Les Gobelins au siècle des Lumières : un âge d’or de la manufacture royale.

PROLONGATION JUSQU'AU 18 JANVIER 2015 !

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02Detail1a300Photographies de dessus et de gauche : « Les Amours des dieux,Vénus et Vulcain d’après François Boucher, 1759. Tapisserie de lice, manufacture des Gobelins. GMTT 205/002. © Mobilier national / I. Bideau. »  

Il y a certains lieux d'expositions parisiens dans lesquels on est rarement déçu et souvent agréablement surpris, voire tout le temps. C'est le cas pour le Musée Maillol, le Grand Palais et la Galerie des Gobelins. Cette dernière propose grâce au Mobilier national, du 8 avril au 27 juillet 2014, une nouvelle exposition intitulée 'Les Gobelins au siècle des Lumières : Un âge d’or de la Manufacture royale'.

AfficheLesGobelinsAuSiecleDesLumieres300Photographie de droite : Affiche de l'exposition.

On peut s'attendre à voir de magnifiques pièces aux merveilleuses couleurs puisque la trentaine de tapisseries présentées, produites au XVIIIe siècle par la Manufacture des Gobelins, « ont été sélectionnées pour leur état de fraîcheur exceptionnel » !

Parmi elles on aura la chance de contempler « des pièces de L'Ancien Testament d'Antoine Coypel, du Nouveau Testament de Jean Jouvenet et Jean Restout, séries rarement montrées, de la fameuse Histoire de Don Quichotte de Charles Coypel, de L’Iliade de Charles Coypel, de L’Histoire d’Esther de Jean-François de Troy, de L’Ambassade turque, de Charles Parrocel, des Chasses de Louis XV de Jean-Baptiste Oudry, de L’Histoire de Thésée de Carle Vanloo et des Amours des dieux de François Boucher. »

« L’exposition montrera également, dans une mise en comparaison inédite avec les tissages, une quarantaine de cartons peints ou d’esquisses, spécialement restaurés pour l’exposition, [...] dont plusieurs cartons d’« alentour » spectaculaires du peintre de fleurs Maurice Jacques. Enfin, des sièges couverts en tapisseries, prêtés par le musée du Louvre, des tableaux en tapisserie et plusieurs documents d’époque (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ; planches gravées des ateliers) viendront compléter cette évocation des Gobelins à leur apogée. »

Un véritable bonheur en perspective pour ceux qui apprécient la somptueuse beauté du XVIIIe siècle français, et le travail de ses peintres et de ses artisans.

Photographies de dessous : « Maurice Jacques. Scènes champêtres. XVIIIe siècle. Modèle de tapisserie. GOB 42/000. © Mobilier national / I. Bideau. »11a-600

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Joséphine, la passion des fleurs et des oiseaux.

Josephine FleursLePortrait Josephine300 Musée national des châteaux de Malmaison et Bois Préau présente du 2 avril au 30 juin 2014 une exposition sur la passion des fleurs et des oiseaux de Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais (1763 - 1814), impératrice et première femme de Napoléon Bonaparte (1769 - 1821).

Photographies ci-dessus et à gauche : « Auguste Garneray. Portrait de l'impératrice Joséphine. s.d. 1813. Aquarelle sur vélin. Paris, coll. part. © DR. »

Photographie de droite : « Histoire naturelle des tangaras, des manakins et des todiers. Par Anselme-Gaëtan Desmarest. An XIII - 1805. 1 vol. grand in-folio. H. 0, 515; L. 0,35 cm. Musée national du château de Malmaison. © Rmn-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Daniel Arnaudet. »

Histoire naturelle des tangaras-300Née aux Trois-Îlets en Martinique, cette merveilleuse garde le souvenir d'une nature luxuriante qu'elle cherche à faire revivre dans son domaine de Malmaison où elle fait venir des plantes venues du monde entier afin de les acclimater dans ses serres et jardins.

« Elle vécut dans la plus grande intimité avec ses plantes, qu'elle considérait comme ses pensionnaires et dont la culture faisait  ses délices. « C'est pour moi un bonheur inexprimable, confiait-elle à Thibaudeau, de voir se multiplier dans mes jardins les végétaux étrangers. » Sa seule ambition fut de posséder le plus beau et le plus curieux jardin de l'Europe. Elle voulut qu'on s'y crut comme au milieu des forêts de l'Amérique. Son locus amoenus [lieu naturel amène et voluptueux] restituerait le jardin de son enfance. Pour parvenir à ses fins, elle expédia sur les mers lointaines des botanistes-explorateurs pour collecter des plantes et des animaux rares. »

JosephineSabotDeVenus300Photographie de gauche : « Sabot à fleur » (Sabot de Vénus ?) peint sur une assiette du « service des Liliacées » de la Manufacture impériale de Sèvres. « Musée national du château de Malmaison. © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Joséphine. Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot. »

gouracouronne300Photographie de droite : « Gaëtan du Châtenet, d'après Léon de Wailly.Copies de vélins du Muséum national d'histoire naturelle. 2 aquarelles sur papier vélin. - Casoar de la Nouvelle Hollande. H. 0,458 ; L. 0, 313. - Goura Couronne. H. 0,315; L. 0,465. Musée national du château de Malmaison. © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot. »

Cette exposition vient compléter celle se déroulant au Musée du Luxembourg à Paris qui se déroule jusqu'au 29 juin (voir ici).

La statue ci-dessous provient de cette seconde manifestation.
Photographies ci-après : « Antonio Canova (1757-1822). Amour et Psyché debout. Entre 1802 et 1808. Marbre. H. 148 ; l. 38 ; pr. 63 cm. Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage. © Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg/photo Leonard Kheifets. » AmourJosephine

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Cheveux postiches

LaReineDuBalDetailc300lmLaReineDuBal300lmPhotographies : « La Reine du bal ». « Lithographie de Bénard » du XIXe siècle.

De tous temps les femmes font appel à des subterfuges pour rendre leurs chevelure plus volumineuse et dense, notamment par l'adjonction de faux cheveux.

Aujourd'hui, les maîtres dans cet art sont en particulier les coiffeurs noirs africains, dont de nombreux salons officient à Paris. Beaucoup de femmes africaines ayant des cheveux crépus, ne poussant que très lentement, font appel à des adjonctions.

Au XIXème siècle, et sans doute avant, et même un peu après, les dames utilisent souvent des cheveux postiches. Certaines coiffures à la mode demandent une crinière fournie ou des ajouts. Voir les articles Coiffure 'à la girafe' ; et Boucles, macarons et papillotes.

Photographies ci-dessous : Assiette de Creil & Montereau, d'entre 1849-1867, avec pour texte : « T'as d'beaux cheveux toi !.. Fais-tu comme maman ? Quand elle a trop chaud elle les met sur sa table. »

CheveuxSurLaTablePhotographies ci-dessous : Assiette de Sarreguemines, d'entre 1875 et 1900, avec pour texte : « Cette bêtise si mes cheveux sont bien à moi ! Sans doute puisque je les ai payés. »

FauxCheveux2-300© Article et photographies LM

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BiblioMab : le monde autour des livres anciens et des bibliothèques

bibliomab-500Pour ceux qui aiment les livres anciens et souhaitent un peu mieux les appréhender, BiblioMab est un blog qui existe depuis près de six ans avec d'instructifs articles.

En voici quelques exemples :
Livres anciens et signatures des cahiers liminaires ;
Monogrammes et marques typographiques dans les livres anciens ;
Diversité des marques typographiques dans les livres anciens ...

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Tableaux et dessins anciens

FrançoisClouetHyacinthe RigaudLe mercredi 26 mars, Artcurial présente une vente avec en particulier des tableaux et dessins anciens visible ici.

Voici quelques œuvres provenant du catalogue :

Photographies ci-dessus : À gauche - Portrait d'homme à la mode du XVIe siècle. École française de vers 1570. Atelier de François Clouet. Trois crayons et touches de pastel. Hauteur : 33,20 Largeur : 21,50 cm. © Catalogue Artcurial.
À droite - Portrait de Claude Hénin de Cuvilliers Hyacinthe Rigaud et atelier (1659 - 1743). Huile sur toile (Toile d'origine). « Annotée 'fait par Rigaud 1687' au verso. Annotée 'Claude HENIN DE CUVILLIER. CHEVALIER / CONSEILLER D'ETAT. NE 24 Avril 1643.' en haut à gauche. » Hauteur : 98 Largeur : 78,50 cm. « Claude Hénin de Cuvillers, seigneur chevalier de Vauxcelles, devint conseiller d'état en 1675 et fréquentait l'entourage de Colbert, ce dernier étant le parrain de son fils aîné. Claude Hénin est mentionné aux côtés de son père Nicolas dans le livre de comptes de Rigaud en 1687, sans qu'il soit aujourd'hui possible de rapprocher cette mention d'un tableau en particulier. Une autre version de notre portrait, représentant le modèle dans la même posture mais dans un manteau d'un coloris différent, a été présentée en vente récemment (Vente du château de Miromesnil, 21 juillet 2013, n° 99). Notre portrait, où l'intervention d'un élève est perceptible notamment dans le traitement du vêtement, témoigne du fonctionnement de l'atelier de Hyacinthe Rigaud, portraitiste le plus illustre de la seconde partie du règne de Louis XIV, qui connaissait un immense succès. Réalisé dans une belle harmonie de tons bruns rehaussés d'un bleu vibrant, ce tableau est caractéristique des productions de Rigaud à la fin des années 1680, où les vêtements étaient volontiers agrémentés de passementeries d'or et d'argent, accrochant la lumière et venant ainsi mettre en valeur la physionomie de ses modèles. » © Catalogue Artcurial.

Photographies de dessous : 'Étude de femme en costume vénitien' de François Watteau de Lille (1758 - 1823). Crayon noir. Annoté 'les dames de Venise' dans le bas.  © Catalogue Artcurial.

EtudedefemmeencostumevenitiendeFrancoisWatteaudeLillePhotographie de gauche : Autoportrait présumé de l'artiste de Claude Lefebvre (1632 - 1675). Huile sur panneau de chêne. Hauteur : 18,20 Largeur : 14,80 cm. « C'est à Charles Le Brun qu'il AutoportraitClaudeLefebvrerevient d'avoir décelé chez son élève Claude Lefebvre un talent exceptionnel pour le genre du portrait et de lui avoir conseillé de s'y consacrer exclusivement. Suivant cette juste recommandation, Claude Lefebvre devint l'un des portraitistes les plus importants de la première partie du règne personnel de Louis XIV et son pinceau fixa sur la toile les traits des modèles les plus prestigieux de son temps : Colbert pour son morceau de réception en 1666, le duc d'Orléans, la Grande Mademoiselle, et surtout Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche. Son art manifeste une observation attentive de l'art de Van Dyck, dont il possédait un portrait (1), et une certaine influence de Philippe de Champaigne. Il emprunte aux peintres flamands une touche épaisse et vibrante, annonciatrice de ses illustres successeurs Largillierre et Rigaud. Notre petit portrait sur panneau est à mettre en rapport avec une toile ovale de plus grandes dimensions exposée à la galerie Coatalem en 2013 (2) (fig. 1). Le modèle, présenté comme étant l'artiste lui-même, est le même et notre petit panneau pourrait être soit un modello précédant la version sur toile, soit un riccordo destiné à être offert ou conservé par le peintre en souvenir de sa composition. La version que nous présentons est en tout cas très aboutie. Le cadrage resserré met en valeur les grandes qualités du portraitiste, visibles dans les empâtements employés pour détailler la dentelle blanche du jabot, dans le modelé très sensible des chairs et surtout dans la force du regard qui interpelle le spectateur. » © Catalogue Artcurial.

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Une petite maîtresse de 1814

1814HVblanc500lmPhotographies : Gravure d'époque provenant du Journal des Dames et des Modes, datée de 1814, planche 1372 : « Chapeau et par-dessus Garnis de Rouleaux. » Elle est signée « HV » pour Carle Vernet (1758-1836).

1814HV2-300lm© Article et photographies LM

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Les ventes aux enchères ouvertes au grand public

ArtsDeLaTable.jpg« Depuis 2005,Damien-LECLERE---Nicolas-GUY-1.1-300.jpg Arts_de_la_table.jpgle Syndicat national des Maisons de ventes volontaires (Symev) et ses adhérents organisent chaque année les Journées Marteau, semaine-événement qui permet  de promouvoir les enchères auprès du grand public et de nouveaux publics et de  fédérer la profession.  

Pour fêter leur 10e édition qui aura lieu du 29 mars au 6 avril 2014, les Journées Marteau vont s’organiser cette année autour du thème des arts de la table. Fédérateur et sociétal, les arts de la table sont aussi le reflet d’un plaisir  partagé qui réunit les Français de toute région, quels que soient leur âge, leur  profession, leur niveau de revenus…  

Un autre reg’ART sur la Table va permettre aux commissaires-priseurs d’organiser des ventes aussi originales que variées qui iront de la cave au grenier ! »

« Les informations concernant les salles des ventes participantes (des plus  prestigieuses aux moins connues) et le programme des ventes sont mis à jour  régulièrement sur le blog des Journées Marteau 2014 : http://les-journees-marteau.fr/le-planning-des-ventes/. »VenteAuxEncheres.jpg

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Merveilleuses & merveilleux