Antica Namur : 37e édition.

Du 9 au 17 novembre, Antica Namur réunit en Belgique, pour sa 37e édition, 120 antiquaires principalement belges, néerlandais et français, présentant des objets d'art de toutes les époques, depuis les « antiquités classiques jusqu’à l’art moderne ».

Photographie du dessous : « Étui en or et argent, contenant quatre flacons en cristal taillé. Travail français, circa 1820. © Galerie Véronique Malaise. »5816 Etui-flacons(c)Veronique Malaise300

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Faire le persil

1778PersilRecadre300lmDans l'article sur Le Cours, j'explique ce que signifie 'faucher' ou 'faire' 'le persil'. Cela consiste à marcher avec ostentation de la meilleure manière qui soit dans les lieux à la mode. C'est un des ancêtres des défilés de mode.

La gravure présentée ici, datée de 1778, décrit cette manière de parader dans les endroits du bon ton de l'époque : au Cours, sur les Champs-Élysées, au Bois de Boulogne ...

1778PersilDetail500lm© Article et photographies LM

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Chapeaux masculins volumineux

TantQuaPorterUnChapeau3-300lmPhotographies : Collage mural photographié à Paris le 30 août 2013.

J'ai écrit un article intitulé Incroyables chapeaux dans lequel il est question des chapeaux des incroyables et merveilleuses. La découverte d'un collage mural près de chez moi avec cette inscription « Tant qu'à porter le chapeau autant le parer haut » m'a donné l'envie d'en écrire un nouveau, car je regrette que la mode masculine des grands couvre-chefs soit passée. On ne voit pas même un seul original avec en ce moment à Paris.

L'article sur Le mirliflore présente trois immenses bicornes. On en trouve d'autres dans Exemples de tenues du début du XIXe siècle. Voir aussi : Chapeaux du début du XIXe siècle : les bolivars et les morillos. Les derniers sont les Chapeaux très hauts de forme (voir aussi l'article Le haut-de-forme). La mode des grands chapeaux pour les hommes ne date pas spécifiquement de ces périodes. Le XVe siècle raffole de multiples sortes de couvre-chefs. En voici quelques exemples : Panneau de cassone : le cheval de Troie ; La Bataille San Romano ; Portrait des époux Arnolfini ; Le Livre des Conquestes et Faits d'Alexandre ; Le triomphe de l'Amour.

© Article et photographies LM

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1832

1832GavarniBlanc500lm.gifGavarni. 1832.

Invisible, avec son chapeau, un foulard noué à la mode et une redingote verte aux manches 'gigot'. À cette époque on montre beaucoup son mouchoir (voir l'article sur Le mouchoir).

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Marie-Antoinette, la vie à Versailles.

MarieAntoinetteLaVieAVersaillesTrois historiens de l'art, conservateurs et attaché de conservation au château de Versailles et au musée du Louvre, publient ce 23 d'octobre 2013 aux éditions du Chêne une très intéressante vie de Marie-Antoinette, largement et délicieusement illustrée, organisée en thématiques au texte concis, évocateur et émouvant. Les belles images d'oeuvres (peintures, mobiliers, objets de vie, demeures etc...) uniquement d'époque permettent de se plonger d'autant mieux dans cette période et ses beaux-arts.

C'est une leçon d’esthétique et aussi de vie. En entrant dans l'intimité de cette reine de France on y découvre un être dévoué à sa fonction, essayant du mieux qu'elle peu de s'intégrer aux mœurs qui font la France de ce temps mais gardant un charme doucement autrichien aux tons pastels. Tour à tour enfant, princesse, femme, amante, reine, petite-maîtresse, libertine, joueuse, bergère, mère ... mais aussi dupée, abandonnée et finissant à la Révolution dans une tragédie sans nom. Du reste je me demande encore qui tire alors les ficelles de cette farce abjecte où l'on cherche à tout prix à discréditer la France et à l’affaiblir … Comment par exemple est-il possible qu'un simple quidam, reconnaissant le roi en fuite en comparant son visage à celui d'une pièce de monnaie puisse être à l'origine de son arrestation sans effusion de sang ? Comment un roi et sa famille peut-il se déplacer, à un tel moment sans une garde rapprochée discrète mais imposante ? Cela ressemble plus à un guet-apens bien organisé qu'à une fuite.

En montant sur l'échafaud, Marie-Antoinette marche sur les pieds de son bourreau : « Je vous demande pardon, Monsieur » dit-elle. Ce sont ses derniers mots ; des paroles dignes de rendre béats d'admiration n'importe quels petites-maîtresses et petits-maîtres ! Paix à son âme !

Marie-Antoinette, la vie à Versailles, de Hélène Delalex, Alexandre Maral et Nicolas Milovanovic, Éditions du Chêne – Hachette livre, Octobre 2013.

Photographie suivante : Chiffre de Marie-Antoinette (MA) provenant de la première de couverture de l'ouvrage.ChiffreDeMarieAntoinette

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La personne, le personnage et la mode.

TerenceDacier1717MasquesAndria300lmPhotographie : « Personae dramatis. » Personnages de la pièce. « Personae, sive larvae actorum, in Andria Terentii. » Personnages, ou masques des comédiens, dans Andria de Terence. Cette double page introduisant la pièce Andria de l'auteur comique romain Térence (IIe siècle avant J.-C.) provient de Les Comédies de Térence (Rotterdam, Gaspard fritsch, 1717) traduites et annotées par Madame Dacier (1654-1720). L'estampe est de Bernard Picart (1673-1733). Pour en savoir plus sur cet ouvrage voir l'article intitulé Sortir masqué.

De nombreux éléments unissent la mode et le théâtre, en particulier celui des origines. Il y a tout d'abord l'importance de la rue. La comédie antique grecque et romaine se passe généralement dans celle-ci, comme la mode. Ensuite l'apparence y joue une fonction primordiale. Le terme même de 'personne', persona en latin, viendrait de l'étrusque, désignant à l'origine le masque, puis le rôle, avant de prendre un sens plus général comme aujourd'hui où le mot 'personne' se distingue de celui de 'personnage'. Comme je l'ai écrit dans l'article De l'abandon du masque et de la mesure, le masque est encore très utilisé jusqu'au XIXe siècle, bien que depuis le Moyen-âge il ne le soit qu'assez peu sur les planches (mis à part dans la comédie italienne). Se promener avec un masque sur le visage n'est pas rare aux XVIIe et XVIIIe siècles. De plus le maquillage est souvent un véritable masque ne laissant rien voir de la peau qui est en dessous. Sur le maquillage lire les articles : Maquillage et Le teint en représentation. L'exemple de  l'accoutrement de l'homme sous Louis XIV ou Louis XV est significatif. Non seulement il se farde souvent, mais il est entièrement couvert de sa perruque poudrée à ses chaussures, et agrémenté de dentelles, rubans etc. De plus il est constamment dans le plaisir de la représentation et le jeu fin qu'est la galanterie, dans le spectacle de l'élégance et des belles manières ...

© Article et photographie LM

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Le Cours de la Reine

CourLaReinerecadre640lmPhotographies : « Prosp[ect] du Cours de la Reine Mère » Un prospect est un paysage que l'on peut voir d'un lieu, une vue, une perspective (qui se dit en latin prospectum). Ici il s'agit de l'entrée du Cours la Reine. CourLaReinefiligranepapier200lmLa photographie de droite représente le filigrane du papier de la gravure qui est en forme de 'roi soleil'.

Il est déjà largement question du Cours de la Reine dans un précédent article nommé : Le Cours : L'empire des oeillades, l'un des lieux de l'élégance française où l'on fauche le persil, le Cours-la-Reine, les Champs Élysées ... Ce lieu est important en particulier pour la mode du XVIIe siècle.

Dans Les Curiosités de Paris, de Versailles, Marly, Vincennes, Saint-Cloud, et des environs (Saugrain, 1742), Claude-Marin Saugrain (1679-1750) décrit le Cours de la Reine (la nouvelle édition de 1771 est visible ici) : « Ce nom lui vient de Marie de Médicis, qui y fit planter dix-huit cents ormes. Il est formé par une grande allée, et par deux plus petites aux deux côtés : ce cours a dix-huit cents pas de long, et vingt toises de largeur ; il y avait d'espace en espace des puits ou réservoirs, d'où l'on tirait l'eau pour l’arroser. Six carrosses de front pourraient se promener dans la grande allée sans se toucher. Le milieu en est marqué par deux demi-cercles, qui forment une espèce de rondeur, que l’on appelle la Lune du Cours, Il y a à l'entrée deux portes grillées, l’une pour entrer, et l'autre nouvellement faite pour sortir : l'autre extrémité est aussi fermée par une porte grillée. C'est un véritable plaisir, et même qui surprend, d'y voir en été un nombre infini de gens de qualité qui s'y promènent en carrosse ; c'est à qui s'y fera le plus remarquer par l'éclat, le faste et la galanterie. Les arbres du Cours étant sur leur retour, on les a renouvelés. » Dans un plan de 1672 visible ici on distingue parfaitement cet endroit.

CourLaReinedetail640lm© Article et photographies LM

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Coiffure en « échelle de boucles ».

0xviii1000-1-Detail1a-300lmVoici ici présentée une belle coiffure en rouleaux agrémentée d'une couronne tenant des rubans, des fleurs et un voile. Elle est du dernier tiers du XVIIIe siècle. Le visage est particulièrement joli. Le canon de l'époque semble être de très grands yeux noirs, un petit nez fin et une minuscule bouche écarlate. Le visage est rond, la peau blanche et les joues rehaussées de pourpre. Les sourcils sont épais, car au XVIIIe siècle la femme n'a pas peur d'afficher sa pilosité sombre comme les mouches souvent d'un velours noir et duveteux.

Ce qui est particulièrement intéressant dans cette coiffure c'est sont volume et les vagues qui l'entourent, dont certaines ressemblant à des crochets. De nombreux exemples de coiffures de cette époque sont visibles sur mon blog comme dans ces articles : Bonnet à la glorieuse, Deux coiffures du XVIIIe siècle, Coiffures du 18eme siècle, et d'autres qui viendront par la suite car j'ai acquis quelques jolies gravures de la fin du XVIIIe siècle.

0-2© Article et photographies LM

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Un siècle de vêtements

La vente Thierry de Maigret du 23 octobre à Drouot - Richelieu à Paris propose non seulement des tissus (voir article intitulé Dentelles), mais aussi des vêtements des XIXe et XXe siècles dont en voici quelques exemples couvrant de 1850 à 1950 avec leur description en fin d'article.

Photographies du dessous : 1850 - 1860 - 1870.

RobesXIXePhotographie du dessous : 1910.

1910Photographies du dessous : 1916 - 1925 - 1935.

RobesXXe1Photographies du dessous : 1940 - 1950.

RobesXXe2Photographies du dessus de gauche à droite et de haut en bas : - 1850 -  « Rare robe d'été en gaze imprimée et son canezou assorti, vers 1850. Voile de coton imprimé de rayures bleu indigo et de guirlandes de boutons de roses façon " Chiné à la branche ". Corsage largement décolleté bordé de batiste blanche brodée, laçage intérieur, manches bouffantes à double engageant. Jupe sur crinoline à 3 volants étagés (petits accrocs sur le volant supérieur). Canezou en pointe boutonné devant avec patte de recouvrement (bel état, légères salissures). ». - 1860 - « Robe en moire de soie violette, vers 1860. Ottoman de soie moiré et teint à la mauveïne, corsage boutonné devant aux manches pagodes largement évasées, doublées de satin blanc et soulignées de dentelle noire du Puy, jupe sur crinoline montée à plis plats (bel état, très légères décolorations). » - 1870 - « Robe d'été sur tournure, vers 1870. Linon blanc à plumetis. Corsage manches longues boutonné devant, jupe volantée sur l'ourlet à effet de "paniers" et traîne dans le dos. » - 1910 - « Robes d'après-midi en mousseline brodée, vers 1910. Mousseline de soie plissée framboise rebrodée sur le plastron et l'ourlet de grosses fleurs en soie floche. Boutonnage factice à l'encolure, petit col dentelle. On joint: une autre robe en satin mauve voilée de mousseline violette, corsage en tulle brodé, festons de mousseline et frange de soie (bel état, doublure restaurée). » - 1916 - « Ensemble tailleur de jour, LINKER & Cie, vers 1916. Jupe, corsage et veste de tailleur en ottoman de soie bleu marine, chemisier en maille-filet 5 trous avec corselet bleu orné de petits boutons doré et passementerie de soie, poignets et col rond galonnés. Veste à large revers de col et poignets en tweed pied-de-coq bleu marine et blanc, fermé devant par de gros brandebourgs en soie et boutons recouverts (ourlet plombé). Jupe droite fendue sur devant et derrière ornée de brandebourg (très bel état, doublure satin de soie crème). Griffe satin crème tissé safran: «Linker & Cie/ 7 rue Auber Paris», gros grain de taille griffé et numéroté à l'encre "6459"sur le corsage. » - 1925 - « Robe du soir aux plumes perlées, vers 1925. Mousseline de soie rose pale brodée en perles or et nacrées de sept grandes plumes d'autruche soulignées de fil guilloché or. Coupe asymétrique à pans flottants sur les côtés (un petit accroc) H: 110 cm (fond de robe d'origine manquant, on joint un fond moderne). » - 1935 - « Manteau du soir en velours de soie, Couture, vers 1935. Long fourreau en panne de velours de soie noir, manches ¾ structurées à soufflets maintenus par du fil de fer. Griffe manquante. » - 1940 - « Manteau de jour, Paris, vers 1940. Superbe lainage bouclé crème, gansé de soie noire au revers du col et le long des basques. Forme croisée à basques détachées sur les hanches. Ampleur de la jupe sous le genou. Griffe manquante, (état superbe, doublé soie). » - 1950 - « Manteau léger, attribué à ROBERT PIGUET, vers 1950. Shantung moutarde doublé soie, manches ¾ à revers, découpes en biais à partir des poches. Griffe manquante (très bel état). Surnommé « Le plus parisien des couturiers français », Robert Piguet Formé chez Redfern et Poiret, ouvrit sa propre maison en 1933 qui servit de terrain de formation de Dior, Bohan, Galanos, Balmain et Givenchy. C.Dior disait: « Robert Piguet m'a appris les vertus de la simplicité à travers laquelle nait la véritable élégance ». » Jolie conclusion !

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Chapeau féminin de 1787

0xviii3-100-1787-Detail2Blanc-300lmPhotographie : Détail d'une gravure d'un journal de mode de 1787. Le chapeau est particulièrement impressionnant.

© Photographie LM

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Le mois d'octobre

Champignons2lmChampignons3-300lmPhotographies : Champignons.

Les champignons restent nombreux au mois d'octobre. Il y en a de mortels, de dangereux, comme l'amanite tue mouche qui est un puissant stupéfiant, et de très bons.

En automne, les arbres semblent s’embraser en flammes bleu ciel et jaune feuillage aux diverses teintes dorées ou de braise. La terre, l’herbe et la mousse se couvrent d’or. C'est un trésor qui s’amoncelle. Châtaignes et faines sortent de leur gangue éclatée. Si l’automne bouillonne de l’intérieur, le froid pourtant tend son manteau, couvrant les germes d’un renouveau, et de son voile bientôt glacé réchauffant la gestation de pousses multiples et d’espoirs infinis.

Les fruits rouges des églantiers et aubépines sont des gouttes de vie cristallisée comme du sang coagulé.

Après avoir offert ses fleurs odorantes blanches, la clématite des haies donne au regard ses fruits « chevelus ».

ClemeatiteDesHaies300lmPhotographie de droite : Clématite des haies.

On ramasse les racines de bardane dans sa première année de végétation en avril et mai ou octobre et novembre. Elles sont très bonnes froides en salade. Voir à ce sujet l'article du Mois de mai. On en fait d'autres usages comme en soin des cheveux.

La mâche doucette et la stellaire sont de très bonnes salades. On peut y ajouter des pommes et des faines et même des œufs. Les faines grillées mais pas brûlées sont délicieuses sur les salades sauvages ou en apéritif … Elles sont riches en protides, glucides, lipides ; cinq ou six suffisent pour donner du goût. Avec ces fruits du hêtre on fabrique aussi une huile.

L'amanrathe est une plante nourrissante. Ses graines et feuilles sont riches en protéines, vitamines A, B et C et en sels minéraux.

Lautomne300lmPhotographie de gauche : Chapitre sur l'Automne avec son frontispice de Les Saisons. Poème traduit de l'anglais de Thompson. À Paris chez Chaubert et Hérissant, 1769.

Le cynorhodons sont très riches en vitamine C. Ces fruits de l'églantier se mangent crus après avoir enlevé les graines et les poils urticants et les avoir coupés en petits morceaux pour les ajouter par exemple à une salade. On peut aussi en faire une sauce qui a le goût de la sauce tomate.

Les châtaignes sont très nourrissantes et généralement nombreuses.

Les Indes galantes, opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau (livret de Louis Fuzelier) représenté pour la première fois à Paris le 23 août 1735.
Danse du Grand Calumet de la Paix, exécutée par les Sauvages.
Rondeau
ZIMA, ADARIO
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.
CHOEUR DES SAUVAGES
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.
ZIMA, ADARIO
Dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits!
Ciel, tu les as faites
Pour l'innocence et pour la paix.
Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles!
Ah! peut-on être heureux,
Quand on forme d'autres voeux?
1er Menuet pour les Guerriers et les Amazones
2e Menuet
Prélude
ZIMA
Régnez, plaisirs et jeux! Triomphez dans nos bois!
Nous n'y connaissons que vos lois.
Tout ce qui blesse
La tendresse
Est ignoré dans nos ardeurs.
La nature qui fit nos coeurs
Prend soin de les guider sans cesse.
Chaconne

Photographie de dessous : Fougère mâle.

FougereMale300lm© Article et photographies LM

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De l'abandon du masque et de la mesure

femmeetmasqueblancdetailmasque300lmPhotographies : femmeetmasqueblanc300lmPersonnage unique d'une estampe, sans doute de mode, gravée par « Duhamel » (A. B. Duhamel : 1736 – après 1800) d'après « Desrais » (Claude-Louis Desrais : 1746 – 1816), portant un masque dans sa main droite.

Dans l'article intitulé Sortir masqué, il est question de l'importance du masque depuis l'Antiquité dans la société occidentale. Cette valeur a beaucoup décru avec le Christianisme. La Renaissance, qui remet à la mode l'Antiquité et un théâtre s'en inspirant, oublie cet élément. Celui-ci reste en usage notamment dans les mascarades, bals masqués et même dans la vie de tous les jours comme parure permettant de se protéger du soleil ou de se promener incognito.

L'abandon du masque dans le théâtre met fin à une fonction pédagogique primordiale de celui-ci : relativisant le 'jeu' humain, en particulier dans ce qu'il a de plus grossier (comique ou tragique) et en apportant une connaissance de la mesure des choses. Le second degré qui, de nos jours, semble de plus en plus mal vu est un des aspects de cette relativité et aussi un des ingrédients important de l'humour. La distanciation fine distinguant toutes apparitions est indispensable à la compréhension, l'intelligence et au bonheur. Le masque de théâtre est un révélateur.

© Article et photographies LM

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Parisienne de la fin du XVIIIe siècle

LaParisienne2-300Cette gravure intitulée « Parisienne » fait pendant à celle présentée dans l'article intitulé Muscadins. Cette inconcevable a un médaillon représentant Louis XVI. Un couple de merveilleuse et incroyable se promène à l'arrière-plan.

LaParisienneDetaila300lm© Article et photographies LM

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Dentelles

DentellesPhotographies du dessus : À gauche - Dentelle aux fuseaux, fin XVIIème, début XVIIIème, représentant une biche et un cerf sous un arbre. À droite : Dentelle du XVIIIe siècle. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.

Photographie du dessous :  Éventail de la fin du XVIIIème siècle avec une monture en ivoire sculptée d'un décor de personnages rehaussé d'or, et une feuille en dentelle d'Alençon. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.

Eventail300Photographie du dessous :  « Volant, Venise à la rose, aiguille, vers 1685. Lin, rinceaux ponctués de fleurs traités à l'horizontale. 9 x 378 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.VolantVeniseALaRose

VeniseCoralinePhotographie de gauche :  « Cravate ou col et manchettes en Venise dite "Coraline", aiguille, fin XVIIe siècle. 11 x 100 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

La dentelle est un élément important de l’habillement de nombre de petits maîtres. La vente Chayette & Cheval du 10 octobre prochain à Drouot - Richelieu, et celle de Thierry de Maigret  du 23 octobre me donnent l'occasion d’en parler.

Photographie de droite :  Dentelle à motifs du début du XVIIIe siècle. © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

Dentelleamotifs.jpgJusqu’à l’avènement des métiers mécaniques vers 1820, les dentelles sont considérées comme aussi précieuses que les bijoux. Même après cette période, elles continuent d’être recherchées. Aujourd'hui la dentelle est un article qui se vend toujours beaucoup sans se démoder.  

L’origine de la fabrication des premières dentelles est incertaine. On s’accorde à dire qu’elle naît dans la région de Venise au début du XVIe siècle. Il est certain que jusqu’à Colbert (1619-1683) et la création des première manufactures françaises, l’Italie est le principal centre de production de ces tissus précieux dont les français raffolent. Voyant l’argent de la noblesse s’évanouir en partie dans l’achat de ces ornements, les rois interdisent dans plusieurs édits les habillements trop riches (voir l’article intitulé Édits de Louis XIII imposant aux français une mode plus sobre).

Mais c’est peine perdue ; et il faut attendre Louis XIV et sa politique manufacturière pour que la France produise enfin de la dentelle d’au moins aussi bonne qualité que celle venant de l’étranger.

AlençonAiguille300Photographie de gauche :  « Remarquable volant, Alençon, aiguille, 1ère moitié du XIXe siècle. Treillage épais en croisillons de petit feuillage et rinceaux de corail souple, ponctué d'opulentes gerbes de fleurs sauvages épanouies, brassées ondulantes de fleurs aux pétales ombrés en bordure - crin de cheval dans les picots. 60 x 200 cm (très bel état, de rares petits trous). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

De nos jours, la dentelle est considérée comme un tissu à usage exclusivement féminin. Les illustrations du XVIIe siècle en particulier et du XVIIIe nous rappellent qu'à ces époques elle est utilisée par les deux sexes. Mais sait-on que jusqu'au XVIIe elle est l'apanage des hommes ? C'est à partir de Napoléon 1er que la tendance s'inverse et qu'elle devient celui de la gente féminine.

Nous vivons dans des certitudes et des schémas de pensée qui n'ont rien de perpétuel. Un tant soit peu de grandeur d'esprit nécessite d'intégrer cela, en particulier quand on s'intéresse aux rythmes de la mode qui sont toujours changeant.

Voir aussi ces articles : La dentelle et l'habit masculin ; Dentelles normandes.

Photographie du dessous :  « Documents de Reticella et Punto in Aria, Venise, aiguille, début XVIIe siècle. Beau volant Reticelle et bordure à dents Punti in Aria, 5 x 120 cm ; ornement de fraise 15 x 48 cm. »  © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

ReticellaetPuntoInAria500Photographie du dessous :  « Grand fichu, dentelles des Flandres, fuseaux à pièces rapportées, XVIIIe siècle. Fleurs en grille et réseau maille à 5 trous (très bel état). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

DentelleXVIIIesiecle300© Article LM

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Le blanc

Blanchisserie Royale300lmPhotographie de gauche : Photographie prise près de mon domicile d'un camion de la blanchisserie 'Royal Service'.

Le blanc c'est ce que l'on obtient lorsqu'on mélange la lumière de l'ensemble des couleurs. Il s'agit d'une base de travail idéale car rehaussant toutes les autres teintes, même le noir. Le papier est blanc, de même que la toile du peintre …

Depuis la fin du Moyen-âge jusqu'à la Révolution, il est la 'couleur' de la France, et continue par la suite d'être dans son drapeau. Elle est celle du Roi. Jusqu'au début du XVIIIe l'écharpe blanche est celle des Français et de leurs troupes.

C'est une marque de propreté aussi bien physique qu'intellectuelle. Je parle du 'linge blanc' dans l'article sur La mode et l'hygiène.

Le teint d'albâtre est depuis l'Antiquité à la mode jusqu'au XIXe siècle. Au XVIIIe on blanchit même les perruques.

Au sujet du blanc, en 1986, date de mon arrivée dans la capitale, les murs des monuments de Paris et des immeubles anciens sont de cette couleur, ou gris du fait de la pollution ; ce qui, avec les toits d'ardoise, les lumières du ciel changeant et les reflets scintillants de la Seine, fait ressembler Paris à une immense pierre précieuse, un diamant à mille facettes aux tons gris-bleuté et blanc lumineux. La très grande majorité des restaurations faites depuis, gomment cette blancheur au profit d'une sorte de couleur crème qui rompt cette harmonie découverte à mon arrivée.

Photographies ci-dessous : Gravure de Destours d’après Houel (sans doute Jean-Pierre Louis Laurent Houël - 1735-1813), représentant deux femmes lavant à la rivière, devant une ruine antique. Cette estampe est de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.

LaverAuBordDeLEau2-300Photographie du dessous : Blanche belle. Conte provenant de Le Cabinet des Fées, ou Collection Choisie des Contes des Fées, et autres Contes Merveilleux, tome cinquième, Genève, 1785.

BlancheBelle500lmPhotographie du dessous : Draps blancs. Gravure de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.

linge300lm© Article et photographies LM

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Livres anciens

NouvelleChimieDuGout300Photographie du dessus : « PONCELET, Polycarpe - Nouvelle chymie du goût et de l’odorat ou l’art de composer facilement, et à peu de  frais, les liqueurs à boire et les eaux de senteurs. Nouvelle CuisineVegetarienne300édition, entièrement changée, considérablement augmentée et enrichie d’un Procédé nouveau, pour composer des liqueurs fines (...). Paris, Delalain, An VIII (1800). In-8 ... » Egalité300© Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.

La maison Bernard Oger et Adrien Blanchet propose le vendredi 11 octobre après-midi à l'Hôtel Drouot-Richelieu à Paris une vente de Livres anciens et modernes avec notamment les ouvrages présentés ici.

Photographie de gauche : « LOUIS, André - Yvonne Saint Briac. La Cuisine végétarienne. Préfaces de Frédéric Sarcey et de Manuel Leven. Paris, L. Chailley, (1896). In-12, XLV, 202 pp., br. Yvonne Saint Briac est le pseud. de André Louis. » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.

Photographie de droite : « LEROUX, Pierre - De l’Égalité. Nouv. éd. Boussac, Pierre Leroux, 1848. In-8 ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.
Photographie du dessous : « BASAN - Catalogue raisonné des différents objets de curiosités dans les sciences et arts, qui composoient le cabinet de feu Mr Mariette contrôleur général de la Grande Chancellerie de France. Paris, Chez l’Auteur, 1775. In-8 ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.

CabinetdAmateur500Photographie du dessous : « VITRUVE - Les dix livres d’architecture corrigez et traduits nouvellement en françois, avec des notes et des figures. 2 e éd. rev., corrig. et augm. par M. Perrault. Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1684. In-folio, […] Seconde édition remaniée de la traduction de Claude Perrault ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.Vitruve500.jpg

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Le Dandy

ComedienLafont500lmPhotographie : Lithographie « de Benard et Frey » provenant de la revue « L'Artiste. » Le dessin est signé « Léon Noël 1837 » avec pour légende « LAFONT. (Théâtre du Vaudeville) ». La coiffure masculine en rouleau sur les tempes est alors très à la mode.

Le Dandy est une comédie en deux actes, « mêlée de chants » de Messieurs Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot (1794-1854) et Léon Laya (1811-1872) jouée pour la première fois en 1832 au Théâtre du Vaudeville. L'acteur principal semble être alors un comédien prénommé Lafont qui à son époque doit être célèbre dans ce rôle puisqu'on trouve encore aujourd'hui de ses représentations.

Photographie suivante : « LAFONT (dans le Dandy) »

LeDandy© Article et photographies LM

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La Renaissance et le Rêve : Bosch, Véronèse, Le Greco ...

ZUCCHI-AmouretPsyché650ZUCCHI-Amour&Psyché300Photographies du dessus et à gauche : « Amour et Psyché de Jacopo Zucchi (1589) ». © Exposition 'La Renaissance et le rêve'.

Du Affiche2209 octobre 2013 au 26 janvier 2014 le Musée du Luxembourg nous propose une nouvelle exposition intitulée La Renaissance et le Rêve : Bosch, Véronèse, Le Greco ... présentée auparavant au Palazzo Pitti de Florence du 21 mai au 15 septembre 2013.

« Réunissant près de quatre-vingts œuvres d’artistes illustres de la Renaissance, de Jérôme Bosch à Véronèse, en passant par Dürer ou Le Corrège, l’exposition permet de découvrir cet âge d’or de la représentation du rêve et invite chacun à laisser libres les voies de son imagination et à s’abandonner aux troublantes images du rêve. »

Photographie de dessous : « Le Rêve de Raphaël ou Allégorie de la vie humaine de Jan 1er Bruegel (1595) ». © Exposition  La Renaissance et le rêve.

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Artcurial : Tableaux anciens.

LaToiletteDeVenus370Le 4 octobre 2013, Artcurial présente une belle vente de tableaux et dessins anciens, avec notamment les peintures présentées ici.

Photographie du dessus : « École française du XIXe siècle. Dans le goût de François Boucher. La toilette de Vénus. Huile sur toile. Sans cadre. Hauteur : 96 Largeur : 78 cm. Commentaire : La composition est celle de 'La Toilette de Vénus' de François Boucher datée de 1743 et conservée dans une collection particulière à New York ; une seconde version se trouve aujourd'hui au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

Photographies du dessous : « École française vers 1780. Entourage de Michel Garnier. Jeune femme à sa toilette. Huile sur toile. Hauteur : 68 Largeur : 51 cm. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

JeunefemmeASaToilette2-300Photographies du dessous : À gauche - « École florentine vers 1600. Suiveur d'Alessandro Allori
Portrait d'Eleonora de Medicis. Huile sur toile. Hauteur : 61 Largeur : 51 cm ». © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.
À droite - « École d'Italie du Nord du XVIIIe siècle. Portrait d'une dame de qualité tenant une rose. Huile sur toile de forme ovale, porte une signature 'JM Nattier' à droite, porte une étiquette avec l'inscription 'Mongeaud' au verso. Dans son cadre d'origine en bois doré et sculpté, travail méridionnal du XVIIIe siècle. Hauteur : 86 Largeur : 71 cm ». © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

2Portraits

ViergeALEenfant300Photographie de gauche : « École française du début du XVIIe siècle. Atelier d'Ambroise Dubois La Charité. Huile sur toile (diminuée) (Restaurations anciennes). Hauteur : 117 Largeur : 77 cm. Commentaire : Notre composition est à mettre en rapport avec une représentation de Flore par Ambroise Dubois aujourd'hui conservée au musée national du château de Fontainebleau. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.
Photographie de droite : « Louis de Boullogne le Jeune Paris, 1654 - 1733. Vénus, l'Hymen et les amours jouant avec un cygne. Huile sur toile (Toile agrandie d'une bande de 5,50 cm à gauche et de 3,50 cm à droite). Sans cadre. Hauteur : 36 Largeur : 45,50 cm. Provenance : Collection particulière du Sud de la France. Commentaire : Le Trianon de Marbre ou Grand Trianon fut construit par Jules Hardouin-Mansart dans les jardins de Versailles en 1687. Il tient son nom de son décor extérieur de marbre rose. Inauguré en 1688, il devint la résidence privée de Louis XIV et de Madame de Maintenon. Son décor intérieur, et notamment la commande des peintures destinées à orner les différentes pièces, constitue l'un des derniers chantiers du règne de Louis XIV. Il se déroula en plusieurs étapes. La décoration de l'aile droite fut commandée en 1688 et dès 1689 étaient placées vingt-sept compositions mythologiques dues aux pinceaux de François Verdier, Gabriel Blanchard, Bon et Louis de Boullogne, René-Antoine Houasse, Charles de La Fosse, Jean Jouvenet, Michel Corneille et Noël Coypel. Des commandes complémentaires ainsi que des modifications de l'emplacement des œuvres suivront, principalement entre 1695 et 1714. Des paysages de Jean Cotelle, Jean-Baptiste Marin et Etienne Allegrain ainsi que des compositions florales par Jean-Baptiste Blin de Fontenay et Antoine Monnoyer vinrent compléter cet ensemble.
LouisDeBoulognea300Le décor de Trianon fut souvent considéré comme annonciateur d'une évolution dans l'histoire de la peinture française : elle marque entre autres le retour à la peinture de chevalet, intégrée dans des boiseries, par opposition aux vastes compositions murales et plafonnantes du Grand Appartement du Roi. Si les peintres sont en grande partie des élèves de Le Brun ayant déjà participé à la décoration de Versailles, les compositions mythologiques qu'ils réalisent pour Trianon présentent une certaine inflexion vers un style gracieux et doux au coloris clair, qui laisse présager les charmantes scènes galantes et mythologiques du XVIIIe siècle.
Cette transition est visible au sein des compositions de Louis II de Boullogne, dont nous présentons ici un modello inédit pour Vénus, L'Hymen et des putti. Le tableau final (fig. 1) et son pendant Vénus et Adonis étaient placés en dessus de porte dans l'antichambre des Jeux de Trianon et appartiennent à la première commande de 1688 (1). Allongée au bord d'un plan d'eau, Vénus se repose entourée de son fils Hymen, qui tient le flambeau nuptial, et d'amours jouant. Notre esquisse, qui date très certainement de 1688, est l'un des rares témoignages des travaux préparatoires à ce décor. Elle présente quelques différences avec la composition finale : l'un des deux putti voletant au-dessus de Vénus sera finalement caché à l'ombre d'un arbre et les trois putti jouant à l'arc au second plan ont disparu. Ils seront remplacés par trois putti se baignant à l'arrière-plan.
Cette charmante composition témoigne du goût affirmé de Louis de Boullogne pour la peinture bolonaise et notamment les délicates pastorales mythologiques de l'Albane, qu'il avait pu admirer tant lors de son séjour en Italie entre 1676 et 1680 que dans les collections royales (2). Le raffinement de cette composition et le modelé délicat des figures constituent une véritable étape entre l'art " masculin " d'un Charles Le Brun et la sensualité des Boucher et Fragonard du XVIIIe siècle.
1. Voir Antoine Schnapper, Tableaux pour le Trianon de marbre, Mouton, 1967 (réed. Paris, 2010)
2. Louis XIV avait notamment acquis quatre tableaux de l'Histoire de Vénus de la collection du duc de Mantoue en 1685 (Paris, Musée du Louvre). © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

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Le Mondial des Puces

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Du Vernaison300vendredi 4 au dimanche 6 octobre 2013 a lieu à Saint-Ouen le Mondial des Puces, avec pour thématique cette année « L’Art & la Nature ». C'est un mélange qui devrait bien fonctionner, car s'il existe un lieu qui n'est pas 'surfait', c'est bien celui-ci.

Le marché aux puces de la porte de Clignancourt à Paris, ou plutôt de Saint-Ouen, semble ne pas avoir changé depuis des dizaines d'années. Pourtant il est en continuel mouvement, et se renouvelle constamment. D'un côté les modes de la rue s'y étalent et de l'autre celles des antiquaires et brocanteurs. Plusieurs marchés se côtoient, certains couverts, d'autres à l'air libre, formant ensemble le plus grand marché aux puces du monde. On peut facilement y rester une journée, y boire et manger dans les cafés et restaurants aux airs d'un Paris populaire d'un autre temps et flâner parmi des objets hétéroclites de toutes les époques. D'une manière générale, les puces et autres marchés parisiens, sont une bouffée d'air frais où se côtoient toutes sortes de marchands, depuis le particulier du vide-grenier jusqu'à l'antiquaire en passant par celui qui cherche à s'en sortir en vendant quelques fripes ou en se lançant dans le commerce. Cela nous change des boutiques internationales qui 'mangent' toutes les velléités d'indépendance, les petits ou grands commerces libéraux et les belles enseignes qui ont fait le succès de la capitale française.

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Merveilleuses & merveilleux