L’ Odyssée des animaux. Les peintres animaliers flamands du XVIIe siècle.

Il m’arrive de parler dans ce blog d’expositions que je n’ai pas vues, parce que le sujet est intéressant et afin de montrer certaines belles œuvres. En voici quelques-unes de celle intitulée L’ Odyssée des animaux. Les peintres animaliers flamands du XVIIe siècle, qui se déroule jusqu’au 22 janvier 2017 au Musée de Flandre, à Cassel, dans le département du Nord.

Photographies ci-dessus et à droite : « Roelandt Savery (1576-1639). Deux chevaux et des palefreniers. Huile sur bois. Courtrai, Broelmuseum. © Stedelijke Musea Kortrijk. » 

Photographie ci-dessous : « Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625) . Têtes de brocards. Huile sur bois. Narbonne, musée d'art et d'histoire. © Jean Lepage, ville de Narbonne. » Parfois je vois des chevreuils dans les bois d'Île-de-France, ce qui me réjouit le coeur.

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Le Livre de jostice et de plet : Une compilation médiévale à la croisée du droit romain et du droit coutumier.

L'École des chartes de Paris organise une intéressante conférence de Mme Graziella Pastore, docteur en philologie romane de l'Université de Turin et à l'Université Paris-3-Sorbonne-Nouvelle, sur Le Livre de jostice et de plet : Une compilation médiévale à la croisée du droit romain et du droit coutumier, le mardi 29 novembre 2016, à 17 h, au 65 rue de Richelieu, Paris 2e (salle Delisle).

« Le Livre de jostice et de plet fait partie des compilations anonymes du XIIIe siècle qui mélangent droit romain et droit coutumier dans une visée et pour un public dont nous ne connaissons encore que très peu d’éléments. Conservé dans un seul manuscrit (Paris, BnF, fr. 2844), cet ouvrage nous renseigne sur la circulation et l’assimilation du « droit savant » et sur ses rapports avec la coutume écrite, ainsi que sur les premières tentatives de rendre en français les concepts juridiques latins. »

Photographie : « Le Livre de jostice et de plet. © Paris, BnF, français 2844 (feuillets 4r et 110r). »

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Des restaurations décapantes

Il y a quelques années de cela, vers 2010, alors que je me promenais dans les jardins du château de Versailles, je fus étonné de voir que les statues du XVIIe siècle qui l’agrémentaient étaient toutes blanches, comme neuves… mais ravagées. En ‘restaurant’ ces statues, ou plutôt je devrais dire en les décapant, des volumes entiers de surface étaient détruits. Cela donnait une impression vraiment bizarre. Ce genre de restaurations est très commune de nos jours. On nous dit que l’on emploie un procédé qui n’attaque pas la pierre. Pourtant de visu le résultat n’est pas bon, et les sculptures nous apparaissent définitivement atteintes. D’abord pourquoi vouloir gommer le temps ? Une restauration doit faire en sorte que l’objet d’art ne se détériore pas plus, mais pas lui donner une nouvelle jeunesse, en particulier pour les statues. Nettoyer une statue ce n’est pas comme le faire d’un tableau que le peintre a préalablement protégé d’un vernis protecteur. Dans ce cas on n’attaque pas l’oeuvre. Lorsqu’on ‘nettoie’ une statue, quoiqu’on puisse dire, on touche directement à l’oeuvre.

À gauche et à droite nous avons des photographies (© Coyau, travail personnel), prises le 2 juin 2011, d’une statue des jardins du château de Versailles (cliquer sur les photographies pour un agrandissement). Il s’agit d’Isocrate, sculpté par Pierre Granier (1684-1688). L’objet est d’une blancheur totalement glauque. De près, toute la finesse de la statue a disparu. Et c’est comme cela pour presque toutes les statues en pierre des jardins du château !

En 2015 une polémique a surgi concernant la restauration de la Cathédrale de Chartres. Voir article du Figaro ici. La réponse de l’ancien architecte en chef des Monuments historiques, en charge de ce chantier de 1998 à 2013, est étrange (voir ici). Il fait comme si la cathédrale de Chartres était à l’origine d’un blanc éclatant, et feint d’ignorer qu’elle était entièrement peinte de couleurs (les sculptures, les murs, les voûtes, les piliers, etc.). La décaper ainsi, c’est ne laisser aucune chance aux méthodes futures pour découvrir quels étaient ces revêtements, c’est effacer le temps et abîmer irrémédiablement. Et puis ce n’est pas du tout revenir à l’original !

Dernièrement un ami me parlait de l’Abbaye Notre Dame de Jouarre. Quelle surprise lors de mes recherches sur ce monument de retrouver cette blancheur décapante.

Photographies ci-dessous de chapiteaux de la crypte, (© GFreihalter - travail personnel). Un chapiteau médiéval (peut-être mérovingien) prend le même aspect qu’une statue du XVIIe siècle. Là aussi ces oeuvres étaient sans aucun doute à l’origine peintes.

Il y a quelques jours, je croisais au musée du Louvre des statues du XVIIe siècle et du début du XVIIIe pareillement restaurées. Bien sûr la pollution a beaucoup abîmé ces sculptures. Elle ne fait qu’augmenter, notamment à Paris. Voir l’article : Pollution de l'air : la mise en danger des bâtiments et monuments anciens.

Parfois ce sont toutes les pierres qui sont changées et même des statues, comme celles (du XIXe siècle) de la Tour Saint-Jacques (voir l’article La tour Saint-Jacques de Paris). Des exemples, il y en a une foule. Dans l'article sur la pollution ci-avant mentionné, je donne l'exemple de toutes les façades du palais du Luxembourg (Sénat), à Paris, entièrement remplacées, pierre par pierre, plusieurs fois depuis l’origine (XVIIe siècle). À l'intérieur, presque toutes les décorations du XVIIe siècle ont disparu.

Pourquoi s’acharner à tout rendre neuf ? La piscine Molitor a été entièrement détruite, sauf la façade (voir le passage de cet article lui étant consacré). Une journaliste, pourtant reconnue pour défendre le patrimoine, m’a répondu que ce n’était pas grave, puisqu’on l’a démolie pour la reconstruire presque à l’identique !

Ces pierres que l’on remplace, ou que l’on blanchit maniaquement, ont pourtant beaucoup de valeur. Un exemple (photographies ci-dessous) : Le 25 novembre prochain à Drouot-Richelieu, à Paris, sera vendue une Paire de colonnes du XVIe siècle, provenant du Pavillon central du Palais des Tuileries, estimée entre 250 000 et 300 000 €.

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Le goût de la parure. Portraits du château de Versailles

Après les expositions « Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X » au palais du Tau à Reims, « Le salon de George Sand » à Nohant en 2014, et « De Versailles à la Motte Tilly, l’abbé Terray, ministre de Louis XV » au château de la Motte-Tilly en 2015, le quatrième volet du partenariat entre le château de Versailles et le Centre des monuments nationaux (CMN) a lieu en ce moment et jusqu'au 15 janvier 2017 dans le logis royal du château d’Angers, résidence des ducs d’Anjou. Cette exposition, intitulée Le goût de la parure. Portraits du château de Versailles, est consacrée aux bijoux dans la peinture du XVIIe siècle au XIXe, et donne à contempler une quarantaine d’œuvres des collections du château de Versailles.

« Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans, dite Madame. Anonyme. XVII siècle. © RMN-GP (Château de Versailles), JG Berizzi. »

« Joseph Werner, Marie-Thérèse en costume à la polonaise, 1663-1664, gouache sur vélin. »

« Anonyme France XVII ème siècle, Louis XIV, roi de France (1638-1715), huile sur toile. »

« Antoine Trouvain, Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, eau forte. »

« Attribué à François de Troy (1645-1730), Louise-Bénédicte de Bourbon, princesse de Condé,huile sur toile. »

« Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun (1755-1842), Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, duchesse d'Orléans, huile sur toile. »

« Robert Lefèvre (1755-1830), Pauline Bonaparte-Borghèse, duchesse de Guastalla (1780-1825), 1806, huile sur toile. »

« Jean-Baptiste-Paulin Guérin (1783-1855), Marie-Caroline, duchesse de Berry, huile sur toile. »

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Modernisation du patrimoine immobilier ancien remarquable

Quel drôle de titre, n’est-ce-pas ? Moderniser une architecture remarquable ancienne c’est, je l’ai déjà dit ailleurs, comme moderniser la Joconde en lui ajoutant un cadre moderne ou pire en lui enlevant des parties et/ou en ajoutant d’autres. Pourtant c’est ce que l’on voit partout depuis quelques dizaines d’années. J’ai déjà écrit de nombreux articles sur ce sujet comme dans ceux-là :

Compte-rendu de chantier (voir la fin sur le Château des ducs de Bretagne, du XVe siècle, dont l’architecte dans les années 2000 a détruit une partie pour laisser rentrer plus de lumière !),

Architectures RER,

Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (9) : Pour le respect des architectures anciennes au même titre que tous les autres objets d'art !

Un premier étage moderne de la Tour Eiffel,

Déchéance du grand Louvre : un centre commercial, le Louvre AbuDabi, l'externalisation de ses réserves à Liévin,

Le façadisme,

Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (21) : Autres cas de destructions du patrimoine parisien...

Il y en a d’autres. En fait j’ai tellement écrit sur ce sujet que l’on pourrait composer un livre entier !

Si j’en parle à nouveau aujourd’hui c’est que, lors de ma visite de l’exposition Les temps mérovingiens, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder par le trou de la serrure pour voir où en était le chantier de la ‘modernisation’ du musée de Cluny.

D’abord il faut dire que tout est caché par une balustrade en bois. Les photographies que j’ai prises de l’avancement de ces « restaurations » l’ont été au niveau de la serrure d’une porte et en dessous d’elle. Comme on peut le voir ci-dessous (cliquer sur les photographies pour un agrandissement), les panneaux indiquent des restaurations :  « Restauration de vestiges antiques », « Restauration des vestiges des gallo-romains » et « Restauration des façades et couvertures du bâtiment Boeswillwald ». Il ne s’agit pas encore de la construction d’un nouvel accueil.

Voici quelques photographies de cette ‘restauration’ prises comme je l’ai dit de manière acrobatique.

Quant au bâtiment qui va être mis là, j’en parle dans cet article : Le béton entre au Musée du Moyen Âge de Cluny.

Petit à petit on dénature tout notre patrimoine immobilier ancien remarquable. Finalement on ne fait pas mieux qu’autrefois, et même souvent pire dans la mesure où on détruit plus en profondeur. Évidemment pour l’Hôtel de Cluny et ses thermes romains ce n’est pas le cas… mais bétonner ainsi c’est de trop. Pourquoi ne pas déplacer une partie des collections en face, dans un autre bâtiment extérieur à ce lieu magique ? Vouloir absolument faire rentrer le plus de monde possible dans des lieux anciens, pas faits originellement pour cela, en les ‘modernisant’, c’est enlever leur âme, et petit à petit éteindre la lumière sur le passé qu’ils entretiennent.

Un autre exemple ci-dessous parmi une multitude : la nouvelle entrée du Musée de la Cour d’or à Metz. Dans le site du musée, cela est appelé de la « rénovation » : le fait de casser des murs et de mettre dans un bâtiment du XVIIe siècle de l’architecture moderne.  À noter ces quelques mots évocateurs sur la page du site du musée consacrée : « L'endroit, au charme aujourd'hui désuet [...] ». Ce « charme désuet » nécessitait donc d’être supprimé selon eux, en modernisant, en offrant de la transparence, de la lumière… pour parler novlangue. Que se passera-t-il quand on trouvera que la Joconde a « un charme désuet » ? Quand on regarde les photographies ci-dessous, il est certain que le « charme désuet » du XVIIe siècle a disparu ! Cette maladie qui détruit de l'intérieur s'appelle du façadisme. Elle gangrène de plus en plus d'architectures anciennes remarquables, mais pas seulement.

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Les temps mérovingiens

Photographie ci-dessus : Calice de Gourdon. Seconde moitié du V e siècle. Or et grenats. Hauteur : 7,4 cm. Diamètre : 4,4 cm. © Bibliothèque nationale de France, Paris.

Les temps mérovingiens, voilà un thème intéressant qui retourne à une époque volontairement oubliée de notre histoire ; d’abord par les carolingiens qui firent de ces rois, qui régnèrent sur la France du Ve siècle au milieu du VIIIe, des fainéants, capables simplement de porter de beaux cheveux et barbes longs (emblèmes de la royauté)… légende qui perdura par la suite. Un temps oublié aujourd’hui encore. Cherchez au Louvre des objets de cette période : Il y en a peu et aucune statue. Même le musée de Cluny, qui nous propose cette exposition jusqu’au 13 février 2017, ne montre presque rien dans son exposition permanente, non seulement de cette période mais aussi de tout ce qui précède le XIIe siècle : quelques chapiteaux d’un même ensemble du XIe siècle et des parures (fibules…)… mais c’est tout ! Pour un musée dédié au Moyen Âge c’est peu. Dans l’exposition, parmi les 183 œuvres que le dossier de presse recense, j’en ai compté seulement 24 provenant du musée. La plupart appartiennent à la Bibliothèque nationale de France (Cabinet des Médailles inclus) mais aussi à quelques autres lieux français et internationaux. Disons que le Musée de Cluny se rachète avec cette exposition ! Parcourons-la !

Pour une personne curieuse de la mode comme moi, il y a plusieurs items très intéressants. Un vêtement de la reine Bathilde de la seconde moitié du VIIe siècle en est un. Il est en toile de lin et broderie de soie. Les tissus du haut Moyen-Âge conservés de la France actuelle sont très rares ! Le cartel de l’exposition indique qu’il s’agit d’une chasuble. Normalement la chasuble est de forme circulaire, percée d’une ouverture au centre afin de passer la tête. Il s'agit sans doute d'un mantel à parer fermé par une cordelière que l'on voit. Elle se porte dans le dos.

Fibules, ceintures, bagues, boucles, épingles, pendentifs sont d’autres objets liés à l’habillement que les tombes ont plus facilement conservés, ceux-ci étant beaucoup moins fragiles que les tissus. L’exposition présente plusieurs de ces objets, et on peut en apprécier d’autres au premier étage du musée dans la salle aux cloisonnés (je crois appelée la salle du trésor) : des agrafes antiques et médiévales, ainsi que des colliers, bijoux de bras… antiques.

Ci-après nous avons les trois principales formes de fibules (agrafes) en usage alors. Il y en a de rondes, d’autres plus petites de divers aspects, et enfin certaines ayant une allure  allongée. Ces dernières sont généralement les plus grosses.

Photographie ci-dessous : « Trois fibules de Krautheim-Klepsau. Dernier quart du VI e siècle. Argent moulé, doré et niellé, grenats, cloisonnés. Largeur : 11,3 cm. Longueur : 6,7 cm. Or, verre vert et bleu. Diamètre : 4,1 cm. © Badisches Landesmuseum Karlsruhe. »

Photographie ci-dessous : « Fibule de type Apahida-Tournai » en or, du Ve siècle, conservée au musée du Louvre.

Photographie ci-dessous (les échelles ne sont pas respectées) : À gauche - « Fibule circulaire. VII e siècle. Bronze, grenats, or, argent et verre. Diamètre : 6,1 cm. © Rmn-Grand Palais (musée d'Archéologie nationale) / Gérard Blot. » À droite - « Fibules aviformes. Fin V e siècle - début VI e siècle. Grenat, or, verre. Hauteur : 3 cm. © Rmn-Grand Palais (musée d'Archéologie nationale) / Jean-Gilles Berizzi. »

Photographie ci-dessous : « Mobilier funéraire de la tombe d’Arégonde. Fin du VI e siècle. © Rmn-Grand Palais (musée d'Archéologie nationale) / Jean-Gilles Berizzi. » Nous avons là une boucle de ceinture, une épingle à cheveux, deux autres épingles, deux fibules, deux boucles d’oreille et une bague.

On peut même contempler des chaussures, des bas de chausse et une crosse, le tout ayant appartenu à Saint-Germain (VIIe siècle). Le pied !

Ce n’est pas tout… heureusement… Mais pour finir sur le chapitre mode, la boutique du musée de Cluny propose le très beau catalogue de l’exposition (2009) Le bain et le miroir, qui normalement fait 49 €, pour seulement 20 €.

Les mérovingiens utilisaient toujours le papyrus, en particulier pour l’administration. Cette matière étant très fragile, il ne nous reste que peu d’exemples de cette période. En voici un ci-dessous du VIIe ou VIIIe siècle.

Photographie ci-dessous : « Psautier pourpré dit de saint Germain » du VIe siècle, en parchemin et provenant de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris.

Photographie ci-dessous : Disque de Limons, en or niellé et grenats, de la fin du VIe siècle ou du début du siècle suivant, de Limons dans le Puy-de-Dôme et conservé au Cabinet des Médailles de la BNF.

Photographie ci-dessous : « Verre à trompes » de la première moitié du VIe siècle, de Douvrend en Seine-Maritime et conservé au musée des antiquités départementales de Rouen.

Les rois mérovingiens ont préservé la religion chrétienne, bien implantée dans l’Empire romain et déjà adoptée par ses derniers empereurs, ainsi que l’administration romaine civile (Sénat, etc.) et religieuse (évêques...), tout en conservant leurs traditions, dans un syncrétisme assez étonnant. L’Empire romain chrétien garda son unité, bien que dirigé en Occident par les nouveaux venus. Charlemagne l’affermit face aux conquêtes musulmanes en Espagne, en refusant par contre un syncrétisme religieux et en asseyant son pouvoir directement sur la religion chrétienne et le Vatican.

L’exposition présente même des : « authentiques de reliques de sainte Geneviève, de saint Médard, de saint Germain, de saint Marcel, de saint Filodde (?), de la barbe de saint Pierre, des Quarante martyrs de saint Lieutgard ». Ces « authentiques » sont des petits morceaux de parchemins du VIIIe siècle, provenant de l’abbaye de Chelles (Seine-et-Marne), aujourd’hui conservées aux archives nationales à Paris. « Une authentique est une bandelette de parchemin ou de papier jointe par une attache à une relique, qui identifie et authentifie la relique.

À noter : l’exposition Austrasie le royaume mérovingien oublié à Saint-Dizier jusqu'au 26 mars 2017. Celle-ci apporte des compléments d'informations sur cette période.

Photographie ci-dessous : « Croix votive du trésor de Guarrazar. Millieu du VII e siècle. Or, saphirs, émeraudes, améthystes, cristaux de roche, perles, nacre et jaspe. Hauteur : 18,5 cm. Largeur : 10,8 cm. © Rmn-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen Âge) / Michel Urtado. »

 

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Collection Alfred de Vigny

Certaines ventes aux enchères sont de véritables expositions. Celle du 15 novembre à Artcurial (Paris), sur la Collection Alfred de Vigny cédée par ses descendants, en est certainement une. Elle comprend de nombreux manuscrits de cet écrivain, mais aussi d’Hector Berlioz, Victor Hugo, Charles-Augustin Sainte-Beuve, David d’Angers, Alexandre Dumas, Alphonse de Lamartine, Franz Liszt, Alfred d’Orsay... des aquarelles d’Eugène Delacroix, des dessins d’Alfred de Vigny lui-même, des portraits, photographies, etc. L’exposition de cette collection aura lieu du 10 au 14 novembre inclus... Et c'est gratuit !
Le catalogue est visible ici en pdf.

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De l’alcôve aux barricades : dessins du XVIIIe siècle.

Les Beaux-Arts de Paris prêtent, du 15 octobre 2016 au 8 janvier 2017, à la Fondation Custodia, 145 dessins pour l’exposition De l’alcôve aux barricades dressant « un panorama historique ambitieux de l’art de la seconde moitié du XVIIIe siècle ».

J’ai déjà dit tout le mal que je pense de la collaboration du service culturel public avec des fondations culturelles privées. Ici, les Beaux-Arts de Paris fournissent les œuvres, et le pigeon de visiteur doit payer pour l’exposition 10 € ou 7 € (tarif réduit).

Fondations et services publics, voir les articles ici :

- Fondation du patrimoine : le patrimoine de villes entières 'offert' à une fondation privée.

- Les jeudis du mécénat, ou comment le service public culturel organise son retrait.

- Fondation du patrimoine suite.

- La dangereuse marche en avant des fondations privées.

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Crinolines et Canotiers au temps de la Grenouillère

Pour sa nouvelle exposition, Crinolines et Canotiers au temps de la Grenouillère, qui se déroule depuis le 16 octobre jusqu'au 15 mars 2017 à Croissy-sur-Seine, « l’Association des Amis de la Grenouillère, avec la participation de l’Association Arts et Chiffons, met en scène tenues de campagne, costumes de bain et robes de bal, tels qu’on les portait à l’époque de gloire de la célèbre guinguette, et les rapproche des tableaux peints par les impressionnistes, artistes témoins de cette époque.

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Les saisonniers du Château de Versailles

Dernièrement le château de Versailles s’est encore fait remarqué avec une histoire de faux. Après les faux meubles il s’agit de faux billets. Si j’en parle, c’est parce que dans les articles qui s’en font l’écho, il est dit que les escrocs seraient des employés saisonniers, dont l'un depuis quatre années (voir article du Figaro ici). Des saisonniers au mois d’Octobre c’est étrange non ? Moi-même j’ai travaillé, il y a quelques années de cela, comme caissier au Monuments nationaux, au parc de Saint-Cloud, pendant onze mois consécutifs en CDD d’un mois renouvelables, et me suis fait congédié du jour au lendemain en plein mois d’août. Les emplois précaires...

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Espèces d’ours

Dernièrement je lisais un article (voir ici) sur l’extinction de l’ours des cavernes (Ursus spelaeus) du fait de son régime végétalien. Étant végétarien depuis plus de vingt ans, et connaissant le végétalisme, cela m'a interpellé. Heureusement l’exposition Espèces d’ours, qui a lieu du 12 octobre 2016 au 19 juin 2017 au Jardin des Plantes, prouve le contraire. On y apprend que cet ours préhistorique apparut en Europe il y a environ 150 000 ans, et disparut il y a 28 000 ans. 122 000 ans d’existence c’est plutôt un signe de bonne santé, non ? Ensuite son extinction correspondit à celle de nombreux autres grands animaux préhistoriques à cette époque. L’exposition évoque des changements climatiques en étant la cause. Enfin se haute stature et sa masse musculaire prouve au contraire qu’en étant essentiellement végétalien on peut être en très bonne santé !

Évidemment contempler de très nombreux ours empaillés, donnant un ou plusieurs exemples de toutes les espèces existantes sur notre terre, n’est pas vraiment dans l’esprit du végétalisme. Mais ces objets sont anciens (pas d’animaux tués récemment) avec certains s’inscrivant même dans l’histoire des sciences de la nature.

Comme le stipule le dossier de presse : « plus d’une centaine d’objets issus des collections du Muséum mais aussi prêtés par des institutions extérieures sont présentés dans l’exposition. Parmi eux, il y a 25 spécimens d’ours naturalisés (22 issus des collections du Muséum national d’Histoire naturelle, 3 prêtés par le Muséum de Toulouse) et plus d’une vingtaine de pièces ostéologiques, dont 3 squelettes complets d’ours. »

Cette exhibition donne des renseignements sur la vie de ces animaux et le regard que l’on porte sur eux. L’exposition sur le fleuve Amour qui a eu lieu au début de l’année 2016 au quai Branly (voir ici) montrait l’importance de l’ours dans les cultes chamaniques dans des régions où il est présent.

Photographie ci-dessous : Pas si rassurant ce végétalien d’ours des cavernes préhistorique.

Photographie ci-dessous : Ceux-là sont plus rassurants.

Espèces d’ours est donc à voir, en particulier pour les jeunes (même si il n’y a aucun gros ours en peluche à dorloter). Cette exposition est cependant moins bien que la précédente Sur la piste des grands singes, qui nous plongeait en pleine forêt vierge grâce à une mise en scène astucieuse. Et puis surtout c’est cher pour un musée public : « Espèces d’ours ! + Grande Galerie de l’Évolution - billet couplé : 11/9 € » ou « Galerie des Enfants + Grande Galerie de l’Évolution + Exposition Espèces d’ours ! - offre triple : 13/11 € ». Le prix c’est important.

Mais le jardin des plantes est un lieu plein de magie et d’histoire… naturelle. L’exposition Précieux vélins : Trois siècles d’illustration naturaliste, au Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, qui se prolonge jusqu’au 2 janvier 2017, est moins chère (3/1 €), mais aussi moins importante : « Plus de 40 vélins originaux sont exposés, renouvelés chaque mois en raison de leur fragilité, soit près de 150 vélins durant les trois mois d’exposition. »

Photographies ci-dessous prises à côté du Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes.

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Visite au château de Pange

« Chers Amis,

Edith de Pange et moi-même vous donnons un dernier rendez-vous automnal à Pange pour clore la saison en beauté et dans la douceur automnale. Nous évoquerons le monde de l'enfance à travers les beaux pastels de Greuze qui seront exceptionnellement exposés pour cette occasion.

La mode et la toilette seront aussi évoquées à travers des portraits de femmes dont celui de la comtesse de Lobau qui porte un châle en cachemire tel un turban... Il évoque immédiatement ceux dont raffolait Joséphine... Si chers qu'ils servaient de cadeaux diplomatiques !

Thé et café vous seront servis tandis que je vous présenterai comme de coutume de beaux objets en rapport avec cette visite.... Boucles de souliers d'homme fin XVIII, vous sentirez du vinaigre de toilette identique à celui utilisé pour la toilette sèche, de l'eau de bouche (eau de Bottot, dentiste de Louis XV dont on a conservé la recette !), un éventail directoire... Et même un châle en cachemire !

Ne tardez pas à vous inscrire car nous souhaitons limiter le nombre de personnes à une vingtaine pour favoriser l'échange et la convivialité. Vous passerez un excellent moment et serez sous le charme, qui ne se dément plus, d'une maison exceptionnelle.

À très bientôt de vous retrouver ?

Flora Moritz »

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L’œil de Baudelaire

Le Musée de la Vie Romantique est joli, qui-plus-est gratuit. Seules ses expositions temporaires sont payantes. La dernière qui a commencé le 20 septembre 2016 et se terminera le 29 janvier 2017 est sur L’œil de Baudelaire. Celle-ci met en parallèle des œuvres d’art de son époque et ce que le poète a écrit à leur sujet en les découvrant, à travers une centaine de peintures, sculptures, estampes, photographies, livres et manuscrits permettant de nous confronter directement à la notion de la modernité telle qu’il la conçoit alors.

« Aux côtés de Baudelaire, cette exposition explore les mutations qui s’opèrent entre romantisme et impressionnisme en présentant, autour des artistes phares de l’époque - Delacroix, Ingres, Camille Corot, Rousseau ou Chassériau -, les peintres qui ont su lui plaire ou l’irriter. Elle permet de découvrir la modernité que forge le poète face au nouveau Paris et aux langages artistiques en formation, incarnée par la génération montante et la figure de Manet. Elle montre enfin, l’attachement indéfectible de Baudelaire au romantisme et à Delacroix. » (Dossier de presse).

Photographies ci-dessous : L’entrée du musée se voit de loin, un marronnier semblant jaillir des façades unies du quartier parisien du XIXe siècle de la Nouvelle Athènes. La petite cour est charmante rappelant un Paris plus humain et tendre qu’aujourd’hui.

Photographies ci-dessous de quelques objets d’art présentés dans l’exposition L’œil de Baudelaire.

La statue de marbre ci-dessous et première photographie est d’une incroyable pureté dans ses lignes, son teint, le rendu de la délicatesse des formes, et des gestes, notamment celui où le motif prend de sa main gauche un de ses pieds, etc. Cliquer sur l'image pour un agrandissement.

Photographie ci-dessus : La Grande Odalisque (tête), de Jean Auguste Dominique Ingres, de 1814. Cette huile sur toile est stupéfiante de perfection. En la contemplant on semble embrasser la fraîcheur de son visage d’une beauté lisse et délicate comme un diamant de brumes. L’artiste ne paraît pas avoir peint ce buste, mais l’avoir coiffé, paré… tellement il a réussi à lui insuffler le souffle de la vie et celui de la perfection. Sa blancheur de nacre surgit du fond sombre, comme sculptée par l’artiste. Cela donne l'impression que le sujet a été mis en vie par Aphrodite elle-même, comme elle le fit pour la statue de Pygmalion.

Photographie ci-dessous : Portrait de Baudelaire par Nadar, de vers 1855.

Photographie ci-dessous : Manuscrit de Baudelaire.

Photographie ci-dessous : Promenade publique sous le Second Empire – Aux courses, par Constantin Guy, 1860 – 1864. Aquarelle, lavis, crayon et encre.

Photographies ci-dessous : Une Conquête (Madame Alcibiade), lithographie de Gavarni, 1846.

Photographie ci-dessous : Parade, Huile sur bois d’Octave Penguilly L’Haridon, 1846.

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Sites éternels : De Bâmiyân à Palmyre, Voyage au cœur des sites du patrimoine universel, & L’art de la paix : Secrets et trésors de la diplomatie.

Alors que l’OTAN organise des guerres à tire-larigot et les entretient, les faisant durer (en orchestrant la confusion), et menace des pays comme la Russie en Syrie qui essaient d’en finir, la bonne conscience bourgeoise génocidaire s’étale dans les médias officiels (disons plutôt dans la propagande) ou comme dans cette exposition intitulée Sites éternels. De Bâmiyân à Palmyre, Voyage au cœur des sites du patrimoine universel, qui ouvrira ses portes du 14 décembre 2016 au 9 janvier 2017, galerie sud-est.

Voyez François Hollande à New York qui veut « créer un fonds mondial de soutien à la sauvegarde du patrimoine culturel avec l'ambition de recueillir 100 millions de dollars », et qui officialisera cela en décembre à l'occasion de l'achèvement du Louvre Abou Dhabi. (article du Figaro). Ailleurs il se fait le chantre de la démocratie, comme si Abou Dhabi en était une !!! Comme Nicolas Sarkozy il devance même les désirs des États-Unis comme deux petits toutous à cette puissance nauséabonde du dollar roi.

Quand en finira-t-on avec ce bal des faux-culs à la solde de l'argent et des pouvoirs même corrompus ? Devrons-nous attendre de mourir asphyxiés sous leur pollution, atomisés avec leur nucléaire… et je passe une multitude d’autres horreurs mises en scène avec panache ?

Dernièrement je me délectais d’apprendre qu’une exposition était organisée du 19 octobre 2016 au 15 janvier 2017 au Petit-Palais sur L’art de la paix : Secrets et trésors de la diplomatie. Mais en constatant que celle-ci se terminera sur le Traité sur l’Union européenne de Maastricht du 7 février 1992 (copie certifiée conforme à l’original), je me suis dit : « Autant en emporte le vent ! Laissons tomber ! Pouf ».

Appelons un chat un chat : Aujourd'hui ce qui est universel c'est la connerie et l'horreur !

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Winterhalter : Portraits de cour, entre faste et élégance

Je me permets d’informer sur une exposition que je n’ai pas encore vue, à Compiègne, sur Franz Xaver Winterhalter (1805-1873), peintre du gotha européen du Second Empire, qui se déroule du 30 septembre au 15 janvier. Elle est intitulée Winterhalter : Portraits de cour, entre faste et élégance.

Photographie : « Franz Xaver Winterhalter : Madame Rimsky-Korsakov, 1864. Huile sur toile ; 147 x 90 cm. Paris, dépôt du musée du Louvre au musée d’Orsay, don de Nicolas et Dimitry Rimsky-Korsakov, fils du modèle, 1879. Photo © Musée d’Orsay, Dist. Rmn-Grand Palais / Patrice Schmidt. »

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La Manufacture nationale des Gobelins

Photographies de M. Yvan Moreau de la Manufacture nationale des Gobelins (fabrication de tapisseries).

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Éditions numériques en sciences humaines et sociales

Comme son nom ne l’indique pas OpenEdition est une initiative française développée par des centres de recherche dont l’objectif est la divulgation numérique de travaux scientifiques et techniques en sciences humaines et sociales.

Le site met à disposition plus de trois mille livres et plus de quatre-cents revues. Il « rassemble quatre plateformes complémentaires dédiées respectivement aux livres, aux revues, aux blogs de recherche et aux annonces scientifiques. L’ensemble de ces plateformes, dont les contenus sont majoritairement en libre accès, reçoit 4 millions de visites mensuelles provenant du monde entier. Des services complémentaires sont proposés via les bibliothèques et institutions abonnées. »

Photographie provenant de la page http://www.openedition.org/8850

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Journée de rencontres autour du dessin ancien au Domaine départemental de Sceaux

Le samedi 8 octobre à partir de 9h45 le Domaine départemental de Sceaux organise une Journée de rencontres autour du dessin ancien dans le cadre de l'exposition De Vouet à Watteau, un siècle de dessin français, Chefs-d'œuvre du musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon.

« Cette journée a été conçue de façon pédagogique pour permettre au grand public d'apprendre les rudiments du collectionnisme et les astuces des amateurs chevronnés.

En matinée, quatre interventions seront consacrées à des questions techniques et porteront sur la fabrication et l'aspect des papiers anciens ; sur les techniques utilisées pour laisser une trace, suggérer une masse d'ombre ou une zone de couleur, selon les époques et selon les lieux ; sur les fonctions du dessin, qui peut être de premier jet ou poussé jusqu'à l'illusionnisme ; sur les grands collectionneurs, leurs partis pris, leurs habitudes et les petites marques mystérieuses qui permettent de les identifier...

L'après-midi, cinq spécialistes présenteront les caractéristiques techniques, stylistiques et esthétiques de l'un des quatre grands dessinateurs français du XVIIe siècle et du début du XVIIIe : Simon Vouet, Nicolas Poussin, Charles Le Brun et Antoine Watteau. Les pratiques d'atelier et l'enseignement académique seront aussi évoqués.

À l'issue de cette journée de rencontres, les participants disposeront d'un appareil critique très utile à la visite de l'exposition, où ils seront d'ailleurs invités à se rendre librement. »

« Accès libre dans la limite des places disponibles. Réservation obligatoire, avant le 30 septembre, au 01 41 87 29 71. Renseignements sur : domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr ou au 01 41 87 29 50. »

Programme ici.

Photographie : « Simon Vouet (1590-1649), Étude pour la figure de Zéphyr, v. 1635-1639, pierre noire et rehauts de craie blanche, 240 x 366 mm, D. 2663 © Besançon, Musée des beaux-arts et d’archéologie - Photo Pierre GUENAT. »

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Le château de Vigny

Le château privé de Vigny (dans le Val d'Oise), construit en 1504 et réaménagé au XIXe siècle en style néogothique, laissé à l’abandon depuis 2005 par son propriétaire, a été cédé en décembre 2015 à une « société civile immobilière, qui a pour projet de transformer le château en un ensemble hôtelier 5 ou 4 étoiles » (référence ici ou si cela ne s'ouvre pas ici).

Le Conseil régional d’Île-de-France a accordé une subvention de 110.807 euros pour des « travaux de traitements et de mise en sécurité du Château de Vigny ».

Le plus déplorable dans tout cela c’est que pour faire un hôtel des salles de bain vont être construites, des parties détruites et le tout va être modernisé. Avec cela il faudra penser à abriter les voitures (garages ?), sans compter les alentours qui seront sans doute aménagés avec pelleteuses et goudron.

Sauf si… avec un peu de chance... la mise en valeur soit faite avec délicatesse et respect... Alors on pourra dire que l'argent public n'aura pas été gaspillé. C'est possible ;-)

Photographie Wikipédia.

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Merveilleuses & merveilleux