Métamorphoses

Du 3 au 7 juin 2015 (avec une soirée de vernissage le mardi 2 juin de 18h à 22h), le Carré rive gauche, quartier parisien d'antiquaires et de galeries d'art situés entre le Musée d'Orsay et les Beaux-arts, a choisi pour thème les Métamorphoses.

Photographie : L'antiquaire Isabelle Chalvignac expose pour l'occasion un secrétaire parisien de vers 1750 se transformant en table de toilette : « son serre papiers à deux rangs de tiroirs se soulève et se métamorphose en toilette de dame avec miroir et caves à flacons. »

Voir les commentaires

Manufacture de faïence fine bordelaise du XIXe siècle

Du 13 mai au 21 septembre 2015 le Musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux présente une collection particulière de céramiques provenant de la manufacture Jules Vieillard. L'exposition intitulée De David Johnston à Jules Vieillard : L’ivresse Darrigade dévoile donc cet ensemble de faïences fines de cette manufacture bordelaise du XIXe siècle collecté par Jacques et Laurence Darrigade.

« Si par ellipse on évoque communément la faïence fine bordelaise avec le seul nom de « Vieillard », son histoire se constitue en réalité en plusieurs étapes. Elle démarre avec un artiste de génie, Boudon de Saint-Amans, qui découvre en Angleterre les procédés de fabrication de la faïence fine. Il entreprend de les réinventer sur le sol français, à Sèvres tout d’abord puis à Creil, à Montereau et à Choisy. En 1829, il rencontre le négociant bordelais Jean-François Rateau, avec lequel il établit un contrat afin de fonder la première manufacture de faïence fine bordelaise, Lahens et Rateau, qui sera en production dès octobre 1830. Elle ferme ses portes vers 1832-33, mais l’activité sera relancée en 1834 par David Johnston. S’associant à son tour avec le spécialiste Boudon de Saint-Amans, David Johnston, irlandais d’origine, nommé à la magistrature municipale en 1838, ambitionne de doter Bordeaux d’une industrie importante. Mais la manufacture installée à Bacalan se trouve, en dépit de ses succès, dans une situation financière difficile. La liquidation de la société est prononcée en 1844. Dans le courant de la même année, il est proposé à Jules Vieillard, collaborateur technique de David Johnston, de constituer une nouvelle société, créée sous le nom de Jules Vieillard et Cie, ainsi la faïencerie de Bacalan continue de fonctionner. Jules Vieillard, nommé gérant et directeur de la manufacture en 1845, meurt en 1868, en ayant réussi à développer l’entreprise jusqu’à une échelle industrielle. Ses deux fils, Albert et Charles, prennent la suite. La faïencerie fermera définitivement ses portes le 20 août 1895. »

Première photographie : Vénus à la coquille, transportée par deux dauphins. Marque : « JVB » en lettres de fantaisie bleues, imprimées sous couverte, chiffre « 62 » en creux. Manufacture Jules Vieillard & Cie. Collection Darrigade. © Jean-Christophe Garcia. Musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux.

Photographie de gauche : Œnochoé noire. Manufacture Lahens et Rateau. Collection Darrigade. © Jean-Christophe Garcia. Musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux.

Photographie de droite : Vue de la salle à manger de Jacques et Laurence Darrigade avec deux pièces spectaculaires issues de la manufacture J. Vieillard & Cie. © Jean-Christophe Garcia. Musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux.

Photographie de gauche : Ensemble de pièces du service Nella. Manufacture Jules Vieillard & Cie. Collection Darrigade. © Jean-Christophe Garcia. Musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux.

Photographie de droite : Vue d’un mur de la cuisine de Jacques et Laurence Darrigade. © Jean-Christophe Garcia. Musée des Arts décoratifs et du Design, Bordeaux.

Voir les commentaires

Thé, café ou chocolat ?

Le Musée Cognacq-Jay présente l'exposition Thé, café ou chocolat ? L'essor des boissons exotiques au XVIIIe siècle du 27 mai au 27 septembre 2015.

Si celle-ci n'occupe qu'un étage du musée, elle n'en demeure pas moins très intéressante. Des peintures alternent avec des gravures, dessins et quelques objets d'art dont de nombreuses céramiques de diverses manufactures surtout françaises mais aussi étrangères (Meïssen...) et asiatiques (de la Compagnie des Indes), tous d'époque. Les tableaux sont de Jean-Baptiste Charpentier, Jean-Siméon Chardin, François Desportes, Jean-Baptiste Charpentier...

Un bémol cependant sur l'utilisation de quelques fac-similés, ce qui est malheureusement le plus en plus le cas dans les expositions de nos musées publics qui regorgent cependant de documents originaux. Il semble aujourd'hui plus facile d'envoyer des oeuvres d'art en plein désert (voir l'article Le scandale du Louvre Abou Dabi) que de faire communiquer des documents entre musées publics français. J'ai aussi remarqué qu'aucune vraie chocolatière n'est exposée. Cet objet est facile à différencier de la cafetière, la chocolatière ayant en son couvercle un trou permettant au moussoir de sortir afin de mélanger le chocolat. Une faïence est décrite comme étant une porcelaine : le jeu c'est de la trouver !

Le thé, le café et le chocolat sont trois boissons extraordinaires par leur teneur en éléments actifs. Dans le café on compte au moins huit-cents composés chimiques, et dans le thé on dénombre plus de cinq-cents substances actives.

Ce sont aussi des boissons 'civilisationnelles', depuis des siècles ou millénaires pour le thé en Asie, le chocolat en Amérique ou le café en Orient. Ces boissons 'exotiques' sont introduites en France à l'époque moderne. Le café notamment joue un rôle important au temps des Lumières. C'est souvent autour de cette boisson que les philosophes se réunissent dans des lieux dédiés.

Voir les articles :
Servir le thé, le café ou le chocolat au XVIIIe siècle ;
Cafés parisiens littéraires et artistiques ;
Les cafés de Paris en 1787 ;
Café des Incroyables : Ma parole d'honneur ils le plaisante (1797) ;
Le café Frascati ;
Cafés de vers 1830 ;
Le tortoniste ;
Cafés, 1857.

Photographie de gauche : La Table d'office dit aussi Les Débris d'un déjeuner. Huile sur toile de Jean-Siméon Chardin (1699-1779) de vers 1763. Musée du Louvre (Paris). Autrefois le déjeuner est l'équivalent de notre petit-déjeuner, le dîner du déjeuner, et le souper du dîner.

Photographie de droite : Détail d'un cabaret décoré des portraits en grisaille des membres de la famille royale. Porcelaine dure (1778-1779) de la Manufacture du comte d'Artois (1771-1806, Paris) par Pierre-Antoine Hannong (1739-vers 1794). Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. Un cabaret est un meuble avec ou sans pieds renfermant des liqueurs ou des porcelaines pour le thé... On appelle aussi ainsi le service qu'il contient ou un assortiment pour le thé, café... que l'on place sur un plateau.

Photographie de gauche : Tasse mignonnette et soucoupe à pois à décor naturaliste en porcelaine dure, de 1767. Manufacture royale de porcelaine. Musée Cognacq-Jay (Paris).

Photographies ci-dessous : Cabaret à décor vert et rose en porcelaine dure de la manufacture de Meissen (XVIIIe siècle). Cité de la Céramique de Sèvres.

Photographies ci-dessous : Cabaret solitaire, à décors en rapport avec l'univers de la ferme, en porcelaine dure, de vers 1767-1772. Manufacture royale de porcelaine (fondée à Vincennes en 1740 et transférée à Sèvres en 1756). Peinture d'André-Vincent Vieillard père actif de 1752 à 1790. Cité de la Céramique de Sèvres.

Photographies ci-dessous : Soucoupe de la Compagnie des Indes, en porcelaine dure, provenant de Chine (XVIIIe siècle). Cité de la Céramique de Sèvres. Au XVIIIe siècle la Compagnie des Indes demande souvent aux peintres chinois sur porcelaine de dessiner à partir de modèles occidentaux, comme ici le Christ en croix.

Photographies ci-dessous : Les Quatre heures du jour : le Matin, de Nicolas Lancret (1690-1743). Huile sur cuivre de 1739. The National Gallery (Londres). Ma photographie a malheureusement des reflets.

Photographies ci-dessous : La Visite aux jeunes mariés de Jean-Baptiste Mallet (1759-1835). Aquarelle et gouache de vers 1790. Musée Cognacq-Jay (Paris).

Voir les commentaires

Édition 2015 du Festival de l’histoire de l’art : Matière de l’œuvre & Pays-Bas.

Le Festival de l’histoire de l’art, qui se déroule au Château de Fontainebleau du 29 au 31 mai, est cette année sur le sujet de la « matière de l'oeuvre » avec comme pays invité les Pays-Bas.

Il est organisé par le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il s'agit de la cinquième édition.

De nombreux événements gratuits y sont proposés : conférences, débats, tables-rondes, projections de films, concerts, lectures, visites guidées, médiation, présentations d’ouvrages sur le sujet de l’histoire de l’art.

Je n'y suis encore jamais allé. Peut-être cette année !

Voir les commentaires

D’or et d’ivoire

L’exposition D’or et d’ivoire Paris, Pise, Florence et Sienne, 1250-1320 se déroule du 27 mai au 28 septembre au Louvre Lens.

Voir les commentaires

Nymphe rassemblant des perles

Comme vous l'avez constaté, je n'ai pas de temps en ce moment pour consacrer des articles aux ventes aux enchères. Cependant là je viens de voir passer sous mes yeux le catalogue Mobilier et Objets d'Art d'Aguttes, du 28 mai prochain à Neuilly-sur-Seine (catalogue HD ici et liste des lots ici).

Photographie ci-dessus : « Michele ROCCA (Parme 1670 - Venise 1751). Nymphe rassemblant des perles. Panneau. 32,5 x 26,5 cm. »

Photographies ci-dessous : « Trumeau composé d’un cadre en bois sculpté et doré à rang de perles entourant une huile-sur-toile représentant une scène maternelle et, dans la partie basse, un miroir (au mercure). Vers 1800 (restauration). H : 127 – L : 85 cm. »

Voir les commentaires

Édition 2015 du Festival de l'histoire de l'art.

Le festival de l’histoire de l’art, qui se déroule du 29 au 31 mai, est cette année sur le sujet de la « matière de l'oeuvre », avec comme pays invité les Pays-Bas. Il est organisé par le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il s'agit de la cinquième édition. De nombreux événements gratuits y sont proposés : conférences, débats, tables-rondes, projections de films, concerts, lectures, visites guidées, médiation, présentations d’ouvrages sur le sujet de l’histoire de l’art. Personnellement je n'y suis encore jamais allé. Peut-être cette année !

Voir les commentaires

Roses ! une histoire lyonnaise.

Du 21 mai au 30 août les musées Gadagne (1 place du petit collège dans le vieux Lyon) présentent une nouvelle exposition temporaire : Roses ! Une histoire lyonnaise.

Près de trois cents dessins, manuscrits, publicités, chromolithographies, tableaux et objets ont été sélectionnés pour cette manifestation. Cela est complété par des dispositifs olfactifs, des vidéos témoignages, des démonstrations de rosiéristes et un mur d’images sur les variétés lyonnaises.

« Pas moins de 3000 roses sont crées à Lyon au 19e siècle : la ville connaît alors une véritable effervescence et la renommée des rosiéristes lyonnais devient mondiale.

La rose à Lyon, c’est une formidable histoire de familles et de passionnés qui ont créé et commercialisé ces roses dans le monde entier, une histoire notamment liée à Joséphine de Beauharnais qui fera don de sa collection de la Malmaison à la Ville.

La rose est aussi source d’inspiration pour les Beaux-arts et pour les créateurs des textiles de soie lyonnais et une matière première pour l’industrie de la cosmétique et du parfum implantée dans la capitale des Gaules. »

L'exposition suit six axes principaux :

- « Une approche historique pour comprendre l’origine des roses sur le globe, leur implantation à Lyon et l’essor remarquable de la production lyonnaise » ;

- « Les fondamentaux de la botanique pour appréhender les roses et apprécier leurs spécificités : formes, couleurs, taille, parfum, physionomie, noms, développement (de la graine à la fleur) » ;

- « Le métier de rosiériste et les spécificités de Lyon : les grandes dynasties (Meilland, Guillot, Ducher), la formation et transmission familiale, l’impact sur l’économie et l’espace urbain, les nouvelles techniques (hybridation, greffe) et la recherche sur le génome de la rose (ENS Lyon) » ;

- « La rose comme modèle dans les Beaux-arts et dans les productions de soie à Lyon » ;

- « La rose, matière première dans l’industrie cosmétique et le parfum » ;

- « Les enjeux actuels autour de la rose à Lyon ».

Si Lyon est connue pour être la capitale des Gaules, pour sa gastronomie, sa soierie, ses grands entrepreneurs (comme les Lumières...), c'est aussi un lieu très important pour l'étude des plantes médicinales et la fabrication de médicaments. Pas étonnant que les roses y soient à l'honneur !

Photographie de gauche : « Rose Étoile de Lyon, Guillot fils 1881, extrait du Journal des roses (parution entre 1877 et 1914). © Jardin botanique-Lyon. »

Photographie de droite : « Lyon-Rose, Pernet-Ducher, 1907. © Photo Pierrick Eberhard. »

Photographie ci-dessous : « Rose Madame Eugène Résal, P. Guillot 1859, extrait du Journal des roses. © Jardin botanique-Lyon. »

Voir les commentaires

Photographies d'archéologie

Du 13 mai au 20 septembre 2015 le Musée Saint-Raymond des Antiquités de Toulouse se penche sur l'utilisation de la photographie en archéologie avec l'exposition intitulée Dans l’œil du viseur. La photo révèle l'archéo.

Dès son apparition, ce nouveau média s'est révélé un témoignage primordial de l'environnement culturel et notamment du patrimoine ancien découvert, redécouvert, parfois par la suite recouvert ou détruit.

Photographie de gauche : « Amphithéâtre romain de Purpan-Ancely, Toulouse, vue aerienne de la fouille. Vue aérienne de l'arène et des abords de l'amphithéâtre dégagés par la fouille. © Claude Doumergue. »

Photographies ci-dessous : « Vue du théatre antique fouillé par Esquié. Anonyme. Avec l’archéologie monumentale, l’archéologie antique est un thème privilégié à la fin du XIXe siècle, mais Toulouse, contrairement aux villes méditerranéennes, n’a pas d’imposants vestiges apparents susceptibles de capter l’attention : son amphithéâtre antique est loin du centre ville et bien dégradé. Par contre, la ville va connaître très tôt, en 1869, une véritable fouille urbaine, lors des travaux de percement de la rue de Metz qui mettent au jour un imposant théâtre antique. Les fouilles, réalisées par Jacques-Jean Esquié, donnent lieu à au moins une photographie, purement archéologique, la plus ancienne connue à ce jour. » On y voit que les comédiens pouvaient passer au-dessous des spectateurs et que sans doute des couloirs souterrains permettaient une machinerie.

Voir les commentaires

La destruction consommée du bosquet du Théâtre d'Eau de Versailles

J'ai reçu un courriel dernièrement annonçant « La renaissance du bosquet du Théâtre d'Eau à Versailles », avec son inauguration le 12 mai 2015. Drôle de renaissance : car rien ne subsiste du bosquet original à part son nom ! D'après Wikipédia il fut un des bosquets des jardins de Versailles préférés de Louis XIV. Largement remanié et simplifié sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, il devient le bosquet du Rond-Vert. Il a ensuite été ravagé par la tempête de 1999. Un nouveau bosquet a été créé par le paysagiste Louis Benech et l’artiste Jean-Michel Othoniel. J'apprécie de ce dernier Le Kiosque des noctambules de la bouche de métro de la station Palais Royal - Musée du Louvre. Mais franchement là je trouve affreux de faire une telle chose en cet endroit.

D'une manière générale je suis contre mettre de l'art contemporain au milieu de l'ancien. Vous êtes dans un pur jardin à la française, une ambiance XVIIe siècle, parmi des statues, fontaines et un agencement paysagiste d'époque… et subitement vous vous retrouvez face à ce qui ressemble à une grande mare avec au milieu un collier de verre.

Aujourd'hui Versailles possède (à Trianon) une des trois fontaines qui subsistent encore de cet endroit (les deux autres sont à la National Gallery of Art de Washington). Nous avons tous les documents permettant de retrouver les plans, peintures et estampes originaux afin de retourner à quelque chose de plus authentique, ainsi que des artisans compétents. Au lieu de cela on fait ce qu'on ferait au milieu d'une zup (zone urbaine prioritaire). La photographie de gauche (provenant du site de Versailles) est une peinture d'époque montrant ce à quoi ce bosquet ressemblait, et à droite ce qu'il est devenu.

Dans la vidéo officielle de présentation de son ouverture le 12 mai, visible ici, il n'y a qu'un seul plan d'ensemble de ce bosquet (photographie de droite). Pour sûr c'est anachronique et moche.

Le goût c'est avoir le sens de l'harmonie. Conserver et rénover ce n'est pas détruire pour faire quelque chose de moderne. Il y a tellement d'autres endroits pour faire s'exprimer paysagistes et artistes contemporains. Enfin pour finir et bien se rendre compte de la loufoquerie générale : ce projet a été mis en place en 2013 dans le cadre de la célébration des 400 ans de la naissance d'André Le Nôtre, le jardinier du roi de Louis XIV. Drôle de façon de le fêter en achevant de détruire son travail.

Voir les commentaires

Le Boudoir turc du Château de Fontainebleau

Le 11 mai prochain, le Château de Fontainebleau rouvre les portes de son Boudoir turc « aménagé pour Marie-Antoinette en 1777 » « puis remeublé sous le Premier Empire pour l’Impératrice Joséphine ». « Pour la restitution de ce lieu magique, fermé depuis plus d'un siècle, la manufacture Tassinari & Chatel a tissé pendant 15 mois l'exceptionnel velours de soie à lames d'or. »

Voir les commentaires

Bordeaux - Italie : Échanges & visions artistiques - XVIIe-XXe siècles.

Du 7 mai au 7 septembre 2015 la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux se place sous l'inspiration italienne avec l'exposition Bordeaux - Italie : Échanges & visions artistiques - XVIIe-XXe siècles.

Voir les commentaires

Jacques Emile Blanche (1861-1942) : Peintre, écrivain, homme du monde.

L'exposition monographique Jacques Emile Blanche (1861-1942) : Peintre, écrivain, homme du monde se déroule du 7 mai au 6 septembre 2015 au Palais Lumière d'Evian. Celle-ci repose « sur le fonds provenant en majeure partie de la donation de l’artiste dans les années 1920-1930 au musée des Beaux-Arts de Rouen, […] et également des œuvres majeures provenant de collections publiques françaises, telles que le musée d’Orsay, le musée de Grenoble, la BNF, le musée du Petit Palais et le musée de la Vie romantique. Des œuvres inédites seront également visibles grâce aux prêts de collectionneurs privés. […] L’exposition du Palais Lumière propose d’évoquer la carrière de Jacques-Émile Blanche, les moments forts de sa vie de peintre et d’écrivain : depuis son enfance parisienne aisée à ses séjours londoniens, en passant par sa vie mondaine, pour s’achever dans la retraite normande d’Offranville. C’est donc son œuvre dans son intégralité que l’exposition permet de découvrir à travers peintures, dessins, manuscrits, livres, correspondances et films d’amateurs. »

Photographie : « Jacques-Émile Blanche, Gilda Darthy, 1905-1910. Huile sur toile, 116 x 89,5 cm. © Musées de la ville de Rouen / Agence Pix-Side. »

Voir les commentaires

Trésors de la Terre

La Galerie de Minéralogie et Géologie du Muséum national d'histoire naturelle possède une collection parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses du monde, constituée de gemmes, cristaux, roches, minéraux, météorites et œuvres d'art en relation avec ceux-ci. « Depuis bientôt 400 ans, ce sont près de 130 000 spécimens qui ont été acquis, partout dans le monde, grâce à des expéditions naturalistes, des dons, des achats ou par le mécénat. La majeure partie de ces échantillons est conservée dans la Galerie de Minéralogie et de Géologie, premier bâtiment construit en France pour être véritablement un musée entre 1833 et 1839. »

En attendant une réouverture de l'ensemble de cette galerie, la salle dite 'des cristaux géants' est accessible au public avec une exposition intitulée Trésors de la Terre où l'on peut admirer différentes variétés de pièces brutes et quelques-unes taillées et historiques.

Quel plaisir de se baigner dans un trésor !

Première photographie : Salle non encore ouverte au public.

Photographie de gauche : Une tête de griffon, gardien des trésors d'Apollon, sert de poignée à l'entrée du musée.

Photographie de droite : Pommeau de canne en quartz. Diamants, argent, nacre et or. Allemagne. XVIIIe siècle.

Photographies ci-dessous : Azurite. © MNHN - Bernard Faye.

Photographies ci-dessous : Plateau de table en marbre noir des Ardennes. Anciennes collections Médicis, Barberini et Louis XIV. © MNHN_Bernard Faye.

Photographie ci-dessous : Topaze.

Photographies ci-dessous : Diverses pièces.

Photographie ci-dessous : Corindon saphir de Louis XIV, dit « Grand saphir », provenant du Sri Lanka, acquis et taillé en 1669. Cette pierre précieuse faisait partie de l'ancienne collection des Joyaux de la Couronne, étant considérée au XVIIe siècle comme le plus beau saphir du monde. © MNHN_Bernard Faye.

Voir les commentaires

Le Cabinet des Arts graphiques du Musée Carnavalet

Louons les instances publiques qui conservent notre patrimoine lorsqu'elles font des efforts de communication auprès de nos concitoyens. C'est le cas du Cabinet des Arts graphiques du Musée Carnavalet qui fait ce choix avant la fermeture temporaire du musée et de ses services pour travaux sans doute dans la seconde partie de l'année 2016. Il est envisagé de réaménager la muséographie, en donnant notamment plus d'espace aux arts graphiques dans le parcours de la collection, et d'améliorer les services. Le traitement des fonds fait partie de cette réorganisation.

Installé dans l'Hôtel le Peletier de Saint-Fargeau (de la fin du XVIIe siècle), le Cabinet des Arts graphiques du Musée Carnavalet conserve un ensemble d'environ 475 000 œuvres composé de dessins, estampes, photographies et affiches qui devront être déplacées pour les réaménagements à venir. Le récolement (examen de chaque pièce, vérification de la conformité avec l'inventaire, constat d'état, descriptif, numérisation), obligatoire depuis l'arrêté du 25 mai 2004, se voit donc accéléré. Il s'agit d'un travail colossal, mis à part pour le fonds des affiches qui l'a déjà effectué, mais qui ne contient 'que' 13 000 compositions.

Tous les items des collections du Musée Carnavalet sont en relation avec l'histoire de la capitale française. Ils permettent de plonger dans un Paris ancien dont la ville même conserve encore de nombreux éléments depuis l'Antiquité.

Photographie de gauche : Cour de l'Hôtel le Peletier de Saint-Fargeau.

Photographie de droite : Affiche d'époque de la Révolution française.

Photographie ci-dessous : Premières affiches composées par Alfons Mucha (1860-1939).

Voir les commentaires

Curiosité(s) : un certain goût pour l'Ailleurs. Collectionneurs angevins du XIXe siècle.

Le Musée des Beaux-Arts d’Angers nous offre, du 14 mars au 19 juillet 2015, une exposition intitulée Curiosité(s) : un certain goût pour l'Ailleurs, collectionneurs angevins du XIXe siècle, avec 260 œuvres datant de l’Antiquité au XIXe siècle.

Au XIXe siècle, les collectionneurs se multiplient avec l'attrait pour le lointain, l'exotique et l'ancien et même le local. Les expéditions de plus en plus éloignées et abondantes et les fouilles archéologiques d'équipes françaises dans de nombreux pays dont la France, la Grèce, l'Italie, l'Orient, l'Extrême-Orient, les Amériques ...) permettent de nombreuses découvertes. Chaque grande ville a son ou ses collectionneurs parfois à l'origine de musées municipaux. Les fonds des musées d'Angers, « en particulier ceux du musée des Beaux-Arts et du musée Pincé, proviennent d’ensembles légués par de grands collectionneurs angevins au XIXe siècle. » Ainsi l’exposition propose « un nouvel éclairage sur ces artistes, antiquaires, archéologues et collectionneurs angevins du XIX e siècle que l’Ailleurs fascinait ». Elle suit un parcours depuis 'l’anticomanie' de la fin du XVIIIe siècle « aux collections exotiques du bout du monde du début du XX e siècle » : les goûts d'alors pour l'Italie, la Grèce, l’Égypte, L'Extrême-Orient et les Amériques, le patrimoine national (antiquités gallo-romaines, Moyen-âge) etc..

En général une grande partie des réserves et présentations des musées français sont constituées de dons de collectionneurs.

Photographie du haut : Détail d'une lettre de Lancelot-Théodore Turpin de Crissé à Monsieur le Directeur du musée datant de1858. Encre. © photo musées d’Angers / F. Baglin.

Photographies de droite et de gauche : « Amphore à figure noire. Grèce, provenance inconnue. Début du VIe s. avant notre ère. Terre cuite, 27 x 20 cm. © photo musées d’Angers / F. Baglin. »

Photographie ci-dessous : « Le trésor d’argenterie de Notre-Dame d’Allençon. II-IIIe siècle. Découvert dans une parcelle agricole au lieu- dit les Châtres près du village de Notre-Dame d’Allençon (Maine-et-Loire). Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. © photo RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Tony Querrec. »

Voir les commentaires

La collection Jean Bonna : Passions littéraires françaises.

Jusqu'au 23 mai 2015 la Bibliothèque de l'Arsenal présente une centaine d’ouvrages imprimés, fleurons de la bibliothèque privée de Jean Bonna, bibliophile contemporain, aussi collectionneur de dessins et ancien banquier. L'entrée est libre. Remerçions-le de nous faire partager sa passion !

La collection Jean Bonna : Passions littéraires françaises couvre six siècles de littérature française. On commence avec des incunables, poursuit avec des éditions rares comprenant souvent des autographes ou corrections de leurs auteurs (Voltaire, Chateaubriand, Rimbaud, Balzac, Verlaine, Flaubert et beaucoup d'autres). Quelques ouvrages sont exposés pour leur reliure. On dénombre aussi des lettres. C'est un joli parcours dans un lieu charmant, épargné par ce que j'appelle l'architecture RER. Ici on est dans une ambiance feutrée et plus authentique.

Cette exposition est donc logée pendant un mois dans la bibliothèque d'un autre bibliophile : Antoine-René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1722-1787), grand collectionneur de manuscrits médiévaux, de livres et d’estampes. Aujourd'hui la bibliothèque de l’Arsenal possède environ un million de livres (dont 150 000 datant d’avant 1880), « un peu plus de 12 000 manuscrits, 100 000 estampes, et 3 000 cartes et plans » (source Wikipedia).

Photographie de gauche : « Galileo Galilei, dit Galilée. Discorsi e dimostrazioni matematiche... Leyde, Elzevier, 1638. Exemplaire de dédicace, relié par Le Gascon. Collection Jean Bonna. Photo © Genoud Entreprise d’arts graphiques. »

Photographie de droite : Poignée d'une porte avec des dos de reliures du XVIIIe siècle.

Photographies ci-dessous : Partie d'une des deux salles où se trouve l'exposition. Au milieu se trouve la porte de la photographie ci-dessus.

Photographies ci-dessous : « Vue de mon ouvrage. » Chateaubriand.

Photographies ci-dessous : « Jean d'Arras, La Mélusine, Lyon, Gaspard Ortuin et Pierre Schenck, s.d. [1485-1486]. »

Photographies ci-dessous : Prises à l'entrée de l'exposition.

Voir les commentaires

Salon du Livre Rare, de l'Autographe, de l'Estampe et du Dessin.

Du 24 au 26 avril a lieu, comme chaque année au Grand Palais, le Salon du Livre Rare, de l'Autographe, de l'Estampe et du Dessin. Les deux dernières années où j'y suis allé furent pour moi de grands moments de solitude au milieu de gens inconnus, de vendeurs casés dans de grandes boîtes (voir la photographie) et de livres et estampes inabordables. J'en parle cependant ici pour ceux qui y trouvent leur compte.

Photographie provenant du site www.salondulivreancienparis.fr.

Voir les commentaires

Congrès national : « Réformes ! Quel avenir pour le patrimoine ? »

À l’occasion des 30 ans du label Villes et Pays d’art et d’histoire, l’Association nationale des Villes et Pays d’art et d’histoire et des Villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH & VSSP), organise son premier congrès national intitulé Réformes ! Quel avenir pour le patrimoine ?, les 28 et 29 avril 2015 à Besançon.

Voir les commentaires

Napoléon encore

2015 année Napoléon 1er ? Après avoir massacré les royalistes au nom de la Révolution, Napoléon 1er s'est fait sacrer empereur.  Cherchez l'erreur ! Et puis 2015 est le deux-centième anniversaire d'une grande défaite française : la bataille de Waterloo qui a mis au pouvoir les anglo-saxons dans le monde (les trois dernières guerres entre la France et l'Allemagne ayant achevé d'affaiblir ces deux grandes puissances). Par contre, je le rappelle, puisque semblant être le seul à le faire, on a passé presque sous silence l'année dernière l'anniversaire (six cents ans) de la naissance de Saint-Louis (voir l'article ici). Pourquoi ? Sans doute parce que ce roi a fait des croisades dont le but était de reprendre aux musulmans des lieux de pèlerinages chrétiens en Terre Sainte. Pourtant Saint-Louis n'a jamais été considéré comme un mauvais roi … au contraire. Et puis il est nécessaire de reconsidérer l'apport du Moyen-âge à la France. C'est une période qui met en place beaucoup de choses qui nous semblent acquises aujourd'hui mais reniées ou oubliées par nombre de nos 'élites'. Par exemple pour la mode, qui est un domaine que je connais particulièrement maintenant, son apport est considérable... mais j'en reparlerai.

Donc on est qu'au début de 'l'anniversaire' des deux-cents ans de la défaite de la bataille de Waterloo et de l'invasion de la France par les alliés, et voilà que déjà quatre expositions sur Napoléon sont programmées. Une dont j'ai parlé au Musée Carnavalet (Napoléon et Paris) qui est particulièrement intéressante pour ceux qui aiment l'ancien Paris et la mode Directoire des merveilleuses et incroyables ; une autre qui se déroule jusqu'au 29 juin au Château de Fontainebleau intitulée Pie VII face à Napoléon ; une du 22 avril au 20 juillet 2015 au Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau intitulée Cap sur l'Amérique : La dernière utopie de Napoléon ; quant à la quatrième : Napoléon Ier ou la légende des Arts 1800 - 1815, elle a lieu du 24 avril au 27 juillet 2015 au Musée national du palais de Compiègne.

Lorsque la troisième exposition parle 'd'Amérique', elle le fait des États-Unis, comme si on ne les avait pas déjà assez sur le dos avec leur Otan, leur anglais et leur bourgeoisie triomphante avec leur argent roi. Comme s'il n'existait pas d'autres Amériques que celle-là. De plus Napoléon ne s'est presque pas occupé des Amériques durant son règne, si ce n'est pour faire des bêtises, comme rétablir l'esclavage que la Révolution avait interdit, et vendre la Louisiane aux États-Unis pour quatre-vingt millions de francs !! Par contre il a beaucoup aidé l'industrie de la mode et contribué à répandre un nouveau style des arts décoratifs qui selon moi est beaucoup moins fin que ce qui précède… plus 'bourgeois' pour employer un mot d'ancien régime.

L'année 2015 est aussi celle de l'anniversaire des deux-cents de la mort de Louis XIV. J'en reparlerai. Mais vivement qu'on fête quelque chose de positif… une naissance… un baptême… une victoire sur la bêtise humaine… enfin quelque chose de bon !

Voir les commentaires

Merveilleuses & merveilleux