Glanage au fil des ventes de cette semaine

Vente Piasa (Paris) du Lundi 17 novembre Intérieur(s) XVIIe 18eXIXe 20e XXIe.

michel-martin-drolling-paris-1789-1851-portrait-homme-papie.jpgPhotographie de gauche : « Michel Martin Drolling (Paris 1789-1851). Portrait d'homme. Papier marouflé sur toile, 57,5×37 cm. » © Catalogue. Sous le règne de Louis Philippe (1830-1848), durant la période Romantique, il est de bon ton chez les jeunes-France de se donner des airs pâles, languissants, malades.

Vente Artcurial du 18 novembre à Paris Demeures d’Époques et de Style.

Vente Tajan du 19 novembre à drouot-Richelieu (Paris) Mobilier et objets d'art des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.

Photographie de gauche : « François I Limosin (actif à Limoges entre 1582 et 1636). Orphée charmant les animaux. Revers de miroir en émail peint sur cuivre. La plaque ovale en émail polychrome sur paillon. Au centre dans un médaillon ovale couché, figure Orphée jouant de la lyre entourée d’animaux dont une licorne. La scène est présentée sur un fond émaillé noir à motifs de fleurs et d’oiseaux polychromes avec paillons et rinceaux dorés. Le monogramme doré F.L figure aux pieds d’Orphée. Limoges, vers 1600. [...] Orp-ee.gifDimensions de la plaque : Haut. 9,2 cm - Larg. 6,3 cm. [...] Peintre émailleur actif à Limoges entre 1582 et 1636, nommé François II par certains auteurs, François I Limosin appartenait à l’une des principales dynastie de peintres émailleurs de cette ville, il était notamment le petit-neveu de Léonard Limosin. » © Catalogue.
Photographie de droite : « Masque de sarcophage représentant le portrait d'une jeune femme. La coiffure séparée par une raie médiane est recueillie à l'arrière du crâne en un chignon. De petites mèches de cheveux torsadées Masque.gifretombent en frise sur le front. Les yeux en verre sont rapportés dans un souci de réalisme. Les détails des sourcils et des cils sont finement peints en noir. Stuc, pigments et verre. (Petits éclats sinon très belle conservation). Art Egyptien, IIe siècle. [...] HAUT. 23 CM - Larg. 23 cm - Prof. 25 cm. » © Catalogue.

Photographies de gauche et de droite : « Attribué à Bernard Ier Van Riesen Burgh (vers 1670-1738). Miroir de toilette ou de coiffeuse en chevalet de forme mouvementée à fronton cintré, marqueté à la manière de Boulle, sur les deux faces de cuivre, laiton, étain, nacre et nacre teintée, corne teintée, à décor d’inspiration à la Bérain de chinoiseries, rinceaux, drôleries, papillons et singeries. Il est bordé d’un tore en bronze doré orné de fleurettes et de godrons. Époque Louis XIV. (Quelques éléments décollés, petits manques). [...] Haut. 56 cm - Larg. 48 cm. [...] Bernard 1er van Riesen Burgh (vers 1670-1738), qui signait des initiales BVRB, s’inscrit comme le premier d’une dynastie de trois ébénistes qui se sont succédés de père en fils depuis l’époque MiroirFace.gifLouis XIV jusqu’à la fin du règne de Louis XV et dont l’identité ne fut découverte qu’en 1957 grâce aux recherches menées par Jean-Pierre Baroli. La dextérité dont il fait preuve dans l’utilisation de la marqueterie de cuivre et d’écaille perfectionnée par André-Charles Boulle s’épanouit dans des décors subtils de personnages et de rinceaux. BVRB Ier crée également des formes nouvelles où règnent ressauts, galbes et contre-galbes qui lui valent un grand nombre de commandes prestigieuses parmi lesquelles les bureaux réalisés pour la Duchesse de Lesdiguières (collection de la Reine d’Angleterre) et pour l’Électeur Max-Emmanuel de Bavière (Malibu, Getty Museum et Paris, Musée du Louvre), ou encore la commode du Président de Machault classée au patrimoine de France (ancienne Collection du Comte de La Panouse). Dans leur article sur le Maître du bureau de l’Électeur Maximilien de Bavière, J.N. Ronfort et J.D. Augarde ont étudié la production de Bernard 1er van Riesen Burgh. Un rapprochement entre le décor de chinoiseries d’un miroir passé en vente chez Bonhams en 2005 quasi-identique MiroirDos.gifà celui-ci et les décors d’un bureau Mazarin conservé à Munich désormais attribué à BVRB 1er daté de 1705 a ainsi pu être effectué. Un miroir également très proche se trouve à la Wallace Collection. Portant les armes de Charlotte de Saint-Simon (1696-1763), Duchesse de Chimay, il avait été commandé au marchand-mercier Alexis Delaroue en 1713 pour la Duchesse de Berry, sœur du Régent Philippe d’Orléans. Notre miroir se distingue par l’utilisation de nacre et de nacre teintée à l’imitation de la pierre dure venant rehausser les motifs de laiton et d’écaille. Cette technique, mise au point dès la fin du XVIe siècle par les Italiens inspirés par les artisans mauresques et les décorateurs antiques, fut encouragée en France par la reine Marie de Médicis puis par Mazarin pour atteindre sa perfection dès le début du XVIIIe siècle. Les marqueteries à décor de chinoiseries, drôleries et singeries du miroir que nous présentons peuvent être rapprochées des motifs grotesques créés à la fin du XVIIe siècle par Jean Bérain (1640-1711), un des plus célèbres ornemanistes des périodes Louis XIV et Régence nommé dessinateur de la Chambre et du Cabinet du roi en 1674 et auteur de plusieurs recueils de gravures. Qualifié de son vivant de "génie universel", le répertoire ornemental de Jean Bérain inspira plusieurs générations d’ébénistes dont BVRB 1er qui apporta tout son talent et sa fantaisie à ces créations. » © Catalogue.

Photographies ci-dessous : « Bruxelles, Atelier Leyniers ou van der Borght : Le Triomphe d’Apollon de la tenture des Triomphes des Dieux. Tapisserie en laine et soie. Début du XVIIIe siècle. (Magnifique état, aux couleurs éclatantes, agrandie sur les côtés et la partie haute, rentrayures). [...] Haut. 334 cm - Larg. 618 cm. » © Catalogue.

Tapisserie.jpgTapisserieDetail.jpgPhotographies suivantes : « Meuble scriban à deux corps en bois laqué à fond beige à décor de bordure et de filets enrubannés, fleuris verts avec des motifs en "arte povera" principalement aux chinois à décor de bateaux, personnages dans des pagodes, chasse aux guépards, chameaux, perroquets, volatiles et papillons. S'ouvre à six tiroirs sur quatre rangs et un abattant découvrant quatre tiroirs et un casier. La partie haute à fronton cintré à décor de réserves avec des étendards et des personnages ouvre à un vantail grillagé. Base découpée. Lombardie, XVIIIe siècle. (Eclats, usures, fentes, tâches, porte changée). Haut. 238 cm - Larg. 109,5 cm - Prof. 60 cm. [...]MeubleScriban.gif Dès la fin du XVIIe, l’Europe se passionne pour les laques de Chine et du Japon, qu’elle fait venir à grands frais pour ses intérieurs. Ne pouvant répondre à la demande toujours plus forte, les artisans vénitiens vont avoir recourt à la technique de l’ "arte povera" ou "lacca povera" (laque pauvre) pour produire plus vite des meubles imitant le laque. Le succès est immédiat. Face à des commandes toujours plus nombreuses et afin de satisfaire une clientèle qui se diversifie, les artisans vont modifier leur technique. Plutôt que de peindre les motifs décoratifs à la détrempe, ils vont se servir de gravures colorées, corriger les irrégularités du support par la pose d’une fine toile recouverte d’un enduit, et les découper puis les coller sur le bois, peint dans un ton uni servant de fond. Le tout est recouvert de quinze à vingt couches d’un vernis réputé pour sa transparence, la sandaraque. Destiné à protéger le décor, il permet également de dissimuler l’épaisseur des gravures et de donner l’illusion de figures peintes. Les ateliers de chalcographie de Venise et ceux de la manufacture de Remondini à Bassano diffusent dans toute l’Europe des gravures spécialement conçues pour les ornements mobiliers, imprimées sur un papier extrêmement fin. Les scènes de genre s’inspirent des œuvres des peintres vénitiens. On retrouve sur ces gravures à découper des motifs très variés comme des scènes pastorales et champêtres, des personnages de la commedia dell’arte, des puttis, des éléments d’architecture ou encore des chinoiseries comme sur le meuble que nous vous présentons. » © Catalogue.

LaqueDetail.gifVente de la maison Art Richelieu du mardi 18 novembre à Drouot Richelieu (Paris) Éventails.

Eventail.gifPhotographie de droite : « Serment de s'aimer toute sa vie. Éventail, la feuille en papier peint à la gouache sur fond jaune de trois cartels. Deux latéraux avec des amours sur fond mauve, le principal, au centre, peint au naturel de deux amoureux en compagnie de Cupidon et de petits amours, réunis près d'un autel, où est dressé une tablette inscrite "Serment d'aimer toute sa vie", au pied de laquelle sont posés deux coeurs enflammés. A droite, deux colombes se becquettent.Vers 1830 Revers : paysage à la barrière où une femme, en Cérès, est assise sur un banc de gazon. Monture en écaille brune repercée, sculptée et incrustée d'or et d'argent. Vers 1780. [...] 35,5 cm (acc. rest.). » © Catalogue.

piano.gifVente Fraysse & Associés du jeudi 20 novembre à Drouot Montmartre (Paris) Tableaux, mobilier et objets d'art.

Photographie de gauche : « Banquette et pianoforte en bois laqué camomille à décor toutes faces de guirlandes florales. Époque Louis XVI, marque «Chevalier Erard Frères et Compagnie N°3» (repeint, accidents et manques). Hauteur: 83 cm - Largeur: 145 cm - Profondeur: 56 cm. » © Catalogue.

Retrouvez toutes les ventes aux enchères ici : INTERNATIONAL • Artvalue Christie's •  Sotheby's • FRANCE • Interencheres Auction • PARIS • Drouot Artcurial Piasa Tajan

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Construire un château (3)

chateaudecoucyretravaille650lm.jpgJ'adore le Moyen-âge. C'est une époque immensément riche. Elle naît du délitement de l'Empire romain qui n'arrive plus à maintenir la sécurité à ses frontières. Des hordes venues des pays germaniques pratiquent alors des razzias, les traversant, s'enfonçant loin dans les terres afin de piller des villas et leurs richesses, et repartir aussi vite qu'ils sont venus. On s'organise afin de se défendre. Des châteaux sont construits. Les châteaux-forts sont les endroits où en cas d'alerte peuvent se réfugier le peuple dont les paysans avec leurs récoltes entreposées en sécurité. Une aristocratie se forme dont la fonction principale est de garantir cette paix.

Aujourd'hui nous assistons à un délitement des anciens empires. Vouloir en créer de nouveaux comme l'Union européenne en dehors de toute volonté populaire ne fait qu’accélérer le processus de désagrégation. Les gouvernements se vendent aux plus offrants avec leur service public en prime. La démocratie est éteinte ! Il est nécessaire que chacun s'organise sans plus compter sur 'l'état providence' … construise son château ; retrouve ses valeurs, et les fasse rayonner. Seules la conscience individuelle et la solidarité peuvent nous faire sortir de cette ère nucléaire totalitaire dominée par des puissances internationales faussement libérales ou/et religieuses.

Articles précédents sur le même sujet : 1 - 2.

Photographie : Gravure du XIXe siècle « France (XIIIe s.) » « Château de Coucy » dessiné par Gaucherel et gravé par Lemaitre.

© Article et photographie LM

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Moments de la vie parisienne

highlife3MOMENTSdetailPromenade650lm.jpgLes promenades au bois de Boulogne sont réputées au moins depuis le Moyen-âge. On s'y promène à pied ou à cheval afin de faire de l'exercice, y savourer une vie sociale mondaine en pleine nature, faucher le persil (c'est à dire se montrer avec élégance), respirer un air sain etc. Ce lieu rafraîchit l'esprit le matin tôt au sortir d'un bal, d'un banquet, ou au lever afin de bien commencer la journée. Le reste du temps on vient y trouver la paix, faire des rencontres, flâner etc. Aujourd'hui évidemment ce n'est plus pareil.

Le bal masqué est une autre pratique parisienne fort en usage depuis des siècles qui a presque disparu de nos jours. Il y en a beaucoup d'autres.

Les deux images proviennent d'un même ensemble produit à la fin du XIXe siècle.

highlife3MOMENTSdetailBalMasque650lm.jpg© Article et photographies LM

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L'Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules.

Apollon.jpgL'Empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules est le nom de la nouvelle exposition temporaire du Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse qui se déroule du 15 novembre 2014 au 22 mars 2015.

Genie-300.gifLes peintures murales antiques ont souvent de très beaux, voire merveilleux coloris. Une archéologue me disait un jour que lors de fouilles en Grèce des peintures surgissaient dont les teintes perdaient leur couleur originelle très rapidement après la sortie de leur  gangue. Il fallait très vite leur appliquer des soins spéciaux afin de conserver leurs couleurs.

Cette mode de décorer les murs est particulièrement vivace durant l'Antiquité, chez les Grecs comme chez les Étrusques ou les Romains. Le Vésuve notamment a permis de conserver jusqu'à nous des centaines de panneaux provenant de murs de Pompéi, Herculanum ou autres villas situées près du volcan avant son éruption.

Le musée des Antiques de Toulouse présente des exemples romains provenant du golfe de Naples, de Rome et des provinces romaines de Narbonnaise et d’Aquitaine. Une occasion de découvrir ces chefs-d’œuvre du quotidien des romains aisés.

Photographie de gauche : « Apollon (détail), provenant de Pompéi. Paris, musée du Louvre. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski. »

Photographie de droite : « Génie ailé, Villa de Boscoreale RMN-Grand Palais (musée du Louvre). © Hervé Lewandowski. »

Photographie du dessous : « Scène de banquet, Pompéi Naples, MANN. © Luigi Spina. Soprintendanza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei. »Banquet300.jpg

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Secrets d’Ébène : Le Cabinet de l’Odyssée du château de Fontainebleau.

CabinetDEbene300.gifLe Château de Fontainebleau présente jusqu'au 26 janvier une exposition intitulée Secrets d’Ébène, Le Cabinet de l’Odyssée du château de Fontainebleau.

Celle-ci est entièrement centrée autour de ce cabinet témoin des débuts de l’ébénisterie française dans la première moitié du XVIIe siècle (voir sur ce sujet l'exposition Chefs-d'Œuvre du mobilier de 1650 à 1790).

Un ensemble d’oeuvres l'accompagnent, permettant d’éclairer la lecture « de ce véritable roman sculpté dans l’ébène, inspiré, sur les tiroirs intérieurs, des scènes de l’Odyssée que Primatice avait conçues pour la galerie d’Ulysse du château de Fontainebleau aujourd’hui disparue. »

Une application disponible ici permet d'apprécier les vantaux extérieurs et les côtés du meuble avec des épisodes de l’histoire mythique d’Alexandre héritée des récits médiévaux.

Une occasion pour visiter le château !

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Exposition Rodin, Le laboratoire de la création.

NuMasculin.jpgLe Musée Rodin Baiser.jpg présente du 13 novembre 2014 au 27 septembre 2015 l'exposition Rodin, Le laboratoire de la création avec un ensemble de cent cinquante plâtres et terres cuites sortis des réserves à cette occasion. Celle-ci à lieu dans la petite église du XIXe siècle située à l'entrée du musée. Pour ceux qui ne connaissent pas l'endroit, c'est une occasion de contempler la collection permanente qui se trouve dans un bel hôtel particulier du XVIIIe siècle et de flâner dans son jardin. Cet endroit est situé à deux pas de l'Hôtel Matignon, résidence officielle du Premier ministre français.

On trouve dans ce musée trois peintures de Vincent Van Gogh dont Les Moissonneurs de 1858 (Donations Rodin 1916), quelques unes du XVIIIe siècle, de belles boiseries et miroirs de la même époque ...Boiseries.jpg

DeuxVues.jpg

LesMoissonneursCadre.jpg

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De Gainsborough à Turner : L’âge d’or du paysage et du portrait anglais dans les collections du musée du Louvre.

Portrait-de-Charles-William-Bell.jpgJusqu'au 26 janvier 2015 le musée des beaux-arts de Quimper présente une exposition intitulée De Gainsborough à Turner. L’âge d’or du paysage et du portrait anglais dans les collections du musée du Louvre à travers une soixantaine de LInnocence.jpgpeintures et dessins couvrant des années 1720 jusqu’au milieu du XIXe siècle.

Le paysage dans la peinture anglaise est liée au développement des jardins à l'anglaise. Le peintre William Kent (1685-1748) est le premier à créer des 'jardins paysages' avec leurs points de vue ressemblant à des tableaux vivants d'une nature idéale et champêtre à l'opposé des jardins à la française, géométriques. Ces jardins et cette peinture annoncent le romantisme.

Le portrait mondain est un autre genre à la mode au XVIIIe siècle outre-Manche.

Photographie de gauche : « Sir Thomas Lawrence (1769-1830). Portrait de Charles William Bell. Paris, musée du Louvre. © RMN - Grand Palais (musée du Louvre) / Jean-Gilles Berizzi. »

Photographie de droite : « Portrait de Nancy Graham, dit aussi L’Innocence. Sir Henry Raeburn (1756-1823). Paris, musée du Louvre. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle. »

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Glanage au fil des ventes de cette semaine

Coupe.jpgVente Tableaux, mobilier et objets d'art de Daguerre - Thierry Desbenoit et Associés du vendredi 14 novembre 2014 à Richelieu-Drouot (Paris).

Photographie du dessus : « Coupe à figures noires dont chaque face est ornée d'un cavalier au CarreauPersan.jpggalop entre deux grands yeux prophylactiques. Les zones sous les anses sont ornées de boutons de lotus. Le fond de la coupe est décoré HabitEpoqueLouisXVI.jpgd'un cercle pointé. Argile fine orangée, vernissée noire et rehauts de peinture rouge et blanche. Cassures et lacune (en bordure d'une anse) visibles, sinon très belle conservation. Art grec, Attique, vers 510 av. J.-C. D. 21,5 L. 26 H. 9 cm. » © Catalogue.
Photographie de gauche : « Carreau en céramique siliceuse illustrant un thème poétique persan. Décor moulé peint en polychromie sur fond bleu et sous glaçure transparente. Iran qâjâr, fin XIXe siècle. Le roi Behram Gur à cheval découvre la princesse Chirin sortie de son bain, cachée par un drap tenu par sa duègne. (fractures recollées). 39 x 52 cm (panneau). » © Catalogue.
Photographie de droite : « Habit, époque Louis XVI. En gros de Tours vert sapin souligné sur le pourtour, les basques et les rabats de poches d'un passepoil crème. Complet des ses 21 boutons en acier poli, (doublure renforcée pour le théâtre, oxyde sur certains boutons). » © Catalogue.
Photographie du dessous : « Étui à parfum en vernis Martin à décor de scènes de chasse dans le goût d'Oudry sur fond bleu; il découvre deux flacons et un petit entonnoir en vermeil. Paris 1756-1762. H. 5 L. 5 cm. » © Catalogue.
EtuiNecessaire.jpgPhotographie ci-dessous : « Boîte de toilette en bois laqué sur fond vermillon, d'époque Louis XV à décor à la feuille d'or de chinois dans des paysages. (petits accidents). H. 11 L. 30 P. 23 cm. » © Catalogue.
BoiteDeToilette.gifBrocatelleVerte.jpgPhotographie de droite : « Partie d'un important meuble en brocatelle verte, fin du XVIIe - début du XVIIIe siècle, lin et soie, grand dessin à pointe de fleur épanouie et grenades entre des ramages. Métrage total 35 x 0,53 m env. en sept laizes et cinq panneaux de tenture, détail communiqué sur demande. (décolorations, des usures et quelques trous). » © Catalogue.
DamasVert2.jpgPhotographie de gauche : «  Important métrage de damas vert tissé en réplique d'un document d'époque Louis XV. Manufacture lyonnaise, décor de branches noueuses de fleurs des Indes chargées de grenades. Métrage: 48,70 m; tissage à deux chemins en 1,30 m de large. (état neuf). » © Catalogue.
Photographie de droite : « Métrage d'un lampas de style néo-classique, façonné soie et filé métallique argent, décor en arabesques crème et jaune avec camées à l'antique d'après un lampas d'une manufacture lyonnaise non identifiée, vers 1790, (bon état), 670 x 70 cm. Bibliographie : Soieries de Lyon, commandes royales au XVIIIe siècle, 1988, n° 91 du catalogue, repr. p.132. » © Catalogue.

Photographie de gauche : « École française, vers 1670. Nature morte au tapis iranien, au vase de fleurs et au singe. Toile (restaurations anciennes). 178 x 215 cm. [...] Provenance : probablement collection des ducs de Choiseul au XVIIIe siècle, resté dans leur descendance jusqu’à LampasJaune.jpgce jour. » © Catalogue.

Les samedi 15 novembre et dimanche 16, à Fontainebleau, les maisons Osenat et Binoche & Giquello proposent la Vente de l’extraordinaire collection napoléonienne du Palais princier de Monaco. Le catalogue du samedi est ici, et celui du dimanche ici.

Photographie de gauche : « Légendaire chapeau de l'empereur Napoléon Ier, de forme traditionnelle dite à la française, en feutre dit en castor noir, orné : - d'une cocarde blanche, bleue et rouge au centre, (refaite postérieurement), - d'une simple ganse de soie noire - et d'un reste de bouton en bois dont la garniture n'est plus. Ce bouton était d'origine recouvert de soie ou de crins noirs. La partie supérieure de l'aile de devant est renforcée à l'intérieur par une pièce cousue de feutre noir de 16,5 cm de long sur 3 cm de large, comme le sont tous les chapeaux de l'Empereur. Cette pièce de renfort permettant la prise en main ainsi que la bonne tenue. Ce chapeau a conservé sa coiffe intérieure (ce qui est particulièrement rare). Elle est en soie matelassée gris-vert, à trois piqûres concentriques dans le fond et des piqûres longitudinales sur les côtés. Sans cuir sur le pourtour (l'Empereur ne le supportait pas). Longueur : 49 cm. Hauteur aile arrière : 20,7 cm. Hauteur aile avant : 15 cm. Diamètre intérieur : 56 cm. B.E. d'usage, importantes traces de port (quelques petites déchirures, bordure intérieure avant usée, petit manque à la coiffe intérieure). [...] Ce chapeau a été récupéré par Giraud, alors vétérinaire Tapis-Iranien.jpgdes Ecuries de la Maison de l'Empereur. - Présenté en 1895 par Germain BAPST, d'après la tradition familiale, comme étant récupéré à Marengo, le chapeau correspond toutefois à ceux utilisés par l'Empereur durant l'Empire (bien qu'il ait commencé à porter son célèbre chapeau, sans galon à partir du Consulat). En effet, ce n'est qu'à partir de 1800 que Bonaparte prendra l'habitude de coiffer son célèbre petit chapeau dit « à la française », toujours du même modèle, hormis quelques minimes différences de dimensions. En fait il était d'un type porté par les officiers en petite tenue. Pendant les quinze ans de l'Empire, il en usa environ cent vingt, fabriqués pour la plupart par Poupart & Cie « Chapelier, costumier et passementier de l'Empereur et des Princes » dont le magasin se trouvait au Palais du Tribunal, actuel Palais Royal. A partir de 1813, l'Empereur changea de fournisseurs et commanda ses chapeaux à Maneglier, rue de Richelieu. Napoléon avait constamment douze chapeaux en service, chacun d'eux devant durer trois ans, étant renouvelés à raison de quatre par an. Comme il n'aimait pas les chapeaux neufs, il les faisait briser par Constant. Les chapeaux coûtaient 60 francs. Comparaisons techniques : - La tour intérieur de tête, de forme particulièrement ronde comme toujours pour l'Empereur et comme ici, est de 56 cm. Les tours intérieursChapeauNapoleonde tête varient sur les chapeaux de 56 à 59 cm. - La longueur est de 49 cm, comme les chapeaux du Musée de l'Armée et notamment celui de la Campagne de Russie. - L'aile avant est de 15 cm, pour comparaison le chapeau d'Eylau est de 14,5 cm et celui de 1812 est de 15,5 cm. - L'aile arrière est de 20,7 cm, pour comparaison celui d'Eylau fait 20,3 cm et celui de Russie 23,5 cm. - Un chapeau de la Campagne de Russie, provenance Dulud, vente du 18 juin 1975, expert Robert Jean Charles, possède lui aussi un renfort sur la partie supérieure de l'aile antérieure, pour en faciliter la bonne tenue et la prise en main. - La coiffe intérieure est particulièrement caractéristique des chapeaux de Napoléon, sans cuir, l'Empereur y était allergique, en soie ouatée, à piqûres concentriques au fond et longitudinales sur les côtés. La comparaison avec les chapeaux du Musée de l'Armée étant la aussi particulièrement explicite. - La cocarde actuelle ayant été refaite sur les conseils de l'Expert M. Johnson, s'explique par le fait que l'Empereur au moment de réformer ses chapeaux usagés en faisait découdre les cocardes par Constant ... » © Catalogue.

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Regards de Russie

RegardsDeRussieAffiche.jpgLa douzième semaine du cinéma russe à Paris « Regards de Russie », qui se déroule du 12 au 18 novembre,  me donne l'occasion de parler du plus vaste pays de la planète qu'est la Russie.

La propagande venant des États-Unis et de l'Union européenne nous donne une image arriérée de celle-ci. La vérité est toute autre. Culturellement la Russie est un mastodonte. Parmi les vingt premières plus grandes bibliothèques du monde plus d'un quart (six) sont russes, et quatre sont à Moscou (Wikipédia). Cette cité est sans doute la première si on fait un classement par nombre d'ouvrages par ville.

Avec Saint-Pétersbourg, Moscou possède de très nombreux musées.

Ce pays contient un grand nombre de cultures d'origine. Elle fait le lien entre l'Europe et l'Asie, puisqu'elle est tout à la fois européenne (jusqu'à l’Oural et le Caucase) et asiatique (elle a des frontières notamment avec la République populaire de Chine et la Corée du Nord).

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Shakespeare, l'étoffe du monde.

ShakespeareLEtoffeDuMonde.jpg« De l’évocation d’un théâtre élisabéthain aux plus beaux costumes d’Hamlet, les différentes facettes de l’univers shakespearien sont dévoilées au Centre national du costume de scène à Moulins » jusqu'au 4 janvier 2015 dans l'exposition intitulée Shakespeare, l'étoffe du monde.

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Le Japon au fil des saisons

ErablesEnAutomne500.jpgJusqu'au 11 janvier 2015 le Musée Cernuschi (Musée des arts de l'Asie de la ville de Paris) présente l'exposition Le Japon au fil des saisons, avec des peintures des XVIIIe et XIXe siècles mettant en avant la nature et les saisons, thèmes éminemment d'actualité, au Japon comme partout sur terre, en cette ère nucléaire.

Photographie ci-dessus : « Tawaraya Sōri (actif vers 1764-1780). Érables en automne. Paravent à six feuilles, encre et  couleurs sur un fond de feuilles d’or sur papier. 68,7 x 211,2 cm. » © Exposition.

Photographie ci-dessous : « Sakai Hōitsu (1761-1828). La Sente au lierre du mont Utsu. Paravent à deux feuilles, encre, couleurs et or sur papier. 145,5 x 138,4 cm. » © Exposition.La-Sente-au-lierre-du-mont-Utsu.jpgÀ noter que le Musée du papier peint de Rixheim en Alsace propose jusqu'au 31 décembre une exposition intitulée Japonismes. L'Empire du Soleil Levant dans le papier peint de 1860 à nos jours.

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L'horreur française

La première exposition contemporaine présentée à la Monnaie de Paris est une erreur. Comme je l'ai écrit dans cet article, la Monnaie de Paris était jusqu'à peu la plus vieille institution de France (fondée au IXe siècle dans ce même lieu). Aujourd'hui non seulement elle n'est plus grand chose, mais le premier événement qu'on y présente pour sa 'réhabilitation' est le sordide et le gaspillage dans une exposition-installation occupant au moins cinq salles avec à l'entrée des godemichets géants et des milliers d'autres en chocolat et des 'fuck' inscrits partout, tout cela avec les bénédictions de nos dirigeants. Cet 'artiste' prétend ainsi critiquer la société de consommation. C'est puéril, léger et peu constructif comme discours artistique. C'est aussi absurde que de blâmer la guerre en tuant des gens ! Critiquer la société de consommation en gaspillant des centaines de kilos de chocolat c'est bête non ? Y ajouter de la scatologie c'est pire encore. L'inviter à le faire à la Monnaie de Paris c'est de l'inconscience pure de la part de nos dirigeants ou pire. Aujourd'hui les parisiens ploient sous la dette, sous la perte de leur pouvoir d'achat, la corruption, les impôts, la pollution, une Union européenne despotique, le traité de libre-échange transatlantique etc. Ils n'ont plus de repères culturels, spirituels, intellectuels ... pendant qu'un artiste américain est invité à se comporter comme un porc au coeur de Paris, et vomir sa fausse haine du néant qu'il contribue à créer, un peu comme la maire de Paris qui encense cette installation et vitupère contre les extrêmes qu'elle nourrit de sa bêtise immonde.

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De l'amphore au conteneur : 2 000 ans de commerce maritime.

Le-halage-d-une-barque-sur-la-Durance500.jpgLe musée national de la Marine présente à Paris jusqu'au 28 juin 2015 l’exposition De l'amphore au conteneur : 2 000 ans de commerce maritime. Je ne suis pas encore allé la voir, mais le sujet est intéressant.

Photographie : « Le halage d’une barque sur la Durance, II e -III e siècles ap. J.-C. Musée Calvet, Avignon. © Lionnel Moulet. »

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L'étoffe des rêves : Le tissu d'ameublement dans les collections du musée d'Écouen

Lit-de-poupee300.gifLe musée nationale de la Renaissance du château d'Écouen présente jusqu'au 26 janvier 2015 une exposition intitulée L'étoffe des rêves : Le tissu d'ameublement dans les collections du musée dans le cadre de la réouverture de la salle des tissus. « La collection comporte des pièces allant du début du XVI e siècle à la fin du XVIIIe siècle, les points forts étant évidemment le XVI e siècle et le début du XVIIe siècle » d'autant plus que ceux-ci sont rares.

Le musée possède des vêtements et ornements liturgiques ; des vêtements civils, bourses, éventails et étuis brodés ; une collection de fragments d’étoffes comptant 439 pièces datées des années 1590-1640 ; des dentelles ; des tissus d’ameublement

« Les œuvres textiles sont particulièrement fragiles à la lumière et à la poussière ; elles ne supportent  pas une exposition prolongée. Pour des raisons de conservation, cette collection ne peut donc pas être  présentée en permanence au public ».

Les tissus ont une place très particulière dans la décoration d'intérieure depuis l'Antiquité. Au Moyen-âge on en utilise partout, non seulement sur les murs et les meubles mais aussi pour délimiter des espaces. Un très grand nombre d’enluminures de toute l'époque médiévale en témoigne. Il nous reste très peu d'exemples conservés de cette période. Cet engouement pour les étoffes d'ameublement couvre tous les siècles en France jusqu'à la fin du XIXe. Pour les XVIe et XVIIe siècles les exemples conservés sont rares aussi. D'une manière générale, les tissus étant fragiles une exposition sur des exemples anciens est toujours particulièrement intéressante.

Avec cela, le musée présente sa collection permanente très fournie et de qualité.

Lit-de-poupeedetail2-650.jpgPhotographies ci-dessus : « Lit de poupée ou maquette de lit. France (?). XVIIe siècle ou XVIIIe siècle. 52,5 x 37 x 23 cm. Soie, fils métalliques, taffetas broché. » La qualité d'exécution des tissus est impressionnante.

Photographies ci-dessous : « Tapis de table de toilette. Italie (?). Début du XVIIe siècle. 132 x 96 cm. Lin et soie, broderie et tissage. » En fait il s'agit d'une toilette (petite toile) que l'on pose sur une table (table de toilette) qui ne devient un meuble spécifique (avec son miroir incorporé) qu'au XVIIIe siècle. Voir sur ce sujet par exemple les articles La Toilette d'apparat des XVIIe et XVIIIe siècles, La Toilette galante de l'Amour, Paris, Estienne Loyson, 1670, Dame à sa toilette sous Louis XIV, ou d'une manière générale tous ces articles.Tapis-de-table-de-toilette-avec-detail.gif

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Le Canotage en Seine de Maupassant à Mistinguett

LesCanotiersParisiens.jpgPROLONGATION JUSQU'À FIN AVRIL 2015.

Les bords de Seine et de Marne des environs de Paris sont des endroits où viennent autrefois se divertir les parisiens afin d'y apprécier les plaisirs bucoliques, boire et manger pour pas trop cher, danser et écouter de la musique dans les guinguettes, pratiquer le canotage, nager etc. Au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe il s'agit d'une véritable mode. On s'habille en canotier et le chapeau de paille dit 'canotier' est très en vogue. Le Musée de la Grenouillère de Croissy-sur-Seine fait revivre ces instants (ouvert seulement les mercredis et dimanches). PiquerUneTete200.jpgIl en est question dans l'article du 18 mars 2012 intitulé Le canotier et la canotière. Depuis un an il est installé au premier étage d'une ancienne bergerie spécialisée dans le mérinos, race de moutons d'origine espagnole réputée pour sa laine. Il y a alors tout autour des champs de maraîchers à perte de vue dont les cultures sont exportées durant la nuit jusqu'aux Halles de Paris pour y être vendues. Aujourd'hui pour se rendre à Chatou en RER (la gare de RER est à quelques centaines de mètres du musée de Croissy en longeant les bords de Seine) on peut partir de la gare des Halles près de Châtelet. Évidemment les Halles parisiennes n'existent plus et les champs de Croissy-sur-Seine non plus … mais la Seine est toujours là, de jolies habitations aussi dont certaines historiques … et le musée nous en lègue le souvenir.

Maupassant.jpgCe Musée de la Grenouillère présente jusqu'au 14 décembre 2014 Le Canotage en Seine de Maupassant à Mistinguett. Il s'agit d'une intéressante exposition à parcourir avec douceur, en oubliant la précipitation parisienne. D'abord il faut aller se promener dans l'île des impressionnistes, là où se trouve autrefois la grenouillère, où l'on vient se baigner, boire, danser, faire du canotage et s'amuser. On peut soit pique-niquer soit manger au Restaurant Fournaise installé dans les salles historiques de la Maison Fournaise, où il est possible de « déjeuner dans la salle décorée de caricatures peintes par des artistes, restés anonymes au 19ème siècle, ou à la belle saison sur le balcon où Auguste Renoir [peint] Le Déjeuner des canotiers », ou/et visiter le Musée Fournaise. LaSeine.jpgEnsuite on rebrousse chemin pour se rendre au Musée de la Grenouillère, en longeant la Seine par la route ou par les bords du fleuve. Dans les deux cas on y voit de jolies petites demeures comme le Pavillon d'Henri IV édifié en 1845 par le marquis d'Aligre dans le pur style romantique (retour au Moyen-âge et à la Renaissance des coloristes et autres fantaisistes). Ces bords de Seine particulièrement sont très à la mode au XIXe siècle, ce qui se ressent dans l'architecture. Entre le Pavillon d'Henri IV et le musée se trouve l'hôtel particulier où Joséphine de Beauharnais (1763-1814) vient se réfugier en 1793 pour se protéger de la Terreur. Près du musée de la Grenouillère s'élève le Château Chanorier, ancienne Tableau.jpgrésidence des seigneurs de Croissy bâtie entre 1750 et 1770. Aujourd'hui il accueille des expositions. À côté la Chapelle Saint-Léonard est encore plus ancienne, puisque construite au XIIe siècle. Lieu de pélerinage contenant des reliques de Saint Léonard elle possède notamment une série de quatorze panneaux de bois peints datant du XVe siècle et des carreaux de la même époque. Cependant elle n'est que rarement ouverte au public. La promenade peut ensuite se dérouler de diverses façons. L'endroit semble idéal pour faire des promenades en bicyclette sur les bords du fleuve ; et se rendre ainsi sur le pont de Bougival, rejoindre la Machine de Marly qui alimente en eau les fontaines de Versailles dès la construction du château par Louis XIV ; et pourquoi pas aller au Château de Monte-Cristo de style Renaissance que fait construire Alexandre Dumas (1802-1870) au milieu du XIXe siècle … jusqu'à Saint-Germain-en-Laye. plan.jpg

Photographie : Lithographie de la série « Les canotiers parisiens » : « - Avouez, ma chère …, que les goujons mettent moins de galanterie à se laisser prendre que les hommes ?....... - Oui …..., ils sont  moins bêtes !........... » © Musée de la Grenouillère.

Photographie : Lithographie : « - Voilà l'agent de change ! C'est le moment de piquer une tête pour faire sa connaissance ! » © Musée de la Grenouillère.

Photographie : Photographie de 1889 avec Guy de Maupassant accompagné de Geneviève Bizet et Jeannine Dumas. © Musée de la Grenouillère.

Photographie : La Seine.

Photographie : Huile sur toile de « Franck … » « Plaisirs du canotage et de la pêche » (1908). © Musée de la Grenouillère.

Photographie : Plan avec en haut à droite l'île des impressionnistes, le Hameau Fournaise et l'endroit où se trouve l'ancienne Grenouillère, et en bas à gauche le musée de la Grenouillère.

Photographies ci-dessous : À gauche - Chapelle Saint-Léonard. À droite - Hôtel particulier où Joséphine de Beauharnais habite en 1793.
Batiments.jpgPhotographies ci-dessous : Partition de la chanson À la Grenouillère (© Musée de la Grenouillère). La mise en musique contemporaine par Véronique Rénier est à écouter ici.ImagespartitionA-agrenouillere.jpg

Partition-et-paroles-de-A-la-grenouillere430.jpg

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Glanage au fil des ventes de cette semaine

EventailFace500.gifEventailleDetailDos300.jpgPhotographies du haut et de gauche : « Janus ouvrant les portes de l’année, vers 1730. Éventail plié, la feuille double en peau peinte à la gouache. Monture en écaille blonde (chelonidae spp antérieur au 1er juin 1947 et de ce fait conforme au règlement CE du 09/12/1996, en son article 2/W mc), à décor de piqué et applications d’or. Rivure d’origine en or gravé. H.t. 29,2 cm – H.t. 17,2 cm (BE, deux petites rest. et petits manques d’or sur les panaches). Éventail de grande qualité, où la face ne se distingue pas du dos, tant du point de vue de la qualité de la peinture que du traitement de la monture. D’un côté, Mercure confie aux nymphes l’éducation de Bacchus. Chale300.gifTrois d’entre elles le recueillent tandis qu’une autre apporte un berceau. Pan observe la scène en retrait, et Zeus depuis les cieux. L’arrière-plan est occupé par un large paysage. De l’autre côté, Flore et les zéphyrs suivent des yeux Janus, le dieu aux deux visages. Le sujet est emprunté à l’œuvre du peintre italien Carlo Maratta (1625-1713) Janus ouvrant les portes de l’année, ou fermant les portes de la guerre, connu par la gravure de Robert Van Audenaerd (1663-1743). La monture présente un délicat et riche décor dans le goût de Bérain mêlant piqué d’or et motifs en or sculptés et gravés, incrustés dont des bustes, des personnages, des griffons. Les panaches sont bordés d’une ligne de pointillés en piqué d’or. » Vente Éventails - Dentelles du mercredi 5 novembre de la maison Coutau-Bégarie à Richelieu - Drouot.

Photographie de droite : « Exceptionnel châle à une pointe, Chantilly noire, fuseaux, vers 1850. Composition magistrale de fleurs, tout à fait inhabituelle de par l’importance de leurs dimensions. La rose du bouquet central mesure 10 x 14 cm, les bignones mesurent 11 cm de longueur. Très belle exécution, fil fin. Une petite reprise, point de raccroc lâché sur  trois cm. Hauteur : 135 cm. Largeur aux épaules : 255 cm. » Vente Éventails - Dentelles du mercredi 5 novembre de la maison Coutau-Bégarie à Richelieu - Drouot. 

Photographie du dessous : Grandes cannes de la vente Fraysse & Associés du jeudi 06 novembre à l'hôtel Drouot.

GrandesCannes300Photographies ci-dessous :  « Edgar Chahine (1874 - 1947). La Promenade. 1902 (T. 92) 46 x 65,8 cm Eau - forte, pointe sèche et aquatinte. Superbe épreuve signée en bas à gauche d'un tirage à une centaine d'exemplaires.[...] Feuillet: 56 x 76 cm. » Vente Fraysse & Associés du mercredi 05 novembre.LaPromenade2

Photographie du dessous : « Gustave Doré (Strasbourg 1832 - Paris 1883). Entrée du chevalier Renaud en ville Plume et encre noire, signée en bas à droite. Légendée dans le bas « le fier Renaud fend la foule qui se précipite de tout coté tous les spectateurs admire l'air noble et redoutable du Paladin Ch.V ». Coin inférieur droit manquant, légèrement insolée et deux petites retouches de gouache. 47,8 x 34,5 cm. » Vente Fraysse & Associés du mercredi 05 novembre.GustaveDoreChevalier.jpg

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Salon international du patrimoine culturel

SalonInternationalDuPatrimoineCulturel.gifDu 6 au 9 novembre se tient comme chaque année le Salon international du patrimoine culturel au carrousel du Louvre à Paris avec plus de trois cents exposants et des conférences qui semblent particulièrement intéressantes. Créé en 1994, le salon a été racheté en 2009 par Ateliers d’Art de France, groupement professionnel des métiers d'art fondé en 1868, qui fédère plus de 6 000 professionnels, artisans, artistes et manufactures d’art à travers l’hexagone.

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Écologie du sentiment

DissertationSurLaPoesiePastoraleAbbeGenest300lm.gifDeux cultes occupent pendant des millénaires une place primordiale en France : celui de la Dame (et de l'Amour en général) et celui de la Nature, les deux n'étant pas très éloignés. On considère alors que nos bergères et bergers conservent des réminiscences de l'Âge d'Or : un temps où les êtres humains vivent en pleine pureté au milieu des dieux et des plaisirs véritables.

On vénère la nature et l'homme qui sait dialoguer avec elle par l'intermédiaire de ses sens : le sentiment, cela lui permettant de communiquer avec la divinité. Les poèmes ayant ce sujet ou celui de l'amour sont les plus prisés.

Il est un peu question de cela dans l'article intitulé Eurythmie politique.

Je collectionne les livres et gravures anciens sur le sujet. Il s'agit d'une de mes trois collections, les deux autres étant sur les petits maîtres de la mode et sur les contes et fables pour enfants.

Les pastorales et autres poèmes bucoliques sont passés de mode. Aujourd'hui on peut se procurer des livres des XVIIe et XVIIIe siècles sur ce thème assez facilement. Ils sont pourtant d'une grande beauté. Les textes sont riches et les gravures les accompagnant le plus souvent d'une grande finesse d'exécution.

À notre époque où presque tout le monde bouge frénétiquement, voyageant d'un bout à l'autre de la terre (même les écologistes), il y a moins de dialogue culturel avec la nature, avec la terre, sa mémoire, sa régénérescence … La culture consiste à cultiver le terrain de son âme comme on le fait d'un jardin en fonction de l'environnement. La question environnementale n'est pas seulement en rapport avec la nature mais avec toutes les choses qui le constituent. Les cinq sens (le goût, l'odorat, l'audition, la vision, le toucher) et la perception cognitive, qui à eux tous forment le sentiment, permettent d'appréhender cet environnement et de dialoguer avec. Dans quelle mesure souhaitons-nous le faire ?

Photographie : Page de titre et frontispice de Dissertations sur la Poésie pastorale ou de l'Idylle et de l'Églogue (Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1707, première édition) de M. l'Abbé Genest (Charles-Claude Genest : 1639-1719). La gravure est signée Thomassin : Simon Thomassin (1638-1722) ou son fils Henri Simon Thomassin (1687-1741), tous deux graveurs. Ce livre est adressé « À Messieurs de l'Académie Française ».

© Article et photographie LM

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La merveilleuse découverte en cours du tumulus d'Amphipolis

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Amphipolis est une cité antique du nord de la Grèce fondée en 437 av. J.-C. et abandonnée au VIIIe siècle de notre ère. Elle est importante pour ceux qui s'intéressent à l'archéologie, en particulier pour ses vestiges et sa nécropole dans laquelle des archéologues ont mis à jour une quantité impressionnante d'objets. Aujourd'hui cette ville est à nouveau dans l'actualité des arts avec les fouilles entreprises cette année dans le tumulus d'un immense tombeau ayant une enceinte de 497 mètres de long et un chemin de 4,50 mètres de large conduisant à un important monument funéraire daté entre 325 et 300 av. J.-C. Il s'agit du plus grand monument funéraire jamais découvert en Grèce … Les archéologues n'ont pas encore atteint la pièce principale. Chaque semaine nous apporte son lot de découvertes.

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C'est en 1934 que l'on commence à s'intéresser à cette ville et ses alentours. En 1934 l'École française d'Athènes dégage les vestiges du lion funéraire. Après la Seconde Guerre mondiale des fouilles sont entreprises dans la nécropole et la ville.

En 2012 on découvre le tumulus. En août 2014 on commence à dégager la porte d'entrée. Celle-ci se trouve en bas d'un escalier de marbre. Elle est peinte et surmontée de deux sphinges. Elle donne sur une succession de pièces aux murs de marbre et au plafond voûté peint en rouge semble-t-il. Au fond de la première on y remarque deux cariatides avec encore des traces de peinture. Une troisième chambre a été révélée. Le 12 octobre on s'est aperçu que le sol de la seconde chambre funéraire était orné d'une mosaïque de 4,50 x 3 m. Le 21 octobre c'est la découverte d'une tête d'un des deux sphinges.

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On peut suivre l'avancée des fouilles sur le site Grèce à l'Ouest. Toutes les photographies proviennent de ce site.

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Merveilleuses & merveilleux