Cravate en oreille de lièvre et barbe à l'antique.

LaMode1841-357lmPhotographies : « Modes Françaises ».  « La Mode 7 Août 1841. R. Taitbout 28. » « Pruche lith. » « Imp. D'Aubert & Cie ».
À gauche : « Costume de 1795. Coiffure à la Titus - Cravate en oreille de lièvre. »
À droite : « Costume de 1841. » « Habit à la chevalière - Barbe à l'antique. »

2-1941a-300lm© Article et photographies LM

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Tapisseries de papier : Papiers peints et arts décoratifs du XVIIIe siècle à l'époque contemporaine.

ManufactureReveillon-Charmille1789-2-300Photographies du dessus : « Manufacture Réveillon, Charmille, papier peint, 1789. Laurent Massaloux, Nested Paper, papier peint prototype, 2010. © Les Arts Décoratifs, Paris/DR. »

CollectionAndreMauny-Vers1815-300.jpgPhotographie de gauche : « Collection André Mauny, papier peint, vers 1815. © Les Arts Décoratifs, Paris/DR. »

Photographie de droite : « Jean Luréat, Les Fusées, papier peint, 1925. © Les Arts Décoratifs, Paris/DR. »

Du 7 décembre 2013 au 23 mars 2014 la Galerie nationale de la tapisserie à Beauvais JeanLureat-LesFusees1925-300présente une exposition intitulée Tapisseries de papier où sont présentés des exemples anciens et contemporains de papiers peints. « Source d’inspiration pour ces créateurs contemporains, une sélection de papiers peints de la fin du XVIIIe jusqu’au début du XXe siècle, est présentée en écho afin d’en sou- ligner les évolutions techniques ou esthétiques, et d’éclairer la relation entre le monde de l’art et celui de l’industrie. »

« Renvoyant dès ses origines à la sphère domestique et à la relation que nous entretenons avec le décor, le « papier tenture » ou « papier de tapis serie » devient rapidement un élément crucial du répertoire décoratif ainsi qu’un produit de masse. Souvent mis à l’écart ou relégué à l’arrière-plan de part son caractère répétitif et reproductible, le papier peint joue pourtant un rôle majeur dans la compréhension des modes et styles de vie. Porteur de véritables « devises » décoratives, il témoigne, par son choix et ses usages, des normes culturelles et sociales de la société occidentale. »

« Au fil du parcours et des siècles, les papiers peints offrent au regard un monde d’imagination et de fantaisies où le dessin, la couleur et le savoir-faire technique deviennent les acteurs d’un retour aux valeurs de l’espace intérieur. »

GALERIE NATIONALE DE LA TAPISSERIE : 22 rue Saint-Pierre – 60000 Beauvais. Exposition ouverte du mardi au vendredi de 12h à 18h, les samedi et dimanche de 10h à 18h. Fermeture exceptionnelle les 25 décembre et 1er janvier. Entrée libre.

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Vêtements anciens

Une jolie vente cet après-midi de mode ancienne par Coutau-Bégarie à Drouot-Richelieu à Paris dont voici des photographies de quelques exemples. Le catalogue est visible ici.

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Le plus grand et le plus ancien herbier du monde

Alguesrouges2010CarlosMunozYagueLookAtSciences500Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) est une ancienne institution française. C’est sous Louis XIII qu’est créé en 1635 le 'Jardin royal des plantes médicinales'. Dès le départ il a une double vocation Seancede rietdeselectionCarlosMunozYagueLookAtSciences300de conservation et de transmission. Les plantes cultivées sont conservées, utilisées et étudiées. On y enseigne aussi la botanique, la chimie et l'anatomie aux futurs médecins et apothicaires. Les cours y sont donnés en français et non plus en latin. Il semble que ce soit une première ! Ils sont accessibles au public, obtenant un succès important auprès de la population aussi bien au niveau national qu’international, concurrençant la prestigieuse Faculté de médecine parisienne elle aussi fonctionnant aujourd'hui encore. Dès la fin du XVIIe siècle des collections de plantes sont constituées provenant de voyages lointains. Au XVIIIe l’histoire naturelle prend le pas sur la phytothérapie. Le nom de 'Jardin du roi' lui est donné. Il s’agrandit. Les naturalistes les plus renommés le fréquentent.SpecimenLookAtSciences3-300 Il est à nouveau réaménagé à la Révolution. La ménagerie est créée en 1793 et cette même année il prend le nom de 'Muséum national d’histoire naturelle'. Au début du XIXe siècle l’étude animale acquiert plus d’importance. Les collections deviennent immenses. On construit une nouvelle galerie dédiée à la minéralogie, puis de zoologie, avant une de paléontologie. Les nombreuses expéditions, voyages et le rayonnement international de la France apportent une quantité d’éléments aux collections.
Le Muséum possède par exemple le plus grand et le plus ancien herbier du monde. Ces quatre dernières années des travaux ont été entrepris afin de rénover la Galerie de Botanique et son Herbier national dans le cadre d’un vaste cycle de grands chantiers entrepris par le MNHN. Comme l’écrit son directeur général, Tresorsdelabibliothequedebotanique2011CarlosMunozYagueLookAM. Thomas Grenon : « … grâce à la mobilisation des équipes, ce ne sont pas moins de 8 millions de spécimens qui ont été réordonnés, classés. Le chantier de numérisation, mis en œuvre sur près de 6 millions de planches, est le plus important au monde, constituant une base de données d’une richesse unique. Celle-ci bénéficie de l’apport d’un programme de sciences participatives innovant, “les herbonautes”, associant avec succès néophytes, amateurs éclairés et scientifiques. Avec l’Herbier national, le Muséum se trouve donc à l’exacte articulation de ses missions : conserver, rechercher et transmettre pour sensibiliser  le grand public aux enjeux de la biodiversité. MusahaekkineniiAgathe Haevermans.Illustratrice scientifiqueIl se dote ainsi d’un outil qui, outre un extraordinaire aperçu de la diversité de la flore mondiale, se trouve au cœur même de la recherche contemporaine, à l’intersection de multiples disciplines : de la systématique à la médecine, et jusqu’aux cosmétiques, les applications seront nombreuses, variées – et parfois très concrètes !... Alors que le protocole de Nagoya menace d’entraver la circulation des plantes, la nouvelle impulsion que le Muséum donne aujourd’hui à l’Herbier national illustre une nouvelle fois le génie d’une institution qui unit passé, présent et avenir dans une alchimie unique, se vouant à préserver et enrichir des collections pluriséculaires pour prendre toute sa place dans les débats les plus contemporains. »
Photographie 1 : Algues rouges, nombreuses dans les régions tropicales. © 2010 Carlos Munoz Yague/Look At Sciences.
Photographie 2 : Séance de tri et de sélection d’herbiers anciens, afin de choisir leurs nouvelles destinations après la rénovation © 2011 Carlos Munoz Yague / Look At sciences.
Photographie 3 : Trésors de la bibliothèque de botanique. © 2011 Carlos Munoz Yague / Look At sciences.
Photographie 4 : Musa haekkinenii (bananier). © Agathe haevermans - UMR 7205 MNHN / CNRS.
Photographie 5 : Spécimen. © Look At sciences.

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Le mois de novembre

PromenadesDAristeetdeSophietitre300lmPhotographie de gauche : Frontispice et page de titre de Promenades d'Ariste & de Sophie ou Instructions galantes & sérieuses Pour une jeune Demosielle qui veut entrer dans le monde. Par Monsieur de L**. À Amsterdam, Chez H. du Sauzet. 1730. Le frontispice représente « Le Triomphe de la Raison. »

LamierBlanc300lmPhotographie de droite : Fleurs de lamier blanc.

Des graminées continuent leur spectacle de l’été pour devenir des gerbes d’or. La forêt de feuillus devient rousse, offrant sa toison mouillée caressant de sa chevelure en branchages incandescents. Ses joues rougissent. Ses yeux d’un ciel vif appellent à goûter son sang en milliers de fruits rouges et champignons couleurs de lèvres humides. Quelques gouttes de rosée ou d’eau de pluie restent suspendues comme de cristal. Le vent joue une nouvelle musique, surpris par les étendues laissées libres. Les oiseaux se rappellent savoir chanter plus haut que tous les paysages terrestres, et le soleil amusé regarde cette terre se tourner vers lui pour goutter chacun de ses rayons qui réchauffent toujours et éloignent le froid. La nuit, la lune reflète ses rayons sur les feuilles qui ressemblent à des étoiles mouvantes. Les arbres se dévêtissent scrupuleusement. Quelque soit l’époque, la chouette garde les yeux ouverts. Paquerette300lmaLa lune continue de refléter le soleil et le lac la lune. Le vent joue sur la corde des roseaux et les ondulations de l’eau les notes d’un autre temps … celui du moment présent. Les feuilles de violettes forment toujours des petits cœurs sur le gazon. Les fruits rouges du fusain d’Europe ressemblent à des décorations de Noël. Fenes1300lmOn aperçoit dans les bois des tapis qui se chevauchent l’un d’un ton orange de feuilles automnales, et l’autre est un lit de lierre couleur argentée. Dans le palais de notre bouche on savoure les prunelles bleutées au duvet blanc de rosée.

Photographie de gauche : Fleur de pâquerette.

Photographie de droite : Faîne sortie de sa cupule. Il s'agit du fruit de l'arbre hêtre commun.

On ramasse des plantes déjà citées aux mois précédents, quand cela est possible.

La stellaire se cueille toute l’année (les paries tendre de toute la plante hors sol). En automne et surtout en hiver on ne peut pas la confondre avec d'autres végétaux car c’est un des rares qui fleurit même à cette époque. On l'accompagne simplement d’une vinaigrette. On peut y ajouter des faines grillées et des fleurs et feuilles de capselle (bourse-à-pasteur).

Le mois de novembre est celui où on met en terre les plantes. Comme le dit le dicton : « À la Sainte-Catherine (25 novembre), les plantes prennent racine. »

Photographie du dessous : Oeuvres diverses de Sr Boileau Despreaux ; avec le Traité du Sublime ou du Merveilleux dans le Discours, tome premier, Amsterdam, Henri Schelte, 1702. Le frontispice représente un jardin avec des jardiniers semblant guidés par une déesse antique.

OeuvresDeBoileauTitre300lm© Article et photographies LM

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Rhétorique française

RhétoriqueFrancaiseTitreTomeI324lmLe français tel qu'il est parlé aujourd'hui est à peu-près le même qu'au XVIIe siècle. À cette époque dans les cercles intellectuels on discute beaucoup sur la meilleure façon d'écrire et de prononcer les mots, les tournures des phrases les plus adéquates etc. Les précieuses et les habitués de leur ruelle en font un de leurs sujets de prédilection. Cela donne l'idée au cardinal de Richelieu de créer l'Académie française et son dictionnaire ; une académie qui, ceci dit en passant, a perdu beaucoup de son prestige depuis qu'on y a élu en 2012 et reçu en 2013 un membre n'ayant produit non seulement aucun ouvrage littéraire mais de surcroît aucun livre en français.

La rhétorique est avant tout une affaire de style. Elle nécessite des qualités oratoires mettant en jeu l'esprit, l'écriture, la parole et le corps en mouvement. Les manuels traitent de : correction, clarté, noblesse, naturel, harmonie, euphonie, convenance, imitation, prononciation, mémoire, voix, geste, qualité du français, figures de style, ornements, pensées (le fond ayant même la première place devant la forme), morale et bien d'autres éléments contribuant à sa beauté …

Le langage en mouvement est tout un univers dans lequel on plonge avec autant de plaisir que l'on se met devant une très bonne table ; la langue étant un outil au bonheur, une concentration, une méditation et bien sûr avant tout un moyen de communication et donc d'harmonisation du vivre ensemble.

N'oublions pas l'invention, la poésie … le rêve qui peut se concrétiser dans l'action par la parole.

Photographie : Rhétorique française par M. Crevier (Paris, Saillant ; Desaint, 1765).

© Article et photographie LM

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Cartier : Le Style et l’Histoire.

ParureVers1850-300Du 4 décembre 2013 au 16 février 2014, le Salon d'Honneur du Grand Palais à Paris s'ouvre à une exposition intitulée Cartier : Le Style et l’Histoire. 

La société Cartier est une entreprise fondée à Paris en 1847 par Louis-François Cartier, restée familiale jusqu'en 1964. Elle est aujourd'hui la propriété de la Compagnie Financière Richemont basée en Suisse (à Genève), créée en 1988 par le milliardaire sud-africain Johann Ruper et rassembant un groupe d'entreprises spécialisées dans l'industrie du luxe. Elle devient rapidement réputée internationalement pour ses bijoux portés par les têtes couronnées et ses montres. Cette firme invente la première montre bracelet en 1904. 

Photographie de gauche : DevantDeCorsage1907-300Parure. Cartier Paris. Vers 1860. Or, améthystes de forme ovale et poire facettées, écaille. Collier 42.5 cm; peigne 11.3 x 12 cm, broche 8 x 4 cm; boucles d’oreille 4 x 1.7 cm. Collection Cartier. Photo : V. Wulveryck, Collection Cartier © Cartier.  

Photographie de droite : Devant de corsage saphirs. Cartier Paris, commande spéciale de 1907. Platine, diamants ronds taille ancienne et taille rose, un saphir de forme poire, sept saphirs de forme coussin. Serti millegrain. Poids total des saphirs : 51 carats environ. 21 x 12.9 cm. Collection Cartier. Photo : V. Wulveryck, Collection Cartier © Cartier.

« L’exposition est pensée et conçue comme une exposition d’histoire de l’art. OEuvres d’art à part entière, les créations de la maison de joaillerie sont montrées dans le contexte de l’évolution des usages et des styles. 

Depuis sa fondation en 1847 jusqu’au cours des années 1970, l’histoire de la maison Cartier offre l’occasion de découvrir un laboratoire ColierPatiala300de formes et de rentrer dans l’intimité d’une société raffinée qui utilise le bijou et l’accessoire pour leur beauté intrinsèque mais aussi pour leur fonction sociale.  »

Photographie de gauche : Mise sur cire des pierres et étude du serti du collier de Sir Bhupindar Singh, Maharadjah de Patiala créé en 1928. Archives Cartier © Cartier.

« Les quelques 600 bijoux, pièces de joaillerie, objets, montres et pendules, sont donc accompagnés de témoins de la vie artistique et du goût de leur temps : des robes et autres accessoires, des photographies publicitaires, des gravures, JeanneToussaint300des revues de mode. En convoquant les sources  nourrissant chaque étape marquante de l’histoire de la maison, cette exposition ambitionne de mettre en perspective les choix stylistiques de Cartier. Près de trois cents dessins préparatoires, ainsi que de nombreux documents d’archives complémentaires (registres de stocks, cahiers d’idées, dessins relatifs à la boutique rue de la Paix, photographies, plâtres...) achèvent d’enrichir le propos, illustrant les coulisses de la création. »

Photographie de droite : Jeanne Toussaint posant pour un reportage de mode dans les années 1920. Archives Cartier. Baron Adolph de Meyer © Archives Cartier Paris.

« Cette exposition, la plus importante jamais consacrée à la maison Cartier, ne néglige aucune des activités qui firent sa réputation, présentant toutes les typologies d’objets réalisés, depuis les bijoux d’apparat jusqu’aux pièces plus intimes, en passant par le nécessaire féminin, la boîte à cigarettes ou la montre-bracelet, trois emblèmes de la modernité. »

« Première exposition organisée dans le cadre prestigieux et récemment restauré du Salon d’Honneur, Cartier. Le style et l’histoire trouve dans cet espace monumental un écrin idéal, magnifié par une scénographie faisant la part belle à la poésie. Bien loin de l’apparence d’une boutique de joaillerie, le parcours se déroule tel une véritable histoire avec des étapes et des atmosphères bien différenciées, rendant tangible le double enjeu de l’exposition : laisser parler la magie des objets tout en donnant au visiteur suffisamment de clés pour comprendre cette histoire foisonnante. »

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Catalogue Fraysse & Associés

49Fraysse & Associés présente le 4 décembre une vente aux enchères avec de beaux objets dont ceux présentés dans cet article. Le catalogue numérisé est visible ici.

Photographie du dessus : « École française du XVIIIe siècle. Portrait de jeune fille au bonnet de Linon. Pastel ovale (petite déchirure à droite), porte une ancienne attribution à Leprince. 40 x 31 cm. Dans un cadre à baguette en bois sculpté et doré ajouré du XVIIIe siècle. »

Photographies du dessous : « Hubert ROBERT (1733- 1808). Le canal. Toile d’origine (petites restaurations anciennes). 45 x 37 cm. Dans un beau cadre en bois sculpté et doré. »

62-2Photographie du dessous : « Louis Jean François LAGRENEE (1724- 1805). Jeune femme nue dans un lit taquinée par des amours. Toile 63 x 79.5 cm. Dans un cadre en bois sculpté et redoré d’époque Louis XIV. »

68Photographie du dessous : « Plaque en albâtre sculpté représentant le couronnement de la Vierge et la descente du Saint-Esprit. Traces de polychromie. Le panneau d’albâtre représente la Vierge entourée du Christ et de Dieu le Père bénissant. Travail Anglo-Normand. Nottingham, fin du XIVe siècle, début du XVe siècle. »

98Photographie du dessous : « Console en bois sculpté et doré de forme rectangulaire soutenue par des dragons, reposant sur un piétement animé de mascarons de rinceaux. Époque Régence (accidents, manques et piqûres). Sans garantie pour l’état des bois sous la dorure. Les ceintures sont doublées et renforcées par des éléments métalliques permettant de supporter le marbre. Plateau de marbre grenat ancien (accidents et manques). Hauteur : 92 cm - Largeur : 137 cm - Profondeur : 70 cm. »

112Photographies du dessous : À gauche - « Console d’encoignure en bois sculpté et doré, la façade en arbalète. La traverse ajourée ornée de fleurs, cartouches feuillagés, ailes de chauve-souris, courbes et contre courbes, coquilles asymétriques supportées par un pied se terminant par une coquille ajourée. Plateau de marbre rouge veiné. Époque Louis XV. »
À droite -  « Console en bois doré et sculpté, la ceinture ajourée sculptée de motifs floraux et coquilles. Plateau de marbre grenat. Époque Louis XV (éclats et manques). Hauteur : 88 cm - Longueur : 80 cm - Profondeur : 42 cm. »

115-119Photographie du dessous : Applique en bronze ciselé et doré à quatre bras de lumière supportés par un zéphyr ailé. Les binets sont ciselés de feuilles de lotus stylisées et volutes. Attribuée à DENIERE. Époque Louis-Philippe. Hauteur : 42 cm - Largeur : 26 cm.135

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La caillette

L'édition de 1762 du Dictionnaire de L'Académie française donne cette définition de la caillette : « On appelle Caillette & Caillette de quartier, Une femme frivole & babillarde. C'est une caillette. On le dit aussi d'Un homme frivole & babillard. C'est une franche caillette. »

Ce terme viendrait du nom d'un fou du roi François 1er. Aux XVI et XVIIe siècles, on l'emploie pour désigner une sorte de niais ou de manière moqueuse. Puis sa définition devient plus tendre. Aujourd'hui lorsque l'on dit « ma caille », c'est affectueux. Une caillette est une petite caille.

© Article et photographie LM

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L'embrasseur

ReconciliationNormandeRecadre650lmVoici le troisième article sur le baiser (les précédents : Les baisers, Bicher et baiser). Celui-ci présente le chapitre 112 de Tableau de Paris (plus de mille chapitres en douze volumes publiés de 1781 à 1788) de Louis-Sébastien Mercier (1740 - 1814) intitulé 'Baisers, embrassades.'

« CXII.
Baisers, embrassades.

L'on embrasse très-facilement à Paris, rien de si commun que cette marque extérieure d'affection. Il y a de ces embrasseurs auxquels on ne s'attend pas, qui vous provoquent ; et c'est quelquefois un homme indifférent, oublié, presqu'inconnu, qui vous serre entre ses bras au détour d'une rue.
ReconciliationNormandeRecadreDetail1a-300lmTantôt il y a incertitude, tantôt il y a suspension, et tantôt l'accolade se fait pleinement et de bonne grâce. Cependant on ne sait trop quand et qui l'on doit embrasser : tout cela se règle par le caprice ou l'appel. L'un sollicite une accolade que l'autre esquive ou retarde, parce qu'il n'y songeait pas ou parce qu'il a quelque chose dans l'âme, qui s'y oppose.
On s'embrasse dans les rues, dans les maisons. Parmi la bourgeoisie, on court embrasser les femmes qui s'y attendent. Une mère se présente, on la baise sur la joue, et la jeune fille n'a qu'une révérence. Une autre fois on serre bien fort la mère, pour avoir le droit de poser sa joue contre celle de sa fille.
Il est des embrasseurs impitoyables, qui épouvantent les demoiselles avec leurs baisers appuyés, tandis que l'homme délicat, craint d'effleurer cette jeune peau ; il redoute l'approche, c'est-à-dire, l'étincelle ; il est trop sensible pour imiter ces museaux épais, qui vont tomber sur ces visages de roses : c'est une pierre qui tombe sur un pot de fleurs. L'homme sensible ne craint rien tant que d'embrasser une femme sur la joue en public. Il vaut mieux ne pas toucher sa main, que dis-je ! le bout de sa robe, que d'avoir un témoin.
Les femmes se baisent toujours vivement en présence des hommes, mais c'est une agacerie ; elles veulent montrer leur tendresse et combien elles sauraient rendre douce cette faveur. Ces baisers redoublés sont artificiels ; l'œil n'est pas d'accord avec la bouche : le baiser a beau crépiter, il n'est ni abandonné ni dérobé.
ReconciliationNormandeRecadreDetail2-300lmIl devrait être défendu d'embrasser de jeunes enfants. Des physionomies bourgeonnées, des nez barbouillés de tabac, des barbes dures s'emparent de ces visages délicats, sans craindre de ternir le velouté d'une peau douce et fraîche. On ne porte point la main sur les meubles d'un homme, et l'on applique la bouche sur la joue de sa fille âgée de cinq ans ! Les gens qui se précipitent sur les enfants, m'ont toujours paru manquer d'une sensibilité délicate. On croit presque voir le vice qui embrasse l'innocence.
En Angleterre, les hommes ne s'embrassent point ; ils se prennent la main, se la serrent, sans ôter le chapeau ni faire des courbettes, comme nous voyons dans les rues, où les deux personnages semblent jouer un rôle. Mais lorsqu'on est présenté une femme, on la baise, non sur le visage, mais sur la bouche ; c'est un vrai baiser qu'on lui donne. Une Anglaise, accoutumée à être ainsi saluée, trouverait insignifiant et même insultant le salut de l'étranger, qui se contenterait de poser sa joue contre la sienne.
Le premier jour de l'an est marqué chez nous pour tous ces baisers d'usage et d'étiquette. Que de caresses on se fait en public ce jour-là ! Mais voyez ces embrasseurs : plus ils étendent les bras, moins ils sentent.
Toutes ces froides embrassades, images imparfaites d'une faveur précieuse, quand le cœur la donne et la reçoit, devraient être à jamais supprimées. On dirait que le Parisien est très-chaud en amitié ; et presque toujours l'homme qu'il embrasse avec tant de zèle, n'est ni ne peut être son ami. »

Photographies : Gravure provenant de la revue révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle (journal publié de 1789 à 1794) Révolutions de Paris (« N° 157 Pag. 49 ») titrée « Réconciliation Normande » avec pour légende : « Le 7 juillet 1792 sur la motion perfide de M. Lamourette Évêque de Lyon qui proposa d'oublier toute haine d'opinion ; aussitôt une grande partie des membres s'embrassent. » Elle est gravée par « Dalencour ».

© Article et photographies LM

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L'amour

SentimentsdAmourTitre300almEn France la musique de l'amour s'est jouée sur tous les tons, toutes les variations, depuis le libertin jusqu'au religieux versé dans l'amour de son prochain.

Le XIIe siècle est particulièrement connu pour cela, avec ses premiers troubadours qui chantent l'amour courtois, et un foisonnement spirituel qui se répand de France dans toute l'Europe (avec ses ordres monastiques, son gothique ...).

La galanterie remplace la Fin'Amor ('l'Amour fin') médiévale à partir du début de l'époque moderne jusqu'au XIXe siècle avant de disparaître avec la fin des gentilshommes. De même l'amour chrétien est remplacé progressivement après la Révolution par des notions de solidarité.

Dans la politesse aussi il est question d'amour. On apprend à s'effacer face à son prochain, à lui donner la première place.

La politesse, la galanterie, la courtoisie … tout cela nécessite une conscience aiguë de ce qu'est l'amour. C'est pour cela que les manuels de savoir-vivre, de l'honnête femme ou homme, des XVIIe et XVIIIe siècles, font souvent référence à la religion chrétienne qui comme pour le culte de Notre Dame (de la dame de la fin'amor) reprend des thèmes qui lui sont antérieurs.

Certaines précieuses appellent l'Amour : « Le dieu de la propreté, de l’invention et de la galanterie ». Il y a là la notion de propreté qui implique celle du corps, de l'âme et des sentiments, une apparence soignée dans l'accoutrement et les manières, un esprit fin, honnête, clair, exempt de turpitudes. La finesse est l'apanage de l'invention, comme le sont notamment l'intelligence, l'art, la science, la liberté, la nouveauté et la modernité. Quant à la galanterie, elle sous-entend le plaisir, la joie, la courtoisie, le jeu amoureux ... Évidemment la définition que propose ces précieuses est beaucoup plus subtile ; mais aujourd'hui il est difficile de trouver à Paris de tels esprits pouvant éclairer une telle définition.

Voici une jolie photographie d'une peinture du XVe siècle représentant 'Hélène rendant visite à Olivier malade d'amour'.

Photographies : Sentiments d'Amour, Tirés des Meilleurs Poètes. Par le Sieur Corbinelli. Seconde partie. Paris, Charles de Sercy, 1665. La photographie du dessous représente le début d'un poème de Paul Pellisson (1624 - 1693).

SentimentsdAmourPopesiePelissonDebut300lm.jpg© Article et photographies LM

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L'homme sensible

DelassementsDeLHommeSensibleTitre300lmÊtre sensible signifie que l'on est réceptif à ce qui nous entoure. C'est particulièrement important dans les domaines de l'amour et de l'élégance. En Amour tout d'abord car cela nous permet de percevoir l'autre intimement et de pouvoir anticiper ses désirs et lui apporter de la joie. En élégance il faut en avoir pour cultiver la finesse, la beauté, le savoir-vivre … enfin tout ce qui la constitue.

Photographies : Délassements de l'Homme Sensible, ou Anecdotes diverses, Par M. d'Arnaud. Tome premier. Première partie. Paris , Buisson, 1786.

DelassementsDeLHommeSensibleEmpireDeLEloquenceDuCopeur300lm© Article et photographies LM

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Restauration de documents anciens

 

LesMercredisDeBreteuil1-300.jpgDans le cadre des mercredis de Breteuil est organisée, le mercredi 27 Novembre à 18h30, une conférence  de Valérie Nouail ayant pour sujet Art et techniques de l’encadrement et de la restauration de documents anciens. Madame Nouail est restauratrice d'encadrements, dessins, affiches, lavis etc.
Cela se passe au 66 avenue de Breteuil dans le septième arrondissement de Paris. L'entrée est libre, gratuite et sans réservation.

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Les chaises

almanachdegoettingue1788dos300lmPhotographie du dessus : Almanach de Gottingue pour l'année 1788, contenant douze estampes « gravées par Chodowiecki, avec les modes les plus modernes des Dames et des Cavaliers gravées en taille-douce. »

CoiffuresALaMode-1 XVIIIe300lmPhotographies de gauche : « Coiffures à la Mode ». Gravure provenant sans doute d'un almanach du dernier tiers du XVIIIe siècle représentant deux dames en buste de trois-quarts, la première sans doute assise et la seconde sur une chaise.

Photographie de droite : Gravure du début du XIXe siècle « Costume Français . » « Habit à Grand Colet remontant. Cheveux à la Titus. » « Déposé à la Bibliothèque. »

alatitus300lmSi les bancs publics existent depuis peut-être l'apparition des premières villes, ils ne sont sans doute pas aussi nombreux qu'au XIXe siècle. À Paris, le baron Haussmann (1809-1891) et son architecte Gabriel Davioud (1823-1881) en installent fabriqués industriellement. Dans les jardins publics, les lieux très fréquentés pour la flânerie et lors d’événements, des personnes louent des chaises. Celles-ci parfois pas assez nombreuses sont très convoitées. Les 'loueuses de chaises' sont même présentes dans les églises. Aujourd'hui encore certains jardins de Paris, comme celui du Luxembourg, offrent aux flaneurs la possibilité de s’asseoir sur une chaise à disposition gratuitement.

Quelques autres iconographies : Petit Coblentz ou promenade du boulevard des Italiens à la fin du XVIIIe siècle ; Le Bon Genre, N°73. « L’Égoïsme personnifié. » 1814 ; Jeux chevaleresques à l'instar des Preux - Course en chars, secon quart du XIXe siècle ; Première neige, jardin du Luxembourg, en 1955 Un coin du Jardin des Plantes après 1942.

Photographies du dessous : Estampe intitulée « Les Champs Élysées » de 16,2 x 25,5 cm (feuille entière) avec pour signatures : d'après « Eugène Lami » et gravée par « Chas. [Charles] Rolls. » Au dessous est indiqué : « Aubert & Comnie. Place de la Bourse, Paris, Octobre 1, 1842. » Eugène Lami (1800-1890) est un artiste produisant notamment des dessins et peintures représentant la vie mondaine parisienne en particulier durant le règne de Louis-Philippe d'Orléans (roi des Français de 1830 à 1848) puis sous la présidence (1848) puis le règne (1852-1870) de Napoléon III.

champselysees1842montage650lm© Article et photographies LM

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Les vases grecs de la collection de Luynes

1-300PROLONGATION JUSQU'AU 31 OCTOBRE 2015 ! Jusqu'au 4 janvier 2015 le Musée des Monnaies, médailles et antiques de Paris (à la Bibliothèque nationale de la rue Richelieu) présente une exposition intitulée De Rouge et de Noir : Les vases grecs de la collection de Luynes avec cent céramiques provenant des découvertes archéologiques réalisées en Italie au XIXe siècle avec des pièces des ateliers de potiers athéniens des VIe et Ve siècles avant J.-C. Celles-ci ont été rassemblées par Honoré d’Albert, duc de Luynes (1802-1867) dans une collection d’archéologie et de numismatique, dont le don à la Bibliothèque nationale en 1862 est, d'après le communiqué de presse : « l’un des plus prestigieux jamais offert à une institution française.  »

« L’ensemble des cent vases en céramique a été rassemblé par le duc entre les années 1820 et 1850. À cette époque, les plus beaux exemplaires, issus des fouilles d’Étrurie et d’Italie du Sud, sont avidement recherchés par les grands collectionneurs et les musées d’Europe. Reflet du goût de l’homme qui les a choisis, ils offrent tous un intérêt à la fois esthétique et thématique.  »

Si une telle exposition sur l'art grec antique nous plonge dans nos racines, elle nous baigne aussi dans un monde tellement différent de celui d'aujourd'hui que cela en est presque effrayant. Parfois faire le grand écart entre notre époque et celle d'objets d'art ou de littérature anciens c'est un peu comme manger en même temps de la boue et du miel. Le fossé semble se creuser toujours 2-300plus profondément entre ce que peut nous inspirer de positif le passé et la réalité contemporaine  : se remémorer les belles manières et l'esprit du gentilhomme français tout en pianotant sur Internet ou en se promenant dans les rues parisiennes ; essayer d'imaginer des dialogues platoniciens tout en écoutant autour de soi ;  se rappeler les notions de liberté des Lumières et des libres penseurs tout en voyant en France des représentants de pays intégristes voire totalitaires être accueillis à bras ouverts (République populaire de Chine, Israël, Arabie Saoudite …) et des mosquées se construire partout ; lire des poésies et romans pastoraux du XVIIe siècle tout en se rappelant que l'on a sur la tête l'épée de Damoclès du nucléaire et qu'il est difficile de respirer convenablement dans la capitale française etc. Tout cela devient franchement étrange !! Heureusement que l'on peut encore s'abreuver à la source vive d'amis du passé. Mais tout de même.

Photographie 1 : Amphore à figures noires, Assemblée des dieux, attribuée au groupe de Trois lignes, Athènes, 530 - 520 av. J.-C. © BnF, département des Monnaies, médailles et antiques/CNRS - Maison Archéologie & Ethnologie . René Ginouvès.

Photographie 2 : Cratère attique à figures rouges, Poséidon et Thésée, attribué au peintre de Syriskos, Athènes, vers 480 av. J.-C. © BnF, dép. des Monnaies, médailles et antiques.

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L'aimable

lesamusementsdeparisreliurefacedetaila300lmlesamusementsdeparisreliuredos300lmUne personne aimable est un être humain qui suscite par ses actions des élans d'appréciation positive, qui sait se faire aimer. Ce mot 'aimable' est particulièrement gracieux, car il exprime ce qu'est la politesse, c'est à dire un élément dans lequel entre le sentiment, qui n'est donc pas figé. Dire bonjour, ouvrir une porte, ne rend pas le protagoniste poli ou aimable si ne s'y ajoute sensibilité, tendresse, intelligence (sans celle-ci il n'y a pas d'amour, car elle ouvre les yeux et le cœur) … L’amabilité n'a rien de mécanique. Elle use des codes sociaux qu'elle connaît et s'en sert pour l'amour. C'est cela la galanterie. Quel est cet amour ? Il est ce qui lie toutes les définitions que l'on peut lui donner ; le lien qui fait sens et bonheur … plaisir de vivre.

Photographies : Plat de reliure et page de titre avec son frontispice de Les Amusements de Paris, Almanach chantant pour les jolies Femmes qui ont de la raison du XVIIIe siècle. Le frontispice est intitulé « L'Apothéose ». Un portrait de femme est placé sur un autel par Amour et les trois Grâces (les Charites représentant l'Harmonie) et est ceint d'une grande couronne de fleurs, tout cela dans un décors de nues avec derrière un soleil resplendissant. Sur le sol sont posés des symboles des arts, des lettres et des sciences.

lesamusementsdeparisaotheoseBlancDetail300lm© Article et photographies LM

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Le Républicain, le libre penseur et l'intellectuel.

FondationDeLaRepubliqueAssietteCreilDetail300lmLa mode ne concerne pas seulement les vêtements, mais aussi bien d'autres éléments comme les idées. Un petit-maître cherche non seulement le raffinement dans ses habits et ses manières mais aussi dans la subtilité de son esprit. La poésie est un art qu'il apprécie. Certains s'adonnent aux sciences et à la philosophie. Ces disciplines sont des voies vers la liberté. Il en résulte, en France, un foisonnement intellectuel, avec par exemple ce que l'on appelle les libres penseurs.

Avec la Révolution naît en France le Républicain et ses multiples déclinaisons, depuis l'anarchiste jusqu'au partisan d'une royauté parlementaire. Un de ses principaux credo est la liberté. Ces républicains ont leur mode avec leurs habits, cafés, allures, manières … et bien sûr philosophie. Cette liberté s'exprime non seulement dans les révolutions, débats, manifestations etc. mais aussi dans les arts, où les artistes de plus en plus la revendiquent. Évidemment ce que je dis là est très caricatural, car le foisonnement intellectuel que la Révolution de 1789 exacerbe par la suite est vraiment très fort et se décline en une multitudes de courants dont il serait présomptueux de faire le résumé ici.

Un lieu parisien pourtant centralise au XIXe siècle cette émulsion, c'est l’hôtel de ville. Savez-vous que le nom de 'grève' vient de la place de Grève située devant l'hôtel de ville du côté de la Seine ? FondationDeLaRepubliqueAssietteCreil300lmC'est un des principaux ports d'accostage des nautes ravitaillant la ville. Un peu plus loin, les halles sont le ventre de la capitale, le marché de vente en gros des produits alimentaires frais qui alimente toute la ville jusque dans les années 1970 où celles-ci sont déménagées à Rungis qui est le plus grand marché de produits frais au monde. De l'autre côté de l'Hôtel de ville le quartier du Marais est occupé au XIXe siècle principalement par des commerçants et des artisans. Un peu plus loin encore, à la Bastille, la rue du faubourg Saint-Antoine et ses marchands de meubles prennent une part importante dans la Révolution. C'est à l'Hôtel de ville que la Troisième République est proclamée en 1870 ; puis qu'en 1871 s'installe le Conseil de la Commune. Nous sommes en pleine lutte des classes. Ces soulèvements populaires sont soutenus par une multitude d'intellectuels … intellectuels qui jusqu'en 1868 occupent le devant de scène de la pensée à Paris.

Le XIXe siècle c'est aussi la grande époque de la libre-pensée qui refuse la pensée préfabriquée religieuse ou autre. Nous sommes même loin de la conception laïque dont on nous assène médiatiquement les préceptes ; qui se veut non religieuse mais qui n'est qu'une autre conception préfabriquée comme l'est la religion (évidemment ne pas confondre la religion et la spiritualité). Du reste le terme de 'laïcité' n'apparaîtrait qu'à partir de 1870 ; et ce n'est qu'à partir de 1958 que l'article 1 de la Constitution française stipule : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » Outre le fait qu'il y soit question de 'race' notion assez étonnante, cet article premier insiste sur la liberté de religion et de croyance ; ce qui est au demeurant plutôt surprenant, comme si ces deux notions surpassaient d'autres comme par exemple la philosophie, l'opinion, l'âge, le sexe, la condition etc. N'est-il pas étrange de parler de l'égalité des citoyens sans distinction et d'y ajouter des distinctions ? Le libre-penseur quant à lui refuse tout dogme.

Représentation d'un Républicain : 'L'avenir/ Républicain ami du Peuple'.

Photographies : Assiette de Creil d'avant 1820 : « Fondation de la République ».

© Article et photographies LM

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La mode à l'époque des Alliés (1814-1818).

1818-1816-2-300lm1818-1729blanc-300lm.gifPhotographies : 1816-1596blanc300lmDeux gravures du Journal des Dames et des Modes. À gauche : planche n° 1729, datant de 1818 : « Pantalon à une seule couture, habit façon américaine. ». À droite : planche n° 1596, datant de 1816 : « Chapeau de Gaze. Châle de Tissu. Robe de Perkale. » Elle est signée 'HV.' (Horace Vernet) et 'P' ou 'B'.

Chaque génération apporte à la mode ses nouveautés. Le règne de Louis XVIII (1814-1824) est particulièrement fécond dans ce domaine. C'est l'époque des Alliés (1814-1818). En 1814 Napoléon abdique puis quitte l'île d'Elbe pour les Cent-Jours (1815) avant de clore son épopée. À partir de 1814 une partie de la France est occupée par des troupes autrichiennes, prussiennes, russes, britanniques etc. Ces forces 'alliées' se retirent du territoire français en 1818. Tout cela influence beaucoup la mode française qui prend des allures militaires et s'imprègne de nombreuses influences étrangères. C'est le temps des fashionable et dandys, calicots (1 & 2), bolivars et morillos, mirliflors,  gandins (1 & 2) … Voir aussi les articles intitulés Élégances de 1817 et Indigence.

Photographie du dessous : « Le Bon Genre, N° 96. » « L'Anglaise. ». Gravure de 1816.

lebongenren96LAnglaiseClair328lm© Article et photographie LM

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1875

ToiletteDeDinerOuDeSoireeBlanc500lmaPhotographie : « Toilette de dîner ou de soirée » de Le Moniteur de la Mode du mois d'octobre 1875.

© Article et photographies LM

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Merveilleuses & merveilleux