Le mois de février

Clematitedeshaies300lm.jpgPhotographie : Akènes de clématite des haies.

Durant le mois de février apparaissent les premières fleurs des tussilage, de petite pervenche ... Le perce-neige feurit. Dès la mi-février quelques véroniques se montrent offrant à terre les couleurs du ciel de printemps. La cardamine hérissée présente ses petites fleurs blanches et cela au moins jusqu’en septembre.

Les feuilles de la chélidoine gardent leur douce teinte d’un beau vert souvent perlé de rosée. Celles des violettes forment des tapis de cœurs mouchetant la terre annonçant pour le mois suivant leurs fleurs. On rencontre les feuilles de la grande oseille toute l’année.

Toutes les plantes de janvier peuvent être cueillies en février.

L’écorce de rameaux d'un hêtre de 2 à 3 ans, récoltée en février, serait fébrifuge. Le bois de hêtre contiendrait de la créosote qui serait un puissant désinfectant. Pour assainir un local, brûler de ce bois. Je n'ai pas essayé les recettes suivantes. Contre une fièvre, décoction d’écorce séchée de hêtre, 50 g pour un litre d’eau ; faire bouillir un quart d’heure à feu doux, prendre deux tasses à deux heures d’intervalle. Pour les poumons et la respiration : décoction d’écorce séchée de hêtre, 20 g pour un litre pendant 20 min.

On peut s'amuser à reconnaître les arbres à leur écorce.

Au mois suivant, l'hiver finit et le glanage de plantes reprend, ainsi que les belles promenades au milieu de cette magnifique Dame qu'est Nature. L'année commence vraiment en mars.

© Article et photographie LM

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La Beauté du corps dans l'Antiquité grecque

Diadumene300En collaboration avec le British Museum de Londres la Fondation Pierre Gianadda présente du 21 février au 9 juin 2014 à Martigny en Suisse une exposition sur La Beauté du corps dans l'Antiquité grecque. Une bonne occasion de se rappeler les canons de la beauté classique. Le Discobole300

Photographie de gauche : Le Diadumène. Marbre, 50 ap. J.-C. « Statue très connue attribuée au sculpteur grec Polyclète Ve s. av. J.-C. qui représente un jeune athlète ceignant sa tête du bandeau de la victoire « celui qui se ceint du bandeau » aux jeux olympiques de la Grèce antique. Le Diadumène a été trouvé à Vaison en 1862, et acheté par le British Museum. Vaison-la-Romaine est jumelée à Martigny-la-Romaine depuis trente-cinq ans. Ce Diadumène de Vaison-la-Romaine, réalisé en marbre, est la réplique d’une statue célèbre en bronze de l’Antiquité. »

Photographie de droite : Le Discobole. Marbre, période romaine IIe s. apr. J.-C. « Cette statue, célébrissime, devenue un symbole des Grecs de l’Antiquité, représente un athlète – nu, élégant, jeune éternellement -, saisi dans le mouvement qui précède le lancer de son disque. Réalisée au IIe s. ap. J.-C., cette statue de marbre est une copie romaine du bronze original, fondu au Ve s., av. J.-C. par le sulpteur grec Myron, aujourd’hui perdu. »

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Peupler les cieux : Dessins pour les plafonds parisiens au XVIIe siècle.

afondXVIIe300.jpgPhotographie : « Anonyme français ou « le Maître du demi-plafond », Demi-plafond, Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle. »

Du 20 février au 19 mai 2014 le musée du Louvre présente dans les salles 20 à 23 de l'aile Sully du 2e étage, une exposition intitulée Peupler les cieux : Dessins pour les plafonds parisiens au XVIIe siècle. Elle est consacrée aux dessins de plafonds des années 1640 aux premières années du XVIIIe siècle à travers quatre-vingts dessins et estampes provenant du fonds du musée du Louvre et de quelques collections parisiennes.

« L’exposition présente les évolutions formelles des décors civils de la capitale au cours du siècle, se penche ensuite sur les relations entre projets dessinés et répertoires gravés, et s’achève par l’évocation de quatre chantiers majeurs : l’hôtel Lambert, le palais Mazarin et les palais du Louvre et des Tuileries sous Louis XIV. »

« Se côtoient ainsi dans les salles d’exposition Sully de rapides recherches griffonnées et des études de figures ; des dessins de présentation au commanditaire et des modèles pour les sous-traitants ou les graveurs ; des projets abandonnés et des relevés avant destruction : autant d’œuvres révélant le rôle central que joue le dessin, de la conception à l’exécution des plafonds, voire à leur connaissance par-delà les siècles. »

« Les dessins réunis à l’occasion de l'exposition couvrent toutes les étapes de la création, depuis la recherche de composition et même de format jusqu’aux modèles détaillés et annotés pour les sous-traitants. Certaines de ces feuilles demeurent la seule connaissance possible de décors aujourd’hui irrémédiablement disparus dans les destructions, d’autres renvoient à des lieux toujours existants, comme le palais de l’Arsenal ou le palais Mazarin, sièges de la Bibliothèque nationale de France. »

« Des chantiers prestigieux mobilisent les plus grands maîtres du temps comme Nicolas Poussin, Eustache Le Sueur, Charles Le Brun, Antoine Coypel ... [...] Sont présentés par exemple des projets de Le Brun pour la Galerie d’Apollon du Louvre ou de Le Sueur pour le Cabinet de l’amour à Lambert (dessin, esquisse peinte et œuvre définitive). »

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Le soireux

soireux300lmLe soireux est un viveur (voir l'article Le viveur, la viveuse et le Paris viveur), un élégant adepte des soirées mondaines et autres restaurants, théâtres, cabarets … ouverts la nuit et où 'le tout Paris' se rend. Un soiriste est un journaliste qui se fait une spécialité de chroniquer ce genre d’événements.

Photographie : « Le Soireux ». Estampe signée « Jan Van Beers » et « Florian » (peut-être Ernest Florian : 1863-1914). Jan Van Beers (1852-1927) est un peintre belge, qualifié de « mondain », installé à Paris à partir de 1878.

© Article et photographies LM

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Les secrets de la laque française : le vernis Martin

VernisMartin3-300Photographie de gauche : « Boîte de toilette, Anonyme, Paris, vers 1750, Bois, préparation, laque bleue, décor en léger relief de laque avec poudre d’or, laques brune et rouge, bronze doré. Collection privée, Photo : Jean Tholance. »

Le Musée des arts décoratifs propose à partir du 13 février au 8 juin 2014 une exposition sur Les secrets de la laque française : le vernis Martin. Celle-ci est conçue et réalisée en collaboration avec le Museum für Lackkunst de Münster.

Le XVIIIe siècle européen, et en particulier français, marque un aboutissement dans les Beaux-arts. Il n'est pas un art où l'industrie et l'artisanat français n'excellent pas : les meubles, les porcelaines, l'argenterie, la peinture, la sculpture … et la laque. « À Paris, de nombreux ateliers de peintres doreurs - vernisseurs voient ainsi le jour faubourg Saint-Antoine à proximité des ébénistes - menuisiers, les liant ainsi dès le départ au domaine du meuble. Parmi les plus célèbres, ceux des frères Martin, rues des faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin, dont la renommée associa le nom à leur technique, puis à l’ensemble des laques produites en France. Ces vernis, travaillés selon le même principe de couches superposées que la laque d’Extrême Orient, n’ont pourtant rien en commun avec celle-ci du point de vue de la composition chimique. Ils sont différents selon les ateliers et leur recette est gardée secrète. C'est l’introduction de la couleur qui fait l’une  des spécificités de la laque française. Les compositions de vernis permettent une plus large gamme. Désormais, se substituent aux fonds noirs et rouges, des fonds jaune, bleu, vert, blanc ou or. [...] L’iconographie s’éloigne peu à peu des scènes et paysages asiatiques pour intégrer, assimiler l'art des peintres d'alors. »

L'exposition suit l'évolution de ce support depuis les importations asiatiques, jusqu'à l'élaboration de nouvelles techniques à Paris notamment à travers les frères Martin et leurs confrères dont la réputation s'exporte dans toute l'Europe.

Photographies du dessous : À gauche - « Paire de panneaux de berline, Attribuée à Guillaume ou Etienne-Simon Martin, Paris, vers 1745, Bois, préparation colorée, laque brune, laque avec poudre d’or façon aventurine, décor peint à l’huile, laque transparente. Münster, Museum für Lackkunst, Photo : Tomasz Samek. »
À droite
- Commode de Madame Adélaïde, Gilles Joubert et Etienne-Simon Martin, Paris, 1755 Bâti en chêne et résineux, préparation, laque blanche, décor peint à l’huile, laque transparente, bronze argenté, marbre Sarancolin. Versailles, Musée national du château de Versailles et des Trianons. Photo © château de Versailles / DIST. RMN - Grand Palais / Christophe Fouin. »

VernisMartin2-650Photographies de dessous : À gauche - « Traineau aux patineurs, Anonyme, Paris, vers 1770, Bois sculpté, préparation, feuille d’argent, décor de laques polychromes, toile marouflée, peinture à l’huile vernie polie, laque transparente, cuir, métal, velours de soie. Versailles, Musée national du château de Versailles et des Trianons. Photo © château de Versailles / DIST. RMN - Grand Palais / Gérard Blot. »
À droite - « Cassolette, Manufacture de la veuve Gosse et Samousseau, Paris, vers 1770 -1780, Tôle, préparation, laque blanche pour le fond, décor peint à l’huile, feuille d’or, poignées en fer vernis en couleur d’or, laiton doré. Paris, Musée des Arts décoratifs, Photo : Jean Tholance. »

VernisMartin300

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Le paysage à Rome entre 1600 et 1650

EtudedArbreLeLorrain300Photographie de gauche : « Claude Gellée dit le Lorrain - Étude d’arbre. »

Photographie de droite :  Cabinet des dessins Jean Bonna.

Les Beaux-arts de Paris présentent au Cabinet des dessins Jean Bonna, du 11 février au 2 mai 2014, une exposition sur Le paysage à Rome entre 1600 et 1650 à partir de nombreux dessins d'artistes internationaux de cette époque.

L'Humanisme et la redécouverte de l'Antique attirent dans la Rome du XVIe siècle une communauté internationale d'artistes qui découvrent non seulement les oeuvres d'art et les monuments anciens dont l'Italie est emplie, mais aussi sa campagne avec sa nature majestueuse, ses sites renommés, ses ruines, sa lumière ... CabinetDesDessinsJeanBonna300Rome devient un parcours obligé dans la carrière de nombre d'artistes européens notamment français. Cela leur permet d'exercer leur art.

Le Cabinet des dessins Jean Bonna possède près de 20 000 dessins, ce qui représente, après celle du musée du Louvre, « la collection la plus prestigieuse tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif ».

Les Beaux-arts de Paris sont un des lieux emblématiques du 6ème arrondissement qui garde encore, avec le 7ème, de nombreuses galeries d'art aussi bien contemporain qu'ancien. De plus c'est un bâtiment avec beaucoup de charme où se télescopent plusieurs siècles et générations d'artistes.

Photographie du dessous : « Bartholomeus Breenbergh (1598-1657) -  Vue de Torre di Chia - Plume, encre brune et lavis brun, H. 0,323 ; L. 0,475 m. »BartholomeusBreenbergh443

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Le goût de Diderot : Greuze, Chardin, Falconet, David ...

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DIDEROT-Martini-Detail1-600Photographies du dessus : « Pietro Antonio Martini. Exposition au Salon du Louvre en 1787. Gravure à l’eau forte et au burin, 142,5 x 163 cm. Musée d’art et d’histoire, Genève. © Bibliothèque nationale de France. »  

DIDEROT-Nattier Famille2-300Photographies du dessus : « Jean-Marc Nattier. Jean-Marc Nattier et sa famille, 1730-1762, huile sur toile, 142,5 x 163 cm. Musée national des Châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles. © DIDEROT-Chardin Peches300RMN-Grand Palais (château de Versailles) / Gérard Blot. »  

Photographie de gauche : « Jean-Baptiste Siméon Chardin. Le panier de pêches, raisin blanc et noir, avec rafraîchissoir et verre à pied, 1759. huile sur toile, 38,5 x 47 cm. Musée des Beaux-Arts, Rennes. © RMN-Grand Palais (musée des Beaux-Arts de Rennes) / Patrick Merret. »

DIDEROT-Vernet Bergere300Photographie de droite : Claude Joseph Vernet. La bergère des Alpes, après 1770, huile sur toile, 119,5 x 80 cm . Musée des Beaux-Arts, Tours. © Musée des Beaux-Arts, Tours / P. Boyer Montlouis.

Après le musée Fabre de Montpellier, l'exposition Le goût de Diderot : Greuze, Chardin, Falconet, David ... se déplace à la Fondation de l'Hermitage à Lausanne du 7 février au 1er juin 2014. Elle met en lumière la relation qu'entretient Denis Diderot (1713-1784) avec les beaux-arts. C'est un chroniqueur avant la lettre des Salons (expositions temporaires organisées par l’Académie royale de peinture et de sculpture. Voir l'article intitulé 1704 - Le Salon, les Arts et le Roi) qu’il a commentés dans neuf comptes rendus écrits et publiés entre 1759 à 1781 sur commande du baron Grimm, et publiés dans la revue de ce dernier, la Correspondance littéraire. Peintures, sculptures, dessins et gravures de nombreux artistes français de cette époque appréciés du philosophe et provenant de musées du monde entier sont réunis ici.

DIDEROT-Vien300Photographie de gauche : « Joseph Marie Vien. L’Amour fuyant l’esclavage, 1789, huile sur toile, 130 x 160 cm. Musée des Augustins, Toulouse. © Toulouse, musée des Augustins, photo Daniel Martin. »

« Articulée autour de grands ensembles thématiques, l’exposition s’ouvre avec une section consacrée à la culture visuelle de Diderot avant la grande aventure des Salons. Le parcours développe ensuite trois thèmes qui structurent le goût et l’esthétique du philosophe : la question de la vérité en peinture, la poésie de la peinture, et la magie de l’art. A travers la présentation d’œuvres admirées ou décriées par Diderot, la sélection met à l’honneur certains des plus grands artistes du XVIIIe siècle : Chardin, Boucher, Vernet, Falconet, Greuze, Robert, Houdon, David ... »

Photographie suivante : « Charles-André Vanloo. Esquisse pour Les Grâces enchaînées par l’Amour, vers 1763, huile sur toile, 58,4 x 46 cm. Los Angeles County Museum of Art (LACMA), Los Angeles. © Digital Image Museum Associates / LACMA / ART Resource NY / Scala, Florence. » Sur les Grâces voir l'article intitulé De la grâce et de la tenue.DIDEROT-Vanloo300

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Construire un château

chateauvaleridetail500lmLa construction d'un château consiste à créer un microcosme de société idéale protégée des agressions extérieures. À notre époque où beaucoup croient que tout s'achète et tout se vend, où tout esprit social disparaît au profit de communautarismes, où les frontières ne sont plus celles de pays mais de communautés, où bigbrother est loin d'être une lubie, il est à nouveau temps de construire son château et de suivre ses idéaux ; d'essayer de ne pas y laisser rentrer les endoctrinements religieux, politiques ou autres, et les malveillances quelles qu’elles soient. Un château, ce n'est pas seulement des pierres, mais une vision de la vie. Le voleur peut acheter, prendre, détruire … il ne peut cependant comprendre.

Photographie : « Château Valeri. » Gravure du XVIIe siècle, sans doute provenant de Merian : Topographia Gallia, de 1660.

© Article et photographie LM

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Bons mots et apophtegmes

DictionnaireDAnecdotesTitre300Photographie : Lacombe de Prézel, Honoré (1725-179. ?), Dictionnaire d'anecdotes, de traits singuliers et caractéristiques, historiettes, bons mots, naïvetés, saillies, reparties ingénieuses, etc. etc., Paris, chez La Combe, 1766.

Voici le début du chapitre intitulé « BON MOT. » : « Nous n'accordons ce nom qu'à une répartie vive, gaie, animée par une pensée qui frappe, qui réveille, qui surprend. On voit, par cette définition, que le bon mot diffère essentiellement du beau mot ou de l'apophtegme. Le premier est une espèce impromptu que l'occasion seule fait naître, & que la malignité, le plus souvent, assaisonne : c'est un trait qui vole & qui perce en même-temps. Le beau mot ou l'apophtegme, au contraire, n'est qu'une belle pensée, une parole méditée, qu'on a coutume de dire souvent ; ou, si c'est une réponse, on y cherche moins à briller qu'à dire quelque chose de moral & d'instructif. »

© Article et photographie LM

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Une exposition sur Jean-Marais

ElephantPaname500L'Éléphant Paname, un nouveau lieu près de l'Opéra Garnier consacré aux arts, à la gastronomie et à la danse, présente jusqu'au 16 mars une exposition sur Jean Marais une des figures du cinéma français d'après guerre comme Alain Delon ou Brigitte Bardot.

Photographie ci-dessous : Provenant de La Belle et la Bête, film réalisé par Jean Cocteau (1889-1963), sorti en 1946, dans lequel Jean-Marais (1913-1998) joue le prince charmant changé en Bête.LabelleEtLaBeteDeJeanCocteau300

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Les peintres du paysage provençal (1850-1920).

Affiche300Jusqu'au 14 mars prochain, la ville de Rueil Malmaison présente à l'atelier Grognard une exposition Seyssaud300.jpgsur Les peintres du paysage provençal de 1850 à 1920 avec près d'une centaine de tableaux de l'École de Marseille provenant principalement du Musée Regards de Provence à Marseille et du Musée de l'Annonciade à Saint-Tropez.  

Elle est constituée de quatre chapitres : 'L'École de Marseille 1850-1870', 'Le naturalisme en Provence 1870-1900', 'Les fauves provençaux', et la quatrième partie sur 'L'attrait du Midi' dévoile des exemples de peintres représentatifs de la modernité d'alors qui choisissent le sud de la France pour y trouver la lumière nécessaire à leur art.  

Photographie de gauche : Affiche de l'exposition. 

Photographie de droite : Prise par Tomoé Wada. 

Photographie ci-dessous : « Charles Camoin. Personnage sur le pont de Martigues, 1904 . Huile sur toile, 54 x 81 cm . Collection Fondation Regards de Provence. © Adagp, Paris 2013. » 

Camoin Ch. Personnage sur le pont de Martigues H.D.300Photographies ci-dessous : À gauche - Joseph Garibaldi. Effet d’orage au couchant sur le Vieux-Port, 1914. Huile sur toile, 100 x 122 cm. Collection Fondation Regards de Provence. » À droite - « Henri Person. Barques à la Pouche (Saint-Tropez). Huile sur panneau, 45 x 61 cm. Collection particulière. »  

BateauxPhotographies ci-dessous : À gauche - « Albert Marquet. Le Vieux-Port et le pont transbordeur, 1917. Huile sur toile, 60 x 81 cm. Collection Fondation Regards de Provence. © Adagp, Paris 2013. » À droite - « Théo Van Rysselberghe. Eucalyptus sur la route de Bormes, 1911. Huile sur toile, 54 x 65 cm. Collection Musée de l'Annonciade, Saint-Tropez. © P. S. Azema. » 

BleuPhotographies ci-dessous prises par Tomoé Wada. Je la remercie, ainsi que Saïd pour leur aide. Tomoé m'a permis de créer mon association en acceptant de faire partie du bureau. Quant à Saïd cela fait plus de 10 ans qu'il est un soutien continuel.

2Tableaux

 

4Tableaux

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L'embarras des capotes

LeBonGenreXIXeRetouche500lm

LeBonGenreXIXeRetoucheDetail500lmPhotographies : Estampe peut-être du XIXe siècle mais pas d'époque reproduisant la gravure « Le Bon Genre n°22 » représentant « L'embarras des Capotes » au début du XIXe siècle. Voir sur ce sujet l'article Incroyables chapeaux et les autres sur les merveilleuses et les incroyables.

© Article et photographies LM

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Paul Poiret

PaulPoiretDecembre1919a-500lm.jpgCet article fait suite à celui intitulé Les premiers grands couturiers du XXe siècle : une révolution vestimentaire en douceur. Il présente un portrait de M. Paul Poiret (1879-1944) en « Abdul-Hamode ou Le Sultan Rose ». « Dessin de Barrère » provenant de la revue Fantasio du 1er décembre 1919. Le texte est visible ici.

© Article et photographie LM

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Photographies

JonvelleBalance300Du 28 janvier au 16 mars 2014, la Galerie Sakura (Paris Bercy Village) présente l'exposition 'Les Grands Noms de la Photographie' avec une sélection de tirages originaux des XXème et XXIème siècles signés de : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Bert Stern, Brassaï, Marc, Riboud, Edouard Boubat, Jock Sturges, Willy Ronis, Peter Lindbergh, André Kertesz, Jeanloup Sieff, Ralph Gibson ...

Photographie : © Jean-François Jonvelle - La balance, 1980.

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Une taverne à la mode

JeanRamponaux1-650Photographies : Gravure de vers 1758 représentant la taverne de « Jean Ramponaux ».

« Au sein de la paix, goûter le plaisir
Chez soi s'amuser dans un doux loisir
Ou bien chez Magny s'aller divertir
C'était la vieille méthode.
L'on voit aujourd'hui courir nos Badauds ;
Sans les achever quitter leurs travaux ;
Pourquoi ? c'est qu'il vont chez Mons. Ramponaux
Voilà la Taverne à la mode. »
« à Paris rue Ste Hyacinthe dans la maison de M. Parvillée Me Ecrivain. » « Avec Permission de M. le Lieutenant Général de Police. »

JeanRamponauxDetail1-650lmLa taverne Ramponaux, JeanRamponauxDetail5-300lmprénommée 'Le Tambour Royal', est fondée par Jean Ramponaux (Ramponneau ou Ramponeau, 1724-1802) à Paris vers 1740. Il achète un cabaret déjà très fréquenté situé à l'angle des rues de l'Orillon et de Saint-Maur, le « cabaret des Marronniers », près de l'actuel Belleville, autrefois à la Courtille, une barrière de Paris où les cabarets sont nombreux  (voir les articles sur  les Montagnes russes parisiennes, et Le carnaval de Paris). Ce débit de boissons est plus précisément dans la basse Courtille, située dans l'enceinte de Paris contrairement à la partie haute. Le quartier étant en hauteur et composé de multiples lieux pour se désaltérer, souvent le matin de nombreuses personnes redescendent vers Paris repues et saoules. C'est ce qu'on appelle la descente de la Courtille, particulièrement impressionnante les jours de Carnaval, car formant une véritable parade de 'masques', c'est-à-dire de personnes déguisées, très enclines à la fête et à la joie.

On remarque sur cette gravure la diversité des personnes fréquentant cette taverne. Tout le monde y est le bienvenu : des vieillards aux enfants, des femmes aux hommes, des aristocrates aux ouvriers en passant par les invalides, les artistes, les militaires, etc.

JeanRamponaux2-1-300lm© Article et photographies LM

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Le mois de janvier

ZelisAuBainChant1-2-200lmPhotographies du dessus : Frontispice d'après Charles Eisen (1720-1778) du chant premier de Zélis au bain du marquis de Pezay (1741-1777).

MercurialeVivace300lmPhotographie de gauche : On dirait une Mercuriale vivace (Mercurialis perennis). Cependant normalement cette plante ne fleurit pas avant le mois de février, et cette image a été prise le 12 janvier. Son nom vient du dieu Mercure.

La nature est une corne d'abondance. Les médecins y trouvent des remèdes, les sorciers des potions magiques, les artisans des matériaux, les cuisiniers de la nourriture, les artistes des Muses, les scientifiques des modèles etc.

Elle est belle aussi en hiver. C’est le moment d’essayer de reconnaître les arbres à leurs formes, leurs écorces..., de déceler tous les signes d’une vie qui sommeil. Pour les plantes vivaces dont on connaît les fleurs, on déctecte les feuilles, telles celles des Violettes, Chélidoines… Certaines sont particulièrement visibles, la fraîcheur de leur verdeur tranchant avec les teintes hivernales. On peut commencer à voir les fruits du Lierre dont les grappes foncées sur le feuillage toujours vert contrastent joliment avec la nature souvent dénudée à cette époque. Certaines plantes continuent de fleurir. Pâquerette, Sénéçon commun, Capselle bourse-à-pasteur (qui fleurit toute l’année, même après maturation des fruits). Quand elles ne sont pas recouvertes de neige, les mousses et lichens offrent des tons variés de verts souvent tendres qui tranchent avec le doré du sol ou le gris des écorces.

FruitsLierre300lmPhotographie de droite : Fruits en formation du Lierre.

Tel le moment des premières lueurs du matin, la chaleur se fait attendre ; et même l’apparition du soleil ne lève en rien le voile de la froidure de la nuit, si ce n’est doucement en réchauffant les corps endoloris par une longue absence. Les derniers moments de l’année sont moins durs que les premiers : les jours s’allongeant lentement rendant plus froid encore la lumière qui pourtant s’ensoleille, abreuvant sans brusquerie.

À raison de pouvoir faire des bouquets de fleurs sauvages, pourquoi ne pas en faire avec leurs noms ? En voici quelques exemples : Dans un champ de Pensées sauvages avec Patience élégante les Immortelles blanches, ces Naïades fléxibles, présentent au grand soleil le Miroir de Vénus : la Dame-d’onze-heures. La Reine des prés Berce toutes Impatientes ne-me-touchez-pas, de même que la Reine des bois. Coucou Doucette Angélique. Pour la Minette pas de Patte d’ours ni de Grand muflier mais un Compagnon blanc ou rouge ou un Narcisse jaune avec des Lilas d’Espagne et une Corbeille d’or remplie d'Herbes aux perles.

Le Miroir de Vénus n’est pas la seule plante consacrée à Aphrodite : Il y a aussi les Sabot de Vénus, Scandix peigne de Vénus et Nombril de Vénus. Comme autres personnages mythologiques ayant donné leur nom à des plantes, j'ai cité Narcisse et Naïade fléxible, mais il y a aussi Naïade marine, Dryade à huit pétales, Narcisse à deux fleurs, Narcisse des poètes, les différentes sortes de Silènes, Daphné lauréole, et puis des noms qui font résonner les mythes comme Ambroisie élevée, Étoile de Bethléem, Sceau de Salomon ...

Herbebleue300lmPhotographie de gauche : Herbe bleue.

D’autres rappellent par leur nom ce qu’on en dit dans la mythologie. Par exemple la Petite centaurée serait utilisée par le centaure Chiron qui est aussi le précepteur de héros comme Achille, celui de la guerre de Troie, qui se sert de l’Achillée millefeuille pour guérir la plaie d’un roi. D’autres plantes cultivées et sauvages ont leur dieux. Le Laurier d’Apollon, en grec Daphné, est le nom d’une nymphe qui poursuite par les assiduités du dieu du soleil se change en cet arbuste pour lui échapper ; et puis Narcisse, amoureux de sa propre image et que les dieux changent en plante. Du sang d’Adonis, mêlé de nectar, Vénus fait naître l’Anémone, et de celui d’Ajax surgit le Pied d’alouette sur les pétales de laquelle on peut lire “ AI ” qui sont les deux premières lettres de son nom. De celui de Hyacinthos, Apollon fait apparaître la Jacinthe. Un tableau de Nicolas Poussin intitulé L’Empire de Flore (vers 1631) représente certains de ces épisodes, des fleurs et les personnages auxquels elles sont associées. Des noms de saintes sont aussi des noms de fleurs : Marguerite, Véronique…

La plupart des poètes ont parlé de fleurs. Chez les auteurs antiques, il s’agit surtout de plantes méditerranéennes comme le Laurier, la Vigne, le Myrte, la Violette, l’Olivier. L’Encens et les parfums ont aussi leur importance. Le Phénix, cet oiseau mythique qui naît aux sources du Nil, est réputé se nourrir uniquement d’Encens. Voici ce qu’en dit Dante dans La Divine comédie :

« Ni Blé ni herbe il ne mange en sa vie,
Mais seulement pleurs d’Encens et d’Amone,
Et la Myrrhe et le Nard lui sont ses derniers langes. »

Certaines parties de plantes peuvent se ramasser de janvier à décembre. Il faut être habitué à elles afin d'être sûr de leur identification.

La plante fraîche sans la racine de Capselle bourse-à-pasteur s’utilise toute l’année. D'autres ont aussi des propriétés médicinales et peuvent être ramassées en janvier. Certains bois brûlés pourraient servir à désinfecter une pièce. Les feuilles jeunes et charnues de la Joubarbe se récoltent tout le temps.

Branchages2-300lmPhotographie de droite : Arbres.

En plein hiver on passe à coté de plantes qui retiennent le regard. Pourquoi, ce ne sont que des fleurs ? Et on passe comme si on était quelques mois avant ou après. Un moment on est en plein printemps, comme par cadeau enchanté. Le Lamier rouge fleurit pendant toute l’année, mais en particulier au printemps semble-t-il. L’application directe de feuilles fraîches arrêterait l’effusion du sang sur les blessures. Le Lichen d’Islande se ramasse aussi sans arrêt de même que l'Ortie. Les fleurs de Pâquerette s’utilisent toute l’année, mais en particulier à partir du mois de mars. La racine de Plantain peut être ramassée tous les mois. Le Sénéçon commun fleurit tout le temps, la Stellaire (Morgeline) aussi.

Certaines de ces plantes se mangent comme les parties aériennes de Morgeline ou les fleurs et les feuilles de Lamier rouge, les feuilles d'Achillée millefeuille, la racine de Benoîte, la racine de Circe potager (jusqu’en mars) crue ou cuite. Les feuilles et les fleurs de Pâquerette peuvent être ajoutées crues à des salades avec d’autres plantes de même que les feuilles de Violette.

Comme je ne me m'intéresse ici qu'à des plantes sauvages de la région parisienne, je ne parle pas de celles du sud ou du littoral. Près de nos côtes ou dans la mer on trouve des plantes merveilleuses aussi.

Poème :
Chant provenant de Huexotzinco, ms. de la Bibliothèque nationale de Mexico. Garibay, Poesia Indigena, p. 165 in Lambert, Jean-Clarence, Les Poésies méxicaines : Anthologie des origines à nos jours, Paris, Seghers, 1961, p. 84.
« Nous sommes venus pour le sommeil,
nous sommes venus pour le songe.
Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai que nous soyons venus
Sur la terre pour vivre.
Nous ne serons bientôt qu’herbe de reverdie :
Nos cœurs reverdiront, ouvriront leurs corolles ;
Oh notre corps est une fleur, et fleurit et se fane. »

Photographies du dessous : Lichens et mousses photographiés en janvier.

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En préparation

0-A-00DanoisAllemandXVIIe-2Detail-300lm.jpgPhotographie : détail d'une gravure de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe.

Je suis en train d'écrire de nombreux articles afin de former un nouvel ouvrage sur l'élégance, cette fois entièrement composé de matière personnelle, c'est à dire sans les nombreuses références visuelles et textuelles de mes précédents articles. Une première donc que j'espère pouvoir publier ici dès le mois de mars. En attendant je vais présenter les prochaines semaines un peu moins d'articles.

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L'homme consommé

HommeDeCourMaximeVI300lmPhotographie : Maxime VI de L'Homme de Cour de Balthasar Gracian Traduit & Commenté par le Sieur Amelot de La Houssaie … Quatrième Édition revue & corrigée. Paris : Vve Martin, J. Boudot & E. Martin, 1687.

J'ai trouvé la référence à un 'homme consommé' dans le livre L'Homme de cour, traduit de l'espagnol de Balthasar Gracian [1601-1658], par le sieur Amelot de La Houssaie, avec des notes, Paris : Vve Martin et J. Boudot, 1684 (première édition). Le titre original de cet ouvrage est Oraculo manual y arte de prudenci. Amelot de la Houssaye (1634 - 1706) le traduit et l'annote.

L'adjectif  'consommé' peut être utilisé pour désigner ce qui a presque atteint la perfection, qui est arrivé à un très haut degré de pratique dans un art, une science, ou toute autre discipline particulière  ...  On dit : « C'est un courtisan consommé », pour exprimer qu'il a une grande expérience et un savoir-faire accompli à la Cour.

Voici la maxime dont il est question :

« MAXIME VI. L'Homme au comble de sa perfection. Il ne naît pas tout fait ; il se perfectionne de jour en jour dans ses mœurs, & dans son emploi, jusqu'à-ce qu'il arrive enfin au point de consommation. Or l'homme consommé se reconnaît à ces marques : au goût-fin, au discernement, à la solidité du jugement, à la docilité de la volonté, à la circonspection des paroles & des actions. Quelques-uns n'arrivent jamais à ce point, il leur manque toujours je ne sais quoi : & d'autres n'arrivent que tard. »

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Carreaux de pavement du Moyen-âge et de la Renaissance

CarreauxXIVesiecle500Photographie du dessus : « Rosace : fleurs de lys, marguerites, aigles, chimères et rinceaux, château de Chaource, 14e siècle / © Ville de Troyes, Carole Bell . »

Affiche426Photographie de gauche : Affiche de l'exposition.

Photographie de droite :  Carreaux de la fin du XIIIe siècle avec une figure en rosace avec des feuillages tréflés et au centre un blason, de l'église St Julien, Brioudes. © Ville de Troyes.

Le Musée Saint-Loup à Troyes présente jusqu'au 16 juin 2014 une exposition intitulée Carreaux de pavement Moyen-Âge & Renaissance.

La céramique du Moyen-âge et de la Renaissance est peu connue car rare. Seul un nom a conservé sa renommée bien qu'il ne nous reste que très peu d'oeuvres pouvant lui être attribuées ; c'est celui de Bernard Palissy (1510 - 1589 ou 90) dont la statue trône en face du Musée national de la céramique de Sèvres. C'est une figure mythique de la céramique occidentale au même titre que Johann Friedrich Böttger (1682 - 1719) le découvreur du secret de la porcelaine chinoise.

Carreaux5-300Les pavés en terre vernissée ou en faïence sont des témoignages particulièrement intéressants. Ils rappellent les décors des manuscrits enluminés. Ils sont des témoignages de notre patrimoine, de la terre façonnée par les êtres humains et sur laquelle des générations ont marché.

La collection de carreaux de pavement du Musée Saint-Loup comprend « plus de mille objets [et] est une des plus importantes de France, tant par le nombre que par la diversité et la qualité.  »

Ne pas oublier de visiter en même temps son apothicairerie (voir article ici), et les autres musées de Troyes, capitale historique de la Champagne ... et de ramener au moins une bouteille de qualité. À votre santé !

Photographie du dessous : Pavement de faïence du XVIe siècle du château de Polisy. Il s'agit d'une représentation provenant de : « Alfred Gaussen, Portefeuille archéologique de la Champagne, Bar-sur-Aube, 1861 . © Ville de Troyes, Adrien Clergeot »

PavementDuChateauDePolisy500.jpgPhotographies du dessous : Carreaux des XIII, XIV, XVI et XVIIe siècles.
« Cerf élancé, fleur de lys dans l’angle, […] Troyes, cellier Saint-Pierre, 14 siècle, © Ville de Troyes, Carole Bell. »
« Deux oiseaux adossés becquetant l’Arbre de vie, 13e siècle, […] © Ville de Troyes, Carole Bell. »
« Tige fleurie, château de Périgny-la-Rose, 14e siècle, […] © Ville de Troyes, Carole Bell. »
« Écu aux armes de la famille d’Aubeterre, église de Villechétif, 17e siècle, […] © Ville de Troyes, Carole Bell. »
« Armoiries des familles Molé et Hennequin, 16e siècle, […] © Ville de Troyes, Carole Bell. »
« Cartouche centré dans un fleuron portant la date 1549, pattes de bouc, Polisy, 16e siècle, faïence et glaçure stannifère. […] © Ville de Troyes, Carole Bell. »carreaux4

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Merveilleuses & merveilleux