PROLONGATION JUSQU'AU 17 JANVIER 2015 !
La Fondation Taylor est une association parisienne fondée en 1844 par le baron Taylor. Elle a pour objectif de « développer la connaissance des arts grâce à l’entraide des artistes eux-mêmes et à la générosité de ceux qui les soutiennent ».
Elle présente du 2 octobre au 15 novembre une exposition intitulée Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme à la galerie de la Fondation (1 rue La Bruyère, Paris 9e). Elle sera suivie dans l’Atelier (4e et 5e étage) d’une présentation des Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France du 6 novembre 2014 au 17 janvier 2015.
Cette manifestation est organisée en lien avec l’exposition La fabrique du Romantisme, Charles Nodier et les Voyages pittoresques du Musée de la Vie Romantique du 10 octobre 2014 au 18 janvier 2015.
Le baron Taylor (1789-1879) est né à Bruxelles. Précurseur du romantisme, il prend le parti des modernes (de Victor Hugo et des Jeune-France : voir l'article Les romantiques 'jeune France' et 'nouvelle France'). Il est très impliqué dans les arts (théâtre, littérature, beaux-arts, musique etc.).
L'exposition s’organise « autour des différents chapitres de la vie de Taylor, au travers des œuvres des artistes et amis, pour la plupart rencontrés dans l’atelier de Degotti, le célèbre peintre-décorateur de l’Opéra, tels Daguerre, Bouton, Alaux, Cicéri, Gué, Fragonard... Troupe que rejoindra bientôt Dauzats, qui deviendra le plus proche collaborateur de Taylor. Nombre de ces artistes accompagneront Taylor dans ses expériences théâtrales, les Voyages pittoresques et les missions culturelles jusqu’à l’aventure du mutualisme et de la création des associations. Les Voyages pittoresques, partie importante de l’exposition, ont été déterminants dans la prise de conscience au XIXème siècle que les monuments appartiennent bien à l’Histoire et doivent comme tels être transmis de génération en génération. »
Les oeuvres d'art et les monuments anciens peuvent être appréciés aujourd'hui souvent grâce à la mobilisation de certains comme le baron Taylor ou Prosper Mérimée (1803-1870) à l'époque romantique. Le Romantisme remet au goût du jour le passé, la terre. Les ruines exaltent l'imagination. On ressent cela, ainsi que la modernité de ce courant nouveau à travers les oeuvres présentées dans cette exposition dont certaines sont d'une exécution particulièrement fine.
Le 1 rue La Bruyère où se déroule l'exposition est au milieu du nouveau quartier à la mode alors (quartier Saint-Georges - Notre-Dame de Lorette), surnommé dès 1823 « la Nouvelle Athènes », proclamé à plusieurs reprises au XIXe siècle « République des Arts et des Lettres », où vivent les affriolantes 'lorettes' (voir cet article). Il a beaucoup changé aujourd'hui ; mais il en reste quelques reliquats. Enfin pour ceux qui souhaitent marcher, ils peuvent se rendre à quelques pas à l'Hôtel Drouot et parcourir des ventes aux enchères dans ce musée à 'ciel ouvert', et se promener dans les passages couverts aux alentours (passages Verdeau, Jouffroy et des Panoramas qui se suivent et datent tous de la première moitié du XIXe siècle) ... charmants.
Photographie 1 : Le baron Taylor par Alaux, Collection Mutuelle des artistes dramatiques et lyriques.
Photographie 2 : Homme regardant une sirène sculptée sur chapiteau. Détail de la lithographie d'Engelmann Ruines l'église de Saint Pierre de Jumièges de Fragonard, provenant de Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - Normandie I.
Photographie 3 : Homme assis dans le vent avec son cahier de dessins. Peinture de Jean-Paul Alaux : Vue prise de Floirac. Collection du Musée des beaux-Arts de Bordeaux. Ci-dessous tableau en entier.
Photographie de dessous : Place Saint-Georges.
Photographie de dessous : Une partie d'une salle de Drouot le jeudi 2 octobre 2014.
Photographie de dessous : Passage Jouffroy.

Le Grand Palais fait toujours les choses en grand. Cette fois, pour l'exposition sur 


Du 27 septembre 2014 au 20 mars 2016 le Musée des Beaux-arts d'Arras propose une belle
exposition intitulée 
Photographie ci-dessous : Détail de « La Famille du duc de Penthièvre dit aussi La Tasse de Chocolat [par] Jean‐Baptiste Charpentier, le Vieux (1728‐1806). Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN‐Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot. »
Jusqu'au 4 janvier 2015 le Domaine de Chantilly présente une exposition intitulée
Photographies du dessous : « Giovanni dal Ponte (Giovanni di Marco di Giovanni dit). Florence, 1385-1437/1438. Couronnement de la Vierge. Chantilly, musée Condé. © Musée Condé, Chantilly / The Bridgman Art Library. »
Le Musée de la Poupée de Paris présente jusqu'au 24 janvier 2014 l'exposition
« Les poupées de poche sont apparues sur le marché occidental vers 1876, en même temps que les premiers bébés articulés. Les modèles les plus recherchés sont entièrement en biscuit (porcelaine mâte comportant deux phases de cuisson), alors que des spécimens moins coûteux étaient réalisés avec un corps semi-articulé en composition. De facture essentiellement française et allemande, ces poupées de petite taille,qui tenaient donc dans une poche,devinrent les jouets par excellence des enfants des générations entre la guerre de 1870 et la guerre de 1914. »
Le temps des chansons
Diktats
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Photographies ci-dessous : À gauche - «
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Un jour j'écrirai un article sur les nombreux antiquaires et libraires 'en chambre' qui proposent de très belles choses uniquement sur Internet !
Jusqu'au 15 février 2015


© Article et photographies LM
Photographies : Illustration double page de La Vie parisienne de 1892 : « Les Messieurs à la belle ceinture ».
Du 12 septembre 2014 au 19 janvier 2015 le
Le calcéophile est un passionné de chaussures. Le terme est assez récent. Je ne l'ai retrouvé dans aucun des dictionnaires que j'ai consultés. Il est composé de calceus (qui désigne la chaussure en latin) et de φιλία, philia (qui signifie en grec ancien : une amitié, une vive affection).
Alexis Boniface est un exemple dans ce domaine et peut-être le seul puriste en France pour l'époque qu'il couvre. Il recherche et collectionne les souliers pour hommes de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe (si possible avec leurs embauchoirs et semelles d’origine), les embauchoirs anciens, les manuels de cordonnier-bottier, les catalogues anciens, les informations sur les bottiers du passé (photos, factures, témoignages) et leurs outils. Si vous avez de tels documents n'hésitez pas à le contacter à albo1er@hotmail.com. Il collectionne aussi les chausse-pieds et les tire-boutons (crochets à bottines). Mais comme il le dit :









La
Photographie de gauche : « Tout ce qui reluit n'est pas or. » Estampe de vers 1850 représentant un couple prétentieux en train de se faire cirer les chaussures. Derrière, l'enseigne d'un magasin d'orfèvrerie indique : « Imitation d'or, strass, chrysocalque, melchior etc. ».
Le métal argenté est une technique utilisée déjà au XVIIIe siècle. On l'appelle 'plaqué' ou 'doublé'. Le procédé de l'électrolyse est trouvé au XIXe siècle. Le brevet est déposé simultanément en 1840 par les Anglais Henry et Georges-Richard Elkington (1801-1865) et le Français Henri de Ruolz (1808-1887). Celui des Elkington est vendu en 1842 à Charles Christofle (1805-1863) qui se spécialise dans ce procédé. En 1845 il fonde une nouvelle société (il succède à son maître en 1830) : « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même les pièces à argenter, dès 1846, devenant ainsi indépendant des autres fabricants orfèvres. En 1863 son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910) lui succèdent. Ce dernier introduit d'autres procédés (galvanoplastie, moules en gutta-percha ...) donnant à l'entreprise (qui existe toujours aujourd'hui) un essor considérable, devenant au début du XXe siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante de France.
© Article et photographies LM


Photographie : « BOITE À MOUCHES RECTANGULAIRE EN OR ÉMAILLÉ, MILIEU DU XVIII e SIÈCLE. Attribuée à Jean Georges. A deux couvercles à charnière, les deux faces décorées de médaillons à nœud de ruban et lauriers émaillés vert, présentant des amours avec leur arc en grisaille avec double encadrement en or émaillé rose et or ciselé de godrons, les côtés ornés de colombes, carquois et imitations de lapis-lazuli, l’intérieur à trois compartiments, dont un à couvercle émaillé à décor d’amour endormi, et une petite brosse à monture hexagonale en or, les couvercles à fond de glace. Signée sur la bordure : Vve Geôrge Beaulieu et Gnet à Paris. Poinçon du maître orfèvre incomplet, attribué à Jean Georges, reçu en 1752. Paris 1764 ; petits manques à l’émail, et les réserves à l’imitation de lapis-lazuli refaites H. : 2,2 cm (1 in.) L. : 5,2 cm (2 in.) l. : 3,9 cm (1 ½ in.) Poids brut : 140 gr. Sur le couvercle, l’Amour tenant un arc est à rapprocher du sujet de la gravure de Ch. Méchel réalisée en 1765, d’après Carle Van Loo, L’Amour menaçant réalisée en 1765. La veuve George Beaulieu, née Jeanne Texier, fût la seule élève de son mari, Jean Georges, Henry Nocq dans son ouvrage le Poinçon de Paris vol II, p. 235, indique que la Maison de Commerce est connue sous la raison Vve Georges, Beaulieu et Guenet. » © Artcurial.