Jusqu'au 4 janvier 2015 le Domaine de Chantilly présente une exposition intitulée Fra Angelico, Botticelli … Chefs-d’oeuvre retrouvés avec un ensemble de tableaux des XIVe et XVe siècles : de Primitifs italiens et de peintres florentins et siennois du Quattrocento.
« Trente oeuvres majeures [des] collections [du musée] - dont des peintures et dessins de Fra Angelico, Filippino Lippi, Botticelli, Léonard de Vinci – seront présentées dans la salle du Jeu de Paume, aux côtés de neuf peintures prêtées par des institutions internationales de premier plan. »
« Le projet de l’exposition est né de la découverte que le panneau de Fra Angelico de Chantilly Saint Benoît à Subiaco devait être associé à plusieurs autres panneaux éparpillés entre Philadelphie, Cherbourg et Anvers. Michel Laclotte a identifié dans une collection privée le cinquième morceau du puzzle qu’il attribue alors à Fra Angelico. Le tout forme ce qu’on appelle
une Scène érémitique ou une Thébaïde. Ne pouvant pas prêter hors les murs ses collections en raison du testament du duc d’Aumale - donateur du Domaine de Chantilly à l’Institut de France, une exposition au musée Condé marque l’unique occasion de réunir les cinq tableaux ensemble.
Outre La Thébaïde, le Musée Condé a décidé de dépasser le cadre d’un simple « dossier » et de proposer au visiteur un panorama plus ample de la peinture toscane des XIVe et XVe siècles, en se fondant sur la très riche collection du musée et sur le principe ayant présidé à la réunification du panneau de Fra Angelico. La grande majorité des œuvres de cette période conservées à Chantilly n’étant que des éléments d’ensembles originellement plus vastes, pourquoi en effet ne pas faire en sorte, le temps d’une exposition, de les réunir avec leurs compagnons d’autrefois ? La majeure partie des tableaux exposés provient de retables dispersés. Celui du siennois Sassetta, réalisé au milieu du XVe siècle pour l’autel majeur de l’église San Francesco de Borgo San Sepolcro, constitue l’un des exemples les plus étourdissants – et sur deux faces – de cette multiplication d’images saintes, mais aussi de leur émiettement : un seul fragment est aujourd’hui conservé à Chantilly, les vingt-six autres panneaux se répartissant dans une dizaine d’autres institutions.
Autre exemple, les deux Saints de Fra Angelico étaient situés à l’origine sur les pilastres d’unretable à la typologie similaire, situé sur l’autel majeur de l’église de San Domenico de Fiesole, attenante au couvent où vivait Fra Angelico. Autre exemple de démembrement mais non religieux cette fois-ci, le panneau de Botticelli et Filippino Lippi Esther choisie par Assuérus (Chantilly) ornait à l’origine un cassone (coffre de mariage) avec deux autres panneaux conser-vés à Ottawa et à Florence. Ce coffre allant de pair avec un second également divisé (Louvre, Ottawa et Rome). Les deux fragments les plus importants seront exposés côte à côte grâce au prêt exceptionnel du musée du Louvre.
Les reconstitutions réelles des œuvres n’ont pas été possibles dans tous les cas, aussi des reconstitutions virtuelles figurent dans l’exposition pour donner au visiteur une connaissance plus complète des œuvres originelles.
Ajoutons d’ailleurs que des fragments d’en-sembles reconstitués restent inconnus à ce jour, mais peut-être que cette exposition sera l’occasion de susciter de nouvelles recherches, ou trouvailles. Il faudra faire aussi une place toute particulière à la Simonetta Vespucci de Piero di Cosimo, œuvre phare du musée Condé restaurée pour l’occasion. D’autres tableaux ou dessins de grands maîtres viennent agrémenter le parcours de l’exposition : nous pouvons citer entre autres Pesellino, Fra Carnevale, entourage de Léonard de Vinci, Michel-Ange. »
Photographie du haut : « Giovanni di Paolo (Sienne, 1398 - id., 1482). Cinq anges dansant au pied d’un trône, c. 1430-1435. Bois (Tempera sur panneau de peuplier). Chantilly, musée Condé. © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat. »
Photographie de gauche : « Sandro Botticelli et son atelier. Allégorie de l’Automne. Chantilly, musée Condé. © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat. »
Photographies du dessous : « Stefano di Giovanni, dit Sassetta (Sienne, v. 1400 - id., 1450). Le mariage mystique de saint François, 1437- 1444. Chantilly, musée Condé. © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / Harry Bréjat. »
Photographies du dessous : « Giovanni dal Ponte (Giovanni di Marco di Giovanni dit). Florence, 1385-1437/1438. Couronnement de la Vierge. Chantilly, musée Condé. © Musée Condé, Chantilly / The Bridgman Art Library. »
Le Musée de la Poupée de Paris présente jusqu'au 24 janvier 2014 l'exposition
« Les poupées de poche sont apparues sur le marché occidental vers 1876, en même temps que les premiers bébés articulés. Les modèles les plus recherchés sont entièrement en biscuit (porcelaine mâte comportant deux phases de cuisson), alors que des spécimens moins coûteux étaient réalisés avec un corps semi-articulé en composition. De facture essentiellement française et allemande, ces poupées de petite taille,qui tenaient donc dans une poche,devinrent les jouets par excellence des enfants des générations entre la guerre de 1870 et la guerre de 1914. »
Le temps des chansons
Diktats
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Photographies ci-dessous : À gauche - «
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Un jour j'écrirai un article sur les nombreux antiquaires et libraires 'en chambre' qui proposent de très belles choses uniquement sur Internet !
Jusqu'au 15 février 2015


© Article et photographies LM
Photographies : Illustration double page de La Vie parisienne de 1892 : « Les Messieurs à la belle ceinture ».
Du 12 septembre 2014 au 19 janvier 2015 le
Le calcéophile est un passionné de chaussures. Le terme est assez récent. Je ne l'ai retrouvé dans aucun des dictionnaires que j'ai consultés. Il est composé de calceus (qui désigne la chaussure en latin) et de φιλία, philia (qui signifie en grec ancien : une amitié, une vive affection).
Alexis Boniface est un exemple dans ce domaine et peut-être le seul puriste en France pour l'époque qu'il couvre. Il recherche et collectionne les souliers pour hommes de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe (si possible avec leurs embauchoirs et semelles d’origine), les embauchoirs anciens, les manuels de cordonnier-bottier, les catalogues anciens, les informations sur les bottiers du passé (photos, factures, témoignages) et leurs outils. Si vous avez de tels documents n'hésitez pas à le contacter à albo1er@hotmail.com. Il collectionne aussi les chausse-pieds et les tire-boutons (crochets à bottines). Mais comme il le dit :









La
Photographie de gauche : « Tout ce qui reluit n'est pas or. » Estampe de vers 1850 représentant un couple prétentieux en train de se faire cirer les chaussures. Derrière, l'enseigne d'un magasin d'orfèvrerie indique : « Imitation d'or, strass, chrysocalque, melchior etc. ».
Le métal argenté est une technique utilisée déjà au XVIIIe siècle. On l'appelle 'plaqué' ou 'doublé'. Le procédé de l'électrolyse est trouvé au XIXe siècle. Le brevet est déposé simultanément en 1840 par les Anglais Henry et Georges-Richard Elkington (1801-1865) et le Français Henri de Ruolz (1808-1887). Celui des Elkington est vendu en 1842 à Charles Christofle (1805-1863) qui se spécialise dans ce procédé. En 1845 il fonde une nouvelle société (il succède à son maître en 1830) : « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même les pièces à argenter, dès 1846, devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres. En 1863 son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910) lui succèdent. Ce dernier introduit d'autres procédés (galvanoplastie, moules en gutta-percha ...) donnant à l'entreprise (qui existe toujours aujourd'hui) un essor considérable, devenant au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante de France.
© Article et photographies LM


Photographie : « BOITE À MOUCHES RECTANGULAIRE EN OR ÉMAILLÉ, MILIEU DU XVIII e SIÈCLE. Attribuée à Jean Georges. A deux couvercles à charnière, les deux faces décorées de médaillons à nœud de ruban et lauriers émaillés vert, présentant des amours avec leur arc en grisaille avec double encadrement en or émaillé rose et or ciselé de godrons, les côtés ornés de colombes, carquois et imitations de lapis-lazuli, l’intérieur à trois compartiments, dont un à couvercle émaillé à décor d’amour endormi, et une petite brosse à monture hexagonale en or, les couvercles à fond de glace. Signée sur la bordure : Vve Geôrge Beaulieu et Gnet à Paris. Poinçon du maître orfèvre incomplet, attribué à Jean Georges, reçu en 1752. Paris 1764 ; petits manques à l’émail, et les réserves à l’imitation de lapis-lazuli refaites H. : 2,2 cm (1 in.) L. : 5,2 cm (2 in.) l. : 3,9 cm (1 ½ in.) Poids brut : 140 gr. Sur le couvercle, l’Amour tenant un arc est à rapprocher du sujet de la gravure de Ch. Méchel réalisée en 1765, d’après Carle Van Loo, L’Amour menaçant réalisée en 1765. La veuve George Beaulieu, née Jeanne Texier, fût la seule élève de son mari, Jean Georges, Henry Nocq dans son ouvrage le Poinçon de Paris vol II, p. 235, indique que la Maison de Commerce est connue sous la raison Vve Georges, Beaulieu et Guenet. » © Artcurial.
Cet article suit celui au même titre :
Photographie : Gravure représentant une merveilleuse à la 'Coiffure formée d'un Voile' devant un miroir de table. La scène se passe en l'an 8 (23 septembre 1799 - 22 septembre 1800). Planche 236 du Journal des Dames et des Modes fondé à Paris en 1797.
La révolution française qui se déroule du 22 au 25 février 1848, marque un nouveau soulèvement du peuple parisien et l'établissement de la Seconde République (1848-1852). En avril 1848 une communauté de jeunes ouvrières républicaines s'organise à Belleville : les vésuviennes. Elles sont réputées être exaltées, méprisant les usages et les convenances, révolutionnaires …