Vermeilleux ! L’argent doré de Strasbourg du XVIe au XIXe siècle.

ToiletteEnVermeil1789420.jpgToiletteEnVermeille1784-420.jpgLa Galerie Kugel à Paris propose jusqu'au 8 novembre 2014 une exposition intitulée VERMEILLEUX ! L’argent doré de Strasbourg du XVIe au XIXe siècle.

Celle-ci présente un ensemble prestigieux de plus d'une centaine de pièces en vermeil de fabrication strasbourgeoise.

Cette exposition « couvre l’essentiel des styles et des formes. » Elle « s’articule autour de deux parties chronologiques : l’influence germanique à la Renaissance et à l’époque Baroque, puis le style français des XVIIIème et XIXème siècles, passant par le style rocaille et le néoclassicisme. »

« Le catalogue accompagnant l’exposition propose une étude scientifique pour chaque pièce ainsi qu’un répertoire exhaustif de tous les orfèvres de Strasbourg de 1540 à la Révolution, constituant ainsi l’ouvrage de référence sur le sujet. »

L'entrée est libre.

Photographie du haut : « Toilette en argent doré de la comtesse Von der Leyen, Strasbourg, 1789, par Johannes Jacob Kirstein et Carl Ludwig Emmerich. © Guillaume Benoit. »

Photographie de gauche : « Toilette en argent doré de la Duchesse de Mecklenburg-Strelitz, Strasbourg, 1784, par Johann Heinrich OERTEL et Gottfried IMLIN. © Hughes Dubois. »

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Tout ce qui reluit n'est pas or.

ToutCeQuiReluiNEstPasDOr400lm.jpgPhotographie de gauche : « Tout ce qui reluit n'est pas or. » Estampe de vers 1850 représentant un couple prétentieux en train de se faire cirer les chaussures. Derrière, l'enseigne d'un magasin d'orfèvrerie indique :  « Imitation d'or, strass, chrysocalque, melchior etc. ».

Le strass est de la verroterie imitant des pierres précieuses. Le strasbourgeois Georges Frédéric Strass (1701-1773), joailler du roi de France, lance cette mode en 1746. L'objectif est de confectionner des bijoux à bas prix. Cependant certains modèles s'avèrent plus chers que les originaux.

Le chrysocalque est une composition à base de métal (cuivre, zinc ou étain) imitant l’or.

Le melchior est un alliage (de cuivre, de zinc et de nickel) qui ressemble à de l'argent. Ce mot est une altération de maillechort, de Maillot et Chorier, les inventeurs de l’alliage en 1819.

Photographie de gauche : Boucles de chaussures probablement du XIXe siècle en strass et métal argenté.

BouclesStrass300lm.jpgLe métal argenté est une technique utilisée déjà au XVIIIe siècle. On l'appelle 'plaqué' ou 'doublé'. Le procédé de l'électrolyse est trouvé au XIXe siècle. Le brevet est déposé simultanément en 1840 par les Anglais Henry et Georges-Richard Elkington (1801-1865) et le Français Henri de Ruolz (1808-1887). Celui des Elkington est vendu en 1842 à Charles Christofle (1805-1863) qui se spécialise dans ce procédé. En 1845 il fonde une nouvelle société (il succède à son maître en 1830) : « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même les pièces à argenter, dès 1846, devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres. En 1863 son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910) lui succèdent. Ce dernier introduit d'autres procédés (galvanoplastie, moules en gutta-percha ...) donnant à l'entreprise (qui existe toujours aujourd'hui) un essor considérable, devenant au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante de France.

Photographie ci-dessous : « EXPOSITION UNIVERSELLE. - Orfèvrerie et galvanoplastie. - La maison Christofle et Cie ». Estampe de H. Linton d'après Bertrand de vers 1864-1866.

MaisonChristolpheExpositionUnviverselle500lm.jpg© Article et photographies LM

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Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X.

AfficheSacresRoyaux.jpgLe château de Versailles et le Centre des Monuments Nationaux (CMN) présentent au Palais du Tau à Reims jusqu'au 2 novembre 2014 une exposition sur les Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X.

Celle-ci réunit le fonds du Palais du Tau et les œuvres des collections du Château de Versailles « évoquant le sacre des Bourbons : portraits des souverains, représentations des événements et du rituel du sacre, ornements et regalia réalisés pour le sacre de Charles X. »

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Les Missiles "Sacré Dollar"

Je trouve la chanson Sacré Dollar du groupe yéyé Les Missiles particulièrement d'actualité. Elle est visible sur le site de l'INA ici. Je n'ai pas trouvé le moyen d'incorporer dans l'article la vidéo sans que parfois une publicité la parasite. C'est le cas même lorsque j'insère directement la vidéo de l'INA !! D'après l'INA il ne devrait pas y avoir de problème. C'était calme pendant les vacances et c'est revenu. SacreDollar.jpg

Photographies ci-dessous : Photographie dédicacée recto-verso des membres du groupe.YeyesLesMissilesRectoVerso300lm.jpg

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Jolie vente de la maison Artcurial

Jolie vente de la maison Artcurial ce mardi 8 juillet. Le catalogue est visible ici.

BoiteAmouchesXVIIIesiecle.gifPhotographie : « BOITE À MOUCHES RECTANGULAIRE EN OR ÉMAILLÉ, MILIEU DU XVIII e SIÈCLE. Attribuée à Jean Georges. A deux couvercles à charnière, les deux faces décorées de médaillons à nœud de ruban et lauriers émaillés vert, présentant des amours avec leur arc en grisaille avec double encadrement en or émaillé rose et or ciselé de godrons, les côtés ornés de colombes, carquois et imitations de lapis-lazuli, l’intérieur à trois compartiments, dont un à couvercle émaillé à décor d’amour endormi, et une petite brosse à monture hexagonale en or, les couvercles à fond de glace. Signée sur la bordure : Vve Geôrge Beaulieu et Gnet à Paris. Poinçon du maître orfèvre incomplet, attribué à Jean Georges, reçu en 1752. Paris 1764 ; petits manques à l’émail, et les réserves à l’imitation de lapis-lazuli refaites H. : 2,2 cm (1 in.) L. : 5,2 cm (2 in.) l. : 3,9 cm (1 ½ in.) Poids brut : 140 gr. Sur le couvercle, l’Amour tenant un arc est à rapprocher du sujet de la gravure de Ch. Méchel réalisée en 1765, d’après Carle Van Loo, L’Amour menaçant réalisée en 1765. La veuve George Beaulieu, née Jeanne Texier, fût la seule élève de son mari, Jean Georges, Henry Nocq dans son ouvrage le Poinçon de Paris vol II, p. 235, indique que la Maison de Commerce est connue sous la raison Vve Georges, Beaulieu et Guenet. » © Artcurial.

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Construire un château (2)

VueDuChateauDePassyEnChampagneRecadre500lmCet article suit celui au même titre : Construire un château. J'aime bien les images de châteaux car cela me permet d'élargir un peu les distances entre mes murs. Je les préfère à celles de palais qui ont une architecture souvent plus morne et rectangulaire.

Photographie : « Vue du Château de Passy en Champagne » de Poulleau (peut-être Claude René Gabriel Poulleau, 1749-?) d'après Daumont (sans doute Jean-François Daumont qui est aussi éditeur). Daumont est un éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIème siècle actif vers 1730/1775 (source RMN : Réunion des musées nationaux).

© Article et photographie LM

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Clavecin

La maison Art Richelieu propose une vente aux enchères le vendredi 04 juillet à Drouot Richelieu (Paris) avec notamment un clavecin du XVIIIe siècle dont la description est visible ici et le catalogue ici.

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Merveilleuse devant un miroir (1800).

1799AnVIII-blanc500lm.gifPhotographie : Gravure représentant une merveilleuse à la 'Coiffure formée d'un Voile' devant un miroir de table. La scène se passe en l'an 8 (23 septembre 1799 - 22 septembre 1800). Planche 236 du Journal des Dames et des Modes fondé à Paris en 1797.

© Article et photographie LM

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Le voluptueux et la voluptueuse

La volupté est très présente dans la culture française et même occidentale … depuis l'Antiquité. Il ne s'agit pas de mollesse mais de raffinement, de capacité à créer et jouir du bonheur. Le terme vient du latin voluptas dont un des principaux sens est satisfaction, contentement. J'ai entendu dire qu'un dicton indien prétend que le contentement est le plus grand des trésors. Pendant des années je me suis demandé ce que cela pouvait bien signifier. Si on remplace le terme 'contentement' par 'voluptas' alors cela prend sens pour moi.

La volupté est la capacité d'être pleinement dans le moment présent et de le savourer. Je pense qu'il est beaucoup plus difficile aujourd'hui d'être voluptueux, nos sens étant très sollicités par des flots d'informations, images, sons, distractions, communications et autres publicités qui nous rendent continuellement insatisfaits. On est dans le désir plutôt que dans le plaisir, ce qui fait une énorme différence.

Jean Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1676) distingue le « voluptueux charnel » du « voluptueux spirituel » dans sa préface de Les Délices de l'esprit, dialogues dédiés aux beaux esprits du monde (A. Courbé, 1658) intitulée « Avis aux Beaux Esprits du Monde ». Il dépeint les voluptueux charnels portés vers les « plaisirs de la sensualité charnelle » et les voluptueux spirituels enclins « aux plaisirs d'une sensualité qu'ils estiment toute spirituelle ». Les deux se considèrent comme ayant de l'esprit, et ne sont à l'affût que des plaisirs. Les premiers sont libertins, athées, sans pudeur. Les seconds cherchent la sensualité dans l’esprit. « Les personnes dont la sensualité leur semble spirituelle […] disent, ou souffrent qu'on leur dise, les paroles les plus voluptueuses, pourvu qu'elles soient dites en termes couverts & délicats : Elles cherchent avidement des lectures de passions amoureuses, de pompeuses descriptions, de discours tendres, & de sentiments déliés & charmants ; & ne peuvent souffrir les livres qui traitent de la spiritualité divine, dont les sèches matières les rebutent, & dont les termes les effrayent : parce que la plupart sont écrits par des hommes peu polis, qui ne sont pas nourris parmi le Monde, qui n'en savent ni les mœurs, ni le goût, ni le langage, qui ne produisent rien d'agréable aux esprits délicats […] » Il décrit son siècle comme « sensuel, délicat & poli, qui cherche la beauté des inventions, la richesse des descriptions, la tendresse des passions, & la délicatesse & justesse des expressions figurées ... »

© Article LM

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L'humanitaire

humanitaire300lm.jpgLe substantif 'humanitaire' est dérivé de l'adjectif, les deux apparaissant au XIXe siècle. Il s'agit d'une personne professant des opinions ou doctrines visant au bien universel de l'humanité, et agissant dans ce sens. 

La mode ne concerne pas seulement les habits ou les apparences mais aussi les idées modernes permettant à l'homme d'évoluer. Ainsi certains petits-maîtres de la mode n'en ont pas l'apparence mais l'âme.

Photographie : Estampe provenant de Les Français peints par eux-mêmes ou Encyclopédie morale du dix-neuvième siècle (Paris, L. Curmer, 1840 ) et servant de frontispice au chapitre intitulé : « L'humanitaire ». Cette gravure sur bois coloriée à la main est signée de Paul Gavarni (1804-1866) et « J. Fagnon » (graveur).

© Article et photographie LM

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La vésuvienne

vesuvienne-300lm.jpgLa révolution française qui se déroule du 22 au 25 février 1848, marque un nouveau soulèvement du peuple parisien et l'établissement de la Seconde République (1848-1852). En avril 1848 une communauté de jeunes ouvrières républicaines s'organise à Belleville : les vésuviennes. Elles sont réputées être exaltées, méprisant les usages et les convenances, révolutionnaires …

Ce sont des parisiennes qui n'hésitent pas à prendre les armes lors de la révolution de 1848, s'habillent en homme (elles revendiquent le pouvoir d'elles aussi porter le pantalon), prônent l'égalité en tout comme l'accès pour les femmes aux mêmes emplois que les hommes (civils, militaires, religieux ...) etc.

Photographie : Lithographie du XIXe siècle de la série « Les Vésuviennes », avec pour légende : « -Comment pt'ite malhureuse, je te donne un état honorable, je te mets dans les chemises d'homme, et v'là que je te r'trouve dans les culottes d'une Vésuvienne ….. va, tu'ès plus ma fille ! ….. »

© Article et photographies LM

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Le scandale du Louvre Abou Dabi

LouvreAbouDabi500.jpgDans ce blog je parle de l'actualité de la culture. Je fais l'effort d'insister sur les points positifs de celle-ci, évitant par exemple de donner mon avis sur les expositions qui n'ont selon moi pas d'intérêt. Cependant je ne peux pas faire comme si le reste n'existait pas. Il y a une limite dans le fait de se taire, entre ce qui est de la sagesse ou de la collaboration.

Abou Dabi est un pays des Émirats arabes unis. Le gouvernement des Émirats arabes unis (ou plutôt l'émir à qui appartiendra les oeuvres achetées comme on le lit dans Wikipedia) a demandé au gouvernement français de réaliser et développer un musée dans sa capitale Abou Dabi. Lorsqu'on regarde la fiche qui est consacrée à ce pays sur Wikipedia (voir ici) on remarque qu'il n'y a rien dans la rubrique 'Politique' si ce n'est la succession des émirs. Pour sûr c'est très loin d'être une démocratie. Un pur régime autoritaire. C'est aussi un état islamique avec tout le corollaire d'interdictions. Rappelons que pour cette religion les images sont considérées comme impures.

Pourquoi allons-nous construire un Louvre là-bas ?

Le temps y oscille entre en moyenne 24° en hiver et 30-51° en été. La température idéale pour par exemple conserver le papier est entre 18° et 20° pour une hygrométrie entre 45 % et 55 %. À notre époque où on demande aux citoyens du monde de faire attention à l'écologie, on construit dans des zones arides des tours monumentales et des musées climatisés !!

Que sont donc devenus notre morale, notre sens de la liberté, de l'honneur et même notre sens pratique, notre bon sens ? Nous voyons tous les jours la France se vendre à toutes les dictatures de la terre pour peu qu'elles aient de l'argent : à l'Union européenne imposée par les réseaux d'influence de multinationales et financiers qui est un simulacre de démocratie, à l'impérialisme américain et son OTAN, à la République populaire de Chine, au sionisme, aux musulmans … enfin à toutes les mafias du monde.

La culture ancienne ou présente n'est pas coupée de la vie ... au contraire ... Construire un Louvre à Abou Dabi n'est pas qu'une question d'argent ... cela signifie ...

Photographie prise à l'intérieur du Louvre à Paris au mois de juin 2014.

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Gommeux de chansonnettes

Le gommeux est le sujet de nombreux articles de ce blog : Le Gommeux, La gommeuse et le gommeux, ceux du caf'conc, le dégommé, la gommeuse excentrique et la gommeuse épileptique, Mémoires d'un gommeux, Un gommeux et Un autre gommeux. Voilà quelques-uns de caf'conc de la fin du XIXe siècle.

3GommeuxChansonnettes300lm.jpg« L'Amant d'Amanda. Chansonnette Créée par Libert Aux Ambassadeurs ».

« Pardon Madame ou Je regardais en l'air. Chansonnette Créée par Armand Ben à l'Alcazar. »

« J'ai dépouillé ma Famille. Chansonnette Comique créée par Libert à la Scala. »

123MarquezLePas-2--300lm.jpg« Un' deux, trois ! marquez l'pas ... Chansonnette Créée par Libert Aux Ambassadeurs. »

QuiLaLanceAinsiGommeux-2-300lm.jpg« Qui la lance ainsi ? Chansonnette Comique Créée par Libert aux Ambassadeurs. »

© Article et photographies LM

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Masques, mascarades, mascarons

Wenceslaus-20Hollar300.jpgLe Louvre propose une nouvelle exposition du 19 juin au 22 septembre intitulée Masques, mascarades, mascarons, présentant une centaine d’œuvres provenant des collections des départements antiques et modernes du Louvre et d’autres grands fonds.

Le sujet du masque mériterait une plus belle exposition ; surtout que le Louvre possède des centaines (peut-être des milliers) de témoignages d'époque parfois monumentaux, datant depuis la plus haute Antiquité jusqu'au XIXe siècle. Je m'attendais à plus de représentations de Thalie (la muse de la Comédie), de Melpomène (celle de la tragédie), d'acteurs et poètes questionnant le masque, d'armoires à masques (voir article Sortir masqué), de Mystères médiévaux (pièces de théâtre chrétiennes), de charivaris, de bals masqués, de masques portés par les élégantes et élégants d'avant le XIXe siècle, de mascarons monumentaux, d'objets d'art médiévaux où les mascarons sont nombreux etc. Et les exemples d'autres civilisations (africaine, japonaise ...) ? Pour s'en tenir à l'occidentale : le masque est à sa source. Son approche permet d'aborder une des  origines de notre civilisation dans le concept de représentation. Que s'est-il passé pour qu'il disparaisse au théâtre ? L'exemple des images des pièces de l'auteur comique romain Térence (190-159 av. J.-C.) est intéressant. Elles suivent une tradition iconographique datant d'au moins le Ve siècle avant Jésus-Christ, qui se prolonge à peu près jusqu'au XIVe siècle après J.-C. À partir de cette époque, le masque des personnages des manuscrits de Térence se fond dans le personnage. Pourquoi ? Pourquoi la Renaissance italienne qui redécouvre l'Antiquité et son théâtre ne retrouve pas le masque (qui reste cantonné au registre populaire de la commedia dell'arte) ? Pourquoi le théâtre français du XVIIe siècle qui cherche à imiter les anciens l'oublie ? Pourquoi au XXe siècle les charivaris disparaissent, ainsi que les grands bals masqués, le carnaval parisien le plus important du monde etc. ? Pourquoi à ce même siècle, l'architecture abandonne les mascarons présents depuis la Haute Antiquité ?

J'ai écrit dans ce blog plusieurs articles sur le sujet du masque visibles ici : Sortir masqué ; De l'abandon du masque et de la mesure ; La personne, le personnage et la mode.

Fragment-20de-20couvercle-20de-20sarcophage-20-20D-copie-1.gifLe masque, la mascarade et le mascaron sont trois choses différentes. Le masque se substitue au visage et permet de jouer un autre personnage, ou le cache en gommant la personnalité. C'est aussi le nom que l'on donne à une personne masquée et/ou déguisée. La mascarade est une procession de masques. Le mascaron est un ornement représentant généralement un visage humain ou imaginaire. Les façades de l'architecture ancienne française en proposent d'innombrables exemples de même que les objets d'art. Cette pratique provient de l'Antiquité où il s'agit souvent de masques de théâtre comique ou tragique. Le masque antique le plus fréquent est caractéristique car avec une grande bouche servant de porte-voix à l'acteur qui déclame et chante. Ils sont le plus souvent grotesques, le rôle du théâtre étant d'accentuer la caricature ridicule ou tragique.

Durant la Haute antiquité, le masque est associé à des rituels, par exemple dionysiaques, qui se transforment progressivement pour devenir le théâtre. Il représente un personnage. Ce mot vient de personne, persona en latin qui signifie masque de théâtre, rôle, personnage. On n'utilise pas le terme de 'masque' dans l'Antiquité pour désigner celui que nous connaissons. Le terme français vient de l’italien maschera (masque) avec un radical préroman maska (noir). Ainsi masca en latin tardif, désigne aussi bien le masque que la sorcière, le spectre ou le démon. Au Moyen âge, en ancien français, masque veut dire sorcière, et mâchurer (aussi maschurer ou mascarer) noircir, barbouiller. Encore aujourd'hui, les parents disent à leur enfant tout barbouillé de nourriture ou le visage sale, qu'il est tout mâchuré. En ancien français une mâchurure (maschurure) est une peinture, un barbouillage ; et une mascarure une noircissure de visage.

Perino-20del-20Vega300.jpgLe sujet est d'autant plus intéressant, que les mascarades jouent un rôle très important dans la culture populaire. Comme je l'ai écrit dans l'article intitulé Le carnaval de Paris, le carnaval parisien est jusqu'au XIXe siècle le plus grand du monde. Les Français aiment beaucoup se déguiser, ce qui est une des raisons de leur engouement pour la mode. Le goût pour le maquillage en est aussi sans doute le résultat (voir l'article Une Duchesse très-fardée ...). Ils apprécient tout autant la joie et la liberté que leur donne le masque. Je ne parle pas ici du masque de théâtre qui abandonne la scène rapidement en France comme vu précédemment.

Photographie 1 : « Wenceslaus Hollar. L’Hiver. Eau-forte, retouches au burin. Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques, collection Edmond de Rothschild, 8860 LR. » 

Photographie 2 : « Fragment de couvercle de sarcophage : Dionysos et Ariane. Fin du IIe siècle ap. J.-C. Marbre. Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines, Ma 3478. » À gauche est représenté un masque tragique. Les masques dramatiques, comme le théâtre, sont une catharsis : une purification des passions par leur représentation caricaturale.

Photographie 3 : « Perino del Vaga. Trois mascarons vus de face, une tête d’aigle et une tête de lion ornementales vues de profil ; un homme nu vu de dos Plume et encre brune, lavis gris, papier filigrané lavé gris-beige. » Les trois mascarons sont des masques de théâtre antique comique, avec leur grande bouche en porte-voix.

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Parisiens en Seine d'hier à aujourd'hui à la Maison de Balzac

BalzacSaint-Cloud500La Maison de Balzac présente une exposition du 20 juin au 28 septembre sur les loisirs des parisiens sur ou dans la Seine intitulée : Plages à Paris selon Daumier - Parisiens en Seine d'hier à aujourd'hui. 

LesBaigneurs300« Plusieurs peintures prêtées par de grands musées parisiens (Musée de l’Ile-de-France et Musée Carnavalet) et quarante gravures originales de Daumier, issues du fonds graphique du musée, évoquent avec humour la place de ce fleuve dans les loisirs des Franciliens. « Les œuvres de Daumier sont des compléments de La Comédie humaine », écrit Baudelaire. » 

C'est dommage que l'exposition fasse le parallèle avec Paris-plage, cette miette donnée à manger aux parisiens. Le dossier de presse ose même parler du grand Paris … Avec Paris-plage et le grand Paris, nous sommes très loin du temps des baigneurs dont il est question dans les articles Le canotier et la canotière ou Le baigneur, la baigneuse et le Ohé ! Ohé !

LesCanotiersParisiensL'exposition sinon est sans doute très bien et dans la demeure d'Honoré de Balzac (1799-1850) : une maison en plein Paris ... ce qui est plutôt rare.

J'ai retrouvé une bande dessinée de mon enfance datant d'il y a plus de 35 ans dans laquelle il est déjà question des désastres de la vie contemporaine sur notre environnement. Des années plus tard tout est largement pire. Franchement il est doux de se plonger dans le passé à travers certains témoignages et œuvres anciens … mais qu'on ne nous rappelle pas le présent ! Comme s'il soufflait en ce moment à Paris un air de guinguettes parfumé de diesel ; où les papillons virevoltent dans un métro crasseux ; où s'épanouissent des fleurs rares et endémiques sur le béton ; où il est bon de se reposer sur l'herbe fraîche du goudron où passent et repassent des nuées de voitures et de gens pressés ; où l'on peut flâner aux terrasses de troquets typiquement parisiens comme McDonald et Starbucks ces derniers en quelques années couvrant de leurs cafés philosophiques toute la capitale ; où l'amour règne dans la grâce volubile de parisiennes voilées priant que la haine d'Allah se répande comme une traînée de poudre ; où passent gracieusement dans le ciel les oiseaux chamarrés d'avions qui forment de gracieux nuages adoucissant la chaleur bienfaisante du soleil nucléaire etc.

Rappelons enfin le scandale de la piscine Molitor (voir l'article intitulé Architectures RER) qui n'est pas tant son prix d'entrée, mais sa soi-disant 'rénovation' qui a consisté à tout détruire sauf un seul mur de façade (voir l'image Google ici).

Photographie 1: « Alexandre Hyacinthe Dunouy, Saint-Cloud et la Seine vu de la hauteur de Brimborion à Sèvres. © Collection musée du Domaine départemental de Sceaux. Photo Pascal Lemaître. »

Photographie 2 : « La leçon à sec. Le Charivari 30-31 mai 1841. © Maison de Balzac / Roger-Viollet. »

Photographie 3 : « Le coup de vent. Le Charivari 12 juillet 1843. © Maison de Balzac / Roger-Viollet. »

Photographie 4 : « Paul Mallard, Le Pont Neuf et le quai de Conti en 1830. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet. » Dans cette peinture on y reconnaît la péniche des bains établis sur la Seine.

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Nouvelles salles du Louvre consacrées aux objets d’art du XVIIIe siècle

Le%20Bas%20de%20Montargis grand%20angle650Objets d'art du XVIIIe siècle et lambris de l’hôtel Le Bas de Montargis. Paris, 1705, 1707, compléments modernes. « Artisans de la Société pour les bâtiments du roi (Jules Degoullons et associés). Bois sculpté, peint et doré, glace. Versement des Domaines, 1898. Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Cabinet-20Dang-C3-A9_def300.jpgÀ gauche : « Lambris du cabinet de l’appartement sur cour de l’hôtel Dangé. Paris, vers 1750, compléments modernes. Bois sculpté, peint et doré, huiles sur panneau de bois, huiles sur toile, glace. H. sous corniche 470 cm. Versement des Domaines, 1898. Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Depuis le 6 juin sont ouvertes au Louvre de nouvelles salles des objets d'art de la période couvrant le règne de Louis XIV et le XVIIIe siècle. « Le musée du Louvre abrite l’un des ensembles les plus riches et les plus complets jamais réunis dans une collection publique, témoignage éclatant du savoir-faire français du XVIIIe siècle. »

« Les collections XVIIIe du département des Objets d’art offrent un large panorama de la décoration intérieure, de la production des grandes manufactures, de l'artisanat et du commerce d'art, principalement français, du règne de Louis XIV à la Révolution. Elles sont constituées de boiseries et de décors peints, de tapisseries et de tapis, de meubles d'ébénisterie et de menuiserie, de bronzes d'ameublement, de marbres et pierres dures, d’orfèvrerie et de bijouterie, d’instruments scientifiques, de faïences et porcelaines européennes, de laques et porcelaines d'importation. L'origine principalement royale et princière de ces collections leur confère un caractère particulièrement remarquable, en comparaison de celles des autres musées d’arts décoratifs, en Europe et aux États-Unis.

Les arts somptuaires des règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI n’ont pourtant acquis droit de cité au musée du Louvre que tardivement, à l’occasion de deux moments-clés. En 1870, lors du sauvetage in extremis de meubles et d’objets historiques retirés du palais des Tuileries et du château de Saint-Cloud avant qu’ils ne soient la proie des flammes. Puis, en 1901, lors d’un versement par le Mobilier national d’un grand nombre de chefs-d’œuvre de l’ébénisterie et de la tapisserie parisienne provenant des demeures royales et impériales.

La générosité de très grands amateurs, tels qu’Isaac de Camondo ou Basile de Schlichting, à l’origine de legs fastueux, respectivement en 1911 et 1914, a ensuite contribué à enrichir la collection au cours du XXe siècle, le musée se portant également acquéreur de pièces remarquables venant de demeures disparues ou modifiées au XIXe siècle. »

Grand%20salon%20Abondant650Salle du Louvre. © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP.

2commodesrocaillesCommodes de style rocaille. À gauche : « Commode et encoignure de la chambre bleue de Madame de Mailly au château de Choisy. Paris, 1742. Mathieu Criaerd. Bâti de chêne, placage de bois fruitier, laque occidentale dite « vernis Martin », garniture de bronze argenté, dessus de marbre bleu turquin. H. 85 cm ; L. 132 cm ; P. 63,5 cm. Dation en paiement de droits de mutation, 1990. Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Thierry Ollivier. »
À droite : « Commode « aux palmes et fleurs ». Paris, vers 1740. Charles Cressent. Bâti de bois résineux et de noyer, placage d’amarante et de satiné, garniture de bronze doré. H. 90,5 cm ; L. 149 cm ; P. 67 cm. Don de George Ortiz et Ricardo (dit Jaime) Ortiz-Patiño, 1982. Paris, musée du Louvre © 2012 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Thierry Ollivier. »

Psyche&AmourPsyché réveillant Amour (Eros). « Une des quatre pièces des Tentures de François Boucher, tissées pour la chambre de la duchesse de Bourbon à l’hôtel de Lassay. Paris, vers 1775. D’après François Boucher et Maurice Jacques. Manufacture royale des Gobelins, atelier de Jacques Neilson. Tapisserie de basse lisse, laine, soie. H. 440 cm ; L. 300 cm. Versement du Mobilier national, 1901. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet. »

Eros.jpg« Complément à la tenture des Mois grotesques : Apollon. Paris, 1696-1697. D’après Noël Coypel Manufacture royale des Gobelins, atelier de Dominique et Jean de La Croix. Tapisserie de basse lisse, laine et soie. H. 280 cm ; L. 221 cm. Versement du Mobilier national, 1901. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Droits Réservés. »

Table-20Dress-C3-A9e-20George-20III650.jpgService en argent de « George III d’Angleterre et de Hanovre. Paris, 1778 -1785. Robert-Joseph Auguste. Argent fondu et ciselé. Paris, musée du Louvre © 2011 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Harry Bréjat. »

Vaiselle« Grand buffet de plats de faïence de Rouen, les plus belles ornées de motifs à l’ « ocre niellé », Rouen, vers 1700-1725. Paris, musée du Louvre. © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Aigui%C3%A8re%20en%20cristal%20de%20roche300« Aiguière et son bassin de cristal de roche de la duchesse de Mazarin, puis de la reine Marie-Antoinette. Aiguière : Paris, 1738-1744. Bassin : Paris, 1731-1732, Jean Écosse. Cristal de roche, or fondu et ciselé. Aiguière : H. 21 cm ; L. 14 cm ; D. 10,5 cm. Bassin : H. 6 cm ; L. 24,3 cm ; P. 19,5 cm. Anciennes collections de la Couronne. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola. »

Vitrine-20tabati-C3-A8res-20d-27apr-C3-A8s-20Boucher300.jpgTabatière d’après une composition de François Boucher. « Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah.»

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Cadet Roussel barbier

CadetRousselleBarbierRousselianaTitreFrontispice300lm.gifJe me suis procuré le livre que je présente ici surtout pour la gravure rudimentaire du frontispice avec Cadet Rousselle barbier. Les images anciennes de barbiers à l'oeuvre ne sont pas très fréquentes. Alors ...

Photographie : Frontispice et page de titre de Rousseliana, ou Recueil de tous les bons mots, vers, calembours, lazzis et facéties des Cadet-Roussel : Où l'on a réuni toutes les additions de M. Brunet ... et la tragédie de Matapan, ou les assassinats de l'amour par Anagrame Dauneur. Seconde édition, revue, corrigée, et contenant considérablement d'additions. À Paris, chez les marchands de nouveautés. Anagrame Dauneur est l’anagramme d'Armand Ragueneau (Armand-Henri Ragueneau de La Chainaye : 1777-185.) La première édition (chez Mme Cavanagh) date de l'an XIII (1805). Celle-ci semble être de 1810. La tragédie de Matapan est tirée de Cadet Roussel par MM. Joseph Aude (1755-1841) et Charles Louis Tissot. Brunet (1766-1853) écrit avec Joseph Aude Cadet-Roussel barbier à la fontaine des Innocents, folie en 1 acte, publiée en 1819 chez  J.-N. Barba.

Au sujet de Cadet-Rousselle voir cet article. C'est un personnage qui n'inspire pas seulement la célèbre chanson mais aussi des sortes de blagues qu'on appelle autrefois « bons mots, vers, calembours, lazzis et facéties », et des petites pièces de théâtre de foire.

Un exemple de l'humour pratiqué : Beuglant confie à Cadet Rousselle lui faisant la barbe qu'il est en train de composer une pastorale. Il lui récite un de ses vers : « Quand je vois ma bergère, assise sur l'herbette... » Cadet Rousselle répond qu'il apprécie la bergère mais pas l'air bête. Il préférerait « … Assise sur la verte verdure... » L'autre répond « - Ah ! Mon ami, quel vers dur ! » Au début ça ne fait pas du tout rire … On se demande même si quelques subtilités ont échappé à notre sagacité. Et puis c'est tellement gros que finalement cela amuse … un peu. C'est une ambiance populaire d'une autre époque … une naïveté décalée à la Cadet Rousselle … avec un charme biscornu comme ses trois maisons qui, comme le dit la chanson « n’ont ni poutres, ni chevrons, C’est pour loger les hirondelles, ... »

© Article et photographie LM

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Ce n'est point par coquetterie qu'elle se pare avec tant de magnificence

CeNEstPointParCoquetterie501lm.jpgPhotographie : Planche de Le La Bruyère des Jeunes Demoiselles, par Madame Mallés de Beaulieu (17..-1825), seconde édition, Paris, Pierre Blanchard, 1823. La première édition date de 1821.

© Article et photographie LM

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Faire belle jambe

Certaines 1739AndreasNunzerFaireBelleJambe300lmfemmes apprécient de montrer leurs jolies jambes. Cette pratique est récente. Elle date du XXe siècle. Auparavant celles-ci dévoilent à peine leurs souliers, parfois leurs chevilles si elles sont un peu osées. Ce sont les hommes qui mettent en valeur les leurs, jusqu'au XIXe siècle et l'avènement du pantalon qui les cache.

Au Moyen-âge, les personnes de sexe masculin portent des vêtements laissant voir leurs jambes, en particulier à partir du XIIe siècle et surtout du XIVe.

La chausse est à la manière d'un collant qui moule la jambe, depuis les pieds jusqu'au bassin. laparisiennealondresBelleJamberetravaillee300lmAu bas Moyen-âge (XIIe-XVe siècles) elle épouse tous les contours … jusqu'aux fesses. Le sexe est quant à lui enveloppé dans une braguette ressemblant à une sorte de coque, parfois particulièrement proéminente. Le haut-de-chausses est la partie supérieure de la chausse (voir ici des exemples). Il se métamorphose au XVIIe siècle en culotte, et le bas-de-chausses en bas. Le tout est tenu par des jarretières.

La jambe masculine est à ces époques un élément important de l'élégance. Lorsqu'elle est jolie on la met en valeur et la montre volontiers ; surtout qu'elle joue un rôle dans la révérence qui est la principale façon de saluer en France jusqu'à la Révolution ; et la danse qui est une discipline importante d'une bonne éducation.

dameasatoiletterocaillebellejambe300lmAvoir une belle jambe est une marque de beauté masculine.

'Faire la belle jambe' signifie alors mettre en valeur ses jambes dans la façon de les bouger et en particulier de marcher, avoir une démarche avantageuse, ainsi que parader, faire le beau.

On dit de plus : « cela ne me rendra pas la jambe mieux faite » pour « cela ne m'est d'aucun profit » ou « cela me fait bien la jambe » ou «  cela me fait une belle jambe », expression déjà présente au XVIIe siècle dans le sens de ne pas se sentir concerné.

Photographie 1 : Détail d'une gravure du début du XVIIIe siècle.

Photographie 2 : Détail de la gravure intitulée 'La Parisienne à Londres', d'après James Gillray, parue en 1802, et présentant un couple parisien à Londres.

Photographie 3 : Détail d'une gravure de la première moitié du XVIIIe siècle se passant dans l'intimité.

Photographie 4 : « L'un fait belle Jambe et l'autre beau Jabot. » Cette petite caricature est signée de « J. A. Chevalier » (dessinateur et graveur), et est datée de 1771. Le papier  laisse à penser que celle-ci est une reproduction sans doute de la première moitié du XIXe siècle. 

BelleJambe300lm© Article et photographies LM

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Quelques jolis objets d'art aux enchères à Drouot ce vendredi

Venus« Attribué à François MAROT (1666-1719). Vénus sortant de l'onde et Diane et Endymion. Paire de toiles. Sans cadre. Restaurations anciennes. Haut. 58 - Larg. 141 cm. » Ferri. Catalogue ici.

PortraitHommeManteauRougeXVIIeSiecle« École FRANCAISE vers 1690. Portrait d'homme au manteau rouge. Toile ovale. Haut. 72 - Larg. 57,5 cm. Restaurations anciennes. » Ferri. Catalogue ici.

MarchandedechapeauxetdejuponsdeLante.jpg« LANTE Louis Marie (1789 -?). Marchande de chapeaux et de jupons. Plume, encre noire, lavis de gris et aquarelle. H. 24 cm - L. 15,5 cm. » Chayette & Cheval. Catalogue ici.

FontaineAParfum&PotPourriÀ gauche : « Fontaine à parfum en porcelaine bleu de four, porcelaine polychrome et bronze ciselé doré. Modèle aux deux cygnes en porcelaine allemande sur un tertre simulant l'eau courante et encadrant un amusant bec verseur fait d'une grenouille posée sur un typha. La réserve de parfum est encadrée d'une touffe de fleurs en tôle découpée et céramique. Deux anses ornent le corps de la fontaine. Couvercle sommé d'un fruit à graine. Travail français vers 1760-70. 30 x 22 cm (Accidents restaurés sur le couvercle). » Chayette & Cheval. Catalogue ici.

À droite : « POT-POURRI en bronze doré et porcelaine formé d'une figure de Chinois assis en porcelaine de Meissen, tenant un panier rempli de poissons sur une terrasse en bronze doré à ornements rocaille, surmontée d'un arbuste en bronze doré orné de fleurs en porcelaine tendre probablement de Vincennes et supportant une grenade couverte en porcelaine de Meissen, la gorge en bronze doré et fleurs de porcelaine. XVIIIe siècle, vers 1750-55. H. 24 cm. Très léger choc au fond de la grenade, petits éclats aux fleurs, deux petites fleurs manquantes. » Pescheteau-Badin. Catalogue ici.

BoiteAChales« BOÎTE À CHÂLES en placage d'érable moucheté incrusté d'amarante à décor de rinceaux et palmettes, le couvercle à doucine découvre un intérieur gainé de moire blanche. Il repose sur un piétement arqué relié par une entretoise mouvementée. Tiroir en ceinture. Époque Charles X. Le couvercle est légèrement déformé. H.98 cm - L.105,5 cm - P.41 cm. » Pescheteau-Badin. Catalogue ici. Sur les châles voir cet article.

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Merveilleuses & merveilleux