Dentelles

DentellesPhotographies du dessus : À gauche - Dentelle aux fuseaux, fin XVIIème, début XVIIIème, représentant une biche et un cerf sous un arbre. À droite : Dentelle du XVIIIe siècle. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.

Photographie du dessous :  Éventail de la fin du XVIIIème siècle avec une monture en ivoire sculptée d'un décor de personnages rehaussé d'or, et une feuille en dentelle d'Alençon. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.

Eventail300Photographie du dessous :  « Volant, Venise à la rose, aiguille, vers 1685. Lin, rinceaux ponctués de fleurs traités à l'horizontale. 9 x 378 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.VolantVeniseALaRose

VeniseCoralinePhotographie de gauche :  « Cravate ou col et manchettes en Venise dite "Coraline", aiguille, fin XVIIe siècle. 11 x 100 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

La dentelle est un élément important de l’habillement de nombre de petits maîtres. La vente Chayette & Cheval du 10 octobre prochain à Drouot - Richelieu, et celle de Thierry de Maigret  du 23 octobre me donnent l'occasion d’en parler.

Photographie de droite :  Dentelle à motifs du début du XVIIIe siècle. © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

Dentelleamotifs.jpgJusqu’à l’avènement des métiers mécaniques vers 1820, les dentelles sont considérées comme aussi précieuses que les bijoux. Même après cette période, elles continuent d’être recherchées. Aujourd'hui la dentelle est un article qui se vend toujours beaucoup sans se démoder.  

L’origine de la fabrication des premières dentelles est incertaine. On s’accorde à dire qu’elle naît dans la région de Venise au début du XVIe siècle. Il est certain que jusqu’à Colbert (1619-1683) et la création des première manufactures françaises, l’Italie est le principal centre de production de ces tissus précieux dont les français raffolent. Voyant l’argent de la noblesse s’évanouir en partie dans l’achat de ces ornements, les rois interdisent dans plusieurs édits les habillements trop riches (voir l’article intitulé Édits de Louis XIII imposant aux français une mode plus sobre).

Mais c’est peine perdue ; et il faut attendre Louis XIV et sa politique manufacturière pour que la France produise enfin de la dentelle d’au moins aussi bonne qualité que celle venant de l’étranger.

AlençonAiguille300Photographie de gauche :  « Remarquable volant, Alençon, aiguille, 1ère moitié du XIXe siècle. Treillage épais en croisillons de petit feuillage et rinceaux de corail souple, ponctué d'opulentes gerbes de fleurs sauvages épanouies, brassées ondulantes de fleurs aux pétales ombrés en bordure - crin de cheval dans les picots. 60 x 200 cm (très bel état, de rares petits trous). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

De nos jours, la dentelle est considérée comme un tissu à usage exclusivement féminin. Les illustrations du XVIIe siècle en particulier et du XVIIIe nous rappellent qu'à ces époques elle est utilisée par les deux sexes. Mais sait-on que jusqu'au XVIIe elle est l'apanage des hommes ? C'est à partir de Napoléon 1er que la tendance s'inverse et qu'elle devient celui de la gente féminine.

Nous vivons dans des certitudes et des schémas de pensée qui n'ont rien de perpétuel. Un tant soit peu de grandeur d'esprit nécessite d'intégrer cela, en particulier quand on s'intéresse aux rythmes de la mode qui sont toujours changeant.

Voir aussi ces articles : La dentelle et l'habit masculin ; Dentelles normandes.

Photographie du dessous :  « Documents de Reticella et Punto in Aria, Venise, aiguille, début XVIIe siècle. Beau volant Reticelle et bordure à dents Punti in Aria, 5 x 120 cm ; ornement de fraise 15 x 48 cm. »  © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

ReticellaetPuntoInAria500Photographie du dessous :  « Grand fichu, dentelles des Flandres, fuseaux à pièces rapportées, XVIIIe siècle. Fleurs en grille et réseau maille à 5 trous (très bel état). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

DentelleXVIIIesiecle300© Article LM

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Le blanc

Blanchisserie Royale300lmPhotographie de gauche : Photographie prise près de mon domicile d'un camion de la blanchisserie 'Royal Service'.

Le blanc c'est ce que l'on obtient lorsqu'on mélange la lumière de l'ensemble des couleurs. Il s'agit d'une base de travail idéale car rehaussant toutes les autres teintes, même le noir. Le papier est blanc, de même que la toile du peintre …

Depuis la fin du Moyen-âge jusqu'à la Révolution, il est la 'couleur' de la France, et continue par la suite d'être dans son drapeau. Elle est celle du Roi. Jusqu'au début du XVIIIe l'écharpe blanche est celle des Français et de leurs troupes.

C'est une marque de propreté aussi bien physique qu'intellectuelle. Je parle du 'linge blanc' dans l'article sur La mode et l'hygiène.

Le teint d'albâtre est depuis l'Antiquité à la mode jusqu'au XIXe siècle. Au XVIIIe on blanchit même les perruques.

Au sujet du blanc, en 1986, date de mon arrivée dans la capitale, les murs des monuments de Paris et des immeubles anciens sont de cette couleur, ou gris du fait de la pollution ; ce qui, avec les toits d'ardoise, les lumières du ciel changeant et les reflets scintillants de la Seine, fait ressembler Paris à une immense pierre précieuse, un diamant à mille facettes aux tons gris-bleuté et blanc lumineux. La très grande majorité des restaurations faites depuis, gomment cette blancheur au profit d'une sorte de couleur crème qui rompt cette harmonie découverte à mon arrivée.

Photographies ci-dessous : Gravure de Destours d’après Houel (sans doute Jean-Pierre Louis Laurent Houël - 1735-1813), représentant deux femmes lavant à la rivière, devant une ruine antique. Cette estampe est de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.

LaverAuBordDeLEau2-300Photographie du dessous : Blanche belle. Conte provenant de Le Cabinet des Fées, ou Collection Choisie des Contes des Fées, et autres Contes Merveilleux, tome cinquième, Genève, 1785.

BlancheBelle500lmPhotographie du dessous : Draps blancs. Gravure de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.

linge300lm© Article et photographies LM

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Livres anciens

NouvelleChimieDuGout300Photographie du dessus : « PONCELET, Polycarpe - Nouvelle chymie du goût et de l’odorat ou l’art de composer facilement, et à peu de  frais, les liqueurs à boire et les eaux de senteurs. Nouvelle CuisineVegetarienne300édition, entièrement changée, considérablement augmentée et enrichie d’un Procédé nouveau, pour composer des liqueurs fines (...). Paris, Delalain, An VIII (1800). In-8 ... » Egalité300© Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.

La maison Bernard Oger et Adrien Blanchet propose le vendredi 11 octobre après-midi à l'Hôtel Drouot-Richelieu à Paris une vente de Livres anciens et modernes avec notamment les ouvrages présentés ici.

Photographie de gauche : « LOUIS, André - Yvonne Saint Briac. La Cuisine végétarienne. Préfaces de Frédéric Sarcey et de Manuel Leven. Paris, L. Chailley, (1896). In-12, XLV, 202 pp., br. Yvonne Saint Briac est le pseud. de André Louis. » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.

Photographie de droite : « LEROUX, Pierre - De l’Égalité. Nouv. éd. Boussac, Pierre Leroux, 1848. In-8 ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.
Photographie du dessous : « BASAN - Catalogue raisonné des différents objets de curiosités dans les sciences et arts, qui composoient le cabinet de feu Mr Mariette contrôleur général de la Grande Chancellerie de France. Paris, Chez l’Auteur, 1775. In-8 ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.

CabinetdAmateur500Photographie du dessous : « VITRUVE - Les dix livres d’architecture corrigez et traduits nouvellement en françois, avec des notes et des figures. 2 e éd. rev., corrig. et augm. par M. Perrault. Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1684. In-folio, […] Seconde édition remaniée de la traduction de Claude Perrault ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.Vitruve500.jpg

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Le Dandy

ComedienLafont500lmPhotographie : Lithographie « de Benard et Frey » provenant de la revue « L'Artiste. » Le dessin est signé « Léon Noël 1837 » avec pour légende « LAFONT. (Théâtre du Vaudeville) ». La coiffure masculine en rouleau sur les tempes est alors très à la mode.

Le Dandy est une comédie en deux actes, « mêlée de chants » de Messieurs Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot (1794-1854) et Léon Laya (1811-1872) jouée pour la première fois en 1832 au Théâtre du Vaudeville. L'acteur principal semble être alors un comédien prénommé Lafont qui à son époque doit être célèbre dans ce rôle puisqu'on trouve encore aujourd'hui de ses représentations.

Photographie suivante : « LAFONT (dans le Dandy) »

LeDandy© Article et photographies LM

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La Renaissance et le Rêve : Bosch, Véronèse, Le Greco ...

ZUCCHI-AmouretPsyché650ZUCCHI-Amour&Psyché300Photographies du dessus et à gauche : « Amour et Psyché de Jacopo Zucchi (1589) ». © Exposition 'La Renaissance et le rêve'.

Du Affiche2209 octobre 2013 au 26 janvier 2014 le Musée du Luxembourg nous propose une nouvelle exposition intitulée La Renaissance et le Rêve : Bosch, Véronèse, Le Greco ... présentée auparavant au Palazzo Pitti de Florence du 21 mai au 15 septembre 2013.

« Réunissant près de quatre-vingts œuvres d’artistes illustres de la Renaissance, de Jérôme Bosch à Véronèse, en passant par Dürer ou Le Corrège, l’exposition permet de découvrir cet âge d’or de la représentation du rêve et invite chacun à laisser libres les voies de son imagination et à s’abandonner aux troublantes images du rêve. »

Photographie de dessous : « Le Rêve de Raphaël ou Allégorie de la vie humaine de Jan 1er Bruegel (1595) ». © Exposition  La Renaissance et le rêve.

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Artcurial : Tableaux anciens.

LaToiletteDeVenus370Le 4 octobre 2013, Artcurial présente une belle vente de tableaux et dessins anciens, avec notamment les peintures présentées ici.

Photographie du dessus : « École française du XIXe siècle. Dans le goût de François Boucher. La toilette de Vénus. Huile sur toile. Sans cadre. Hauteur : 96 Largeur : 78 cm. Commentaire : La composition est celle de 'La Toilette de Vénus' de François Boucher datée de 1743 et conservée dans une collection particulière à New York ; une seconde version se trouve aujourd'hui au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

Photographies du dessous : « École française vers 1780. Entourage de Michel Garnier. Jeune femme à sa toilette. Huile sur toile. Hauteur : 68 Largeur : 51 cm. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

JeunefemmeASaToilette2-300Photographies du dessous : À gauche - « École florentine vers 1600. Suiveur d'Alessandro Allori
Portrait d'Eleonora de Medicis. Huile sur toile. Hauteur : 61 Largeur : 51 cm ». © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.
À droite - « École d'Italie du Nord du XVIIIe siècle. Portrait d'une dame de qualité tenant une rose. Huile sur toile de forme ovale, porte une signature 'JM Nattier' à droite, porte une étiquette avec l'inscription 'Mongeaud' au verso. Dans son cadre d'origine en bois doré et sculpté, travail méridionnal du XVIIIe siècle. Hauteur : 86 Largeur : 71 cm ». © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

2Portraits

ViergeALEenfant300Photographie de gauche : « École française du début du XVIIe siècle. Atelier d'Ambroise Dubois La Charité. Huile sur toile (diminuée) (Restaurations anciennes). Hauteur : 117 Largeur : 77 cm. Commentaire : Notre composition est à mettre en rapport avec une représentation de Flore par Ambroise Dubois aujourd'hui conservée au musée national du château de Fontainebleau. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.
Photographie de droite : « Louis de Boullogne le Jeune Paris, 1654 - 1733. Vénus, l'Hymen et les amours jouant avec un cygne. Huile sur toile (Toile agrandie d'une bande de 5,50 cm à gauche et de 3,50 cm à droite). Sans cadre. Hauteur : 36 Largeur : 45,50 cm. Provenance : Collection particulière du Sud de la France. Commentaire : Le Trianon de Marbre ou Grand Trianon fut construit par Jules Hardouin-Mansart dans les jardins de Versailles en 1687. Il tient son nom de son décor extérieur de marbre rose. Inauguré en 1688, il devint la résidence privée de Louis XIV et de Madame de Maintenon. Son décor intérieur, et notamment la commande des peintures destinées à orner les différentes pièces, constitue l'un des derniers chantiers du règne de Louis XIV. Il se déroula en plusieurs étapes. La décoration de l'aile droite fut commandée en 1688 et dès 1689 étaient placées vingt-sept compositions mythologiques dues aux pinceaux de François Verdier, Gabriel Blanchard, Bon et Louis de Boullogne, René-Antoine Houasse, Charles de La Fosse, Jean Jouvenet, Michel Corneille et Noël Coypel. Des commandes complémentaires ainsi que des modifications de l'emplacement des œuvres suivront, principalement entre 1695 et 1714. Des paysages de Jean Cotelle, Jean-Baptiste Marin et Etienne Allegrain ainsi que des compositions florales par Jean-Baptiste Blin de Fontenay et Antoine Monnoyer vinrent compléter cet ensemble.
LouisDeBoulognea300Le décor de Trianon fut souvent considéré comme annonciateur d'une évolution dans l'histoire de la peinture française : elle marque entre autres le retour à la peinture de chevalet, intégrée dans des boiseries, par opposition aux vastes compositions murales et plafonnantes du Grand Appartement du Roi. Si les peintres sont en grande partie des élèves de Le Brun ayant déjà participé à la décoration de Versailles, les compositions mythologiques qu'ils réalisent pour Trianon présentent une certaine inflexion vers un style gracieux et doux au coloris clair, qui laisse présager les charmantes scènes galantes et mythologiques du XVIIIe siècle.
Cette transition est visible au sein des compositions de Louis II de Boullogne, dont nous présentons ici un modello inédit pour Vénus, L'Hymen et des putti. Le tableau final (fig. 1) et son pendant Vénus et Adonis étaient placés en dessus de porte dans l'antichambre des Jeux de Trianon et appartiennent à la première commande de 1688 (1). Allongée au bord d'un plan d'eau, Vénus se repose entourée de son fils Hymen, qui tient le flambeau nuptial, et d'amours jouant. Notre esquisse, qui date très certainement de 1688, est l'un des rares témoignages des travaux préparatoires à ce décor. Elle présente quelques différences avec la composition finale : l'un des deux putti voletant au-dessus de Vénus sera finalement caché à l'ombre d'un arbre et les trois putti jouant à l'arc au second plan ont disparu. Ils seront remplacés par trois putti se baignant à l'arrière-plan.
Cette charmante composition témoigne du goût affirmé de Louis de Boullogne pour la peinture bolonaise et notamment les délicates pastorales mythologiques de l'Albane, qu'il avait pu admirer tant lors de son séjour en Italie entre 1676 et 1680 que dans les collections royales (2). Le raffinement de cette composition et le modelé délicat des figures constituent une véritable étape entre l'art " masculin " d'un Charles Le Brun et la sensualité des Boucher et Fragonard du XVIIIe siècle.
1. Voir Antoine Schnapper, Tableaux pour le Trianon de marbre, Mouton, 1967 (réed. Paris, 2010)
2. Louis XIV avait notamment acquis quatre tableaux de l'Histoire de Vénus de la collection du duc de Mantoue en 1685 (Paris, Musée du Louvre). © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013. » © Catalogue Artcurial de la vente du 4 octobre 2013.

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Le Mondial des Puces

RuePaulBert300

Du Vernaison300vendredi 4 au dimanche 6 octobre 2013 a lieu à Saint-Ouen le Mondial des Puces, avec pour thématique cette année « L’Art & la Nature ». C'est un mélange qui devrait bien fonctionner, car s'il existe un lieu qui n'est pas 'surfait', c'est bien celui-ci.

Le marché aux puces de la porte de Clignancourt à Paris, ou plutôt de Saint-Ouen, semble ne pas avoir changé depuis des dizaines d'années. Pourtant il est en continuel mouvement, et se renouvelle constamment. D'un côté les modes de la rue s'y étalent et de l'autre celles des antiquaires et brocanteurs. Plusieurs marchés se côtoient, certains couverts, d'autres à l'air libre, formant ensemble le plus grand marché aux puces du monde. On peut facilement y rester une journée, y boire et manger dans les cafés et restaurants aux airs d'un Paris populaire d'un autre temps et flâner parmi des objets hétéroclites de toutes les époques. D'une manière générale, les puces et autres marchés parisiens, sont une bouffée d'air frais où se côtoient toutes sortes de marchands, depuis le particulier du vide-grenier jusqu'à l'antiquaire en passant par celui qui cherche à s'en sortir en vendant quelques fripes ou en se lançant dans le commerce. Cela nous change des boutiques internationales qui 'mangent' toutes les velléités d'indépendance, les petits ou grands commerces libéraux et les belles enseignes qui ont fait le succès de la capitale française.

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2500 mécènes font leur inventaire à Vaux le Vicomte

1302.8MarieMadeleinedeCastille-LeBrun(PhotoAtelier13)300Photographie de gauche : « Portrait allégorique de Marie-Madeleine de Castille (Madame Fouquet), ateliers de Charles Le Brun. » © Association des amis de Vaux-le-Vicomte.

Photographie de droite : « Portrait du Maréchal de Villars, École française du 18ème siècle, à la manière de Hyacinthe Rigaud. » © Association des amis de Vaux-le-Vicomte.

Nicolas Fouquet (1615 – 1680), surintendant des finances du Roi, fait construire le Château de Vaux-le-Vicomte de 1656 à 1661. Cet édifice marque le Grand Goût français du XVIIe siècle. Son propriétaire fait appel aux plus grands artistes de son temps, avec une somptuosité que Louis XIV n'apprécie guère. Pour bâtir son château il débauche Louis Le Vau (1612-1670) nommé peu avant premier architectePORTRAIT-DU-MARECHAL-DE-VILLARS-Vaux-le-Vicomte300 du Roi. Pour les décors il fait appel au peintre Charles Le Brun (1619-1690), fondateur (avec Philippe de Champaigne) de l'Académie royale de peinture (1648). Le jardin  est confié, dès 1653, à André Le Nôtre (1613-1700) contrôleur général des bâtiments du roi (1657). Il semblerait que dans le même temps Louis XIV fait appel aux mêmes pour agrandir le château de Vincennes, puis par la suite pour construire celui de Versailles. Il est difficile de dire lequel de ces deux grands protecteurs des arts que sont Nicolas Fouquet et Louis XIV appuie le premier et avec le plus de force ce nouvel élan artistique ; ce qui est sûr, c'est que le Roi voit rapidement en son surintendant des finances extrêmement riche un rival.

Le Château de Vaux-le-Vicomte est un domaine privé ouvert au public. L'Association des amis de Vaux-le-Vicomte « forte aujourd'hui de 2500 membres, réunit tous ceux qui désirent contribuer à la préservation et à la renommée de ce chef-d'oeuvre de l'architecture et de l'art du jardin du XVIIe siècle : Vaux le Vicomte. » Du 28 septembre au 3 novembre 2013, les plus belles œuvres acquises par cette association depuis sa création il y a trente ans sont exposées à l'oratoire du château de Vaux le Vicomte.
Photographie du dessous : Tapisserie faisant partie d'un ensemble du début du XVIIe siècle relatant l'histoire d'Aminte et de Sylvie, inspirée de la pastorale Aminta, de l'Italien Torquato Tasso (le Tasse), rédigée en 1573. © Association des amis de Vaux-le-Vicomte.TAPISSERIE-AMINTE-ET-SYLVIE-2-500

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Bernard Descheemaeker : nouveau catalogue.

Catalogue11-300Cliquer sur l'image pour accéder au catalogue.

TerreVernissee300L'antiquaire belge Bernard Descheemaeker présente régulièrement de nouveaux objets d'art du Moyen-âge au XVIIe siècle sur son site qui ne possède pas de traduction française bien qu'un très grand nombre des œuvres proviennent de France. C'est le cas dans son dernier catalogue où sont présentés notamment des émaux de Limoges datant des XVIe-XVIIe siècles et des terres vernissées d'Avon près de Fontainebleau. Son titre est Cornucopia, 'cornu copiae' signifiant en latin 'corne d'abondance' : « Ce nouveau catalogue est exclusivement consacré à des objets d’art réalisés entre 1580 et 1700 : un cornucopia constitué de céramiques, de bronzes, de reliefs, d’émaux peints de Limoges, de dessins et de peintures provenant d’un temps d’exubérance. » 

Photographie de gauche : Terre vernissée d'Avon près de de Fontainebleau, de vers 1600, faisant 23,1 x 16,2 cm. © Catalogue n°11 Bernard Descheemaeker.

Photographie de dessous : Émail peint de Limoges, de la seconde moitié du XVIIe siècle, composé par Jacques I Laudin (monogramme IL), d'après une gravure. Dimensions : 14,9 x 4,6 cm. © Bernard Descheemaeker. Catalogue n°11.Email300

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Le service

HeloyseRuelleDetailServiceClair3-300lmPhotographie : Détail d'une estampe pleine page gravée par Pierre Duflos (1700 - 1786) illustrant 'Heloyse' (Lettres de deux amants, Habitants d'une petite ville au pied des Alpes : Julie ou la Nouvelle Héloïse) d'Oeuvres de Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), tome sixième, 1773.

Le service est un élément primordial de la galanterie et de la politesse. Évidemment pas n'importe lequel, mais celui offert à la beauté, l'élégance et la sagesse. Celui-ci n'est qu'émerveillement et finesses d'usages.

© Article et photographie LM

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La règle et le compas

TraiteDePerspective300.jpgPhotographie du dessus : « Un corps allongé en un lieu comptant trois portes et quatre fenêtres ... Planche 28 du traité de Perspective de Hans Vredeman de Vries, 1604-1605. » © Collection privée. Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.

BosseFrontispice1653-300Photographie de gauche : L’Art imite la Nature par la règle, le compas, l’équerre et le fil à plomb, par Abraham Bosse, 1653. Frontispice du Moyen universel de pratiquer la perspective sur les tableaux ou surfaces irrégulières, ensemble quelques particularitez concernant cet art et celuy de la graveure en taille-douce, par A. Bosse. 1653. La personnification de l’Art, qui porte sur sa robe l’inscription « Imita », tient la règle comme pour viser un objet éloigné, tandis que la Nature, qui porte sur sa robe les premiers nombres, soutient délicatement son bras et pose le fil à plomb à l’extrémité de la règle, maintenant ainsi le compas et l’équerre. Entre les deux femmes se tient un lion rugissant, emblème de la Force, tandis qu’à l’arrière de leurs têtes vole un angelot porteur d’un serpent, emblème de la Prudence. » © Collection privée. Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.

LaVerdureLePicard 1636-300Photographie de droite : Marque du passage en 1636 du Compagnon tailleur de pierre « La Verdure Le Picard » dans la « vis » de l’ancienne abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard. Durant la première moitié du XVIIe siècle, de nombreux Compagnons tailleurs de pierre ont laissé des marques de leur passage sur les parois de ce chef-d’œuvre de la stéréotomie romane. L’occasion leur en a peut-être été donnée par des travaux de restauration de cet édifice ruiné durant les guerres de religion. Dans son Premier tome de l’architecture, Philibert Delorme atteste de la réputation qu’avait, chez les tailleurs de pierre les plus experts en l’art du trait, l’escalier à vis de Saint-Gilles. On peut penser que les rééditions de son livre (1567, 1576, 1603, 1648) ont contribué à la promotion de ce pèlerinage compagnonnique. La plupart des marques de passage de tailleurs de pierre de cette période comportent comme seul outil emblématique de la profession, le marteau-taillant ou, ici, la polka. » © Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.

J'ai toujours été très sensible aux prouesses architecturales ; non pas celles qui font construire des gratte-ciels en plein désert qui ne sont que des gouffres énergétiques en totale opposition à leur environnement ; mais celles qui interrogent la matière et l'intelligence ; qui appréhendent cette matière afin de créer un monde harmonieux.

LesPerspecteursBosseDetail300L'enseignement des maçons remonte à la plus haute Antiquité. J'ai découvert par exemple au 'Département des Monnaies, Médailles et Antiques' de la Bibliothèque nationale de France des bijoux antiques avec une symbolique que l'on retrouve chez les francs-maçons modernes. Du moins je le suppose, car je n'y connais pas grand chose dans ce domaine et ne cherche pas à en savoir plus, ayant en horreur ce qui est volontairement tenu secret …

Il y a cependant un franc-maçon qui semble très éloigné de ce culte du secret. M. Jean-Michel Mathonnière s'évertue depuis des années à transmettre l'héritage fabuleux des tailleurs de pierre avec une constance 'dolmenique' et à rassembler des témoignages d'époque lui permettant d'organiser régulièrement des expositions ! La dernière en date s'intitule La règle et le compas : ou de quelques sources opératives de la tradition maçonnique. Elle se déroule en ce moment et jusqu'au 12 octobre 2013 au Musée de la Franc-Maçonnerie à Paris.

Ayant par le passé étudié certaines lignées d'enseignement tibétaines, je pense qu'il existe un 'patrimoine immatériel', ou comme on le dit à l'UNESCO un 'patrimoine culturel immatériel de l'humanité' qui peut être surprenant et d'une très grande richesse.

Photographie du dessus à gauche : « Les « perspecteurs », par Abraham Bosse, 1647-1648. [Détail de la] Planche 2 de la Manière universelle de Mr Desargues, op. cit., par A. Bosse, Paris, Pierre Des-Hayes, 1647-1648. Cette planche illustre ce que Desargues nomme le « rayonnement de la vue ». » © Collection privée. Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.

LePerspecteurBosse300.jpgPhotographie de droite : « Le « perspecteur », par Abraham Bosse, 1647-1648.  Planche 3 de la Manière universelle de Mr Desargues, pour pratiquer la perspective par petit pied, comme le géométral. Ensemble les places et proportions des fortes & foibles touches, teintes ou couleurs, par A. Bosse, Paris, Pierre Des-Hayes, 1647-1648. Un personnage élégamment vêtu à l’antique réunit à son œil onze fils provenant des sommets d’un volume parallélipédique et de losanges tracés en pointillés sur le sol, représentant la projection de l’ombre du volume. Bosse emploie cette figure pour rendre sensible la notion du point de vue, préliminaire à toute méthode de perspective. Cette estampe très évocatrice a été reprise avec de légères modifications en 1719 par le célèbre mathématicien anglais Brook Taylor dans le premier grand traité de perspective écrit en Angleterre, New Principles of Linear Perspective. » © Collection privée. Photographie et texte Jean-Michel Mathonière.

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La vélocipedomanie

AvenueDesChampsElysées300lmAvenueDesChampsElyséesdetail300lmÀ Paris la bicyclette est de plus en plus présente du fait des pistes cyclables aménagées depuis peu et du vélib (vélo en libre service).

Les premiers vélocipèdes à pédales naissent en France dans les années 1860. En 1867, la Maison Michaux les commercialise. Le succès est rapidement au rendez-vous. Il s'en suit ce que certains appellent alors une 'vélocipedomanie' ; d'autant plus que, du fait de leur industrialisation, ces deux-roues deviennent de plus en plus abordables notamment pour les ouvriers qui les utilisent.

Il s'agit d'une très belle invention qui ne pollue pas. Personnellement, n'appréciant pas le métro, j'utilise le vélib depuis sa présence dans la capitale.

Photographies : « Paris », « Avenue des Champs-Élysées ». Assiette de la fin du XIXe siècle.

© Article et photographies LM

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Luxe et magnificence

EssaiHistoriqueSurParisLuxe1-300lmPhotographie : « Essais historiques sur Paris de Monsieur de Saintfoix. Quatrième édition, revue, corrigée et augmentée. Tome quatrième. » « A Paris, chez la Veuve Duchesne, Libraire, rue S. Jacques... », 1766.

La définition du 'luxe' dans les différentes éditions du Dictionnaire de l'Académie française est intéressante. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle il est considéré comme une 'somptuosité excessive'. Il est donc de mauvais goût.

À partir du XIXe siècle et surtout au XXe, à des époques 'bourgeoises', cette définition change, ce mot devenant un synonyme de somptuosité et d'abondance.

Le luxe est meilleur que le faste qui est avant tout ostentatoire, alors que le premier « recherche encore le raffinement des aises et des commodités ». Mais il est loin derrière la magnificence qui exprime une véritable  somptuosité et qui est de l'ordre du don et de la dépense. Il y a quelque chose d'élevé dans la magnificence qui n'est pas dans le luxe qui est vain.

Pages 33 et 34 du tome quatrième (1766) de ses Essais historiques sur Paris, Monsieur de Saintfoix distingue le luxe de la magnificence. Voici ce passage : « Tous ceux qui ont écrit jusqu'à présent pour ou contre le luxe, auraient dû le distinguer d'avec la magnificence ; c'est ce qu'ils n'ont point fait. La magnificence est essentielle à un État monarchique, & nécessaire dans les grands ; elle fait éclore, encourage & soutient les arts utiles & agréables ; ce n'est point l'orgueil, c'est un caractère noble qui la guide ; elle offense d'autant moins, qu'elle sait économiser pour pouvoir paraître avec plus d'éclat dans les occasions qui en exigent. Le luxe au contraire est insultant, parce qu'il est journellement & frivolement dépensier ; c'est l’appétit & le triomphe des petites âmes ; il naît & se nourrit de l'envie ridicule de paraître plus qu'on n'est, en s'égalant par l'extérieur à ceux qui sont d'une condition au-dessus de la notre ; créateur & toujours avide de nouvelles superfluités, il nous met hors d'état de soulager les véritables besoins des autres ; on y devient insensible, & sa fastueuse ivresse nous rend mauvais parents, mauvais amis, mauvais citoyens. Il entretient, dit-on, les manufactures & fait entrer des millions dans le Royaume par ces modes & ces superfluités qu'il invente sans cesse & qui se débitent dans toute l'Europe : eh bien, en supposant que l'argent vaut mieux dans un État que des mœurs, tolérons cette sorte de luxe ; mais est-il concevable que le Gouvernement ne s'éveille pas enfin sur le nombre prodigieux des laquais ? ... »

© Article et photographie LM

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Piasa : Mobilier Haute-Époque.

sarcophage640Photographies : « Sarcophage à strigiles en marbre blanc. Cupidon et Psyché. La face est sculptée au centre, entre deux pilastres cannelés, d'une scène représentant Cupidon nu, ailé, enlaçant Psyché, jambes croisées, vêtue d'un drapé, entre deux panneaux latéraux de strigiles. À chaque extrémité, un Éros de face, nu, ailé, tenant une corne d'abondance. Chaque côté est gravé de deux boucliers croisés ornés de volutes. Art Romain, IIIe siècle. Longueur : 202,5 cm. Hauteur : 49 cm. Profondeur : 59 cm. […]
sarcophagedetail-300Le mythe de Cupidon et Psyché apparaît dans le roman d’Apulée, Les Métamorphoses ou l’Âne d’or (ca. 150 de notre ère). Psyché était la fille d’un roi, et avait deux sœurs, toutes trois d’une extrême beauté, celle de Psyché supérieure. Tandis que ses sœurs avaient trouvé des maris, personne n’osait la demander en mariage. Vénus, jalouse de la beauté de la jeune fille, ordonna à Cupidon de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable. Remplissant sa mission, le jeune dieu, se blessant avec l’une de ses propres flèches, en tomba lui même amoureux. Désespéré de voir sa fille sans époux, le père de Psyché consulta la pythie de Delphes. Celle-ci conseilla de parer la jeune fille comme pour un mariage et de l’exposer au sommet d’une montagne où un terrible monstre en prendrait possession. Résignés, ses parents suivirent l’oracle. Psyché, seule au sommet du rocher, se sentit emportée par les airs ; soutenue par le vent Zéphyre, elle fut déposée sur une pelouse de gazon tendre. Lorsqu’elle se réveilla, elle se trouvait dans le jardin d’un magnifique palais d’or et de marbre. Dans la nuit, son mystérieux époux (Cupidon) la rejoignit, caché par l’obscurité. Toutes les nuits, il lui rendit visite et lui demanda de ne jamais chercher à voir son visage, ni à connaître son identité. Les deux sœurs de Psyché, folles de jalousie face à la richesse et au bonheur de leur sœur, la persuadèrent que l’inconnu n’était autre qu’un monstre qui finirait par la dévorer. Terrifiée, elle profita du sommeil de son amant pour allumer une lampe ; mais une goutte d’huile tomba sur l’épaule du dieu, qui se réveilla et s’enfuit, furieux d’avoir été trahi. Psyché partit alors à sa recherche, en errant de temple en temple. Au palais de Vénus, celle-ci la soumit à différentes épreuves comme esclave, la dernière la plongeant dans un profond sommeil pareil à la mort. Cupidon, toujours épris de Psyché, la réanima de la pointe d’une de ses flèches et la conduisit devant Jupiter qui annonça leur mariage. En buvant l’ambroisie, elle devint immortelle, l’Amour (Cupidon) et l’Âme (Psyché) furent ainsi réunis pour l’éternité. » © Piasa.

La maison Piasa, assistée de l'experte Laurence Fligny, disperse le 2 octobre 2013 à Drouot Richelieu (Paris) un ensemble de mobilier, objets d'art et de bel ameublement principalement de Haute Époque provenant en particulier de la succession de l'antiquaire Jean Rimbault-Joffard. Le catalogue est visible ici.

Photographies du dessous : « Cassone [coffre] de mariage de forme tombeau à décor a pastilla, doré et en partie polychromé. Façade à deux panneaux longitudinaux présentant les bustes des époux se faisant face dans des médaillons sur fond d'arabesques ; au centre, armoiries entourées d'une guirlande de laurier cantonnée de grandes rosaces ; frises à décor de candélabres, de rinceaux feuillagés et de volatiles ; côtés reprenant le même décor munis de poignées en fer forgé ; pieds griffes en façade. Italie, Toscane, XVIe siècle. Hauteur : 74,6 cm. Longueur : 183,5 cm. Profondeur : 53 cm. » © Piasa.CASSONE2-500

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Exposition 'Jordaens (1593-1678) la gloire d'Anvers'.

1.La-famille-du-peintre500.jpgDu 19 septembre 2013 au 19 janvier, le Petit Palais à Paris présente une exposition intitulée Jordaens (1593-1678) la gloire d'Anvers. Ce peintre est le moins connu des trois principaux représentants de la peinture flamande du XVIIe siècle. C'est donc une belle occasion de pouvoir apprécier un grand nombre de ses œuvres (cent vingt) conservées aujourd'hui dans le monde entier et rassemblées ici, afin de plonger dans son univers et le courant qu'il représente.

1.La-familledupeintredetail300.jpgPhotographies :  « Jacques Jordaens (1593-1678). Autoportrait de l’artiste avec sa femme Catharina van Noort, leur fille Elisabeth et une servante dans un jardin, 1621-1622. Huile sur toile. © Madrid, Musée national du Prado. » J’ai choisi cette peinture en particulier pour les deux fraises et la collerette, accessoires vestimentaires qui seront le sujet d’un prochain article.1.La-familledupeintre2-300.jpg

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Aubusson : Tapisseries des Lumières.

LesnocesdeDaphnisetChloe500.jpgPhotographies du dessus : Les noces de Daphnis et Chloé (détail), Coll. Musée de la tapisserie, Aubusson. Crédits photos : Point-Carré.

La Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé propose jusqu'au 31 octobre 2013 à Aubusson une exposition de splendides tapisseries du XVIIIe siècle de la prestigieuse manufacture de cette ville intitulée Aubusson : Tapisseries des Lumières. Plus de quarante tapisseries de grande qualité sont présentées, accompagnées de dessins, tableaux et objets d’art.

Photographie du dessous : Jeu du 'Cheval fondu'. Carton de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). Atelier François Grellet, Aubusson. La pièce porte la marque FG, vers 1760 - 1770. 224 cm ht x 245 cm l. Collection Hugues Helffer.LeChevalFondu.jpg

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Nouvelle Galerie Vauclair

InaugurationNouvelleGalerieVauclairLa Galerie Vauclair, spécialisée dans la céramique de la seconde moitié du XIXe siècle (barbotine, majolica, suiveurs de Palissy) vous invite le jeudi 19 septembre, de 18h à 23h, pour l’inauguration de sa nouvelle galerie du 24 rue de Beaune (75007 Paris) et en prélude à son exposition consacrée à l’influence de l’Asie sur la céramique artistique européenne aux dernier tiers du XIXe siècle et début du XXe, qui se déroulera du 20 septembre au 31 octobre 2013.Japonisme400

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Le mois de septembre

OrpinAcreDetail300lmPhotographie de gauche : Fleurs d'orpin reprise … de l'école ...

Les paysages de fougères prennent des spectres du vert au rouge en passant par le jaune. Si le vert est encore présent, il est rehaussé de couleurs or qui au soleil flamboient. Tout devient de feu alors que l'astre diurne est moins brûlant. C’est le printemps d’une nouvelle saison avec ses amoncellements de denrées : fruits, champignons, racines ..., avant l’hiver.

L’automne est le temps de la récolte de racines, rhizomes, fruits et, de même qu’en été, de certaines semences. Il faut avoir repéré les plantes au moment de leur floraison pour les reconnaître alors, comme les violette, valériane, saponaire, campanule raiponce, chélidoine, chiendent commun, grande consoude, épilobe à feuilles étroites, eupatoire, quintefeuille, renouée des oiseaux ...

ChampignonSeptembre2013-2-300lmPhotographie de droite : Champignon (je ne sais pas s'il est comestible).

On ramasse les racines officinales de bugrane, carotte sauvage, chiendent (la souche), ortie, panais, pimprenelle, pétasite hybride, raifort ... ; les rhizomes de fougère mâle, réglisse des bois (Polypodium vulgare L.), polypode commun, tormentille, valériane ...

On cueille gui, houblon, persicaire âcre, scolopendre ..., les graines de moutarde blanche, ortie ...

Il y a les fruits de l'aubépine (cenelles), églantier (cynorhodons), genévrier, marronnier d'Inde, néflier (nèfles à cueillir après les premières gelées), pommier sauvage, prunellier (prunelles), sorbier, sureau noir … Tous ensemble offrent des tableaux de formes variées, de couleurs chatoyantes et nuancées. On en fait des confitures, fruits confits, gâteaux, sirops ... les accommode de mille autres façons et/ou fabrique avec des remèdes, soins de beauté .... Si les fruits sont nombreux en ce mois, tous ne sont pas comestibles … et même certains dangereux. Il faut être prudent dans leur cueillette.

Cynorhodons300lmPhotographie de gauche : Cynorhodons.

Les nombreux champignons comestibles que l’on trouve à cette époque font des plats savoureux.

On fabrique un succédané au café avec les glands du chêne torréfiés (broyés et cuits à sec sur une poêle).

On fait des salades avec les lamier blanc, origan, bourse à pasteur, mauve, plantains, pourpier, stellaire …

On peut cueillir des graines pour des plantations ou de petits arbustes d'un an dont on sait que leur voisinage ne permettra pas qu'ils s'épanouissent, pour un jardin ou une terrasse.

Norma, opéra de Vincenzo Bellini
« NORMA e MINISTRE NORMA et SES PRÊTRESSES
Catsa Diva, che argenti Chaste déesse, qui teint d’argent
Queste sacre antiche piante, Ces antiques forêts sacrées,
A noi volgi il bel sembiante Tourne vers nous ton beau visage
Senza nube e senza vel… Sans nuage et sans voile.
Tempra, o Diva, tempra tu de’ cori ardenti, Modère encore le zèle hardi,
Tempra ancora lo zelo audace, Modère le zèle des cœurs ardents,
Spargi in terra quella pace Répands sur la terre cette paix
Che regnar tu fai nel ciel … Que tu fais régner au ciel. »

Photographie du dessous : Papillon photographié au mois de septembre.

110901papillon300lm© Article et photographies LM

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Présentation Tasinari & Chatel

Soieries2a-14septembre2013-500

Photographie : Lors des Journées du Patrimoine aux archives de la manufacture de soieries Tassinari & Chatel.

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Muscadins

ParisienMuscadin2-300lmPhotographies : Gravure de la fin du XIXe siècle ou du tout début du XIXe représentant un « parisien » habillé à la mode du Directoire en muscadin.

Cet article suit celui intitulé Le muscadin. Il présente une nouvelle gravure et surtout, une comédie en trois actes de Julien Jean Offray de La Mettrie (1709 – 1751), libertin, épicurien et matérialiste, publiée en 1747, intitulée La Faculté vengée et visible ici. Un des personnages est un muscadin et appelé ainsi, preuve que ce petit-maître est présent bien avant la Révolution. Voici la description qu'en fait un autre protagoniste : « Vous avez l'air vous-même d'un Seigneur, on dirait que vous auriez fait la fortune d'un Intendant. Le beau linge ! Les superbes dentelles ! Le beau blond ! Je n'ai point vu de plus belles perruques ! Le beau Diamant ! Et le magnifique Bec-à-Corbin ! » Le 'Bec-à-Corbin' ou 'bec-de-corbin' est le pommeau d'une canne ayant la forme d'un bec. Celui-ci répond : « MUSCADIN. Je suis tout en or jusqu'à mes boucles, & mon plat à barbe. Je porte en Hiver des Chemises de Cotton fin. Le Cotton est ami de la transpiration, de Sanctorius. »

  Voici la définition (visible ici) que donne le Magazin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts …, tome premier, Paris, Magazin encyclopédique, 1795 :

Parisienrecadreblanc300lm« On demande l’étymologie du nom MUSCADINS donné aux petits-maîtres, aux gens du bon ton, aux mille-fleurs, à ceux qui se distinguent par une parure recherchée, etc. ; et si l'épithète Muscadins donnée aux hommes de cette espèce, est toute récente, si elle appartient à notre temps ?
1.° Muscadin, dans le sens propre, signifie une pastille de musc et d’ambre, que l’on mange par sensualité, ou pour adoucir l'haleine; une boîte de Muscadins, signifie donc une boîte de pastilles musquées. Ce mot vient évidemment de Musc, Parfum très-fort, mais peu agréable, s’il n’est tempéré par un mélange d’autres parfums. Pélisson dans l'histoire de l'académie française, parle de la question née dans le dernier siècle, à l'hôtel de Rambouillet, sur la prononciation de ce mot. Fallait-il dire Muscadins ou bien Muscardins ? Balzac voulait que l'on dit et écrivît Muscardin par un r ; et il se fondait sur ce que le mot était emprunté des Italiens, qui nomment ces pastilles Moscardini. Voiture, au contraire, tenait pour Muscadin sans r, prétendant que Muscardin était trop dur à l’oreille. [...]
2.° Les petits-maîtres faisant usage des muscadins ou pastilles musquées, on les a nommés eux-mêmes Muscadins, de même que ceux qui, pour répandre une odeur agréable, selon eux, dans les lieux par où ils passent, parfument leur linge, leurs habits, et n’auraient pas mis, il y a quelque temps encore, une chemise, si elle n’avait passé quelques heures dans le sultan (I [meuble de toilette qui est « un double coussin rempli de plantes odoriférantes desséchées, couvert de taffetas, bordé de rubans, etc. »]). Ce goût pour les odeurs et les parfums est très-ancien, soit dans notre Europe, soit dans l'Inde. On connaît le mot du poète latin, Pastillos Ruffillus olet ; [...]
Mais depuis quand a-t-on nommé les hommes-femmes, les hommes musqués des Muscadins ? Je suis fort tenté de croire que la dénomination est toute récente, et qu’elle n’a pas plus de deux ans de date à Paris, d’où elle a passé dansParisienMuscadinArrierePlanRecadre300lm les départements. Au moins, je ne me rappelle avoir vu dans aucuns de nos auteurs du dernier siècle, ni de celui-ci, l'épithète Muscadin appliquée en ce sens. C’est à mon avis un mot nouveau et très-nouveau, dont ces derniers temps ont enrichi notre langue. Au surplus, si quelqu'un plus versé que moi dans la lecture de nos livres, y avait vu les petits-maîtres et les gens parfumés, désignés par l'épithète Muscadins, il m’obligerait de me faire part de sa découverte. St. L***. »

Il est un peu tard pour faire lire à cet auteur le texte de Julien Jean Offray de La Mettrie datant de 1747. Je pense que l'on pourrait trouvé même des exemples datant du XVIIe siècle.

Pourtant beaucoup pensent que le muscadin naît avec la Révolution, comme John Centi Prevost qui dans Le dandysme en France, 1817-1839, ouvrage publié pour la première fois en 1952, cite un passage de Décade philosophique du 17 août 1794 d'Amaury Duval décrivant un muscadin marchant en sautillant, à petits pas, par ton, mais aussi parce « qu'il ne pourrait hâter sa marche, sans risquer de partager en deux » sa culotte étant très serrée. Il continue de le dépeindre avec de la « poudre qui blanchit ses cheveux », une « petite queue roulant sur un frack [frac] d'une forme bizarre »,  une « cravate au nœud soufflé », un « gilet qui ne descend guère plus bas que l'estomac », des « souliers qui ne lui cachent que les doigts du pied, et dans lesquels, pourtant, il paraît être à la torture ».

Dans Histoire secrète de la Révolution française … par François Pagès (tome troisième, Paris, 1798) il est écrit qu'à la Révolution : « tout homme ou toute femme qui était mis avec une certaine propreté, était appelé muscadin, muscadine. »

© Article et photographies LM

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Merveilleuses & merveilleux