Voyager au Moyen-âge

SainteUrsuleDetail300.jpgC'est toujours avec plaisir que je me rends au musée parisien du Moyen-âge situé dans les vestiges des thermes romains et l'hôtel particulier de Cluny du XVe siècle (www.musee-moyenage.fr/). Ce musée possède un des plus grands ensembles mondiaux d'objets et d'œuvres d'art de l'époque médiévale.

Du 22 octobre 2014 au 20 février 2015 une nouvelle exposition est proposée intitulée Voyager au Moyen-âge qui réunit plus de 160 œuvres.

« Cette présentation est la première étape d’une épopée partagée avec trois autres grandes institutions européennes appartenant au réseau des musées d’art médiéval : le Musée épiscopal de Vic en Catalogne, le Musée du Bargello à Florence et le Musée Schnütgen à Cologne. Ces établissements de renom poursuivent avec le musée de Cluny un même objectif : faire connaître le monde médiéval par l’échange et la mutualisation des œuvres. »

Saint-Jacques-pelerin---RFR2.jpgLe goût du voyage est très présent à l'époque médiévale. Il se développe d'abord dans l'Europe qui se forme. Le christianisme s'y répand notamment grâce à ses pèlerinages, ses moines itinérants, ses compagnons bâtisseurs de cathédrales ... Les marchands voyagent beaucoup. Le périple du marchand vénitien Marco Polo (1254-1324) le conduit jusqu'en Chine. Les aristocrates font de même afin d'assurer une présence sur l'ensemble de leurs terres. Les plus riches (monarques, princes ...) organisent des expéditions comme avec Christophe Colomb (1451-1506) qui ouvre le passage vers les Amériques. Cette culture du voyage est tellement présente que jusqu'au XVIIe siècle les meubles des personnes aisées sont généralement transportables, se démontant, avec des poignées (coffres) ou se pliant (fauteuils, chaises …). Pour la décoration on utilise beaucoup les tissus et les tapisseries qui tout en étant peu encombrants et facilement portables occupent un grand espace une fois déployés. Le Moyen-âge c'est aussi de nombreux royaumes qui s'agrandissent ou se rétrécissent avec certains possédant des territoires très éloignés les uns des autres comme pour les Normands avec des terres dans les actuelles Angleterre, France, Italie, Turquie. Des empires se forment (l'Empire carolingien et le Saint-Empire romain germanique). C'est le temps des croisades ...

Enfant-prodigue-detail-Cl1495.jpgL'exposition a une scénographie intéressante, incorporée dans un immense meuble en aggloméré (espérons que la colle utilisée ne soit pas nocive) s'étalant en vagues et strates, sans début ni fin … Les histoires qui nous y sont contées ont elles un début et une fin. Une carte de plusieurs mètres de long introduit cette exposition. Puis il est question de pèlerinages, voyages sur terre, dans les mers et l'au-delà … à des époques reculées (du temps des vikings) et plus récentes (fin du Moyen-âge) avec des œuvres très précieuses et d'autres de l'ordre de babioles religieuses. Les descriptions sont brèves et claires, mais chaque objet porte en lui tout un monde d'aventures qu'on aimerait connaître plus profondément.

Il est à noter que dans la seconde pièce du musée de Cluny sont présentées temporairement quelques magnifiques faïence hispano-mauresques de Manisès près de Valence en Espagne des XIV-XVe siècles.

Photographie 1 : « Le roi païen fait demander en mariage. Sainte Ursule. Cologne, vers 1490-1500. Huile sur toile. H. 129 cm ; L. 1 55 cm. Paris, Musée du Louvre, département des Peintures. R. F. 969 (Cl. 850b). © RMN-Grand Palais / Jean-Gilles Berizzi. »

Photographie 2 : Détail « Saint Jacques en pèlerin. Bourgogne, vers 1500. Pierre calcaire. H. 104 cm ; L. 43 cm ; P. 29 cm. Provient des services de la récupération artistique, 1945. Paris, musée de Cluny - musée national du Moyen Âge. RFR 2. © RMN-Grand Palais / Hervé Lewandowski. »

Photographie 3 : « Départ du fils prodigue. Détail. Pays-Bas du Sud, vers 1520. Laine et soie. H. 362 cm ; L. 665 cm. Paris, musée de Cluny - musée national du Moyen Âge. Cl 1495. © RMN-Grand Palais / Gérard Blot / Christian Jean. »

Photographie ci-dessous : Cour du Musée de Cluny. © Image provenant du site du musée. »MuseeDeCluny.jpg

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Le studio photographique des Delton (1862 à 1914)

MuseeCour300.jpgLe Musée de la Chasse et de la Nature présente jusqu’au 26 janvier prochain une petite exposition consacrée au studio photographique des Delton (actif à Paris de 1862 à 1914) sur le thème du cheval étrangement intitulée Voilà les Delton. Une centaine d’oeuvres (principalement des photographies) évoquent une partie de la haute société à cheval pendant le Second Empire et la Belle-Époque. BoisDeBoulogne.jpgOn y retrouve les promenades au bois de Boulogne, des portraits équestres, les différentes voitures utilisées, l'hippisme, le cirque et bien sûr la chasse ... Cette exhibition quoique trop courte est très intéressante car stylisée, et présentant le monde chic et équestre de l'époque. On y voit des femmes corsetées et des hommes en haut-de-forme faire du sport … le cheval étant le principal sport alors. Des installations contemporaines ponctuent cette exposition … sans trop de désagrément.  

Ensuite on peut parcourir les deux étages du musée. Un végétarien comme moi, malgré certains objets anciens dignes d'intérêt, se sent mal au milieu de toutes ces images de chasse et d'animaux empaillés. Mais l'endroit est plaisant : deux hôtels particuliers du XVIIe siècle : l’hôtel de Guénégaud et l'hôtel de Mongela, bien qu'on n'y ressente plus beaucoup l'authenticité du lieu. Et puis surtout l'exposition temporaire est vraiment intéressante pour ceux qui sont passionnés de style.  

Photographie de gauche : Cour du musée.

Photographie de gauche : « L’Avenue du Bois, Edmond Grandjean, 1877, Huile sur toile. Coll. Galerie Berko. »

Photographies ci-dessous : « Le Prince Achille Murat et Cora Pearl,1865, tirage photographique moderne d’après plaque de verre. © Archive. »LE-PRINCE-ACHILLE-MURAT-ET-CORA-PEARL.jpg

LE-PRINCE-ACHILLE-MURAT-ET-CORA-PEARLdetail.jpg

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La pochette, le mouchoir.

BelleJardiniere1935Detail300lm.gifLa pochette est un accessoire de mode masculine qui consiste en un mouchoir ajusté dans la poche extérieure gauche de la veste, au niveau du sein.

J'ai évoqué dans plusieurs articles la place importante qu'occupe le mouchoir dans la mode, en particulier dans celui visible ici. Autrefois on le montre beaucoup. Aujourd'hui ce n'est plus le cas sauf dans le cas de la pochette, reliquat de la gloire passée de ce carré de tissu. 

Photographie de droite : Publicité de « Belle jardinière » du 16 mars 1935, chaîne de magasins de confection qui se développe en France de 1824 à 1972.

 Photographies ci-dessous : « Giovanetti » ('Jeunes hommes'). Gravure provenant Habiti Antichi, et Moderni di tutto il’Mondo de Cesare Vecellio (Venetia, Gio Bernardo Sessa, 1598).

VecellioGiovanettiMouchoirlmLa plus ancienne pochette que j'ai trouvée en regardant rapidement mes iconographies c'est une de 1845 ci-dessous.

192a1845elcorreorecadre300lm.gif© Article et photographies LM 

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L’Esprit de Montmartre et l’Art Moderne, 1875 - 1910.

CanneMoustache.jpgLe Musée de Montmartre inaugure le 17 octobre 2014 trois nouveaux espaces : l’Hôtel Demarne, l’atelier-appartement de Suzanne Valadon et Maurice Utrillo,  et le Café Renoir. En même temps il présente une nouvelle exposition temporaire jusqu'au 25 septembre 2015 sur L’Esprit de Montmartre et l’Art Moderne, 1875 - 1910.

Ce nouveau musée de Montmartre est un petit bonheur situé au coeur du quartier du même nom. Pour le prix d'un ticket (ou 19 € pour toute l'année) on a le droit à :

- Un jardin montmartrois typique avec son chat noir, sa vue sur des vignes (les dernières à Paris), son reliquat de petit bois, ses escaliers qui montent etc.

- Une visite de la Maison du bel air où se trouve l'exposition permanente. Cette bâtisse du XVIIe siècle serait la plus ancienne de la Butte. Plusieurs artistes y ont résidé.

- ChatDoreRecadre300Une visite de l'exposition temporaire située dans l'Hôtel particulier Demarne habité par un comédien de la troupe de Molière. Elle est sur deux étages. À partir du second on a accès à l'atelier appartement du peintre Suzanne Valadon (1865-1938) et son fils Maurice Utrillo (1883-1955) lui aussi peintre. Ceux-ci ont vécu ici ; et c'est à partir de documents originaux que la décoration de ces pièces a été faite en allant chiner les objets. Ils fréquentent Toulouse-Lautrec, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Vincent van Gogh,  Pablo Picasso, Georges Braque, Erik Satie etc.

L'exposition temporaire est vraiment très intéressante avec des oeuvres surprenantes. Elle nous présente les nouveaux cabarets qui apparaissent (Le Lapin Agile, La Chat Noir, les Quat'z'Arts...), ses artistes (avec des oeuvres de Henri Gustave Jossot, Pierre Bonnard, Henri-Gabriel Ibels, Henri de Toulouse-Lautrec ...), ses courants (les incohérents, les fumistes, les hydropathes ...) etc.

FemmeSeLavantUnPied300Évidemment il faut avoir une âme quelque peu libertaire pour apprécier. Ce n'est qu'en 1860 que le village de Montmartre est annexé à Paris. Ce quartier encore sauvage (avec ses vignes, ses petits bois escarpés, ses roches et ses petites demeures (le sol étant friable on ne peut y construire haut) se manifeste particulièrement lors de la Commune de Paris en 1871. Il devient alors un des lieux de refuge de la junte (de l'espagnol junta : 'assemblée') libertaire et artistique de Paris.

Cette exposition temporaire « montre l'importance de Montmartre en tant que centre de l'avant-garde artistique. 200 pièces d’archives et 150 œuvres, issues de la collection de la Société d'Histoire et d'Archéologie Le Vieux Montmartre - Musée de Montmartre mais également de collections publiques et privées, présentent au visiteur les moyens d’expression des artistes de l’époque (satire, caricature), leurs médias de prédilection (affiches, illustrations, chansons), et leurs lieux d’expression favoris (cabarets, cirque). »

Photographie de gauche : Portrait d'Émile Courtet (dit Émile Cohl, 1857-1938) par André Gill (pseudonyme de Louis-Alexandre Gosset de Guines, 1840-1885).

Photographie de droite : La Femme au Chat (vers 1882-1884) par Adolphe Léon Willette (1857-1926).

Photographie de gauche : Femme séchant son pied (vers 1914) par Louis Legrand (1863-1951).

Photographie ci-dessous : Derrière la Maison du Bel Air.

BelAirDos300Photographies ci-dessous : À gauche - Le cabaret Au Lapin Agile existe toujours. Il est derrière le Musée de Montmartre, près des vignes. À droite - Chat noir photographié dans le jardin du Musée de Montmartre.

CabaretLeChatNoirPhotographies ci-dessous : À gauche - Entrée de la Maison du Bel Air. À droite - Dernières vignes de Montmartre. Autrefois la colline en était en partie couverte comme une bonne part des campagnes environnantes.

MuseeVignesPhotographies ci-dessous : À gauche - En haut de la Butte. À droite - Plus bas : Place Émile-Goudeau où se trouvait le Bateau-Lavoir incendié en 1970 et reconstruit en 1978 (il est sur la droite). Il a été la résidence de nombreux artistes : Paul Gauguin, Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, Max Jacob etc.

ButtePhotographies ci-dessous : À gauche - Atelier de Suzanne Valadon. À droite - Pièce de son appartement.

AtelierSalonPhotographie ci-dessous : Scène de café, vers 1892, par Henri-Gabriel Ibels (1867-1931).

Cafe300Photographie ci-dessous : Nocturne de Charles Louis Guilloux (1866-1946).

PaysageLuneRecadre300Photographie ci-dessous : Affiche pour le Cabaret du Ciel (1895) par Adolphe Léon Willette (1857-1926).CabaretDuCiel300

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Artiste peintre en visages

1823TableDeToilettePetiteMaitresse500lm.jpgGravure anglaise datée de 1823 présentant une belle jeune femme se maquillant devant sa table de toilette. Elle met du rouge sur ses joues. La légende « Painting » (« Peignant ») fait référence à de la peinture plus qu'à du maquillage, comme c'est aussi le cas pour les Françaises coquettes.

Cette estampe est intéressante en particulier pour le moment d'intimité choisi et la représentation des sous-vêtements : corset, jupons ...

© Article et photographies LM

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3000 ans de chaussures

ChaussureXVIIIe.gifDu 18 octobre 2014 - 6 avril 2015, le Musée des jouets du monde de Bâle (Spielzeug Welten Museum Basel) présente en collaboration avec le Northampton Museums and Art Gallery en Angleterre une exposition intitulée en français : L’histoire sous les pieds - 3000 ans de chaussures. Elle parcourt 2000 ans d'histoire de la chaussure à travers 220 paires de modèles originaux. Ne l'ayant pas vue, je ne peux pas trop en parler, mais ce blog s'intéressant particulièrement aux modes anciennes je souhaitais l'évoquer.

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Le Guide du Chineur d'Emmanuel Layan

PremierDeCouvertureDeLeGuideDuChineur.jpgJ'ai reçu par La Poste cet intéressant petit livre : Le Guide du Chineur d'Emmanuel Layan, sorti ce mois d'octobre 2014 aux éditions du Chêne. Je me suis amusé à chercher si beaucoup d'ouvrages ont été publiés avec ce même titre ? La réponse est oui plusieurs, mais seulement depuis 1985. C'est à partir de ce moment que la chine devient véritablement un phénomène de mode en France. Un peu avant les vide-greniers se sont mis à se répandre. Aujourd'hui dans Paris et sa banlieue il n'y a pas une semaine sans un ou plusieurs vide-greniers (ventes de particuliers), sans compter les brocantes (ventes de professionnels) temporaires ou les mélanges des deux … Et puis bien sûr il y a les marchés permanents comme le Marché aux puces de Paris/Saint-Ouen (voir l'article Le Mondial des Puces) qui est le plus grand marché d'antiquités au monde, classé depuis 2001 « zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager ». Chineur3.jpgLe Marché aux puces de la Porte de Vanves est beaucoup plus petit mais aussi très intéressant pour y dénicher des petits trésors. À quelques encablures se trouve le Marché du livre ancien et d'occasion, sous les halles le long du Parc Georges Brassens. Paris regorge aussi d'antiquaires et de maisons de ventes aux enchères. L'Hôtel des ventes de Drouot Richelieu propose plusieurs ventes par jour ; Artcurial ou Christies régulièrement aussi etc. Sur Internet l'offre d'antiquités est encore plus nombreuse. Sur ce sujet on pourrait écrire tout un livre. Pour revenir au notre il est intéressant car clair, facile à transporter et donnant de multiples astuces pour expertiser des objets de qualité : l'argenterie, la céramique, le verre, les tableaux et le mobilier. Son auteur, Emmanuel Layan, est un jeune commissaire priseur qui connaît très bien son sujet et n'hésite pas à le transmettre au plus grand nombre.

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Anniversaire de la naissance de Louis IX

SaintLouisStatueCette année est la date anniversaire de la naissance de Louis IX (1214-1270) dit « le Prudhomme», roi de France de 1226 à 1270, canonisé  par l'Église catholique en 1297.

Pour commémorer le 800e anniversaire de Saint-Louis de rares expositions ont été organisées sans bruit, seulement par le Centre des monuments nationaux (CMN) dont certaines à la fin de l'année !!! Sept monuments du réseau du CMN proposeraient des manifestations : La Conciergerie et la Saint-Chapelle à Paris, les Tours d'Aigues-Mortes, le Château d'Angers, le Prieuré Royal de Poissy. Je ne parle pas de « l'œuvre lumineuse » d'une artiste contemporaine à la Basilique Saint-Denis, ni du septième lieu dont je n'ai pas trouvé la trace.

Du 8 octobre au 11 janvier une exposition se dérouleViergeALEnfant à la Conciergerie de Paris. « 130 oeuvres d’art d’une qualité artistique exceptionnelle vous accueillent au sein de la salle des gardes de la Conciergerie et témoignent de l’effervescence intellectuelle et de la grâce qui touchent les arts parisiens au XIIIe siècle. » La conciergerie étant à côté de la Sainte-Chapelle, merveilleux monument érigé par ce roi, on peut en profiter pour la visiter.

Une exposition temporaire est aussi présentée depuis le 25 avril jusqu'au 31 décembre 2014 dans trois des tours-portes de la ville d’Aigues-Mortes, « fondée par le Capétien en 1240, [qui] devient le port de commerce du Royaume ». « Saint Louis y embarque pour les croisades de 1248 et 1270 après de longs et minutieux préparatifs. »

Au Château d’Angers, BusteLouisIXconstruit par Saint-Louis, l'exposition qui se déroule du 10 octobre 2014 au 25 janvier 2015 (voir aussi ici) [prolongation jusqu'au 1er mars] est en trois parties : « La première concerne les arts sous saint Louis. La Cathédrale d’Angers sera évoquée par la présentation d’éléments encore inconnus du public, récemment retrouvés et identifiés. Un élément des verrières de 1235 est par exemple présenté pour la première fois. Dans un second temps, l’exposition revient sur l’iconographie de saint Louis, roi de France et saint, avec des tableaux et des statues, des objets d’arts et des pièces documentaires du XIIIème au XIXème siècle qui illustrent le rôle du monarque et la figure du saint selon les époques et les contextes historiques. Enfin, la dernière partie montre quelques unes des expressions les plus délicates et les mieux comprises de l’art du XIIIe siècle mais évoque aussi le couronnement des rois de France, grâce à l’interprétation du calice de Reims, ayant servi lors du couronnement de Louis IX. »

EnluminureDu 6 mars 2014 au 4 janvier 2015, au Prieuré royal Saint-Louis à Poissy une autre exposition est intitulée Sous le sceau du roi Saint-Louis. Celle-ci évoque en particulier le gouvernement du roi saint « et les institutions qu’il a contribué à affermir et à enraciner durablement, dans un domaine royal considérablement agrandi depuis le début du XIIIe siècle par son grand-père Philippe Auguste. Les déplacements quotidiens et les trajets exceptionnels du roi au sein du royaume sont illustrés afin de mettre en contexte l’emprise du pouvoir sur le territoire. » Poissy est probablement la ville de naissance de Saint-Louis. Il s'y fait aussi baptiser.

Il y a encore 40 ans on aurait organisé de grandes manifestations et fêtes pour commémorer cet anniversaire. Aujourd'hui ce n'est plus le cas.

Photographie 1 : « Statue de saint Louis. © RMN-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) / Franck Raux. »

Photographie 2 : La Vierge et l'Enfant. Bois de chêne. Vers 1270 (Paris, musée du Louvre). Crédits photo : RMN – H. Lewandowski.

Photographie 3 : Statue de Louis IX.

Photographie 4 : Psautier dit de Saint-Louis et de Blanche de Castille. Vers 1230 (Paris, Bibliothèque de l'Arsenal). Il aurait peut-être appartenu à la mère du roi.

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La fabrique du romantisme : Charles Nodier et les voyages pittoresques.

CharlesNodier.jpgNous sommes gâtés à Paris en ce qui concerne les expositions. Non seulement on a de magnifiques musées, mais aussi des expositions temporaires de qualité ! Le Musée de la Vie romantique en propose une intitulée La fabrique du romantisme : Charles Nodier et les voyages pittoresques du 11 octobre au 18 janvier.

L'exposition temporaire se passe dans les salles de l'atelier du peintre d’origine hollandaise Ary Scheffer (1795-1858) qui s’installe en juillet 1830 dans cette propriété d'époque Restauration du nouveau quartier parisien à la mode surnommé 'La Nouvelle Athènes'.

« Dans l’atelier-salon, Scheffer, portraitiste renommé sous la monarchie de Juillet, reçoit le Tout-Paris artistique et intellectuel. Delacroix vient en voisin, comme George Sand avec Chopin qui joue volontiers sur le piano Pleyel. Ils retrouvent Liszt et Marie d’Agoult, mais aussi Rossini, Tourgueniev, Dickens. »

Quatre salles sont consacrées à cette exposition sur l'apport de Charles Nodier (1780-1844) au mouvement romantique.

Les deux premières salles (rez-de-chaussée à gauche avant d'entrer dans la cour) présentent Charles Nodier et le salon qu'il préside à la Bibliothèque de l’Arsenal à Paris. Les Jeune France (voir l'article Les romantiques 'jeune France' et 'nouvelle France') se réunissent autour de lui,  « avec Hugo en tête, ce qui formera l’essentiel de la création littéraire et artistique de son temps. Le lieu sera l’épicentre intellectuel du Paris de la décennie des années 1825-1835. »

24volumes.jpgLes deux autres salles (sous-sol et rez-de-chaussée à droite) sont consacrées à l'édition des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, entreprise à laquelle il collabore en y proposant ses textes dès le début (en 1820) sous la direction du baron Taylor (1789-1879) pour « ce qui sera l’une des grandes aventures éditoriales du XIXe siècle [...] Édités par souscription chez l’éditeur Didot, ils ont pour ambition de décrire les différentes provinces françaises, à la fois récit, anthologie historique, descriptive et pittoresque. Sa publication, en 25 volumes [grand format : in folio], s’étalera sur plus de 40 ans ; Nodier y participera jusqu’à sa mort en 1844. Largement illustrés, ils rassemblent le meilleur de la peinture de paysage contemporaine. » Le sous-sol exhibe en particulier des lithographies de cet ouvrage, et au rez-de-chaussée des peintures en lien avec lui.

Ce recueil monumental du patrimoine français est important pour plusieurs raisons. Il permet de faire prendre conscience aux Français de leur exceptionnel héritage architectural (en particulier Ruines-du-palais-de-la-Reine-Blanche.jpgMoyenâgeux), et du vandalisme qui sévit alors qui en rase une partie sans considération pour le legs aux générations futures. Les sites présentés sont aussi parfois naturels, avec leurs paysages pittoresques traités avec finesse, sentiment et parfois un goût pour le fantastique.

Le site www.voyagespittoresques.paris.fr présente plus de 200 illustrations de paysages de France provenant de Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Il serait intéressant aujourd'hui d'envoyer des photographes prendre un cliché des sites lithographiés pour voir ce qu'ils sont devenus.

Ceux qui ne connaissent pas le Musée de la vie romantique, peuvent visiter l'exposition permanente pour le même prix, ou s'y ressourcer pour ceux qui l'on déjà visité. C'est une chance de pouvoir contempler des œuvres dans un cadre authentique leur correspondant !

Il est à noter que l'exposition suit une autre celle sur Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme dont il est question dans un article précédent (voir le lien ci-avant), et qui se trouve à deux pas du Musée de la vie romantique. Je conseille de commencer par celle-ci qui est beaucoup plus modeste et de terminer par celle du Musée de la vie romantique.

Au sortir de cette exposition, la chose que l'on remarque après un peu de temps, c'est qu'aujourd'hui la liberté n'est plus.

Photographie 1 de gauche : « Tony Robert-Fleury, d’après Jean-Baptiste Paulin Guérin (1837-1911), Portrait de Charles Nodier, Bibliothèque nationale de France, bibliothèque de l’Arsenal © Bibliothèque nationale de France, Paris. »

Photographie 2 de droite  : Édition originale des volumes de Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France.

Photographie 3 de gauche : « Alexandre-Évariste Fragonard (1780-1850), Ruines du palais de la Reine Blanche à Léry, 1824. Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, Ancienne Normandie, 1825. © Paris, Fondation Taylor / Thomas Hennocque. »

Photographies ci-dessous : Pour trouver le musée, c'est facile, c'est là où est le seul arbre de la rue. Ensuite s'engouffrer dans une petite rue pavée jusqu'à une petite maison blanche aux volets verts.

EntreeAccueil.gifPhotographies ci-dessous : Dans la cour, à droite se trouve un petit jardin où l'on peut se restaurer au son des piaillements de moineaux ou/et des enfants de l'école juxtaposée ou/et de touristes ou/et etc.

JardinBatiment.gifAtelier-Salle.jpgPhotographie Alexandre-Dumas-Pere.jpgdu dessus à gauche : Atelier d'Ary Scheffer avec le poêle. C'est un élément très important de la vie sociale parisienne lorsqu'il fait froid, comme la cheminée. Les cafés ont le leur ce qui fait leur succès, les gens venant s'y chauffer.

Photographie du dessus à droite : Le style de décoration de cette salle où se trouve le portrait d'Alexandre Dumas père (collection permanente) est très rococo. Voir sur ce sujet les articles La ou le rococo et Le rococotier et la rocotière.

Photographie de droite : J'ai retrouvé dans le musée qui l'a acheté ce portrait d'Alexandre Dumas père dont je parle dans l'article intitulé Dandysmes romantiques.

Photographie ci-dessous : Autres salles de la collection permanente avec des portraits de George Sand par Auguste Charpentier (1837), du Maréchal de Saxe par Maurice Quentin de la Tour (1749) etc. La collection permanente, qui se trouve dans la demeure du peintre Ary Scheffer, est dispersée dans huit pièces comprenant : l'antichambre, le cabinet des bijoux, le salon George Sand (photographies), le petit salon bleu (à droite), la chambre des portraits romantiques, le salon des Orléans, le cabinet Ary Scheffer et la chambre Renan.

DeuxSalles.jpgPhotographies ci-dessous : « Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), Escalier de la tourelle du château d’Harcourt, 1827 © Cherbourg-Octeville, musée Thomas Henry / D. Sohier. » Exposition temporaire. On trouve son équivalent en lithographie à l'exposition Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme.Escalier.jpg

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L’Âge d’or du paysage hollandais

PaysagesHollandais300.jpgLes Beaux-Arts de Paris présentent L’Âge d’or du paysage hollandais, du 10 octobre 2014 au 16 janvier 2015, au Cabinet des dessins Jean Bonna.

« Après le Paysage à Rome dans la première moitié du XVIIe siècle, l’École nationale  supérieure des beaux-arts dévoile un autre aspect de sa collection de paysages  dessinés, celui des Pays-Bas. »

Cette exposition remplit une seule salle. Elle offre un joli aperçu de la douce empreinte de l'humain sur les paysages hollandais du XVIIe siècle ... loin de notre bitume, de l'acier ... 

« Entre ciels et canaux, rivières ou lac, les dessinateurs hollandais – Ruisdael, van Goyen, Cuyp etc. – immortalisent des vues d'Utrecht, Delft, Amsterdam ou Haarlem et développent dans ce domaine de nouvelles approches qui vont assurer leur notoriété dans toute l’Europe.

Achetées en grande partie par Jean Masson, ces oeuvres font aujourd’hui la richesse des Beaux-Arts de Paris. »

FontaineHotelDeChimay.jpgPour ceux qui ne connaissent pas les Beaux-Arts de Paris, c'est une occasion de découvrir ses bâtiments avec cette exposition. Sa cour de l'entrée du 14 rue Bonaparte (Cour Bonaparte) semble surgir d'une Italie de la Renaissance en plein coeur du quartier Saint-Germain. Sa chapelle est pleine d'oeuvres d'art où d'après Wikipédia « la reine Margot, puis Catherine de Médicis réunissent l'une des premières collections d'œuvres d'art à Paris. » L'Hôtel de Chimay et son jardin sont reconstruits au XVIIIe siècle sur un bâtiment du XVIIe. On peut y flâner autour de sa fontaine. L'exposition se déroule dans le Palais des Études terminé en 1839, en pleine effervescence artistique de la Nouvelle France (Romantique). On accède à la salle par une cour vitrée restaurée en 2007-2008, qui ressemble à un tableau en trois dimensions dont les traits (carreaux du sol, colonnes, charpente métallique ...) accentuent la perspective. Et puis, bien sûr, il y a ses étudiants, monuments bien vivants !

Photographie de droite : Fontaine de l'Hôtel de Chimay. Photographie provenant du site parisetvous.blogspot.fr.

Photographies ci-dessous : Cour Bonaparte et Cour vitrée du Palais des Études.CoursBeauxArtsParis

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Cours de politesse et de belles manières

CoursDePolitesseEtDeBellesManieresDecoupe500lm.jpg« Cours de politesse et de belles manières ». Gravure (éditée « chez Martinet ») du premier quart du XIXe siècle (les habits sont de vers 1813). Trois personnages apprennent à bien se tenir. « Tarifs du Cours de Politesse. Pour ôter son chapeau 10 Guinées pour manger proprement 20 pour rire à propos 40 un entrechat 100 un calembour 100 ». La guinée est une pièce de monnaie britannique en or frappée jusqu'en 1813. Il est difficile de dire si cette scène se passe en Angleterre, ou s'il s'agit d'Anglais essayant d'apprendre la politesse en France. Le personnage de gauche donne une grosse somme d'argent à une femme pour recevoir son diplôme sur lequel est inscrit : « Mémoire de l'éducation complète de Willam Dog », avec au bas : « Total 1000 guinées ». « Dog » veut dire 'chien' en anglais. Un chien fait le beau à ses pied. Au milieu un homme attend sagement ; et à droite deux enseignent la révérence à un autre.

Voir aussi les articles : La civilité ; Faire belle jambe ; Le Petit-maître en Chenille.

CoursDePolitesseEtDeBellesManieresDetail300lm.jpg© Article et photographies LM

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Paul Durand-Ruel : Le pari de l’impressionnisme Manet, Monet, Renoir

paul_durand-ruel_dans_sa_galerie_par_dornac_archives_durand.jpgLa nouvelle exposition du Musée du Luxembourg à Paris s'intéresse à Paul Durand-Ruel (1831-1922), important marchand des impressionnistes. On sait que la plupart des grands mouvements artistiques s'épanouissent grâce au mécénat de passionnés ou visionnaires. Le titre de cette manifestation Paul Durand-Ruel  : Le pari de l’impressionnisme Manet, Monet, Renoir exprime cela : Il s'agit souvent d'un pari. Elle se déroule jusqu'au 8 février 2015.

Photographie 1 de gauche : Paul Durand-Ruel dans sa galerie par Dornac. © Paris, Archives Durand-Ruel.

Photographie 2 de droite : Clair de lune, ou Clair de lune sur le port de Boulogne par Edouard Manet (1832-1883), 1868. © Paris, musée d’Orsay. Manet300.jpg
Photographie 3 de gauche : La Liseuse ou Printemps par Claude Monet (1840-1926), 1872. © The Walters Art Museum, Baltimore.

À lire au sujet de cette exposition :
Qui est Paul Durand-Ruel ?
Paul Durand-Ruel et l'impressionnisme : la consécration de l'intuition ;
Edouard Manet ;
Claude Monet ;
Pierre-Auguste Renoir ;
Eugène Delacroix ;
Jean-Baptiste Camille Corot ;
Théodore Rousseau ;
Jean-François Millet ;
Gustave Courbet.

Monet300.jpgL'exposition commence par un texte qui explique l'importance que ce marchand occupe dans la propagation du mouvement impressionniste. En voici une partie : « « Sans Durand, nous serions morts de faim, nous tous les impressionnistes. Nous lui devons tout ». Au soir de sa vie, le peintre Claude Monet rendait ainsi hommage à celui qui fut son principal marchand au XIXe siècle. Paul Durand-Ruel (1831-1922) a le premier fait le pari de l'impressionnisme au début des années 1870 […] inventant du même coup un nouveau métier, celui de marchand d'art contemporain ... »

J'ai été particulièrement impressionné par les trois premiers tableaux de l'exposition : des peintures d'Auguste Renoir (1841-1919) qui ont des mouvements et des couleurs éclatants qu'aucune photographie ne peut traduire. Rien que pour ces tableaux cela vaut la peine d'aller voir l'exposition. Les coups de pinceau associés aux traits et au choix des couleurs donnent de la profondeur, et ouvrent à un espace profondément lumineux et diapré ; univers dans lequel on ne peut entrer qu'en contemplant ces œuvres de visu. Ces trois tableaux représentent chacun différents enfants de Paul Durand-Ruel. Le premier avec ses filles nous happe dans la couleur, nous plonge dans le mouvement … dans un espace aux teintes chaudes et vivantes. L'oeil devient raison ! Dans les deux autres tableaux (avec ses fils), ce sont d'abord les yeux qui tiennent le regard et le conduisent : Leurs traits captent le visiteur d'autant plus que les multiples aplats de couleurs différentes ou en camaïeu autour et derrière les visages accentuent cet effet de profondeur.

Photographie ci-dessous : Photographie des trois tableaux décrits succinctement ci-dessus.EnfantsDurandRuelBlanc500.gif

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Mayas : Révélation d'un temps sans fin.

MayaFigurine300.gifLe Musée du quai Branly présente du 7 octobre 2014 au 8 février 2015 une exposition intitulée MAYAS, Révélation d'un temps sans fin, réunissant 400 chefs-d'œuvre issus des différentes époques qui jalonnent cette civilisation précolombienne d'Amérique centrale. Ses origines remontent à la préhistoire avec une sédentarisation attestée entre le VIIe et le IIIe millénaire av. J.-C. et un développement particulier dès le second millénaire. Son apogée se situe entre le VIe et le IXe siècle après J.-C. avant que ses cités principales soient abandonnées entre la fin du VIIIe et le IXe siècles. La conquête espagnole du XVIe siècle sonne le glas de cette société. Son peuple reste cependant toujours présent (entre 6 et 10 millions d'individus) constitué de diverses communautés conservant leur patrimoine linguistique et culturel maya.

Les objets présentés sont nombreux. Cela n'a certainement pas été facile de les faire venir d'Amérique centrale. La plupart sont en lien avec la nature et des pratiques religieuses ou sociales qu'il est difficile d'appréhender pour un novice en la matière comme moi. Ils auraient sans aucun doute eu un retentissement plus profond si j'avais quelques connaissances en la matière et la région qui les a vus naître. Que celui qui n'a jamais été ignorant me jette la première pierre ! J'ai trouvé étrange que l'exposition commence par un panneau représentant « une cérémonie d’auto-sacrifice sanglant ».

Photographie de gauche : PierreSculpteeeMaya300.gifFigurine en céramique provenant de l'île de Jaina (Mexique), « le site certainement le plus réputé pour cet artisanat », de 600-800 après J.-C. (H. 21,6 ; l. 9,9 cm).  © Museo Nacional de Antropología, Mexico, Mexique. Collection Stavenhagen. Photographe: Ignacio Guevara.

Photographie de droite : « Pierre avec le signe de Vénus. Chichen Itzá, Yucatán, Mexique. Ce panneau sculpté faisait partie de l'ornementation de la structure que l'on a appelée la « Plate-Forme de Vénus » précisément à cause de la représentation du signe de cet Astre, à gauche du panneau. À droite, on observe ce qui est connu comme le « faisceau des années ». Les nombres (huit points d'un côté, et la barre qui vaut cinq de l'autre) pourraient se rapporter à un cycle de 2 920 jours, c'est-à-dire cinq périodes synodiques de Vénus (de 584 jours) ou huit années solaires (de 365 jours). Postclassique ancien (900-1250 apr. J.-C.). © Museo Regional de Antropología, palais Cantón, Mérida, Yucatán, Mexique. Photographe: Ignacio Guevara. »

Cette manifestation a été l'occasion pour moi de découvrir le Musée du quai Branly. On est encore face à de l'architecture RER avec énormément de béton lisse et froid, quelques effets de vitres pour donner de la transparence (!?!), une couleur ocre pour rappeler la terre (l'écologie est à la mode). Le jardin de Gilles Clément (né en 1943) seul est un peu intéressant avec une verdure luxuriante et esthétique et des effets de  formes et de matières. Cependant on est loin des jardins que je m'imagine avec beaucoup de plantes autochtones, dont certaines rares (afin de les préserver), ayant des propriétés médicinales sur nos sens, des miroirs d'eau, des arbres protecteurs et des architectures élevant l'âme. En cela je trouve le petit jardin médiéval du Musée de Cluny plus intéressant.

Photographies ci-dessous : Une partie de l'architecture du Musée du quai Branly et des fleurs du jardin.MuseeQuaiBranlyArchitecture-Fleurs.gif

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Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime : Correspondances amoureuses.

AfficheJeNAiRienADireSinonQueJeTAime.gifJe ne suis pas encore allé voir cette exposition qui se déroule jusqu'au 18 janvier au Musée des lettres et des Manuscrits à Paris, mais le sujet suffit pour que j'en parle : Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime - Correspondances amoureuses. Y sont présentées 113 lettres d’amour « de Ronsard, de Stendhal, de George Sand, de Victor Hugo, de Juliette Drouet, de Verlaine, de Zola, de Balzac, d'Andersen, de  Brigitte Bardot, de Prévert, de Pierre Louys, de Saint-Exupéry, de Jacques Brel, de René Char, d'Édith  Piaf, de Jean Seberg, de Marguerite Duras, de Gainsbourg et de bien d'autres. »

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Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme

PROLONGATION JUSQU'AU 17 JANVIER 2015 !
PortraitBaronTaylorLa Fondation Taylor est une association parisienne fondée en 1844 par le baron Taylor. Elle a pour objectif de « développer la connaissance des arts grâce à l’entraide des artistes eux-mêmes et à la générosité de ceux qui les soutiennent ».

Elle présente du 2 octobre au 15 novembre une exposition intitulée Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme à la galerie de la Fondation (1 rue La Bruyère, Paris 9e). Elle sera suivie dans l’Atelier (4e et 5e étage) d’une présentation des Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France du 6 novembre 2014 au 17 janvier 2015. Sirene2-300.jpgCette manifestation est organisée en lien avec l’exposition La fabrique du Romantisme, Charles Nodier et les Voyages pittoresques du Musée de la Vie Romantique du 10 octobre 2014 au 18 janvier 2015.

Le baron Taylor (1789-1879) est né à Bruxelles. Précurseur du romantisme, il prend le parti des modernes (de Victor Hugo et des Jeune-France : voir l'article Les romantiques 'jeune France' et 'nouvelle France'). Il est très impliqué dans les arts (théâtre, littérature, beaux-arts, musique etc.).

L'exposition s’organise « autour des différents chapitres de la vie de Taylor, au travers des œuvres des artistes et amis, pour la plupart rencontrés dans l’atelier de Degotti, le célèbre peintre-décorateur de l’Opéra, tels Daguerre, Bouton, Alaux, Cicéri, Gué, Fragonard... Troupe que rejoindra bientôt Dauzats, qui deviendra le plus proche collaborateur de Taylor. Nombre de ces artistes accompagneront Taylor dans ses expériences théâtrales, les Voyages pittoresques et les missions culturelles jusqu’à l’aventure du mutualisme et de la création des associations. Les Voyages pittoresques, partie importante de l’exposition, ont été déterminants dans la prise de conscience au XIXème siècle que les monuments appartiennent bien à l’Histoire et doivent comme tels être transmis de génération en génération. »

Alaux300.jpgLes oeuvres d'art et les monuments anciens peuvent être appréciés aujourd'hui souvent grâce à la mobilisation de certains comme le baron Taylor ou Prosper Mérimée (1803-1870) à l'époque romantique. Le Romantisme remet au goût du jour le passé, la terre. Les ruines exaltent l'imagination. On ressent cela, ainsi que la modernité de ce courant nouveau à travers les oeuvres présentées dans cette exposition dont certaines sont d'une exécution particulièrement fine.

Le 1 rue La Bruyère où se déroule l'exposition est au milieu du nouveau quartier à la mode alors (quartier Saint-Georges - Notre-Dame de Lorette), surnommé dès 1823 « la Nouvelle Athènes », proclamé à plusieurs reprises au  XIXe siècle « République des Arts et des Lettres », où vivent les affriolantes 'lorettes' (voir cet article). Il a beaucoup changé aujourd'hui ; mais il en reste quelques reliquats. Enfin pour ceux qui souhaitent marcher, ils peuvent se rendre à quelques pas à l'Hôtel Drouot et parcourir des ventes aux enchères dans ce musée à 'ciel ouvert', et se promener dans les passages couverts aux alentours (passages Verdeau, Jouffroy et des Panoramas qui se suivent et datent tous de la première moitié du XIXe siècle) ... charmants.

Photographie 1 :  Le baron Taylor par Alaux, Collection Mutuelle des artistes dramatiques et lyriques.

Photographie 2 :  Homme regardant une sirène sculptée sur chapiteau. Détail de la lithographie d'Engelmann Ruines l'église de Saint Pierre de Jumièges de Fragonard, provenant de Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - Normandie I.

Photographie 3 : Homme assis dans le vent avec son cahier de dessins. Peinture de Jean-Paul Alaux : Vue prise de Floirac. Collection du Musée des beaux-Arts de Bordeaux. Ci-dessous tableau en entier.
Alaux400.jpgPhotographie de dessous :  Place Saint-Georges.
PlaceSaintGeorges400.jpgPhotographie de dessous : Une partie d'une salle de Drouot le jeudi 2 octobre 2014.

SalleDrouot2oct2014-400.jpgPhotographie de dessous : Passage Jouffroy.PassageJouffroy400.jpg

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Le Musée des Automates de La Rochelle

automates_egypte.gifLes automates existent depuis la plus haute antiquité. Au XVIIIe siècle la France est à la pointe dans la création de ces mécaniques donnant du mouvement à des êtres irréels grâce à l'habileté de leurs constructeurs.

« Le Musée des Automates de La Rochelle est le premier musée du genre en France. Il présente des pièces prestigieuses réalisées par les plus grands maîtres en la matière. »

Photographie : Automates de l’Égypte antique. Photo du site (www.museeslarochelle.com).

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Hokusai

Hokusai1024px-Hokusai_1760-1849_300.jpgLe Grand Palais fait toujours les choses en grand. Cette fois, pour l'exposition sur Katsushika Hokusai (1760-1849), sont présentées, jusqu'au 18 Janvier 2015, 565 œuvres de cet artiste japonais (auxquelles s'ajoutent 47 sur Hokusai et la France) en plusieurs volets, dont en permanence à peu près 320 œuvres de celui-ci. Le premier volet se déroule du 1er octobre au 20 novembre, et le second du 1er décembre au 18 janvier, avec dix jours de relâche entre le 21 et le 30 novembre 2014. 170 œuvres de Katsushika Hokusai seront remplacées pour le second volet ; 20 le seront au cours d'un même volet ; 145 sont communes aux deux parties ainsi que les 47 sur son influence en France.

L'exposition commence avec une salle sur l'inspiration que suscite Hokusai sur la seconde partie du XIXe siècle et le 'japonisme' qui en découle. Elle se poursuit en suivant la carrière de l'artiste chronologiquement. La seconde moitié de son parcours (premier étage) est selon moi la plus intéressante. De ses estampes et dessins se dégagent alors une paix, une harmonie, un sens esthétique profond et une sagesse. Les aficionados seront ravis.

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Le rococotier et la rococotière

Le rococotier et la rococotière sont des personnes qui aiment et recherchent les choses rococos, dans le sens d'anciennes. On peut dire que mon blog est rococotier dans la mesure où je parle beaucoup d'objets d'art du passé. La raison est que je ne trouve rien d'intéressant dans l'art contemporain des XXe et début XXIe siècles.

© Article LM

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Portraits de l'époque romantique, une passion de collectionneur

PROLONGATION JUSQU'AU 10 MAI 2015 !
Fenetre500.jpg

Jusqu'au 14 décembre 2014 l'exposition Portraits de l'époque romantique, une passion de collectionneur se déroule dans la Maison de Chateaubriand domaine départemental de la Vallée-aux-Loups. Un moment sans aucun doute émouvant. Une collection de passionné présentée dans un contexte d'époque cela ne peut être qu'un ravissement.

Salon500.jpg

Chambre500.jpg

 

 

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Le château de Versailles en cent chefs-d’oeuvre

Apollon et les nymphesblanc650Du 27 septembre 2014 au 20 mars 2016 le Musée des Beaux-arts d'Arras propose une belle LouisXVEnfant300exposition intitulée Le château de Versailles en 100 chefs-d’oeuvre. C'est une nouvelle occasion de se plonger dans le grand style de l'époque de Louis XIV jusqu'à la Révolution avec des œuvres prestigieuses d'artistes Marie‐AntoinetteDAutricheReineDeFrance300et artisans français de cette époque : peintures, sculptures, mobilier, objets d’art ... prestigieux.

Photographie ci-dessus : « Apollon servi par les nymphes [de] François Girardon et Thomas Regnaudin. 1667‐1675. Marbre Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © Château de Versailles, Dist. RMN‐Grand Palais / Jean‐Marc Manaï. »

Photographie de gauche : « Louis XV enfant [par] Augustin Justinat (?‐1743). 1717. Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © Château de Versailles, Dist. RMN / © Jean‐Marc Manaï. »

Photographie de droite : « Marie‐Antoinette d'Autriche, reine de France [par] Elisabeth Vigée‐Le Brun (1755‐1842). 1779‐ 1788. Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN‐Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot. »

Photographie ci-dessous : « Illumination du Belvédère du Petit Trianon, 1781 [par] Claude‐Louis Châtelet (1753‐1794). 1781. Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © EPV. »

FeuxDArtifice650Photographie ci-dessous : Détail de « La Famille du duc de Penthièvre dit aussi La Tasse de Chocolat [par] Jean‐Baptiste Charpentier, le Vieux (1728‐1806). Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN‐Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot. »FamilledePenthièvreDetail2-300

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Merveilleuses & merveilleux