20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 06:58

Avril est un mois merveilleux, où la nature se réveille et se régénère. De nombreuses fleurs poussent, et les arbres se parent de bourgeons d'un vert tendre et précieux.

Photographie ci-dessus prise la semaine dernière à Paris, à la fontaine des Haudriettes, située dans le troisième arrondissement, construite en 1764 par l'architecte Pierre-Louis Moreau-Desproux.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 06:58

La beauté ou la laideur se loge souvent dans les détails. En législation, plus c'est compliqué, plus il faut regarder les détails. Comme l'a dit Martine Aubry dans une formule devenue très populaire dans le milieu de la politique et de l'administration : « Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup ! »

En voici un exemple avec le Projet de loi relatif à la déontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires, qui comme l'explique cet article de la Gazette des communes semble en apparence protéger les lanceurs d'alerte venant de l'administration mais dans les faits enlève toute protection pour une dénonciation rendue publique : « Ce texte interdit des mesures de représailles à l’encontre du fonctionnaire qui dénonce crimes, délits, et conflits d’intérêts… aux autorités administratives ou judiciaires. C’est ici que se niche le bémol : alors qu’auparavant, du fait de l’absence de précision dans l’article 6 ter A de la loi de 1983, cette protection s’appliquait à tous les fonctionnaires dénonciateurs, peu importe la personne à qui ils s’adressaient. Avec cette nouvelle formulation, il n’y a donc plus de bouclier protecteur pour le fonctionnaire qui se confierait un peu trop, par exemple à un journaliste. Discrétion professionnelle oblige. »

Avec le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, qui est particulièrement technocratique et brumeux... flou... il est sûr qu'une quantité de détails cache des loups. J'ai donné quelques exemples dans les articles précédents, comme la possibilité que s'offre le Gouvernement de légiférer par ordonnances... Il y en a certainement beaucoup d'autres que je ne vois pas, n'étant pas spécialiste du Code du Patrimoine et autres.

Finalement la Gauche française au gouvernail réussit à faire tout ce que la droite n'a pas osé de peur d'être critiquée par la Gauche ! Évidemment tout cela est caché sous des notions de 'liberté' ou autres.

La seconde lecture au Sénat de ce projet de loi aura lieu en Commission de la Culture au mois de mai et sera en discussion en séance publique les 24, 25 et 26 mai 2016.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 06:58

Le musée de Cluny propose, jusqu'au 29 août 2016, une exposition sur Les émaux de Limoges à décor profane.

Le sujet est très intéressant, mais se déroule sur seulement une petite pièce. Cependant c'est une occasion de visiter le musée, la salle des tapisseries de la Dame à la Licorne qui se trouve juste à côté, et la salle dite 'du trésor' dans laquelle se trouvent de plus nombreux exemples mais religieux.

Beaucoup de ces objets d'art, religieux ou profanes, témoignent d'une réelle pratique mystique.

Photographie ci-dessus : « Disque d'applique : cavalier au faucon. Limoges, vers 1200-1210. Cuivre champlevé, émaillé, gravé et doré. Diamètre : 7,1 cm. Conservé au musée de Cluny. © RMN-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) / Jean-Gilles Berizzi. »

Photographie ci-dessous : « Coffre du cardinal Guala Bicchieri. Limoges (1220-1225). Bois de noyer et médaillons émaillés. Taille 34, 5 cm haut x 82 cm long x 38 cm large. Conservé à Turin, au Palazzo Madama-Museo. Civico d’Arte Antico. © Studio Fotografico Gonella. »

Photographies ci-dessous : « Gémellion : scène courtoise, musiciens et armoiries. Limoges, 2 e moitié du 13 e siècle. Cuivre champlevé, émaillé et doré. Diamètre : 22,3 cm. Conservé au musée de Cluny. © RMN-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) / Franck Raux. »

Photographies ci-dessous : Sirène et dragon.

Photographies ci-dessous : Exemples d'émaux, la plupart de Limoges, de la salle dite 'du trésor'.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 06:58

Jusqu'au 24 juillet 2016, le musée du quai Branly nous offre une exposition dont l'intitulé Matahoata : Arts et société aux îles Marquises, résume le sujet. Comme avec l'exposition sur l'Équateur précolombien visible jusqu'au 15 mai 2016, ou de plus anciennes comme celles sur les sociétés autour du fleuve Amour, les arts de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Mayas ou les Incas nous avons un véritable travail de recherche exhaustif mis en scène avec de très nombreux objets révélés dans leur contexte historique.

Comme d'habitude nous voyageons dans une contrée éloignée de Paris et un autre temps. Cette fois nous somme en territoire d'Outre-mer. « Matahoata est un motif de tatouage et un mot puissant qui évoque un œil ou un "regard éclairé" ». L'exposition commence par le thème de la mémoire à travers les « généalogies des visages » : « Lors des événements protocolaires, deux femmes âgées scandaient alternativement les noms des hommes et des femmes de chaque génération. Mata est le mot marquisien pour le visage, les yeux et la généalogie. Mata ènata ou mata ènana renvoie aux parents et aux ancêtres... » Cela me rappelle les imagines antiques (voir ici), masques de cire moulés sur les défunts d'une famille et conservés par celle-ci dans un présentation spécialement aménagée se trouvant souvent à l'entrée de la demeure. Les visages des objets d'art des îles Marquises sont généralement celui du Tiki, terme qui signifie aussi bien dieu, qu'homme ou homme-dieu. On apprend aussi dans cette exhibition que l'on y pratiquait le cannibalisme, et que l'art du tatouage, très présent, était particulièrement douloureux. Du coup je ne pense pas que je me serais plu dans ce genre de société. Mais la société actuelle me semble loin d'être civilisée et elle particulièrement barbare... Mais cela est un autre sujet. Cependant dans chacune des expositions du musée du quai Branly résonne en moi le mot 'civilisation'. Qu'est-ce qu'une civilisation digne de ce nom ? Un sujet important sur lequel réfléchir aujourd'hui.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 06:58

Fabriquer de beaux vêtements est une chose délicate, demandant des savoir-faire nombreux, beaucoup de méticulosité. On ne peut les aborder sans avoir à l'esprit les divers talents mis en jeu, les petites mains ayant participé à leur création, ceux qui les ont portés, la mode du temps… C'est un tout. Pour une exposition cela doit être aussi un défi. Pour celle intitulée Fashion Forward, 3 siècles de mode (1715-2016) qui se déroule jusqu'au 14 août 2016 au Musée des Arts décoratifs à Paris, les talents déployés ne sont pas tous du même niveau. Ceux qui ont choisi le titre, le mécène et fait les photographies disponibles dans le catalogue et pour la presse ont été de toute évidence mal choisis.

L'exposition traite presque uniquement de la mode française. Pourquoi un titre en anglais ? Pourquoi utiliser le mot 'fashion' plutôt que celui de 'mode' internationalement connu depuis des siècles et utilisé depuis l'Antiquité ? Certes ce terme vient de l'ancien-français 'façon'. Mais son utilisation ici dénote un manque d'inventivité, de poésie. On est là plus dans un concept d'arts appliqués, de commerce internationnal, ce qui dévalue beaucoup ce qu'est la mode dans son ensemble, notamment vis-à-vis du jeune public. Pourquoi aussi avoir écrit 'trois' en chiffre et pas en lettres comme cela se fait en bonne écriture 'françoise' ? Dernièrement je suis allé à une conférence sur les petites mains de la mode française organisée au CNRS à Paris par l'Institut du Temps Présent par Histoires de Mode, où la conférencière parlant parfaitement le français a choisi de faire son intervention en anglais !! Une autre chose sur le titre : L'exposition ne parle pas de mode mais de mode vestimentaire. La seconde fait partie de la première. Comme je l'ai déjà écrit dans ce blog et au début de mon livre, la mode concerne tous les nouveaux rythmes : musiques, danses, styles, littératures, arts, arts décoratifs, manières de parler, de se coiffer, de se raser, de se maquiller, de s'habiller, de bouger, de sentir, lieux en vogue, etc. Dans ces nouveaux rythmes les habits occupent une place de choix. Ils sont un des signifiants les plus apparents de la mode que l'on suit, car on les porte sur soi (comme la coiffure...) et sont directement reconnus par autrui. Mais, je le répète, ce ne sont pas les seuls.

Quant aux photographies du catalogue sur fond gris, elles ne font pas honneur à la beauté des habits présentés.

Enfin le choix du mécène, une chaîne internationale de magasins de prêt-à-porter, est de très mauvais goût ; surtout que l'on finit par lui et par la fabrication en série que l'on mélange à la haute couture. Le prêt-à-porter n'a pas apporté que du fâcheux, cherchant même parfois à se surpasser. Mais depuis la fin du sur-mesure pour tous (années cinquante) et la mercatique ambiante et phagocytante de ces trente dernières années, la mode est aujourd'hui moribonde... tellement que l'on n'ose même plus prononcer son nom. C'est plutôt une vision nihiliste de conclure avec une grande enseigne de cette marchandisation outrée ; mais à l'image de ce qu'est la mode textile de nos jours, où l'art de la haute-couture sert juste de paravent afin de cacher la réalité du prêt-à-porter.

Ce qui est vraiment dommage, c'est de ne pas avoir cherché à faire la promotion de la création et du savoir-faire français actuels ; surtout que ce musée des arts de la Mode des Arts décoratifs a été fondé en partie par l'industrie française du textile. Rappelons que si la mode française a eu une telle influence c'est en partie par le soutien, l'amour de tout un peuple pour un vivre ensemble s'exprimant d'une manière harmonieuse et délicate à travers elle. Depuis les souverains jusqu'aux petites mains, tous concouraient à faire en sorte que la mode française fût la plus belle… merveilleuse, insurpassable… un délice, et que sa confection fût la meilleure. Cette exposition est à l'image de celle juste en face, dans le même musée, toute entière à la gloire d'une poupée américaine toujours en vente ! Ce n'est pas comme cela que l'on va aider la fabrication française. La France, en particulier par son service public, dont rappelons-le ce musée fait partie, ne crée plus de valeur. Elle vit sur son passé, qu'elle consomme (on consomme notre patrimoine comme la nature sans en assurer sa pérennité) sans désormais inventer son avenir...

Ceci dit cette exposition est très belle et vaut vraiment le détour. Les habits sont magnifiques et présentés avec des éléments décoratifs d'époque les mettant en valeur. Des effets de miroirs en flaques permettent de mieux les voir et donnent de la profondeur. Même la dernière partie sur le XXe siècle est, je trouve, réussie avec ses immenses rideaux de fils de soie derrière lesquels on distingue la belle architecture de la salle, ses podiums en escaliers et son sol aux reflets d'acier. Cependant il est nécessaire de dire que les habits présentés après les années cinquante sont portés par très peu de gens, voire faits pour ne pas l'être. Il s'agit davantage de créations d'artistes en tissus servant de devanture à un énorme commerce de prêt-à-consommer international.

Mais la mise en scène est jolie et presque tous les habits, je le répète, de très grande qualité. Personnellement j'aurais mis des tableaux et gravures représentant des gens à la mode d'alors afin de donner une vision plus complète de la façon de porter ces vêtements. Une robe à panier du XVIIIe siècle c'est quelque chose... mais avec en plus la coiffure en étages c'est époustouflant. Une redingote d'incroyable c'est bien, mais c'est mieux avec la culotte ou le pantalon qui va avec, la cravate, la perruque en oreilles de chien ou à la Titus, le chapeau... Mais bon là je chipote. Cette exposition montre tout de même près de trois cents pièces provenant du fonds Mode des Arts décoratifs constitué de plus de cent cinquante mille œuvres, textiles et costumes anciens, pièces de haute couture, accessoires chapeaux et souliers, sans compter d'importants fonds de dessins et photographies, d'archives de créateurs etc.

Enfin pour vous en dire plus sur cette exposition, voici des photographies prisent durant le parcours... sans commentaire car je n'ai pas beaucoup de temps, entretenant ce blog seul et bénévolement, et en particulier centrées sur le XVIIIe siècle pour les mêmes raisons.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 06:58

Le jeudi 12 mai prochain, à 19 h, je ferai une conférence, à la Maison de Chateaubriand de la Vallée-aux-Loups à Châtenay-Malabry, ayant pour sujet : Les modes au temps de Chateaubriand (1768-1848). Cela se passera dans la bibliothèque de l'écrivain où seulement une vingtaine de personnes ayant réservé au 01 55 52 13 00 ou en écrivant à l'adresse suivante : falves@hauts-de-seine.fr pourront être accueillies. Cette conférence est gratuite. Inscrivez-vous rapidement !

Ce sera aussi une occasion de visiter ce lieu prestigieux (visites jusqu'à 18 h 30), délicat et enchanteur, où vécut Chateaubriand et où séjourna la merveilleuse Juliette Récamier, de se promener dans le jardin et de boire un verre au salon de thé (ouvert jusqu'à 18 h 30).

Le domaine se trouve à 12,5 km du centre de Paris ou à 21 km en prenant l'autoroute. Dans les deux cas il faut compter entre 40 et 50 minutes de trajet. En RER : « Prendre Ligne B, station Robinson (terminus), puis itinéraire piétonnier fléché (environ 20-25 minutes à pied). Dernier train pour Paris : 0 h 13. » Plus de renseignements ici. Itinéraire en voiture ici.

La conférence se déroulera en deux temps. Pendant une petite heure je donnerai un aperçu des modes de la période concernée, très riche puisqu'elle couvre depuis la fin de l'ancien régime jusqu'à la Seconde République. Ensuite vous pourrez poser les questions que vous souhaitez.

Nous parlerons donc notamment des merveilleuses et des Nouvelle France dans le lieu qui vit vivre une merveilleuse et le père du romantisme français ! Un très bon et émouvant moment en perspective.

Photographies ci-dessous : Tableau et chambre de Mme Récamier (1777-1849) dans la maison de Chateaubriand.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 06:59

Dans le tableau d'Hubert Robert Projet d'aménagement de la Grande Galerie du Louvre, de 1796, présent dans l'exposition lui étant actuellement consacrée au musée du Louvre, les détails intéressants ne manquent pas, Hubert Robert ayant reproduit de nombreux chefs-d'oeuvre. Un détail cependant les surplombe tous en haut du tableau, une inscription latine encadrée par deux Victoires : Trium par artium honos, c'est à dire « Même honneur aux trois arts ». Les trois arts dont il est question, présents sur la toile, sont la peinture, la sculpture et l'architecture. L'architecture est un art, et les architectures anciennes devraient être conservées et restaurées comme on le fait pour les objets d'art, c'est à dire en restant au plus près de l'original. On en est très loin aujourd'hui en France.

Pour en savoir plus sur l'exposition Hubert Robert, 1733-1808, un peintre visionnaire qui se tient au Louvre jusqu'au 30 mai 2016 :

http://www.lamesure.org/2016/03/hubert-robert-1733-1808-un-peintre-visionnaire-1.html

http://www.lamesure.org/2016/03/hubert-robert-1733-1808-un-peintre-visionnaire-2.html

http://www.lamesure.org/2016/03/hubert-robert-1733-1808-un-peintre-visionnaire-3.html

http://www.lamesure.org/2016/03/hubert-robert-1733-1808-un-peintre-visionnaire-4.html

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 06:58

Le blog de La Mesure de l'Excellence, créé le 11 avril 2007, fête aujourd'hui son anniversaire : 9 ans ! Son site quant à lui aura cette année 10 ans !

Parfois je me pose la question : Pourquoi est-ce que je fais ce blog ? Et puis je me dis : Pourquoi le moine prie-t-il ; Pourquoi l'enfant étudie-t-il à l'école ; Pourquoi le pianiste joue-t-il quand il est seul ; Pourquoi ceci, pourquoi cela... ; Pourquoi pas ?

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 06:58

Le Musée national de la Voiture du Palais de Compiègne consacre du 8 avril au 25 juillet 2016 une exposition consacrée aux bicyclettes et motocyclettes intitulée L’épopée fantastique : 1820-1920, cycles et motos.

Adepte parisien du vélib' je trouve que le vélocipède est une formidable invention, entièrement écologique et maintenant en bonne santé.

Photographie ci-dessous : Estampe représentant l'avenue du bois de Boulogne au niveau de l'entrée du bois, un endroit parisien en vogue pendant plusieurs siècles où l'on se montrait et faisait de l'exercice à cheval... ou en bicyclette...

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 06:58

L'Aten (Atelier technique des espaces naturels, groupement d'intérêt public créé en 1997 à l'initiative du ministère français chargé de l'environnement) et le Réseau des Grands Sites de France (association française reconnue d'intérêt général) co-organisent l’édition 2016 du Forum des Gestionnaire qui se tiendra les 12 et 13 avril, à Fontainebleau et à Paris. Le thème est intéressant : Patrimoines naturels & culturels : Enjeux et synergies.

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