Parisiens en Seine d'hier à aujourd'hui à la Maison de Balzac

BalzacSaint-Cloud500La Maison de Balzac présente une exposition du 20 juin au 28 septembre sur les loisirs des parisiens sur ou dans la Seine intitulée : Plages à Paris selon Daumier - Parisiens en Seine d'hier à aujourd'hui. 

LesBaigneurs300« Plusieurs peintures prêtées par de grands musées parisiens (Musée de l’Ile-de-France et Musée Carnavalet) et quarante gravures originales de Daumier, issues du fonds graphique du musée, évoquent avec humour la place de ce fleuve dans les loisirs des Franciliens. « Les œuvres de Daumier sont des compléments de La Comédie humaine », écrit Baudelaire. » 

C'est dommage que l'exposition fasse le parallèle avec Paris-plage, cette miette donnée à manger aux parisiens. Le dossier de presse ose même parler du grand Paris … Avec Paris-plage et le grand Paris, nous sommes très loin du temps des baigneurs dont il est question dans les articles Le canotier et la canotière ou Le baigneur, la baigneuse et le Ohé ! Ohé !

LesCanotiersParisiensL'exposition sinon est sans doute très bien et dans la demeure d'Honoré de Balzac (1799-1850) : une maison en plein Paris ... ce qui est plutôt rare.

J'ai retrouvé une bande dessinée de mon enfance datant d'il y a plus de 35 ans dans laquelle il est déjà question des désastres de la vie contemporaine sur notre environnement. Des années plus tard tout est largement pire. Franchement il est doux de se plonger dans le passé à travers certains témoignages et œuvres anciens … mais qu'on ne nous rappelle pas le présent ! Comme s'il soufflait en ce moment à Paris un air de guinguettes parfumé de diesel ; où les papillons virevoltent dans un métro crasseux ; où s'épanouissent des fleurs rares et endémiques sur le béton ; où il est bon de se reposer sur l'herbe fraîche du goudron où passent et repassent des nuées de voitures et de gens pressés ; où l'on peut flâner aux terrasses de troquets typiquement parisiens comme McDonald et Starbucks ces derniers en quelques années couvrant de leurs cafés philosophiques toute la capitale ; où l'amour règne dans la grâce volubile de parisiennes voilées priant que la haine d'Allah se répande comme une traînée de poudre ; où passent gracieusement dans le ciel les oiseaux chamarrés d'avions qui forment de gracieux nuages adoucissant la chaleur bienfaisante du soleil nucléaire etc.

Rappelons enfin le scandale de la piscine Molitor (voir l'article intitulé Architectures RER) qui n'est pas tant son prix d'entrée, mais sa soi-disant 'rénovation' qui a consisté à tout détruire sauf un seul mur de façade (voir l'image Google ici).

Photographie 1: « Alexandre Hyacinthe Dunouy, Saint-Cloud et la Seine vu de la hauteur de Brimborion à Sèvres. © Collection musée du Domaine départemental de Sceaux. Photo Pascal Lemaître. »

Photographie 2 : « La leçon à sec. Le Charivari 30-31 mai 1841. © Maison de Balzac / Roger-Viollet. »

Photographie 3 : « Le coup de vent. Le Charivari 12 juillet 1843. © Maison de Balzac / Roger-Viollet. »

Photographie 4 : « Paul Mallard, Le Pont Neuf et le quai de Conti en 1830. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet. » Dans cette peinture on y reconnaît la péniche des bains établis sur la Seine.

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Nouvelles salles du Louvre consacrées aux objets d’art du XVIIIe siècle

Le%20Bas%20de%20Montargis grand%20angle650Objets d'art du XVIIIe siècle et lambris de l’hôtel Le Bas de Montargis. Paris, 1705, 1707, compléments modernes. « Artisans de la Société pour les bâtiments du roi (Jules Degoullons et associés). Bois sculpté, peint et doré, glace. Versement des Domaines, 1898. Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Cabinet-20Dang-C3-A9_def300.jpgÀ gauche : « Lambris du cabinet de l’appartement sur cour de l’hôtel Dangé. Paris, vers 1750, compléments modernes. Bois sculpté, peint et doré, huiles sur panneau de bois, huiles sur toile, glace. H. sous corniche 470 cm. Versement des Domaines, 1898. Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Depuis le 6 juin sont ouvertes au Louvre de nouvelles salles des objets d'art de la période couvrant le règne de Louis XIV et le XVIIIe siècle. « Le musée du Louvre abrite l’un des ensembles les plus riches et les plus complets jamais réunis dans une collection publique, témoignage éclatant du savoir-faire français du XVIIIe siècle. »

« Les collections XVIIIe du département des Objets d’art offrent un large panorama de la décoration intérieure, de la production des grandes manufactures, de l'artisanat et du commerce d'art, principalement français, du règne de Louis XIV à la Révolution. Elles sont constituées de boiseries et de décors peints, de tapisseries et de tapis, de meubles d'ébénisterie et de menuiserie, de bronzes d'ameublement, de marbres et pierres dures, d’orfèvrerie et de bijouterie, d’instruments scientifiques, de faïences et porcelaines européennes, de laques et porcelaines d'importation. L'origine principalement royale et princière de ces collections leur confère un caractère particulièrement remarquable, en comparaison de celles des autres musées d’arts décoratifs, en Europe et aux États-Unis.

Les arts somptuaires des règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI n’ont pourtant acquis droit de cité au musée du Louvre que tardivement, à l’occasion de deux moments-clés. En 1870, lors du sauvetage in extremis de meubles et d’objets historiques retirés du palais des Tuileries et du château de Saint-Cloud avant qu’ils ne soient la proie des flammes. Puis, en 1901, lors d’un versement par le Mobilier national d’un grand nombre de chefs-d’œuvre de l’ébénisterie et de la tapisserie parisienne provenant des demeures royales et impériales.

La générosité de très grands amateurs, tels qu’Isaac de Camondo ou Basile de Schlichting, à l’origine de legs fastueux, respectivement en 1911 et 1914, a ensuite contribué à enrichir la collection au cours du XXe siècle, le musée se portant également acquéreur de pièces remarquables venant de demeures disparues ou modifiées au XIXe siècle. »

Grand%20salon%20Abondant650Salle du Louvre. © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP.

2commodesrocaillesCommodes de style rocaille. À gauche : « Commode et encoignure de la chambre bleue de Madame de Mailly au château de Choisy. Paris, 1742. Mathieu Criaerd. Bâti de chêne, placage de bois fruitier, laque occidentale dite « vernis Martin », garniture de bronze argenté, dessus de marbre bleu turquin. H. 85 cm ; L. 132 cm ; P. 63,5 cm. Dation en paiement de droits de mutation, 1990. Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Thierry Ollivier. »
À droite : « Commode « aux palmes et fleurs ». Paris, vers 1740. Charles Cressent. Bâti de bois résineux et de noyer, placage d’amarante et de satiné, garniture de bronze doré. H. 90,5 cm ; L. 149 cm ; P. 67 cm. Don de George Ortiz et Ricardo (dit Jaime) Ortiz-Patiño, 1982. Paris, musée du Louvre © 2012 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Thierry Ollivier. »

Psyche&AmourPsyché réveillant Amour (Eros). « Une des quatre pièces des Tentures de François Boucher, tissées pour la chambre de la duchesse de Bourbon à l’hôtel de Lassay. Paris, vers 1775. D’après François Boucher et Maurice Jacques. Manufacture royale des Gobelins, atelier de Jacques Neilson. Tapisserie de basse lisse, laine, soie. H. 440 cm ; L. 300 cm. Versement du Mobilier national, 1901. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Daniel Arnaudet. »

Eros.jpg« Complément à la tenture des Mois grotesques : Apollon. Paris, 1696-1697. D’après Noël Coypel Manufacture royale des Gobelins, atelier de Dominique et Jean de La Croix. Tapisserie de basse lisse, laine et soie. H. 280 cm ; L. 221 cm. Versement du Mobilier national, 1901. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Droits Réservés. »

Table-20Dress-C3-A9e-20George-20III650.jpgService en argent de « George III d’Angleterre et de Hanovre. Paris, 1778 -1785. Robert-Joseph Auguste. Argent fondu et ciselé. Paris, musée du Louvre © 2011 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Harry Bréjat. »

Vaiselle« Grand buffet de plats de faïence de Rouen, les plus belles ornées de motifs à l’ « ocre niellé », Rouen, vers 1700-1725. Paris, musée du Louvre. © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah. »

Aigui%C3%A8re%20en%20cristal%20de%20roche300« Aiguière et son bassin de cristal de roche de la duchesse de Mazarin, puis de la reine Marie-Antoinette. Aiguière : Paris, 1738-1744. Bassin : Paris, 1731-1732, Jean Écosse. Cristal de roche, or fondu et ciselé. Aiguière : H. 21 cm ; L. 14 cm ; D. 10,5 cm. Bassin : H. 6 cm ; L. 24,3 cm ; P. 19,5 cm. Anciennes collections de la Couronne. Paris, musée du Louvre © RMN-GP (musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola. »

Vitrine-20tabati-C3-A8res-20d-27apr-C3-A8s-20Boucher300.jpgTabatière d’après une composition de François Boucher. « Paris, musée du Louvre © 2014 Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Olivier Ouadah.»

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Cadet Roussel barbier

CadetRousselleBarbierRousselianaTitreFrontispice300lm.gifJe me suis procuré le livre que je présente ici surtout pour la gravure rudimentaire du frontispice avec Cadet Rousselle barbier. Les images anciennes de barbiers à l'oeuvre ne sont pas très fréquentes. Alors ...

Photographie : Frontispice et page de titre de Rousseliana, ou Recueil de tous les bons mots, vers, calembours, lazzis et facéties des Cadet-Roussel : Où l'on a réuni toutes les additions de M. Brunet ... et la tragédie de Matapan, ou les assassinats de l'amour par Anagrame Dauneur. Seconde édition, revue, corrigée, et contenant considérablement d'additions. À Paris, chez les marchands de nouveautés. Anagrame Dauneur est l’anagramme d'Armand Ragueneau (Armand-Henri Ragueneau de La Chainaye : 1777-185.) La première édition (chez Mme Cavanagh) date de l'an XIII (1805). Celle-ci semble être de 1810. La tragédie de Matapan est tirée de Cadet Roussel par MM. Joseph Aude (1755-1841) et Charles Louis Tissot. Brunet (1766-1853) écrit avec Joseph Aude Cadet-Roussel barbier à la fontaine des Innocents, folie en 1 acte, publiée en 1819 chez  J.-N. Barba.

Au sujet de Cadet-Rousselle voir cet article. C'est un personnage qui n'inspire pas seulement la célèbre chanson mais aussi des sortes de blagues qu'on appelle autrefois « bons mots, vers, calembours, lazzis et facéties », et des petites pièces de théâtre de foire.

Un exemple de l'humour pratiqué : Beuglant confie à Cadet Rousselle lui faisant la barbe qu'il est en train de composer une pastorale. Il lui récite un de ses vers : « Quand je vois ma bergère, assise sur l'herbette... » Cadet Rousselle répond qu'il apprécie la bergère mais pas l'air bête. Il préférerait « … Assise sur la verte verdure... » L'autre répond « - Ah ! Mon ami, quel vers dur ! » Au début ça ne fait pas du tout rire … On se demande même si quelques subtilités ont échappé à notre sagacité. Et puis c'est tellement gros que finalement cela amuse … un peu. C'est une ambiance populaire d'une autre époque … une naïveté décalée à la Cadet Rousselle … avec un charme biscornu comme ses trois maisons qui, comme le dit la chanson « n’ont ni poutres, ni chevrons, C’est pour loger les hirondelles, ... »

© Article et photographie LM

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Ce n'est point par coquetterie qu'elle se pare avec tant de magnificence

CeNEstPointParCoquetterie501lm.jpgPhotographie : Planche de Le La Bruyère des Jeunes Demoiselles, par Madame Mallés de Beaulieu (17..-1825), seconde édition, Paris, Pierre Blanchard, 1823. La première édition date de 1821.

© Article et photographie LM

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Faire belle jambe

Certaines 1739AndreasNunzerFaireBelleJambe300lmfemmes apprécient de montrer leurs jolies jambes. Cette pratique est récente. Elle date du XXe siècle. Auparavant celles-ci dévoilent à peine leurs souliers, parfois leurs chevilles si elles sont un peu osées. Ce sont les hommes qui mettent en valeur les leurs, jusqu'au XIXe siècle et l'avènement du pantalon qui les cache.

Au Moyen-âge, les personnes de sexe masculin portent des vêtements laissant voir leurs jambes, en particulier à partir du XIIe siècle et surtout du XIVe.

La chausse est à la manière d'un collant qui moule la jambe, depuis les pieds jusqu'au bassin. laparisiennealondresBelleJamberetravaillee300lmAu bas Moyen-âge (XIIe-XVe siècles) elle épouse tous les contours … jusqu'aux fesses. Le sexe est quant à lui enveloppé dans une braguette ressemblant à une sorte de coque, parfois particulièrement proéminente. Le haut-de-chausses est la partie supérieure de la chausse (voir ici des exemples). Il se métamorphose au XVIIe siècle en culotte, et le bas-de-chausses en bas. Le tout est tenu par des jarretières.

La jambe masculine est à ces époques un élément important de l'élégance. Lorsqu'elle est jolie on la met en valeur et la montre volontiers ; surtout qu'elle joue un rôle dans la révérence qui est la principale façon de saluer en France jusqu'à la Révolution ; et la danse qui est une discipline importante d'une bonne éducation.

dameasatoiletterocaillebellejambe300lmAvoir une belle jambe est une marque de beauté masculine.

'Faire la belle jambe' signifie alors mettre en valeur ses jambes dans la façon de les bouger et en particulier de marcher, avoir une démarche avantageuse, ainsi que parader, faire le beau.

On dit de plus : « cela ne me rendra pas la jambe mieux faite » pour « cela ne m'est d'aucun profit » ou « cela me fait bien la jambe » ou «  cela me fait une belle jambe », expression déjà présente au XVIIe siècle dans le sens de ne pas se sentir concerné.

Photographie 1 : Détail d'une gravure du début du XVIIIe siècle.

Photographie 2 : Détail de la gravure intitulée 'La Parisienne à Londres', d'après James Gillray, parue en 1802, et présentant un couple parisien à Londres.

Photographie 3 : Détail d'une gravure de la première moitié du XVIIIe siècle se passant dans l'intimité.

Photographie 4 : « L'un fait belle Jambe et l'autre beau Jabot. » Cette petite caricature est signée de « J. A. Chevalier » (dessinateur et graveur), et est datée de 1771. Le papier  laisse à penser que celle-ci est une reproduction sans doute de la première moitié du XIXe siècle. 

BelleJambe300lm© Article et photographies LM

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Quelques jolis objets d'art aux enchères à Drouot ce vendredi

Venus« Attribué à François MAROT (1666-1719). Vénus sortant de l'onde et Diane et Endymion. Paire de toiles. Sans cadre. Restaurations anciennes. Haut. 58 - Larg. 141 cm. » Ferri. Catalogue ici.

PortraitHommeManteauRougeXVIIeSiecle« École FRANCAISE vers 1690. Portrait d'homme au manteau rouge. Toile ovale. Haut. 72 - Larg. 57,5 cm. Restaurations anciennes. » Ferri. Catalogue ici.

MarchandedechapeauxetdejuponsdeLante.jpg« LANTE Louis Marie (1789 -?). Marchande de chapeaux et de jupons. Plume, encre noire, lavis de gris et aquarelle. H. 24 cm - L. 15,5 cm. » Chayette & Cheval. Catalogue ici.

FontaineAParfum&PotPourriÀ gauche : « Fontaine à parfum en porcelaine bleu de four, porcelaine polychrome et bronze ciselé doré. Modèle aux deux cygnes en porcelaine allemande sur un tertre simulant l'eau courante et encadrant un amusant bec verseur fait d'une grenouille posée sur un typha. La réserve de parfum est encadrée d'une touffe de fleurs en tôle découpée et céramique. Deux anses ornent le corps de la fontaine. Couvercle sommé d'un fruit à graine. Travail français vers 1760-70. 30 x 22 cm (Accidents restaurés sur le couvercle). » Chayette & Cheval. Catalogue ici.

À droite : « POT-POURRI en bronze doré et porcelaine formé d'une figure de Chinois assis en porcelaine de Meissen, tenant un panier rempli de poissons sur une terrasse en bronze doré à ornements rocaille, surmontée d'un arbuste en bronze doré orné de fleurs en porcelaine tendre probablement de Vincennes et supportant une grenade couverte en porcelaine de Meissen, la gorge en bronze doré et fleurs de porcelaine. XVIIIe siècle, vers 1750-55. H. 24 cm. Très léger choc au fond de la grenade, petits éclats aux fleurs, deux petites fleurs manquantes. » Pescheteau-Badin. Catalogue ici.

BoiteAChales« BOÎTE À CHÂLES en placage d'érable moucheté incrusté d'amarante à décor de rinceaux et palmettes, le couvercle à doucine découvre un intérieur gainé de moire blanche. Il repose sur un piétement arqué relié par une entretoise mouvementée. Tiroir en ceinture. Époque Charles X. Le couvercle est légèrement déformé. H.98 cm - L.105,5 cm - P.41 cm. » Pescheteau-Badin. Catalogue ici. Sur les châles voir cet article.

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Marionnettes à Éléphant Paname

ChesnaisMarionnetistes300.jpgDu 10 au 19 juin 2014, Éléphant Paname expose, au 10 rue Volney à Paris (près de l'Opéra), une collection de marionnettes  appartenant à la famille Chesnais, avant la vente aux enchères de celle-ci. Cette exposition est gratuite et en entrée libre.

Jacques Chesnais (1907-1971) est un marionnettiste du XXe siècle. « À la fois, artiste et créateur de marionnettes mais aussi collectionneur, il a fait le tour du monde pour découvrir et se perfectionner mais aussi pour ramener avec lui des créations d’autres pays. »

Personnellement, ayant fait des études d'histoire du théâtre entre autres, j'apprécie notamment les marionnettes. Né à Saint-Étienne, près de Lyon, mon intérêt va surtout vers Guignol, qui de plus est issu de l'univers des canuts (ouvriers tisserands de la soie) et donc de la mode. Du reste cette marionnette est habillée originellement comme un ouvrier canut avec sa blouse et son catogan tressé (qui empêche la chevelure de se prendre dans les fils du métier à tisser). Il est alors le héros des lyonnais, en particulier des adultes qui viennent y entendre le 'parlé vrai' et la chronique du jour tout en s'amusant des guignolades.

Sur l'exposition, je ne peux en dire beaucoup plus ne l'ayant pas encore vue.

Photographie : « Jacques Chesnais et sa femme Madeleine manipulant - Photo Geifer. »

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Manuel de l'homme du monde, Guide complet de la Toilette et du bon ton.

ManuelDeLHommeDuMondeEntreeDansUnCercle300lm.jpgVoici un livre qui m'est arrivé défraichi, mais intéressant. Il s'agit du Manuel de l'homme du monde, Guide complet de la Toilette et du bon ton ; par A. Martin, Auteur du Bréviaire du gastronome, du Manuel du marié etc. (Paris, Audin & Ledoyen, 1828-1829).

La première photographie présente une partie du frontispice dépliant visible en entier ici,  avec « L'homme du Monde » « Entrée dans un Cercle » et « Costume d’Équitation ».

Les autres photographies sont celles de la table des matières présentées dans cet ouvrage.

ManuelDeLHommeDuMondeEntreeTable3-300lm.jpg© Article et photographies LM

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Costumes de l'administration du Directoire

HabitsDirectoireMessagerDEtat300lmLa Révolution invente de nouveaux costumes pour les fonctions créées avec la naissante République. Ceux-ci sont colorés, d'inspiration antique. En voici quelques exemples d'une gravure d'époque.

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© Article et photographies LM

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La Nocturne Rive Droite invite l'Histoire de l'Art

GALERIE-LEAGE-DEMAY-chaises-L16-pomme-pin300.gifLa Nocturne Rive Droite aura lieu cette année le mercredi 4 juin de 17h à 23h, toujours dans le VIIIe arrondissement de Paris, autour du Faubourg Saint-Honoré et de l’Avenue Matignon.

Près de 70 galeries « dévoileront leurs récentes acquisitions ou nouvel accrochage. Ce sera l'occasion pour le public d'avoir accès à des œuvres majeures, véritables chefs-d'œuvre, comme de rencontrer des artistes ou encore de se laisser séduire par des coups de cœur. Plusieurs galeries et antiquaires feront le choix d'organiser des expositions personnelles ou thématiques, d'autres de montrer des pièces inédites. La Nocturne Rive Droite est un voyage original au travers de toute l'Histoire de l'art, car si les arts du XVIIème au XIXème sont largement représentés, les arts premiers, l'art moderne et l'art contemporain y sont également inscrits. »

« Portée par de nouvelles ambitions pour montrer le dynamisme du marché de l'art du 8ème arrondissement, elle crée cette année l'évènement et invite les plus belles signatures de l'Histoire de l'art. Pendant cette soirée, les galeries et librairies associées inviteront un historien de l'art, un auteur, un critique d'art à dédicacer son livre. »

Photographie : « Galerie François Léage. Chaise estampillée Jean-Baptiste Demay, reçu maître en 1784. Époque Louis XVI. »

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L'Amour au Moyen Âge

TourJSPLAmourAuMoyenAgeAffiche300Faire une déclaration amoureuse en haut de la tour parisienne du début du XVe siècle de Jean sans Peur peut être d'un bel effet, surtout après avoir parcouru la petite exposition de reproductions de documents médiévaux intitulée L'Amour au Moyen Âge qui a lieu jusqu'au 12 novembre 2014.

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Coiffures à la mode entre 1788 et 1790

Bonnet paysanne 300lmParmi les articles les plus lus de ce blog il y a ceux sur les coiffures du XVIIIe siècle. Voici une gravure tirée d'un ouvrage allemand (Oeconomische Encyclopädie) de la fin du XVIIIe siècle répertoriant celles de son époque : 1788-1790. L'estampe en entier est visible ici. 

A la Victoire 300lm

A la triomphale 302lm

A la Venus 325lm

Baigneuse a la frivolite 300lm

Baigneuses 549lm

Bonnet a demi neglige 300lm

Bonnet au globe et au diademe 362lm

Bonnet a la Gabrielle de Vergy 300lm

Bonnet a la candeur 300lm

© Article et photographies LM

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Carrier-Belleuse le Maître de Rodin

CBbustefantaisieavecrosesetdentellesdetail_500Du 22 mai au 27 octobre 2014 les musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne présentent une exposition rétrospectiive de l'oeuvre du sculpteur Albert Ernest Carrier-Belleuse, maître de Rodin.

Photographie : « Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887). Bacchante. 1863. Marbre, H. 180 ; L 66 ; P. 63 cm. Paris, musée d’Orsay. © Rmn-Grand Palais (musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda. »CBbustefantaisieavecrosesetdentelles300.gif

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Le style moderne, jamais ?

LeStyleModerneJamais300lm.jpgPhotographie : Peinture / collage sur mur « Le style moderne, jamais. » prise près de mon domicile parisien actuel, à Oberkampf (entre Parmentier et Ménilmontant).

© Article et photographie LM

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Eurythmie politique

AssiettePastoraleNoeudDetaila300lmÊtre en harmonie avec son environnement ce n'est pas seulement l'être avec la nature, mais avec tout ce qui le compose : notre esprit, nos actions, notre entourage proche (foyer, famille, amis …) et plus lointain (société, nature ...) ... tous les rythmes qui forment la vie. Un corps, quel qu’il soit LAstree1733-1-300lm(humain, social …) se doit d'être en équilibre pour garder la santé. Cette eurythmie n'est pas figée mais sans cesse en mouvements.

On pourrait créer un parti politique basé sur une philosophie des rythmes : Quels sont ceux qui sont les plus harmonieux pour qu'en ce XXIe siècle nous puissions vivre ensemble en paix, en confiance et en liberté etc. ?

Photographie 1 : Dessin du centre d'une assiette du XVIIIe siècle représentant des symboles pastoraux avec un immense nœud entourant un panier, une cornemuse et uneLAstree1733-Titre300lm houlette (bâton de berger). Le nœud est un symbole féminin, protecteur, d'amour et de fidélité … de pureté. Les dames nouaient un ruban ou un autre morceau de tissu (ou de cheveux) leur appartenant à l'armure de leur chevalier afin de les protéger. C'est un symbole que l'on retrouve partout au XVIIIe siècle.

Photographies 2 et 3 : L'Astrée de M. d'Urfé, Pastorale allégorique, Avec la clé, Nouvelle édition … Tome troisième, Paris, Pierre Witte et Didot, 1733. Gravures de Guelard.  Sur le frontispice du tome III (photographie de droite) est représenté le « Temple d'Astrée » qui est un temple de verdure.

Photographie ci-dessous : Dessin du centre d'une assiette sans doute du XVIIIe restaurée à l'ancienne avec des agrafes ...  Un paysan est représenté dans le médaillon central contemplant la terre qu'il laboure, sème puis récolte. Cette faïence est aussi composée en terre. Elle est le produit du savoir-faire des hommes, de leur travail de cette argile, à partir de laquelle ils créent ... produisent ... comme cet agriculteur. Pour faire une céramique il faut de l'eau, une main et son mouvement (l'air), un esprit qui invente, et un feu intense, comme le sol a besoin des éléments pour fructifier. Les quatre éléments ne sont pas seulement dans la nature, mais aussi tout autour de nous et en nous. De toutes les façons nous faisons entièrement partie de la nature ; et rien de ce que nous faisons n'est en dehors.

AssietteAgricuteurdetailcentre_300lm.gif© Article et photographies LM

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Indiens des Plaines

IndiensDesPlaines1-500QuandThe Sea vers 1860-1869-300 j'étais enfant, je me suis dit qu'entre les indiens et les cow-boys, j'étais pour les premiers. Adolescent j'ai décidé que je ne mettrais jamais les pieds aux États-Unis qui nous envahissaient ; et je n'y suis jamais allé. J'aime la civilisation, mais ce que l'on vit aujourd'hui est de la barbarie.
L'exposition Indiens des Plaines qui se déroule au Musée du quai Branly jusqu'au dimanche 20 juillet 2014 rassemble 132 objets et œuvres d’art de populations amérindiennes (Cheyenne, Sioux, Blackfoot, Comanche, Pawnee …) du XVIe siècle au XXe.

« L’exposition est l’occasion d’aborder la vie quotidienne dans les réserves, la religion, le rôle des hommes et des femmes dans la société, l’impact des contacts avec les Européens puis les Américains ; mais aussi la relation avec la Nature de ces peuples indigènes qui occupaient les Grandes Plaines d’Amérique du Nord ; ce vaste territoire qui s’étend du bassin du Mississipi aux Rocheuses de l’Ouest, et du Rio Grande dans le Texas du sud à la branche supérieure de la rivière Saskatchewan, dans le centre de l’Alberta. »

Photographie de gauche : The Sea, vers 1860-1869. Photographie extraite des albums Photographs of North American Indians by W. H. Jackson, constitués par William Henry Jackson en 1876-1877. Tribu Sac et Fox. Photographie d'Antonio Zeno Shindler (1823-1899). © musée du quai Branly.IndiensDesPlaines2-500

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Éventails

EventailDameDevantSaTableDeToiletteSeFaisantCoiffer.jpgLe mardi 13 mai, la maison Art-Richelieu présente une vente d'éventails. Le catalogue pdf est consultable ici et les lots ici.

Photographie : « Éventail optique à système, la feuille en papier peint à la gouache d'une dame de qualité assise devant sa coiffeuse, qu'un coiffeur enturbanné poudre. Un tambourinaire et un violoniste jouent de leurs instruments pour distraire la dame pendant cette opération. Une autre dame est assise sur un grand canapé et semble attendre la fin de la toilette. Une suivante arrive, portant un coffret à bijoux pour parer sa maîtresse. […] Monture squelette en ivoire gravé, repercé, sculpté, incrusté d'or et d'argent et de clinquants à décor de deux autels de l'amour. Le hauts de la feuille est repercé de trous correspondant à un système optique, placé sur les deux panaches. Une tirette dissimulée dans la feuille permets d'ouvrir ou d'occulter chacune des lentilles. Vers 1780. 10'' - 27 cm (acc.). »

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Carré Rive Gauche

CommodeLouisXV.jpgDu 15 Au 18 mai 2014, les antiquaires et galeristes  du Carré Rive Gauche vous feront partager leurs dernières découvertes.

Photographie de gauche : Galerie Delvaille - « Commode galbée en placage de bois de satiné et de palissandre. Estampille de Jacques-Philippe Carel. H. 88 x L. 128 x P. 59 cm. Époque Louis XV. »

Photographie ci-dessous : Galerie Ratton-Ladrière - « Cheval Marin - Ce très beau bronze, à l’origine un marteau de porte, témoigne du raffinement que l’aristocratie italienne apportait aux moindres détails décoratifs de ses palais. Provenance : Padoue – Italie. »ChevalMarin

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Une nouvelle maison de ventes aux enchères

FauveParis650lmFauveParis est une nouvelle maison de ventes aux enchères qui organise le 13 mai 2014 sa vente inaugurale intitulée L’Envers du décor

La conception se veut moderne avec un catalogue pédagogique ressemblant à un magazine qu'ils appellent un 'magalogue', avec des « articles, histoires, interviews et compositions mariant les différentes œuvres d’art proposées à la vente. »

146 lots sont exposés sur une durée plus longue que pour les autres lieux de ventes aux enchères, du 30 avril au 13 mai 2014.

Cette première a lieu le mardi 13 mai 2014 en soirée (à partir de 19h) au 49 rue Saint-Sabin dans le 11e arrondissement de Paris, donc un endroit éloigné des lieux habituels.

Le magalogue est consultable ici ou ici en Flipbook.

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Merveilleuses & merveilleux