Depuis le 22 janvier 2015 le Musée Gustave Moreau est ouvert totalement au public. Ce musée est l'hôtel particulier dans lequel le peintre Gustave Moreau (1826-1898), du courant symboliste, avait son atelier … un atelier gigantesque prenant tout le bâtiment avec quelques pièces pour vivre (salle de réception, chambre, boudoir …) visibles seulement certains après-midis. Cet espace s'est révélé cependant trop petit, l'artiste
ayant imaginé tout un système de placards et autres meubles permettant de contempler ses desseins et peintures comme si on lisait des pages d'un livre. Environ 20 000 œuvres y sont aujourd'hui conservées, dont des centaines de peintures et des milliers de dessins. Qu'on apprécie ou non ses œuvres, il y a trois choses qui m'ont étonné.
LE LIEU. Les murs sont remplis de peintures du sol au plafond, et parfois sur plusieurs couches comme dit précédemment. On s'immerge ainsi dans l'univers du peintre, et dans celui du XIXe siècle, d'autant mieux que l'on est dans le quartier construit durant son siècle de la « Nouvelle Athènes » (voir à ce sujet l'article sur Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme), pas très loin du Musée de la Vie Romantique qui lui aussi conserve un lieu peut-être encore plus magique du XIXe (voir l'article La fabrique du romantisme : Charles Nodier et les voyages pittoresques).
LA MODERNITÉ DE SON OEUVRE. Même si la plupart des tableaux ne semblent pas finis, on a l'impression d'être parfois devant une œuvre abstraite ou expressionniste du XXe siècle ; ce qui laisse pantois.
L'ABONDANCE DES PEINTURES. Il y en a partout, dont certaines gigantesques, les unes sur les autres, tellement que l'on dirait, en montant les escaliers en colimaçon, qu'elles volent au-dessus de soi.
C'est donc un musée à voir, et où amener ses enfants pour qu'ils se baignent dans cet univers un peu magique.
Photographie de gauche : Cavalier. Peinture de Gustave Moreau.
Photographie de droite : De l'escalier.
Photographies ci-dessous : Derrière un tableau … un ange … et derrière des esquisses.

Photographie ci-dessous : Tableaux à feuilleter.

Photographies ci-dessous : Couches de tableaux et de dessins.


Photographie ci-dessus : Lithographie en couleur de Delpech d'après H. Monnier : « Un Café ».
© Article et photographies LM
Et oui, encore un nouvel article sur les crinolines ! Cette fois pour vous présenter cette illustration de la revue Magasin pittoresque de 1845 ayant pour légende : « (Margot distribuant ses paniers. - D'après une estampe de la Bibliothèque royale.) » On le voit la robe à panier ressemble ici à la future 'crinoline cage' inventée vers 1856, qui en est la retranscription au XIXe siècle.
La gaîté d'être ensemble dans les moments quotidiens ne se ressent pas beaucoup dans les rues de Paris en ce début de XXIe siècle où chacun semble vivre en autiste. Un simple sourire face à un regard étonne. Sourions … Évidemment cette ère nucléaire, où la bêtise a à sa disposition des moyens faramineux pour se déployer, n'incline pas à la joie. Mais pourquoi pas ? Après tout, nous n'y sommes pour rien ! Et un sourire est un bon présage … n'est-ce-pas ?
« PARIS ÉLÉGANT. Journal des Modes » « Redingote d'été, Habit à revers, Pantalon plissé de casimir blanc ... » 1838.
Il est vrai que la destruction organisée de ce quartier depuis les Halles n'est pas nouvelle. Il se fait parfois sournoisement, comme pour la partie de la Samaritaine située entre les rues de Rivoli, du Pont Neuf et de la Monnaie (
Dans la seconde moitié du XVIe siècle sont publiés divers ouvrages répertoriant les modes en Europe et dans le monde, avec des gravures souvent accompagnées de textes. Ce sont des documents précieux sur la mode de cette époque.
Au début du XIXe siècle se construisent plusieurs attractions ressemblant aux montagnes russes. J'ai écrit un article sur ce sujet intitulé 
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La place grandissante qu'occupe la langue anglaise dans celle de Molière marque un déclin de la culture française. Préférer un mot anglais à son synonyme français ou à l'invention d'un terme nouveau, témoigne d'un manque d'inspiration, d'esprit créatif … pour dire plus simplement : de poésie. C'est aussi un signe de faiblesse. Prenons le mot 'mode'. Aujourd'hui on le remplace parfois par celui de 'fashion', car la mode française n'a plus la résonance qu'elle possédait, et les gens qui la portaient comme les petits-maîtres.
Le mouvement des enchères sur Internet ne fait que progresser. Aujourd'hui on peut enchérir de chez soi dans les principaux marchés d'objets d'art mondiaux, en différé ou en direct. Voici quelques belles ventes proposées dans le monde ces prochains jours :




Il est rare aujourd’hui de découvrir dans la rue une jolie originalité vestimentaire, une coiffure portée avec art, toutes les petites marques simples de finesse et de singularité, de mouvements frais et esthétiques qui sont autant de sourires. Quand j'en vois, cela me réchauffe le cœur, comme m'allumant une lumière de réjouissance. Ce sont des riens qui sont énormément. Ils fonctionnent en moi comme des interrupteurs qui éclairent mon monde.
© Article et photographies LM
La première église Saint-Séverin à Paris fut érigée après la mort de l'ermite Saint Séverin de Paris, qui vécu au VIe siècle dans la capitale française (vers 540), à l'emplacement où celui-ci priait dans un petit oratoire. Détruite au XIe siècle par les Vikings, elle fut reconstruite au XIIe et régulièrement aménagée. C'est un lieu particulier pour moi. Dans ma jeunesse, un ami me força de tourner une vidéo d'un groupe gothique français. J'ai demandé à l'ecclésiastique en charge de cette église si je pouvais le faire dans le cloître de ce bâtiment sans trop y croire. Il m'a répondu par l'affirmatif. J'ai été toujours très étonné de cela, jusqu'à récemment où j'ai appris que ce lieu était très ouvert aux jeunes et à leurs fantaisies. Pendant les années beatniks, où se trouvaient à deux pas le fameux café Popoff et les librairies gauchistes, quartier alors très à la mode, on dansait dans les caves de l'église. On le faisait sans doute précédemment durant les années zazous et peut-être avant. Ce qui est sûr c'est que ce lieu est particulier … et beau. Une grande partie des peintures murales nécessitent une restauration urgente … mais là-bas c'est magique !
Pas très loin de l'église, j'ai découvert il y a quelques jours, l'
L'
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Photographie ci-dessous : « 0656 - ca. 1820 - 8 - 
Jusqu'au 14 février, le
Photographie ci-dessous : Le Crédit municipal se trouve dans la même rue que les Archives nationales, rue des Francs-Bourgeois, sur le mur de laquelle il y a cette affiche de l'exposition 
La couleur de la robe de cette petite maîtresse du XVIIIe siècle est ce qu'on appelle alors d'un 'jaune tendre'. Elle est à la mode de vers 1780. Elle a une coiffure avec des cheveux bouclés et tombant droits dans le dos.