L'exposition L’or du pouvoir de Jules César à Marianne se déroule dans la crypte archéologique de l’Île de la Cité depuis le 26 mai 2016.
Cette exposition retrace l’histoire de Paris à travers des pièces de monnaies depuis les Parisii, peuple gaulois installé dans cette région depuis le IIIe siècle avant J.-C. jusqu'au XXe siècle.
Les Parisii éditèrent de magnifiques monnaies très stylisées représentant sur une face un profil d'homme ou de divinité et sur l'autre un cheval comme formé d'étoiles ou de points lumineux.
D'autres pièces en or, cette fois romaines, avec des empereurs barbus suivant la mode virile représentant une certaine rigueur morale de l'ancienne Rome contrairement aux modes hellénistiques et orientales.
On peut aussi y contempler les premiers francs et louis d'or, ainsi que d'autres exemples et quelques objets d'époque.
La crypte archéologique est beaucoup plus agréable à visiter que la dernière fois
que je m'y suis rendu, avec davantage de dispositifs interactifs et visuels sur l'évolution de Paris en particulier sous l'Antiquité et au Moyen-Age, rendant moins austère les vestiges au milieu desquels on se trouve.
De plus, l'Île de la Cité, où se trouve la crypte, regorge de lieux à visiter comme la Sainte-Chapelle, la Conciergerie et la grande salle avec sa cuisine, de l'ancien Palais de la Cité résidence et siège des rois de France du Xe siècle au XIVe. Il y a aussi bien sûr Notre Dame, le Pont Neuf (le plus vieux pont de Paris), le jardin aux fleurs, etc.
En marchant un peu on arrive même jusqu'à la Monnaie de Paris, qui est la plus ancienne institution française (créée en 864 sous le règne de Charles II) et la plus vieille entreprise du monde toujours en activité. Aujourd'hui il est quelque peu difficile de comprendre quelle est son activité dans son site historique, au centre de Paris, où se côtoient depuis peu d'horribles expositions contemporaines (voir ici et ici), des commerces (voir ici), un restaurant...
enfin un capharnaüm qui n'est pas encore tout à fait fini d'être mis en place, et qui montre le manque de vision et de respect vis-à-vis de notre passé sur notre avenir de nos dirigeants. Certes c'est de l’usine de Pessac en Gironde que depuis 1973 sortent les nouvelles pièces dont maintenant les euros français et même des pièces étrangères. Cependant le déménagement progressif de toutes les activités séculières du centre de Paris est alarmant car marquant aussi la déliquescence du pouvoir en France : Déménagement du tribunal de grande instance de L’île de la Cité, de la police judiciaire du quai des Orfèvres, départ programmé des services de l'Hôtel-Dieu de Paris (à côté de Notre-Dame), déménagement d'une partie du Louvre et de toutes ses réserves à Lens...
Photographies ci-dessous : « Statère des Parisii. Or, entre -100-et -1 avant JC. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Denier parisis en argent de Louis VII, 1137-1180. © Julien Vidal / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : « Monnaie en or (avers). Julien. Or. Epoque gallo-romaine. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Franc à pied de Charles V. Or, 1365. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : « Quadruple louis d'or de Louis XIII, 1640. Or, 1640. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Augustin Dupré (1748-1833). Louis d'or constitutionnel, 1793. Or, 1793. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : « Augustin Dupré (1748-1833). Louis d'or constitutionnel, 1793. Or, 1793. © Carole Rabourdin / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »
« Jules-Clément Chaplain (1839-1909). Pièce de 20 francs en or de la IIIe République, 1904. Or. 1904. © Julien Vidal / Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Photographies ci-dessous : Marché aux fleurs de l'Île de la Cité à Paris.











































et conservé au musée national de la Renaissance d'Écouen.
Hannong, Abaquesne... L'exposition 



































ne sont pas tous du même niveau. Ceux qui ont choisi le titre, le mécène et fait les photographies disponibles dans le catalogue et pour la presse ont été de toute évidence mal choisis.
comme cela se fait en bonne écriture 'françoise' ? Dernièrement je suis allé à une conférence sur les petites mains de la mode française organisée au CNRS à Paris par l'Institut du Temps Présent par
Ceci dit cette exposition est très belle et vaut vraiment le détour. Les habits sont magnifiques et présentés avec des éléments décoratifs d'époque les mettant en valeur. Des effets de miroirs en flaques permettent de mieux les voir et donnent de la profondeur. Même la dernière partie sur le XXe siècle est, je trouve, réussie avec ses immenses rideaux de fils de soie derrière lesquels on distingue la belle architecture de la salle, ses podiums en escaliers et son sol aux reflets d'acier. Cependant il est nécessaire de dire que les habits présentés après les années cinquante sont portés par très peu de gens, voire faits pour ne pas l'être. Il s'agit davantage de créations d'artistes en tissus servant de devanture à un énorme commerce de prêt-à-consommer international.





















































