Salon International du Livre Ancien

LivreXVIIe.jpgDu 11 au 13 Avril 2014 se déroule au Grand Palais le XXVIe Salon International du Livre Ancien de l'Estampe et du Dessin organisé par le Syndicat National de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM) qui a cent ans cette année.

Les Archives du Ministère des Affaires Étrangères sont l'invité d’honneur de cette édition. Les deux thèmes de cette année sont « Étranges affaires, affaires étrangères » et « Guerre et Paix ».

EnetdedeVirgile.gifPlus de 160 libraires du monde entier et 50 galeristes sont présents. Un exposition rappelle l'histoire du syndicat et une autre présente des reliures décorées contemporaines. Un stand d'initiation à la bibliophilie accueille les visiteurs pendant toute la durée du salon. Des concerts ont lieu tous les jours ...

Photographie de gauche : « Ministères des Affaires étrangères, Volume de la Correspondance politique, reliure maroquin rouge aux armes de la famille Colbert. XVIIe siècle. »

Photographie de droite : « Art Biblio - Superbe exemplaire de l’Énéide de Virgile dans une reliure à plaques de l’époque ; provenant de la bibliothèque de Nicolas-Joseph Foucault (Venise, 1597). »

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Paris Belle Époque

EntreePetitPalais300Le Petit-Palais présente jusqu'au 17 août 2014 une exposition intitulée Paris 1900, la ville spectacle.

L'endroit est parfait pour une telle manifestation, car construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900, comme le Grand-Palais qui lui fait face, et le Pont Alexandre III qui leur est perpendiculaire, trois très beaux monuments de cette période.

Photographie de gauche : Entrée du Petit-Palais.

JeunFemmeEnRobeDeVille300Photographie de droite : 'Jeune femme en robe de ville' de Louis Dejean (1872-1953). « Plâtre avec croix de mise-au-point. Paris, Petit-Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. »

Plus de 600 œuvres (peintures, objets d’art, costumes, affiches, photographies, films, meubles, bijoux, sculptures …) y rappellent ce Paris 'fin de siècle' (voir l'article Le fin de siècle et le fin de globe), centre mondial : culturel, scientifique, politique, esthétique, festif etc. Les témoignages sont nombreux et hétéroclites. Des peintures de Monet, Degas, Cézanne etc. y côtoient des objets de grande série.

Le parcours de l'exposition est organisé en six « pavillons ».

Le premier rappelle l’Exposition universelle et les grandes constructions qu'elle engendre, notamment pour accueillir les 51 millions de touristes qui affluent pour elle, avec par exemple les nouvelles gares de Lyon, d’Orsay et des Invalides .

Le second évoque l’Art Nouveau, avec des chefs-d’œuvre de Gallé, Guimard, Majorelle, Mucha, Lalique ... On plonge dans cet univers avec ravissement.

DetailRedemption1905300Photographie de gauche : Détail de 'Rédemption' (1905) de Juluis Leblanc Stewart (1855-1919). Huile sur toile. Roubaix, La Piscine - Musée d'Art et d'Industrie André-Diligent (dépôt du Fonds national d'art contemporain).

Le troisième est consacré aux Beaux-arts et l'effervescence parisienne dans ce domaine avec des exemples de créations d'artistes qui convergent du monde entier ici afin de s'imprégner de l'émulsion artistique. Des exemples puisés dans diverses écoles expliquent la modernité d'alors, et son inventivité.

La mode est le sujet de la quatrième partie. Des habits du Palais Galliera y sont exposés accompagnés de « grands portraits mondains par La Gandara ou Besnard, et d’évocation du monde des modistes et des trottins sous le pinceau aussi bien de Jean Béraud Monet300.jpgque d’Edgar Degas.  » « À Paris, à la fin du XIXe siècle, plus de la moitié de la main-d'oeuvre féminine vit des travaux de couture. »

Photographie du droite : « Claude Monet Nymphéas, 1907. Huile sur toile, 100 x 73 cm. Paris, Musée Marmottan Monet. © Bridgeman Giraudon. »

Les deux derniers pavillons sont dédiés à la fête et aux divertissements : théâtres, opéras, cafés-concerts, bals, promenades … et toute sa faune qui l'accompagne (voir les articles sur la parisienne, le rastaquouère, l'artiste, l'aristocrate, l'Arthur, l'avant-coureur, le boulevardier, le cercleux, le canotier, le copurchic, le grand couturier, le mannequin, la petite-damela cocotte, le snob, la snobinette, le high-life, la midinette, l'anarchiste, le mondain, le noceur et la noceuse, le soireux, le smart, le viveur etc.)

Enfin le Petit-Palais conserve dans son musée permanent aussi quelques très belles œuvres de la Belle-Époque ainsi que d'autres couvrant toute l'histoire des Beaux-arts.

Photographie du dessous : « Jean Béraud Parisienne, place de la Concorde, vers 1890. Huile sur bois, 35 x 26,5 cm. © Paris, Musée Carnavalet / Roger-Viollet. » Comme on le voit sur ce portrait, on se maquille encore beaucoup à cette époque : teint blanc, joues purpurines, lèvres rouges, mouches (une sur le front et l'autre sur la joue).

ParisiennePlaceDeLaConcordePhotographies du dessous : À gauche : 'Portrait de Mme. R. L.', 1901 de Giovanni Boldini (1842-1931). Huile sur toile. Paris, les Arts décoratifs, musée des Arts décoratifs.
À droite : 'Portrait de Madame Rémy Salvator', 1900-1902 d'Antonio de la Gandara (1862-1917). Huile sur toile. Marseille, musée des Beaux-Arts.

Deux-elegantesPhotographie du dessous : « Charles Frédéric Worth. Cape, vers 1895. Cape du soir de la comtesse Greffulhe, née Élisabeth de Caraman-Chimay (1860-1952), coupée dans un caftan de Boukhara offert par le tsar. © Patrick Pierrain / Galliera / Roger-Viollet. »

Worth Cape de la Comtesse GreffulhePhotographie du dessous : « Anonyme. Tea-gown (robe habillée pour réunions intimes), de Réjane 1898 - 1899. Voile en coton blanc, dentelle mécanique de coton blanche, entre-deux de dentelle mécanique de coton blanche, broderies blanches à motifs de fleurs (roses). © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet. »

Tea-GownPhotographie du dessous : « René François Xavier Prinet Le Balcon, 1905-1906. Huile sur toile, 161,2 x 191,7 cm. © Musée des Beaux-arts de Caen. Martine Seyve photographe © ADAGP, Paris 2014. »

PRINET Rene Francois Xavier, Au Balcon Inv.35Photographie du dessous : « Henri Gervex. Un soir de grand prix au pavillon d’Armenonville, 1905. Huile sur toile, 66 x 98 cm. © Paris, Musée Carnavalet/ Roger-Viollet. »

Gervex Un soir de grand prix au pavillon d'ArmenonvillePhotographies du dessous : « Henri Gervex, Une soirée au Pré-Catelan, 1909. Huile sur toile, 217 x 318 cm. © Paris, Musée Carnavalet/ Roger-Viollet. »

Gervex une soiree au pre cattelan-434Gervex une soiree au pre cattelan deux-damesPhotographies du dessous : Détails représentant des gommeuses et un gommeux de 'Les belles de nuit au Jardin de Paris', 1905 de Jean Béraud (1849-1935). Huile sur toile. Paris, musée Carnavalet - Histoire de Paris. « Créé en 1884 aux Champs-Élysées, le jardin de Paris est déplacé au Cours-la-Reine (derrière le Petit-Palais) en 1900. On s'y rend pour se montrer, mais aussi pour ses montagnes russes, dites chutes du Niagara, ses girandoles de feu, ses fêtes de nuit, ses concerts, et ses bals. On y applaudit également les danseuses de cancan ... » Sur le Cours-la-Reine voir les articles : Le Cours : L'empire des oeillades, l'un des lieux de l'élégance française où l'on fauche le persil, le Cours-la-Reine, les Champs Élysées ... et Le Cours de la Reine. Sur la gommeuse et le gommeux voir les articles : Le Gommeux, La gommeuse et le gommeux, ceux du caf'conc, le dégommé, la gommeuse excentrique et la gommeuse épileptique, Mémoires d'un gommeux et Un gommeux

Gommeuses et Gommeux

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Les Gobelins au siècle des Lumières : un âge d’or de la manufacture royale.

PROLONGATION JUSQU'AU 18 JANVIER 2015 !

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02Detail1a300Photographies de dessus et de gauche : « Les Amours des dieux,Vénus et Vulcain d’après François Boucher, 1759. Tapisserie de lice, manufacture des Gobelins. GMTT 205/002. © Mobilier national / I. Bideau. »  

Il y a certains lieux d'expositions parisiens dans lesquels on est rarement déçu et souvent agréablement surpris, voire tout le temps. C'est le cas pour le Musée Maillol, le Grand Palais et la Galerie des Gobelins. Cette dernière propose grâce au Mobilier national, du 8 avril au 27 juillet 2014, une nouvelle exposition intitulée 'Les Gobelins au siècle des Lumières : Un âge d’or de la Manufacture royale'.

AfficheLesGobelinsAuSiecleDesLumieres300Photographie de droite : Affiche de l'exposition.

On peut s'attendre à voir de magnifiques pièces aux merveilleuses couleurs puisque la trentaine de tapisseries présentées, produites au XVIIIe siècle par la Manufacture des Gobelins, « ont été sélectionnées pour leur état de fraîcheur exceptionnel » !

Parmi elles on aura la chance de contempler « des pièces de L'Ancien Testament d'Antoine Coypel, du Nouveau Testament de Jean Jouvenet et Jean Restout, séries rarement montrées, de la fameuse Histoire de Don Quichotte de Charles Coypel, de L’Iliade de Charles Coypel, de L’Histoire d’Esther de Jean-François de Troy, de L’Ambassade turque, de Charles Parrocel, des Chasses de Louis XV de Jean-Baptiste Oudry, de L’Histoire de Thésée de Carle Vanloo et des Amours des dieux de François Boucher. »

« L’exposition montrera également, dans une mise en comparaison inédite avec les tissages, une quarantaine de cartons peints ou d’esquisses, spécialement restaurés pour l’exposition, [...] dont plusieurs cartons d’« alentour » spectaculaires du peintre de fleurs Maurice Jacques. Enfin, des sièges couverts en tapisseries, prêtés par le musée du Louvre, des tableaux en tapisserie et plusieurs documents d’époque (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ; planches gravées des ateliers) viendront compléter cette évocation des Gobelins à leur apogée. »

Un véritable bonheur en perspective pour ceux qui apprécient la somptueuse beauté du XVIIIe siècle français, et le travail de ses peintres et de ses artisans.

Photographies de dessous : « Maurice Jacques. Scènes champêtres. XVIIIe siècle. Modèle de tapisserie. GOB 42/000. © Mobilier national / I. Bideau. »11a-600

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Joséphine, la passion des fleurs et des oiseaux.

Josephine FleursLePortrait Josephine300 Musée national des châteaux de Malmaison et Bois Préau présente du 2 avril au 30 juin 2014 une exposition sur la passion des fleurs et des oiseaux de Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais (1763 - 1814), impératrice et première femme de Napoléon Bonaparte (1769 - 1821).

Photographies ci-dessus et à gauche : « Auguste Garneray. Portrait de l'impératrice Joséphine. s.d. 1813. Aquarelle sur vélin. Paris, coll. part. © DR. »

Photographie de droite : « Histoire naturelle des tangaras, des manakins et des todiers. Par Anselme-Gaëtan Desmarest. An XIII - 1805. 1 vol. grand in-folio. H. 0, 515; L. 0,35 cm. Musée national du château de Malmaison. © Rmn-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Daniel Arnaudet. »

Histoire naturelle des tangaras-300Née aux Trois-Îlets en Martinique, cette merveilleuse garde le souvenir d'une nature luxuriante qu'elle cherche à faire revivre dans son domaine de Malmaison où elle fait venir des plantes venues du monde entier afin de les acclimater dans ses serres et jardins.

« Elle vécut dans la plus grande intimité avec ses plantes, qu'elle considérait comme ses pensionnaires et dont la culture faisait  ses délices. « C'est pour moi un bonheur inexprimable, confiait-elle à Thibaudeau, de voir se multiplier dans mes jardins les végétaux étrangers. » Sa seule ambition fut de posséder le plus beau et le plus curieux jardin de l'Europe. Elle voulut qu'on s'y crut comme au milieu des forêts de l'Amérique. Son locus amoenus [lieu naturel amène et voluptueux] restituerait le jardin de son enfance. Pour parvenir à ses fins, elle expédia sur les mers lointaines des botanistes-explorateurs pour collecter des plantes et des animaux rares. »

JosephineSabotDeVenus300Photographie de gauche : « Sabot à fleur » (Sabot de Vénus ?) peint sur une assiette du « service des Liliacées » de la Manufacture impériale de Sèvres. « Musée national du château de Malmaison. © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Joséphine. Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot. »

gouracouronne300Photographie de droite : « Gaëtan du Châtenet, d'après Léon de Wailly.Copies de vélins du Muséum national d'histoire naturelle. 2 aquarelles sur papier vélin. - Casoar de la Nouvelle Hollande. H. 0,458 ; L. 0, 313. - Goura Couronne. H. 0,315; L. 0,465. Musée national du château de Malmaison. © RMN-Grand Palais (musée des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau) / Gérard Blot. »

Cette exposition vient compléter celle se déroulant au Musée du Luxembourg à Paris qui se déroule jusqu'au 29 juin (voir ici).

La statue ci-dessous provient de cette seconde manifestation.
Photographies ci-après : « Antonio Canova (1757-1822). Amour et Psyché debout. Entre 1802 et 1808. Marbre. H. 148 ; l. 38 ; pr. 63 cm. Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage. © Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg/photo Leonard Kheifets. » AmourJosephine

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Cheveux postiches

LaReineDuBalDetailc300lmLaReineDuBal300lmPhotographies : « La Reine du bal ». « Lithographie de Bénard » du XIXe siècle.

De tous temps les femmes font appel à des subterfuges pour rendre leurs chevelure plus volumineuse et dense, notamment par l'adjonction de faux cheveux.

Aujourd'hui, les maîtres dans cet art sont en particulier les coiffeurs noirs africains, dont de nombreux salons officient à Paris. Beaucoup de femmes africaines ayant des cheveux crépus, ne poussant que très lentement, font appel à des adjonctions.

Au XIXème siècle, et sans doute avant, et même un peu après, les dames utilisent souvent des cheveux postiches. Certaines coiffures à la mode demandent une crinière fournie ou des ajouts. Voir les articles Coiffure 'à la girafe' ; et Boucles, macarons et papillotes.

Photographies ci-dessous : Assiette de Creil & Montereau, d'entre 1849-1867, avec pour texte : « T'as d'beaux cheveux toi !.. Fais-tu comme maman ? Quand elle a trop chaud elle les met sur sa table. »

CheveuxSurLaTablePhotographies ci-dessous : Assiette de Sarreguemines, d'entre 1875 et 1900, avec pour texte : « Cette bêtise si mes cheveux sont bien à moi ! Sans doute puisque je les ai payés. »

FauxCheveux2-300© Article et photographies LM

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BiblioMab : le monde autour des livres anciens et des bibliothèques

bibliomab-500Pour ceux qui aiment les livres anciens et souhaitent un peu mieux les appréhender, BiblioMab est un blog qui existe depuis près de six ans avec d'instructifs articles.

En voici quelques exemples :
Livres anciens et signatures des cahiers liminaires ;
Monogrammes et marques typographiques dans les livres anciens ;
Diversité des marques typographiques dans les livres anciens ...

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Merveilleuses & merveilleux