Les skinheads, réflexions sur la guerre, la colère et la violence

Ci-dessus : Photographie provenant du livre Style tribes : the fashion of subcultures de Caroline Young (Frances Lincoln Publishers Ltd, 2016), un très intéressant ouvrage en anglais sur les mouvements de mode, en particulier anglo-saxons, du XXe siècle à 2016, avec de belles photographies. Le skinhead est complètement à l'opposé du folk, du beatnik puis du hippie. Il est droit, rasé, lisse et guerrier. Les skas, d'une mouvance similaire, comme celle des mods, sont quant à eux beaucoup plus pacifiques et réjouis, s'habillant cependant d'une manière analogue, mais un peu plus 'chaude', davantage moderniste, avec des motifs à damier, souvent en costume, et portant régulièrement un chapeau (pour les skas).

La petite-maîtrise est une chose délicate à évoquer. Le fil conducteur est un premier pas vers une recherche de l'élégance : des rythmes les plus appropriés. Dans mes ouvrages et autres écrits sur le sujet, je n'ai que très peu  parlé des mouvements nés hors de France. Depuis la fin du XVIIIe siècle, beaucoup de mouvements de mode en France sont influencés par l'Angleterre, et en particulier à partir du début du XIXe avec les fashionables puis les dandys. Au XXe siècle et jusqu'à aujourd'hui c'est encore davantage le cas, avec en plus l'influence américaine, et surtout des États-Unis à partir de la seconde guerre mondiale. En ce moment, je m'intéresse particulièrement aux mouvements de mode du XXe siècle. Beaucoup ont un rapport avec un certain nihilisme, en particulier à partir de la création de la bombe atomique, et font état d'un désespoir sans pour autant se résigner... au contraire, désespoir ou expression d'une certaine peur de l'avenir, qui se traduit souvent par une rébellion, ce que l'on ne peut pas mettre de côté si on veut décrire de manière exhaustive les mouvements de mode en Occident aux XXe siècle et début du XXIe.

Lorsque j’étais étudiant, lors d’un débat dans le cadre d’une manifestation, un militant d’extrême-droite venu de l'université d’Assas a pris la parole. J’ai été le seul à me lever et à partir, trouvant dangereux d’écouter ce genre d’individu. Je suis allé manger, et en revenant, celui-ci était devant l’université avec ses amis. Me voyant, il m’indiqua du doigt à un skinhead qui s’est mis à me suivre. J’ai réussi à le semer dans le métro. Une autre fois, passant devant des skinheads avec un ami noir, nous nous sommes faits interpellés par ceux-ci. J'ai dit à mon ami de ne pas se retourner, mais bêtement il l'a fait pour leur répondre gentiment, et eux en ont profité pour nous courir après. Encore une fois j’ai réussi à les semer, de même que mon ami. Ces deux anecdotes pour dire que je n’ai pas spécialement d’affection pour eux. Cependant le mouvement skinhead est très intéressant. Il est apparu en 1966, quand les hippies émergeaient (dès 1965). Il représentait la frange dure de la mouvance modernist (mod), constituée dès 1965 par les hard mods, alors que l'autre partie des mods se tournait vers le psychédélisme et le swinging London. Les skinheads étaient donc directement influencés par les mods, mais aussi par les rudeboys jamaïcains (nés après l'indépendance de la Jamaïque en 1962) ; les Jamaïcains constituant une communauté importante en Angleterre à partir des années 1950. Ils reprirent leur musique ska, leur vêture (chapeau trilby, bretelles, pantalon court et serré, grosses chaussures cirées...), leur coupe de cheveux, leur façon de marcher et même de parler. A cause de leurs chaussures, on leur donnait aussi le nom de "boot boys". Ce n'est qu'à partir de 1969 que beaucoup s'associèrent à l'extrême-droite, alors qu'en 1970 certains s'assagirent. Les skinheads s’habillaient d’une manière complètement lisse, ne permettant pas de pouvoir s’y agripper, ce qui était non seulement utile lors d’échauffourées, mais aussi un état d’esprit. Ils étaient à l’opposé des chevelus et pacifiques beatniks et hippies, comme le furent quelques années après les punks. Tout cela pour dire que les choses ne sont pas toujours simplettes et que les skinheads représentèrent un mouvement particulièrement important, mais aussi pour dire que si je suis pacifique, je pense qu’il est important de conserver un maximum d’énergie. Il me semble que l'on ne peut être que pacifiste, car d’une manière général les guerres ne ‘servent’ jamais ceux qui les font mais ceux qui les provoquent. Et ces derniers n’ont rien de recommandables.

Ci-dessous : Figurine créée par Laurent-ex-Laurent, d'un skinhead des années 1980 (voir ici). En 1977, certains skinheads se mélangèrent au punks. Ils ont créé le mouvement Oi!, leur cri de guerre. Certains fondèrent une ligue contre le racisme : SHARP (Skinheads Against Racial Prejudice). Dans les années 1990, comme beaucoup de jeunes se rasaient la tête et portaient des habits serrés, notamment des homosexuels, il était difficile de reconnaître un skin dans la rue... De toutes les façons, il était préférable de ne pas approcher. Il y a longtemps de cela, un de mes amis, un ancien skinhead, me disait qu'il se sentait puissant ainsi. Cela leur permettait aussi de transcender la pauvreté du milieu social dont ils étaient souvent issus et dont ils étaient fiers.

Face à la dureté de la vie ou la peur, généralement les gens réagissent en se tournant soit vers la haine, soit vers l'amour, soit en étant méprisant. Une anecdote : En ce moment, sur certaines vitres du train des RER, des autocollants représentent un smiley avec un masque médical. Dernièrement, j'ai dessiné dessus une moustache et une coupe de cheveux à la Hitler. Par contre, plus récemment, alors que j'étais près à prendre une nouvelle fois mon crayon, j'ai remarqué que quelqu'un, sans doute un enfant, avait dessiné des coeurs sur un de ces autocollants. Il s'agit de deux réactions différentes à une même peur ou souffrance.

La colère est une émotion qui me semble le plus souvent laide. Quand elle n'est pas simplement un bain de lumière, elle n’est pas élégante ; mais je trouve encore moins élégants ceux qui s’en offusquent ou en sont dépités. La colère peut être momentanée. Horace écrit : Ira furor brevis (La colère est une courte folie). Elle peut aussi être ‘cogitée’, comme dans la vengeance. Elle est alors une longue folie. Un jour que l’on s’étonnait que Socrate reçu un coup de pied sans se fâcher, celui-ci demanda si un âne le frappait il devait lui intenter un procès ? Une autre fois, sa femme Xanthippe de colère lui arracha son manteau en pleine place publique. Les amis du philosophe lui conseillèrent de la gifler : « Bien sûr, répondit-il, pour que nous nous battions à coups de poings, et que chacun de vous nous encourage en disant : “Vas-y Socrate ! Vas-y Xanthippe !” ».

Pour finir, une réflexion sur l’actualité. Dans le quartier parisien où je vis en ce moment, à Oberkampf en fin de semaine les terrasses sont bondées de jeunes en complète dilettante. Pourtant, aujourd’hui pour s’asseoir en terrasse il faut un passeport-sanitaire, être à jour des vaccinations, avoir un téléphone portable pour voir le menu et un masque pour aller aux toilettes ! Ces gens semblent avoir été complètement abrutis. Ils font comme s’ils étaient au paradis alors qu’ils sont en enfer. C’est vraiment flippant++++ Déjà de trouver normal de vivre avec les autres par téléphones portables interposés me paraissait délirant, mais là on est bien au-dessus de cela… et c’est sans compter tout le reste des mesures apocalyptiques qui s’amoncellent depuis des années en France. Au Danemark, lorsqu’on a voulu imposer le passe-sanitaire, les jeunes sont sortis dans la rue massivement, et juste après le gouvernement danois a annulé toutes les restrictions sanitaires ! En France, les gens que j’ai vu manifester à Paris étaient pour la plupart plutôt âgés. Je ne dis pas qu'il faille aller manifester dans la rue, entourés de CRS, ce que moi je ne fais pas, mais on peut le faire à l'école, à l'université, au travail, dans la rue... dans la vie de tous les jours (c'est mon cas et j'ai l'impression d'être un des rares). La maltraitance que l’on fait subir aux citoyens français, et même entre eux, de tous les âges et aux jeunes et très jeunes en particulier est inouïe... Pourtant la majorité des gens ne semblent même pas s'en rendre compte. Il s'agit d'une violence que l'on peut dire 'rentrée'... chirurgicale, comme on parlait de « frappes chirurgicales » pendant les guerres de l'OTAN en Irak, alors qu'elles faisaient des centaines de milliers de morts. Ici on ne tue pas les Français, mais les pousse à s’exiler (la France n'a jamais subi dans son histoire un phénomène aussi important d'émigration couplée à de l'immigration), les 'extermine' socialement et les humilie constamment en les privant de leurs libertés en général, en leur mentant, en les manipulant, en les polluant, en les rendant paranos et toqués (avec des TOC), en les obligeant à se surveiller entre eux, etc. Cette violence là on la subit tous les jours, en allant sur Internet, en sortant dehors, en discutant avec les autres...

Évidemment l'idéal serait d'éviter les imbéciles et les méchants, ces deux mots étant assez synonymes, mais ce sont eux qui nous gouvernent, et que la très grande majorité des gens suivent, ce qui en dit long sur ce que l'on appelle le « peuple ». Personnellement, me documenter sur les mouvements de mode et les petits-maîtres m'apporte un palliatif, un véritable réconfort... une légèreté qui m'est thérapeutique dans la lourdeur apocalyptique qu'évoque Céline dans la vidéo que j'ai présentée dans un précédent article.. Lorsque j'écris sur les petits-maîtres, ce n'est pas pour parler des plus 'abrutis' des personnes qui les constituent, mais pour mettre en valeur des qualités comme l'originalité, l'invention, l'énergie, la joie... premières ouvertures vers des rythmes plus libres, gais, intelligents, élégants et harmonieux. Si les skinheads étaient violents et pour la plupart obtus, ils représentaient une énergie considérable, un non renoncement face à la misère. Leur exemple montre aussi qu'il ne faut pas prendre tout au premier degré, ceux-ci étant très largement influencés par les jeunes jamaïcains.

Ci-dessous : Une bonne nouvelle, les motards manifestent de plus en plus auprès des gens, pour la liberté. Cela va réconforter les gilets jaunes victimes des brigades mobiles de CRS qui sont un véritable fléau.
Il existe parmi les motards français une mouvance peu connue et ancienne, spécifique, dont je parlerai peut-être un jour.

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Drôles de pistolets XXI : Belles jambes masculines ou le mollet signe de virilité !

Merveilleuses et merveilleux

J’ai écrit un article sur le fait de Faire belle jambe. Dans celui-ci je présente deux lithographies de Charles Vernier (1813 – 1892) de la série « Actualités ».

Avant la généralisation du pantalon, les hommes portent des bas et une culotte, et avant cela des chausses. Ces vêtements montrent la jambe, et en particulier les mollets dont il est de bon ton de les présenter musclés. Certaines personnes, mal proportionnées, utilisent des postiches, afin de les rendre plus avenants et faire ‘belle jambe’. Cela se poursuit en partie au XIXe siècle, selon les modes des pantalons  plus ou moins serrés et des culottes d'Ancien Régime.

Ci-dessus : « – Si j’osais me permettre de faire une observation à Monsieur… je ferais remarquer à Monsieur, que Monsieur aurait dû acheter des cuisses en même temps que des mollets !… »

Ci-dessous : « Je prends décidément cette paire là… n’oubliez pas de me l’envoyer. – Que Monsieur soit tranquille… ses mollets le suivront… peut-être seront-ils arrivés avant lui à son hôtel. – Oh ! Pourvu que je les aie pour ce soir cela suffit… Ce n’est pas encore la mode d’en porter pendant le jour ! »

Merveilleuses et merveilleux

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Philosophie de l’élégance XV

Merveilleuses et merveilleux

Dans ses Essais, Michel de Montaigne (1533 – 1592) écrit que la philosophie est de la joie, du bonheur, notamment dans ce passage dont j’ai un peu changé l’orthographe, mais qui reste pour beaucoup difficile à lire, car dans un français du XVIe siècle : « Il n’est rien plus gai, plus gaillard, plus enjoué, et à peu que je ne die folâtre [que la philosophie] ; elle ne prêche que fête et bon temps ; une mine triste & transie, montre que ce n’est pas là son gîte. […] L’âme qui loge la philosophie doit, par sa santé, rendre sain encore le corps ; elle doit faire luire jusques au-dehors son repos et son aise ; doit former à son moule le port extérieur, et l’armer, par conséquent, d’une gracieuse fierté, d’un maintien actif & allègre, et d’une contenance contente et débonnaire. La plus expresse marque de la sagesse, c’est une réjouissance constante ; son état est, comme des choses au-dessus de la lune, toujours serein. […] elle a pour son but la vertu, qui n’est pas, comme dit l’école, plantée à la tête d’un mont coupé, raboteux & inaccessible : ceux qui l’ont approchée la tiennent, au rebours, logée dans une belle plaine fertile & fleurissante, d’où elle voit bien sous soi toutes choses ; mais si peut on y arriver, qui en sait l’adresse, par des routes ombrageuses, gazonnées, & doux fleurantes, plaisamment, et d’une pente facile & polie, comme est celle des voûtes célestes. Pour n’avoir hanté cette vertu suprême, belle, triomphante, amoureuse, délicieuse pareillement & courageuse, ennemie professe & irréconciliable d’aigreur, de déplaisir, de crainte & de contrainte, ayant pour guide nature, fortune & volupté pour compagnes ; ils sont allés, selon leur faiblesse, feindre cette sotte image, triste, querelleuse, dépitée, menaçante, mineuse, et la placer sur un rocher à l’écart, amie des ronces, fantôme à étonner les gens. […] le prix & hauteur de la vraie vertu est en la facilité, utilité et plaisir de son exercice, si éloigné de difficulté, que les enfants y peuvent comme les hommes, les simples comme les subtils. Le règlement, c’est son utile, non pas la force. […]Elle sait être riche, et puissante, et savante, et coucher en des matelas musqués ; elle aime la vie, elle aime la beauté, et la gloire, et la santé ; mais son office propre & particulier, c’est savoir user de ces biens-là règlement, & les savoir perdre constamment ; office bien plus noble qu’âpre, sans lequel tout cours de vie est dénaturé, turbulent & difforme, et y peut-on justement attacher ces écueils, ces halliers et ces monstres. »

Le beau engendre le bon, et vice versa ; la sagesse conduit à la beauté, et réciproquement. Quand je dis cela, je ne veux pas dire que le mal existe. Ce qui est mauvais oui, mais pas de manière générale. Ce qui est mauvais pour un être est bon pour un autre. Il n’y a rien de mauvais en soi. Le mal n’existe pas. Les êtres cherchent à vivre et en cela ils sont prêts à prendre sur les autres. C’est ainsi que cela fonctionne sur la terre et ce qui crée son harmonie. Ce n’est bien sûr pas le bonheur de vivre au détriment d’autres, tout le contraire. Mais « c’est la vie », du moins pour les êtres les moins subtils. L’être humain se place entre la subtilité et une condition de bête. S’il ne se ‘subtilise’ pas, il s’auto-détruira. Je le répète : Cela ne veut pas dire que le mal existe, et en cela je pense comme Euclide de Mégare (Ve – IVe siècle, disciple de Socrate), dont Diogène Laërce dit : « Quant à l’opposé du bien, il le supprimait et niait qu’il eût aucune réalité. » (Source), ce qui est traduit ici par « II n’admettait point comme réelles les choses contraires à ce bien, et niait qu’elles existassent ».

LA NONCHALANCE. Comme l’écrit Michel de Montaigne, la philosophie peut être comprise par tous, des enfants aux vieillards, car la sagesse n’a pas de bornes. Même un petit-maître peut l’entendre. Sa fantaisie notamment en est l’expression. Comme le dit Boris Vian (1920 – 1959) : « Que diable, si vous avez tant besoin de vous libérer de vos instincts sournois, rendez-vous compte que… la simple fantaisie est là, prête à vous accueillir et que, dans ce domaine, tout est permis. » Comme j’ai déjà écrit sur la fantaisie, je n’y reviens pas, mais ces mots de Boris Vian expliquent très bien pourquoi la petite maîtrise est très éloignée de tout le fatras que certains voudraient y mettre ; qu’elle est véritablement liberté. Les « instincts sournois » dont il parle, sont ce qui brûle l’être humain. La petite-maîtrise apporte une fraîcheur qui apaise cette bêtise. Le mot « nonchalance » résume cela : Il vient de « non-chaloir », c’est-à-dire qu’il a une connotation de fraîcheur (« non-chaud »), comme celui de cool en anglais.

LE DÉGAGÉ. Le nonchalant est très décontracté, peut-être un peu trop détendu même. Il a des airs dégagés, c’est-à-dire « un peu trop libres, trop familiers », comme on peut le lire dans le Dictionnaire de L’Académie française de 1762. On dit aussi « Taille dégagée, air dégagé, pour dire, Taille aisée, air aisé. » Il y a une idée de liberté dans ce mot, mais une liberté à la limite de l’impolitesse. Il peut aussi traduire une certaine assurance, de la facilité.

LE PHLEGME. Être nonchalant ou dégagé, n’est pas une preuve d’esprit. Avoir du phlegme l’est davantage. On écrit aussi « flegme », ce dernier mot ayant un rapport avec la médecine, avec les humeurs, « humeurs » faisant référence aussi bien à des états d’esprit qu’à des substances circulant dans notre corps. L’humeur est donc du mouvement aux niveaux psychique et corporel. Avoir du phlegme consiste à maîtriser les deux, à ne pas laisser la maladie envahir, mais être dans la santé. Il s’agit d’être en possession de soi-même, de se connaître, afin d’avoir du recul sur soi et son environnement, de ne pas se laisser emporter par des manifestations ‘malades’.

LE DÉBONNAIRE. Dans la citation introduisant cet article, Michel de Montaigne emploie le terme de « débonnaire ». Il vient de l’ancien français (debonaire, debonnaire…), le mot signifiant alors « de souche noble », « noble, bienveillant, généreux », « gentil, bon, doux », etc. (Source Dictionnaire du Moyen Français : 1330 – 1500). On y trouve aussi l’idée d’une personne cultivée, « aire » en ancien français désignant notamment une surface cultivée, un lieu aménagé… Sans doute le succès du « bel air » et du « bon air » en élégance française vient en partie de là, pas seulement du mot « air ».

LA BONNE HUMEUR. Au sujet de Démocrite, Diogène Laërce écrit : « La fin de l’homme est la tranquillité d’âme, qu’il faut se garder de confondre avec la volupté, comme on l’a fait quelquefois, faute de bien entendre sa pensée : c’est un état dans lequel l’âme, calme et paisible, n’est agitée par aucune crainte, aucune superstition, aucune passion. Il donne encore à cet état plusieurs autres noms, en particulier celui de bien-être. » (Source). La traduction de ce même passage par Robert Grenaille (GF-Flammarion, 1965) n'est pas la même : « Le souverain bien est le bonheur ou “euthymie”, très différent du plaisir, contrairement à ce qu’ont cru ceux qui l’ont mal compris, attitude dans laquelle l’âme est en repos et calme, et ne se laisse troubler par aucune crainte, superstition ou affection. Il l’appelle de divers noms, entre autres de celui de “bonne humeur”. » On constate l’importance d’une traduction pour la compréhension d’un concept philosophique. Par exemple, le mot εὐεστὼ est traduit par l’un « bien être » et par l’autre « bonne humeur ».

LA FÊTE. Une autre façon d’être dans la distanciation plaisante et décontractée consiste à être tout simplement joyeux, de VIVRE pleinement, de faire la fête… d’être la fête. Cela ne veut pas dire faire du bruit, mais être gai, plaisant… La fête doit être un élément rassembleur et non pas diviseur. Elle est une des expressions de la paix et du bonheur : de rythmes harmonieux !

Comme le dit Michel de Montaigne, la philosophie est gaie, gaillarde, enjouée…

Χαῖρε ! Khaîre « Réjouis-toi ». Il s’agit de la manière de dire « bonjour ! » en grec ancien. C’est une drôle de façon de conclure cet article, mais la réjouissance ne devrait n’avoir ni début, ni fin, mais être toujours là ! Le mot « gandin » vient lui-même du verbe « gaudir » (toujours employé mais beaucoup moins qu’autrefois), « se réjouir » ! Réjouissons-nous !

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Philosophie de l'élégance XIV : « Ils sont lourds et épais, plus que méchants et bêtes  ».

L’élégant n’est léger que dans le regard de ceux qui sont lourds. De nos jours, la légèreté est souvent vue comme une tare. En ce moment on constate un des degrés de l’épaisseur humaine avec cette grande majorité de gens, même sans obligation, leur masque médical sur le visage, sous le menton, au bras ou à la main, et plein de tocs, comme celui de se désinfecter les mains au premier contact vivant. La plupart des êtres humains sont lourds. C’est comme cela. Il ne faut surtout pas idéaliser l’espèce humaine, et ce fut sans doute une erreur des époques chrétienne et moderne d’avoir placé l’homme au centre de la Création. Il n’est qu’au centre de ce qu’il appréhende pour vrai… c’est tout… Le mieux qu’il puisse sans doute faire, c’est s’abandonner à l’immensité… à cette grandeur. C’est facile à dire… mais l’être humain est relié aux apparences par ses nerfs et ses images, mais quoi qu’il en soit nous baignons dans la grandeur.

Si la légèreté est donc considérée comme une tare, pourtant les sociétés post-antiques, dont la nôtre, étaient et sont surtout tournées vers le Ciel : où se trouve Dieu et le Paradis pour les Chrétiens et l’avenir à l’Époque moderne. Durant l’Antiquité et avant, c’était le contraire : Les âmes revenaient à la terre d’où elles avaient été extraites, d’où par exemple l’importance pour les Grecs d’enterrer leurs morts, et la mythologie autour de l’Enfer.

Bias (Bias de Priène, VIe siècle av. J.-C.), l’un des sept sages, observait même que la plupart des hommes sont méchants. Beaucoup d'autres philosophes de l'Antiquité pensaient cela, comme Pittacos (vers 650 - vers 570 av. J.-C.) qui affirmait qu'il est impossible de trouver un homme de bien. Louis-Ferdinand Céline (1894 – 1961) les considérait comme avant tout lourds, comme il le dit dans cette vidéo que j’ai publiée dans un article précédent de ce blog, et dont voici la retranscription du texte :

Céline. – « Évidemment, je suis isolé pour ainsi dire. Isolé, c’est pour être plus en phase de la chose [sans doute un raccourci de : “en face de” et “en phase avec”]. J’aime beaucoup l’objet, ce qui n’est pas beaucoup apprécié à l’époque où nous sommes. On s’occupe beaucoup plus de la personnalité que de l’objet. On est 'personnaliste', de même qu’on est 'verbaliste'. Ce n’est pas mon cas. Ce n’est pas mon cas du tout. Je suis un travailleur de la chose en soi. Cela n’est pas du tout apprécié de nos jours. Cela ne se produira sans doute jamais, à moins qu’il se produise une révolution anti-matérialiste à un moment donné, dans des siècles et des siècles. Mais pour le moment, nous sommes évidemment à l’époque de la publicité et de la mécanique. Alors… Le robot génial : l’auteur à succès. »

Question. – « Quels mots voudriez-vous prononcer, quelle phrase voudriez écrire avant de disparaître ? »

Céline. – « “ILS ÉTAIENT LOURDS.” Voilà ce que je pense, oui, en pensant : les hommes en général. Ils sont horriblement lourds. Ils sont lourds et épais. Voilà ce qu’ils sont. Plus que méchants et bêtes, en plus. Mais ils sont surtout lourds et épais.

Question. – « Et vous, vous avez essayé d’être léger ? »

Céline. – « Je n’ai pas besoin d’essayer. Je n’ai pas besoin d’essayer. Je suis le fils d’une réparatrice de dentelles anciennes. Je me trouve avoir une collection assez rare… la seule chose qui me reste. Et je suis peut-être un des rares hommes qui sait différencier la batiste de la valenciennes et la valenciennes du bruges et le bruges du alençon. Je connais très bien les finesses, très très bien. Je n’ai pas besoin d’être éduqué. Je le sais. Et je sais également la beauté des femmes comme celle des animaux… très bien…  très très bien. Je suis expert en ceci. Mais pour être expert en ceci, il faut vraiment s’en occuper. C’est dans son laboratoire intime que l’on s’occupe de ces choses-là. Et je le répète, je trouve surtout les autres énormément lourds. Je les trouve lourds. C’est surtout cela que je trouverai : “Dieu qu’ils étaient lourds !” Voilà tout ce qu’ils me font comme effet, surtout quand ils s’imaginent d’être malins, c’est encore pire. C’est tout ce que je vois. »

Céline offre ici une très belle définition de l’élégance : « être en phase de l’objet ». Comme il le dit, il ne s’agit pas d’être matérialiste… tout au contraire. C’est une sorte d’abandon à la perfection innée.

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Les sciences

Merveilleuses et merveilleux

Alors que l’on demande à Chilon (autour de 600 av. J.-C.) : « En quoi les savants sont-ils différents des ignorants ? », celui-ci répond : « En cela qu’ils sont optimistes. » L’optimisme fait avancer les sciences. De manière générale, l’espoir est un élément primordial chez les êtres humains. Comme le dit le dicton : « L’espoir fait vivre. » Il est médicinal ! Il est important de rassurer, non pas par une sorte de démagogie, en mentant, mais honnêtement, en pleine vérité, parce que rassurer est primordial. Même une personne qui meurt, et encore plus une telle personne, a besoin d’être rassurée. Aujourd’hui on ne fait que paniquer les gens. Et ce sont ceux qui créent la situation qui sont les plus alarmistes. Un médecin n’est pas là pour faire peur mais pour guérir, rassurer, créer un état d’esprit positif qui est important pour s'en sortir. Même lorsque l’on n’arrive pas à guérir, rassurer permet d’avancer vers l’inconnu avec sérénité… Ce qui est inconnu n’étant évidemment pas connu, rien ne sert d’en avoir peur, tout au contraire.

Les premiers grands scientifiques sont des philosophes. Beaucoup de ces derniers essaient d’expliquer le monde, aussi bien dans sa grandeur que dans ses détails, s’intéressant à toutes les sciences : mathématiques, astronomie, botanique, médecine, politique, poésie, grammaire, etc. Cet amour des sciences est une des bases de l’Humanisme. Après l'Antiquité, cela donne l’Époque moderne avec la Renaissance, les Lumières et les Temps technologiques. Au Moyen Âge, la Chrétienté, surtout intéressée par  répandre son propre message, ne copie plus les centaines, voire les milliers des livres des philosophes antiques, certains composant  plus d'une centaine d'ouvrage ! Par exemple Épicure en écrit plus de trois cents environ ! Au Moyen Âge on observe tout de même des 'renaissances', comme aux Ve, IXe et XIIe siècles, où l'on redécouvre certains auteurs antiques. Et Aristote reste une des bases des sciences du Moyen âge.

Autrefois, les Français sont véritablement passionnés de sciences. J’évoque cela dans la seconde partie de l’article intitulé La beauté de la machine… humaine ? & l'homme science ! Sans doute, est-ce parce que l’on pense suivant l’adage que : Nam sine doctrina vita est quasi mortis imago (« De fait, sans la science, la vie est presque une image de la mort »), d’après cette formule qui figure au troisième livre des Distiques de Dionysius Cato et dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière. Jusqu’au XXe siècle, on invente en France dans tous les domaines scientifiques, artistiques, politiques, etc. Rien qu’au XIXe, et seulement dans l’Hexagone, on conçoit la photographie, le cinéma, l’aviation, la machine à coudre, l’ordinateur (voir Joseph Marie Jacquard), la bicyclette et des dizaines d’autres inventions très utilisées de nos jours. Même l’automobile est une invention française, mais du XVIIIe siècle. D’après Philippe Nemo, entre 1800 et 1930, la France est la patrie de la moitié des découvertes techniques et scientifiques dans le monde. Et avant, durant l’époque des Lumières des XVIIe et XVIIIe siècles, les inventions se succèdent également, la France étant le premier pays dans le monde dans ce domaine, ainsi que dans bien d’autres, comme les arts, la politique, etc. C’est sur ce genre d’exploits que les imbéciles qui nous gouvernent depuis quelques années paradent comme des coqs azimutés et décérébrés en sciant la branche sur laquelle ils chantent faux. Et si je m’énerve un peu, c’est qu’ils deviennent vraiment dangereux. Le monde est juste devenu invivable, et il suffit de sortir dans la rue pour s'en rendre compte... du moins c'est vraiment le cas à Paris.

Je ne défends pas pourtant la technologie : Personnellement je n'ai pas de téléphone portable, pas de wifi, pas de voiture, cela fait depuis de nombreuses années que je n'utilise pas de produits chimiques, lave mon linge à la main, cueille une partie de ma nourriture, etc. Je ne bouge plus de l'Île-de-France depuis des années et de la France depuis des décennies. Comme l'écrit Georges Bernanos (1888 - 1948) en 1947 dans La France contre les robots (ouvrage découvert en écoutant Olivier Dard en parler), la technologie démultiplie les travers de la très grande majorité des gens plutôt que leurs bons côtés... les rendant notamment égoïstes, matérialistes. De nos jours la technologie asservit même. Il faut du reste différencier la technologie de la science. Cette dernière est un outil de connaissance, de savoir... et d'optimisme... en y ajoutant bien sûr l'entendement et la sagesse ! Comme le dit Michel de Montaigne (1533 – 1592) : « À quoi sert le savoir, si l’entendement n’y est ? […] Le savoir est un dangereux glaive qui empêche et offense son maître même, s’il est en main faible, et qu’il n’en sache l’usage. » « Quand bien nous pourrions être savant [je laisse l’accord d’origine] du savoir d’autrui, au moins sage ne pouvons nous être que de notre propre sagesse. »

Pour conclure, une réflexion, sous la forme d’une métaphore : J’ai l’impression de voir tous les jours un éléphant passer par un trou de souris sans qu’il y ait de casse. Comment cela est-il possible ? Comment se fait-il que ceux qui nous gouvernent soient aussi lamentables, qu’ils arrivent à martyriser toute une population, à leur faire subir toutes sortes d’humiliations, à leur mentir si grossièrement, à casser absolument tout, à mettre de côté systématiquement la raison, et comment peuvent-ils se comporter de manière complètement folle, sans qu’il n’y ait des dérapages chez eux et ceux qui les suivent, des catastrophes ? Cela est complètement illogique ! Pourtant cela dure depuis des années, et avec les années Macron c’est d’une grosseur et d’une monstruosité que l’on n'aurait jamais imaginées. Pourtant, tous les jours on voit ces azimutés dans les médias, et tous les jours ont voit dans les rues les gens suivre et même devancer leurs injonctions folles. Plus c’est gros, plus ça passe !! Cela ressemble à un miracle à l'envers. Bien sûr, il y aura toujours des gens pour vous expliquer ce qui est… Même si leurs théories ne tiennent pas, au moins ont-ils la certitude des choses qu’ils voient. Mais pour expliquer ce qui ne se passe pas, c’est autre chose !

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Zombification

En ce moment, je sais que certaines personnes souffrent vraiment de la situation créée par nos ‘gouvernants’. On assiste tous les jours à la folie de nos dirigeants. Dernièrement, alors que l'ensemble de l’Outre-mer a manifesté en masse contre le passe-sanitaire et est un des territoires français les moins vaccinés, le Gouvernement a fait passer des chiffres falsifiés afin d’imposer de nouveau un couvre-feu, un confinement, un état d’urgence… et cela en pleine période estivale, comme s’il s’agissait d’une vengeance infligée à ces récalcitrants.

Il faut dédramatiser. La catharsis doit se faire, et s’en est une dans cet article. Mais là où se joue véritablement le drame, ce n’est pas de notre côté. Ne nous laissons juste pas endoctriner. Ne pas se laisser faire, c’est prendre soin de soi et de ceux avec qui nous partageons l’amour ; c’est un confort ! ‘Résister’ consiste juste à être dans le moment présent, en parfaite harmonie avec soi-même. Vraiment c’est du confort… pas de drame… Nous savons ce que nous faisons ; nous savons que c’est bon pour nous et les autres.

Bon, maintenant une petite catharsis personnelle !

De toute ma vie, je me rappelle n’avoir vu qu’un seul film d’horreur… pour faire plaisir à une personne ! Et encore, il était davantage comique que macabre. Je n’aime pas du tout cela. Vous imaginez combien le spectacle que l’on nous joue en ce moment, d’un tragi-comique glauque, m’attriste énormément et me déplaît tout à fait. Ce n’est pas ma tasse de thé, mais je fais ici le choix d’en rire.

La Nuit des morts vivants. Un film de Richard Lapaine. Sortie août 2020. Synopsis : Notre héros, un statisticien, prend conscience qu’une nouvelle épidémie se répand dans le monde, avec deux foyers principaux : l’un oriental et l’autre extrême-oriental. Le premier est appelé « le covid République populaire de Chine » ou « le covid RPD » et l’autre « le covid burqa ». Il s’agit de deux manifestations différentes d’un même virus qui se manifeste notamment par une perte d’une partie du visage qui devient masqué. Notre héros essaie d’alerter les autorités qui n’y voient qu’une maladie bénigne et ne touchant qui-plus-est qu’une frange de la population française. Alors qu’en quelques années le covid-burqa atteint une grande partie de la population française, des touristes asiatiques commencent à être vus autour de la tour Eiffel portant un masque médical ! Soudain en quelques jours une déferlante de cas couvre toute la France de son voile. On se rend compte que ces gens ne sont pas vivants… mais morts !!!!!!! Psychologiquement et intellectuellement morts !!!!!!! Alors que notre héros continue d’alerter, il découvre que ses employeurs commencent eux-mêmes à témoigner de symptômes de zombification. Le virus se distille particulièrement à travers les écrans (télévisions, ordinateurs, smartphones…). Ils commencent à être de plus en plus agressifs. Il veut alerter directement le Président de la France. Arrivé dans le palais de l’Élysée, il est entouré de morts-vivants qui cherchent à le manger. Il comprend que l’État, le Gouvernement et 95,52 % (n’oublions pas que c’est un statisticien) des dirigeants sont infectés. Se réfugiant dans une salle, il découvre qu’un plan de zombification de la Terre en entier est prévu, et même de la planète Mars (le mois de mars marquant le début de la grande épidémie en France). Une fusée est prête à partir sur cette planète avec une tonne de masques médicaux. Notre héros fait connaissance avec un virologue de l’Élysée caché dans un placard. Tous deux décident de partir sur Mars avec la fusée afin d’échapper à cette folie. Il est encore temps : Le mois de mars va se finir dans quelques heures ! Ayant brûlé toutes les boîtes de masques, ils embarquent, après quelques déboires, poursuivis par les zombis. A peine la fusée ayant décollé, notre héros se rend compte que son nouvel ami est lui-même infecté. Irrécupérable, il décide de s’en débarrasser et de l’abandonner dans le vide spatial. Dernier plan sur une boîte de masques intentionnellement cachée par son ami dans le vaisseau !

Le Retour des morts vivants. Un film de Richard Lapaine. Sortie août 2021. Synopsis : Obligé de s’en débarrasser dans l’espace intersidéré, l’ami de notre héros s’est retrouvé déchiqueté par le moteur de la fusée. Cette dernière est dans un état qui ne permet plus d’atteindre la planète Mars. Notre héros doit retourner sur la Terre ! Là, il découvre que l’épidémie a désormais atteint plus de 90,43 % de la population dont les symptômes de zombification sont de plus en plus importants, avec deux principaux : le port d’un masque médical et l’éjection par les mains de désinfectants qui font fondre les chairs. Après quelques aventures, notre héros se retrouve entouré d’agents privés de sécurité morts-vivants qui veulent le manger. Un d’entre eux arrive à le mordre. Heureusement une policière intervient et le sauve. Cette dernière lui apprend qu’elle fait partie d’un réseau de résistance. Notre héros est inquiet, car il a été mordu. Il décide de trouver un antidote. Il en imagine un qui, pris à temps, enraye la maladie. Il s’agit d’une boisson au chocolat, au miel et aux épices (cannelle, gingembre, clous de girofle, cardamone, noix de muscade, poivre…). Ce breuvage permet à la fois de réchauffer le corps et d’enrayer la dépression. Il informe son amie policière. Celle-ci lui fait part de son inquiétude : De plus en plus de Résistants semblent contaminés, dont le professeur Philipote. Notre héros réussi à les sauver avec son élixir, car ils ne sont pas encore trop atteints. Quelques semaines passent. Le professeur Philipote a finalement trouvé un vrai antidote. Celui-ci consiste à crier « Liberté ! ». Les résistants se mettent à le hurler dans la rue, et de plus en plus de gens guérissent. Cela devient une véritable déferlante. Les gouvernants, n’ayant plus personne à manger, se mangent entre eux, et notre héros se marie avec la policière. À suivre ???

 

ON EN PARLE DANS LES MÉDIAS

« Le Retour des morts-vivants est la suite de La Nuit des morts-vivants, de Richard Lapaine qui avait réalisé avant cela Les Yeux sans visage. Ce film est complotiste, anti-écologique, raciste, misogyne, homophobe, français, islamophobe, d’extrême droite, antisémite, haineux et j’en passe. Je ne le conseille à personne. Du reste je ne l’ai pas vu, et seulement 152 personnes en France se sont déplacés pour le voir, alors qu’il ne sortira que mercredi prochain. C’est dire ! »

«  Le film Le Retour des morts-vivants, qui sortira dans les salles la semaine prochaine, est complotiste, anti-écologiste, raciste, misogyne, homophobe, français, islamophobe, d’extrême droite, antisémite… 152 personnes en France se sont déplacés pour le voir. Mis à part l’Indépendant des Vosges, tous les partis politiques l’ont conspué, comme Jean-Luc Vieucochon de La France soumise qui y a vu “une œuvre fasciste, antisémite, islamophobe, complotiste, raciste, française et d’extrême droite". D’après l’AFP. »

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Le Bosquet des Bains d’Apollon

Merveilleuses et merveilleux

Un peu de fraîcheur en ce mois d'août.

Le Bosquet des Bains d’Apollon se trouve dans le domaine du château de Versailles. Voir ici.

Ci-dessus et ci-dessous : Gravure de Jacques Rigaud (1680 – 1754), qui est ici le dessinateur et le graveur. Elle date de vers 1730.

Merveilleuses et merveilleux
Merveilleuses et merveilleux
Merveilleuses et merveilleux
Merveilleuses et merveilleux

Ci-dessous : Carte postale du début du XXe siècle.

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La République en marche arrière

Thalès disait qu’il est difficile de se connaître soi-même et facile de donner des conseils. De nos jours, ce ne sont plus des conseils que nos dirigeants donnent, mais des ordres, qui plus est stupides et dangereux.

Drôle de façon de marcher pour cette ‘République’ macronienne qui restreint les mouvements des citoyens par ses confinements, couvre-feu, attestations de déplacement, passes-sanitaires, examens obligatoires, états d’urgence, etc. Pour ce Gouvernement (et cet État), il n’y a qu’une façon de marcher : sous la contrainte ! Il s’agit d’une dictature… En France on n’avait plus connu de dictature depuis Hitler. Et oui… on n’a pas de référence plus récente ici ! Mais même cela, on n’a pas le droit de le dire. Le droit en France, les ‘dirigeants’ actuels le manipulent comme ils le souhaitent, et font de même avec nos institutions. C’est tout de même un comble qu’au Sénat, la loi Passe sanitaire soit passée avec une large majorité alors que la République en marche n’y a que 23 sénateurs sur 348 !!!

On est en ‘République’ marchands du style République populaire de Chine, qui est une des productions de ces mondialistes. Combien de passes Marianne devra-t-elle encore faire dans cette impasse pour ces sado-masochistes, adeptes du fouet, du masque et de la soumission ?

Il n’y a pas une journée sans que le Gouvernement se mette hors la loi, dise des mensonges, des bêtises, fasse des énormités, manipule, endoctrine, détruise, etc. Tous les jours on assiste en direct aux actions de cette monstruosité, composée de ces gens et de ceux qui collaborent, qui est excessivement dangereuse ! De toute évidence, les ignominies que perpétue l’espèce humaine ont créé une brèche vers l’enfer de laquelle sort tout un tas de ces monstres qui répandent leur malfaisance sans vergogne. Est-ce le dernier avertissement avant le feu final qui fera fondre le plastique, le béton, l’acier et toutes les autres pollutions ? À force de jouer avec le feu on se brûle et brûle.

Face à cela, les moyens d’action sont innombrables. Faisons travailler notre imagination !

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Des pommes : petits-crevés, beaux-mignons, gommeux, cocottes, biches et daims

Merveilleuses et merveilleux

Nous sommes en pleine saison de la cueillette des pommes ! J’adore ce fruit, le meilleur qui soit, selon moi ! Dans la ‘chanson’ que je présente ici, et que m'a faite découvrir M. Jacques-Auguste Perroud, les pommes sont plutôt des poires. Si les paroles ne sont pas très aimables envers nos petits-maîtres, elles nous apportent des informations sur eux. Un nouveau témoignage intéressant sur les gandins des années 1870 !

Les Pommes à deux sous le tas est une « satire humoristique créée par Mr Victorin à l’Eldorado, Mr A. Doucé au G[ran]d C[oncer]t Parisien et Mr E. Bienfait au Bataclan ». Les paroles sont de A. Vilarfranc & Doucé, et la musique de A. Massagé. Je ne sais pas ce qui est entendu par « satire humoristique », mais remarque qu’ici les parties parlées sont bien plus longues que celles chantées. Cela ressemble à ‘une chanson opérette’.

Cette partition est de 1876, et l’illustration signée par Edward Ancourt (1841 – après 1898, voir d’autres illustrations de partitions de cet artiste dans cet article).

Donc, les parties chantées sont entrecoupées d’autres, longues et parlées. On y trouve une critique des petits-crevés, « beaux-mignons », gommeux, cocottes, biches et daims de l’époque.

Voici les extraits qui les concernent :

« […] quand je vois ce défilé de petits crevés qui nous tirent des carottes pour la plus grande gloire des hétaïres… quand je contemple ces beaux Mignons qui n’ont pas le moindre picaillon : ah ! Nom de nom ! Foi de Siméon, je m’écrie furibond : ! – La Société quel chausson bath aux pommes ! c’est malheureux qu’il y ait des pruneaux dedans : – … Oui, des pruneaux… Vous riez… eh bien ! Attendez… – Qu’est-que-c’est que le pruneau ? Le pruneau est un fruit qui a changé de sexe pour les besoins de la médecine ; et qui, ratatiné, parcheminé, n’ayant plus que la peau et le noyau se vend au kilo : – Pas vrai Antonio. Eh bien regardez ce jeune gommeux, avec son air serin, sa mine de pierrot, son habit d’arlequin, ses pieds d’éléphant, et sa voix de Polichinelle ; et dites-moi si ce pantin-là n’est pas le pruneau de la Société !… Ah ! Malheur ! Quand j’en rencontre un sur le boulevard, il n’y a pas… il faut que je le déshabille moralement au contentement des passants. – Vieillard de vingt ans, au dos voûté, l’œil éteint, et la lèvre pendante… Ça a vendu l’armure de ses aïeux pour acheter des gants aux drôlesses. C’est idiot… mais bien costumé… 1000 francs d’étoffe sur le corps… la boutique d’un perruquier sur le crâne… un chignon à la place du cœur… et la peau d’un singe sur le dos !… Qui veut des Athéniens de la décadence ?… / À deux sous, deux sous l’tas ! / Enl’vez-moi ces imbéciles ! / Qui veut des Inutiles ? & & / […] Oh ! La Cocotte ! Parlons-en de la Cocotte !… D’abord qu’est-ce que la Cocotte ? Si j’ouvre le Dictionnaire, je lis : – COCOTTE = Récipient en fonte dans lequel on fait cuire les pommes de terre et qui, sous les dehors d’une gravure de modes, attend des personnes qu’Elle ne connaît pas ; Elle est aussi nommée Biche, parce qu’Elle passe sa vie avec des daims, n’a pas sa pareille pour draper un cachemire sur le buste de l’immoralité et ne passe sa vie qu’à s’habiller et à… fumer des cigarettes en buvant des bocks sur l’air du tra la la ! – Et pourtant y a des pères de famille qui, guidés par la Muse verte [l’absinthe], abandonnent foyer, femme, enfants &, s’en vont noyer leur honneur dans le sillon bourbeux de ces sirènes infernales !… […] »

Je le répète, critiquer les petits-maîtres est une constante. Pourtant il ne s’agit que de mouvements de jeunes modernes, inventifs et libres. Cette liberté même désarçonne une grande partie de la population plus âgée, quand une autre part s’en sert pour afficher des mœurs décriées. Au final, la plupart de ces mouvements deviennent la mode du jour.

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L’increvable de 1895

Merveilleuses et merveilleux

La vélocipédie de la fin du XIXe siècle est à l'origine de ceux que l’on appelle autour de 1895 les « increvables » : des aficionados de la mode de la bicyclette, nom faisant aussi référence aux petits-crevés. Cet engouement donne lieu à de nouvelles pratiques, des vêtements nouveaux (comme le pantalon bouffant pour dames), des redoutes (endroits publics où l’on s’assemble pour faire la fête, jouer, danser…) où crevettes et crevants (très amusants) petits-crevés se rassemblent pour s’amuser, etc. La bicyclette est en particulier très appréciée par les citadins qui se rendent à la campagne. Elle est dans le prolongement du goût pour les bals de barrières, les guinguettes, le canotage, etc. Voir les articles intitulés Le canotier et la canotière, Le baigneur, la baigneuse et le ohé! ohé!, Parisiens en Seine d'hier à aujourd'hui à la Maison de BalzacPaysages, du romantisme à l’impressionnisme, les environs de Paris et Le Canotage en Seine de Maupassant à Mistinguett.

Une « société des increvables » est créée. Elle est  à l'origine du « bal des increvables ». Dans la revue La Dépêche du 9 mars 1895, on lit : « La fête donnée hier soir au Moulin-Rouge par la société des “increvables” au profit de la caisse de secours de l’Association des artistes dramatiques a obtenu le plus grand succès. La caractéristique de cette fête vélocipédique était qu’on ne pouvait y être admis qu’en tenue de cycliste plus ou moins fantaisiste. Quelques habits noirs avaient pu, cependant, s’y glisser. Du côté des dames, nombre de costumes étaient d’une élégance rare et d’un goût exquis. […] les applaudissements manuels étaient rigoureusement défendus ; ils ont été remplacés, pendant toute la soirée, par des sonneries de grelots que les “increvables” secouaient avec rage. »

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La revue La Parisienne du 16 mars 1895 décrit la même fête ainsi : « La redoute des Increvables a été, comme il fallait s’y attendre, une joyeuse nuitée. Affluence de jolies femmes et de crevants petits crevés, quelques… androgynes. […] On a beaucoup ri, beaucoup bu, beaucoup dansé et… beaucoup aimé ! »

Voir cet autre article : La vélocipedomanie.

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Ci-dessus : Illustrations de Le Journal du 30 octobre1895.

Ci-dessous : La revue La Bicyclette du 15 mars 1895, fait un long compte-rendu de cette redoute organisée le 7 mars au Moulin-Rouge et intitulée « Bal des Increvables ». Elle comprenait des représentations, un concours de costumes de mode cycliste, une tombola et bien sûr le bal.

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Ci-dessous : Une photographie de vers 1900.

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Ci-dessous : Illustrations du livre de Gyp (1849 – 1932) Les Gens chics (1895).

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Philosophie de l’élégance XIII

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LA CONTRADICTION. Dans le sixième article de cette série sur la Philosophie de l’élégance, je mentionne les arguments à faible pouvoir persuasif dont usent parfois les Pyrrhoniens. Ils invoquent aussi l’isosthénie, c’est-à-dire la reconnaissance de la force égale des arguments opposés proposés par les Dogmatiques sur tout ce qui est soumis à un examen, réalité dont les Sophistes se servent pour affirmer tout aussi bien une chose que son contraire et toujours persuader, quelle que soit la position prise. En élégance, la contradiction est un des éléments de beauté avec lequel on joue, comme on le fait avec la symétrie ou d’autres, car elle est une source d’harmonie, pour ne pas dire harmonique, du moins celle dont je parle ici. En cuisine, savoir allier différentes saveurs (amère, sucrée, piquante, douce…) est une marque de savoir-faire. C’est un jeu entre les opposés. Cette contradiction libère aussi des carcans et de tous les dogmes et autres fardeaux que l'on prend sur soi ou que l'on nous impose. Voici ce que dit Diogène Laërce sur Pyrrhon (traduction Robert Genaille) : « Il soutenait qu’il n’y avait ni beau, ni laid, ni juste, ni injuste, que rien n’existe réellement et d’une façon vraie, mais qu’en toute chose les hommes se gouvernent selon la coutume et la loi. Car une chose n’est pas plutôt ceci que cela. » Ce même passage est ainsi traduit dans remacle.org : « Il soutenait que rien n’est honnête ni honteux, juste ni injuste, et de même pour tout le reste ; que rien, en un mot, n’a une nature déterminée et absolue, et que les actions des hommes n’ont pas d’autre principe que la loi et la coutume, puisqu’une chose n’a pas plus tel caractère que tel autre. »

Amener la contradiction dans ce que l’on dit ne consiste pas à mentir, encore moins contredire qui que ce soit juste pour contredire (avoir l’esprit de contradiction), mais à dire à dessein quelque chose qui semble en contradiction avec ce que l’on vient de dire. Il s’agit d’un outil finement humoristique pour amener l’auditeur à prendre de la distance sur la parole que l’on donne pour aller directement à la vérité qui est au-delà de celle-ci. En quelque sorte, il s’agit d’une plaisanterie sérieuse ayant pour objectif la jubilation. On n’est pas dans le contradictoire : on ne contredit personne, mais se contredit soi-même sciemment afin d’apporter une sorte de suspension, comme le fait un haïku, une respiration, comme peut aussi le faire le silence. Ce n’est pas non plus un outil rhétorique, du moins pas plus que ne peut l’être l’humour ou un trait d’esprit. L’auditeur qui ne saisit pas cette ‘auto-contradiction jubilatoire’ n’y verra qu’une contradiction dans ce qui est dit, et donc une marque de stupidité. Personnellement, je suis sûr que je suis passé une multitude de fois à côté de la sagesse, la prenant pour de la stupidité ou de la rusticité, simplement parce que je me suis trouvé face à mon propre miroir, c’est-à-dire ce que je suis dans l’instant avec mes ‘faiblesses’ et mes ‘forces’. Je fournis un exemple de contraction au début de l’article VIII où je commence par la critique du trop de parole, alors que les articles de cette série sont une véritable logorrhée.

Avec la crise orchestrée autour du coronavirus on a assisté à une infinité de contradictions néfastes, en relation directe avec le mal : mensonges, bêtise, avarice, manipulations, etc. Par exemple, toutes les mesures prises par le Gouvernement au nom de la science étaient, et sont encore au moment où j’écris ces lignes, en contradiction avec le bon-sens et ce qu’affirment les scientifiques compétents et honnêtes.

Pour revenir à la saine contradiction… souvent elle ne se contredit qu'en apparence. Lorsque Montaigne écrit : « Heureux qui sachent resjouyr et gratifier leur sens par l’insensibilité et vivre de leur mort. », il arrive à décrire, avec des mots qui s'opposent, un état indescriptible.

Mais de tout ceci il est difficile de parler, car sa non-compréhension peut amener à toutes les folies, dont la folie contemporaine, complètement désinhibée, qui peut afficher une chose et son contraire sans honte et surtout en ne se préoccupant pas des conséquences désastreuses. Une des figures du panthéon tibétain dit que son esprit est comme le ciel mais ses actions aussi fines qu'un grain de sable.

Ci-dessus : Carte postale envoyée en 1904 : « LES VIVEURS Le jeune gommeux Le vieux mendigot ».

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Des chiffres et des mots

Ce lundi, deux articles au lieu d’un seul, celui-ci, ‘sérieux’, et un autre ‘léger’.

« Sérieux », c'est vite dit ; je dirais plutôt que cet article est un peu lourd, car rabâchant des choses somme toute évidentes. Je le compose parce que : qui ne dit rien consent (qui tacet consentire videtur). Je le fais pour moi-même. Comme l’écrit Montaigne dans la préface de ses Essais : « Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre [ici de cet article] : ce n’est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ; adieu donc. »

Certains philosophes, comme les Pythagoriciens, accordent une grande importance aux nombres, et davantage encore au langage. Cela participe du rythme : Toutes les vies sont engagées dans le mouvement. Il suffit de voir des armées se déplacer pour constater comment, à travers les rythmes on peut manipuler des foules. La vie moderne nous noie dans les siens, portés par une technologie soumise à quelques mastodontes qui distillent leur propagande pernicieuse qui asphyxie le monde. La France est devenue le fer de lance de cette imbécillité nuisible, et s’affiche guillerettement comme devenue un des pays les plus stupides au monde ! Nous sommes gouvernés par des sortes de Frankenstein, avec à la tête un chef de Gouvernement moitié maire de village (il en a la stature mais certainement pas celle d’un dirigeant national) et moitié Mussolini, et un chef d’État moitié liquidateur, moitié Pol Pot. Ceux qui les suivent sont aussi abjects.

La crise autour du covid est orchestrée.

Cette maladie n’était, au départ, pas plus dangereuse qu’une grippe :

– On a volontairement gonflé les chiffres des morts de cette maladie en donnant une prime aux médecins la diagnostiquant, et en classant comme morts du covid des personnes ayant une autre maladie étant la véritable cause du décès.

– On a empêché la maladie de s’éteindre d’elle-même en confinant, en prônant l’aseptisation personnelle et de notre entourage et autres pratiques nauséabondes.

– On a interdit aux médecins de prescrire selon leur propre jugement ; on a interdit certains médicaments efficaces ; on n’a jamais prôné, voire occulté, les soins préventifs, etc.

– Les ‘vaccins’, (je mets entre guillemets car ceux promulgués en France n’en sont pas) ont été à l’origine des variants (voir cette vidéo du professeur Montagnier) et sont la cause de nombreux décès, eux non diagnostiqués comme tels.

En ce moment, on tente d’obliger les gens à se faire vacciner alors que le chiffre des morts est un des plus bas depuis mars 2020 (voir ci-dessous). Toutes les grandes mesures liberticides prises par le gouvernement français l’ont été à des moments de calme, et ont été suivies d’une remontée des décès.

Les gouvernants, en France particulièrement, manipulent et mentent constamment, déversant chaque jour de nouvelles horreurs. Nous sommes dans un moment de censures, mensonges et manipulations intenses que l’on ne rencontre que dans des régimes autoritaires… dictatoriaux. Tout cela devrait nous réveiller, non ?

N’oublions pas que nous ne sommes pas dans une crise sanitaire, mais dans une crise politique. Porter un masque (voir cet article), se faire vacciner avec des ‘vaccins’ d’entreprises mafieuses, souscrire au passe-sanitaire… sont des actes politiques. En acceptant cela, on passe dans le domaine de l’obscurité totale.

Évidemment, la plupart des gens s’accordent très bien d’une dictature. Cela fait des dizaines d’années que de nombreuses entreprises françaises délocalisent dans des pays comme la République populaire de Chine et que les Français vont en vacances dans d’autres comme le Qatar. Comme en architecture (voir mon livre gratuit sur le façadisme), nous sommes dans une démocratie de façade. 'Nos dirigeants' nous préparent le chaos et la guerre, comme nous l'a montré Jacques Attali dans sa décadente exposition de 2015 au Louvre : Une brève histoire de l'avenir, dont l'affiche montrait un monde en feu (voir cet article que j'ai écrit à l'époque).

Pour finir, et aller un peu plus loin dans l’obscurité, il me semble qu’Anne Hidalgo est la nouvelle candidate des mondialistes, qui remplacera Macron. Cela fait des dizaines d’années que l’on nous joue l’alternance, afin de faire croire que la politique change et que l’un vient contrecarrer l’autre. Mais c’est la même chose, le même mouvement : l'horreur en marche !

Que faire ? Se réveiller ! Une fois que l’on est réveillé, les yeux bien ouverts, on sait ce que l’on fait et où l’on va… Si certains sont susceptibles de nous faire du mal, c’est avant tout nos réactions qui peuvent nous en faire davantage. Chacun doit trouver son chemin, et chaque chemin est différent. Cela fait des siècles, voire des millénaires, que l’on sait l’importance de se connaître soi-même (en grec ancien : Γνῶθι σεαυτόν, Gnỗthi seautόn, et en latin : Nosce te ipsum). Ne laissons pas d’autres dire qui nous sommes et nous guider. Bien sûr, nous avons besoin de miroirs extérieurs, mais nos choix sont personnels et doivent rester libres !

Selon moi, d’abord il ne faut rien faire : Ne pas porter le masque médical, ne pas se faire vacciner dans le doute, refuser le passe-sanitaire et même ne pas utiliser de téléphone portable, ne pas écouter les actualités, arrêter de se déplacer frénétiquement mais regarder autour de soi là où nous sommes… même si ce n'est pas obligatoirement beau à voir… En fait il faut se simplifier la vie, s’aider soi-même et aider ceux qui le souhaitent, conserver ce que nous pouvons de notre patrimoine… Nous n’avons pas besoin de moutons, mais de gens libres, conscients. L’éducation devrait nous mener à faire de nous des personnes libres, et même toutes les paroles. C’est comme cela que l’on s’élève, en découvrant chez les autres des choses que l’on ne soupçonnait pas, pour partager aussi. Si tout le monde se ressemble, et cela mondialement, quelle tristesse… quelle folie. Nous n’avons pas besoin d’être gouvernés. Je répète souvent cette merveilleuse phrase de Pierre-Joseph Proudhon (1809 – 1865) : « l’anarchisme c’est l’ordre sans le pouvoir ». On peut changer « l’anarchisme » par « la République ». Nous avons besoin de justice, pas de dominations ; nous avons besoin de ce qui est écrit notamment sur le fronton des écoles : de liberté, égalité et fraternité.

Imposer une même vision pour tout le monde, sur la planète entière, est une folie, du fascisme, cela nous ruine, fait fondre la richesse du monde. Il est 'amusant' de constater que ce sont les mêmes qui, en pure novlangue, prônent soi-disant la diversité et imposent une vision unique et dictatoriale !

Avant de finir cet article, je souhaite à nouveau évoquer la censure sur Internet. C’est un sujet grave dont tous les péquins qui s’expriment sur le Net sont les victimes, car la lisibilité de leur travail est limitée par les algorithmes (voire sans doute aussi des personnes physiques payées pour cela) qui ne servent que les sites appartenant aux GAFAM, ceux qui sont autour et ceux qui paient grassement. S'ajoute une censure pure qui enlève des contenus ou supprime des comptes d’utilisateurs. Il y a aussi le « bannissement dans l’ombre » dont parle Sophie Tissier dans cette vidéo, à partir de 10:00. J’évoque mon expérience personnelle dans cet article, et depuis que je critique la politique autour du covid, le nombre des visiteurs de mon blog a été divisé par quatre, et même en ce mois de juillet certains jours par plus de sept, Google ne le présentant quasiment plus à des personnes ne connaissant pas mon travail, mais pourtant engageant des recherches dans ce sens. La vie est belle (La vita è bella), référence au film sorti en 1997, écrit et réalisé par Roberto Benigni.

Pour conclure cet article, voici une nouvelle citation de Montaigne : « Ce n’est pas à l’aventure sans raison que nous attribuons à simplesse [plus que de la simplicité] et ignorance la facilité de croire et de se laisser persuader : car il me semble avoir appris autrefois que la créance [le fait de croire] était comme une impression qui se faisait en notre âme ; et à mesure qu’elle se trouvait plus molle et de moindre résistance, il était plus aisé à y empreindre [imprimer] quelque chose. » Le caractère obtus de certains, qui plus est submergés par la propagande, le mensonge, la manipulation et la perversité, font que ces gens sont incapables de saisir ce qui se passe, arrêtant de raisonner et affichant une conviction, un avis court et définitif. Ce mélange de bêtise, de mensonge, de vilenie, de crédulité… fait que, derrière leur masque chirurgical, ils sont de véritables chaudières prêtent à exploser. Il faut s’en méfier comme de la peste ! Non seulement cela ne sert à rien de débattre avec eux, mais cela est dangereux. Il est bien plus raisonnable et sain de chercher constamment à s’ouvrir complètement à la vérité et fréquenter des gens raisonnables afin de contribuer au bonheur futur. Ceci dit, j’ai peu de foi en la raison humaine, mais beaucoup en la Raison pure, en elle-même. Comme le philosophe aime la philosophie, j'aime la Raison, la cherche, tout en sachant que bien sûr moi aussi je n'ai qu'une vision parcellaire des choses. Comme le dit Montaigne : « C’est folie de rapporter le vrai et le faux au jugement de notre suffisance. » Le doute nous permet d'avancer. Mais les faits doivent parfois prendre le dessus, comme lorsque l'on constate que l'on nous ment, nous manipule, nous empêche de respirer et supprime toujours plus de nos libertés fondamentales.

C'est moche, mais c'est ça !

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Le noctambule

Merveilleuses et merveilleux

À notre époque où faire la fête de manière libre peut devenir un délit, où des confinements et des couvre-feux sont imposés ainsi qu’un bâillonnage généralisé, il est important d’invoquer les aventuriers des plaisirs de la vie nocturne, ces flâneurs sous la lune, ces museurs dans la nuit, du crépuscule et de l’aurore, éclairés de breuvages pétillants et de rêves sans conséquences, libérés des contraintes de l’affairement diurne, se décontractant sous la lune, pendant que dorment les innocents baignés dans la lumière de Sémélé. La nuit on entend davantage battre les coeurs, on saisit mieux les rythmes profonds des hommes et du monde. Les frontières entre le jour et la nuit, le bien et le mal, s’évanouissent avec la réalité manichéiste pour entrer dans l’au-delà du dedans : le voyage sans bouger.

Ci-dessus : Partition Les Noctambules « Duo créé par Mr & Mme. Gidon-Lynnès aux Ambassadeurs ». « Paroles de A. Trebitsch et P. Briollet Musique de Félix Chaudoir ». Le texte est laissé tel-quel.

« 1er COUPLET. Pendant que les bourgeois sommeillent Dans les quartiers sans bruit Les gens d’la haut’ noc’ se réveillent Pour festoyer la nuit. Avec des femm’s, ces joyeux types De brass’ri’s en sous-sols Vont chanter et fumer des pipes En buvant des alcools. Les Noctambules Qui déambulent S’en vont bras d’ssus bras d’ssous En riant comm’ des fous. Ils font tapage Dans l’voisinage. Au bruit d’ce potin là Chacun s’écri’ voilà Les Noctambules. 2 LUI Qu’ils soient financiers ou poètes Élégants ou rapés Les Noctambules dans les fêtes Fraternis’nt aux soupers. ELLE Grand’s dam’s, cocott’s ou femm’s légères Se gris’nt des mêm’s plaisirs Des mêm’s amants, des mêmes verres Et des mêmes désirs (au Refrain) 3 LUI Pour goûter la poési’ chouette Ils s’en vont chez Bruant. “Ah ! La la ! Quell’ gueul’ quell’ binette” Qu’on leur crie en entrant. ELLE Mais des mots crus, des chansons grasses Les p’tit’s femm’s n’ont pas l’taf Ell’s entonn’t tout’s : À Montparnasse ! Ou l’refrain des Bat d’Al’. (au Refrain) 4 Quand on a fait un tour aux Halles Comme y a plus rien à voir On revient avec le nez sale En arpentant l’trottoir. ELLE Jupons froissés, robes piteuses Et chapeaux éreintés Toutes les bouches sont pâteuses Et les yeux culottés. (au Refrain) »

Ci-dessous : Partition Les Noctambules. « Chanson-Marche Créée par Amond à l’Horloge, Féréol des Ambassadeurs, Mauraisin à l’Alcazar d’Été ». Les paroles et la musique sont des mêmes auteurs que précédemment. La première de couverture de cette partition est signée « Faria » (1849 – 1911).

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Ci-dessous : J’trouv’ça épatant « Créée par Fernanoyl Dorvel Paroles de François Tier Musique d’Édouard Jouve » Il s’agit d’une « chanson-marche ». La première de couverture de cette partition est signée « Paul B. ».

« 1er COUPLET. Tempo di Marcia. Qu’il fasse beau, qu’il pleuve ou vente, Tous les jours pour moi sont pareils, Je suis d’un’ nature étonnante, Je n’aime pas du tout l’soleil ; Je sors d’ chez moi quand s’lèv’ la lune, Puis j’ commence à vadrouillocher, Et ne rentr’, chos’ non moins commune, Qu’ quand la même lun’ va s’coucher. Je suis comme les chauv’souris, Je ne suis heureux que la nuit. REFRAIN Je suis un noctambule, Très dégourdi, très polisson, J’suis toujours derrièr’ les jupons ; Dans les carr’fours je piste Ouvrière, ou modiste, Qui rentre en r’tard chez ses parents, Qu’voulez-vous ? j’trouv’ça épatant. 2 Sur les grands boul’vards de la butte, L’autr’nuit, vers trois heur’s du matin, Je ne tenais plus sur mes flûtes, J’étais gavé des meilleurs vins ; Ma compagne, un’superbe blonde, Me passait la main dans les ch’veux, Son protecteur, un homm’ du monde, Dans mes poch’s s’occupait d’son mieux ; Malgré tout j’étais très content , Et je chantais en titubant. REFRAIN Je suis un noctambule, Toujours je déambule, J’suis dégourdi, j’suis un polisson, Je me grise avec les tendrons ; J’fais des conquêt’s très chouettes, Qui m’ratiss’nt ma galette, Mais moi qui suis né bon enfant Qu’voulez-vous ? j’trouv’ça épatant. 3 Toujours en quêt’ d’un’ bonne aubaine, Comme avant tout je suis garçon, Avec un’ grand’ demi-mondaine J’soupais l’autr’soir dans un salon ; J’fus heureux avec cett’ vestale, Impossibl’ de l’dir’ plus franch’ment, Mais le lend’main j’avais la gale, Et ça m’avait coûté cent francs ; Mais malgré tout j’étais content, Et je chantais en me grattant. REFRAIN Je suis un noctambule, Toujours je déambule, Très dégourdi, très polisson, J’fréquent’ tout’s les cocott’s en r’nom, D’mon métier, j’fais la noce, Mais d’autrefois c’est rosse, Je d’viens frotteur pour passer l’temps Qu’voulez-vous ? j’trouv’ça épatant. 4 Quand je vais aux Foli’s-Bergère, À la Cigale, à l’Olympia, De tout l’programm’ ce que j’préfère, C’qui m’rend toqué mesdam’s le v’là ; C’est d’voir sur scèn’ les p’tit’s danseuses, Qui font sauter leurs blancs nénés, Moi, d’lorgner leurs jamb’s plantureuses, Je m’sens des fourmis aux mollets ; À la sorti’, sur le boul’vard Je me tortill’ comme un lézard. REFRAIN Je suis un noctambule, Toujours je déambule, J’suis allumé, je n’vous dis qu’ça, Par tout’s ces frimoussettes là, J’gigott’, je gesticule, Je me démantibule, J’ai l’air d’un fou, naturell’ment, Qu’voulez-vous ? j’trouv’ ça épatant. »

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Philosophie de l’élégance XII : La pop’philosophie

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LA POP’PHILOSOPHIE. J’essaie le moins possible d’employer des mots anglo-saxons, qui symbolisent beaucoup trop de nos jours l'uniformisation mondialisée, sauf quand ces termes n’ont pas d’équivalents en français. Le mot « pop » vient de l’anglais et est une abréviation de popular. Il qualifie un art populaire né dans les années 1960, avec les nouvelles technologies. Celui-ci est très coloré, moderne, et sa popularité est portée par les nouveaux médias : disques microsillons, radio, télévision, revues illustrées, etc. Ce terme est aussi le début du mot français « populaire ». Dans les années 1970, Gilles Deleuze (1925 - 1995) invente l’expression « pop’philosophie », pour qualifier une philosophie liée aux productions de masse du monde contemporain, du moins je le suppose, car je ne suis pas allé voir dans les textes d’origine, comme je le fais généralement.

Avec l'avènement du numérique (ordinateur, internet, téléphone portable...), la pop se change en autorité numérique. La technologie ne sert plus l'être humain, elle l'asservit... ou plus exactement, elle n'est plus utilisée pour lui donner l'illusion de l'aider tout en l'asservissant en masse, mais pour l'asservir individuellement. Dans cette ère de manipulation continuelle, tellement importante qu'une partie de ses structures ne peut même plus se cacher, il est difficile de penser de manière 'douce', et donc nécessaire d'en revenir constamment à une certaine légèreté, lumineuse et forte, à sortir de cette chape de plomb qui nous pollue continuellement.

La philosophie dont il est question à travers les petits-maîtres est en relation avec les apparences, dans leurs aspects les plus jouissifs du mouvement et de la modernité, tout en prenant du recul sur cette dernière, car il s'agit généralement de sujets du passé. Si nécessaire, je n’hésite pas à aller voir ‘ailleurs’ (d’autres cultures ou le passé) si le monde présent n’offre rien de bon. La ‘pop-philosophie’ que j’évoque dans ces articles sur la philosophie de l’élégance et quelques autres de ce blog, est une philosophie à la fois populaire, pétillante et colorée, comme l’est la pop anglaise et comme l'est depuis des siècles, voire des millénaires, la petite-maîtrise, ainsi que teintée de l’élégance naturelle de ce qui s’approche de la vérité. Quand on est dans le noir, le simple fait d’allumer la lumière donne une élégance lumineuse à ce qui apparaît… que l’on ne connaît pas pour autant mieux que lorsque l’on ne voyait rien, mais que l’on distingue dorénavant, ce qui est tout de même un grand mieux, non ? Il ne s’agit pas de donner des cours de philosophie, moi-même n’y connaissant pas grand-chose dans le domaine des divers penseurs, dogmes et autres filiations de pensées, et ayant un esprit assez obtus, mais simplement d’éclairer un peu, de sortir d’un confinement entre quatre murs afin de voir la grandeur du monde. Je le répète, ce n’est pas compliqué d’allumer une bougie ou d’appuyer sur le bouton d’un interrupteur pour éclairer ! Pourtant, cela fait une grande différence, même si ce n'est pas nécessaire d’avoir fait de hautes études pour cela !

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Ce n’est pas du rock’n’roll, mais les petits-maîtres connaissent la musique !

LÉGÈRETÉ ! Dans cet entretien, la femme de Louis-Ferdinand Céline (1894 – 1961), une danseuse, dit cette merveilleuse phrase sur son mari : « Il aimait les gens, mais il a tout de suite senti en effet que quand on allait au bout des choses, on était fatalement la victime. Il faut être léger, sans fiche un peu. » Personnellement, je ne vois pas la vie comme un combat… ni comme un renoncement…

PS : En parlant de Céline, je viens d’apprendre, dans la courte vidéo ci-dessous tout à fait dans le sujet, qu'il était collectionneur de dentelles anciennes ! Il y évoque la lourdeur de beaucoup des hommes.

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Je suis jolie, jolie, jolie, jolie, jolie, jolie, jolie, jolie…

Ma maîtresse est toute angelette,
Toute belle fleur nouvelette,
Toute mon gracieux accueil,
Toute ma petite brunette,
Toute ma douce mignonnette,
Toute mon coeur, toute mon oeil.

Toute ma grâce et ma Charite,
Toute belle perle d’élite,
Toute doux parfum indien,
Toute douce odeur d’Assyrie,
Toute ma douce tromperie,
Toute mon mal, toute mon bien.

Toute miel, toute reguelyce,
Toute ma petite malice,
Toute ma joie, et ma langueur,
Toute ma petite Angevine,
Ma toute simple, et toute fine,
Toute mon âme, et tout mon coeur.

Encore un envieux me nie
Que je ne dois aimer m’amie :
Mais quoi ? Si ce bel envieux
Disait que mes yeux je n’aimasse
Penseriez-vous que je laissasse,
Pour son dire, à n’aimer mes yeux ?

Chanson de Pierre de Ronsard (1524 – 1585)

Autres articles de ce blog sur la beauté :

– Un je ne sais quoi qui atalente

– Le joly homme

– Le beau

– La Beauté et la Sagesse

– L’idée du beau & réflexions sur l'élégance et la politesse du style

– Philosophie de l’élégance VII

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Un petit bout de tissu

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Tout est discours. Dès qu’il y a du mouvement c’est comme cela. On suit un mode. La façon de s’habiller est une narration, qu’on le veuille ou non, et notamment le choix et la manière dont on porte des tissus.

Par ces derniers, on peut apprendre sur les goûts d’une personne, son métier, sa religion, etc. Les motifs, couleurs, qualités, coupes… le tout parle. Je distingue ceux qui révèlent une appartenance, de ceux qui sont l’expression d’une soumission. Pour le premier cas les exemples sont multiples. Pour le second, ils sont moins nombreux. Ceux exprimant la soumission, sont souvent des petits bouts de tissus que l’on force à porter, comme la cocarde tricolore pendant la Révolution ou l’étoile juive durant la guerre de 39-45.

Au moment où j’écris cet article, le masque obligatoire en est un autre exemple. En dehors du contexte médical, celui-ci n’a pas de sens thérapeutique (du reste aucunes des mesures prises par le Gouvernement soi-disant contre le covid n’avaient une justification médicale… au contraire – au fait le mot « covid » est masculin car venant de « coronavirus » –), mais signifie lourdement : la soumission ou la collaboration à un régime destructeur et liberticide. Cela je ne l’ai jamais entendu, pourtant le masque médical porté dans la vie courante signifie énormément. Si on force à le porter ce n’est pas pour des raisons médicales mais pour des raisons uniquement idéologiques. Et ceux qui le portent avec docilité collaborent, en particulier les politiques qui s'affichent avec et qui sont de véritables collabos, car cette idéologie non seulement tue hors frontières (par ses guerres) et en France même par sa folle politique sanitaire, mais massacre la France.

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Ci-dessous : Article provenant de la revue révolutionnaire d'époque Véritable Duchene, volontairement ordurière, qui ici critique les Royalistes 'osant' porter une cocarde blanche, et les gens qui arborent une cocarde tricolore trop petite ou mal placée. Il est intéressant de noter que ceux qui ne suivent pas sont ici considérés comme des fauteurs de troubles de guerre civile, alors que ce sont certains 'Révolutionnaires' qui sont à l'origine de cette guerre civile.

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Philosophie de l'élégance XI : L'urbanité

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L’URBANITÉ. L’urbanité est un concept que je trouve à la fois joli et étrange. Il marque, en quelque sorte, la supériorité de la ville sur la campagne, le mot venant de là. Pourtant, il ne me semble pas que l’on soit moins poli, et surtout moins urbain, à la campagne. J’ai été élevé dans un village situé près du Forez, et n’ai jamais trouvé que les gens y étaient peu urbains. Au contraire, ils se faisaient des visites, offraient les excédants de leurs productions (du jardin, culinaires…) ce qui donnait lieu parfois à de véritables échanges, se rendaient des services, s’invitaient les uns les autres, buvaient « des canons » ensemble (le terme de « canon » est très ancien et désigne ici une mesure), prenaient toujours en compte l’autre, offraient des cadeaux en particulier durant les fêtes, se réunissaient dans des moments communautaires, etc. De nos jours, c’est beaucoup plus chacun chez soi, en particulier en ville. Cependant, la personne de la campagne se retrouvant en ville était parfois mal à l’aise, parlant fort, ressentant de la gêne, se sentant inadaptée à toute une socialisation proprement urbaine, d’où sans doute l’origine du mot.

La plupart des philosophes de l'Antiquité se sont intéressés à la politique de leur cité, certains même réfléchissant sur les meilleures formes de gouvernements. Beaucoup ont donné des lois à leur ville. Solon (VIIe – VI siècles av. J.-C.) est peut-être le plus célèbre pour cela. La plupart ont combattu les tyrans (certains en ont même assassiné un). Par contre un d’entre eux, considéré comme un des sept sages (Platon pensait que c'était une erreur), aurait été lui-même un tyran. Il s’agit du plus étrange des ‘sages’ décrits par Diogène Laërce : Périandre (VIIe siècle av. J.-C.). Il succéda à son père dans ce rôle. Il aurait eu cette merveilleuse phrase : « Ne faites rien pour de l’argent, car il ne faut payer que ce qui s’achète. »

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De nos jours, les philosophes continuent de s’impliquer dans la vie de la cité, beaucoup s’inquiétant de la dictature moderne que le coronavirus n’a fait que révéler de façon flagrante. Citons Michel Maffesoli, Michel Weber, Dany-Robert Dufour, Alain Deneault, etc.

 

 

Il est à noter que les philosophes ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la folie ambiante contemporaine. De très éminents scientifiques (en France les plus hauts spécialistes des virus comme Montagnier, Perronne, Raoult...), sociologues, psychologues, psychiatres, médecins, professeurs, universitaires, économistes, juristes... continuent d’alerter, malgré la censure, de même que quelques politiques (très peu) et artistes. Concernant l'art, j'ai été étonné de voir le mutisme de ceux qui se revendiquent comme des artistes. Par exemple, dans mon quartier et en particulier dans mon impasse, des oeuvres sont constamment collées ou peintes sur les murs et même sur le sol, pourtant, rien ces derniers mois critiquant le muselage de notre société. Ce mutisme apathique est hallucinant. C'est comme si les artistes avaient été tous anesthésiés. Il faut dire que l'art contemporain est beaucoup à l'image de cette société... particulièrement dans la folie ou l'horreur.

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Philosophie de l’élégance X

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LA SANTÉ, L’HYGIÈNE ET LA TOILETTE. La santé consiste bien sûr à avoir un esprit sain dans un corps sain : Mens sana in corpore sano.

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L’hygiène a beaucoup d’importance autrefois, et même durant la période où les bains sont décriés par le clergé, ce qui est le cas surtout au XVIIe siècle (voir sur l’hygiène au temps de Louis XIV cet article de plume-dhistoire.fr), ceux-ci restent un outil thérapeutique prescrit par les médecins. Le XIXe siècle fait de l’hygiène une véritable mode, et Louis Pasteur (1822 – 1895) apporte de grandes avancées à la médecine dans ce domaine, tellement que l’on s’est mis à tout désinfecter frénétiquement, faisant une véritable guerre contre le vivant, en répandant sur la terre des pesticides de toutes sortes, ainsi que du béton et du bitume lisses et froids, en javellisant largement et en n’acceptant plus rien de vivant autour de soi si ce n’est soi-même et nos semblables. Bien sûr il ne s’agit pas là de pratiques hygiéniques, mais tout au contraire extrêmement sales. La malpropreté c’est aussi toute cette pollution, dont une grande partie reste invisible et que l’on répand sur les quatre éléments (la terre, l’eau, l’air et le ciel) qui nous entourent et en nous-mêmes. Nous avons créé un monde qui est le contraire d’un monde sain. Organiser, gérer… cela est devenue une véritable maladie… surtout lorsque cela l'est par des imbéciles. Le savoir est une chose importante dans le domaine de l’hygiène, c’est-à-dire la connaissance de soi-même et de ce qui nous entoure non pas afin de l’exploiter mais de vivre en harmonie avec, dans des rapports harmonieux d’échanges.

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LA PROPRETÉ. Je me répète : Beaucoup croient que la propreté consiste à tuer une grande partie du vivant : tout javelliser, désinfecter, désherber, couvrir la terre de pesticides, de béton, de bitume, etc. Pourtant faire cela est sale, et même très sale. La propreté est avant tout un état d’esprit, et c’est comme cela qu’elle était considérée en France jusqu’à récemment, un état d’esprit qui consiste à garder son âme, son corps, son accoutrement, son domicile...  propres, soignés, sains et lumineux, remplis de joie et de plaisirs.

LE NATUREL. Dans l’Ancien régime, et cela déjà au Moyen Âge, la propreté consiste avant tout à conserver de la mesure, c’est à dire être en accord avec ce que l’on est, et approprié avec l'environnement. Notre nature est notre naturel. Être naturel ne consiste pas à être négligé mais en harmonie avec ce qui nous est propre (ce n'est pas pour rien que j’emploie ce mot) et approprié (idem) avec la situation. Encore une fois, il s’agit de distinguer et ici particulièrement de proportionner.

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L’HABILLEMENT. L’habillement est une partie de l’élégance. De nos jours, non seulement on s’habille mal, mais avec des vêtements souvent polluants qui s’entassent dans nos placards. Les philosophes ne sont pas connus pour leur élégance vestimentaire. C’est même souvent le contraire. Par Diogène Laërce, qui est comme vous le savez ma référence principale dans ces articles sur la philosophie de l’élégance, on apprend pourtant que certains soignent leur habillement. Sur Aristote il est dit : « Timothée dit, dans les Vies, qu’Aristote, le plus illustre des disciples de Platon, […] était toujours vêtu avec recherche, portait des anneaux et se rasait la barbe. » (Source) D’autres sont présentés de la même manière, mais la plupart sont assez indifférents au sujet. Par exemple, sur Aristippe il est écrit : « On rapporte que Straton (Platon selon d’autres) lui disait, à propos de cette mobilité de caractère : “Il n’y a que toi pour porter également bien la pourpre et les haillons.” ».

Le philosophe ne se peine pas de sa condition. Amoureux de vérité, il ne cherche pas à faire semblant. Il se voit et voit autour de lui les choses telles qu'elles sont, distinctement, sans les juger. Ami avec lui-même, il le reste quelque soit la condition où il se trouve. Comme le dit un passage de l'Ancien Testament, cité de mémoire : Rien d’extérieur à l’homme ne peut le profaner ; seul ce qui sort de lui peut le faire.

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LA BEAUTÉ. Je reviens un peu sur la beauté, car Aristote « disait que la beauté est la meilleure de toutes les recommandations. D’autres prétendent que cette définition est de Diogène… » On lui demandait pourquoi on aime à être longtemps dans la compagnie de la beauté : « C’est là, dit- il, une question d’aveugle. »

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« Aux armes, citoyens ! »

Rappelons que les paroles de la Marseillaise sont un appel aux citoyens, et non pas à l’armée ou aux policiers, à prendre les armes face à la tyrannie et aux usurpateurs.

Personnellement, je suis un pacifiste convaincu, et ai toujours trouvé ces paroles trop violentes, beaucoup trop sanglantes. Adolescent, l’un de mes héros était Gandhi, et j'ai toujours beaucoup d'admiration pour lui. Cependant, je suis content quand des policiers se comportent honnêtement en empêchant les voleurs de voler et autres brigands de brigander. Alors quand certaines personnes s’élèvent honnêtement et avec honneur face à la tyrannie, je ne vais pas faire le lâche et dire qu’il ne faut pas être trop véhément.

Beaucoup de ceux qui chantent la Marseillaise aujourd’hui sont ceux contre qui elle a été écrite. Reprenons nos libertés, sans faire couler le sang, mais avec honneur et justice ! Essayons de nous faire le moins polluer possible, car nous sommes précieux ! Cela participe du bel air !

Musicien cornemuse

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