Environnements naturels

Les articles sur la perte de notre environnement naturel sont de plus en plus nombreux et correspondent à la réalité sur le terrain. Dans ce blog, j'ai écrit plusieurs articles sur mes promenades dans les forêts d’Île-de-France. J'ai aussi plusieurs fois exprimé la tristesse, voire l'horreur, que suscite en moi l'expansion toujours grandissante du béton et du goudron. Pour les personnes qui s'intéressent à l'architecture, on la lit dans les paysages d'année en année, en particulier à partir des années 1970 jusqu'à aujourd'hui.

J'en parle après la lecture de cet article : Quelles sont les intentions du gouvernement pour agir contre les causes du déclin de la vie sauvage ? Dans ma dernière promenade, j'ai pu constater qu'à côté de la gare d'où je suis parti, qui se trouve près de la Seine, il y avait de nombreux espaces naturels et des terrains vagues où grouillaient des espèces végétales diverses ; en à peine deux ans tout cela a été détruit par la construction d'immeubles 'modernes'. Et lors de ma promenade, j'ai pu me rendre compte qu'après le bétonnage et le goudronnage, la dernière touche était donnée par des ouvriers municipaux enlevant méticuleusement les dernières petites herbes sauvages encore présentes dans les recoins.

Ce ne sont pas les lois pour la biodiversité qui empêcheront réellement cela. C'est mieux que rien, mais vraiment pas grand chose. Des 'mesures d'annonce' comme on dit. La situation est catastrophique. Lors de ma dernière promenade, alors que j'étais en plein milieu d'une forêt de plus de trois mille hectares, j'entendais des sirènes. J'en ai compté onze différentes s’étalonnant sur toute ma promenade dans cette forêt, sans compter les bruits d'avion, etc.

Dans un autre article, j'ai dernièrement lu que les espaces agricoles ont continué de rétrécir ces derniers mois. Déjà que l'agriculture industrielle a immensément appauvri la biodiversité ainsi que les sols et pollué l'eau, même les espaces de terre se réduisent. Je n'ai pas retrouvé cet article, mais en voici d'autres : L’urbanisation avale la surface agricole d’un département tous les 6 ans, Chaque seconde, 26m² de terres agricoles disparaissent en France.

Ci-dessus à gauche, photographie de fleurs de la plante appelée « pulmonaire », qui est bonne pour les poumons.

Ci-dessous, photographie d'un chevreuil que j'ai prise au mois de mai de cette année dans une forêt d’Île-de-France.

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Les papiers peints et autres panoramiques de la Maison Züber au Château de Preisch

Autrefois, on était beaucoup plus délicat avec les murs des pièces des maisons. On ne se contentait pas, comme souvent aujourd’hui, de les badigeonner d’une peinture monochrome.

Depuis la haute Antiquité, on les couvrait de peintures murales ; pratique qui s’est poursuivie pendant tout le Moyen Âge. On les parfumait même ! À partir du XVe siècle et jusqu’à la fin du XVIIIe, la mode était davantage aux grandes tapisseries murales. Au siècle des Lumières, le papier peint était aussi très en vogue, et cela encore jusqu’aux années 1970. Aujourd’hui c’est différent, et je ne vais pas approfondir la question… Car, si je vous dis tout cela, c’est pour annoncer une visite, ce dimanche 3 septembre, de papiers peints de la Maison Züber, au Château de Preisch qui conserve plusieurs pièces recouvertes de tels exemples, dont certaines seront ouvertes spécialement pour l’occasion. Plus d’informations disponibles ici.

Voir aussi cet article, dans lequel j'omets de dire que le papier peint existait en Extrême Orient, bien avant d'arriver en Europe.

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La peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles en partie bannie du Louvre

Je voulais écrire un article dans ce blog, sur les peintures françaises du XVIIe siècle de paysages aux lumineuses teintes et celles du XVIIIe siècle de natures mortes, se trouvant au Louvre. Chaque fois que je vois un beau lever ou coucher de soleil dans la nature, je pense à un tableau de Claude Gellée dit « le Lorrain » (1600 - 1682). Et des moments simples de la vie coutumière me rappellent parfois des peintures mortes, comme celles de Jean-Baptiste Chardin (1699 - 1779), d'où se dégagent une goûteuse paix et une profonde et saine méditation. Ces deux artistes connus en cachent beaucoup d'autres de leur époque, admirables dans ces compositions.

Je me rappelais avoir été émerveillé par des exemples exposés au Louvre. J'y suis donc allé dernièrement afin de revivre ces moments de grâce. Me renseignant à l'accueil du musée sur l'emplacement de cette section, j'appris que toute celle-ci était amputée, suite à l'eau s'étant déversée sur Les Saisons de Nicolas Poussin (1594 - 1665). J'appris aussi que la plupart des tableaux français des XVIIe et XVIIIe siècles sur mon sujet avaient été enlevés, cela jusque sans doute la fin de l'année, et que seuls ceux de Poussin avaient été déplacés. Je pensais donc que le dégât des eaux avait été important, mais appris sur place qu'en fait, ces tableaux avaient été placés en réserve à cause d'une invasion d'insectes.

Cette mauvaise nouvelle m'a laissé quelque peu dubitatif. Pourquoi maintenir ainsi amputée toute une section de l'histoire de la peinture française sans songer à la remplacer par d'autres tableaux ? Comment cela se passera-t-il quand les réserves du musée seront déménagées à Liévin  ? À chaque problème de ce type, les œuvres seront-elles envoyées là-bas ?

Les murs laissés vides m'ont rappelé combien le Louvre avait été défiguré depuis les années 1980. Sur le dernier étage, où se trouve cette section, jusqu'aux étages en dessous, il ne reste presque plus rien du palais originel. On est en plein dans ce que j'appelle « de l'architecture RER », avec ses escaliers roulant, ses ascenseurs, toilettes et autres commodités, et ses murs sans âme. Je me suis aussi demandé pourquoi on a creusé frénétiquement en dessous de ce musée pour y installer des salles, garages, boutiques... alors qu'on sait que tout cela est en zone inondable. Du reste il en est de même pour la Bibliothèque nationale rue de Richelieu, dont les bâtiments anciens sont en train d'être ravagés par ces soit-disant restaurations, et dont plusieurs étages de conservation sont en sous-sol.

Alors que je cherchais l'inspiration et la paix de l'esprit dans la couleur et la dextérité de chefs-d’œuvre de la peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles, je me suis mis à nouveau à broyer du noir et à maugréer dans cet article. L'inspiration est une chose très importante. Pour qu'elle surgisse, elle a besoin d'un environnement qui la suscite un minimum. Et dans notre environnement pollué à tous les niveaux, ce n'est pas évident d'entrevoir la Muse !

Sur l'administration du Louvre voir aussi cet article, celui-ci ou celui-ci, parmi d'autres dans ce blog.

Photographies ci-dessous :

Si, si... on est bien au palais du Louvre, dans une partie ancienne !

Couloir communiquant vers les peintures.

Non, non, ce n'est pas cela que l'on nomme « un parquet à la française ».

Franchement, en quoi cela ressemble-t-il à un palais ancien ?

Là on est à l'étage en-dessous, car pour accéder à l'endroit il faut désormais faire un détour.

J'y suis !

Je me barre !

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Mouvements culturels

Je vais me promener régulièrement en forêt d’Île-de-France. Dans la voiture du RER, souvent je me retrouve l’un des rares et même parfois le seul à ne pas avoir une origine d’Afrique noire. Dans certains endroits de banlieue, j’ai constaté ce changement presque d’une année sur l’autre.

Il m’est aussi coutumier de voir dans le compartiment une ou plusieurs femmes voilées. Dans les années 1980, à Paris, il n’y en avait aucune… ou j’en apercevais peut-être une tous les deux mois. Aujourd’hui, dès que je sors de chez moi j’en rencontre énormément.

Un autre phénomène culturel impressionnant, c’est la place qu’a pris l’anglais dans les publicités et la vie courante. Tout le temps des mots anglais sont utilisés à la place de mots français qui existent. Il n’est pas rare, dans les rues de Paris, que des gens m’accostent directement en anglais, sans une amorce en français… pas un « bonjour » ou un « excusez-moi »… comme si la France était un pays conquis… ce qui est peut-être le cas…

Il s’agit là véritablement de phénomènes culturels contemporains. Je suis particulièrement sensible à tout cela, car depuis près de quinze ans je ne sors presque plus de l'Île-de-France, dégoûté des mouvements de foules absolument absurdes et déraisonnables, la plupart faisant de toute la planète leur terrain de consommation.

Prendre le RER est pour moi un exercice de grande solitude, surtout que l’organisation y est de plus en plus calamiteuse, et que si on regarde par la fenêtre on voit de nombreuses nouvelles constructions, toutes se ressemblant, dont certaines se prétendent ‘écoresponsables’, déployant leur béton et goudron, comme une épidémie… sans compter les bidonvilles qui se répandent toujours plus. Dans les années 1980, il n’y en avait plus du tout, l’épisode de l’abbé Pierre de l’hiver 1954 ayant permis de prendre conscience de la nécessité de leur éradication.

Un autre phénomène culturel… ou plutôt social important, est la place du téléphone mobile dans la vie courante. Pour ma part cela fait de nombreuses années que je n’en utilise pas. Quand j’en avais un, il y a de cela plus de huit ans, je ne m’en servais de toutes les façons presque jamais. Dans la rue, partout des gens parlent à leur téléphone, dans toutes les langues et pianotent sur des instruments dominés par l'industrie 'américaine' (des multinationales) répandant son nivellement et sa domination…

Comment la culture française peut-elle se maintenir, alors que s’ajoutent à ces mouvements culturels une horreur intellectuelle et une offense à la raison chaque jour grandissantes ?

Au sujet de la photographie : Savez-vous qu’en Amérique du Nord, Amérindiens et Français vivaient en harmonie, avant que les Anglais veuillent prendre la place ? Ils partageaient leurs connaissances, faisaient du commerce ensemble, et beaucoup de Français devinrent Amérindiens, prenant leurs coutumes, se mariant en leur sein, etc. Ces deux peuples s’unirent même contre l’invasion des armées anglaises. Par exemple, il y eut au XVIIIe siècle une alliance franco-indienne centrée sur les Grands Lacs et l’Illinois, un lieu immense et d’une grande beauté (on donna même le nom « Acadie », Arcadie, à une autre de ces régions découvertes par les Français), qui rassembla les Sioux, Potawatomis, Abénaquis, Menominees, Ottawa, Winnebagos, Hurons-Peton, Mississaugas, Illinois… Et oui, il est possible de s’aimer : de partager !

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Pourquoi, plus que jamais, est-il important de prendre soin de la culture ?

Nous faisons avec ce qu’on nous a légué. Ceux qui nous suivront, feront avec ce qu’on leur a laissé. C’est pour cela que prendre soin de ce que la culture de ce pays nous a transmis de meilleur est important. D’autant plus, qu’à notre époque que couvre un impérialisme mondial dominé par la dématérialisation, l’anglais comme langue générale et une poignée de religions, même les cultures importantes comme la française sont très malmenées. Comme on le sait aussi, lorsque les empires s’effondrent, ils éclatent en de multiples petits morceaux. Alors que les institutions françaises garantes des libertés sont progressivement démantelées et le visage de ce pays changé de fond en comble, il est important de garder des bastions de culture, comme l’ont fait d’autres cultures auparavant, elles aussi envahies… Ne serait-ce que pour remettre aux générations futures quelque chose ayant une valeur véritable. Après... ce qu'elles en feront sera une autre histoire...

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Architectures RER suite

Voici un article de La Tribune de l'Art très intéressant, à classer dans le dossier 'Architectures RER', avec un nouvel exemple du service public détruisant petit à petit son patrimoine, cette fois à Perpignan. Il est insensé que des gens supposés conserver, défendre et transmettre le patrimoine le détruisent ainsi. Et les exemples sont multiples en ce début de XXIe siècle finalement très barbare.

Photographies ci-dessous : AVANT - APRÈS (photographies Didier Rykner).


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Dior du rêve au cauchemar

De plus en plus d’expositions temporaires de musées publics dédiés à l’histoire de la mode ressemblent à des réclames pour des maisons de couture actuelles. En voici quelques exemples parmi d’autres ces dernières années (du coup moi aussi j'en parle !?!!) : Balenciaga (avril – octobre 2012 et mars – juillet 2017 au Musée Galliera à Paris, avril – septembre 2015 au Musée de la dentelle et de la mode de Calais et de mars à juillet 2017 au Musée Bourdelle à Paris), Lanvin (mars à août 2017 au Musée Galliera), Azzedine Alaïa (septembre 2013 – janvier 2014 au Musée Galliera), Iris van Herpen (juin 2013 – avril 2014 au Musée de la dentelle et de la mode), Carven (janvier – juin 2002 au Musée Galliera), Givenchy (juin – décembre 2017 au Musée de la dentelle et de la mode), Jean-Paul Gaultier (avril – août 2015 au Grand-palais de Paris). Le Musée Galliera fait même la promotion du groupe de presse américain Condé Nast dans une exposition de mars – mai 2014 ! Ce musée, qui est un de ceux sur lesquels la Mairie de Paris a le plus investi pécuniairement ces dernières années, se fait le spécialiste de ce genre. En tout cas ce n'est pas moi que l'on pourrait soupçonner de recevoir des valises de billets de banque !!

Certaines de ces expositions font le tour du monde !

La maison Dior fait aussi discrètement sa publicité dans des musées publics, en ce moment et jusqu’au 1er octobre 2017 au Musée international de la parfumerie de Grasse et du 5 juillet 2017 au 7 janvier 2018 aux Arts Décoratifs de Paris. Je ne voulais pas parler de tout cela, car j’en ai franchement marre de me faire écho de ce fatras. Cependant, j’ai reçu deux messages de la maison Dior, l’un sur son exposition aux Arts déco : Christian Dior, couturier du rêve, et un autre qui finalement me fait réagir (cliquer ici), où là c'est plutôt le cauchemar non ? La mode vestimentaire française vit sur son patrimoine et son prestige tout en les détruisant... mais jusqu'à quand ??

C’est bien que ces entreprises marchent. Et puis je n’ai pas à dire ce qui est bien ou pas en ce qui concerne la mode vestimentaire. Ce qui me gêne, c’est que des musées publics de la mode oublient trop souvent ce qu’est véritablement la mode et son histoire, et qu’ils aident les entreprises qui en ont le moins besoin. La mode est une chose bien plus complexe et riche que le prêt-à-porter peut nous le laisser croire. Je dis « prêt-à-porter » car la haute-couture n’existe plus. Les maisons dites de « haute couture » font du prêt-à-porter, et sont souvent de véritables sociétés faîtières internationales, regroupant des participations dans diverses sociétés, comme la maison Dior qui comprend des entreprises de parfums (du temps même de Christian Dior), cosmétiques, bijoux, maroquinerie, vins, spiritueux, etc. Quant à LVMH, qui aurait acheté dernièrement cette 'maison' pour 6,5 milliards d'euros, c'est une multinationale.

PS : Je viens d'apprendre que le directeur du Musée Galliera vient de rejoindre le privé, devenant directeur artistique d'une entreprise française internationale de chaussures de luxe. On comprend mieux ses ambitions et pourquoi ce musée, ces dernières années, a été la vitrine des fabricants de 'haute-couture', et n'a proposé presque que des expositions sur la mode vestimentaire du XXe siècle, laissant de côté tous les siècles précédents, pourtant beaucoup plus productifs et créatifs.

Depuis 2002, sur 28 expositions organisées par le musée Galliera seulement 6 ont présenté des costumes d'avant la fin du XIXe siècle (voir ici), et toutes ne parlent presque qu'exclusivement de costumes, alors que la mode c'est aussi bien d'autres choses (musiques, manières, moeurs, danses nouvelles, etc.). Voici les expositions organisées par ce musée ces quinze dernières années :
- Costumes espagnols entre ombre et lumière (XVIIIe - XXe)
- Dalida, une garde-robe de la ville à la scène
- Balenciaga, l'oeuvre au noir
- Anatomie d'une collection (couvrant du XVIIIe s. à nos jours avec un hommage rendu à Sonia Rykiel).
- La Mode retrouvée (sur la comtesse Greffulhe : 1860 - 1952)
- Jeanne Lanvin
- Fashion Mix
- Les Années 50
- Papier glacé (Condé Nast de 1918 à nos jours)
- Roman d'une garde-robe (début XXe)
- Alaïa
- 1931, face-dos-profil
- Paris Haute Couture
- Mannequin - le corps de la mode
- Cristóbal Balenciaga, collectionneur de modes
- Comme des Garçons White Drama
- Le XVIIIe au goût du jour
- Madame Grès, la couture à l'œuvre
- Sous l'Empire des crinolines (1852 - 1870)
- Les Années Folles 1919 - 1929
- Gallierock
- Showtime, le défilé de mode
- Modes en Miroir, la France et la Hollande au temps des Lumières (XVIIIe siècle)
- Sylvie Vartan, Revue de mode
- Ouverture pour inventaire (du XVIIIe siècle à nos jours)
- Marlène Dietrich, création d'un mythe
- Henry Clarke, photographe de mode
- Madame Carven, Grand Couturier

Faut-il rappeler que la mode existe depuis la plus haute Antiquité, et que le terme même a, depuis son origine romaine, à peu près la même définition qu'aujourd'hui ? La mode ne naît pas, comme l'ont dit certains conservateurs contemporains de musées, avec la haute-couture et le prêt-à-porter, à la fin du XIXe siècle. Au contraire, ceux-ci marquent la fin du sur-mesure pour tous et des fabrications 'maison', et donc d'une création bien plus démocratique car dans les mains de tous. Ils sont aussi les témoins de la fin des fabrications françaises au profit d'une industrialisation internationale de la mode vestimentaire. De nos jours, les vêtements dits 'fabriqués en France' n'ont souvent que l'étiquette qui l'est véritablement ! Dans la mode, comme pour le reste, nous sommes en France dans le façadisme.

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Nouvelle exposition au Musée international de la chaussure

Depuis le 10 juin et jusqu’au 7 janvier 2018, le Musée international de la chaussure de Romans-sur-Isère, dans le département de la Drôme, propose l’exposition À vos pieds, qui « emmène pas à pas [le visiteur] à la découverte de paires issues de tous les continents, du XVIe au XXIe siècle »…

Photographies ci-dessous de gauche à droite : Chopine du XVIe siècle, chaussure mandchoue et escarpin du XXe siècle. Photographies provenant du site du musée. Les échelles ne sont pas respectées. Même en étant à nos pieds, les chaussures peuvent faire prendre de la hauteur !

 

 

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Le service public communiquant de mécènes privés.

Ce qui était impensable autrefois est aujourd'hui de plus en plus courant. Le service public se fait toujours davantage le communiquant de mécènes privés. Par exemple je reçois des messages de la mairie de Paris sur des événements qu'elle organise avec telle ou telle firme, faisant au passage sa publicité.

Photographie ci-dessous : J'ai ajouté au montage que j'ai fait pour cet article des publicités !

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Le Musée des Tissus de Lyon.

D’après cet article, il est écrit que la Région Auvergne-Rhône-Alpes proposerait des solutions pour éviter la fermeture du Musée des Tissus de Lyon. Espérons que la ‘solution’ de la dispersion de ses collections ne sera pas choisie, ce qui serait évidemment l’affaiblir et à terme le condamner. L’absurde Musée des Confluences lorgne sur ce patrimoine, l’un des plus importants et précieux au monde sur l’histoire des costumes qui, amputé, ne le serait plus bien sûr.

 

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Papiers peints du futur

Depuis le 1er avril 2017 et jusqu’au 31 décembre 2018, le Musée du Papier peint de  Rixheim met en scène les Papiers peints du futur, dans une exposition où l’on découvre des exemples intéressants, comme le « métapapier » (photographie de gauche) qui est un prototype développé par le Centre technique du papier, de Grenoble :

« Ce papier peint sert de protection contre les champs électriques à basse fréquence et électromagnétiques à haute fréquence (radios, radars, lignes à haute tension, appareils électriques et électroniques dans les habitats voisins). Il est non métallique, non ferromagnétique et doit être relié à la terre pour des raisons de sécurité et pour une meilleure efficacité.

Le Métapapier développé par des chercheurs de l’Institut polytechnique Grenoble INP et du Centre Technique du Papier à Grenoble est un matériau cellulosique qui filtre les fréquences micro-ondes de façon sélective. Il est constitué de motifs en étoile imprimés avec une encre conductrice contenant des particules d'argent qui peuvent filtrer trois fréquences GSM et WiFi (téléphone et réseau local sans fil). Il peut donc créer des zones de tranquillité électromagnétique dans une salle de spectacle, un hôpital ou une chambre à coucher.

Les ondes électromagnétiques hors du domaine WiFi se propagent de façon normale, ce produit n’empêche donc pas l’accès à tous les services sans fils habituels (radio FM, télévision, téléphones fixes DECT, systèmes d’alarme, commandes de volets, interrupteurs). Seul le service WiFi est réfléchi par le papier à plus de 99,999 %. L’intérêt est triple : la sécurité informatique (il empêche le piratage des données sensibles) ; la réduction du niveau d’exposition à son propre WiFi puisque les ondes ne sortent plus par les murs mais restent confinées à l’intérieur de la maison ; enfin une meilleure qualité du signal, puisqu’il n’y a plus d’interférence avec les réseaux WiFi des voisins.

Ce produit n’a pas besoin d’être connecté à la terre. Il se pose comme du papier peint, sur un mur ou sur le sol, et peut être recouvert sans altérer ses fonctionnalités. »

Ce papier peint est présenté dans la première section de l’exposition sur les papiers peints techniques, avec d’autres bloquant les ondes électromagnétiques, absorbant les sons ou anti-humidité, etc. Il y a même un revêtement mural « parasismique » !

La seconde section est consacrée aux papiers peints enrichis, la troisième à l’innovation technique au service des arts appliqués et la quatrième aux artisans d’art avec  l’Atelier Poulaillon, la Maison Milliet (photographie de droite) ou l’Atelier d’Offard  qui « perpétue le savoir-faire des papiers peints à la planche des grandes manufactures des 18e et 19e siècles. »

Voilà une exposition intéressante avec un futur à la fois innovant, protecteur contre les pollutions diverses et préservant des savoir-faire anciens.

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Le pouvoir des fleurs : Pierre Joseph Redouté (1759-1840).

PROLONGATION JUSQU'AU 29 OCTOBRE 2017

Les fleurs sont quotidiennement présentes dans notre vie, pas seulement au printemps où elles sont particulièrement nombreuses dans la nature et jusque dans les villes, mais toute l’année, en particulier à travers les inspirations qu’elles ont suscitées et continuent de le faire dans les arts décoratifs. L’exposition Le pouvoir des fleurs : Pierre Joseph Redouté (1759-1840) nous en donne des exemples de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe.

Du 26 avril au 1er octobre 2017 le Musée de la Vie Romantique à Paris propose, en partenariat avec le Museum national d’Histoire naturelle, la première rétrospective en France dédiée à Pierre-Joseph Redouté, un peintre célèbre pour ses représentations de fleurs, dont on peut contempler un portrait par Louis Léopold Boilly ici.

Protégé par la reine Marie-Antoinette puis par l’impératrice Joséphine de Beauharnais, il fut très célèbre de son temps et l’ai resté jusqu’à aujourd’hui. Comme les fleurs sauvages qui sont incroyablement résistantes aux vicissitudes, il a traversé une époque troublée sans grand problème. Dessinateur et peintre du Cabinet de Marie-Antoinette, il devint dessinateur de l'Académie des sciences, puis peintre de fleurs de l'impératrice Marie-Joséphine, professeur de l'impératrice Marie-Louise et professeur au Muséum national d'histoire naturelle.

Il s’inscrit dans une longue lignée d’artistes français qui depuis l’Antiquité se font une spécialité de ces représentations, et parlent à travers elles. Elles ont une symbolique, et leur assemblage est un discours qui peut se lire à plusieurs niveaux. Ce langage pictural est particulièrement  présent dans la peinture du XVIIe siècle, à une époque où le français est lui aussi mis en forme dans une recherche d’excellence.

Pierre-Joseph Redouté est quant à lui dans l’époque des Lumières férue de sciences, de découvertes et de vérité. Ses œuvres ont cette rigueur scientifique cherchant à rendre au plus près la vérité. Elles témoignent de même des découvertes de nouvelles espèces provenant du monde entier et des croisements réalisés par des techniques toujours plus élaborées donnant de nouvelles espèces de roses ou d’autres fleurs.

C’est un peintre aussi installé dans la mouvance romantique et son apologie de la nature. Le présenter au Musée de la Vie Romantique est donc tout à fait approprié.

Il y a beaucoup de grâce, de finesse et de technicité dans ses portraits de fleurs. Si certains l’ont surnommé « le Raphaël des fleurs », je préfère voir en lui un très grand portraitiste… de fleurs !

Le thème et cette rétrospective auraient pu être beaucoup mieux fouillés et présentés plus intelligemment. On ne se rend finalement pas vraiment compte de toute la poésie et les savoirs scientifiques et artistiques que la nature a inspiré depuis toujours à l'homme, et comment M. Redouté s'inscrit en cela. On ne fait qu'effleurer l'esprit des Lumières, sa finesse. C'est dommage car le thème est particulièrement d'actualité dans notre époque qui ne retient de la science que l'asservissement et la destruction de la nature, c'est-à-dire de l'être humain. Mais les oeuvres sont belles, nombreuses et valent le détour. Le visiteur n'étant pas vraiment guidé, c'est donc à lui de trouver le chemin qui le conduira, en les contemplant, de ses yeux vers son âme et son coeur, à travers les canaux de la vie dont les fleurs sont chacune un épanouissement.

Cette exposition occupe les deux ateliers d’artiste du musée, avec 250 peintures, aquarelles, objets d’art et vélins originaux. Afin de ne pas abîmer les œuvres les plus fragiles (qui constituent la grande majorité et qui sont sur papier, vélin, soie, etc.), celles-ci seront régulièrement changées. Si la plupart des œuvres sont de l’artiste, on en trouve d’autres de ses contemporains, en particulier dans la seconde partie où il est montré la place des fleurs dans les arts décoratifs de l’époque : céramique, orfèvrerie, édition, papier peint, broderie, tissage, etc.

Le musée a souhaité ajouté de la vie contemporaine à cette exposition en présentant dans sa cour, son jardin et sa collection permanente des ouvrages d’artisans contemporains. Le fleuriste Pierre Banchereau (maison Debeaulieu) s’associe lui aussi à cet événement en embellissant ce musée de bouquets de fleurs fraîches. Sa boutique se trouve tout près au 30 rue Henry Monnier, dans ce quartier de la ‘Nouvelle Athènes’ qui conserve encore de nombreux bâtiments du XIXe siècle.

Photographie ci-dessous : Œuvres de Pierre-Joseph Redouté. Je n’en présente pas beaucoup ici car je n’ai pas réussi mes photographies trop jaunes et floues.

Photographie ci-dessous : Miniature dont l’une est de M. Redouté.

Photographie ci-dessous : Les Fleurs emblématiques ou leur Histoire, leur Symbole, leur Langage & & & par Mme Leneveux, début XIXe.

Photographies ci-dessous : Flore caressée par Zéphyr par le baron François Pascal Simon Gérard (1770 – 1837), datant de 1802. C’est une prouesse d’avoir su retranscrire en image la douce caresse du vent.

Photographies ci-dessous : Deux peintures avec un enfant dans la nature. Il s’agit de garçons. Pendant tout l’Ancien régime on habillait les enfants mâles comme des filles lors de leur petite enfance.

Photographies ci-dessous : Madame Bernard-Léon par Henri-François Riesener (1767 – 1828).

Photographies ci-dessous : Divers objets des arts décoratifs représentant des fleurs.

Photographies ci-dessous : Le musée est lui-même un peu bucolique et très romantique avec son arbre à l’entrée, sa cour et son petit jardin.

Photographies ci-dessous : Dans la collection permanente on trouve de nombreux objets d’arts et œuvres des XVIIIe et XIXe siècles où les fleurs sont présentes. Parmi les objets ayant appartenu à la famille de Georges Sand il y a par exemple cette miniature (à gauche) du XVIIIe siècle de Marie-Aurore de Saxe en bergère. La peinture de droite (détail) est aussi du XVIIIe siècle.

Photographie ci-dessous : L’un des plus célèbres portraits de la femme écrivain, présent au musée,  la représente avec des fleurs fraîches dans les cheveux. Voir ici pour une meilleure photographie.

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Le château de Rouville

En allant me promener près de Malesherbes j’ai découvert ce château du XVe siècle édifié sur les ruines d’une forteresse du IXe siècle et sans doute sur des vestiges plus anciens, plusieurs témoignages du néolithique ayant été découverts dans le parc. Cette bâtisse a été remaniée au milieu du XIXe siècle dans un style néogothique. L’intérieur doit sans aucun doute être aménagé dans ce style, le château appartenant à la même famille depuis cette date. Il est entouré d’une chapelle des XIIIe et XVe siècles qui appartenait à l'ancienne commune de Rouville, de dépendances, d’une glacière, d’un pigeonnier, d’une grotte, etc. La ferme attenante, ancienne elle aussi, appartient à une autre famille.

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L'attention au réel

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Le Pavillon de l’Ermitage

Le Pavillon de l’Ermitage à Paris est un joli endroit, rare bastion d’un autre temps, dans un quartier qui chaque jour se défigure un peu plus. Il s’agit du seul élément conservé du domaine de Bagnolet qui appartenait à la Duchesse d’Orléans (vue du château ici). Il est d’époque Régence. Préalablement conçu avec seulement un rez-de-chaussée, un étage a été ajouté au XIXe siècle. Les peintures aux plafonds ont disparu mais celles sur les murs sont toujours là, avec de très belles grisailles, attribuée à Jean Valade et datant d’entre 1723 et 1727, et un décor plus tardif, ‘antiquisant’, de 1761. Pour en savoir plus cliquer ici. C’est un lieu patrimonial charmant dans lequel tous les vendredis, samedis et dimanches, à 16h30, sont donnés des concerts de clavecin.

J’ai appris un peu tard que jusqu’au 16 avril une exposition y est organisée, intitulée Les plaisirs de l’Ermitage. Je m’empresse de vous en parler car c’est un vrai plaisir de se plonger dans la vie quotidienne au XVIIIe siècle, d’une manière plus intime, plus vivante que dans les parcours de musées. Bien sûr le lieu est petit, mais cela permet d’autant mieux d’apprécier les œuvres d’époque qui y sont montrées. Cette exposition est organisée par l’IESA – Métiers de la Culture, Paris, grâce à des élèves de cette école et leur professeur M. David Brouzet.

Photographie du haut : Grille du jardin au dos du pavillon.

Photographie de gauche : Côté du Pavillon de l’Ermitage.

Photographie de droite : Table de toilette garnie avec derrière coffret de toilette et peinture murale en grisaille d’époque Régence de vers 1723 – 1727.

Photographie ci-dessous : Baignoire en cuivre de la fin du XVIIe siècle avec un drap de fond  de baignoire en coton et lin (XVIIIe siècle). En arrière plan on distingue une serviette de sortie de bain (fin XVIIIe – début XIXe), des boules à savon et éponge et un plat à barbe du XVIIIe siècle.

Photographie ci-dessous : Clavecin de style XVIIIe siècle servant pour les concerts, avec en arrière plan une autre peinture murale en grisaille.

Photographies ci-dessous : Tableau en grisaille du XVIIIe siècle. À noter les mains entreprenantes de l’homme.

Photographie ci-dessous : Mur de la seconde salle avec ses tableaux.

Photographie ci-dessous :  Huile sur toile de la fin du XVIIIe siècle d’un portrait du Grand Dauphin (1661 – 1711), fils de Louis XIV.

Photographies ci-dessous : Dans la plus grande des salles sont aménagées trois tables avec des objets d’époque utilisés pour une collation (ici café), un repas et pour garder au chaud ou au froid.

Photographies ci-dessous : Nappe « Fontenoy » et quatre serviette en damais de lin de Courtrai (après 1745). La nappe est historiée. Les personnages ne se voient qu’avec un certain angle de lumière. Il s’agit d’un tissage particulièrement précieux. Sur la photographie on ne distingue presque rien.

Photographies ci-dessous : Nappe en tissage dit « en petite Venise » de damas de lin (Courtai, époque XVIIIe). La nappe de la première table a des motifs différents pour.

Photographies ci-dessous : Dans les trois peintures murales en grisaille est présent le thème de l’écriture avec deux personnages lisant et un autre écrivant. le premier coud en lisant.

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L'amour dans le couple

Alors que j’ai décidé de prendre du recul avec mon blog, je ne peux m’empêcher de vous présenter cette jolie boîte parisienne de 1770 (détails ici), « en or jaune ciselé et émaillé », proposée à la vente par la maison Beaussant Lefèvre le 29 mars prochain. La miniature est évidemment une allégorie de l’amour dans le couple, avec le foyer ardent, le tisonnier, les roses, les deux colombes… La jeune femme passant la porte derrière eux en soulevant un tissu, est sans doute leur fille. C’est pour elle que cette peinture fut réalisée, car celle-ci est à la mode de 1770, alors que les deux autres personnages, ses parents, à celle du début du XVIIIe siècle.

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Les petits-maîtres de la mode et du style

J’ai écrit deux livres sur les petits-maîtres et les élégants, le premier sur ceux entre le XIIe siècle et aujourd'hui et le second depuis le Ve siècle avant J.-C. dans la Grèce antique jusqu'au XIe siècle médiéval, en passant par l'époque romaine. Ces deux ouvrages réunis présentent plus d'un demi-millier d'élégant(e)s et de petit(e)s-maître(sse)s sur vingt-six siècles. Écrits en se basant presque uniquement sur des documents d'époque textuels et iconographiques (près de 440 illustrations), ces livres forment un ensemble unique sur l'histoire de l'élégance et de la mode en France.

LES PETITS-MAÎTRES DU STYLE DE L’ANTIQUITÉ AU XIE SIÈCLE

En écrivant le livre sur Les Petits-maîtres de la mode (XIIe - XXIe siècles), dont la première version a été éditée au mois de septembre 2015, je ne pensais pas pouvoir poursuivre le sujet plus loin dans le temps. Pourtant le miracle a eu lieu, et je l’ai fait dans ce nouvel ouvrage intitulé : Les Petits-maîtres du style, de l’Antiquité au XIe siècle édité en février 2017.

Après quatre mois d’attente et des dizaines de messages envoyés à différentes instances du Musée du Louvre, j’ai reçu les autorisations nécessaires pour pouvoir y inclure des photographies que j’ai prises dans ce musée de sculptures et vases antiques grecs et romains et du haut Moyen Âge

Ce livre numéroté, publié comme le précédent seulement en 500 exemplaires, fait 126 pages et coûte 18 € et 22,60 € avec les frais de port.

Plus de 140 élégant(e)s et petit(e)s-maître(sse)s d’avant le XIIe siècle y sont présentés. Pour chaque période on commence avec LES PLUS DISTINGUÉS pour continuer avec LES PETITS-MAÎTRES proprement dits et poursuivre avec leur entourage.

Ainsi pour les Grecs de l’Antiquité est-il question par exemple des :
- Kaloskagathos, dont le nom signifie littéralement beau et bon ;
- Kallopistés et kallopistria dont les occupations ressemblent beaucoup à celles des petits-maîtres et petites-maîtresses des XVIIe et XVIIIe siècles ;
- Néaroêkês, une personne suivant les raisonnements nouveaux, à la manière des modernes de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe ;
- Lampadion, surnommée ainsi en référence à sa coiffure en forme de lanterne (lampe) ;
- Dorcalis (chevreuil) qui est le pendant de la biche du XIXe siècle ;
- Philokômos qui, comme le fêtard des XIXe et XXe siècles, apprécie les fêtes, festin…
- Etc.

La période romaine est celle dans laquelle j’ai trouvé le plus de petits-maîtres, comme l’elegantiae arbiter (l’arbitre des élégances), le voluptueux erudito luxu, le trossulus et la trossula jouant la noblesse équestre, les élégants bellus homo et bella puella, le noceur comissator et de nombreux autres.

Le haut Moyen Âge conserve quelques-uns de ces petits-maîtres et en crée d’autres comme la bele damisele ou le bel sire, le preudomme (homme preux), l’oultrecuidiet qui se caractérise par une certaine insolence, le marjolet qui fait le damoiseau et affecte des airs de noblesse, le damiselet, la gaudisseresse pleine de joie et d’allégresse, etc.

DES NOTIONS OUBLIÉES DE L'ÉLÉGANCE ET DU STYLE et pourtant fondamentales du bon ton et du style sont aussi expliquées ; comme la negligentia diligens, qui consiste en une harmonieuse balance entre la décontraction et la concentration, une sorte de jaillissement et repos naturel du goût, etc.

J’explique aussi CERTAINES MODES PARTICULIÈREMENT ÉLÉGANTES OU EXTRAVAGANTES, comme celle qui, depuis la plus haute Antiquité grecque et qui se poursuit chez les Romains, consiste à se faire faire une très volumineuse coiffure (parfois une perruque) constituée de tresses, postiches, bijoux, bandelettes, couronne, etc. (des exemples ci-dessous).

On commande le livre ici.

Photographie ci-dessus à gauche : Détail d'une photographie stéréoscopique, datée de 1904, d’une statue en marbre d’Artémis, dite « Diane de Gabies », découverte en Italie (à Gabies) en 1792 et conservée au Musée du Louvre. Elle est du Ier siècle ap. J.-C., d’après un original du IIIe siècle av. J.-C. La divinité attache son manteau sur son épaule droite avec une agrafe.

Photographie ci-dessus à droite : Détail d'une photographie stéréoscopique de 1904, prise au Musée du Louvre, d’une statue antique de « Vénus Aphrodite » et d'un relief représentant une « Matrone romaine ».

LES PETITS-MAÎTRES DE LA MODE DU XIIE SIÈCLE JUSQU’À AUJOURD’HUI

Dans Les Petits-maîtres de la mode (XIIe - XXIe siècles) je révèle une lignée que je fais remonter au culte de la Dame, au Moyen Âge, à une époque où l'Idée du Beau se matérialise en elle et s'exprime à travers une finesse nouvelle. À partir de ce moment la mode française et l'expression de l'élégance deviennent de plus en plus sophistiquées, jusqu'à la Révolution et les merveilleuses et les incroyables, avant que cela baisse considérablement au XIXe siècle malgré l'explosion des nouveaux petits-maîtres. Petits-maîtres ou petites-maîtresses est le nom que l'on donne, à partir du milieu du XVIIe siècle, à quelques extravagants du bon ton.

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Merveilleuses & merveilleux