14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 07:58

Il y a quelques années de cela, vers 2010, alors que je me promenais dans les jardins du château de Versailles, je fus étonné de voir que les statues du XVIIe siècle qui l’agrémentaient étaient toutes blanches, comme neuves… mais ravagées. En ‘restaurant’ ces statues, ou plutôt je devrais dire en les décapant, des volumes entiers de surface étaient détruits. Cela donnait une impression vraiment bizarre. Ce genre de restaurations est très commune de nos jours. On nous dit que l’on emploie un procédé qui n’attaque pas la pierre. Pourtant de visu le résultat n’est pas bon, et les sculptures nous apparaissent définitivement atteintes. D’abord pourquoi vouloir gommer le temps ? Une restauration doit faire en sorte que l’objet d’art ne se détériore pas plus, mais pas lui donner une nouvelle jeunesse, en particulier pour les statues. Nettoyer une statue ce n’est pas comme le faire d’un tableau que le peintre a préalablement protégé d’un vernis protecteur. Dans ce cas on n’attaque pas l’oeuvre. Lorsqu’on ‘nettoie’ une statue, quoiqu’on puisse dire, on touche directement à l’oeuvre.

À gauche et à droite nous avons des photographies (© Coyau, travail personnel), prises le 2 juin 2011, d’une statue des jardins du château de Versailles (cliquer sur les photographies pour un agrandissement). Il s’agit d’Isocrate, sculpté par Pierre Granier (1684-1688). L’objet est d’une blancheur totalement glauque. De près, toute la finesse de la statue a disparu. Et c’est comme cela pour presque toutes les statues en pierre des jardins du château !

En 2015 une polémique a surgi concernant la restauration de la Cathédrale de Chartres. Voir article du Figaro ici. La réponse de l’ancien architecte en chef des Monuments historiques, en charge de ce chantier de 1998 à 2013, est étrange (voir ici). Il fait comme si la cathédrale de Chartres était à l’origine d’un blanc éclatant, et feint d’ignorer qu’elle était entièrement peinte de couleurs (les sculptures, les murs, les voûtes, les piliers, etc.). La décaper ainsi, c’est ne laisser aucune chance aux méthodes futures pour découvrir quels étaient ces revêtements, c’est effacer le temps et abîmer irrémédiablement. Et puis ce n’est pas du tout revenir à l’original !

Dernièrement un ami me parlait de l’Abbaye Notre Dame de Jouarre. Quelle surprise lors de mes recherches sur ce monument de retrouver cette blancheur décapante.

Photographies ci-dessous de chapiteaux de la crypte, (© GFreihalter - travail personnel). Un chapiteau médiéval (peut-être mérovingien) prend le même aspect qu’une statue du XVIIe siècle. Là aussi ces oeuvres étaient sans aucun doute à l’origine peintes.

Il y a quelques jours, je croisais au musée du Louvre des statues du XVIIe siècle et du début du XVIIIe pareillement restaurées. Bien sûr la pollution a beaucoup abîmé ces sculptures. Elle ne fait qu’augmenter, notamment à Paris. Voir l’article : Pollution de l'air : la mise en danger des bâtiments et monuments anciens.

Parfois ce sont toutes les pierres qui sont changées et même des statues, comme celles (du XIXe siècle) de la Tour Saint-Jacques (voir l’article La tour Saint-Jacques de Paris). Des exemples, il y en a une foule. Dans l'article sur la pollution ci-avant mentionné, je donne l'exemple de toutes les façades du palais du Luxembourg (Sénat), à Paris, entièrement remplacées, pierre par pierre, plusieurs fois depuis l’origine (XVIIe siècle). À l'intérieur, presque toutes les décorations du XVIIe siècle ont disparu.

Pourquoi s’acharner à tout rendre neuf ? La piscine Molitor a été entièrement détruite, sauf la façade (voir le passage de cet article lui étant consacré). Une journaliste, pourtant reconnue pour défendre le patrimoine, m’a répondu que ce n’était pas grave, puisqu’on l’a démolie pour la reconstruire presque à l’identique !

Ces pierres que l’on remplace, ou que l’on blanchit maniaquement, ont pourtant beaucoup de valeur. Un exemple (photographies ci-dessous) : Le 25 novembre prochain à Drouot-Richelieu, à Paris, sera vendue une Paire de colonnes du XVIe siècle, provenant du Pavillon central du Palais des Tuileries, estimée entre 250 000 et 300 000 €.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 07:58

Jeune femme à sa toilette en 1515 par Giovanni Bellini.
Voir l'article ici.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:57

Après les expositions « Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X » au palais du Tau à Reims, « Le salon de George Sand » à Nohant en 2014, et « De Versailles à la Motte Tilly, l’abbé Terray, ministre de Louis XV » au château de la Motte-Tilly en 2015, le quatrième volet du partenariat entre le château de Versailles et le Centre des monuments nationaux (CMN) a lieu en ce moment et jusqu'au 15 janvier 2017 dans le logis royal du château d’Angers, résidence des ducs d’Anjou. Cette exposition, intitulée Le goût de la parure. Portraits du château de Versailles, est consacrée aux bijoux dans la peinture du XVIIe siècle au XIXe, et donne à contempler une quarantaine d’œuvres des collections du château de Versailles.

« Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans, dite Madame. Anonyme. XVII siècle. © RMN-GP (Château de Versailles), JG Berizzi. »

« Joseph Werner, Marie-Thérèse en costume à la polonaise, 1663-1664, gouache sur vélin. »

« Anonyme France XVII ème siècle, Louis XIV, roi de France (1638-1715), huile sur toile. »

« Antoine Trouvain, Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, eau forte. »

« Attribué à François de Troy (1645-1730), Louise-Bénédicte de Bourbon, princesse de Condé,huile sur toile. »

« Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun (1755-1842), Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, duchesse d'Orléans, huile sur toile. »

« Robert Lefèvre (1755-1830), Pauline Bonaparte-Borghèse, duchesse de Guastalla (1780-1825), 1806, huile sur toile. »

« Jean-Baptiste-Paulin Guérin (1783-1855), Marie-Caroline, duchesse de Berry, huile sur toile. »

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:58

Quel drôle de titre, n’est-ce-pas ? Moderniser une architecture remarquable ancienne c’est, je l’ai déjà dit ailleurs, comme moderniser la Joconde en lui ajoutant un cadre moderne ou pire en lui enlevant des parties et/ou en ajoutant d’autres. Pourtant c’est ce que l’on voit partout depuis quelques dizaines d’années. J’ai déjà écrit de nombreux articles sur ce sujet comme dans ceux-là :

Compte-rendu de chantier (voir la fin sur le Château des ducs de Bretagne, du XVe siècle, dont l’architecte dans les années 2000 a détruit une partie pour laisser rentrer plus de lumière !),

Architectures RER,

Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (9) : Pour le respect des architectures anciennes au même titre que tous les autres objets d'art !

Un premier étage moderne de la Tour Eiffel,

Déchéance du grand Louvre : un centre commercial, le Louvre AbuDabi, l'externalisation de ses réserves à Liévin,

Le façadisme,

Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (21) : Autres cas de destructions du patrimoine parisien...

Il y en a d’autres. En fait j’ai tellement écrit sur ce sujet que l’on pourrait composer un livre entier !

Si j’en parle à nouveau aujourd’hui c’est que, lors de ma visite de l’exposition Les temps mérovingiens, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder par le trou de la serrure pour voir où en était le chantier de la ‘modernisation’ du musée de Cluny.

D’abord il faut dire que tout est caché par une balustrade en bois. Les photographies que j’ai prises de l’avancement de ces « restaurations » l’ont été au niveau de la serrure d’une porte et en dessous d’elle. Comme on peut le voir ci-dessous (cliquer sur les photographies pour un agrandissement), les panneaux indiquent des restaurations :  « Restauration de vestiges antiques », « Restauration des vestiges des gallo-romains » et « Restauration des façades et couvertures du bâtiment Boeswillwald ». Il ne s’agit pas encore de la construction d’un nouvel accueil.

Voici quelques photographies de cette ‘restauration’ prises comme je l’ai dit de manière acrobatique.

Quant au bâtiment qui va être mis là, j’en parle dans cet article : Le béton entre au Musée du Moyen Âge de Cluny.

Petit à petit on dénature tout notre patrimoine immobilier ancien remarquable. Finalement on ne fait pas mieux qu’autrefois, et même souvent pire dans la mesure où on détruit plus en profondeur. Évidemment pour l’Hôtel de Cluny et ses thermes romains ce n’est pas le cas… mais bétonner ainsi c’est de trop. Pourquoi ne pas déplacer une partie des collections en face, dans un autre bâtiment extérieur à ce lieu magique ? Vouloir absolument faire rentrer le plus de monde possible dans des lieux anciens, pas faits originellement pour cela, en les ‘modernisant’, c’est enlever leur âme, et petit à petit éteindre la lumière sur le passé qu’ils entretiennent.

Un autre exemple ci-dessous parmi une multitude : la nouvelle entrée du Musée de la Cour d’or à Metz. Dans le site du musée, cela est appelé de la « rénovation » : le fait de casser des murs et de mettre dans un bâtiment du XVIIe siècle de l’architecture moderne.  À noter ces quelques mots évocateurs sur la page du site du musée consacrée : « L'endroit, au charme aujourd'hui désuet [...] ». Ce « charme désuet » nécessitait donc d’être supprimé selon eux, en modernisant, en offrant de la transparence, de la lumière… pour parler novlangue. Que se passera-t-il quand on trouvera que la Joconde a « un charme désuet » ? Quand on regarde les photographies ci-dessous, il est certain que le « charme désuet » du XVIIe siècle a disparu ! Cette maladie qui détruit de l'intérieur s'appelle du façadisme. Elle gangrène de plus en plus d'architectures anciennes remarquables, mais pas seulement.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 07:58

Photographie ci-dessus : Calice de Gourdon. Seconde moitié du V e siècle. Or et grenats. Hauteur : 7,4 cm. Diamètre : 4,4 cm. © Bibliothèque nationale de France, Paris.

Les temps mérovingiens, voilà un thème intéressant qui retourne à une époque volontairement oubliée de notre histoire ; d’abord par les carolingiens qui firent de ces rois, qui régnèrent sur la France du Ve siècle au milieu du VIIIe, des fainéants, capables simplement de porter de beaux cheveux et barbes longs (emblèmes de la royauté)… légende qui perdura par la suite. Un temps oublié aujourd’hui encore. Cherchez au Louvre des objets de cette période : Il y en a peu et aucune statue. Même le musée de Cluny, qui nous propose cette exposition jusqu’au 13 février 2017, ne montre presque rien dans son exposition permanente, non seulement de cette période mais aussi de tout ce qui précède le XIIe siècle : quelques chapiteaux d’un même ensemble du XIe siècle et des parures (fibules…)… mais c’est tout ! Pour un musée dédié au Moyen Âge c’est peu. Dans l’exposition, parmi les 183 œuvres que le dossier de presse recense, j’en ai compté seulement 24 provenant du musée. La plupart appartiennent à la Bibliothèque nationale de France (Cabinet des Médailles inclus) mais aussi à quelques autres lieux français et internationaux. Disons que le Musée de Cluny se rachète avec cette exposition ! Parcourons-la !

Pour une personne curieuse de la mode comme moi, il y a plusieurs items très intéressants. Un vêtement de la reine Bathilde de la seconde moitié du VIIe siècle en est un. Il est en toile de lin et broderie de soie. Les tissus du haut Moyen-Âge conservés de la France actuelle sont très rares ! Le cartel de l’exposition indique qu’il s’agit d’une chasuble. Normalement la chasuble est de forme circulaire, percée d’une ouverture au centre afin de passer la tête. Il s'agit sans doute d'un mantel à parer fermé par une cordelière que l'on voit. Elle se porte dans le dos.

Fibules, ceintures, bagues, boucles, épingles, pendentifs sont d’autres objets liés à l’habillement que les tombes ont plus facilement conservés, ceux-ci étant beaucoup moins fragiles que les tissus. L’exposition présente plusieurs de ces objets, et on peut en apprécier d’autres au premier étage du musée dans la salle aux cloisonnés (je crois appelée la salle du trésor) : des agrafes antiques et médiévales, ainsi que des colliers, bijoux de bras… antiques.

Ci-après nous avons les trois principales formes de fibules (agrafes) en usage alors. Il y en a de rondes, d’autres plus petites de divers aspects, et enfin certaines ayant une allure  allongée. Ces dernières sont généralement les plus grosses.

Photographie ci-dessous : « Trois fibules de Krautheim-Klepsau. Dernier quart du VI e siècle. Argent moulé, doré et niellé, grenats, cloisonnés. Largeur : 11,3 cm. Longueur : 6,7 cm. Or, verre vert et bleu. Diamètre : 4,1 cm. © Badisches Landesmuseum Karlsruhe. »

Photographie ci-dessous : « Fibule de type Apahida-Tournai » en or, du Ve siècle, conservée au musée du Louvre.

Photographie ci-dessous (les échelles ne sont pas respectées) : À gauche - « Fibule circulaire. VII e siècle. Bronze, grenats, or, argent et verre. Diamètre : 6,1 cm. © Rmn-Grand Palais (musée d'Archéologie nationale) / Gérard Blot. » À droite - « Fibules aviformes. Fin V e siècle - début VI e siècle. Grenat, or, verre. Hauteur : 3 cm. © Rmn-Grand Palais (musée d'Archéologie nationale) / Jean-Gilles Berizzi. »

Photographie ci-dessous : « Mobilier funéraire de la tombe d’Arégonde. Fin du VI e siècle. © Rmn-Grand Palais (musée d'Archéologie nationale) / Jean-Gilles Berizzi. » Nous avons là une boucle de ceinture, une épingle à cheveux, deux autres épingles, deux fibules, deux boucles d’oreille et une bague.

On peut même contempler des chaussures, des bas de chausse et une crosse, le tout ayant appartenu à Saint-Germain (VIIe siècle). Le pied !

Ce n’est pas tout… heureusement… Mais pour finir sur le chapitre mode, la boutique du musée de Cluny propose le très beau catalogue de l’exposition (2009) Le bain et le miroir, qui normalement fait 49 €, pour seulement 20 €.

Les mérovingiens utilisaient toujours le papyrus, en particulier pour l’administration. Cette matière étant très fragile, il ne nous reste que peu d’exemples de cette période. En voici un ci-dessous du VIIe ou VIIIe siècle.

Photographie ci-dessous : « Psautier pourpré dit de saint Germain » du VIe siècle, en parchemin et provenant de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.

Photographie ci-dessous : Disque de Limons, en or niellé et grenats, de la fin du VIe siècle ou du début du siècle suivant, de Limons dans le Puy-de-Dôme et conservé au Cabinet des Médailles de la BNF.

Photographie ci-dessous : « Verre à trompes » de la première moitié du VIe siècle, de Douvrend en Seine-Maritime et conservé au musée des antiquités départementales de Rouen.

Les rois mérovingiens ont préservé la religion chrétienne, bien implantée dans l’Empire romain et déjà adoptée par ses derniers empereurs, ainsi que l’administration romaine civile (Sénat, etc.) et religieuse (évêques...), tout en conservant leurs traditions, dans un syncrétisme assez étonnant. L’Empire romain chrétien garda son unité, bien que dirigé en Occident par les nouveaux venus. Charlemagne l’affermit face aux conquêtes musulmanes en Espagne, en refusant par contre un syncrétisme religieux et en asseyant son pouvoir directement sur la religion chrétienne et le Vatican.

L’exposition présente même des : « authentiques de reliques de sainte Geneviève, de saint Médard, de saint Germain, de saint Marcel, de saint Filodde (?), de la barbe de saint Pierre, des Quarante martyrs de saint Lieutgard ». Ces « authentiques » sont des petits morceaux de parchemins du VIIIe siècle, provenant de l’abbaye de Chelles (Seine-et-Marne), aujourd’hui conservées aux archives nationales à Paris. « Une authentique est une bandelette de parchemin ou de papier jointe par une attache à une relique, qui identifie et authentifie la relique.

À noter : l’exposition Austrasie le royaume mérovingien oublié à Saint-Dizier jusqu'au 26 mars 2017. Celle-ci apporte des compléments d'informations sur cette période.

Photographie ci-dessous : « Croix votive du trésor de Guarrazar. Millieu du VII e siècle. Or, saphirs, émeraudes, améthystes, cristaux de roche, perles, nacre et jaspe. Hauteur : 18,5 cm. Largeur : 10,8 cm. © Rmn-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen Âge) / Michel Urtado. »

 
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:23

Certaines ventes aux enchères sont de véritables expositions. Celle du 15 novembre à Artcurial (Paris), sur la Collection Alfred de Vigny cédée par ses descendants, en est certainement une. Elle comprend de nombreux manuscrits de cet écrivain, mais aussi d’Hector Berlioz, Victor Hugo, Charles-Augustin Sainte-Beuve, David d’Angers, Alexandre Dumas, Alphonse de Lamartine, Franz Liszt, Alfred d’Orsay... des aquarelles d’Eugène Delacroix, des dessins d’Alfred de Vigny lui-même, des portraits, photographies, etc. L’exposition de cette collection aura lieu du 10 au 14 novembre inclus... Et c'est gratuit !
Le catalogue est visible ici en pdf.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 06:58

Les Beaux-Arts de Paris prêtent, du 15 octobre 2016 au 8 janvier 2017, à la Fondation Custodia, 145 dessins pour l’exposition De l’alcôve aux barricades dressant « un panorama historique ambitieux de l’art de la seconde moitié du XVIIIe siècle ».

J’ai déjà dit tout le mal que je pense de la collaboration du service culturel public avec des fondations culturelles privées. Ici, les Beaux-Arts de Paris fournissent les œuvres, et le pigeon de visiteur doit payer pour l’exposition 10 € ou 7 € (tarif réduit).

Fondations et services publics, voir les articles ici :

- Fondation du patrimoine : le patrimoine de villes entières 'offert' à une fondation privée.

- Les jeudis du mécénat, ou comment le service public culturel organise son retrait.

- Fondation du patrimoine suite.

- La dangereuse marche en avant des fondations privées.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:58

Pour sa nouvelle exposition, Crinolines et Canotiers au temps de la Grenouillère, qui se déroule depuis le 16 octobre jusqu'au 15 mars 2017 à Croissy-sur-Seine, « l’Association des Amis de la Grenouillère, avec la participation de l’Association Arts et Chiffons, met en scène tenues de campagne, costumes de bain et robes de bal, tels qu’on les portait à l’époque de gloire de la célèbre guinguette, et les rapproche des tableaux peints par les impressionnistes, artistes témoins de cette époque.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 06:58

Dernièrement le château de Versailles s’est encore fait remarqué avec une histoire de faux. Après les faux meubles il s’agit de faux billets. Si j’en parle, c’est parce que dans les articles qui s’en font l’écho, il est dit que les escrocs seraient des employés saisonniers, dont l'un depuis quatre années (voir article du Figaro ici). Des saisonniers au mois d’Octobre c’est étrange non ? Moi-même j’ai travaillé, il y a quelques années de cela, comme caissier au Monuments nationaux, au parc de Saint-Cloud, pendant onze mois consécutifs en CDD d’un mois renouvelables, et me suis fait congédié du jour au lendemain en plein mois d’août. Les emplois précaires...

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 06:58

Dernièrement je lisais un article (voir ici) sur l’extinction de l’ours des cavernes (Ursus spelaeus) du fait de son régime végétalien. Étant végétarien depuis plus de vingt ans, et connaissant le végétalisme, cela m'a interpellé. Heureusement l’exposition Espèces d’ours, qui a lieu du 12 octobre 2016 au 19 juin 2017 au Jardin des Plantes, prouve le contraire. On y apprend que cet ours préhistorique apparut en Europe il y a environ 150 000 ans, et disparut il y a 28 000 ans. 122 000 ans d’existence c’est plutôt un signe de bonne santé, non ? Ensuite son extinction correspondit à celle de nombreux autres grands animaux préhistoriques à cette époque. L’exposition évoque des changements climatiques en étant la cause. Enfin se haute stature et sa masse musculaire prouve au contraire qu’en étant essentiellement végétalien on peut être en très bonne santé !

Évidemment contempler de très nombreux ours empaillés, donnant un ou plusieurs exemples de toutes les espèces existantes sur notre terre, n’est pas vraiment dans l’esprit du végétalisme. Mais ces objets sont anciens (pas d’animaux tués récemment) avec certains s’inscrivant même dans l’histoire des sciences de la nature.

Comme le stipule le dossier de presse : « plus d’une centaine d’objets issus des collections du Muséum mais aussi prêtés par des institutions extérieures sont présentés dans l’exposition. Parmi eux, il y a 25 spécimens d’ours naturalisés (22 issus des collections du Muséum national d’Histoire naturelle, 3 prêtés par le Muséum de Toulouse) et plus d’une vingtaine de pièces ostéologiques, dont 3 squelettes complets d’ours. »

Cette exhibition donne des renseignements sur la vie de ces animaux et le regard que l’on porte sur eux. L’exposition sur le fleuve Amour qui a eu lieu au début de l’année 2016 au quai Branly (voir ici) montrait l’importance de l’ours dans les cultes chamaniques dans des régions où il est présent.

Photographie ci-dessous : Pas si rassurant ce végétalien d’ours des cavernes préhistorique.

Photographie ci-dessous : Ceux-là sont plus rassurants.

Espèces d’ours est donc à voir, en particulier pour les jeunes (même si il n’y a aucun gros ours en peluche à dorloter). Cette exposition est cependant moins bien que la précédente Sur la piste des grands singes, qui nous plongeait en pleine forêt vierge grâce à une mise en scène astucieuse. Et puis surtout c’est cher pour un musée public : « Espèces d’ours ! + Grande Galerie de l’Évolution - billet couplé : 11/9 € » ou « Galerie des Enfants + Grande Galerie de l’Évolution + Exposition Espèces d’ours ! - offre triple : 13/11 € ». Le prix c’est important.

Mais le jardin des plantes est un lieu plein de magie et d’histoire… naturelle. L’exposition Précieux vélins : Trois siècles d’illustration naturaliste, au Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, qui se prolonge jusqu’au 2 janvier 2017, est moins chère (3/1 €), mais aussi moins importante : « Plus de 40 vélins originaux sont exposés, renouvelés chaque mois en raison de leur fragilité, soit près de 150 vélins durant les trois mois d’exposition. »

Photographies ci-dessous prises à côté du Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes.

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