8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 07:58

Le Musée national du château de Malmaison est l’endroit rêvé pour aller fouiner Dans les armoires de l’impératrice Joséphine. Ancienne demeure de cette dernière, on y est un peu comme au temps du Consulat et du Premier Empire ; surtout que cette maison de campagne de Bonaparte/Napoléon et de sa femme Joséphine de Beauharnais vit le Consulat s’y réunir. Je ne connaissais pas cet endroit qui est un lieu à découvrir, meublé Premier Empire, avec de nombreux objets et œuvres d’art d’époque.

C’est tout en haut, dans le grenier, que l’exposition a lieu du 7 décembre 2016 au 6 mars 2017. Elle est constituée de presque la totalité de la collection vestimentaire du musée qui ne possède plus les centaines de vêtements que la première femme de Napoléon porte, en partie parce que l’impératrice suit la tradition des monarques de la « réforme des vêtements » : Deux fois par an elles se rend dans « ses atours », c’est à dire le lieu où sont rangés ses vêtements (robes, bonnets, chapeaux…), en mettant certains « à la réforme ». Son entourage (la dame d’atours et premières femmes) se partage alors ces habits réformés mis en lots composés par le sort.

La collection constituée par le musée est en particulier composée de donations et de quelques achats. Elle n’avait pas été montrée depuis longtemps du fait de l’extrême fragilité de ses items. Parmi les cinquante costumes et accessoires du vêtement féminin du Premier Empire qui sont exposés, beaucoup de mousselines, tulles, crêpes de soie, dentelles... offrent des exemples de la légèreté vaporeuse de ces habits dont certains, malgré leur fragilité, sont pourtant agrémentés minutieusement d’ornements précieux (lames dorées, ivoires, broderies de fils de soie, d’argent ou d’or, perles de verre, etc.). Ce sont de véritables prouesses.

C'est sans aucun doute une prouesse pour les restaurateurs et conservateurs du musée de prendre ainsi soin de ces habits, dont la plupart sont comme neufs et d’une propreté étonnante. Le moindre petit clinquant brille comme au premier jour. Pour cela on regrette de ne pas voir ces robes et manteaux au grand jour, ou mieux encore à la lueur des bougies dont les mouvements lumineux doivent faire scintiller tous ces ornements d’or et d’argent, brodés, et donner aux matières (velours…) d’infinies et changeantes nuances. J’insiste sur le travail des conservateurs et restaurateurs. Manipuler de tels vêtements nécessite une méticulosité extrême, notamment pour que les parties métalliques ne s’accrochent pas aux tissus très délicats (tulle…). De plus, avec le temps, certains éléments deviennent très fragiles, comme les fils de soie qui se casseraient facilement. Les laver doit être assez épique. À noter la conférence gratuite du 9 décembre prochain de Cécile Argenton sur La restauration d’une robe. Le texte de présentation de cette manifestation,  sur la manière de restaurer, me semble très intéressant.

L’exposition est donc située tout en haut du château. Le parcours débute dans la salle des atours, lieu authentique où déjà du temps de Joséphine sont rangés ses vêtements, avec quelques sous-vêtements et autres habits intimes. On poursuit avec les robes et manteaux de cour, et d’autres robes moins solennelles. Louis-Hippolyte Leroy, le « couturier » de l’Impératrice, est évoqué, ainsi que d’autres noms. Mais comme à l’époque on ne pose pas sa griffe sur un vêtement, il est difficile de dire qui est l’auteur des exemples exposés. Puis on conclut avec des : châles, écharpes, voiles, chaussures, bottines, chaussons, bourses (ou réticules) et portefeuilles. Certains châles sont particulièrement raffinés. Les chaussures, aux talons plats ne sont alors sans doute pas portées très longtemps, surtout après avoir dansé toute une soirée la valse !

La suite de l’article, avec des photographies prises sur place, sur mon site www.lamesure.fr consacré à la mode.

Ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'exposition peuvent acheter le catalogue de l’exposition (éditions Artlys, 19 €).

Photographie ci-dessus à gauche : Robe de cour à traîne du début du Premier Empire en tulle de soie ivoire brodé de lame et de filé métallique dorés, doublure de satin de soie blanc. Robe H. 1,54 m ; traîne 3 x 1,8 m. Don prince et princesse Napoléon, 1979. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau. © Rmn-Grand Palais (musée national des / châteaux de Malmaison et Bois-Préau) / Photo DR.

Photographie ci-dessus à droite : Manteau de cour attribué à l’Impératrice (détail). Corne d’abondance avec fleurs. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau. © Rmn-Grand Palais (musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau) / Photo Gérard Blot.

Photographie ci-dessous : Manteau de cour attribué à l’Impératrice (vue de profil). Macro sur broderie. Rueil-Malmaison, musée national des châteaux de
Malmaison et Bois-Préau. © Rmn-Grand Palais (musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau) / Photo Gérard Blot.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 07:58

La Communauté de Communes du Lunévillois propose, depuis novembre 2016 jusqu’au mois de septembre 2017, de rendre un hommage appuyé à Mme Émilie du Châtelet (1706 – 1749), une des grandes femmes des Lumières. Pendant toute cette période, le visiteur pourra s’instruire sur le XVIIIe siècle, et se baigner dans son atmosphère, à travers un cycle de conférences et de concerts, et en mai 2017 grâce à une exposition dont nous reparlerons le moment voulu.

Photographies du site http://www.cc-lunevillois.fr/emilie_s.html.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 07:58

J’ai dernièrement été invité à Moulins, une ville à 2h30 de Paris par le train, très intéressante pour son dynamisme culturel et son patrimoine ancien. Avant d’en parler dans un prochain article, voici dès à présent présentée l’exposition De couleurs et d’or, qui se déroule depuis le 26 novembre 2016 jusqu’au 17 septembre 2017 au Musée Anne-de-Beaujeu.

Le titre ne nous apprend pas grand-chose sur cette exposition dont l’objectif est de présenter des objets prêtés exceptionnellement par le musée national du Moyen Âge (Hôtel de Cluny à Paris), en travaux en ce moment, et d’autres de la collection du musée Anne-de-Beaujeu qui possède de très intéressantes œuvres médiévales. Peintures, sculptures, manuscrits, tapisseries, mobiliers, céramiques, objets d’orfèvrerie… de grande qualité, en particulier des XVe et XVIe siècles (avec quelques exemples depuis le XIIe), constituent un bel ensemble que toute la famille est invitée à venir visiter, toute l’exposition étant jalonnée d’informations adressées aux enfants qui peuvent se déguiser, lire et découvrir tout cet univers qui se place à leur mesure.

« Le musée Anne-de-Beaujeu est un musée d’art et d’archéologie installé depuis 1910 dans une partie du palais des ducs de Bourbon. Cette aile, commandée par Pierre de Beaujeu, duc de Bourbon, et son épouse Anne de France, est construite aux alentours de 1500. Pour la première fois en France, le style architectural de la Renaissance italienne est adopté. Ce musée réunit alors deux collections : le fonds essentiellement composé de peintures du musée municipal [...] et un ensemble très important réuni par une société savante, la Société d’émulation du Bourbonnais, depuis 1851. [...] Sans compter les œuvres issues du Bourbonnais 1 , les collections du musée concernant le Moyen Âge et la Renaissance comptent dès les années 1860 des pièces admirables en peinture, sculpture et art décoratif. Ce fonds continue de s’enrichir au fil des années par des dons mais aussi par des achats sur le marché de l’art et des dépôts du musée du Louvre. »

« Les collections conservées au musée Anne-de-Beaujeu forment deux ensembles distincts. Le premier de ces ensembles est étroitement associé à l’histoire du Bourbonnais au 15 e et au début du 16 e siècle avec le mécénat artistique des ducs de Bourbon et de leur entourage. Il est majoritairement représenté par des sculptures provenant du duché et destinées à des lieux de dévotion ou des espaces laïcs. Il est complété par des fresques et des objets d’art décoratif. Par ailleurs, le Triptyque du Maître de Moulins, chef-d’œuvre de l’art français des années 1500, est conservé à proximité, au sein de la cathédrale de Moulins. Le deuxième ensemble est constitué de peintures sur bois des 15 e et 16 e siècles provenant des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie. Cinq de ces œuvres sont des MNR (Musées Nationaux Récupération) 1 . Des sculptures, objets d’art, pièces d’armement complètent cet ensemble. Les œuvres les plus notables ont bénéficié d’importantes campagnes de restauration et seront visibles, dans une salle entièrement réaménagée, en 2017. »

Photographies ci-dessus : Bois sculpté, peint et doré de Sainte Barbe. Malines, Belgique. Vers 1515-1520.  30,5 x 13 x 5 cm. Paris, musée de Cluny (legs de François-Achille Wasset en 1906). © RMN-Grand Palais (musée de Cluny – musée national du Moyen-Âge) / Jean-Gilles Berizzi Service presse / musée Anne-de-Beaujeu. Le visage de cette statue est peint de blanc rehaussé de pourpre et ses yeux et cils de noir, comme le maquillage d’usage chez les femmes depuis la plus haute Antiquité jusqu’au moins la fin du XVIIIe siècle. Une particularité du bas Moyen Âge est la manière d'épiler le haut du visage afin de faire paraître le front haut, alors que durant l’Antiquité la mode est au front bas. Cette dame porte un habit à crevés avec des manches pendantes, dont le bon état de polychromie permet d’apprécier même la doublure.

Photographie ci-dessous : « Pietà d'Andrea della Robbia (Florence, 1435-1525), de vers 1505. Terre cuite peinte et partiellement émaillée. Moulins, musée Anne-de-Beaujeu (Fonds ancien du musée, achat en 1867). © Photo Jérôme Mondière. » Cette céramique comprend des parties émaillées, et d’autres non qui étaient peintes (les couleurs ont disparu avec le temps).

Photographies ci-dessous : Cette magnifique statue de la Vierge à l’Enfant appartient au musée Anne-de-Beaujeu. Elle provient de la chapelle du château de Montcoquet à Monétay-sur-Allier dans l’Allier. Elle est en pierre (calcaire), date de vers 1410 et a été fabriquée dans un atelier salzbourgeois en Autriche. Elle a conservée sa polychromie. Elle appartiendrait à un type de production élaboré en Bohême autour de 1400 appelé « Belle Madone ». Son visage est d’une expression d’une grande beauté, communiquant à celui qui le regarde la lumière de la grâce dans laquelle la Vierge se trouve. Son maintien, en forme de S avec le ventre en avant, est caractéristique de la fin du Moyen Âge, mais déjà présent dans l’Antiquité. Elle porte une longue tunique bleue avec une ceinture verte décorée de fleurs en or. Son drapé est un lourd manteau bleu tenu sur la poitrine par une fibule.

Photographies ci-dessous : Ce relief provenant d’un retable d’Allemagne du Sud (Souabe méridionale), de vers 1470 – 1480, est en bois et conservé au musée Anne-de-Beaujeu. Il s’agit peut-être d’un porte-chape, l’équivalent du porte-drapeau, la chape de St-Martin étant portée lors de batailles.

Photographies ci-dessous : Statue d’un retable représentant sainte Marthe, d’Allemagne du Sud (Haute-Souabe), de vers 1515 – 1520 et en bois avec des restes de polychromie. Elle est conservée au musée de Cluny.

Photographies ci-dessous : Statue d’une Vierge à l’Enfant de vers 1515 – 1525, en bois, du musée Anne-de-Beaujeu.

Photographies ci-dessous : Détail d’un groupe sculpté, en bois de chêne, d’Anvers (Belgique), de vers 1520 – 1530 et conservé au musée de Cluny. Cette femme porte une coiffure caractéristique du XVIe siècle, en forme de casque.

Photographie ci-dessous : Détail d’un relief du bas Moyen Âge.

Photographie ci-dessous : Coupe de mariage en faïence lustrée de Deruta (Italie du Centre), de 1500 – 1520, appartenant au musée Anne-de-Beaujeu.

Photographies ci-dessous : Cruche en grès, de Cologne en Allemagne, de vers 1535 – 1565 et conservée au musée Anne-de-Beaujeu.

Photographies ci-dessous : Coffre de mariage décoré de scènes courtoises, d’Italie du Nord, de vers 1460 – 1480 (?), en bois, du musée du Cluny. Scènes de l’univers courtois autour d’une fontaine.

Photographie ci-dessous : Dessin d’un homme sauvage dans une lettrine d’un manuscrit de vers 1462 – 1487. Moulins, Archives départementales de l’Allier. Le thème de l’homme sauvage est propre au Moyen Âge et particulièrement intéressant, car à l’opposé de la sophistication des modes d’alors.

Photographies ci-dessous : Socle d’une croix processionnelle parisienne du XVe siècle, en cuivre doré et conservée au musée de Cluny.

Le billet pour cet exposition ouvre aussi aux salles de la collection permanente et à une demeure du XIXe siècle dont tout le mobilier a été conservé. Mais j’en reparlerai !

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 07:58

Pour Noël, le Château de Vaux-le-Vicomte se pare de féerie. Voir ici.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 17:02

Le sujet de la nouvelle exposition du château de Versailles, qui commence ce 29 novembre 2016 pour se poursuivre jusqu’au 26 mars 2017, est très alléchant : Fêtes et divertissements à la Cour. On peut y admirer de très nombreux objets et œuvres d’époque, ainsi que quelques reconstitutions, tout cela accompagné de films permettant de parcourir cette exposition calmement en s’asseyant de temps en temps. Les espaces parfois exigus demandent par grande affluence de la patience pour admirer certains items. Il est donc nécessaire de se donner du temps. Prenez-le.

Le palais de Versailles est sans aucun doute LE lieu du divertissement à la fin au XVIIe siècle et du début du XVIIIe, même si toute la France d’alors s’adonne joyeusement aux réjouissances de toutes sortes, en particulier à Paris : à l’Opéra, au Palais-royal, sur les Boulevards, etc.

L’exposition commence avec le thème de la chasse dont les rois sont très friands.

Elle se poursuit sur celui très intéressant des derniers carrousels, qui ont d’abord remplacé les tournois interdits depuis la mort d’Henri II. Le carrousel « connaît ses derniers feux à Versailles, en 1664 lors des Plaisirs de l’île enchantée, puis en 1685 et 1686 à l’initiative du Grand Dauphin, à la Grande Écurie. Mais cette forme de ballet équestre est vouée à disparaître. Costumes luxueux et harnachements chamarrés dans une grande manière baroque entraînent les seigneurs de la cour à des dépenses exorbitantes. »

La partie sur les lieux du divertissement présente notamment le décor à l'italienne le plus ancien au monde, parvenu presque intact et entièrement restauré : le décor du Temple de Minerve, datant de 1754, des frères Slodtz, construit par Louis-Alexandre Girault ( ?-1778), menuisier-machiniste des Menus-Plaisirs et modifié par Louis-René Boquet (1717-1814). Le public peut le découvrir dans la pénombre (du fait de sa fragilité) et le parcourir. « Très régulièrement utilisé jusqu’au début du XXe siècle, le tableau du Temple de Minerve est toujours dans son état du XVIII e siècle. » « Les services des Menus-Plaisirs du roi, en charge de l’organisation des cérémonies, fêtes et spectacles à la cour, redoublaient d’ingénierie et de savoir-faire pour transformer, par exemple, le manège de la Grande Écurie en scène de théâtre ou en salle de bal, ou réaliser de véritables prouesses techniques comme la salle à transformations de l’Opéra royal. »

Le thème qui suit est celui de la Comédie, avec de très beaux tableaux de compositeurs, de dramaturges et d’acteurs, ces derniers étant souvent peints d’une manière assez amusante. À noter un élément de décor d'époque de pièce de théâtre, datant de 1774. Cette partie est divisée en trois : « L’ordinaire », « L’intime » et « L’extraordinaire ».

Nous continuons avec la musique et les concerts, avec toujours pour illustrer des objets d’époque : peintures, gravures, livres et ici en particulier des instruments.

La promenade est un divertissement quotidien autrefois. Des peintures, gravures et objets nous rappellent ses plaisirs changeant aux rythmes des saisons : calèches, canots, bateaux, traîneaux...

Le chapitre des jeux offre notamment des exemples de diverses tables de jeux, ainsi que des différents genres de jeux.

Dans la partie consacrée au bal, on apprend beaucoup sur la danse, avec une vidéo expliquant les différentes danses et leurs pas.

Enfin on conclut  sur les « effets du merveilleux » avec toujours des documents d’époque, une vidéo et des reconstitutions.

Comme toujours, et en particulier dans le prolongement de cette exposition, l’Opéra royal du château propose une programmation de soirées de gala, concerts, opéras, ballets, etc.

Oui la fête est un merveilleux thème. Trouver l’occasion de la faire est encore mieux !

Photographies : De dépit, je me contente de présenter les photographies sans légendes. Que le lecteur veuille bien me pardonner… mais quand on a le coeur à la fête on ne l’a pas tout le temps au travail !

Ci-dessous quelques photographies prises lors du vernissage.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:58

Il y a quelques semaines de cela, je faisais des recherches sur les objets figuratifs mérovingiens se trouvant au Musée du Moyen Âge de l’Hôtel de Cluny à Paris. J’ai trouvé très peu de ceux-ci.

Je suis ensuite allé au Musée du Louvre. Là j’ai croisé un peu plus d'éléments de cette époque au niveau du Département des Objets d'art du Moyen-âge, Renaissance et Temps modernes… mais pas grand chose. Le Département des Sculptures du Moyen-âge, Renaissance et Temps modernes, de ce musée, présente quasiment rien d’avant le XIIe siècle, et rien sur cette période.

Sur Paris, au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale, on trouve peut-être plus de choses. Mais je n’ai pas vérifié. Il y a aussi le Musée d’Archéologie nationale du Domaine national de Saint-Gemain-en-Laye. Mais là aussi je ne suis pas allé. Si on s’en réfère à son site, les documents figuratifs mérovingiens sont très peu nombreux.

Mes recherches sur Internet n’ont pas donné grand-chose.

Quant à l’exposition sur Les temps mérovingiens, au musée de Cluny, elle m’a quelque peu laissé sur ma faim. Pourtant les expositions au Musée de Cluny sont généralement bonnes. Celle-ci l’est très certainement. On ne pouvait sans doute pas espérer mieux au niveau des objets d'époque. Il semblerait qu'il ne nous reste que très peu d'éléments de cette période qui pourtant façonne la France, l’engendre même.

Que s'est-il passé ?

Photographie de gauche : « Saint Jérôme, Commentaire sur Isaïe. Fin du VIIIe siècle. Parchemin. Hauteur : 38,5 cm. Largeur : 24 cm. © Bibliothèque nationale de France, Paris. » Image retravaillée.

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:58
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 07:58

« Compte tenu de la grande fragilité de ses collections, le Palais Galliera vit au rythme de ses expositions exclusivement temporaires. »

Lorsque je lis sur le site de ce musée cette phrase, je me dis que le Palais Galliera est un musée du vêtement, mais pas un musée de la mode. Encore que, comme musée du vêtement et dans le cadre d'une présentation permanente, il pourrait exposer des tableaux, gravures, livres, meubles... liés aux habits. Il serait aussi possible de montrer des vêtements par roulement.

Le mieux dénommé Musée des Tissus de Lyon ne fait pas tous ces chichis. Il est ouvert au public depuis 1865 ! Aujourd'hui on lui fait des misères : On voulait le fermer... On l'avait dit sauvé (voir ici)... Il est à nouveau dans une impasse et son avenir compromis. La ville et la région ne veulent pas s’engager pécuniairement (voir articles du Journal des Arts et de Lyon capitale), alors que des sommes faramineuses on été englouties dans la création du Musée des Confluences, et que la capitale des Gaules a vendu récemment son Grand Hôtel Dieu (voir article ici).

Pour en revenir au musée du Palais Galliera : lors de la présentation du plan de 'rénovation' du patrimoine muséal de Paris par la mairie, il y a plus d'un an de cela, on a appris que celui-ci allait être agrandi. Si cette réorganisation se fait dans le même esprit que jusqu'à présent, qu'attendre de grandiose, de fabuleux, de digne de ce que représente, ou représentait, la mode en France ?

La mode, je le rappelle, ne concerne pas que la façon de se vêtir, mais comprend tous les nouveaux rythmes (voir Les Petits-maîtres de la mode). Des documents sur l’histoire de la mode, il y en a une infinité, et sur tous les supports.

Alors à quand un véritable musée de la mode à Paris, qui en est la capitale mondiale depuis des siècles ? La ville de Lyon à quant à elle une très longue histoire de fabrication de tissus, et mérite aussi un grand musée !

 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 07:58

Il m’arrive de parler dans ce blog d’expositions que je n’ai pas vues, parce que le sujet est intéressant et afin de montrer certaines belles œuvres. En voici quelques-unes de celle intitulée L’ Odyssée des animaux. Les peintres animaliers flamands du XVIIe siècle, qui se déroule jusqu’au 22 janvier 2017 au Musée de Flandre, à Cassel, dans le département du Nord.

Photographies ci-dessus et à droite : « Roelandt Savery (1576-1639). Deux chevaux et des palefreniers. Huile sur bois. Courtrai, Broelmuseum. © Stedelijke Musea Kortrijk. » 

Photographie ci-dessous : « Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) . Têtes de brocards. Huile sur bois. Narbonne, musée d'art et d'histoire. © Jean Lepage, ville de Narbonne. » Parfois je vois des chevreuils dans les bois d'Île-de-France, ce qui me réjouit le coeur.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 10:15

L'École des chartes de Paris organise une intéressante conférence de Mme Graziella Pastore, docteur en philologie romane de l'Université de Turin et à l'Université Paris-3-Sorbonne-Nouvelle, sur Le Livre de jostice et de plet : Une compilation médiévale à la croisée du droit romain et du droit coutumier, le mardi 29 novembre 2016, à 17 h, au 65 rue de Richelieu, Paris 2e (salle Delisle).

« Le Livre de jostice et de plet fait partie des compilations anonymes du XIIIe siècle qui mélangent droit romain et droit coutumier dans une visée et pour un public dont nous ne connaissons encore que très peu d’éléments. Conservé dans un seul manuscrit (Paris, BnF, fr. 2844), cet ouvrage nous renseigne sur la circulation et l’assimilation du « droit savant » et sur ses rapports avec la coutume écrite, ainsi que sur les premières tentatives de rendre en français les concepts juridiques latins. »

Photographie : « Le Livre de jostice et de plet. © Paris, BnF, français 2844 (feuillets 4r et 110r). »

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