Fra Angelico, Botticelli … Chefs-d’oeuvre retrouvés.

CinqAngesDansant.jpgJusqu'au 4 janvier 2015 le Domaine de Chantilly présente une exposition intitulée Fra Angelico, Botticelli … Chefs-d’oeuvre retrouvés avec un ensemble de tableaux des XIVe et XVe siècles : de Primitifs italiens et de peintres florentins et siennois du Quattrocento.

« Trente oeuvres majeures [des] collections [du musée] - dont des peintures et dessins de Fra Angelico, Filippino Lippi, Botticelli, Léonard de Vinci – seront présentées dans la salle du Jeu de Paume, aux côtés de neuf peintures prêtées par des institutions internationales de premier plan. »

« Le projet de l’exposition est né de la découverte que le panneau de Fra Angelico de Chantilly Saint Benoît à Subiaco devait être associé à plusieurs autres panneaux éparpillés entre Philadelphie, Cherbourg et Anvers. Michel Laclotte a identifié dans une collection privée le cinquième morceau du puzzle qu’il attribue alors à Fra Angelico. Le tout forme ce qu’on appelle AllegoriedelAutomne300.jpgune Scène érémitique ou une Thébaïde. Ne pouvant pas prêter hors les murs ses collections en raison du testament du duc d’Aumale - donateur du Domaine de Chantilly à l’Institut de France, une exposition au musée Condé marque l’unique occasion de réunir les cinq tableaux ensemble.

Outre La Thébaïde, le Musée Condé a décidé de dépasser le cadre d’un simple « dossier » et de proposer au visiteur un panorama plus ample de la peinture toscane des XIVe et XVe siècles, en se fondant sur la très riche collection du musée et sur le principe ayant présidé à la réunification du panneau de Fra Angelico. La grande majorité des œuvres de cette période conservées à Chantilly n’étant que des éléments d’ensembles originellement plus vastes, pourquoi en effet ne pas faire en sorte, le temps d’une exposition, de les réunir avec leurs compagnons d’autrefois ? La majeure partie des tableaux exposés provient de retables dispersés. Celui du siennois Sassetta, réalisé au milieu du XVe siècle pour l’autel majeur de l’église San Francesco de Borgo San Sepolcro, constitue l’un des exemples les plus étourdissants – et sur deux faces – de cette multiplication d’images saintes, mais aussi de leur émiettement : un seul fragment est aujourd’hui conservé à Chantilly, les vingt-six autres panneaux se répartissant dans une dizaine d’autres institutions.

Autre exemple, les deux Saints de Fra Angelico étaient situés à l’origine sur les pilastres d’unretable à la typologie similaire, situé sur l’autel majeur de l’église de San Domenico de Fiesole, attenante au couvent où vivait Fra Angelico. Autre exemple de démembrement mais non religieux cette fois-ci, le panneau de Botticelli et Filippino Lippi Esther choisie par Assuérus (Chantilly) ornait à l’origine un cassone (coffre de mariage) avec deux autres panneaux conser-vés à Ottawa et à Florence. Ce coffre allant de pair avec un second également divisé (Louvre, Ottawa et Rome). Les deux fragments les plus importants seront exposés côte à côte grâce au prêt exceptionnel du musée du Louvre.

Les reconstitutions réelles des œuvres n’ont pas été possibles dans tous les cas, aussi des reconstitutions virtuelles figurent dans l’exposition pour donner au visiteur une connaissance plus complète des œuvres originelles.

Ajoutons d’ailleurs que des fragments d’en-sembles reconstitués restent inconnus à ce jour, mais peut-être que cette exposition sera l’occasion de susciter de nouvelles recherches, ou trouvailles. Il faudra faire aussi une place toute particulière à la Simonetta Vespucci de Piero di Cosimo, œuvre phare du musée Condé restaurée pour l’occasion. D’autres tableaux ou dessins de grands maîtres viennent agrémenter le parcours de l’exposition : nous pouvons citer entre autres Pesellino, Fra Carnevale, entourage de Léonard de Vinci, Michel-Ange. »

Photographie du haut : « Giovanni di Paolo (Sienne, 1398 - id., 1482). Cinq anges dansant au pied d’un trône, c. 1430-1435. Bois (Tempera sur panneau de peuplier). Chantilly, musée Condé. © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat. »

Photographie de gauche : « Sandro Botticelli et son atelier. Allégorie de l’Automne. Chantilly, musée Condé. © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat. »

Photographies du dessous : « Stefano di Giovanni, dit Sassetta (Sienne, v. 1400 - id., 1450). Le mariage mystique de saint François, 1437- 1444. Chantilly, musée Condé. © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat. »

LeMariageMystiqueDeSaintFrancois2.jpgPhotographies du dessous : « Giovanni dal Ponte (Giovanni di Marco di Giovanni dit). Florence, 1385-1437/1438. Couronnement de la Vierge. Chantilly, musée Condé. © Musée Condé, Chantilly / The Bridgman Art Library. »CouronnementdelaVierge650.jpg

CouronnementdelaViergeDetail650

CouronnementdelaViergeAnge300.gif

Voir les commentaires

Minuscules, l'univers ludique des poupées de poche.

PoupeeDePocheDansDecor.jpgLe Musée de la Poupée de Paris présente jusqu'au 24 janvier 2014 l'exposition Minuscules, l’univers ludique des poupées de poche. Les poupées anciennes appartiennent à l'univers des petites filles d'autrefois. Il peut être difficile pour un adulte mâle de s'y laisser aller. Cependant on y retrouve des décors et habits d'autrefois et de très nombreux détails parfois très fins. Et puis c'est attendrissant. La tendresse c'est important.

Mignonette1-300.gif« Les poupées de poche sont apparues sur le marché occidental vers 1876, en même temps que les premiers bébés articulés. Les modèles les plus recherchés sont entièrement en biscuit (porcelaine mâte comportant deux phases de cuisson), alors que des spécimens moins coûteux étaient réalisés avec un corps semi-articulé en composition. De facture essentiellement française et allemande, ces poupées de petite taille,qui tenaient donc dans une poche,devinrent les jouets par excellence des enfants des générations entre la guerre de 1870 et la guerre de 1914. »

À noter pour ceux qui aiment le kitsch une salle est consacrée à une exposition sur les Boules à neige.

Le Musée de la Poupée mériterait, je crois, des financements afin d'être rafraîchi. Cela fait vingt ans qu'il existe. Son sujet, l'impasse où il se trouve, au coeur de Paris, près d'un gentil jardin où s'amusent de nombreux enfants, en font un havre poétique à conserver.

Photographie du haut : Poupée miniature dans son décor. © Musée de la Poupée.

Photographies de gauche : « Mignonnette française (13 cm), vêtement de style, coffret ancien. » © Musée de la Poupée.

Photographie ci-dessous : « Mignonnettes françaises et leur trousseau, 1879 (13 cm). » © Musée de la Poupée.Mignonette2.gif

Voir les commentaires

Le temps des chansons

LeTempsdesChansons.jpgLe temps des chansons est le site d'une marchande de partitions anciennes. Elle possède un fonds de quelques dizaines de milliers d'exemplaires des XIXe et XXe siècles la plupart illustrés en première page.LeGandinParisien.jpg

Voir les commentaires

Diktats : une librairie 'en chambre' sur la mode.

CatalogueDiktats est une librairie en ligne (« librairie en chambre » comme ses créateurs aiment à le dire) spécialisée dans la mode et le costume, fondée en 2006. Elle propose de très intéressants documents d’époque. Pour ceux qui ont les moyens pécuniaires on y trouve de vraies perles. Pour les autres … ils peuvent toujours feuilleter le site par plaisir. Quant aux aficionados de la mode ancienne qui cherchent de l’inspiration … on en trouve ici ... par exemple concernant les coiffures du XVIIIe siècle (dans mon blog les articles sur ce sujet sont les plus lus).

Diktas édite aussi des catalogues thématiques papiers à tirage limité (généralement autour de 500 exemplaires) « diffusés gracieusement auprès des clients et amis de la librairie ». Le dernier, publié en 2013, est consacré aux grandes figures féminines de la mode. Le premier (2007) présentait une collection de pièces relatives à Paul Poiret. Le prochain devrait vraisemblablement paraître fin 2014 début 2015.

Photographie de droite : Second catalogue de la librairie, intitulé Sous la Coupe des femmes.

Voici des exemples de documents d'époque proposés dans ce site :

Photographie ci-dessous : « Coiffure en médaillon, coiffure à la zodiaque (1777). » © Diktats.

1coiffure en medaillon coiffure a la zodiaque gravure 1777Photographies ci-dessous : « Le manuel des toilettes dédié aux dames (1777). » © Diktats.

2ManuelDesToilettesDiktats22-2ManuelDesToilettesDiktatsDiktatsPhotographies ci-dessous : « Suite de 31 Coiffures, inspirées de la Galerie des Modes et Costumes Français (circa 1780). » © Diktats.

3Suitede31CoiffuresDiktatsPhotographie ci-dessous : « Fantaisies aimables ou les caprices des belles (1786). » © Diktats.

4FantaisiesAimablesDiktatsPhotographie ci-dessous : « Magasin des modes nouvelles, 1788, 9ème cahier. » ©  Diktats.

5magasin des modes nouvelles 9eme cahier 10 fevrier 788 plaPhotographies ci-dessous : « Le Jardin de la Noblesse Française, par Abraham Bosse (1629). » © Diktats.

6LeJardinDeLaNoblesseFrancaiseParAbrahamBosseDiktatsPhotographies ci-dessous : « Recueil de planches de modes et de costumes du XVIIème siècle par Picart, Bonnart et Chiquet. » © Diktats.

7-1-Recueil de planches de modes du xvii siecle Diktats7-2-Recueil de planches de modes du xvii siecle Diktats7-3-Recueil de planches de modes du xvii siecle DiktatsPhotographie ci-dessous : « Les Croyables au Péron, gravure de mode de Levilly d'après une composition de Salvatore Tresca (1797). » © Diktats.

8-1les incroyables les croyables au peron tresca lavilly 17Photographies ci-dessous : « Incroyables et Merveilleuses, suite de 4 gravures (circa 1797). » © Diktats. Les couleurs tendres des habits du quatrième cercle sont celles à la mode dans l'ancien régime.

8-2IncroyablesMerveilleuses18-3IncroyablesMerveilleuses2Photographie ci-dessous : « Nouveau jeu des costumes de dames françaises par un adorateur du beau sexe (circa 1810). » © Diktats.

9nouveau-jeu-des-costumes-de-dames-francaises-par-un-adoratPhotographies ci-dessous : À gauche - « Monsieur, Revue des élégances, n11 (1920, novembre). » © Diktats.

À droite - « Louis Poirier, chemisier, 8 rue de Rougemont à Paris, pochoir publicitaire (circa 1925). » © Diktats.

10XXe DiktatsPhotographies ci-dessous : À gauche - « Modèle Multiflore, robe du soir de Lucien Lelong, photographie d'époque du studio Deutsch (1934). » © Diktats.

À droite - « Chanel - portrait de Coco Chanel par Horst P. Horst en 1937, tirage postérieur (circa 1960). » © Diktats.

11XXe DiktatsUn jour j'écrirai un article sur les nombreux antiquaires et libraires 'en chambre' qui proposent de très belles choses uniquement sur Internet !

Voir les commentaires

De Léonard de Vinci à Michel-Ange : Les Borghia et leur temps

Paolo da San LeocadioJusqu'au 15 février 2015 le Musée Maillol présente une exposition intitulée : De Léonard de Vinci à Michel-Ange : Les Borghia et leur temps.

Comme d'habitude avec ce musée on n'est pas déçu ! Les œuvres choisies sont belles, et nous plongent littéralement dans une époque (le XVIe siècle) et une atmosphère (celle de l'Italie des Borghia). À chacun des événements organisés par ce lieu on découvre un aspect prestigieux des beaux-arts italiens … un voyage garanti … et sans frais d'avion … ni besoin de machine à remonter dans le temps !

Cette fois c'est une leçon de peinture qui nous est donnée plus que d'histoire. Les œuvres sont variées, bien restaurées et conservées, avec leurs couleurs délicates. Les portraits sont nombreux. LeTitienQuelques objets rappellent le trouble de ce temps avec une armure, un bel heaume de pourpre et d'or … Les portraits de Luther, Érasme, Jérôme Savonarole, Nicolas Machiavel, des Borghia ... évoquent les mouvements variés des esprits marquant d'alors.

Pouvoir, Religion, Humanisme et Art sont les quatre grands thèmes de l'époque des Borghia.

J'ai particulièrement aimé la Dame à la licorne (Giulia Farnèse ?) de Luca Longhi (1507) et La Madone à la cerise de Cesare da Sesto (Début du XVI e siècle).

Photographie 1 : « Paolo da San Leocadio. VIERGE À L’ENFANT ET SAINT JEAN. 1500-1510. Huile sur bois. H. 59,7 ; L. 45 cm. Valence, Museo de Bellas Artes. »

Photographie 2 : « Tiziano Vecellio dit le Titien. LE PAPE ALEXANDRE VI PRÉSENTE JACOPO PESARO À SAINT PIERRE. 1502-1510. Huile sur toile – H. 147,8 ; L. 188,7 cm. Anvers, Musée royal des Beaux-Arts. © Lukas-Art in Flanders vzw, photo Hugo Maertens. »

Photographie 3 : « Francucci Innocenzo dit Innocenzo da Imola. PORTRAIT PRÉSUMÉ DE VANNOZZA CATTANEI. Huile sur toile. H. 83 ; L. 62 cm. Rome, Galleria Borghese. © SSPSAE e per il Polo Museale della Città di Roma. »PortraitPresumeDe VannozzaCattanei

Voir les commentaires

Belles moustaches

Les moustaches sont très fréquentes au XIXe siècle, jusqu'à la première guerre mondiale. En voici quelques exemples parmi beaucoup d'autres (un dessin, une photographie et une estampe).

MoustacheDessin300lm.jpg

PhotographieEncadreeHommeMoustache2-300lm.gif

MoustacheEmileCarnoy2-300lm.jpgPhotographie ci-dessous : « LA MASCARADE HUMAINE » « LES PARENTS TERRIBLES - Et moi je défends qu'on ait de ces moustaches là !..... sous aucun prétexte ! »

moustache-1lamascaradehumainelesparentsterribles300lm.jpg© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Les Messieurs à la belle ceinture

LesmessieursALaBelleCeintureDetail300lm.jpg

LesmessieursALaBelleCeinture650lm.jpgPhotographies : Illustration double page de La Vie parisienne de 1892 : « Les Messieurs à la belle ceinture ».

© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Le Pérugin, maître de Raphaël.

LePerugin300Du 12 septembre 2014 au 19 janvier 2015 le Musée Jacquemart-André présente une exposition intitulée Le Pérugin, maître de Raphaël. Elle réunit une  cinquantaine d’œuvres de l'artiste présentant les grandes étapes de sa carrière. Le Pérugin (1450-1523) est « considéré par ses contemporains comme l’un des plus grands peintres d’Italie ... »

Je ne suis pas encore allé voir cette exhibition. Mais généralement on peut se rendre aux manifestations organisées par ce musée les yeux fermés … ou du moins non : ouvrez-les … au moins une fois rentrés dans la salle d'exposition !

Voir les commentaires

Le nec plus ultra du calcéophile

bottes-copie-1Le calcéophile est un passionné de chaussures. Le terme est assez récent. Je ne l'ai retrouvé dans aucun des dictionnaires que j'ai consultés. Il est composé de calceus (qui désigne la chaussure en latin) et de  φιλία, philia (qui signifie en grec ancien : une amitié, une vive affection).

Le calcéophile a un goût prononcé pour cette partie du vêtement qu'est la chaussure, non pas par fétichisme mais par inclination pour le bel ouvrage. Personnellement étant végétarien et n'achetant plus de cuir neuf depuis plus de vingt ans, la calcéophilie ne m'intéresse pas, excepté quand il s'agit de collectionner et restaurer des chaussures anciennes de qualité.

Alexis Boniface est un exemple dans ce domaine et peut-être le seul puriste en France pour l'époque qu'il couvre. Il recherche et collectionne les souliers pour hommes de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe (si possible avec leurs embauchoirs et semelles d’origine), les embauchoirs anciens, les manuels de cordonnier-bottier, les catalogues anciens, les informations sur les bottiers du passé (photos, factures, témoignages) et leurs outils. Si vous avez de tels documents n'hésitez pas à le contacter à albo1er@hotmail.com. Il collectionne aussi les chausse-pieds et les tire-boutons (crochets à bottines). Mais comme il le dit : « Ces recherches d'objets sont néanmoins vécues avec une intensité moindre que celles liées aux souliers. Je peux rester des heures devant une paire de souliers à scruter tous les détails, rarement devant un tire-boutons. »

Son goût et ses exigences en matière de qualité et d'authenticité sont admirables, ainsi que la finesse de ses restaurations (il restaure mais ne répare pas afin de garder le plus possible l'état d'origine) et sa connaissance précise du processus de confection. Ce souci de perfection et ce besoin d’approfondir constamment  son savoir dans tous les domaines de fabrication du bel ouvrage le conduisent régulièrement à affiner ses connaissances dans l'arrière boutique d'un cordonnier et auprès des artisans ayant conservé un savoir-faire authentique. Il s'intéresse aux détails les plus infimes afin de collectionner et de restaurer les chaussures dans leur jus : « Un mur de gravure sur une paire prêt-à-chausser n'est pas le même que sur une paire sur mesure, et une trépointe sur une paire sur mesure n'est pas cousue de la même manière aujourd'hui qu'il y a quelques décennies (largeur des points, matière du fil : nylon majoritairement utilisé de nos jours contre fil de lin et de chanvre auparavant). »

Alexis Boniface ne porte pas les souliers de sa collection. Il les aime trop pour cela. C'est une autre qualité qui le distingue de la plupart des collectionneurs de chaussures anciennes (XIXe-XXe).

Il est en train de remettre à jour son site internet dont je parlerai dès qu'il sera à nouveau visible. Dans celui-ci il expose sa démarche de calcéophile ; présente sa collection ; décortique pour le visiteur les étapes de fabrication à travers des photographies ; propose une bibliographie et un lexique ; répertorie par ordre alphabétique, grâce à ses recherches, une grande partie des bottiers parisiens etc. Comme il l'écrit « Il y avait environ un millier de bottiers indépendants à Paris au début du XXe siècle, moitié moins un demi-siècle plus tard et ils ne sont plus que quelques-uns aujourd'hui. »

Je le remercie de m'avoir fait découvrir sa passion et d'avoir passé du temps à me l'expliquer, ainsi que pour les photographies des souliers de sa collection qu'il m'a envoyées et qui illustrent cet article.

Première photographie : Quelques paires de bottes de sa collection : Chesnot, Bunting, Maxwell, Hellstern …

Photographie de droite : Bottes Maniatis « Pied droit : avant nettoyage, pied gauche : après ».

Photographies ci-dessous : « Berluti à boutons ». « Bottines du Bon Marché, vers 1905 ».

BerluttiBottinesBonMarche
Photographies ci-dessous
 : «Richelieu Bunting ». « Capo Bianco ».

RichelieuCapo
Photographies ci-dessous
 : « Bottines à boutons E.Ramat Maire, vers 1910 ». « Bottines à lacets E.Ramat Maire, vers 1910 ».

Bottines
Photographies ci-dessous 
: « Derby 5 œillets à bout droit rapporté ». « Richelieu Pinet ».

DerbyRichelieu
Photographies ci-dessous
 : « Mocassins Tuczek ». « Richelieu Daliet-Grand ».

MocassinsRichelieu
Photographies ci-dessous
 : « Bunting ». « Bottines Unic ».

BuntingBottines
Photographies ci-dessous
: « Paire de bottines à boutons Coquillot, circa 1908 ». « Paire de Richelieu bi-matières Perugia ».

CoquillotPerugia.jpg
Photographies ci-dessous
 : « Bottes Roger Chesnot ». « Bottes René Chesnot».

bottes
Photographies ci-dessous
 : « Embauchoirs bottines ». « Embauchoirs 3 pièces ».Embauchoirs

Voir les commentaires

Vermeilleux ! L’argent doré de Strasbourg du XVIe au XIXe siècle.

ToiletteEnVermeil1789420.jpgToiletteEnVermeille1784-420.jpgLa Galerie Kugel à Paris propose jusqu'au 8 novembre 2014 une exposition intitulée VERMEILLEUX ! L’argent doré de Strasbourg du XVIe au XIXe siècle.

Celle-ci présente un ensemble prestigieux de plus d'une centaine de pièces en vermeil de fabrication strasbourgeoise.

Cette exposition « couvre l’essentiel des styles et des formes. » Elle « s’articule autour de deux parties chronologiques : l’influence germanique à la Renaissance et à l’époque Baroque, puis le style français des XVIIIème et XIXème siècles, passant par le style rocaille et le néoclassicisme. »

« Le catalogue accompagnant l’exposition propose une étude scientifique pour chaque pièce ainsi qu’un répertoire exhaustif de tous les orfèvres de Strasbourg de 1540 à la Révolution, constituant ainsi l’ouvrage de référence sur le sujet. »

L'entrée est libre.

Photographie du haut : « Toilette en argent doré de la comtesse Von der Leyen, Strasbourg, 1789, par Johannes Jacob Kirstein et Carl Ludwig Emmerich. © Guillaume Benoit. »

Photographie de gauche : « Toilette en argent doré de la Duchesse de Mecklenburg-Strelitz, Strasbourg, 1784, par Johann Heinrich OERTEL et Gottfried IMLIN. © Hughes Dubois. »

Voir les commentaires

Tout ce qui reluit n'est pas or.

ToutCeQuiReluiNEstPasDOr400lm.jpgPhotographie de gauche : « Tout ce qui reluit n'est pas or. » Estampe de vers 1850 représentant un couple prétentieux en train de se faire cirer les chaussures. Derrière, l'enseigne d'un magasin d'orfèvrerie indique :  « Imitation d'or, strass, chrysocalque, melchior etc. ».

Le strass est de la verroterie imitant des pierres précieuses. Le strasbourgeois Georges Frédéric Strass (1701-1773), joailler du roi de France, lance cette mode en 1746. L'objectif est de confectionner des bijoux à bas prix. Cependant certains modèles s'avèrent plus chers que les originaux.

Le chrysocalque est une composition à base de métal (cuivre, zinc ou étain) imitant l’or.

Le melchior est un alliage (de cuivre, de zinc et de nickel) qui ressemble à de l'argent. Ce mot est une altération de maillechort, de Maillot et Chorier, les inventeurs de l’alliage en 1819.

Photographie de gauche : Boucles de chaussures probablement du XIXe siècle en strass et métal argenté.

BouclesStrass300lm.jpgLe métal argenté est une technique utilisée déjà au XVIIIe siècle. On l'appelle 'plaqué' ou 'doublé'. Le procédé de l'électrolyse est trouvé au XIXe siècle. Le brevet est déposé simultanément en 1840 par les Anglais Henry et Georges-Richard Elkington (1801-1865) et le Français Henri de Ruolz (1808-1887). Celui des Elkington est vendu en 1842 à Charles Christofle (1805-1863) qui se spécialise dans ce procédé. En 1845 il fonde une nouvelle société (il succède à son maître en 1830) : « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même les pièces à argenter, dès 1846, devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres. En 1863 son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910) lui succèdent. Ce dernier introduit d'autres procédés (galvanoplastie, moules en gutta-percha ...) donnant à l'entreprise (qui existe toujours aujourd'hui) un essor considérable, devenant au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante de France.

Photographie ci-dessous : « EXPOSITION UNIVERSELLE. - Orfèvrerie et galvanoplastie. - La maison Christofle et Cie ». Estampe de H. Linton d'après Bertrand de vers 1864-1866.

MaisonChristolpheExpositionUnviverselle500lm.jpg© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X.

AfficheSacresRoyaux.jpgLe château de Versailles et le Centre des Monuments Nationaux (CMN) présentent au Palais du Tau à Reims jusqu'au 2 novembre 2014 une exposition sur les Sacres royaux, de Louis XIII à Charles X.

Celle-ci réunit le fonds du Palais du Tau et les œuvres des collections du Château de Versailles « évoquant le sacre des Bourbons : portraits des souverains, représentations des événements et du rituel du sacre, ornements et regalia réalisés pour le sacre de Charles X. »

Voir les commentaires

Les Missiles "Sacré Dollar"

Je trouve la chanson Sacré Dollar du groupe yéyé Les Missiles particulièrement d'actualité. Elle est visible sur le site de l'INA ici. Je n'ai pas trouvé le moyen d'incorporer dans l'article la vidéo sans que parfois une publicité la parasite. C'est le cas même lorsque j'insère directement la vidéo de l'INA !! D'après l'INA il ne devrait pas y avoir de problème. C'était calme pendant les vacances et c'est revenu. SacreDollar.jpg

Photographies ci-dessous : Photographie dédicacée recto-verso des membres du groupe.YeyesLesMissilesRectoVerso300lm.jpg

Voir les commentaires

Jolie vente de la maison Artcurial

Jolie vente de la maison Artcurial ce mardi 8 juillet. Le catalogue est visible ici.

BoiteAmouchesXVIIIesiecle.gifPhotographie : « BOITE À MOUCHES RECTANGULAIRE EN OR ÉMAILLÉ, MILIEU DU XVIII e SIÈCLE. Attribuée à Jean Georges. A deux couvercles à charnière, les deux faces décorées de médaillons à nœud de ruban et lauriers émaillés vert, présentant des amours avec leur arc en grisaille avec double encadrement en or émaillé rose et or ciselé de godrons, les côtés ornés de colombes, carquois et imitations de lapis-lazuli, l’intérieur à trois compartiments, dont un à couvercle émaillé à décor d’amour endormi, et une petite brosse à monture hexagonale en or, les couvercles à fond de glace. Signée sur la bordure : Vve Geôrge Beaulieu et Gnet à Paris. Poinçon du maître orfèvre incomplet, attribué à Jean Georges, reçu en 1752. Paris 1764 ; petits manques à l’émail, et les réserves à l’imitation de lapis-lazuli refaites H. : 2,2 cm (1 in.) L. : 5,2 cm (2 in.) l. : 3,9 cm (1 ½ in.) Poids brut : 140 gr. Sur le couvercle, l’Amour tenant un arc est à rapprocher du sujet de la gravure de Ch. Méchel réalisée en 1765, d’après Carle Van Loo, L’Amour menaçant réalisée en 1765. La veuve George Beaulieu, née Jeanne Texier, fût la seule élève de son mari, Jean Georges, Henry Nocq dans son ouvrage le Poinçon de Paris vol II, p. 235, indique que la Maison de Commerce est connue sous la raison Vve Georges, Beaulieu et Guenet. » © Artcurial.

Voir les commentaires

Construire un château (2)

VueDuChateauDePassyEnChampagneRecadre500lmCet article suit celui au même titre : Construire un château. J'aime bien les images de châteaux car cela me permet d'élargir un peu les distances entre mes murs. Je les préfère à celles de palais qui ont une architecture souvent plus morne et rectangulaire.

Photographie : « Vue du Château de Passy en Champagne » de Poulleau (peut-être Claude René Gabriel Poulleau, 1749-?) d'après Daumont (sans doute Jean-François Daumont qui est aussi éditeur). Daumont est un éditeur parisien de la seconde moitié du XVIIIème siècle actif vers 1730/1775 (source RMN : Réunion des musées nationaux).

© Article et photographie LM

Voir les commentaires

Clavecin

La maison Art Richelieu propose une vente aux enchères le vendredi 04 juillet à Drouot Richelieu (Paris) avec notamment un clavecin du XVIIIe siècle dont la description est visible ici et le catalogue ici.

Voir les commentaires

Merveilleuse devant un miroir (1800).

1799AnVIII-blanc500lm.gifPhotographie : Gravure représentant une merveilleuse à la 'Coiffure formée d'un Voile' devant un miroir de table. La scène se passe en l'an 8 (23 septembre 1799 - 22 septembre 1800). Planche 236 du Journal des Dames et des Modes fondé à Paris en 1797.

© Article et photographie LM

Voir les commentaires

Le voluptueux et la voluptueuse

La volupté est très présente dans la culture française et même occidentale … depuis l'Antiquité. Il ne s'agit pas de mollesse mais de raffinement, de capacité à créer et jouir du bonheur. Le terme vient du latin voluptas dont un des principaux sens est satisfaction, contentement. J'ai entendu dire qu'un dicton indien prétend que le contentement est le plus grand des trésors. Pendant des années je me suis demandé ce que cela pouvait bien signifier. Si on remplace le terme 'contentement' par 'voluptas' alors cela prend sens pour moi.

La volupté est la capacité d'être pleinement dans le moment présent et de le savourer. Je pense qu'il est beaucoup plus difficile aujourd'hui d'être voluptueux, nos sens étant très sollicités par des flots d'informations, images, sons, distractions, communications et autres publicités qui nous rendent continuellement insatisfaits. On est dans le désir plutôt que dans le plaisir, ce qui fait une énorme différence.

Jean Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1676) distingue le « voluptueux charnel » du « voluptueux spirituel » dans sa préface de Les Délices de l'esprit, dialogues dédiés aux beaux esprits du monde (A. Courbé, 1658) intitulée « Avis aux Beaux Esprits du Monde ». Il dépeint les voluptueux charnels portés vers les « plaisirs de la sensualité charnelle » et les voluptueux spirituels enclins « aux plaisirs d'une sensualité qu'ils estiment toute spirituelle ». Les deux se considèrent comme ayant de l'esprit, et ne sont à l'affût que des plaisirs. Les premiers sont libertins, athées, sans pudeur. Les seconds cherchent la sensualité dans l’esprit. « Les personnes dont la sensualité leur semble spirituelle […] disent, ou souffrent qu'on leur dise, les paroles les plus voluptueuses, pourvu qu'elles soient dites en termes couverts & délicats : Elles cherchent avidement des lectures de passions amoureuses, de pompeuses descriptions, de discours tendres, & de sentiments déliés & charmants ; & ne peuvent souffrir les livres qui traitent de la spiritualité divine, dont les sèches matières les rebutent, & dont les termes les effrayent : parce que la plupart sont écrits par des hommes peu polis, qui ne sont pas nourris parmi le Monde, qui n'en savent ni les mœurs, ni le goût, ni le langage, qui ne produisent rien d'agréable aux esprits délicats […] » Il décrit son siècle comme « sensuel, délicat & poli, qui cherche la beauté des inventions, la richesse des descriptions, la tendresse des passions, & la délicatesse & justesse des expressions figurées ... »

© Article LM

Voir les commentaires

L'humanitaire

humanitaire300lm.jpgLe substantif 'humanitaire' est dérivé de l'adjectif, les deux apparaissant au XIXe siècle. Il s'agit d'une personne professant des opinions ou doctrines visant au bien universel de l'humanité, et agissant dans ce sens. 

La mode ne concerne pas seulement les habits ou les apparences mais aussi les idées modernes permettant à l'homme d'évoluer. Ainsi certains petits-maîtres de la mode n'en ont pas l'apparence mais l'âme.

Photographie : Estampe provenant de Les Français peints par eux-mêmes ou Encyclopédie morale du dix-neuvième siècle (Paris, L. Curmer, 1840 ) et servant de frontispice au chapitre intitulé : « L'humanitaire ». Cette gravure sur bois coloriée à la main est signée de Paul Gavarni (1804-1866) et « J. Fagnon » (graveur).

© Article et photographie LM

Voir les commentaires

La vésuvienne

vesuvienne-300lm.jpgLa révolution française qui se déroule du 22 au 25 février 1848, marque un nouveau soulèvement du peuple parisien et l'établissement de la Seconde République (1848-1852). En avril 1848 une communauté de jeunes ouvrières républicaines s'organise à Belleville : les vésuviennes. Elles sont réputées être exaltées, méprisant les usages et les convenances, révolutionnaires …

Ce sont des parisiennes qui n'hésitent pas à prendre les armes lors de la révolution de 1848, s'habillent en homme (elles revendiquent le pouvoir d'elles aussi porter le pantalon), prônent l'égalité en tout comme l'accès pour les femmes aux mêmes emplois que les hommes (civils, militaires, religieux ...) etc.

Photographie : Lithographie du XIXe siècle de la série « Les Vésuviennes », avec pour légende : « -Comment pt'ite malhureuse, je te donne un état honorable, je te mets dans les chemises d'homme, et v'là que je te r'trouve dans les culottes d'une Vésuvienne ….. va, tu'ès plus ma fille ! ….. »

© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Merveilleuses & merveilleux