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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 09:00

LaMadameDeBijoux300lm Photographies : Assiette de la première moitié du XIXe siècle de Choisy-le-Roi intitulée "La Mde. de bijoux 2". Le style du personnage est celui de 1827-1829.

LaMadameDeBijoux2-300lm © Article et photographies LM

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Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 09:00

CouturieresParisennes2-300lm Photographies : Assiette représentant des « Couturières parisiennes » prenant des mesures de tissu. Elles portent des crinolines et d'autres crinolines juponnées sont visibles dans le fond. Cet objet d'époque est non seulement intéressant pour son thème mais aussi pour le motif de véritable dentelle du XIXe siècle qui entoure le médaillon. Assiette de D. Johnston J. Vieillard & Cie de Bordeaux datant de vers 1865.

© Article et photographies LM

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Mercredi 15 mai 2013 3 15 /05 /Mai /2013 09:00

Sylphides439lm Photographies : « Les Sylphides, Nocturne – Musique de P. d'Alvimare. » in Le Luth Français. Almanach Lyrique, Dédié aux Dames. Paris, Louis Janet, 1822.

Cet article suit celui intitulé Sylphes et sylphides. Si la sylphide est un génie féminin élémentaire de l'air, son nom sert aussi à désigner une jolie femme, à la taille mince, aux airs et à la beauté profondément gracieux. Son agrément est si délicat qu'il semble irréel, merveilleux.

SylphidesGravureDetail452lm © Article et photographies LM

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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 11:07

SevreMeissen580 Dans le cadre des 'mercredis de Breteuil', la maison de vente aux enchères Osenat présente le 15 Mai à 18h30 au 66 avenue de Breteuil dans le septième arrondissement de Paris une conférence intitulée Sèvre ou Meissen que choisir ? de Manuela Finaz de Villaine, expert en céramiques anciennes et membre du syndicat français des experts professionnels en œuvres d’art. « Manuela Finaz abordera les différences entre la porcelaine de Sèvre et la porcelaine de Meissen ainsi que leurs places sur le marché de l’art actuellement. »

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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 09:00

Beaute&SagesseTitre500lm Photographie : Una Cosa Rara ; ossia Bellezza, ed Onesta, Drama gioco per musica in due atti, Une Chose Rare ; ou La Beauté et la Sagesse, Opéra comique, en deux actes. Représenté sur le Thépatre de la rue Feydeau, en Novembre 1791 (Paris, Imprimerie de L. P. Couret, 1791).

Cette pièce visible ici possède un titre évocateur. N'est-ce pas l'idéal lorsque la beauté se joint à la sagesse ? Est-ce qu'une beauté sans esprit est vraiment belle ?

© Article et photographie LM

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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 09:00

FabriqueDeCrinoline2-500lm Photographies : « Fabrique de crinolines. - La pose des cerceaux, d'après un croquis de M. Bach » Estampe provenant d'une page de L'Univers illustré de 1865, avec pour texte :

FabriqueDeCrinoline2b300lm « FABRICATION DES CRINOLINES – On se rendrait difficilement compte de l'extension qu'a prise la fabrication des crinolines, ou pour mieux dire des cages, car l'acier a depuis longtemps remplacé complètement le crin dans cet appendice indispensable du costume féminin. Une seule maison, la maison Thompson, l'inventeur de la jupe-cage qui porte son nom, a des fabriques à Paris, à Londres, à New-York, à Bruxelles, enfin à Weipert et à Annaberg en Allemagne. Nous n'entrerons pas ici dans les détails de la fabrication. L'atelier dont nous donnons une vue suffit à en faire comprendre la partie principale, qui consiste à disposer autour du châssis en bois le cercle d'acier que l'ouvrière déroule d'une bobine placée à l'extrémité supérieure du mannequin sur lequel elle travaille. Quelques chiffres satisferont mieux encore les curieux et feront entendre plus clairement que toutes les déclamations des moralistes l'importance d'une des mille et une fantaisies de la mode actuelle.

La maison Thompson fabrique vingt sortes de cages, dont chacune a jusqu'à seize numéros différents. Le nombre des cerceaux varie en quatre et quarante. L'établissement d'Annaberg, le plus important, consomme par semaine un demi-million  d'oeillets et de clous rivés, trois cent soixante mille aunes de ruban, et quinze mille livres d'acier laminé et détaillé en bandes fines de manière à former une longueur de neuf cent mille aunes [ce qui équivaut à 1 175 745 km soit plus de 29 fois le tour (périmètre équatorial) de la terre et cela pour une seule fabrique et par semaine] !

En retour, la fabrique produit, dans le même espace de temps, de mille à douze cents douzaines de cages, confectionnées par quatre cents ouvrières travaillant à leurs pièces. Le total des cages fournies par les diverses fabriques de la maison Thompson en France, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, atteint par semaine le chiffre formidable de cinq à six mille douzaines, soit par an quelque trois cent mille douzaines de cages. En vérité, c'est une admirable chose que la mode, et le commerce a beau jeu de spéculer sur me luxe effréné des femmes !

P. Dick. »

Photographie du dessous : « La ville de Paris voulant englober la banlieue. » Le Charivari, série « Actualités ». 

CrinolineLaVilleDeParis300lm Photographies du dessous et de gauche à droite : 

« Influence du temps sur les modes de 1860. Les robes comme on les portait cette année à Longchamps ». Le Charivari, série « Actualités ».

« Excellent moyen d'arriver au bal sans être chiffonnée. » Le Charivari, série « Actualités », 1858.

CrinolinesA2-300

Photographies du dessous :
A gauche :
La toilette de Paris, sans date.
A droite : La toilette de Paris, 1851.

1870-1851-300lm © Article et photographies LM

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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 09:00

2encoignuresbasses300 Photographie du dessus : « Paire de grandes encoignures en placage d'amarante ouvrant par deux vantaux, façade en arbalète. Ornementation de bronzes dorés, certains rapportés. Plateau 2grandesencoignures300 de marbre rouge veiné blanc. Époque Régence (quelques manques au placage). Hauteur: 102 cm - Largeur: 75 cm - Profondeur: 56 cm. » Vente Fraysse & Associés du mercredi 15 mai 2013 à Paris

L'encoignure est un meuble d'angle. Cet article en présente quelques-uns provenant de ventes aux enchères des 15 et 16 mai prochains en France.

Encoignureenlaque300 Photographie de gauche : « Paire d'encoignures en hauteur en bois, en placage de bois de rose ouvrant par deux portes pleines. Époque Louis XVI (manque de placage, accident à un marbre). Dessus de marbre rouge veiné. Hauteur : 170 cm – Longueur : environ 84 cm - Profondeur: 46 cm. » Vente Fraysse & Associés du jeudi 16 mai 2013 à Paris.

Photographie de droite : « Encoignure en laque européen dans le goût de la Chine, noir  et or, à décor de personnages dans une perspective paysagée, animée d'oiseaux. Elle ouvre par une porte. Montants arrondis, pieds cambrés. XVIIIe siècle. Plateau de marbre brèche d'Alep. H: 86 - L: 61 - P: 41 cm » Vente Aguttes du jeudi 16 mai 2013 à Lyon – Brotteaux.
Photographie du dessous : Pour finir et dans un tout autre registre, voici une scène 'vieille France' : « " Le déjeuner de mariage ". Huile sur toile, signée et datée 1899 en bas à gauche », de Charles Oury. Elle fait 99 x 93 cm. Vente Fraysse & Associés du mercredi 15 mai 2013 à Paris. LeDejeunerdeMariage574

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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 09:00

RosesEglantiers2-300lm Photographies du dessus : Roses sauvages avec à gauche une fleur de rosier de France (Rosa gallica) et à droite une de rosier des champs (Rosa arvensis).

Eglantier300lm Photographie de gauche : Rosier des champs (Rosa arvensis).

Au mois de mai de nombreuses fleurs sauvages du mois précédent disparaissent petit à petit pour laisser la place à d’autres.

On rencontre encore des parterres de jacinthes.

Les bourgeons offrent des tableaux aux tons verts clairs aux bouts des branches de certains arbres comme les pins sylvestres.

Les pensées sauvages, dont le nom est évocateur, sont particulièrement jolies.

Les fleurs jaunes de l’orpin âcre (poivre de muraille) et les rouges du centranthe colorent les murs des vieilles bâtisses.

Orchis300lm Photographie de droite : Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis). Une des nombreuses variétés d'orchidées françaises.

Quelques variétés d'orchidées fleurissent. Le meilleur mois pour apprécier cette plante est généralement juin où le plus grand nombre de variétés sont en fleurs. On compte plus de 150 variétés d'orchidées terrestres sauvages en France. Elles sont beaucoup plus discrètes que leurs cousines d'Outre-mer et ne fleurissent que quelques semaines.

Les rayons caressent les troncs lisses des hêtres de leurs feuilles frémissantes, dessinées par le vent, telle l’onde sur une eau cristalline. Des chemins ocres parcourent herbes et feuillages inondés de soleil dans le ciel chaud et azuré.

CompagnonBlanc300lm Photographie de gauche : Compagnon blanc (Silene latifolia).

Durant ce mois on confectionne quelques bouquets, de coquelicots par exemple mélangés avec d'autres fleurs sauvages. Les coquelicots doivent être cueillis quand les fleurs sont encore enfermées dans leur capsule verte. Elles éclosent dans le vase.

L’aspérule odorante, mise à sécher (les parties hors sol), parfume délicatement le linge et chasse les mites. On en fait des guirlandes, ou des pots parfumés en la mélangeant à d'autres plantes comme des fleurs de reine-des-prés.

L'aubépine à une senteur toute féminine. D’avril à mai, les bouquets de fleurs du viorne mancienne offrent leur odeur particulière, une des odeurs du printemps parmi d'autres. 

aubepinedetail300lm Photographie de droite : Aubépine (Crataegus monogyna).

Photographie du gauche : Géranium sanguin (Geranium sanguineum).

Les plantes médicinales sont légion à cette période. Je vais me contenter ici de donner le nom de quelques-unes. Pour ceux que cela intéresse, il existe de nombreux livres énumérant leurs propriétés (attention elle ne doivent être utilisées que sous certaines conditions : usage externe, partie spécifique, etc.). Quant aux moyens de les utiliser (infusion, décoction, teinture mère …) Geraniums300lm je les explique dans d’autres mois. Alchémille commune (Alchemilla), alliaire officinale, ansérine (Potentilla Anserina L.), aspérule odorante, aubépine, benoîte (Geum urbanum), bleuet (Centaurea Cyanus L.), bouleau (Betula alba L.), bugle rampante (Ajuga reptans L.), églantier, ficaire, fraisier, genêt à balai, gratteron, houblon, lamier blanc, lamier jaune (Lamium galeobdolon L.), lierre grimpant, marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum L.), matricaire, pâquerette, pensée sauvage, pin sylvestre, plantains, prêle des champs (Equisetum arvense L.), quintefeuille, ronce, sénéçon, sureau noir (Sambucus nigra L.), sureau rouge (Sambucus racemosa L.), trèfle d’eau (Menyanthes trifoliata L.), troène, tussilage, valériane, véronique officinale (Veronica officinalis L.), vulnéraire (Anthyllis Vulneraria L.) etc.

 Photographie du dessous : Stellaire holostée (Stellaria holostea).

stellaires600lm

Shakespeare, Le songe d’une nuit d’été, acte II, scène première :

« Je remarquai pourtant où le trait de Cupidon tomba : il tomba sur une petite fleur d’Occident, autrefois blanche comme le lait, aujourd’hui empourprée par sa blessure, que les jeunes filles appellent Pensée d’amour. Va me chercher cette fleur ; je t’en ai montré une fois la feuille. Son suc, étendu sur des paupières endormies, peut rendre une personne, femme ou homme, amoureuse folle de la première créature vivante qui lui apparaît. »

PenseesRetouchees300lm Photographie du dessus : « La Pensée - Romance - Musique de Penna. » in Le Luth Français. Almanach Lyrique, Dédié aux Dames. Paris, Louis Janet, 1822.

Photographies du dessous : « Rose d'Amour, Romance - Musique de Paër. » in Le Luth Français. Almanach Lyrique, Dédié aux Dames. Paris, Louis Janet, 1822.

Roses2-300lm Au mois de mai on prépare de nombreuses recettes avec des plantes sauvages. Celles-ci sont aussi médicinales, et on peut en ajouter aux mets en fonction de cette donnée. Beaucoup des plantes que l’on trouve dans la nature peuvent donc se consommer, crues ou cuites. Attention cependant à ne manger que celles dûment reconnues, car certaines sont toxiques. Il est à noter que je n'ai pas essayé les recettes où j'emploie le conditionnel.

alliairea300lm Photographie de gauche : Alliaire officinale (Alliaria petiolata).

Pour les salades, par exemple ajouter des feuilles et fleurs d’alliaire officinale, des jeunes feuilles de plantain hachées (plantain lancéolé, grand plantain et plantain moyen), de pissenlit (et les capitules), des fleurs et feuilles de pâquerette, de violettes odorantes ou non, de bourse à pasteur, de lamiers, de trèfle, des fleurs de vesce des haies, de sureau noir, de pulmonaire, des jeunes feuilles de berce (ne pas s'exposer au soleil après en avoir consommées), des feuilles et fleurs de mauve, des jeunes pousses (ou des extrémités) de gaillet gratteron, et les autres plantes mentionnées au mois d'avril et qui fleurissent toujours. Une bonne vinaigrette à l’huile d’olive suffit. On peut ajouter d’autres ingrédients pour salades selon les goûts.

Paquerettes300lma Photographie de droite : Pâquerette (Bellis perennis).

La racine de la bardane (Arctium Lappa L.) est bonne. Il s'agit d'un légume très utilisé autrefois mais aujourd'hui oublié. Pour éviter qu'elle soit ligneuse, il est nécessaire de la ramasser la première année de vie de la plante, avant que se développe la hampe florale, de l'automne au printemps. On la mange crue ou cuite à l'eau ou dans de l'huile. Les grosses côtes de feuilles encore jeunes de la bardane s’apprêteraient comme des asperges en mai.

Il est conseillé de tremper au moins une fois dans du vinaigre les plantes avant de les laver. Ne ramassez pas non plus les plantes qui poussent près de champs cultivés ou des routes goudronnées.

Pour se prévenir des vers intestinaux l'ail est très bien ; et il existe plusieurs plantes sauvages vermifuges.

fraisiers300lm Photographie de gauche : Fraisier des bois (Fragaria vesca).

Les jeunes feuilles fraîches d'alchémille commune pourraient être mêlées aux salades ou cuites comme les épinards.

Les feuilles d’alchémille et de primevère officinale donnent un goût paraît-il léger et très fin mélangées au thé de Chine.

Les feuilles et fleurs d'alliaire officinale qui se trouvent en abondance durant ce mois peuvent remplacer l'ail dans un gratin dauphinois.

Le sommet des tiges tendres des inflorescences de l’amaranthe se dégustent, paraît-il, avec une mayonnaise de la même manière que les asperges.

coquelicot300lm Photographie de droite : Coquelicot (Papaver rhoeas).

Photographie de gauche : Les Idylles de Bion et de Moschus, Traduites de Grec en Vers Français, avec des Remarques, Amsterdam, Henry Desbiordes, 1688.

IdyllesdeBionetdeMoschusTitre300lm Le rhizome d'ansérine serait comestible cuit ou séché pour en faire du pain ou des bouillies. Les jeunes feuilles tendres de la potentille ansérine pourraient être préparées comme légume et en potage.

Crêpes à l’aspérule odorante : Faire en sorte que les crêpes soient très fines, presque transparentes, laissant voir les feuilles comme les papiers de fleurs. Coulis de fraises à l’aspérule : Faire fondre du sucre de canne complet bio dans de l’eau à feu doux, ajouter la plante entière sans la racine d’aspérule odorante, retirer du feu et laisser infuser quelques heures. Filtrer en exprimant bien. Ajouter les fraises préalablement mixées pour le coulis. Servir avec des fruits rouges, bien mélanger le tout, et présenter avec en décoration quelques fleurs et feuilles d’aspérule odorante. Récipient d’aspérules : Il s’agit de mettre dans un récipient des fleurs comestibles dont certaines à l’aspérule dans un peu d’eau, de placer dedans un autre saladier légèrement lesté, de passer au congélateur ; puis de renouveler plusieurs fois pour que les fleurs ne restent pas à la surface ; démouler en mettant de l’eau chaude autour du premier saladier et dans le second. Ce récipient fleuri peut se conserver au congélateur et servir pour présenter glaces, fruits rouges …

LeBergerFideleTitreFrontispice300lm Photographie de droite : Le Berger Fidèle. Traduit de l'Italien de Guarini En Vers Français. Bruxelles, Jean de Smedt, 1705.

Les beignets de jeunes feuilles de grande consoude sont un régal : Préparer un peu de pâte avec une pincée de sel, de la farine et de l’eau. Faites revenir dans de l’huile les feuilles pliées. Puis les mettre dans la pâte et faire cuire dans l’huile. La grande consoude serait très riche en protéines. Elle contiendrait de nombreux minéraux tels le calcium, le phosphore, le fer, le manganèse, le cobalt, les vitamines B 1, B 2, P et B 12. Ce serait la seule plante terrestre connue capable de produire la vitamine B 12. Il ne faut pas prendre de doses trop fortes de feuilles de consoude.

ChantSeptieme300lm Photographie de gauche : Le Temple de Gnide. Mis en Vers Par M. Colardeau. Paris, Jay Libraire, sans date (XVIIIe siècle).

La tige feuillée du cresson de fontaine se cueillerait très verte et bien lavée (car elle peut transmettre une maladie parasitaire : la distomatose). Elle serait très riche en vitamine A, B2, C, E, PP et en sels minéraux, phosphore, fer, iode, calcium. L’espèce cultivée a les mêmes propriétés que la sauvage.

Les jeunes feuilles du fraisier peuvent être adjointes aux potages et salades en mai. Voir rubrique précédente.

Les fruits du gratteron permettraient de faire une sorte de café, de même que la racine torréfiée dont on ferait aussi une belle teinture rouge.

On préparerait une salade avec des très jeunes feuilles de hêtre, aubépine, tilleul, cerneaux de noix et fleurs d’aubépine en décoration.

Les jeunes pousses du houblon du printemps pourraient être mangées accommodées comme des asperges.

Tout au fond de la fleur du lamier blanc se trouverait un nectar à consistance mielleuse que les enfants aimeraient à sucer. Les feuilles du lamier blanc, jaune ou pourpre se préparent comme les épinards.

La mâche doucette est très bonne en salade

La racine d'onagre pourrait se consommer cuite, par exemple en sauce blanche, coupée en rondelles. On la récolte l’année du semis avant qu’elle fleurisse.

SureauFleursDetail400lm Voir recettes aux orties du mois d’avril. Il est à noter que l'on fabrique facilement un très bon et malodorant engrais en mettant pendant trois semaines la plante sans sa racine dans de l'eau. La cueillir avant sa floraison et surtout avant qu'elle fasse des graines qui se dissipent rapidement. Les fibres tissées permetteraient de confectionner une toile très solide. Pour calmer les brûlures d’ortie, le jus d’oseille serait efficace. Frotter une feuille de plantain l'est aussi.

SureauFleurs300lm Photographies de droite et de gauche : Sureau noir (Sambucus nigra).

Les fleurs de sureau noir ont un léger parfum et un goût particulier. Ajoutées au lait de la préparation d’une crème anglaise elles donnent un goût spécial à celle-ci que l’on aime plus ou moins, mais qui est significatif d’une réelle valeur culinaire (les enlever après avoir bouilli le lait). On fait de délicieux beignets avec ces fleurs et des choux à la crème. Elles sont laxatives. D'autres plantes sont au contraire astringentes comme les jeunes feuilles de fraisier des bois. Pour des beignets : faire frire les corymbes enrobés de pâte (farine et eau seulement). Cette recette est très simple mais savoureuse. Ces fleurs permettraient la conservation des pommes si on les met dans un carton en alternant une couche de fleurs et une de fruits. On pourrait tailler des sifflets dans le bois de sureau. Le vinaigre de sureau consisterait à faire macérer ses fleurs dans du vinaigre de vin avec quelques grains de poivre dans une bouteille en verre transparente fermée. Exposer au soleil pendant deux semaines et filtrer.

Les graines de trèfle des prés pourraient être mises à germer.

Ajouter des feuilles de tussilage à des soupes (voir recette en automne).

Semoule aux fleurs de valériane : Faire bouillir un litre de lait, y verser 100 g de semoule fine et 1 bouquet de fleurs de valériane hachées (3 cuillerées à soupe). Laisser bouillir faiblement tout en remuant pendant 6 minutes environ. Incorporer du sucre de canne non raffiné bio et faire cuire 2 autres minutes en mélangeant jusqu’à ce qu’il ait fondu. Ajouter deux jaunes d’œufs une fois que la semoule a légèrement tiédi pour lui donner un peu plus de consistance (facultatif).

Commencer à repérer où les fleurs blanches des fraisiers des bois s’épanouissent. Ces fraises que l’on commence à trouver au mois suivant sont bonnes mais minuscules et remplissent difficilement une petite barquette. Alors mieux vaut savoir où les récolter en 'quantité'.

Poème de Li Po (701-762), traduit par Patrick Carré et Zéno Bianu, intitulé

Réveil de l’ivresse un jour de printemps :

« Si la vie en ce monde est un grand songe,
A quoi bon la gâcher en se donnant du mal ?
Aussi pour moi tout le jour je suis ivre,
Et me couche effondré au pilier de la porte.

Au réveil, je regarde au-delà du perron ;
Un oiseau chante parmi les fleurs.
“ Dis-moi, quelle est donc la saison ? ”
“ C’est le vent du printemps qui fait parler le loriot vagabond. ”

J’en suis ému, et je vais soupirer ;
Mais face au vin, je m’en verse à nouveau.
A voix haute je chante en attendant le clair de lune ;
Ma chanson finie, tout est oublié...

Photographie du dessous : Géranium Herbe à Robert (Geranium robertianum).

GeraniumRobert300lm © Article et photographies LM

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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 09:00

cavalierdetail500lm Cette estampe dessinée et gravée par Jazet (sans doute Jean-Pierre-Marie Jazet : 1788 - 1871) illustre très bien la mode française dont il est question dans le dernier paragraphe de l'article intitulé Anglomanie, partie 1 : dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et dans les premières années du XIXe. On y remarque aussi que même dans les campagnes françaises on suit la mode et s'habille avec goût et délicatesse. Ici nous sommes au début du XIXe siècle, entre 1807 et 1809 ; probablement en 1809 comme le laissent à penser les vêtements. L'artiste a alors 21 ans. Le dessin original date sans doute de cette période ; l'impression étant semble-t-il postérieure. Les femmes sont encore habillées avec une robe à l'antique. L'une porte un châle. Le jeune garçon est en jockey ; ce qui est très chic. Le jeune homme monte un étalon racé très soigné, et est habillé dans le pur style de la mode masculine de l'époque : avec un chapeau rond qui donne quelques années plus tard le haut-de-forme, des cheveux courts 'à la Titus', un pantalon (c'est le début de cette mode) clair … Une femme est visible dans l’entrebâillement sombre de l'entrée de la maison. Il s'agit peut-être de la mère, de la grand-mère ou de la tante de ces belles et de ces beaux, car c'est ainsi que l'on nomme les petits-maîtres de cette époque.

© Article et photographie LM

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Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 09:00

LesMontparnosTitre431lm20 J'ai écrit précédemment un article sur Le Montparnos, le Fauve, le Surréaliste et les intellectuels à la mode. Dans Cafés parisiens littéraires et artistiques il est question notamment des cafés de Montparnasse à Paris, dans un quartier dont le nom ne cache rien de sa vocation artistique : le mont Parnasse en Grèce étant supposé abriter Apollon et les Muses. Ce nouvel article a juste pour but de présenter un roman de Michel Georges-Michel (pseudonyme de Georges Dreyfus : 1883-1985) intitulé Les Montparnos, avec des gravures sur bois de Touchagues (1893-1974), édité à Paris chez Arthème Fayard & Cie en 1933. La première édition de ce livre date de 1929. Il met principalement en scène ce qu'on appellera 'l’École de Paris' en particulier constituée de peintres juifs de Montparnasse ; école dont l'auteur lui même est un des acteurs. C'est lui qui semble-t-il emploie pour la première fois le terme de « montparnos ».

© Article et photographie LM

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