Collection du Musée des beaux-arts de Nantes de peintres flamands et hollandais

Le Musée des beaux-arts de Nantes sort de ses réserves, jusqu'au 30 août 2015, des œuvres de peintres flamands et hollandais pour l'exposition Flamands et Hollandais : La collection du Musée des beaux-arts. Celle-ci est située au château des Ducs de Bretagne.

Soixante-cinq peintures sont exposées, principalement du Siècle d’Or, composées par les artistes les plus réputés du XVIe siècle au XVIIIe : « de Jan Brueghel à Rubens, en passant par de remarquables élèves de Rembrandt comme Govert Flinck ou Jürgen Ovens ». Il s'agit d'un choix parmi trois-cents peintures répertoriées dans le catalogue inédit publié et dont certaines ont été restaurées pour l'occasion.

« Cet important ensemble de peintures fut principalement réuni au XIX e siècle, essentiellement grâce aux envois de l’État (Rubens, Brueghel) après la création du Musée des beaux-arts, mais surtout avec l'acquisition en 1810 par la ville de la collection de François Cacault, véritable noyau fondateur des collections anciennes puisqu'elle compte plus de 170 tableaux flamands et hollandais. »

« Le parcours de l'exposition s'organise en étapes thématiques qui permettent de présenter, en miroir, des peintres de Flandre et de Hollande qui se spécialisèrent dans des genres nouveaux : les portraits (Pourbus, Voet), les paysages (Fouquières, Leytens), les marines, les scènes de genre (Droochsloot, Wouwerman) et les natures mortes (Claesz, Coninck). »

Nous avons là une vision d'ensemble de cet art particulièrement réputé à son époque et par la suite, depuis la grande peinture d’histoire jusqu'aux « petits tableaux de cabinet très appréciés des marchands et des bourgeois des anciens Pays-Bas ».

Photographie de gauche : Portrait de femme par François II Pourbus (1569-1622). Musée des Beaux-Arts de Nantes. © RMN -Photographie : G.BLOT. »

Photographie de droite : Madeleine pénitente par Abraham Bloemaert (1564-1651). Huile sur toile de vers 1590.

Photographie de gauche : L'Embarquement. Tableau de Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625). Ce genre de peinture aux dimensions réduites était particulièrement ouvragé dans les détails, afin que l'on puisse admirer la minutie du travail de composition, assis, le tableau posé sur les genoux.

Photographies ci-dessous : Portraits par Jacob Ferdinand Voet (c. 1639 - c. 1689/170).

 

 

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L'Inca et le Conquistador

Du 23 juin au 20 septembre 2015 le Musée du quai Branly retrace la conquête de l'Empire inca dans une exposition intitulée L'Inca et le Conquistador.

Si celle-ci est moins importante par le nombre d'objets que celle sur les Mayas qui s'est conclue en février 2015 dans ce même musée, elle est cependant intéressante par l'épopée tragique qu'elle nous dévoile. La rencontre originelle fut terrible pour les Incas qui y perdirent des millions de personnes et une grande partie de leur culture. On y apprend qu'avec un poignée d'hommes, les Espagnols du XVIe siècle ont réussi à prendre le pouvoir sur tout un empire.

À cette époque les conquistadores diffusent le mythe d'une contrée d'Amérique du Sud supposée regorger d'or.

Photographie de gauche : Petite « jarre en forme de musicien jouant du tambour et de l'antara (flûte de pan). Pérou. Culture chincha, 1100-1450. Terre cuite. Museo Nacional de Arqueología, Antropología e Historia del Perú, Lima, C-55291 ».

Photographies ci-dessous : « Récipients rituels, conopas. Pérou. Culture inca, 1450-1532. Pierre. Musée du quai Branly, Paris ». Ces objets représentent ici un alpaga et un lama. « Les conopas présentent une cavité destinée à recevoir une offrande [...] enterrées dans les champs elles assurent la fertilité des troupeaux. »

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Charles de la Fosse, les Amours des dieux.

La ville de Nantes propose en ce moment deux intéressantes expositions, l'une sur les peintres Flamands et Hollandais des XVIe et XVIIe siècles, et une autre sur Charles de la Fosse, peintre contemporain de Louis XIV. Je reviendrai dans un prochain article sur la première. La seconde, intitulée Charles de la Fosse, les Amours des dieux, se déroule du 19 juin au 20 septembre 2015 dans la Chapelle de l'Oratoire, lieu du XVIIe qui convient à un artiste de ce siècle. Cette exposition présente moins de tableaux que dans celle du château de Versailles Charles de la Fosse (1636-1716) : Le triomphe de la couleur qui s'est clôturée le 15 mai dernier. Cependant les œuvres sont présentées avec plus d'espace, offrant davantage de résonance à leurs dimensions honorables, et surtout avec une lumière principalement naturelle, sans les projecteurs qui à Versailles donnaient de vilains effets de clairs-obscurs.

Charles de la Fosse est un peintre particulièrement intéressant, un arbre qui je l'espère permettra pour beaucoup de (re)découvrir toute la forêt de la peinture française de la seconde partie du XVIIe siècle, abondante, très riche, novatrice, et dont de nombreux artistes de qualité sont encore trop peu connus.

D'abord c'est un peintre ayant une grande pratique et une parfaite maîtrise technique de son art. Ses ébauches nous dévoilent un dessin sûr aux tracés marqués. Cette vigueur et cette accentuation des contours restent présentes dans ses peintures bien que les traits soient remplacés par un léger sfumato en dégradés précieux. Les volumes sont ainsi doucement accentués de même que par les couleurs. La délicatesse des corps, la luminosité de nacre qui en jaillit, l'expressivité des visages, la douceur des gestes portés par des couleurs flamboyantes, la qualité des coloris, des drapés, l'élégance des formes, les gestes accentuant la lascivité et l'abandon, et la distinction des thèmes sont mis en valeur par les contrastes d'arrière-plans 'tournoyants', souvent plus sombres.

Les corps sont d'une sensualité galante que l'on retrouvera au XVIIIe siècle par exemple chez François Boucher (1703-1770). Les drapés sont velouteux, soyeux et parfois aériens, comme dessinés par un zéphyr ou une suave brise. Ils mettent en valeur les corps par les déshabillés qu'ils forment autour de ceux-ci. Parfois ils semblent se fondre en eux afin de dévoiler, sans le faire directement, les parties les plus intimes. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la mythologie est le seul moyen de représenter ouvertement des corps nus ou à demi nus, des poitrines offertes, des genoux... Sous les traits d'une Vénus, d'un Apollon ou d'un autre dieu, les contemporains pouvaient reconnaître sans doute des portraits galants. C'était souvent un jeu de se faire ainsi représenter, une sensualité drapée sous des références mythologiques. Ces « amours des dieux » étaient alors ceux des commanditaires !

Au-delà de la maîtrise picturale et de la galanterie légère de ces œuvres, il y a une réelle originalité démarquant Charles de la Fosse d'un classique Nicolas Poussin (1594-1665) ou d'autres artistes du Grand Siècle et annonçant le XVIIIe avec son insouciance, son élégance plus légère, ses putti grassouillets, ses corps lascifs davantage offerts et ses scènes plus 'bourgeoises'.

Cet artiste, d'une tendre et légère densité, est tout entier dans le plaisir sensuel de la composition de sa peinture, dans sa recherche de nouveauté, son modernisme. On peut aussi mettre son œuvre en parallèle avec les thèmes et la musique de l'opéra qui naît véritablement en France avec Lully dans les années 1670, ce que fait la dernière partie de l'exposition.

Deux premières photographies : « Clytie changée en tournesol par Apollon, Charles de La Fosse, 1688. © Château de Versailles, Dist. RMN /Jean-Marc Manaï. »

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Grands magasins : le Printemps fête ses cent-cinquante ans.

Créé en plein second Empire, en 1865, au coin de la rue du Havre et du boulevard Haussmann, derrière l'Opéra pas encore terminé, le Printemps fête aujourd'hui ses cent-cinquante ans, pendant que LVMH laisse à l'abandon La Samaritaine (construite en 1870) depuis 2005 (dix années d'abandon à fêter !) dans un état lamentable, dans le but de totalement la détruire. Le Printemps lui a été racheté par un fonds Qatari. On lit dans un article de Libération : « Le montage retenu est d’une opacité jusque-là inconnue dans nos contrées [...] c’est du jamais-vu ».

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Le Grand Trianon de Louis XIV à de Gaulle

Du 18 juin au 8 novembre 2015 une nouvelle exposition est visible au Grand Trianon de Versailles intitulée Le Grand Trianon de Louis XIV à de Gaulle. Celle-ci n'est pas très grande, mais a le mérite de présenter quelques œuvres intéressantes et surtout de donner une vision de l'utilisation de ce lieu, depuis sa construction jusqu’à 1960, à travers des plans, des gravures, des dessins et autres objets d'art d'époque évoquant l’histoire des aménagements et des transformations du bâtiment et les personnalités qui l'ont côtoyé.

En 1668 Louis XIV fit l'acquisition du village de Trianon afin d'agrandir son domaine de Versailles. Il rasa le lieu et y fit construire un premier palais : « Le Trianon de porcelaine ». Louis Le Vau puis François d'Orbay en furent les architectes. Les jardins furent tracés par un neveu de Le Nôtre, Michel III Le Bouteux. Le lieu devait être féerique.

Le pavillon central, de style « chinois » et les quatre petits pavillons secondaires étaient couverts de faïences bleues et blanches, imitant la porcelaine asiatique, commandées aux manufactures de Delft, Rouen, Lisieux et Nevers, et étaient décorés d'éléments d'architecture et de sculptures multicolores dans le même matériau. La céramique se retrouvait aussi dans le jardin (fonds des bassins etc.) et à l'intérieur du palais, donnant un ensemble particulièrement harmonieux, une concordance de couleurs qui se poursuivait dans le jardin luxuriant et odoriférant, qui faisait donner à l'édifice l'autre nom de « Palais de Flore ». Le duc de Saint-Simon écrivit que « rien n’était si magnifique que ces soirées à Trianon, tous les parterres changeaient tous les jours de compartiments de fleurs, et j’ai vu le Roi et toute la cour les quitter à force de tubéreuses dont l’odeur embaumait l’air, mais était si forte par leur quantité que personne ne put tenir dans les jardins, quoique très vastes et en terrasses sur un bras du canal ». Ce jardin luxueux était continuellement fleuri d’espèces rares, colorées et très odorantes. Pour cela on faisait venir des fleurs de toute la France (essentiellement de Provence) et de l’étranger (tulipes de Hollande, jasmins d’Espagne). Assortis aux lys royaux, ces milliers de jonquilles, anémones, cyclamens et autres jacinthes faisaient des parterres un véritable camaïeu bleu, blanc, rouge : les couleurs du Roi et de la Vierge. Des orangers étaient plantés en pleine terre, du côté du canal, qu’il fallait chaque hiver couvrir avec des vitres. Deux galeries de treillages encadraient ce jardin, l’une d'elle menant au cabinet des parfums, petite bâtisse un peu à l’écart où l’on venait profiter des senteurs des fleurs.

La faïence se détériorant rapidement au contact du gel, l'entretien du Trianon de porcelaine s'avèra très difficile. En 1687 on décida de le remplacer par un Trianon de marbre construit par Hardouin-Mansart, qui y éleva un palais à l’italienne composé d'un seul rez-de-chaussée (certains appartements sont en étage mais dissimulés dans l'ensemble) s’étendant en une succession d’ailes de couleurs or et rose (marbre rose du Languedoc). La réalisation du péristyle fut confiée à Robert de Cotte. L’intérieur, entièrement blanc, était orné de boiseries, plusieurs fois remaniées. Les peintures, en particulier sur le thème des Métamorphoses d’Ovide, étaient réalisées par Charles de La Fosse, François Verdier, René-Antoine Houasse, Noël et Antoine Coypel, Louis et Bon Boullogne, Bertin, Marot, Martin, Allegrain ou encore Jean Jouvenet. La galerie était ornée de vues des bosquets de Versailles par Jean Cotelle. Ces tableaux sont de véritables joyaux par leurs couleurs surtout. Aujourd'hui il en manque quelques-uns et d'autres ont été remplacés par des fac-similés (des photographies grandeur nature), ce qui ne me semble pas un choix judicieux, le mélange d'oeuvres exceptionnelles à des reproductions de pacotille en disant long sur l'état d'esprit actuel... J'ai déjà fait remarquer dans cet article Thé, café ou chocolat ? qu'il est déplorable de voir de plus en plus utilisés dans les expositions des fac-similés de dessins ou gravures. Il s'avère donc qu'on utilise aussi ce procédé dans les musées pour les peintures.

L'exposition Le Grand Trianon de Louis XIV à de Gaulle se déroule pendant que sont entrepris des travaux de restauration (commencés en janvier de cette année) des parties réaménagées par le général de Gaulle au premier étage (ses appartements). Ces pièces seront ouvertes dans quelques mois pour une seconde exposition prolongeant cette première. Celle-ci s'intéressera particulièrement à l'utilisation du Grand Trianon par nos politiques ces dernières quelques dizaines d'années. Je crois qu'il faudra s'attendre une nouvelle fois à un encensement de la dictature qu'est la République populaire de Chine. Rappelons que la manifestation organisée à Versailles pour fêter le cinquantième anniversaire de la reconnaissance de la Chine populaire par le général de Gaulle, le 27 mars 2014, a été une véritable honte pour la France. À cette occasion un dîner a été offert dans le Salon des jardins du Grand Trianon par le président François Hollande au président chinois Xi Jingping et à son épouse. Dans le dossier de presse il est indiqué, j'espère avec humour, que « Cet événement a permis au Grand Trianon de renouer avec son passé républicain », ce qui montre, si besoin est, que nous sommes à une époque particulièrement sombre de notre propre histoire ! Rappelons aussi que les campagnes de répression de l'ère Mao Tsé-toung (1893-1976) ont fait des millions de morts. Seulement pour la Révolution culturelle (qui commence en 1966) on parle de cent millions de personnes victimes de soucis à cette époque, presque chaque famille ayant eu au moins la disparition d'un membre à déplorer. Quant à aujourd'hui, la démocratie n'y est toujours pas d'actualité, le Tibet toujours envahi, la censure de masse toujours présente, etc. etc. Pour continuer sur ce lugubre sujet, savez-vous que dernièrement le gouvernement français a autorisé la police de la République populaire de Chine à se rendre et évoluer librement en France afin de surveiller ses ressortissants venus faire les touristes dans notre pays ?

Première photographie prise à l'extérieur du Grand Trianon, entre des piliers de la galerie extérieure donnant d'un côté sur les jardins, de l'autre (image) sur la cour.

Seconde et dernière photographies : Vue des parterres de Trianon avec Zéphyr et Flore par Jean Cotelle (1645-1708). Gouache sur traits de pierre noire. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. « Ayant reçu commande en 1688 de tableaux représentant les jardins de Versailles destinés à décorer la galerie de Trianon, Jean Cotelle donna d’abord des modèles peints à la gouache. Sur ce dessin montrant les parterres de Trianon, qui fut également peint à l’huile pour la galerie, on remarque que le château était à l’origine surmonté de groupes sculptés, qui furent détruits à partir de 1810. Les massifs, très denses et touffus, étaient aux couleurs du roi, et des arbres y étaient plantés en pleine terre. Les personnages de Zéphyr et Flore, souvent représentés dans les décors peints de Trianon, évoquent parfaitement l’esprit de ce château de campagne qualifié de palais de Flore. »

Troisième et quatrième photographies : Apollon et Thétis par Jean Jouvenet (1644-1717). Huile sur toile. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. « Commandé pour le Cabinet de repos de l’appartement Madame de Maintenon au Grand Trianon, ce tableau fut achevé en 1701. Son sujet fut plusieurs fois traité par les artistes à Trianon. En effet, Jean Jouvenet, François Verdier et Charles de La Fosse en donnèrent également une version. Très révélateur de l’esprit du château, Apollon est en effet l’image de Louis XIV, le Roi-Soleil, rendant visite à sa maîtresse Thétis. Trianon est donc le château des amours du roi, contrairement à Versailles où règne un souverain en gloire. Le décor peint de Trianon fut puisé dans les Métamorphoses d’Ovide, principalement axé sur les déesses transformées en fleurs, donnant ainsi un sens supplémentaire au surnom de « palais de Flore » qui fut donné au château. Comme la plupart des tableaux de Trianon, celui-ci fut ôté à la Révolution. Exposé au musée spécial de l’École française, créé à Versailles en 1797, il fut ensuite envoyé au musée de Caen en 1804. Il ne rentra à Trianon que dans les années 1960, comme tous les autres tableaux de la commande, lors de la restauration entreprise à la demande du général de Gaulle et d’André Malraux. »

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Le fonds d’archives de la famille du Châtelet

Les Archives départementales de la Haute-Marne proposent, du 20 juin 2015 au 18 décembre 2015, l'exposition Dans les arcanes d’une famille illustre : Les Archives du Châtelet révélées dans la petite commune de Chamarandes-Choignes.

Le fonds d’archives de la famille du Châtelet est riche de plusieurs milliers de documents allant du XIIIe siècle au XVIIIe. Certains d'entre eux sont exposés. Cela est complété par des prêts de particuliers et d’autres pièces rares des archives.

C'est une belle occasion de suivre une grande famille durant quelques siècles à travers des documents certes souvent administratifs. Cette famille est aussi celle de la femme des Lumières Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, communément appelée Émilie du Châtelet (1706-1749), femme de lettres, mathématicienne, physicienne et amie intime de Voltaire pendant quinze années.

L’exposition aborde sept grands thèmes :
- La maison du Châtelet au fil des siècles ;
- Les du Châtelet au service de la Lorraine et de la France ;
- Le château et les jardins de Cirey ;
- L’économie domaniale de Cirey ;
- Émilie du Châtelet, première femme de sciences en France ;
- La vie quotidienne à Cirey du temps d’Émilie ;
- Madame de Simiane, l’autre dame de Cirey.

Photographies ci-dessus : « Contrat de mariage de Charles-Gabriel du Chatelet. © Conseil départemental de la Haute-Marne. »

Photographies ci-dessous : « Portrait de Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, Marianne Loir. Huile sur toile. Musée des Beaux-Arts de Bordeaux. © RMN-Grand Palais - A. Danvers. »

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Tassinari & Chatel

La maison Tassinari & Chatel et la maison Prelle sont les deux derniers soyeux (fabricants ou négociants de soieries) lyonnais travaillant encore sur des métiers à bras (non mécaniques). Je suis particulièrement sensible à ce genre de manufactures car j'ai vécu mon enfance dans un village entre Saint-Etienne et Lyon, pas très loin de Panissières où Tassinari & Chatel a installé dernièrement son usine moderne avec des métiers à tisser de la dernière génération, les métiers à bras étant regroupés à Lyon, à la Croix Rousse, dans un des derniers ateliers de canuts (nom donné à Lyon et sa région aux ouvriers tisserands de soie travaillant sur un métier à tisser). Dans mon village c'était même la principale activité. Il y avait des usines avec plusieurs métiers, et un grand nombre de familles avaient leur propre atelier avec un ou deux métiers à tisser. Chaque ville, chaque village avaient leurs spécialités. À Lyon c'était la soie, à Saint-Etienne les rubans, à Tarare la mousseline etc.

Les maisons Tassinari & Chatel et Prelle conservent non seulement un savoir-faire mais aussi des documents inestimables de soieries anciennes et autres archives d'époque dans leurs fonds.

Lors de ma visite du château de Fontainebleau pendant le Festival de l’histoire de l’art (29 au 31 mai) que j'ai beaucoup apprécié, j'ai contemplé le travail des maisons Prelle et Tassinari & Chatel. Cette dernière a notamment tissé pour le Boudoir turc, ouvert au public très récemment, un velours de soie à lames d'or semblable à celui commandé par l’Impératrice Joséphine. Entre 1965 et 1969, la société Prelle a aussi restauré à l'identique le grand broché de la chambre de l'Impératrice au Château de Fontainebleau. Les étoffes originales ayant été fabriquées aux alentours de 1789 sous ordre de Marie-Antoinette et réutilisée par l'Impératrice sur des meubles premier Empire, cela donne un mélange étrange mais historique (voir photographies ci-dessous) !

Voir aussi l'article intitulé Lyon : capitale française de la soie.

Photographies ci-dessus : Images prises dans le lieu servant aux présentations de Tassinari & Chatel à Paris.

Photographie de gauche : Endroit et envers d'un tissu en soie tissé par Tassinari & Chatel.

Photographies ci-dessous : Lampas brochés de la chambre de l’Impératrice au Château de Fontainebleau exécutés par la manufacture Prelle.

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Boîtes et coffrets romantiques

Du 16 juin au 13 septembre 2015 le Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups - Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry expose des Boîtes et coffrets romantiques, avec une sélection d'une cinquantaine d'objets réalisés pour les contemporains de Chateaubriand, « évoquant un certain art de vivre à la française », tous appartenant à un même collectionneur : M. Vincent Boirel.

« Fabriquée dans les quartiers du Palais-Royal et du Marais, avec des matériaux précieux comme les bois exotiques, l'ivoire, la nacre, cette « petite bimbeloterie élégante » était commercialisée dans d'élégants magasins, autour de la Bourse ou dans le quartier de la Chaussée d'Antin à Paris. »

Cette exposition s'intègre au parcours des collections permanentes dans les différentes pièces de la Maison de Chateaubriand.

Photographie ci-dessus : Coffret de toilette pour homme. ©CD92/ Willy Labre.

Photographie ci-dessous : Boîtes pour gants, papillottes (écrit ainsi, pour se friser les cheveux), bijoux, teintures, mouchoirs. © CD92/ Willy Labre.

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Enfants, amenez vos parents à la Galerie des Gobelins, le 13 juin !

L'exposition L’Esprit et la Main : Héritage et savoir-faire des ateliers du Mobilier national continue à la Galerie des Gobelins à Paris.

Le 13 juin, enfants, amenez vos parents ! C'est la journée des familles avec la gratuité de l’entrée de l’exposition pour tout adulte accompagné d’un enfant de moins de 16 ans, de 11h à 18h.

Une découverte ludique a été concoctée pour l'occasion en présence du personnel scientifique et des techniciens d'art du mobilier national.

De nombreuses activités ponctueront cette journée :
- Un livret pédagogique sera remis aux enfants suivant leur âge (4-6 ans et 7-11 ans) ;
- Réalisation d’une œuvre participative avec des matières premières utilisées dans les ateliers ;
- Bornes tactiles pour effleurer les matériaux ;
- Jeu de piste.

Une bonne occasion de divertir les enfants en les sensibilisant aux beaux-arts.

Photographie : Atelier de restauration de tapisseries. © Vincent Leroux.

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Promenade(s) des Anglais

La manifestation Promenade(s) des Anglais se déroule du 12 juin au 4 octobre 2015 dans treize musées et galeries de Nice, avec quatorze expositions :

- GALERIE DES PONCHETTES (une exposition du Museum d’Histoire Naturelle), du 12 juin au 4 octobre 2015 : Du rivage à la Promenade. Une histoire naturelle.
- MUSÉE D’ARCHÉOLOGIE DE CIMIEZ, du 12 juin au 4 octobre 2015 : D’Est en Ouest, 20 siècles de promenade sur le territoire niçois.
- MUSÉE D’ART MODERNE ET D’ART CONTEMPORAIN (MAMAC), du 12 juin au 4 octobre 2015 : La Prom’ pour atelier.
- MUSÉE INTERNATIONAL D’ART NAÏF ANATOLE JAKOVSKYZ, du 12 juin au 4 octobre 2015 : La Promenade, tout simplement...
- MUSÉE DES BEAUX-ARTS, du 12 juin au 4 octobre 2015 : Raoul Dufy, la Promenade comme motif.
- MUSÉE MASSÉNA, du 12 juin au 4 octobre 2015 : La Promenade ou l’invention d’une ville.
- MUSÉE MATISSE, du 12 juin au 4 octobre 2015 : Henri Matisse. Promenades intérieures.
- MUSÉE NATIONAL MARC CHAGALL, du 4 juillet au 21 septembre 2015 : Nice, Soleil, Fleurs. Marc Chagall et la baie des Anges.
- PALAIS LASCARIS , du 12 juin au 4 octobre 2015 : Les Fêtes d’Art, Hôtel Rhul ,
Promenade des Anglais, 1924-1926
.
- THÉÂTRE DE LA PHOTOGRAPHIE ET DE L’IMAGE, du 12 juin au 13 septembre 2015 : Martin Parr, Life’s a Beach. Un Anglais à Nice.
- VILLA ARSON, du 28 juin au 21 septembre 2015 : Portraits de la Promenade des Anglais. Création cinématographique de Marie Losier et Catherine Libert.
- GALERIE DE LA MARINE, du 27 juin au 4 octobre 2015 : Les diplômés de la Villa Arson sur la Promenade.
- MUSÉE D’ART MODERNE ET D’ART CONTEMPORAIN (MAMAC), du 12 juin au 29 novembre 2015 : Keith Sonnier: Light Works.
- MUSÉE NATIONAL DU SPOR , du 12 juin au 20 septembre 2015 : En mode sport.

Je ne sais pas ce que valent ces expositions, mais ceux qui sont à Nice ne s'en plaindront pas !

Photographie : « Affiche illustrée par Lorenzi, 1926, imprimerie de l’Éclaireur à Nice. »

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Acquisitions du Musée du papier peint de Rixheim

PROLONGATION JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 2016 !

Le Musée du papier peint de Rixheim a été fondé en 1983 à partir de la collection Zuber (composée d'éléments du début du XIXème siècle à 1983) et celle du Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse, constituant un corpus de plus cent-vingt-mille documents. Depuis sa création il continue de s'enrichir de plusieurs centaines de documents par an.

Jusqu'au 16 mai 2016, le musée donne à apprécier une exposition temporaire intitulée Enrichir, développer, Accroître : 30 ans d'acquisitions au Musée du Papier Peint avec un choix d'une cinquantaine de ces oeuvres sélectionnées parmi toutes ces acquisitions, couvrant un large panorama de l'histoire du papier peint des origines à nos jours : « des papiers peints dominotés du 18ème à la création contemporaine de ce début de 21ème siècle ». Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, le musée présente aussi une exposition permanente avec des exemples de tous horizons ainsi qu'un « échantillonnage du matériel qui a permis d'imprimer le papier peint à la main et à la machine, du XVIIème siècle aux années 1930 ».

Le papier peint est une technique qui pendant de nombreuses années a fait, et continue de faire, rentrer l'art dans des maisons ainsi que la fantaisie et le rêve à travers des scènes historiées, décoratives ou fantaisistes (parfois les trois en même temps). Combien d'enfants et d'adultes se sont endormis en regardant danser sous la lumière de la lune les formes imprimées du papier de leur chambre, et ainsi entrer paisiblement dans le rêve ?

Premières photographies : « Paravent décoré de papiers peints. Manufacture inconnue, France, vers 1790. Impression à la planche. Inv. 2011.27 (Achat en vente publique). » © Musée du papier peint de Rixheim.

Photographie de gauche : « Boîte à secrets. Manufacture inconnue, France, vers 1790. Papier marbré et impression à la planche. Inv. 2013.18.1 ( Achat sur internet). » © Musée du papier peint de Rixheim.

Photographies ci-dessous : « Papier de tapisserie. Atelier Defourcoy, Paris, vers 1720. Planche et pinceautage. Inv. 982 PP 64 (Ancienne coll. Follot, Paris). » © Musée du papier peint de Rixheim.

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L'horreur 'artistique' continue

Alors que le ministère de la Culture et le Gouvernement vend une partie de notre patrimoine, que certains monuments ont du mal à trouver des financements pour leur conservation, un gaspillage d'argent et des horreurs 'intellectuelles' et 'artistiques' continuent de pleuvoir au milieu de monuments emblématiques de notre histoire. Après des godemichets anaux à la Monnaie de Paris (voir ici et ici) et l'éradication du Bosquet du théâtre d'eau de Versailles (voir ici), Versailles propose à Anish Kapoor d'exposer « le vagin de la reine », de « bouleverser l'équilibre et d'inviter le chaos ». Dans l'article de Le Point visible ici, où j'ai eu l'information, on apprend aussi que ce « vagin de la reine qui prend le pouvoir » représente « 500 tonnes de pierres venues de Belgique et 1 000 tonnes de terre issues de la production agricole ». « Chaque pierre pèse 25 tonnes : il a fallu des grues et des plaques de roulement pour les amener à la place voulue par l’artiste. Certains des éléments de la sculpture étaient peints sur place : il a fallu, aussi, emmailloter intégralement les statues qui encadraient le Tapis vert le temps de l’opération. » « Même travail de titan, et même casse-tête, pour l’installation d’un canon à cire rouge dans la salle du Jeu de paume. Un lieu, dit Anish Kapoor au JDD, « où ont été prononcés les mots liberté, égalité, fraternité, un symbole du pouvoir encore imprégné d'une formidable tension ». « Face au tableau de David, explique-t-il, j'ai placé un canon qui tire 5 kilos de cire, une matière évoquant des corps en bouillie, dans un coin de la pièce. » Là encore, les murs et les sols historiques ont été recouverts de façon à ne recevoir aucune projection. » « Pour le Vortex, un bassin de 9 mètres carrés au tourbillon perpétuel qui affleure à hauteur du sol, le problème – passé celui de l’excavation – a été inverse : faire en sorte que les (très nombreux) visiteurs du domaine ne risquent pas une chute. » « Cela, pour un coût supporté par le mécénat, mais sur lequel le domaine préfère rester discret. Un coût « significatif », dit pudiquement Laurent Brunner... » Où se loge la pudeur ???

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Les lois du 'marcher' : L'Amour interdit de séjour à Paris.

Aujourd'hui il est interdit d'exprimer son amour d'une autre personne à Paris en mettant un cadenas sur le Pont des arts. C'était un mouvement spontané où les personnes exprimaient l'amour de la capitale française et l'espoir dans le rêve que cette ville a porté pendant des siècles : celui de l'amour.

La mairie de Paris lance le retrait définitif des cadenas du Pont des arts. Avant la pose de panneaux vitrés sur l’ensemble du pont, celle-ci propose une intervention artistique. Est-ce de la provocation ? Si je n'avais pas peur qu'une nouvelle fois la révolution ne serve que les intérêts de la vulgarité, je dirais de se soulever contre notre 'intelligentsia' veule et collaboratrice...

Nous sommes dans un monde aussi lisse qu'une dictature qui avance au son des bottes... dans un univers fait de béton, vitres, plastique, goudron et d'écrans... tout cela pour mieux glisser... pour ne pas s'arrêter et réfléchir... et suivre les lois du marcher au pas... dans une société où ceux qui pactisent avec les horreurs élèvent des monuments en l'honneur de résistants de temps révolus et qui ne parleront plus.

Donnons des ponts à l'amour pour s'exprimer !

Photographies ci-dessus : Quelques cadenas encore présents. Le bâtiment en arrière-plan est Le Louvre.

Photographie de droite prise ce jeudi. La plupart des cadenas sont déjà enlevés. La grande majorité des barrières sont recouvertes de peintures. Derrière on aperçoit La Samaritaine qui est laissée à l'abandon depuis plusieurs années par LVMH (voir cet article) qui souhaite détruire ce bâtiment.

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Marines flamandes et hollandaises des XVIe et XVIIe siècles

Jusqu'au 12 juillet 2015 l'exposition La Flandre et la mer : De Pieter De l’Ancien à Jan Brueghel de Velours, nous immerge dans l’univers des marines flamandes et hollandaises des XVIe et XVIIe siècles, au Musée de Flandre de Cassel.

Photographie : « Paul Bril (Anvers, 1554 - Rome, 1626), Vue d’un port de mer, huile sur toile, 107 x 151 cm. Rome, Galleria Borghèse, inv. 354. © Galleria Borghese, Rome, Italy/Bridgeman Images. »

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Journées nationales de l'archéologie

Les Journées nationales de l’Archéologie ont été mises en place à partir de 2010 par le Ministère de la Culture et de la Communication et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).

Cette année celles-ci se déroulent les 19, 20 et 21 juin 2015, avec plus de cinq-cents événements organisés dans toute la France (voir ici).

Par exemple, le samedi 20 juin 2015, de 11 h à 17 h, l'École des chartes organise dans ce cadre trois conférences : « Jules Quicherat (1814-1882) : un archéologue à l'École des chartes », « Découverte du cimetière médiéval et moderne de l'hôpital de la Trinité à Paris… et maintenant ? » et « L'archéologie de la préparation à la guerre de siège moderne : le fort Saint-Sébastien de Saint-Germain-en-Laye ».
 

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De Versailles à La Motte Tilly : L’abbé Terray, ministre de Louis XV.

« Dans le cadre d’un partenariat avec le Centre des monuments nationaux, le Château de Versailles présente une nouvelle exposition au Château de La Motte Tilly, consacrée à l'abbé Terray, qui fut le propriétaire du lieu au XVIIIe siècle. S’appuyant sur des documents d’archives et des portraits des collections de Versailles, elle retrace le parcours de cet homme d’État, l’un des ministres influents de la fin du règne de Louis XV, parmi les plus controversés du XVIIIe siècle. Elle met en lumière cet amateur d'art et les propriétaires successifs de ce domaine jusqu'à la Révolution. »

L'exposition De Versailles à La Motte Tilly : L’abbé Terray, ministre de Louis XV se déroule jusqu'au 20 septembre 2015.

Photographie de gauche : Portrait de Louis XV (1710-1774) datant de 1771 par l'atelier de Louis Michel Van Loo (1707-1771), Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.

Photographie de droite : Une vue de l’exposition. © Thomas Garnier - Château de Versailles.

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Amours, vices & vertus à la Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais

Ce n'est assurément pas pour les œuvres contemporaines que j'écris sur l'exposition Amours, vices & vertus à la Galerie nationale de la tapisserie de Beauvais, se déroulant du 30 mai au 16 août 2015, mais pour les tapisseries et papiers peints exceptionnels réalisés entre le XVIe siècle et le milieu du XIXe prêtés par le musée des Arts décoratifs de Paris et proposés à notre délectation.

« Remarquables par leur qualité et leur format, ces œuvres témoignent de l’influence de la littérature religieuse et profane du Moyen Âge et de la Renaissance, mais aussi de son interprétation durant le Grand Siècle. En contrepoint à ces tapisseries et papiers peints, les œuvres de 12 artistes contemporains établissent un dialogue avec ces pièces « historiques » autour des vices et des vertus provoqués par le sentiment amoureux. »

Les tapisseries sont d'une grande beauté et en très bon état, avec des couleurs éclatantes. Elles sont aussi impressionnantes par leur grandeur.

Photographies ci-dessus : « Grotesques sur fond jaune. Tapisserie, Jean Rost, Florence. 1546/1560. H. 380 x L. 656 cm. © Les Arts décoratifs, Paris / Jean Tholance. »

Photographies ci-dessous : « L’Amour profane. Tapisserie, Ateliers de La Marche ?, France, vers 1525-1530. H. 274 x L. 239 cm. © Les Arts décoratifs, Paris, Laurent Sully Jaulmes. »

Photographies ci-dessous : « Tancrède rend à Herminie la liberté. Tapisserie, manufacture Raphael de La Planche, France, vers 1645-1660. H. 348 x L. 455 cm. © Les Arts décoratifs, Paris, / Laurent Sully Jaulmes. »

Photographies ci-dessous : Papiers peints du XIXe siècle. La qualité est remarquable. Chaque couleur est imprimée à part à partir d'une planche gravée lui étant destinée. Tout est parfaitement et délicatement ajusté.

 

 

Photographie ci-dessous : Les Métamorphoses d’Ovide. Papier peint panoramique en grisaille de la fin XVIIIe siècle (Les Arts décoratifs, Paris). Il fait 180cm de haut et donc plusieurs mètres de large. Il se déployait sur tous les murs de la pièce. Nous avons là un ensemble de dix lés, chacun représentant « un épisode dont le titre est imprimé dans un cartouche au bas du paysage, rappelant les liens existant avec le monde de la gravure et du livre. Les scènes rapportées sur les lés sont directement inspirées des Métamorphoses d'Ovide, traduites du latin au français par l'abbé Banier et publiées en quatre tomes entre 1767 et 1771 ».

À Beauvais on peut aussi admirer, à côté de la Galerie nationale de la tapisserie, une cathédrale construite au XIIIe siècle qui laisse songeur par sa hauteur (quarante-huit mètres) et par son caractère inachevé qui lui donne un certain charme. On peut y contempler quelques œuvres d'art remarquables (peintures, vitraux, boiseries...) et une horloge astronomique datant de 1865-1868. La cathédrale se trouve près du Palais épiscopal, aujourd'hui Musée départemental de l'Oise dédié au XIXe siècle. Ce bâtiment est magnifique avec ses deux imposantes tours (châtelet) du XIVe siècle, sa partie construite au XIIe siècle sur la face occidentale du mur du castrum de Caesaromagus élevé au IVe siècle, et sa partie du XVe siècle qui abrite le musée consacré au XIXe siècle.

Photographie de gauche : Vue de la cathédrale à partir du manège se trouvant devant la Galerie nationale de la tapisserie.

Photographies ci-dessous : Extérieur et intérieur du Palais épiscopal de Beauvais.

Photographies ci-dessous : À gauche : Peintures dite des Sirènes musiciennes datant de 1306-1310. À droite : Dans la même salle est exposée une petite statue du 1er siècle après J.-C., fabriquée par le peuple gaulois de la région : les Bellovaques.

Photographie ci-dessous : Installation avec projections de phrases et lettres sur la charpente du Palais épiscopal, en bois de chêne, datant du début du XVIe siècle.

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La Grenouillère revisitée

PROLONGATION JUSQU'AU 2 OCTOBRE 2016 !

L’exposition La Grenouillère revisitée est organisée, du dimanche 7 juin 2015 au mercredi 30 mars 2016, à Croissy-sur-Seine, pour les vingt ans de l’association des Amis de la Grenouillère, avec un nouvel accrochage d’œuvres de ses collections, « jamais exposées et ressorties des réserves pour l’occasion », retraçant « l’histoire de la Grenouillère et son caractère festif qui à l’époque des impressionnistes attirait les foules en quête de joies du grand air ».

Sur l'exposition précédente et le thème de la marine d'eau douce des environs de Paris voir les articles : Le Canotage en Seine de Maupassant à Mistinguett et Le canotier et la canotière.

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Portrait de Chateaubriand

Le Département des Hauts-de-Seine vient d’acquérir un tableau inédit d'Anne-Louis Girodet-Trioson (1767-1824). Il s'agit d'un modello ayant précédé la réalisation du célèbre portrait de François-René de Chateaubriand (1768-1848) sur fond de paysage romain, dont l’original se trouve au musée de Saint-Malo (voir ici) et une copie au Château de Versailles.

Cette huile sur toile, de 40 x 32 cm et datant de 1809, fait désormais partie des collections du Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups - Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry.

Ce portrait est dans le pur style romantique (du reste l'arrière plan est constitué de ruines de la Rome antique), Chateaubriand étant en France le précurseur de ce mouvement, non seulement dans ses écrits mais aussi sa vie. Écrivain, voyageur et homme politique, il parcourt avec brio une époque troublée.

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Métamorphoses

Du 3 au 7 juin 2015 (avec une soirée de vernissage le mardi 2 juin de 18h à 22h), le Carré rive gauche, quartier parisien d'antiquaires et de galeries d'art situés entre le Musée d'Orsay et les Beaux-arts, a choisi pour thème les Métamorphoses.

Photographie : L'antiquaire Isabelle Chalvignac expose pour l'occasion un secrétaire parisien de vers 1750 se transformant en table de toilette : « son serre papiers à deux rangs de tiroirs se soulève et se métamorphose en toilette de dame avec miroir et caves à flacons. »

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Merveilleuses & merveilleux