Musée international de la chaussure

chaussureXVIIIe.gifRomans-sur-Isère est une ville située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes. Depuis le Moyen-âge elle est réputée pour son travail du cuir et après 1850 son industrie de la chaussure. Depuis quelques années elle possède un Musée international de la chaussure.

ChaussuresXVIIe.jpg« Les trois cents modèles de chaussures exposés ont été sélectionnés parmi les 16500 pièces conservées au musée, dont la prestigieuse collection du Musée national du Moyen Âge Thermes de Cluny, déposée par l’État. Ils sont le reflet de la mode de leur époque et de l'art de la cordonnerie. »

Photographies : Avant le XIXe siècle, les chaussures sont souvent en tissu (pour les végétariens comme moi c'est l'idéal). En voici deux exemples pour femmes. © Musée international de la chaussure de Romans.

Photographies ci-dessous : Deux chopines du XVIe siècle exécutées à Venise. © Musée international de la chaussure de Romans, © Direction des Musées de France, 2002, © Christophe Villard. Voir article intitulé Les chopines vénitiennes.Chopines.gif

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Glanage au fil des ventes de cette semaine

MortierEnsemble300.jpgVente Pescheteau-Badin, à Drouot Richelieu (Paris), du lundi 8 décembre : Collections et Curiosités - Arts d’Asie & d’Orient - Manuscrits - Livres Anciens & Modernes.

Mortier300.jpgPhotographies : Mortier italien en bronze du XVIIIe siècle, de style néoclassique, sans doute d'apothicairerie, reposant sur un haut support en bois tourné. Il est orné dans sa partie supérieure d'une frise de feuilles (peut-être des palmettes) au-dessus d'une guirlande tenue par des masques auxquels sont suspendus des médaillons avec un profil d'empereur et des cartouches. Dans sa partie inférieure alternent des feuilles d'acanthe à crochet et de laurier. Le bord de la base du pied possède une frise de perles. Dans l'un des cartouches on a l'inscription TUDERTI, et dans un autre B. LANZI F.C qui est peut-être le nom du fondeur. Le mortier fait 38,7 cm de haut et 41,2 cm de diamètre. La hauteur totale avec le socle est de 101, 3 cm. » © Catalogue.

Vente Ader, dans la salle des ventes Favart (Paris), du jeudi 11 décembre : Estampes.

Photographies ci-dessous : « Almanach pour l'année M.DCCXL [1740]. Le Départ de Madame Ire pour l'Espagne. 1739. Eau-forte. À vue : 485 x 850 mm. » © Catalogue. L'almanach est ici sous l'aspect d'un calendrier annuel. Il peut être aussi sous la forme d'une publication annuelle contenant en plus du calendrier divers renseignements et pages d'écriture.

Almanach.jpgAUTRES VENTES :

- Delorme & Collin du Bocage (Drouot Richelieu à Paris) du 10 décembre : Tableaux, mobilier, objets d'art.

- Aguttes (Neuilly-sur-Seine) du 11 décembre : Bijoux - argenterie -tableaux & dessins - mobilier et objets d'art.

- Guillaumot-Richard (Villefranche-sur-Saône) du 13 décembre : Archéologie, Tableaux Anciens et Modernes, Argenterie, Mobilier, Objets d'Art.

- Artcurial (Paris) du 15 décembre : Mobilier & Objets d'Art.

- Aguttes (Neuilly-sur-Seine) du 16 décembre : Mobilier et Objets d'Art.

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La mode de la rue

ruederichelieu300lm.jpgLe musée Pierre Cardin ouvert le 13 novembre 2014 à Paris à 25 euros l'entrée me fait réagir. Pierre Cardin semble oublier quelle est la principale origine de la mode : la rue. L'élitisme n'a rien à voir avec les rythmes de la mode, son harmonie … sa musique. Je n'ai pas arrêté de le montrer dans ce blog à travers les petits-maîtres. Si la mode aujourd'hui n'est plus qu'une entreprise internationale (qui plus est en anglais) du prêt à porter, c'est aussi parce que la rue n'est plus ce qu'elle était en France depuis l'Antiquité : un théâtre permanent. Avant la télévision on s'asseyait dehors pour regarder les gens passer, discuter, rencontrer. On se promenait de la même façon, mais aussi pour 'faucher le persil', c'est à dire se montrer, à la manière des mannequins sur un podium. Le but n'était pas seulement comme aujourd'hui d'aller d'un point à un autre … mais d'être, regarder, lancer des oeillades, sentir,  goûter … enfin vivre de ses sens … du sentiment qui en est l'expression. Les gandins et les merveilleuses réinventaient constamment la mode aidés par les couturiers et les couturières. Il y en avait même dans chaque village. Avant le prêt-à-porter, on ne portait que du sur-mesure, qu'il vienne d'une boutique où de chez soi, les patrons d'habits se vendant dans les magazines de mode. Et puis en cette période de grands froids, où certains dorment dans la rue, n'est-ce pas laid que d'autres bradent cet outil commun, cette fête collective du bien vivre ensemble que devrait représenter la mode, pour un luxe pécuniaire personnel, ou des considérations élitistes qui n'ont rien à voir avec ce que moi j'appelle la mode : une science des rythmes de représentation de l'individu en relation avec la communauté, à laquelle personne ne devrait être exclu ?

Photographie : Montage représentant un incroyable rue de Richelieu (à Paris) autrefois dédiée à la mode, là où se trouvait la boutique de Rose Bertin (1747-1813) avant la Révolution.

Photographies ci-dessous : « Rues de Paris le dimanche matin. » Faïence fine de Bordeaux de la manufacture Vieillard (marque aux trois croissants) datant entre 1845 et 1865 en pleine époque de la mode de la crinoline. Ici des vendeuses de crinolines sont présentées envahissant les rues de Paris le dimanche matin. J'ai déjà présenté cette assiette dans un article de mars 2012.

RuesdeParisledimanchematin.gifPhotographies ci-dessous : « Tout à fait bon genre ». Assiette de Choisy le Roi du XIXe siècle, de la série « La crinoline », n°11.

ToutAFaitBongenre300lm© Article et photographies LM

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La Fête des Lumières à Lyon

Lumignons_fete_des_Lumieres_Lyon_8-12-2013-300.jpgDu 5 au 8 décembre 2014 c'est la Fête des Lumières à Lyon. Cette réjouissance a lieu non seulement dans cette ville mais aussi aux alentours. Quand j'étais enfant, dans le village de mon enfance dans la Loire, le soir du 8 décembre les habitants mettaient des bougies dans des verres souvent colorés aux fenêtres, ce qui donnait une ambiance merveilleuse, sans qu'il soit besoin de sons et lumières fastueux. Tout le monde participait pour un effet garanti, pour seulement l'achat de quelques bougies ou d'un peu d'huile avec des mèches (chacun ayant des verres chez soi). Cela se fait encore aujourd'hui.

Photographie : © Wikipedia.

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Le musée Magnin de Dijon

MuseeMagninEscalier.jpgMuseeMagninInterieur.jpgL'exposition Bon Boullogne (1649-1717) : Un chef d'école au Grand Siècle m'a fait découvrir le Musée Magnin de Dijon qui je crois vaut le détour.

Ce musée est situé dans l'hôtel particulier d'Étienne Lantin (1610-1681), acquis en 1829 par Jean-Hugues Magnin. À l'intérieur, ses petits-enfants, Jeanne (1855-1937) et Maurice (1861-1939) Magnin, décident de créer un musée afin de présenter leur collection constituée de mille sept cents peintures, dessins et petites sculptures. À cela s'ajoutent du mobilier et d'autres objets d'art. En 1937 ils lèguent cet ensemble à l'État.

Une visite virtuelle du musée est disponible ici.

Photographies ci-dessus : © RMN/Michel Urtado.

Photographies ci-dessous : prises à partir des images de la visite virtuelle.

MuseeMagninChambre.jpg

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MuseeMagninVisageMuseeMagninPeinture-copie-1.jpg

Ici on accède aux dessins de la collection.

Photographie ci-dessous : « Jules Robert AUGUSTE, dit MONSIEUR AUGUSTE. Paris, 1789 – Paris, 1850. Deux fashionables en conquête. XIXe (2e quart). 1938 DF 17. Plume, encre et aquarelle sur papier vélin. H. 13,6 cm ; L. 9,4 cm. Signé et Daté, en bas au centre, à la plume et encre brune : "Auguste 1826". » © Réunion des musées nationaux - Grand Palais 2008.Auguste-1826.jpg

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Convention du Symev

Symev.gifLa Convention du Symev (Syndicat national des maisons de ventes volontaires) du mardi 2 décembre 2014 a été l'occasion de se rendre compte de l'ambiance du marché des ventes publiques aux enchères en France. 

Si le commissaire priseur, dans le cadre d'un opérateur de ventes volontaires (OVV), est susceptible de vendre aussi bien des oeuvres d'art que du matériel industriel ou de l'électroménager ... rappelons que cette profession est accessible aux titulaires d’une licence de droit et d'une licence en histoire de l'art. Bien que principalement marchande, elle nécessite une certaine sensibilité à l'art. On peut regretter que l'aspect 'amour des oeuvres et objets d'art' n'ait pas été évoqué lors de cette convention. Et lorsqu'il était question d'art c'était de contemporain. Il est vrai qu'il fait des sommes folles qui sont le reflet du malaise de notre société et d'un goût prononcé pour la 'spéculation' qui n'a cessé d'augmenter ces dernières années dans le marché de l'art.

Mais d'autres points ont été évoqués, comme l'ouverture des maisons de ventes aux différents protagonistes du marché de l'art et de l'art en général, la complémentarité des acteurs de ce secteur, la nécessité d'innover, d'avoir des démarches pédagogiques, de formation, d'information, de structurer les présentations (par exemple en thématiques), de mettre en scène les objets présentés, de s'ouvrir à internet etc.

La première table ronde était intitulée « La maison de ventes : un nouveau lieu de vies ». Elle présentait ces endroits non seulement comme marchands mais aussi comme des espaces d'expositions, de conférences, d’événements, de convivialité, culturels. Cette mutation est séduisante. Certaines suivent déjà cette direction comme Artcurial depuis près de douze ans ou Fauve Paris depuis une année.  L'hôtel de ventes Drouot-Richelieu devrait lui aussi ouvrir bientôt un espace de restauration et d'échanges. On peut déjà profiter de son quartier rempli d'antiquaires, cafés, restaurants, où se retrouvent marchands et acheteurs ; quartier se métamorphosant lors de certaines manifestations comme pour La semaine du dessin qui a lieu vers mars-avril, La semaine Art d’Asie à Drouot qui se déroulera du 5 au 15 décembre 2014, ou la Grande journée de solidarité à Drouot ! du 6 décembre, etc. Il a été proposé que les maisons de ventes se greffent davantage sur les grands événements culturels, de susciter les curiosités, d'aller vers les nouveaux acheteurs et de s'adapter à eux, notamment par Internet, et de tous les points évoqués dans le paragraphe précédent.

La seconde table ronde « La maison de ventes : méthodes d’hier vs méthodes de demain » a mis en lumière les mutations profondes du marché de l'art, des acheteurs, de leurs attentes, de la dématérialisation des ventes ... Certains comme Rémy Le Fur semblaient un peu dépités par cette évolution vers des salles de ventes avec de plus en plus d'acheteurs 'virtuels'. Pour d'autres c'était le contraire, comme pour les nouveaux acteurs d'Internet, ou bien Jean-Pierre Osenat qui paraissait ravi de ces changements. Drouot va dans le sens d'Internet en proposant de plus en plus de ventes soigneusement cataloguées, avec des enchères en direct que l'on peut aussi simplement regarder comme spectateur sur son écran, des parcours de salles grâce à des photographies dont certaines à 360°, des notices explicatives, des vidéos ... et heureusement encore la possibilité de venir voir, toucher et manipuler les oeuvres directement en venant sur place ... sauf pour les ventes entièrement dématérialisées. D'autres suivent cette voie comme Interenchères etc. 

La troisième table ronde était sur la « gestion des risques » : les garanties des acheteurs et des vendeurs, la sécurité du transport, des transactions et des paiements … Là clairement il y a un certain mécontentement vis-à-vis des législations toujours plus complexes, changeant continuellement et freinant le métier.

D'après le président du Symev, les maisons de ventes volontaires vont de plus en plus se regrouper dans une direction qu'impulse l'Union européenne. Ce n'est pas sûr que cela soit la bonne direction ... dans la mesure où elle ne mènera que vers les multinationales financières 'mangent-tout' actuelles et une industrialisation du marché de l'art qui raréfiera encore plus les acteurs de ce marché. Je crois que les structures devraient être multiples et à échelles variées, principalement humaines, afin de favoriser la diversité (diversité = richesse) et l'émergence de concepts novateurs et pérennes tournés vers l'abondance des ressources.

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Bon Boullogne (1649-1717). Un chef d'école au Grand Siècle.

LaNaissanceDeVenusBonBoullogne.jpgLe Musée Magnin de Dijon entreprend une rétrospective du peintre Bon Boullogne (1649-1717). Un chef d'école au Grand Siècle du 5 décembre 2014 au 5 mars 2015.

Cette exposition « a pour vocation de faire redécouvrir l’œuvre de Bon Boullogne qui, avec Charles de La Fosse, Jean Jouvenet, Antoine Coypel et Louis de Boullogne, fut l’un des cinq plus célèbres peintres d’histoire de la fin du règne de Louis XIV. Lors des expositions Les Peintres du Roi-Soleil (1968), Les Amours des Dieux (1990), La Peinture française au Grand Siècle (1994), aucune peinture de Bon Boullogne n’était présentée. »

Photographie de gauche : « Bon Boullogne, La Naissance de Vénus (détail), huile sur toile, 65 x 81 cm, Dijon, Musée Magnin. © RMN-Grand Palais (musée Magnin) / Stéphane Maréchalle. »

Photographies ci-dessous : À gauche - « Bon Boullogne. L’Enlèvement d’Hélène. Huile sur toile, 136 x 95 cm. Bayonne, Musée Bonnat. © RMN-Grand Palais / René-Gabriel Ojéda. »

À droite - « Bon Boullogne. Les Adieux d’Hector et Andromaque. Huile sur toile, 250 x 283 cm. Troyes, Musée des Beaux-Arts. © Musée des Beaux-Arts de Troyes / photo Jean-Marie Protte. »

Bon-Boullogne---L-Enlevement-d-Helene---avant-restaurati.jpgBon-Boullogne---Les-adieux-d-Hector-et-Andromaque300.jpg

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Vente Beaussant Lefèvre, Mobilier et objets d'art, du mercredi 3 décembre, Salle Rossini (Paris).

PortraitsAnglaisXVIIIe.jpgPhotographies du dessus : À gauche - « Atelier de Sir Joshua REYNOLDS (1723-1792). Portrait de Sir Abraham Hume (1749-1838), collectionneur, botaniste et politicien Huile sur "milboard". 30,5 x 24 cm. OEuvre en rapport: Le portrait par Sir J. Reynolds, Belton House, Lincolnshire. » © Catalogue.
À droite - « Karl-Anton HICKEL (1745-1798). Portrait de Lady Fairfield, femme du gouverneur de Madras Huile sur toile, rentoilée. 74,5 x 61 cm. » © Catalogue.

Photographies ci-dessous : À gauche - « Attribué à Louis Michel van LOO (1707-1771). Portrait de femme Huile sur toile, rentoilée. 54 x 45 cm ovale. » © Catalogue.
À droite - « Attribué à Jeanne-Louise VALLAIN (1767?-1815). Portrait de femme Huile sur toile, rentoilée. 56 x 45,5 cm ovale. » ©
Catalogue.

Portraits-XVIIIeVente Thierry de Maigret, du mercredi 3 décembre à Drouot Richelieu, Tableaux anciens - objets d’art et d’ameublement des XVIIe XVIIIe et XIXème siècles - tapisseries.

ClavecinXVIIe.jpgPhotographies de gauche et du dessous : « Charmant clavecin Italien Largeur d'octave de 17 cm Un clavier de 45 touches 2 jeux de 8 pieds ? ? Tessiture: 3 octaves et une sixte C/E-do3 (octave courte) Touche en placage d'ébène comportant une incrustation en argent en forme de coeur. Les feintes sont en buis gravées d'un motif de losanges. La première touche le C/E grave porte l'inscription suivante: «Gio. ...Batt (?) 1686 ?» Peut être Giovanni Battista GUISTI (?) (entre 1624 et 1693) élève de ZENTI. Une étiquette portant l'inscription «Di Proprieta del D'ETORRE BORSELLI» La table d'harmonie, en pin, présente un décor polychrome de fleurs, et de papillons. (Fin 19ème) La rosace en parchemin finement ajouré représente une étoile. Deux tiroirs sont logés sous le cadre du clavier (transformation de la fin du 19ème, début 20ème siècle) Les faces externes de la caisse, du couvercle et du portillon sont ornées d'une guirlande de fleurs et feuillages or sur fond vert pailleté or à l'imitation des laques de Chine. Par certains endroits une peinture, couleur bleue de France apparaît. La serrure est d'époque. Les charnières ne sont pas d'origine. Les faces internes du portillon, de la caisse au dessus de la table d'harmonie, le pourtour du clavier et le chapiteau, sont ornés d'une peinture couleur bordeaux. La face interne du couvercle présente une scène mythologique Diane sortant du bain. A la pointe du couvercle, caché dans la végétation, Actéon observe la scène. Restaurations Piétement de style Louis XV peint en vert Longueur: 202 cm Largeur: 79,70 cm Hauteur de caisse sans couvercle: 24 cm Probablement ancienne collection Marcel Salomon. » © Catalogue.

ClavecinXVIIepeinture.gifVente Eve, Mobilier et objets d'art, du vendredi 5 décembre à Richelieu-Drouot (Paris).

BureauXVIIe.jpgPhotographie de gauche : « 183 Très beau BUREAU dit MAZARIN en marqueterie Boulle dite «en première partie» de laiton et placage d'ébène à décor géométrique de volutes et d'entrelacs. Il ouvre en façade à six tiroirs et un caisson. Il repose sur huit pieds gaines réunis par deux entretoises mouvementées en X Époque Louis XIV Haut 79 cm - Long 111 cm - Larg 64 cm. » © Catalogue.

CoiffeuseHomlme1erEmpire.jpgPhotographie de droite : « TABLE de SALON formant COIFFEUSE D'HOMME en acajou et placage d'acajou mouluré, de forme rectangulaire reposant sur quatre pieds gaine terminés par des griffes de lion et roulettes. Elle ouvre en façade par quatre tiroirs simulant six. Plateau basculant découvrant un intérieur en tôle laqué noir aménagé de compartiments Le revers du plateau foncé d'un miroir Estampilles JD sous les traverses pour François-Honoré-Georges JACOB dit JACOB-DESMALTER (1770-1841) Époque Empire Haut.: 76 cm - Larg.: 63 cm - Prof.: 42 cm. » © Catalogue.

Vente Marc-Arthur Kohn, Archéologie art médiéval et de la renaissance très bel ameublement & objets d’art XVIIe - XVIIIe et XIXe siècles, du dimanche 7 décembre à l'Hôtel Le Bristol (Paris).

Flore.gifPhotographie de gauche : « FLORE Attribué à René FRÉMIN (Paris, 1672-Paris, 1744) France, début du XVIIIe siècle Matériau Terre cuite H. 160 cm, L. 80 cm Déesse des fleurs, symbole du renouveau du Printemps, Flore est présentée s'avançant, à demi-nue, coiffée d'une couronne de fleurs et arborant un large sourire. La jeune femme, aux lignes souples et animées, affiche une silhouette tout en fraîcheur et en vivacité. Sa pose adopte un léger déhanchement marqué par le mouvement de ses jambes, le geste gracieux de la main droite ainsi que sa tête tournée lui confèrent une attitude joyeuse et dansante. Ce dynamisme est renforcé par le traitement fin et nerveux des plis du drapé qui lui couvre une partie de son corps et s'enroule autour de sa jambe gauche. Le modèle en marbre fut commandé par la Direction des Bâtiments du Roi en 1706 pour orner la Cascade Champêtre (ou Cascade rustique) du Parc du Château de Marly (fig. 1) aménagée dès 1700 dans le Bosquet du Levant. Cette cascade fut transformée dès 1706 en grand escalier d'eau entrecoupé de paliers sur lesquels se dressaient en alternance six statues de marbre blanc et huit vases en plomb. Les statues s'inscrivaient dans un cycle des divinités champêtres constitué, outre Flore de Frémin (fig. 2), de L'Air de Philippe Bertrand (Musée du Louvre, inv. RF 266), Pomone de François Barois (Musée du Louvre, inv. RF 268), Vertumne de Sébastien Slodtz (aujourd'hui à l'Assemblée Nationale), Pan de Robert Le Lorrain et L'Eau de Jean Thierry (toutes deux disparues). René Frémin livra sa Flore en 1709, transférée en 1801 à la Malmaison pour y figurer sur la façade du château avant d'entrer au Musée du Louvre en 1877 (fig. 3). Notre oeuvre illustre le mouvement qui apparaît dans la sculpture au début du XVIIIe siècle. La gaîté et la joie s'affichent pleinement et sont présentes dans d'autres oeuvres de René Frémin, comme La Compagne de Diane, réalisée également pour Marly (fig. 4) où l'on retrouve ce large sourire, marque spécifique au sculpteur. Elève de François Girardon et d'Antoine Coysevox, René Frémin reçut le Prix de Rome en 1694 et travailla pour la Couronne à Rambouillet, Versailles et Marly. En 1721, il part pour la Cour d'Espagne où le souverain Philippe V lui commande l'ornementation des jardins de la Granja près de Ségovie. De retour en France en 1738, il devient Directeur de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture et obtient le titre honorifique de Conseiller-Secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France et de ses Finances. Devant le succès du sujet, Frémin réalisa des modèles en terre cuite et en marbre. Le Corcoran Gallery of Art de Washington conserve un exemplaire en marbre signé FREMIN AN°1709, un autre est mentionné dans la collection du Baron de Rothschild en 1881 provenant du Château de Ménars, propriété de la Marquise de Pompadour. En terre cuite, citons une Flore datée de 1725 dans la collection Hankar et une autre signée R. FREMIN Ft. 1732 appartenait à la collection Bernard Steinitz à Paris. » © Catalogue.

Vente Alde SVV, Livres anciens du XVe au XIXe siècle, du lundi 8 décembre, Salle Rossini (Paris).

Photographies ci-dessous : Reliures d'époque XVIIe (le deux de gauche) - XVIIIe siècles. © Catalogue.

Reliures.gifRetrouvez toutes les ventes aux enchères ici : INTERNATIONAL Artvalue Christie's •  Sotheby's • FRANCE • Interencheres Auction • PARIS • Drouot Artcurial Piasa Tajan

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Caricatures de crinolines

CesPetitesDamesCrinoline300lm.jpgLe XIXe siècle est friand de caricatures. Dans les années 1860 les crinolines sont un sujet d’ironie facile. Je pourrais faire une exposition sur ce sujet tellement j'ai de documents. Par exemple cette série de douze assiettes d'époque de la manufacture de Choisy le Roi reprend plusieurs des thèmes de moquerie au sujet de la crinoline : prenant la foudre, fabriquée par un serrurier, provoquant des accidents, enlevant le travail des balayeurs, cachant les formes avantageusement, servant à la contrebande, faisant s'envoler comme une montgolfière etc.

Photographie ci-dessus : « - Qu'on dise encore que les crinolines c'est pas une bonne invention !.... » Illustration d'un Charivari de vers 1860 de la série « CES PETITES DAMES ».

Photographie ci-dessous : « Deux merveilleuses croisant le fer, grâce à l’exiguïté des rues de province. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham (dessinateur et caricaturiste du XIXe siècle).

CrinolineMerveilleusesSeCroisantRetouche300lmPhotographie ci-dessous : « LA CRINOLINE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES. LA LOUEUSE DE CHAISES. - Madame, vous devez quinze chaises ! » Illustration de Nouvelles pochades par Cham. 

CrinolineLouageDeChaisesclair300lmPhotographie ci-dessous : À gauche - « Je vous avais dit de n'aller chercher qu'une voiture. - La robe de madame ne tiendrait jamais dans une voiture, j'en ai prise deux. »
À droite - « Ah ! Saprelotte ! Je me suis assuré contre la grêle mais j'ai oublié de m'assurer contre la crinoline. » Illustrations de Nouvelles pochades par Cham.

CrinolineVoitureChamps300lm.jpgPhotographie ci-dessous : «  - Je voulais plaider en séparation de corps avec mon mari, mais j'ai trouvé un autre moyen, j'ai acheté un jupon malakoff. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham.

CrinolineSeparationDesCorpsunpeuretouche300lm.jpg

Autres articles sur ce sujet :
La crinoline ;
Fabrique de crinolines ;
Bêtises et autres culbutes, gourgandines ou tâtez-y ;
Vertugadins, paniers, crinolines et tournures ;
Crinolines.

© Article et photographies LM

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Chopines vénitiennes

NobileModernaADecoupe300lm.jpgUne chopine est une sorte de sabot féminin, galoche ou chausson, à très haute semelle, utilisée en particulier à la Renaissance. De nombreuses images de l'époque représentent des vénitiennes en portant. Son rôle est de protéger la chausse ou le soulier.

La galoche est à semelle de bois, empeigne et contrefort pas obligatoirement dans cette matière. Elle se met par dessus le couvre-pied (chaussure, chausse ...) pour le préserver.

La chopine a la même fonction et une semelle en bois plus ou moins haute. Certaines sont si élevées que la femme qui en est affublée doit avoir un domestique près d'elle pour se tenir au cas où l'équilibre lui manque.

Au Moyen-âge on porte différentes sortes de structures avec semelle en bois s'ajoutant à ce qui couvre directement le pied. Certaines poulaines en sont pourvues. 

NobileModernaADetail300lm.jpgPhotographies ci-dessus : « Nobile Moderna ». Gravure de la fin du XVIe siècle provenant de Abiti antichi et moderni di diverse parti del mondo.

Photographie ci-dessous : Exemple de la même série de gravures.

VecellioGentildonneVenetianeAttana300lm.jpg

Autres exemples de chopines ici.

© Article et photographies LM

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La Première Amie

LaPremiereAmieRecadreNettoye300.jpgPhotographie : « La Première Amie. » Estampe dessinée par Pauquet et gravée par Bara.

© Photographie LM

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DetailVente Kapandji Morhange du mercredi 26 novembre à Drouot Richelieu (Paris) Collections von Medem de Courlande, d’une famille noble des Pays-Bas et à divers.

Photographies ci-dessus et ci-dessous : « PHILIBERT-LOUIS DEBUCOURT (1755-1832). Promenade de la gallerie du Palais Royal et Promenade du jardin du Palais Royal. Deux aquatintes en couleur datées 1787. Piqûres et brunissement pour La Gallerie du palais royal. Deux cadres en bois doré et sculpté de style Louis XVI. Estampes non examinées hors des cadres. » © Catalogue.

PalaisRoyalPromenadesPhotographies ci-dessous : « PHILIBERT-LOUIS DEBUCOURT (1755-1832). La promenade publique et La promenade du jardin turc. Deux aquatintes en couleur l'une signée et datée [17]92. (Le jardin turc est gravé par Jazet). 44,5 × 62,5 cm. Paire de cadres en bois doré et sculpté de frises de perles et de raies de coeurs (éclats). Estampes non examinées hors des cadres. Brunissements et taches apparentes.. » © Catalogue.

PromenadesPhotographie de gauche : « CHINE. Paire de grands bols en porcelaine à décor tournant en camaïeu bleu d'animaux fantastiques sur fond de vagues écumantes rouges. Frise de grecques sur le bord et le Boltalon. Marqué QIANLONG (1735-1796). (Égrenures). H: 9,5 cm. Diamètre: 21 cm. Un bol similaire au décor identique et provenant de la célèbre collection M. Sackler fut vendu chez Christie's New York le 15 septembre 2009 (lot 441). Un bol identique conservé au musée du Palais à Pékin fut présenté lors de l'exposition «Capovalori della Citta: Qianlong e La Sua Corte» au Museo del Corso à Rome (20/11/2007-20/03/2008).. » © Catalogue.

RouenVente Fraysse & Associés du mercredi 26  novembre à Drouot Richelieu (Paris) Céramiques.

Photographie de droite : « ROUEN. Grand seau à bouteilles muni d'anses en forme de coquilles, décoré en bleu et rouge de larges lambrequins fleuris, et sur la base de guirlandes fleuries, lambrequins, coquilles et rosaces. Hauteur: 19 cm Restauration au pied. » © Catalogue.

Vente Christie's du 25 novembre à Londres The John Shearer Collection of Important Meissen, Vincennes and Sevres.

PotCouvertPhotographie de gauche : Pot à sucre 'calabre' et son couvercle, de la manufacture de Sèvres, vers 1758. © Catalogue.

PotPorcelainePhotographie de droite : Pot à lait à trois pieds de la manufacture de Sèvres, vers 1759. © Catalogue.

Vente Pierre Bergé & associés à Drouot Richelieu (Paris) du 29 novembre Archéologie.

Photographie de gauche : Femme à sa toilette (IVe siècle avant J.-C.) « PÉLIKÉ DE GNATHIA. Péliké vernissé noir peint d'une scène représentant une femme à la fontaine. Elle est nue, en appui sur la jambe droite et se penche sur une grande vasque soutenue par une colonne, dans laquelle coule un filet d'eau jaillissant de la gueule d'une tête de félin. À ses pieds, un alabastre. Riche décor de rinceaux, d'oves et de grecques. Terre cuite vernissée noir et peinture blanche et jaune. Restaurations au col et aux anses. Grande Grèce, DameASaToiletteGreceIVeSiecleAvJCstyle de Gnathia, IVe siècle av. J.-C. H 23,1 cm Charles Ratton (1895-1986). » © Catalogue.

SirenePhotographie de droite : « SKYPHOS CORINTHIEN. Skyphos à figures noires peint d'une sirène ailée face à une sphinge, d'une palmette et de rosettes. Restes d'un animal dressé près d'une anse. Terre cuite vernissée noir et rehauts de peinture rouge. Usures d'une face. Corinthe, première moitié du VIe siècle av. J.-C. H 9,2 cm Acquis dans les années 1980. » © Catalogue.

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Une coquette avant et après sa toilette

LesContemporainesLaCoquetteGravure300lm.jpgPhotographie : Illustration pleine page de la nouvelle intitulée La Coquette du douzième tome de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies Femmes de l'âge présent ... (1781) par Rétif de la Bretonne (1734-1806). Le « Sujet de l'Estampe » est décrit en face de celle-ci : « La même Femme, sortant du lit, & parée : un Homme, qui l'a vue successivement dans ces deux situations, dit avec surprise : « La toilette est une belle invention ! » On a été obligé, pour rendre le sujet de cette Nouvelle, de rapprocher deux situations de la même Personne, qui ne pouvaient être simultanées. »

© Article et photographie LM

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À table en 1780

LesContempraines1780LEpouseMere300lmPhotographies : Gravure provenant de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies femmes de l’Âge présent, « Septième volume » (1780), de Nicolas Edme Restif dit Restif de La Bretonne (1734-1806).

LesContempraines1780LEpouseMere500lm© Article et photographies LM

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Au gré du Rhin : Les grès allemands dans l’Europe de la Renaissance.

pot300.gifLe Musée national de la Renaissance du château d'Écouen propose du 22 novembre 2014 au 20 avril 2015 Au gré du Rhin : Les grès allemands dans l’Europe de la Renaissance, une exposition présentant des grès fabriqués entre le XVIe siècle et le début du XVIIIe « dans les grands centres de la vallée du Rhin, comme Cologne, Siegburg ou encore Raeren ».

À la soixantaine de grès du Musée national de la Renaissance viennent s'ajouter une vingtaine provenant de collections allemandes (Musueum für Angewandte kunste à Cologne) et françaises (Musée du Louvre, Musée des Beaux-arts de la ville de Paris) .

Je rappelle l'autre exposition qui a lieu dans ce même musée jusqu'au 26 janvier 2015 : L'étoffe des rêves : Le tissu d'ameublement dans les collections du musée d'Écouen.

Photographie : « Cruche. Westerwald. Écouen, musée national de la Renaissance. © RMN-Grand Palais (musée de la Renaissance, château d’Écouen) / Adrien Didierjean. »

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Le roi caché

EcoleNationaleDesChartes.jpgL'École nationale des chartes présente régulièrement des conférences en accès libre (dans la limite des places disponibles). La prochaine du cycle intitulé Les grandes voix est sur Le roi caché : un mythe politique qui traverse les âges. Elle est donnée le mardi 25 novembre 2014, à 17 heures, par Yves-Marie Bercé.

Rois ou royaumes cachés, rois ou messies à venir, sont des thèmes que l'on retrouve dans nombre de traditions de l'Est à l'Ouest et du Sud au Nord.

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Carte blanche à Christian Lacroix au Musée Cognacq-Jay

11CourHotelDononDu 19 novembre au 19 avril 2015 le Musée Cognacq-Jay 0Biscuitfleurette avec la muse du créateur Christian Lacroix, lui donnant carte blanche … une blancheur  remplie 1EndormieASaTableDeToilettede couleurs, mêlant des chefs-d'oeuvre du XVIIIe à des productions moins prestigieuses de ce même siècle et des créations contemporaines !  

Photographies : Tout est un peu mélangé et pris sur le vif ! Pas d'explications pour cette fois !!!

Généralement je n'apprécie pas du tout les mélanges du contemporain et de l'ancien … mais là je fais une exception.

Ceux qui aiment la création et la mode devraient apprécier.

Ceux qui chérissent le XVIIIe aussi, car si pour l'occasion le musée a évacué les meubles de la collection permanente, elle présente de nouvelles œuvres d'époque XVIIIe intéressantes. De plus Christian Lacroix est un entiché de ce siècle … et cela se ressent d'une manière joyeuse. Il s'est amusé. Il transmet à sa manière notre patrimoine commun. Certains trouveront cela kitsch, ce qui est indubitable. Mais le XVIIIe siècle qui ne se refuse rien l'est aussi. On dit autrefois : rococo.

2Boucher500On est dans le cabinet de curiosités de Christian Lacroix qui jette un œil « d'amateur » comme il le dit sur cette époque ; mais un œil éclairé par le regard3IllustrationDeMode d'un artiste fasciné par le jeu des couleurs, lumières et reflets ; qui scrute son sujet en des thèmes qui forment autant de tableaux dans lesquels on entre presque à chaque pas. Il dit lui-même aimer dessiner. Son chevalet est l'espace en entier.

Pénétrer dans cette exposition c'est un peu comme ouvrir un coffre au trésor. Tout semble mélangé : de belles pierres précieuses avec de la verroterie. Mais on est content de l'avoir découvert … surtout qu'il y a 5Bainénormément à découvrir … la collection Cognacq Jay étant fabuleuse … et le XVIIIe siècle d'une finesse indescriptible dans ses arts que l'on peut dire (rapidement) entièrement dévoués à la matière façonnée par l'imagination de l'âme créatrice inspirée par les sens : le savoir être, plus que de paraître ; ou pour le dire autrement une apparence qui prend les sens et l'âme, ou plutôt retrouve les sens de l'âme et vis-et-versa.

Les novices en XVIIIe siècle ne feront sans doute pas la différence entre les chefs-d'oeuvre d'époque des Lumières présentés et les 'reconstitutions' ou 'inspirations' … mais leur goût sera formé imperceptiblement et durablement. Par contre il est à souhaiter que ce mélange ne dure que le temps de l'exposition. 8ChemiseCol

La collection des époux Cognacq-Jay est entièrement d'époque XVIIIe, ce qui en fait tout son charme. Y ajouter des clins d'oeil contemporains serait de mauvais goût. Dans le cadre d'une exposition temporaire sous la férule d'un créateur en accointance avec ce siècle pourquoi pas … mais sinon … ou bien dans un cadre parfaitement délimité.

« Le Musée Cognacq-Jay rassemble les œuvres du XVIIIe siècle acquises entre 1900 et 1927 par Ernest Cognacq, fondateur des Grands magasins de la Samaritaine, et son épouse, Marie-Louise Jaÿ. À sa mort en 1928, Ernest Cognacq lègue ses collections à la Ville de Paris afin de perpétuer une présentation de ses œuvres, évocatrices du siècle des Lumières, au public. Ouvert en 1929 sur 9TableauBoisle boulevard des Capucines, dans un bâtiment jouxtant la Samaritaine de Luxe, le musée a rejoint l’Hôtel Donon [qui date du XVIe siècle !], demeure historique du Marais, en 1990. » En léguant sa collection (la liste est ici) Ernest Cognacq voulait notamment qu'une cohérence soit respectée. C'est une chance de pouvoir ainsi se plonger dans un ensemble d'oeuvres et d'objets d'art tous du XVIIIe siècle.

Ernest Cognacq (1839-1928) et Marie-Louise Jaÿ (1838-1925) ont eu une carrière fulgurante les faisant passer respectivement de commis de magasin et vendeuse, à fondateurs de La Samaritaine. Dans l'article Les petites mains de la mode française 3 : les calicots et les arthurs 8Ombre&Lumièreil est question de l’ascension de certains grands noms de la mode ayant commencé au plus bas de l'échelle.

Aujourd'hui ce qui reste de La Samaritaine, un des premiers grands magasins parisiens, est dans un état lamentable. La partie entre les rues de Rivoli, du Pont Neuf et de la Monnaie a été complètement détruite, il y a de cela quelques années, ne conservant que la façade. La section entre la rue de Rivoli et la rue de Baillet a été rasée récemment. Celle donnant sur le Pont Neuf, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, est laissée à l'abandon depuis 2005. On peut imaginer l'état dans lequel ce bâtiment se trouve, abandonné pendant près de 10 ans sans soins. LVMH à qui appartient ce site, qui est censé être un groupe 'français' d'entreprises du luxe s’appuyant sur l'héritage hexagonal et en particulier parisien de la mode, veut détruire ce qui reste de La Samaritaine pour créer un bâtiment en verre très loin d'être original. Il est étonnant de constater comment sur le site internet du projet le mot 'destruction' est remplacé par celui de 'rénovation' !

10Eros

Statuettes650Finissons par une note de gaieté et d'espoir dans l'avenir remplie de couleurs tendres (au XVIIIe siècle on désigne par 'couleurs tendres' des tons impétueux et délicats, riches et doux, vifs et profonds).PetitMaitreXVIIIe300.gif

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Merveilleuses & merveilleux