, que vous rencontrez sur les boulevards, une canne à la main, et qui représente à vos yeux la quintessence du chic parisien. Le faucheur est ainsi nommé à cause de sa façon de marcher et surtout de porter sa canne. Il la tient par le petit bout, laissant traîner la pomme à terre. Le bras droit, qui se balance énergiquement de gauche à droite ou plutôt du nord-ouest au sud-est, rappelle l'allure des gens de la campagne fauchant les blés mûrs et les foins odorants. De là le sobriquet. Le faucheur porte les vêtements les plus collant possible : des complets à carreaux moulant le torse, des pantalons étriqués du bas, laissant paraître des pieds énormes à talons plats et à bouts pointus. Sur la tête du faucheur, vous remarquez un chapeau toujours trop large, emboîtant le crâne jusqu'aux oreilles. En été, le faucheur porte le chapeau de grosse paille, très vaste et entouré d'un large et haut ruban moiré qui fait ressembler le tout à quelque gigantesque mailloche autour d'une tête malade. Le faucheur est marcheur, sans quoi il ne pourrait pas faucher. Il poitrine, il bombe, il se carre. Son allure est rapide. Il ne porte pas de gants, sa canne lui en tient lieu. Il ramène les coudes au corps et se balance en cadence. Le faucheur est très rarement seul, les mouvements du faucheur ne valent que lorsqu'ils sont multipliés par cinq ou six. Ainsi réunis, les faucheurs fauchent militairement. Ils ne causent jamais entre eux, n'ayant généralement rien à se dire. Ils sourient et ne rient jamais. Quand les faucheurs s'amusent, c'est régulièrement. Ils se contentent du cri "Ohé ! Ohé !" Ce cri suffit à traduire leur joie intérieure. Les faucheurs ont glorieusement accepté leur sobriquet, s'ils ne l'ont pas inventé. Ils se réunissent le soir dans le salon d'un restaurant parisien, dont les murs sont tapissés de panneaux représentant des scènes de moisson. Rien d'étincelant ne sort de ces réunions intimes. Les faucheurs au repos ne sont plus des faucheurs. Ils ont laissé leurs cannes au vestiaire. Figurez-vous l'immobilité des paysans de Millet, doublée de l'inutilité de jeunes Parisiens sans cervelle. La canne du faucheur est solide. C'est un gourdin. A partir de trente ans, le faucheur porte des badines, se marie et fait souche d'honnêtes gens. Le "fauchage" est déjà supérieur à la gomme. Le faucheur a de l'énergie dans le mouvement, et du biceps. On peut tout espérer du faucheur."

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Mercredi 3 juin 2009

Le becarre est un personnage qui exerce vers 1880.  : "Bécarre est un terme de musique, momentanément détourné du droit chemin pour désigner une phase spéciale de la vie parisienne. On est "bécarre", une chose est "bécarre", un mot est "bécarre", comme on était raffiné, sous Charles IX ; libertin, sous Louis XIV ; talon rouge, sous le Régent ; et plus tard, incroyable, dandy, lion, gandin, etc. Bécarre a remplacé ce qu'on nommait le chic [...] Un homme est "bécarre" quand il se met en habit à partir de six heures et demie du soir et qu'il voit le monde. Le "bécarre" a des souliers pointus, un pantalon étriqué, le gilet blanc très ouvert. Il ne porte qu'un seul gant, à la main gauche, et il n'a point de bijoux. Le "bécarre" est gourmé, très droit, très sérieux, très Anglais et très sanglé. Il a un col de chemise très haut et très empesé, une cravate blanche à noeud extrêmement court. Il doit avoir des bouts de favoris ras, descendant au niveau du lobe de l'oreille ; il a des moustaches. La barbe lui est interdite. Le "bécarre" ne soupe pas ; il se couche de bonne heure, afin d'être au Bois, à cheval, dès le premier matin. Il n'est pas "bécarre" d'être gai et expansit. La concentration est le signe distinctif du "bécarre" [...] Le "bécarre" a toujours trente ans, n'en eût-il que vingt. On n'est point "bécarre" si l'on n'est pas grave et réservé. [...] Le "bécarre" salue avec gravité de la tête. Le corps est immobile. Un vrai "bécarre" tend la main, dégantée, avec une pression légère. Le shake-hand n'est pas "bécarre" pour les hommes. Il l'est pour les femmes. [...] Jamais un "bécarre" n'arbore le gardénia à la boutonnière. Cet ornement est laissé aux coiffeurs qui s'émancipent. Pour être "bécarre" il faut être digne. Tout le monde peut être bémol ou dièze, mais peu de gens sont aptes à être "bécarre".

Photographies : Illustrations du chapitre consacré au bécarre de Physiologies parisiennes (1886) d'Albert Millaud (1844-1892). Dans la seconde image, on remarque la position "en chenille" (voir Le Petit-maître en Chenille) du garçon qui accompagne les jeunes filles qui font face au salut des deux bécarres.

 

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Lundi 1 juin 2009

Dans La Prétieuse ou le Mystère des Ruelles (1656-8), l'abbé Michel de Pure écrit : " La plus grande des douceurs de notre France, est celle de la liberté des femmes ; et elle est si grande dans tout le Royaume, que les maris y sont presque sans pouvoir, et que les femmes y sont les souveraines. "

Certaines d'entre elles sont appelées 'amazones'. On dénomme ainsi déjà au XVIIe et aux siècles suivants les jeunes femmes qui montent à cheval et affichent leur indépendance. Le terme est assez courant. La Galerie des Modes (1778-1787) en présente une image avec le texte : " La prudente Amazone en costume au grand Figaro s’avançant d’un air circonspect vers le bosquet où doit se trouver son amant : mais prenant garde d’être aperçue. " Une autre image décrit " La boudeuse Alviane Vêtue d’une Redingote à l’Amazone ". L'amazone est la tenue courante de la cavalière, car elle est spécifique à l’équitation. Les amazones prennent parfois les habits des hommes ce que fait remarquer Louis-Sébastien Mercier dans un chapitre consacré au punch de son Tableau de Paris (1781) " depuis un an, les femmes qui ont pris nos redingotes, nos catogans, nos baguettes, nos souliers, boivent l’eau-de-vie … " . Elles portent toujours une robe ; mais la tenue d'équitation permet des fantaisies masculines. Au siècle des Lumières, certaines s'arrogent parfois des éléments d’habits d’hommes, comme le fraque, la redingote. Les inconcevables et les merveilleuses affichent publiquement leur liberté dans leur accoutrement. Leurs tenues sont transparentes laissant voir leurs formes ; elles abandonnent le corset repris par la suite, se font couper les cheveux courts, ont de très larges décolletés pouvant laisser apparaître la poitrine dans son entier (ce qui se fait aussi avant) et vivent une libération qui s’apparente à celle du début du XXe siècle quand le célèbre couturier Paul Poiret (1879-1944) supprime à nouveau le corset vers 1906/8. Alors que le mobilier Directoire et Empire est remis à la mode, il lance une collection de robes inspirées des merveilleuses. Plusieurs images du début du XXe siècle (vers 1910) représentent des élégantes habillées en homme, ou avec des pantalons … avec comme texte : " Suprême chic ", " Copurchic " ou " Dernier chic ".

Pendant (et déjà un peu avant) la guerre et les années folles qui suivent (vers 1920), les jupes sont raccourcies, les vêtements plus pratiques, les cheveux courts reviennent à la mode. Les femmes travaillent, fument, boivent pilotent des avions, conduisent des voitures … Le féminisme, les nouvelles modes, la libération de la femme et l’égalité des sexes apportent un nouveau style : la garçonne. Elle est le symbole d’une véritable émancipation que les années folles exercent dans un mouvement où le nu s’affiche sans vergogne et la femme se libère … presque complètement … l’arrivée de la pilule contraceptive (autorisée en France en 1967) étant le dernier jalon. La garçonne est associée aux années 1919-1929. Son pendant américain est la flapper. Elle porte des cheveux courts coupés au carré, des robes aux dessus des genoux, les bras nus, des bijoux art-déco ... Elle est émancipée, autonome, boit, fume, conduit des automobiles, se trémousse sur le charleston et d’autres danses venues des États-Unis, fréquente les clubs de jazz, sort, affiche un féminisme et une joie de vivre communicative, voyage, fait du sport, se fait fi des convenances et des manières guindées et étriquées, vit en union libr e, affiche ses préférences sexuelles … La mode garçonne émerge à Paris, aidée par de grands couturiers comme Coco Chanel. La femme n’affiche plus les courbes d’autrefois marquées par le corset, mais au contraire une silhouette longue et droite. Grande nouveauté : les genoux sont découverts ! Les changements vestimentaires sont très nombreux, le maillot de bain, le pyjama, les vêtements pour le sport (sportswear …), les bijoux, les accessoires nouveaux comme l'étui à cigarettes ou le fume-cigarette … La femme prend des éléments de la garde-robe masculine ; et certaines s’habillent en homme et portent un chapeau melon, une cravate ou un noeud papillon, des boutons de manchettes, une canne, un monocle … En 1922, Victor Margueritte (1866-1942) publie le roman La Garçonne sur une femme aux moeurs libres qui fait scandale.

Photographie 1 : Petite gravure du XVIIIe siècle dans un médaillon avec le " chapeau à l'Amazone ".

Photographie 2 : " L’AMAZONE. – Posant pour le cheval. - " Bertall, La Comédie de notre temps, 1874.

Photographie 3 : Carte postale du début du XXe siècle (vers 1906) avec une femme portant « La Jupe-Culotte « A l'Amazone » » : les débuts du pantalon chez les femmes.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
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Mercredi 27 mai 2009

Photographies : - une estampe de la première moitié du XIXe siècle provenant du journal La Mode (on remarque ici le fauteuil) ; - une cape d'épaule à capuche d'époque Napoléon III provenant du site Ancienne mode ; - une illustration de Physiologies parisiennes (1889) représentant un couple copurchic à la plage. Les photos qui suivent présentent plusieurs exemples de carreaux portés par des gommeux, un zazou et des existentialistes. Elles ont déjà été publiées dans ce blog.

Comme nous l'avons vu entre autres avec les gommeux et les zazous, les carreaux sont très à la mode chez les jeunes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe. Ils sont le plus souvent associés à une profusion de tissus, des vestes amples, des pantalons parfois à pattes d'éléphant …
Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
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Vendredi 22 mai 2009

Si je parle beaucoup de modes anciennes dans ce blog, je n'ai jusqu'à présent pas présenté de vêtements. C'est que sur Internet très peu de sites exposent des habits d'époque d'une manière agréable. Celui de Brigitte Campagne : Ancienne mode déroge à la règle. On y trouve, de même que dans sa boutique, d'authentiques et sensuels vêtements en particulier du XIXe siècle mais aussi quelques exemples du XVIIIe. Son goût est sûr. Il est à noter qu'elle est mariée à un éditeur d'art contemporain ; ce qui est intéressant cherchant moi-même à associer le beau et le fin à une démarche artistique contemporaine. Et puis son magasin se trouve juste derrière chez moi. Alors n'hésitez pas à flâner sur son site et glaner de-ci de-là des saveurs de modeux authentiquement XIXe. Et si vous vous promenez près de sa boutique, rentrez aussi dans celle d'à côté : Casablanca, proposant des habits des années 1940 (zazous ...).

Photographies 1 : Vêtements d'Ancienne mode avec : un gilet d'époque Louis XVI ; un manteau d'intérieur d'homme du milieu du XIXe siècle, en coton imprimé, avec une doublure à rayures noires et blanches et des boutons de passementerie assortie ; un ensemble pour femme de vers 1880 en soie rayée verte et noire.

Photographies 2 : Habits d'Ancienne mode avec : une capote de dentelle de paille du XIXeme siècle ; un chapeau 'cloche' d'été en raphia de 1925 ; une robe perlée et lamée de la fin des annees 20 ; une cape d'épaule des années 1930 en doupion bleu brodé écru et orné de coquillages naturels.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
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La République populaire de Chine va dans quelques mois devenir la seconde puissance mondiale et très bientôt la première alors qu'elle pratique la censure sur Internet et le autres médias, que tous les manuscrits de livres doivent être approuvés par le gouvernement avant publication, qu'elle emprisonne, torture, tue ceux qui n'ont pas les mêmes convictions, qu'elle pratique les prisons noires etc. Cela veut dire qu'UNE DICTATURE EST EN PASSE DE DEVENIR LA PREMIERE PUISSANCE MONDIALE. C'est tout de même très alarmant !


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