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Vente Beaussant Lefèvre, Mobilier et objets d'art, du mercredi 3 décembre, Salle Rossini (Paris).

PortraitsAnglaisXVIIIe.jpgPhotographies du dessus : À gauche - « Atelier de Sir Joshua REYNOLDS (1723-1792). Portrait de Sir Abraham Hume (1749-1838), collectionneur, botaniste et politicien Huile sur "milboard". 30,5 x 24 cm. OEuvre en rapport: Le portrait par Sir J. Reynolds, Belton House, Lincolnshire. » © Catalogue.
À droite - « Karl-Anton HICKEL (1745-1798). Portrait de Lady Fairfield, femme du gouverneur de Madras Huile sur toile, rentoilée. 74,5 x 61 cm. » © Catalogue.

Photographies ci-dessous : À gauche - « Attribué à Louis Michel van LOO (1707-1771). Portrait de femme Huile sur toile, rentoilée. 54 x 45 cm ovale. » © Catalogue.
À droite - « Attribué à Jeanne-Louise VALLAIN (1767?-1815). Portrait de femme Huile sur toile, rentoilée. 56 x 45,5 cm ovale. » ©
Catalogue.

Portraits-XVIIIeVente Thierry de Maigret, du mercredi 3 décembre à Drouot Richelieu, Tableaux anciens - objets d’art et d’ameublement des XVIIe XVIIIe et XIXème siècles - tapisseries.

ClavecinXVIIe.jpgPhotographies de gauche et du dessous : « Charmant clavecin Italien Largeur d'octave de 17 cm Un clavier de 45 touches 2 jeux de 8 pieds ? ? Tessiture: 3 octaves et une sixte C/E-do3 (octave courte) Touche en placage d'ébène comportant une incrustation en argent en forme de coeur. Les feintes sont en buis gravées d'un motif de losanges. La première touche le C/E grave porte l'inscription suivante: «Gio. ...Batt (?) 1686 ?» Peut être Giovanni Battista GUISTI (?) (entre 1624 et 1693) élève de ZENTI. Une étiquette portant l'inscription «Di Proprieta del D'ETORRE BORSELLI» La table d'harmonie, en pin, présente un décor polychrome de fleurs, et de papillons. (Fin 19ème) La rosace en parchemin finement ajouré représente une étoile. Deux tiroirs sont logés sous le cadre du clavier (transformation de la fin du 19ème, début 20ème siècle) Les faces externes de la caisse, du couvercle et du portillon sont ornées d'une guirlande de fleurs et feuillages or sur fond vert pailleté or à l'imitation des laques de Chine. Par certains endroits une peinture, couleur bleue de France apparaît. La serrure est d'époque. Les charnières ne sont pas d'origine. Les faces internes du portillon, de la caisse au dessus de la table d'harmonie, le pourtour du clavier et le chapiteau, sont ornés d'une peinture couleur bordeaux. La face interne du couvercle présente une scène mythologique Diane sortant du bain. A la pointe du couvercle, caché dans la végétation, Actéon observe la scène. Restaurations Piétement de style Louis XV peint en vert Longueur: 202 cm Largeur: 79,70 cm Hauteur de caisse sans couvercle: 24 cm Probablement ancienne collection Marcel Salomon. » © Catalogue.

ClavecinXVIIepeinture.gifVente Eve, Mobilier et objets d'art, du vendredi 5 décembre à Richelieu-Drouot (Paris).

BureauXVIIe.jpgPhotographie de gauche : « 183 Très beau BUREAU dit MAZARIN en marqueterie Boulle dite «en première partie» de laiton et placage d'ébène à décor géométrique de volutes et d'entrelacs. Il ouvre en façade à six tiroirs et un caisson. Il repose sur huit pieds gaines réunis par deux entretoises mouvementées en X Époque Louis XIV Haut 79 cm - Long 111 cm - Larg 64 cm. » © Catalogue.

CoiffeuseHomlme1erEmpire.jpgPhotographie de droite : « TABLE de SALON formant COIFFEUSE D'HOMME en acajou et placage d'acajou mouluré, de forme rectangulaire reposant sur quatre pieds gaine terminés par des griffes de lion et roulettes. Elle ouvre en façade par quatre tiroirs simulant six. Plateau basculant découvrant un intérieur en tôle laqué noir aménagé de compartiments Le revers du plateau foncé d'un miroir Estampilles JD sous les traverses pour François-Honoré-Georges JACOB dit JACOB-DESMALTER (1770-1841) Époque Empire Haut.: 76 cm - Larg.: 63 cm - Prof.: 42 cm. » © Catalogue.

Vente Marc-Arthur Kohn, Archéologie art médiéval et de la renaissance très bel ameublement & objets d’art XVIIe - XVIIIe et XIXe siècles, du dimanche 7 décembre à l'Hôtel Le Bristol (Paris).

Flore.gifPhotographie de gauche : « FLORE Attribué à René FRÉMIN (Paris, 1672-Paris, 1744) France, début du XVIIIe siècle Matériau Terre cuite H. 160 cm, L. 80 cm Déesse des fleurs, symbole du renouveau du Printemps, Flore est présentée s'avançant, à demi-nue, coiffée d'une couronne de fleurs et arborant un large sourire. La jeune femme, aux lignes souples et animées, affiche une silhouette tout en fraîcheur et en vivacité. Sa pose adopte un léger déhanchement marqué par le mouvement de ses jambes, le geste gracieux de la main droite ainsi que sa tête tournée lui confèrent une attitude joyeuse et dansante. Ce dynamisme est renforcé par le traitement fin et nerveux des plis du drapé qui lui couvre une partie de son corps et s'enroule autour de sa jambe gauche. Le modèle en marbre fut commandé par la Direction des Bâtiments du Roi en 1706 pour orner la Cascade Champêtre (ou Cascade rustique) du Parc du Château de Marly (fig. 1) aménagée dès 1700 dans le Bosquet du Levant. Cette cascade fut transformée dès 1706 en grand escalier d'eau entrecoupé de paliers sur lesquels se dressaient en alternance six statues de marbre blanc et huit vases en plomb. Les statues s'inscrivaient dans un cycle des divinités champêtres constitué, outre Flore de Frémin (fig. 2), de L'Air de Philippe Bertrand (Musée du Louvre, inv. RF 266), Pomone de François Barois (Musée du Louvre, inv. RF 268), Vertumne de Sébastien Slodtz (aujourd'hui à l'Assemblée Nationale), Pan de Robert Le Lorrain et L'Eau de Jean Thierry (toutes deux disparues). René Frémin livra sa Flore en 1709, transférée en 1801 à la Malmaison pour y figurer sur la façade du château avant d'entrer au Musée du Louvre en 1877 (fig. 3). Notre oeuvre illustre le mouvement qui apparaît dans la sculpture au début du XVIIIe siècle. La gaîté et la joie s'affichent pleinement et sont présentes dans d'autres oeuvres de René Frémin, comme La Compagne de Diane, réalisée également pour Marly (fig. 4) où l'on retrouve ce large sourire, marque spécifique au sculpteur. Elève de François Girardon et d'Antoine Coysevox, René Frémin reçut le Prix de Rome en 1694 et travailla pour la Couronne à Rambouillet, Versailles et Marly. En 1721, il part pour la Cour d'Espagne où le souverain Philippe V lui commande l'ornementation des jardins de la Granja près de Ségovie. De retour en France en 1738, il devient Directeur de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture et obtient le titre honorifique de Conseiller-Secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France et de ses Finances. Devant le succès du sujet, Frémin réalisa des modèles en terre cuite et en marbre. Le Corcoran Gallery of Art de Washington conserve un exemplaire en marbre signé FREMIN AN°1709, un autre est mentionné dans la collection du Baron de Rothschild en 1881 provenant du Château de Ménars, propriété de la Marquise de Pompadour. En terre cuite, citons une Flore datée de 1725 dans la collection Hankar et une autre signée R. FREMIN Ft. 1732 appartenait à la collection Bernard Steinitz à Paris. » © Catalogue.

Vente Alde SVV, Livres anciens du XVe au XIXe siècle, du lundi 8 décembre, Salle Rossini (Paris).

Photographies ci-dessous : Reliures d'époque XVIIe (le deux de gauche) - XVIIIe siècles. © Catalogue.

Reliures.gifRetrouvez toutes les ventes aux enchères ici : INTERNATIONAL Artvalue Christie's •  Sotheby's • FRANCE • Interencheres Auction • PARIS • Drouot Artcurial Piasa Tajan

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Caricatures de crinolines

CesPetitesDamesCrinoline300lm.jpgLe XIXe siècle est friand de caricatures. Dans les années 1860 les crinolines sont un sujet d’ironie facile. Je pourrais faire une exposition sur ce sujet tellement j'ai de documents. Par exemple cette série de douze assiettes d'époque de la manufacture de Choisy le Roi reprend plusieurs des thèmes de moquerie au sujet de la crinoline : prenant la foudre, fabriquée par un serrurier, provoquant des accidents, enlevant le travail des balayeurs, cachant les formes avantageusement, servant à la contrebande, faisant s'envoler comme une montgolfière etc.

Photographie ci-dessus : « - Qu'on dise encore que les crinolines c'est pas une bonne invention !.... » Illustration d'un Charivari de vers 1860 de la série « CES PETITES DAMES ».

Photographie ci-dessous : « Deux merveilleuses croisant le fer, grâce à l’exiguïté des rues de province. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham (dessinateur et caricaturiste du XIXe siècle).

CrinolineMerveilleusesSeCroisantRetouche300lmPhotographie ci-dessous : « LA CRINOLINE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES. LA LOUEUSE DE CHAISES. - Madame, vous devez quinze chaises ! » Illustration de Nouvelles pochades par Cham. 

CrinolineLouageDeChaisesclair300lmPhotographie ci-dessous : À gauche - « Je vous avais dit de n'aller chercher qu'une voiture. - La robe de madame ne tiendrait jamais dans une voiture, j'en ai prise deux. »
À droite - « Ah ! Saprelotte ! Je me suis assuré contre la grêle mais j'ai oublié de m'assurer contre la crinoline. » Illustrations de Nouvelles pochades par Cham.

CrinolineVoitureChamps300lm.jpgPhotographie ci-dessous : «  - Je voulais plaider en séparation de corps avec mon mari, mais j'ai trouvé un autre moyen, j'ai acheté un jupon malakoff. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham.

CrinolineSeparationDesCorpsunpeuretouche300lm.jpg

Autres articles sur ce sujet :
La crinoline ;
Fabrique de crinolines ;
Bêtises et autres culbutes, gourgandines ou tâtez-y ;
Vertugadins, paniers, crinolines et tournures ;
Crinolines.

© Article et photographies LM

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Chopines vénitiennes

NobileModernaADecoupe300lm.jpgUne chopine est une sorte de sabot féminin, galoche ou chausson, à très haute semelle, utilisée en particulier à la Renaissance. De nombreuses images de l'époque représentent des vénitiennes en portant. Son rôle est de protéger la chausse ou le soulier.

La galoche est à semelle de bois, empeigne et contrefort pas obligatoirement dans cette matière. Elle se met par dessus le couvre-pied (chaussure, chausse ...) pour le préserver.

La chopine a la même fonction et une semelle en bois plus ou moins haute. Certaines sont si élevées que la femme qui en est affublée doit avoir un domestique près d'elle pour se tenir au cas où l'équilibre lui manque.

Au Moyen-âge on porte différentes sortes de structures avec semelle en bois s'ajoutant à ce qui couvre directement le pied. Certaines poulaines en sont pourvues. 

NobileModernaADetail300lm.jpgPhotographies ci-dessus : « Nobile Moderna ». Gravure de la fin du XVIe siècle provenant de Abiti antichi et moderni di diverse parti del mondo.

Photographie ci-dessous : Exemple de la même série de gravures.

VecellioGentildonneVenetianeAttana300lm.jpg

Autres exemples de chopines ici.

© Article et photographies LM

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La Première Amie

LaPremiereAmieRecadreNettoye300.jpgPhotographie : « La Première Amie. » Estampe dessinée par Pauquet et gravée par Bara.

© Photographie LM

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DetailVente Kapandji Morhange du mercredi 26 novembre à Drouot Richelieu (Paris) Collections von Medem de Courlande, d’une famille noble des Pays-Bas et à divers.

Photographies ci-dessus et ci-dessous : « PHILIBERT-LOUIS DEBUCOURT (1755-1832). Promenade de la gallerie du Palais Royal et Promenade du jardin du Palais Royal. Deux aquatintes en couleur datées 1787. Piqûres et brunissement pour La Gallerie du palais royal. Deux cadres en bois doré et sculpté de style Louis XVI. Estampes non examinées hors des cadres. » © Catalogue.

PalaisRoyalPromenadesPhotographies ci-dessous : « PHILIBERT-LOUIS DEBUCOURT (1755-1832). La promenade publique et La promenade du jardin turc. Deux aquatintes en couleur l'une signée et datée [17]92. (Le jardin turc est gravé par Jazet). 44,5 × 62,5 cm. Paire de cadres en bois doré et sculpté de frises de perles et de raies de coeurs (éclats). Estampes non examinées hors des cadres. Brunissements et taches apparentes.. » © Catalogue.

PromenadesPhotographie de gauche : « CHINE. Paire de grands bols en porcelaine à décor tournant en camaïeu bleu d'animaux fantastiques sur fond de vagues écumantes rouges. Frise de grecques sur le bord et le Boltalon. Marqué QIANLONG (1735-1796). (Égrenures). H: 9,5 cm. Diamètre: 21 cm. Un bol similaire au décor identique et provenant de la célèbre collection M. Sackler fut vendu chez Christie's New York le 15 septembre 2009 (lot 441). Un bol identique conservé au musée du Palais à Pékin fut présenté lors de l'exposition «Capovalori della Citta: Qianlong e La Sua Corte» au Museo del Corso à Rome (20/11/2007-20/03/2008).. » © Catalogue.

RouenVente Fraysse & Associés du mercredi 26  novembre à Drouot Richelieu (Paris) Céramiques.

Photographie de droite : « ROUEN. Grand seau à bouteilles muni d'anses en forme de coquilles, décoré en bleu et rouge de larges lambrequins fleuris, et sur la base de guirlandes fleuries, lambrequins, coquilles et rosaces. Hauteur: 19 cm Restauration au pied. » © Catalogue.

Vente Christie's du 25 novembre à Londres The John Shearer Collection of Important Meissen, Vincennes and Sevres.

PotCouvertPhotographie de gauche : Pot à sucre 'calabre' et son couvercle, de la manufacture de Sèvres, vers 1758. © Catalogue.

PotPorcelainePhotographie de droite : Pot à lait à trois pieds de la manufacture de Sèvres, vers 1759. © Catalogue.

Vente Pierre Bergé & associés à Drouot Richelieu (Paris) du 29 novembre Archéologie.

Photographie de gauche : Femme à sa toilette (IVe siècle avant J.-C.) « PÉLIKÉ DE GNATHIA. Péliké vernissé noir peint d'une scène représentant une femme à la fontaine. Elle est nue, en appui sur la jambe droite et se penche sur une grande vasque soutenue par une colonne, dans laquelle coule un filet d'eau jaillissant de la gueule d'une tête de félin. À ses pieds, un alabastre. Riche décor de rinceaux, d'oves et de grecques. Terre cuite vernissée noir et peinture blanche et jaune. Restaurations au col et aux anses. Grande Grèce, DameASaToiletteGreceIVeSiecleAvJCstyle de Gnathia, IVe siècle av. J.-C. H 23,1 cm Charles Ratton (1895-1986). » © Catalogue.

SirenePhotographie de droite : « SKYPHOS CORINTHIEN. Skyphos à figures noires peint d'une sirène ailée face à une sphinge, d'une palmette et de rosettes. Restes d'un animal dressé près d'une anse. Terre cuite vernissée noir et rehauts de peinture rouge. Usures d'une face. Corinthe, première moitié du VIe siècle av. J.-C. H 9,2 cm Acquis dans les années 1980. » © Catalogue.

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Une coquette avant et après sa toilette

LesContemporainesLaCoquetteGravure300lm.jpgPhotographie : Illustration pleine page de la nouvelle intitulée La Coquette du douzième tome de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies Femmes de l'âge présent ... (1781) par Rétif de la Bretonne (1734-1806). Le « Sujet de l'Estampe » est décrit en face de celle-ci : « La même Femme, sortant du lit, & parée : un Homme, qui l'a vue successivement dans ces deux situations, dit avec surprise : « La toilette est une belle invention ! » On a été obligé, pour rendre le sujet de cette Nouvelle, de rapprocher deux situations de la même Personne, qui ne pouvaient être simultanées. »

© Article et photographie LM

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À table en 1780

LesContempraines1780LEpouseMere300lmPhotographies : Gravure provenant de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies femmes de l’Âge présent, « Septième volume » (1780), de Nicolas Edme Restif dit Restif de La Bretonne (1734-1806).

LesContempraines1780LEpouseMere500lm© Article et photographies LM

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Au gré du Rhin : Les grès allemands dans l’Europe de la Renaissance.

pot300.gifLe Musée national de la Renaissance du château d'Écouen propose du 22 novembre 2014 au 20 avril 2015 Au gré du Rhin : Les grès allemands dans l’Europe de la Renaissance, une exposition présentant des grès fabriqués entre le XVIe siècle et le début du XVIIIe « dans les grands centres de la vallée du Rhin, comme Cologne, Siegburg ou encore Raeren ».

À la soixantaine de grès du Musée national de la Renaissance viennent s'ajouter une vingtaine provenant de collections allemandes (Musueum für Angewandte kunste à Cologne) et françaises (Musée du Louvre, Musée des Beaux-arts de la ville de Paris) .

Je rappelle l'autre exposition qui a lieu dans ce même musée jusqu'au 26 janvier 2015 : L'étoffe des rêves : Le tissu d'ameublement dans les collections du musée d'Écouen.

Photographie : « Cruche. Westerwald. Écouen, musée national de la Renaissance. © RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d’Écouen) / Adrien Didierjean. »

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Le roi caché

EcoleNationaleDesChartes.jpgL'École nationale des chartes présente régulièrement des conférences en accès libre (dans la limite des places disponibles). La prochaine du cycle intitulé Les grandes voix est sur Le roi caché : un mythe politique qui traverse les âges. Elle est donnée le mardi 25 novembre 2014, à 17 heures, par Yves-Marie Bercé.

Rois ou royaumes cachés, rois ou messies à venir, sont des thèmes que l'on retrouve dans nombre de traditions de l'Est à l'Ouest et du Sud au Nord.

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Carte blanche à Christian Lacroix au Musée Cognacq-Jay

11CourHotelDononDu 19 novembre au 19 avril 2015 le Musée Cognacq-Jay 0Biscuitfleurette avec la muse du créateur Christian Lacroix, lui donnant carte blanche … une blancheur  remplie 1EndormieASaTableDeToilettede couleurs, mêlant des chefs-d'oeuvre du XVIIIe à des productions moins prestigieuses de ce même siècle et des créations contemporaines !  

Photographies : Tout est un peu mélangé et pris sur le vif ! Pas d'explications pour cette fois !!!

Généralement je n'apprécie pas du tout les mélanges du contemporain et de l'ancien … mais là je fais une exception.

Ceux qui aiment la création et la mode devraient apprécier.

Ceux qui chérissent le XVIIIe aussi, car si pour l'occasion le musée a évacué les meubles de la collection permanente, elle présente de nouvelles œuvres d'époque XVIIIe intéressantes. De plus Christian Lacroix est un entiché de ce siècle … et cela se ressent d'une manière joyeuse. Il s'est amusé. Il transmet à sa manière notre patrimoine commun. Certains trouveront cela kitsch, ce qui est indubitable. Mais le XVIIIe siècle qui ne se refuse rien l'est aussi. On dit autrefois : rococo.

2Boucher500On est dans le cabinet de curiosités de Christian Lacroix qui jette un œil « d'amateur » comme il le dit sur cette époque ; mais un œil éclairé par le regard3IllustrationDeMode d'un artiste fasciné par le jeu des couleurs, lumières et reflets ; qui scrute son sujet en des thèmes qui forment autant de tableaux dans lesquels on entre presque à chaque pas. Il dit lui-même aimer dessiner. Son chevalet est l'espace en entier.

Pénétrer dans cette exposition c'est un peu comme ouvrir un coffre au trésor. Tout semble mélangé : de belles pierres précieuses avec de la verroterie. Mais on est content de l'avoir découvert … surtout qu'il y a 5Bainénormément à découvrir … la collection Cognacq Jay étant fabuleuse … et le XVIIIe siècle d'une finesse indescriptible dans ses arts que l'on peut dire (rapidement) entièrement dévoués à la matière façonnée par l'imagination de l'âme créatrice inspirée par les sens : le savoir être, plus que de paraître ; ou pour le dire autrement une apparence qui prend les sens et l'âme, ou plutôt retrouve les sens de l'âme et vis-et-versa.

Les novices en XVIIIe siècle ne feront sans doute pas la différence entre les chefs-d'oeuvre d'époque des Lumières présentés et les 'reconstitutions' ou 'inspirations' … mais leur goût sera formé imperceptiblement et durablement. Par contre il est à souhaiter que ce mélange ne dure que le temps de l'exposition. 8ChemiseCol

La collection des époux Cognacq-Jay est entièrement d'époque XVIIIe, ce qui en fait tout son charme. Y ajouter des clins d'oeil contemporains serait de mauvais goût. Dans le cadre d'une exposition temporaire sous la férule d'un créateur en accointance avec ce siècle pourquoi pas … mais sinon … ou bien dans un cadre parfaitement délimité.

« Le Musée Cognacq-Jay rassemble les œuvres du XVIIIe siècle acquises entre 1900 et 1927 par Ernest Cognacq, fondateur des Grands magasins de la Samaritaine, et son épouse, Marie-Louise Jaÿ. À sa mort en 1928, Ernest Cognacq lègue ses collections à la Ville de Paris afin de perpétuer une présentation de ses œuvres, évocatrices du siècle des Lumières, au public. Ouvert en 1929 sur 9TableauBoisle boulevard des Capucines, dans un bâtiment jouxtant la Samaritaine de Luxe, le musée a rejoint l’Hôtel Donon [qui date du XVIe siècle !], demeure historique du Marais, en 1990. » En léguant sa collection (la liste est ici) Ernest Cognacq voulait notamment qu'une cohérence soit respectée. C'est une chance de pouvoir ainsi se plonger dans un ensemble d'oeuvres et d'objets d'art tous du XVIIIe siècle.

Ernest Cognacq (1839-1928) et Marie-Louise Jaÿ (1838-1925) ont eu une carrière fulgurante les faisant passer respectivement de commis de magasin et vendeuse, à fondateurs de La Samaritaine. Dans l'article Les petites mains de la mode française 3 : les calicots et les arthurs 8Ombre&Lumièreil est question de l’ascension de certains grands noms de la mode ayant commencé au plus bas de l'échelle.

Aujourd'hui ce qui reste de La Samaritaine, un des premiers grands magasins parisiens, est dans un état lamentable. La partie entre les rues de Rivoli, du Pont Neuf et de la Monnaie a été complètement détruite, il y a de cela quelques années, ne conservant que la façade. La section entre la rue de Rivoli et la rue de Baillet a été rasée récemment. Celle donnant sur le Pont Neuf, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, est laissée à l'abandon depuis 2005. On peut imaginer l'état dans lequel ce bâtiment se trouve, abandonné pendant près de 10 ans sans soins. LVMH à qui appartient ce site, qui est censé être un groupe 'français' d'entreprises du luxe s’appuyant sur l'héritage hexagonal et en particulier parisien de la mode, veut détruire ce qui reste de La Samaritaine pour créer un bâtiment en verre très loin d'être original. Il est étonnant de constater comment sur le site internet du projet le mot 'destruction' est remplacé par celui de 'rénovation' !

10Eros

Statuettes650Finissons par une note de gaieté et d'espoir dans l'avenir remplie de couleurs tendres (au XVIIIe siècle on désigne par 'couleurs tendres' des tons impétueux et délicats, riches et doux, vifs et profonds).PetitMaitreXVIIIe300.gif

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Papier peint et Art Nouveau

PapierPeintMuchaLe Musée du papier de Rixheim (Haute-Alsace) présente jusqu'au 15 mai 2015 l'exposition Papier peint et Art Nouveau, création, production, diffusion.

Photographie : « Manufacture Inconnue. Dessinateur Alphonse Mucha, vers 1898. Impression mécanique. » © Musée du papier.

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Vente Piasa (Paris) du Lundi 17 novembre Intérieur(s) XVIIe 18eXIXe 20e XXIe.

michel-martin-drolling-paris-1789-1851-portrait-homme-papie.jpgPhotographie de gauche : « Michel Martin Drolling (Paris 1789-1851). Portrait d'homme. Papier marouflé sur toile, 57,5×37 cm. » © Catalogue. Sous le règne de Louis Philippe (1830-1848), durant la période Romantique, il est de bon ton chez les jeunes-France de se donner des airs pâles, languissants, malades.

Vente Artcurial du 18 novembre à Paris Demeures d’Époques et de Style.

Vente Tajan du 19 novembre à drouot-Richelieu (Paris) Mobilier et objets d'art des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Photographie de gauche : « François I Limosin (actif à Limoges entre 1582 et 1636). Orphée charmant les animaux. Revers de miroir en émail peint sur cuivre. La plaque ovale en émail polychrome sur paillon. Au centre dans un médaillon ovale couché, figure Orphée jouant de la lyre entourée d’animaux dont une licorne. La scène est présentée sur un fond émaillé noir à motifs de fleurs et d’oiseaux polychromes avec paillons et rinceaux dorés. Le monogramme doré F.L figure aux pieds d’Orphée. Limoges, vers 1600. [...] Orp-ee.gifDimensions de la plaque : Haut. 9,2 cm - Larg. 6,3 cm. [...] Peintre émailleur actif à Limoges entre 1582 et 1636, nommé François II par certains auteurs, François I Limosin appartenait à l’une des principales dynastie de peintres émailleurs de cette ville, il était notamment le petit-neveu de Léonard Limosin. » © Catalogue.
Photographie de droite : « Masque de sarcophage représentant le portrait d'une jeune femme. La coiffure séparée par une raie médiane est recueillie à l'arrière du crâne en un chignon. De petites mèches de cheveux torsadées Masque.gifretombent en frise sur le front. Les yeux en verre sont rapportés dans un souci de réalisme. Les détails des sourcils et des cils sont finement peints en noir. Stuc, pigments et verre. (Petits éclats sinon très belle conservation). Art Egyptien, IIe siècle. [...] HAUT. 23 CM - Larg. 23 cm - Prof. 25 cm. » © Catalogue.

Photographies de gauche et de droite : « Attribué à Bernard Ier Van Riesen Burgh (vers 1670-1738). Miroir de toilette ou de coiffeuse en chevalet de forme mouvementée à fronton cintré, marqueté à la manière de Boulle, sur les deux faces de cuivre, laiton, étain, nacre et nacre teintée, corne teintée, à décor d’inspiration à la Bérain de chinoiseries, rinceaux, drôleries, papillons et singeries. Il est bordé d’un tore en bronze doré orné de fleurettes et de godrons. Époque Louis XIV. (Quelques éléments décollés, petits manques). [...] Haut. 56 cm - Larg. 48 cm. [...] Bernard 1er van Riesen Burgh (vers 1670-1738), qui signait des initiales BVRB, s’inscrit comme le premier d’une dynastie de trois ébénistes qui se sont succédés de père en fils depuis l’époque MiroirFace.gifLouis XIV jusqu’à la fin du règne de Louis XV et dont l’identité ne fut découverte qu’en 1957 grâce aux recherches menées par Jean-Pierre Baroli. La dextérité dont il fait preuve dans l’utilisation de la marqueterie de cuivre et d’écaille perfectionnée par André-Charles Boulle s’épanouit dans des décors subtils de personnages et de rinceaux. BVRB Ier crée également des formes nouvelles où règnent ressauts, galbes et contre-galbes qui lui valent un grand nombre de commandes prestigieuses parmi lesquelles les bureaux réalisés pour la Duchesse de Lesdiguières (collection de la Reine d’Angleterre) et pour l’Électeur Max-Emmanuel de Bavière (Malibu, Getty Museum et Paris, Musée du Louvre), ou encore la commode du Président de Machault classée au patrimoine de France (ancienne Collection du Comte de La Panouse). Dans leur article sur le Maître du bureau de l’Électeur Maximilien de Bavière, J.N. Ronfort et J.D. Augarde ont étudié la production de Bernard 1er van Riesen Burgh. Un rapprochement entre le décor de chinoiseries d’un miroir passé en vente chez Bonhams en 2005 quasi-identique MiroirDos.gifà celui-ci et les décors d’un bureau Mazarin conservé à Munich désormais attribué à BVRB 1er daté de 1705 a ainsi pu être effectué. Un miroir également très proche se trouve à la Wallace Collection. Portant les armes de Charlotte de Saint-Simon (1696-1763), Duchesse de Chimay, il avait été commandé au marchand-mercier Alexis Delaroue en 1713 pour la Duchesse de Berry, sœur du Régent Philippe d’Orléans. Notre miroir se distingue par l’utilisation de nacre et de nacre teintée à l’imitation de la pierre dure venant rehausser les motifs de laiton et d’écaille. Cette technique, mise au point dès la fin du XVIe siècle par les Italiens inspirés par les artisans mauresques et les décorateurs antiques, fut encouragée en France par la reine Marie de Médicis puis par Mazarin pour atteindre sa perfection dès le début du XVIIIe siècle. Les marqueteries à décor de chinoiseries, drôleries et singeries du miroir que nous présentons peuvent être rapprochées des motifs grotesques créés à la fin du XVIIe siècle par Jean Bérain (1640-1711), un des plus célèbres ornemanistes des périodes Louis XIV et Régence nommé dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi en 1674 et auteur de plusieurs recueils de gravures. Qualifié de son vivant de "génie universel", le répertoire ornemental de Jean Bérain inspira plusieurs générations d’ébénistes dont BVRB 1er qui apporta tout son talent et sa fantaisie à ces créations. » © Catalogue.

Photographies ci-dessous : « Bruxelles, Atelier Leyniers ou van der Borght : Le Triomphe d’Apollon de la tenture des Triomphes des Dieux. Tapisserie en laine et soie. Début du XVIIIe siècle. (Magnifique état, aux couleurs éclatantes, agrandie sur les côtés et la partie haute, rentrayures). [...] Haut. 334 cm - Larg. 618 cm. » © Catalogue.

Tapisserie.jpgTapisserieDetail.jpgPhotographies suivantes : « Meuble scriban à deux corps en bois laqué à fond beige à décor de bordure et de filets enrubannés, fleuris verts avec des motifs en "arte povera" principalement aux chinois à décor de bateaux, personnages dans des pagodes, chasse aux guépards, chameaux, perroquets, volatiles et papillons. S'ouvre à six tiroirs sur quatre rangs et un abattant découvrant quatre tiroirs et un casier. La partie haute à fronton cintré à décor de réserves avec des étendards et des personnages ouvre à un vantail grillagé. Base découpée. Lombardie, XVIIIe siècle. (Eclats, usures, fentes, tâches, porte changée). Haut. 238 cm - Larg. 109,5 cm - Prof. 60 cm. [...]MeubleScriban.gif Dès la fin du XVIIe, l’Europe se passionne pour les laques de Chine et du Japon, qu’elle fait venir à grands frais pour ses intérieurs. Ne pouvant répondre à la demande toujours plus forte, les artisans vénitiens vont avoir recourt à la technique de l’ "arte povera" ou "lacca povera" (laque pauvre) pour produire plus vite des meubles imitant le laque. Le succès est immédiat. Face à des commandes toujours plus nombreuses et afin de satisfaire une clientèle qui se diversifie, les artisans vont modifier leur technique. Plutôt que de peindre les motifs décoratifs à la détrempe, ils vont se servir de gravures colorées, corriger les irrégularités du support par la pose d’une fine toile recouverte d’un enduit, et les découper puis les coller sur le bois, peint dans un ton uni servant de fond. Le tout est recouvert de quinze à vingt couches d’un vernis réputé pour sa transparence, la sandaraque. Destiné à protéger le décor, il permet également de dissimuler l’épaisseur des gravures et de donner l’illusion de figures peintes. Les ateliers de chalcographie de Venise et ceux de la manufacture de Remondini à Bassano diffusent dans toute l’Europe des gravures spécialement conçues pour les ornements mobiliers, imprimées sur un papier extrêmement fin. Les scènes de genre s’inspirent des œuvres des peintres vénitiens. On retrouve sur ces gravures à découper des motifs très variés comme des scènes pastorales et champêtres, des personnages de la commedia dell’arte, des puttis, des éléments d’architecture ou encore des chinoiseries comme sur le meuble que nous vous présentons. » © Catalogue.

LaqueDetail.gifVente de la maison Art Richelieu du mardi 18 novembre à Drouot Richelieu (Paris) Éventails.

Eventail.gifPhotographie de droite : « Serment de s'aimer toute sa vie. Éventail, la feuille en papier peint à la gouache sur fond jaune de trois cartels. Deux latéraux avec des amours sur fond mauve, le principal, au centre, peint au naturel de deux amoureux en compagnie de Cupidon et de petits amours, réunis près d'un autel, où est dressé une tablette inscrite "Serment d'aimer toute sa vie", au pied de laquelle sont posés deux coeurs enflammés. A droite, deux colombes se becquettent.Vers 1830 Revers : paysage à la barrière où une femme, en Cérès, est assise sur un banc de gazon. Monture en écaille brune repercée, sculptée et incrustée d'or et d'argent. Vers 1780. [...] 35,5 cm (acc. rest.). » © Catalogue.

piano.gifVente Fraysse & Associés du jeudi 20 novembre à Drouot Montmartre (Paris) Tableaux, mobilier et objets d'art.

Photographie de gauche : « Banquette et pianoforte en bois laqué camomille à décor toutes faces de guirlandes florales. Époque Louis XVI, marque «Chevalier Erard Frères et Compagnie N°3» (repeint, accidents et manques). Hauteur: 83 cm - Largeur: 145 cm - Profondeur: 56 cm. » © Catalogue.

Retrouvez toutes les ventes aux enchères ici : INTERNATIONAL • Artvalue Christie's •  Sotheby's • FRANCE • Interencheres Auction • PARIS • Drouot Artcurial Piasa Tajan

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Construire un château (3)

chateaudecoucyretravaille650lm.jpgJ'adore le Moyen-âge. C'est une époque immensément riche. Elle naît du délitement de l'Empire romain qui n'arrive plus à maintenir la sécurité à ses frontières. Des hordes venues des pays germaniques pratiquent alors des razzias, les traversant, s'enfonçant loin dans les terres afin de piller des villas et leurs richesses, et repartir aussi vite qu'ils sont venus. On s'organise afin de se défendre. Des châteaux sont construits. Les châteaux-forts sont les endroits où en cas d'alerte peuvent se réfugier le peuple dont les paysans avec leurs récoltes entreposées en sécurité. Une aristocratie se forme dont la fonction principale est de garantir cette paix.

Aujourd'hui nous assistons à un délitement des anciens empires. Vouloir en créer de nouveaux comme l'Union européenne en dehors de toute volonté populaire ne fait qu’accélérer le processus de désagrégation. Les gouvernements se vendent aux plus offrants avec leur service public en prime. La démocratie est éteinte ! Il est nécessaire que chacun s'organise sans plus compter sur 'l'état providence' … construise son château ; retrouve ses valeurs, et les fasse rayonner. Seules la conscience individuelle et la solidarité peuvent nous faire sortir de cette ère nucléaire totalitaire dominée par des puissances internationales faussement libérales ou/et religieuses.

Articles précédents sur le même sujet : 1 - 2.

Photographie : Gravure du XIXe siècle « France (XIIIe s.) » « Château de Coucy » dessiné par Gaucherel et gravé par Lemaitre.

© Article et photographie LM

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Moments de la vie parisienne

highlife3MOMENTSdetailPromenade650lm.jpgLes promenades au bois de Boulogne sont réputées au moins depuis le Moyen-âge. On s'y promène à pied ou à cheval afin de faire de l'exercice, y savourer une vie sociale mondaine en pleine nature, faucher le persil (c'est à dire se montrer avec élégance), respirer un air sain etc. Ce lieu rafraîchit l'esprit le matin tôt au sortir d'un bal, d'un banquet, ou au lever afin de bien commencer la journée. Le reste du temps on vient y trouver la paix, faire des rencontres, flâner etc. Aujourd'hui évidemment ce n'est plus pareil.

Le bal masqué est une autre pratique parisienne fort en usage depuis des siècles qui a presque disparu de nos jours. Il y en a beaucoup d'autres.

Les deux images proviennent d'un même ensemble produit à la fin du XIXe siècle.

highlife3MOMENTSdetailBalMasque650lm.jpg© Article et photographies LM

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L'Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules.

Apollon.jpgL'Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules est le nom de la nouvelle exposition temporaire du Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse qui se déroule du 15 novembre 2014 au 22 mars 2015.

Genie-300.gifLes peintures murales antiques ont souvent de très beaux, voire merveilleux coloris. Une archéologue me disait un jour que lors de fouilles en Grèce des peintures surgissaient dont les teintes perdaient leur couleur originelle très rapidement après la sortie de leur  gangue. Il fallait très vite leur appliquer des soins spéciaux afin de conserver leurs couleurs.

Cette mode de décorer les murs est particulièrement vivace durant l'Antiquité, chez les Grecs comme chez les Étrusques ou les Romains. Le Vésuve notamment a permis de conserver jusqu'à nous des centaines de panneaux provenant de murs de Pompéi, Herculanum ou autres villas situées près du volcan avant son éruption.

Le musée des Antiques de Toulouse présente des exemples romains provenant du golfe de Naples, de Rome et des provinces romaines de Narbonnaise et d’Aquitaine. Une occasion de découvrir ces chefs-d’œuvre du quotidien des romains aisés.

Photographie de gauche : « Apollon (détail), provenant de Pompéi. Paris, musée du Louvre. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski. »

Photographie de droite : « Génie ailé, Villa de Boscoreale RMN-Grand Palais (musée du Louvre). © Hervé Lewandowski. »

Photographie du dessous : « Scène de banquet, Pompéi Naples, MANN. © Luigi Spina. Soprintendanza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei. »Banquet300.jpg

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Secrets d’Ébène : Le Cabinet de l’Odyssée du château de Fontainebleau.

CabinetDEbene300.gifLe Château de Fontainebleau présente jusqu'au 26 janvier une exposition intitulée Secrets d’Ébène, Le Cabinet de l’Odyssée du château de Fontainebleau.

Celle-ci est entièrement centrée autour de ce cabinet témoin des débuts de l’ébénisterie française dans la première moitié du XVIIe siècle (voir sur ce sujet l'exposition Chefs-d'Œuvre du mobilier de 1650 à 1790).

Un ensemble d’oeuvres l'accompagnent, permettant d’éclairer la lecture « de ce véritable roman sculpté dans l’ébène, inspiré, sur les tiroirs intérieurs, des scènes de l’Odyssée que Primatice avait conçues pour la galerie d’Ulysse du château de Fontainebleau aujourd’hui disparue. »

Une application disponible ici permet d'apprécier les vantaux extérieurs et les côtés du meuble avec des épisodes de l’histoire mythique d’Alexandre héritée des récits médiévaux.

Une occasion pour visiter le château !

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Exposition Rodin, Le laboratoire de la création.

NuMasculin.jpgLe Musée Rodin Baiser.jpg présente du 13 novembre 2014 au 27 septembre 2015 l'exposition Rodin, Le laboratoire de la création avec un ensemble de cent cinquante plâtres et terres cuites sortis des réserves à cette occasion. Celle-ci à lieu dans la petite église du XIXe siècle située à l'entrée du musée. Pour ceux qui ne connaissent pas l'endroit, c'est une occasion de contempler la collection permanente qui se trouve dans un bel hôtel particulier du XVIIIe siècle et de flâner dans son jardin. Cet endroit est situé à deux pas de l'Hôtel Matignon, résidence officielle du Premier ministre français.

On trouve dans ce musée trois peintures de Vincent Van Gogh dont Les Moissonneurs de 1858 (Donations Rodin 1916), quelques unes du XVIIIe siècle, de belles boiseries et miroirs de la même époque ...Boiseries.jpg

DeuxVues.jpg

LesMoissonneursCadre.jpg

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Merveilleuses & merveilleux