Abbé en soutanelle

AbbeEnSotanelle300lmPhotographies : AbbeEnSotanelle300lmGravure du XVIIe siècle représentant un « Abbé en Sotanelle. » de « J. D. St. Jean delin. » Jean Dieu de Saint-Jean (1655 ? - 1695) est un graveur de la seconde moitié du XVIIe siècle. Il existe une autre version de cette estampe plus connue, par le même graveur et provenant d'un recueil. Celle visible ici est datée de 1683.  Celle-ci est semble-t-il la même que la précédente. La notice indique qu'elle provient du recueil Costumes de France. Cet ouvrage est publié entre ‎1678 et 1695 par Jean Dieu de Saint Jean (vers 1655-1695) qui est non seulement un dessinateur et un graveur, mais aussi un éditeur et un marchand d'estampes. Il contient des dizaines de planches gravées de 36 x 23 cm. Dans livre-rare-book.com on lit au sujet de ce Monsieur : « Il semble n'avoir fait que vendre les estampes gravées d'après ses dessins, essentiellement des portraits en mode. Cependant, il a pu dessiner pour d'autres éditeurs. Ses adresses, en effet : la première aux Deux Globes proche les Grands Augustins, à la seconde chambre, laisse supposer qu'il était un sous-locataire de Jaillot ; la deuxième, sur le quai Pelletier à la Pomme d'or, au premier appartement, le montre voisin de Nicolas Bazin. » M. Raymond Gaudriault (Biliothèque nationale de France et Bibliothèque de l'Arsenal) recenserait 65 planches. On « attribue à Saint-Jean pas plus d'une centaine de gravures ». Une autre gravure (ici) non signée est datée à la plume de 1677.

Le personnage représenté sur cette estampe n'est pas à proprement parlé l'abbé coquet dont il est question dans l'article intitulé La coquette, le jeune abbé coquet et l'abbé de Pouponville. Celui-ci n'en demeure pas moins élégant. Ses cheveux sont bouclés (à moins qu'il s'agisse d'une perruque). Sa chemise est jolie. Il a des gants doublés de fourrure. Il est couvert d'une soutanelle qui est une soutane courte, portée par les ecclésiastiques, descendant jusqu'aux genoux (jusqu'à la jarretière).

Si en France l'église catholique possède des ordres et des religieux voués à la pauvreté et à la simplicité, d'autres comme les évêques ou les papes portent parfois des habits fastueux. Les habits et les tissus ont aussi leur symbolique notamment pour les couleurs qui changent en fonction des périodes de l'année et des rituels.

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Ventes aux enchères prochaines à Paris

CoupleXVIIIeCoupleXVIIIedetail1-300Photographies (quatre premières) : Deux huiles sur toiles marouflées, d'à peu près 73 x 53 cm et 74 x 53,5 cm, repésentant deux portraits en médaillons. École française du XVIIIe siècle. Vente de la Maison Christophe Morel du mercredi 19 juin à Drouot Richelieu (Paris). © Maison Christophe Morel.
CoupleXVIIIedetail2-300Présenter des objets de ventes aux enchères ou d'expositions prochaines dans ce blog me permet de parcourir notre histoire de l'esthétisme par l'intermédiaire d'oeuvres de qualité. Voici quelques exemples glanés dans des ventes parisiennes des jours prochains.
Photographies du dessous : Huile sur panneau de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe (École française). Portrait d'homme à la mode de l'époque d'Henri III (vers 1570). Il porte un petit chapeau à panache sur le côté, une barbe et une moustache fines, une fraise. Vente de Pierre Berger & Associés du lundi 10 juin 2013 à Drouot-Richelieu à Paris. © Pierre Berger & Associés.
HommealafraiseCommodeXVIIePhotographies de gauche et de droite : « Commode en marqueterie Boulle de laiton gravé sur fond d'écaille rouge et placage d'ébène. Elle ouvre par cinq tiroirs sur quatre rangs. Le plateau rehaussé de nacre gravée et orné au centre de personnages musiciens sous un dais à lambrequins dans des alentours d'oiseaux et d'animaux fantastiques, oiseaux chimériques, coquilles, grotesques, papillons. La façade en légère arbalète, les montants à ressauts et enroulements. Le cul de lampe mouvementé en doucine simulant un lambrequin. Les côtés encadrement de placage d'ébène et baguettes de laiton formés de panneaux ressauts au centre duquel un personnage danse. Piétement antérieur formé de pieds griffes velus, piétement postérieur formé de sphères. Epoque Louis XIV. Hauteur: 90,5 cm - Longueur: 119 cm Profondeur: 67 cm Notre commode est traitée en première partie, c'est-à-dire sur fond d'écaille incrustée de laiton. Le plateau présente un décor au centre duquel se détache sous un dais des musiciens dans une scène architecturale. Mascarons, musiciens, grotesques, volatiles et papillons sont inspirés des gravures de Jean BERAIN, de GILLOT et surtout de Claude III AUDRAN. Il y a lieu également de souligner la qualité exceptionnelle des panneaux des côtés que l'on retrouve dans l'iconographie de l'époque. CommodeXVIIeTiroirOn remarquera sur la façade des tiroirs, les incurvatures terminales relevées en profils coiffés de demi-palmettes mais aussi les oiseaux et surtout les papillons. Oeuvres en rapport: pour une commode à décor identique en façade mais traitée en contrepartie voir fig. 19 Guillaume Janneau «Le mobilier français - Le meuble d'ébéniste». Les mêmes éléments décoratifs de la commode que nous présentons se retrouvent sur une armoire conservée à South Kensington et donnée à l'atelier d'André Charles Boulle, comme la commode citée ci-dessus. Le décor du plateau n'est pas sans rappeler celui similaire d'une commode attribuée à Nicolas SAGEOT et provenant de l'ambassade de Belgique à Vienne. Il est à rapprocher des commodes de la Wallace collection (Ref. F39 et F408) qui offrent des décors identiques à notre meuble ainsi que dans le traitement des côtés attribuable à TOUSSAINT DEVOYE ». Vente de la Maison Fraysse & Associés du mercredi 12 juin à l'Hôtel Drouot-Richelieu (Paris). ©  Fraysse & Associés.
CartelPhotographie de gauche : « Très important cartel en marqueterie Boulle de laiton gravé sur fond d'écaille rouge. A décor de vases fleuris, volatiles et masques de grotesques. Il repose sur un contre-socle simulant un lambrequin en tissu. La frise inférieure marquetée de scènes d'enfants chasseurs. Les montants à pans coupés surmontés de termes figurant les quatre éléments. Le cadran douze pièces à fond de laiton ciselé orné de vases et de lyres alternés de rosaces et volutes. Aiguille en acier. La lunette surmontant un groupe en bronze d'applique simulant une Victoire et deux guerriers Tatar enchainés. Le mouvement signé Lesueur à Paris. Epoque Louis XIV. (quelques petits accidents, manque une toupie). Hauteur: 86 cm - Largeur: 44,5 cm - Profondeur: 22 cm. » Vente de la Maison Fraysse & Associés du mercredi 12 juin à l'Hôtel Drouot-Richelieu (Paris). ©  Fraysse & Associés.
Photographie du dessous : « Grande table console en bois sculpté et redoré. La ceinture ornée de motifs géométriques et quartefeuilles sur fond de quadrillage. Au centre dans des encadrements de rinceaux feuillagés, une tête de mascaron. Pieds en balustre plat ajourés à volutes renversées dans lesquelles s'inscrivent des mascarons. Ils sont retenus par une entretoise en double console au centre de laquelle pouvait se poser un vase de chine. Pieds feuillagés se terminant en doucine inversée. Le plateau en marbre des Pyrénées violet veiné, double bec de corbin et moulures. Epoque Louis XIV. (accidents, éclats à la redorure) Hauteur: 84 cm - Largeur: 175 cm - Profondeur: 67 cm ». Vente de la Maison Fraysse & Associés du mercredi 12 juin à l'Hôtel Drouot-Richelieu (Paris). ©  Fraysse & Associés.
TableXVIIePhotographies du dessous : « Grand plat rond de Delft « décoré en camaïeu bleu au centre une femme dans un jardin animé d'une chèvre et orné d'habitations dans un cartouche rocaille, et sur l'aile d'une large guirlande formée de réserves fleuries alternées de coquilles et rocailles. XVIIIe siècle. (petite restauration au dos de l'aile). Diamètre: 33,5 cm ». Vente Fraysse & Associés du jeudi 20 juin à 14h00 à Drouot - Richelieu à Paris. © Fraysse & Associés .
DelftXVIIIePhotographies du dessous : « Paire de grands plats ronds, décor polychrome au centre de pagodes, rochers fleuris et plantes aquatiques surmontées d'un oiseau et d'un papillon et sur l'aile de réserves fleuries alternées de fonds de croisillons fleuris, filets jaune et bleu sur le bord. Fabrique de Guillebaud, marqués au revers GL. XVIIIe siècle. Diamètre: 39,5 cm ». Vente Fraysse & Associés du jeudi 20 juin à 14h00 à Drouot – Richelieu à Paris. © Fraysse & Associés.
AssiettesRouenChinoiseriesPhotographie du dessous : Jeune femme tenant une corbeille de fleurs. Toile de 82 x 109 cm sans cadre. École française du XVIIIe siècle. Entourage de Pierre-Charles Tremolières (1703-1739). Vente Piasa le mercredi 19 juin à Paris. © Piasa.DameEnFlore

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Corset pour homme et mode masculine de 1828

LaToiletteduFatRecadre500lmPhotographies :LaToiletteduFat300lm Gravure intitulée La toilette du fat. Le texte au dessous est : « Hie … Houp ... Hie … Houp, N'écrasez pas mon polisson ». LaToiletteduFatDetail300lmElle représente un élégant se faisant serrer son corset par deux valets, dont l'un appuie son pied gauche sur les fesses (le polisson) de son maître.  Elle provient du journal « L'Industriel PL [Planche] 39 bis ». Peut-être s'agit-il de la revue L’Industriel de Gérard-Joseph Christian parue de 1826 à 1830. Elle est est signée « V. H. » et datée de 1828.

Comme on le constate sur cette estampe et beaucoup d'autres documents, en 1828 la mode masculine est aux cheveux et perruques moyennement courts et frisés prolongés par des favoris et une moustache. On porte un col très haut (jusqu'à la bouche) autour duquel on noue une cravate qui l'est un peu moins … mais tout de même. Au dessous du gilet on trouve parfois, comme ici, un corset. La redingote, dont la jupe commence un peu au dessus de la taille, a une silhouette conique comme pour celle des femmes. Les manches comprennent les épaules (ce n'est qu'au XXe siècle que la manche de la veste se termine au niveau de l'épaule). Le pantalon est relativement serré, en particulier dans le bas, sans sous-pied et assez court, tenu à la jambe par des boutons. Sur la table on remarque notamment un petit mortier pour le maquillage et un haut porte-perruque.
A cette époque, comme pendant tout le XIXe siècle et le début du XXe, les domestiques sont encore parfois vêtus de l’habit à la française du XVIIIe siècle, composé de l’habit, du gilet et de la culotte, auxquels s'ajoutent des bas, une perruque avec un ruban au dos etc.

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Festival 'Renaissance' à Nancy

section 7 van Ravesteyn-600Photographie du dessus : 'Vénus endormie' de Dirk de Quade Van Ravesteyn. Huile sur bois de 70 x 146 cm. Dijon, musée des beaux-arts - © Dijon, musée des beaux-arts / cliché François Jay. Cette peinture est particulièrement impressionnante pour son rendu des textures : de la peau blanche ; des cheveux dorés ; des tissus précieux brodés et cousus de fils d'or, de pierres précieuses et de dentelles ; et des bijoux.

Photographies du dessous : 'Allégorie de l’Amour'. Quatrième quart du XVIème siècle. École de Fontainebleau. Huile sur toile de 130 x 96 cm. Paris, musée du Louvre - ©  RMN (musée du Louvre) / cliché Daniel Arnaudet.

section 6 Ecole de Fontainebleau2-300Photographiesection 2 Bunel300 de gauche : 'Henri IV en Mars'. Huile sur toile de Jacob Bunel de 186 x 135 cm. Pau, musée national du château / cliché Jean-Yves Chermeux. Le roi est en armure romaine. Les couleurs sont chatoyantes.

En ce moment, la ville de Nancy propose un festival qui rejoue la fin de la Renaissance. Une idée pleine de vie, d'humour et de culture avec beaucoup de manifestations dont le programme est visible ici. Par exemple, à partir du 23 juin, la mode des fraises (pas les fruits mais ce que l'on porte autour du cou au XVIe siècle) est remise au goût du jour (voir ici).

Un des moments phares de ce festival est l'exposition présentée, avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, au musée des beaux-arts de Nancy, du 4 mai au 4 août 2013, ayant pour titre : L’Automne de la Renaissance : d’Arcimboldo à Caravage.
Celle-ci couvre la période comprise entre 1570 et 1610, et « rassemble environ cent cinquante chefs d'oeuvre, prêtés par les grands musées européens ou empruntés à de prestigieuses collections privées. » « L’exposition constitue la première rétrospective consacrée à ce grand mouvement européen qu’a été le maniérisme tardif marqué par la sophistication, l’érotisme, mais aussi un goût pour la curiosité et une observation attentive de la nature. » Les œuvres sont remarquables comme le prouvent les exemples dont les photographies sont visibles dans cet article.

Photographies du dessous : 'Portrait d’Anne de Danemark' (1574-1619) d'Isaac Oliver. Miniature à l’aquarelle sur parchemin de 4,8 x 3,8 cm. Paris, musée du Louvre, D.A.G. - ©  RMN (musée du Louvre) / cliché Stéphane Maréchalle. Ce buste de la reine consort de Jacques Ier d'Angleterre nous la présente couverte de bijoux et de rubans depuis les cheveux jusqu'à ses vêtements. Les pierres précieuses sont de la même variété. La collerette et la poitrine sont bordées de dentelles.

section 2 Isaac Oliver2-300Photographies du dessous : 'La Femme entre les deux âges'. École française. Huile sur toile de 117 cm x 170,2 cm. Rennes, musée des beaux-arts - © Rennes, musée des beaux-arts - RMN – Grand Palais / cliché Patrick Merret.

Photographies du dessous : 'Angélique et Médor' par  Toussaint Dubreuil. Huile sur toile de 143,5 x 199,5 cm. Paris, musée du Louvre - © RMN- Grand Palais (musée du Louvre) / cliché Jean-Gilles Berizzi.

section 7 Toussaint Dubreuil2-1-300Photographies du dessous : 'Angélique et Médor' de Batholomäus Spranger. Huile sur toile de 107,3 x 79,5 cm. Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Alte Pinakothek - © BPK, Berlin, Dist. RMN / image BstGS.

section 2 Isaac OliverDetail2-300Photographie du dessous : 'Vénus et l’Amour'. Anonyme flamand ou allemand. Vers 1580 - 1600. Huile sur toile de 101 x 157 cm. Strasbourg, musée des beaux-arts - © Strasbourg, musée des beaux-arts / cliché M. Bertola.section 1 Anonyme472

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La mode textile sous le Second Empire

BD_fete_tuileries300.jpgPhotographie du dessus : « Fête officielle au palais des Tuileries. 1867. Aquarelle gouachée. Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne. © RMN - Grand Palais (domaine de Compiègne) / Droits réservés. » En 1867 les robes ne sont plus également larges et arrondies mais rétrécissent de volume et s'élancent vers l'arrière en une longue traine et des draperies soutenues par une tournure.
BD_visite_mathilde_300.gifPhotographie de gauche : « " Visite " de la princesse Mathilde. 1869. Soie brodée, laine. Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne. © RMN - Grand Palais (domaine de Compiègne) / Stéphane Maréchalle. »
Les musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne présentent du 7 juin au 14 octobre 2013 une exposition intitulée Folie textile Mode et décoration sous le Second Empire.
Le Second Empire (1852-1870) est l'époque des crinolines au sujet desquelles j'ai écrit de nombreux articles. C'est à cette époque qu'elles sont les plus volumineuses. Napoléon III, souhaitant encourager l'industrie textile française qui évolue rapidement dans ses techniques, favorise cette mode. De nombreux mètres de tissus sont nécessaires pour fabriquer une robe pour crinoline. La décoration en utilise aussi énormément. Les innovations, les méthodes d'impressions, les premiers colorants artificiels qui mettent au goût du jour de nouvelles couleurs, tout cela stimule la profusion.
Le palais de Compiègne offre des exemples de tissus pour habits, accessoires, décorations et autres usages (trousseaux …), avec « près de deux cents œuvres, vêtements, textiles d'ameublement mais aussi peintures, aquarelles et photographies montrant l'attention accordée par les artistes à la représentation du textile. Les visiteurs peuvent découvrir la fascinante collection de vêtements liés à l'impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, que le Palais de Compiègne n'expose qu'exceptionnellement pour des raisons de conservation. »
Photographies du dessous : À gauche - « Robe de jour ayant appartenu à la princesse Mathilde avec châle. Vers 1867. Soie, faille, mousseline tuyautée. Musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne. © RMN - Grand Palais (domaine de Compiègne) / Stéphane Maréchalle. »
À droite - « Robe du soir. Vers 1860. Soie, reps de soie, taffetas imprimé sur chaîne. Château-Chinon, musée du costume. © Conseil Général de la Nièvre. » Robedejouretdusoir2-300.gif

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Pendule hollandaise du XVIIIe siècle

 

PenduleHorloge300LePendulehollandaiseXVIIIeMarine500 dimanche 9 juin la société de ventes volontaires Alain Schmitz • Frédéric Laurent présente à Saint-Germain en Laye une vente (dont le catalogue est ici) contenant une PendulehollandaiseXVIIIeMarine2a-300.gif« pendule de parquet à automates » hollandaise d'époque XVIIIe siècle ayant pour thème « La puissance de la marine hollandaise ». Cette pendule de 2,90 mètres de haut est « en bois de placage, marqueterie de fleurs, bronze doré et métal peint à décor animé de la flotte hollandaise. Le cadran en laiton dépoli signé Johann Amter et Elias Dam [est] surmonté de trois personnages en métal peints (postérieurs). Elle ouvre à un vantail orné d’un cartouche de bronze doré à décor d’une femme à l’antique et laissant entrevoir le mouvement du balancier. [Elle] Repose sur des pieds griffes. Hist. : Cette pendule est emblématique de la luxueuse production hollandaise du XVIIIe siècle et est à rapprocher de modèles exposés dans le musée Rijksmuseum d’Amsterdam, les musées d’Utrecht et Stuttgart. 290 x 70 x 40 cm. »

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La galante marquise de Sévigné

MarquisedeSevigneTomeVTitreFrontispice300lmPhotographies : Recueil des lettres de Madame la marquise de Sévigné à Madame la comtesse de Grignan, sa fille. Tome V, à Paris, chez Rollin fils, 1738.

MarquisedeSevigneTomeVFrontispicerecadre503lmMadame Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), est un auteur français assez énigmatique. Rien de ce qu'elle écrit n'a pour but d'être imprimé. La correspondance qu'elle adresse à sa fille le sera plusieurs années après sa mort. Ses lettres seront publiées progressivement de 1726 à 1754. Elles sont un témoignage du Grand Siècle (le XVIIe), des manières d'alors et du début de la fin de l'aristocratie française que Richelieu, Mazarin et Louis XIV contribuent à asservir. Destituée en partie de ses pouvoirs, il en résulte que plus tard, la noblesse ne peut venir en soutien à la royauté face à la Révolution française ; révolution qu'elle aide par les idées progressistes et libertaires qu'elle encourage.

L'aristocratie continue cependant d'exercer une certaine influence dans la société du XVIIe siècle. Son goût pour la liberté s'exprime dans ce que Victor Hugo appelle la libre pensée, mais aussi le badinage et le libertinage (voir article sur le libertin). Elle se réfugie dans les bienséances et la galanterie qui rappellent les mœurs féodales de l'amour courtois. Elle manifeste l'amour de sa terre et les réminiscences de son âge d'or à travers les pastorales, et son goût pour une nature idéalisée où s’ébattent bergères et bergers aux mœurs pures. Les modes vestimentaires, intellectuelles, littéraires ou autres lui permettent de se distinguer, et les divertissements de se rappeler les fastes d'antan. Même l’apparition des contes de fées à la fin du XVIIe siècle résulte de cela : voir l'article Le Mystère des Contes de Fées : Les Fées à la Mode ! Le « Il était une fois » qui commence ces contes rappelle un autre temps. La représentation du prince charmant qui est alors véhiculée, et cela jusqu'à aujourd'hui, est celle des aristocrates de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe, au moment qui précède un absolutisme royal triomphant aidé par une chrétienté qui ne l'est pas moins. Voir à ce sujet l'article Le prince et le prince charmant.

Les lettres de Madame la marquise de Sévigné, dont l’anagramme du nom semble être prémonitoire : Signé Ev[e], témoignent de cette complexité et de la vie sérieusement insouciante, voire libertine, d'une partie des aristocrates de cette époque vouée à la galanterie.

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Korê à la colombe

Kore400Photographie : « KORÉ À LA COLOMBE. Grande statuette représentant une koré debout sur une base. Elle est vêtue d'un long chiton couvert d'un himation plissé dont elle saisit un pan de la main gauche ; de la main droite, elle tient une colombe à hauteur de la poitrine. Sa coiffure, formée de longues parotides, est ceinte d'un polos. Terre cuite orangée. Art Grec, fin du VIe siècle av. J.-C. H 42 cm. Collection particulière française. » © Pierre Bergé & associés. Vente du mercredi 29 mai 2013 à Drouot-Richelieu (Paris).

La korê est une représentation commune de jeune femme en divinité sous la période archaïque de la Grèce antique, de vers le VIIIe siècle au Ve avant J.-C. Comme son pendant masculin, le kouros, elle représente une forme d'idéal : un passage entre la forme et le divin. Les proportions sont harmonieuses et quelque peu figées dans une sorte de mouvement retenant l'instant et ouvrant sur le spirituel.

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Modes des XVIIe et XVIIIe siècles

AlmanachXVIIe356AlmanachXVIIe300Photographies du dessus et de gauche : « Almanach pour l'année 1697. La partie supérieure représente une scène de l'année précédente, sous le titre " l'alliance de la France et de la Savoye et la reception faite par le Roy à madame la princesse de Savoye à Montargis le 4° novembre 1696. Avec les autres honneurs rendus à cette princesse à son arrivée en France ". Les personnages sont identifiés par leur nom, et parmi eux outre le Roy et la famille royale, des membres de la " maison " de la future duchesse de Bourgogne (" Mme la Duchesse du Lude... Mme la marquise de d'Angeau "). La partie inférieure reprend dans un cartouche entouré des figures de la Paix et de la Renommée, et surmonté de l'union des deux couronnes, des médaillons retraçant diverses péripéties de la guerre et de la paix conclue entre France et Savoie en 1696. L'almanach proprement dit, avec les quartiers de lune et l'éphéméride, en noir et rouge, est une partie rapportée dans un cadre prévu au bas de la gravure. Au pied est inscrite la mention des publicistes: " A Paris chez N. Langlois, rue Saint-Jacques à la victoire. Et chez A. Trouvain, rue St Jacques au grand monarque. Avec privilège du Roy. 1696 " Eau forte. Fin du XVII° siècle (Petites épidermures). » © Texte et photographies : Europ Auction. Vente du vendredi 31 à l'Hotel Drouot à Paris.
Photographies du dessous : Deux estampes de « Galerie des modes et costumes français dessinés d'après nature  gravés par les plus célèbres artistes en ce genre. Paris, Esnauts et Rapilly, à la ville de Coutances, 1778-1788. 2 volumes in-folio ; veau blond, dos à nerfs orné, filets dorés sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque). Cohen, 420 ; Colas, 1169. Recueil, "le plus beau qui existe sur les modes du XVIIIe siècle" (Colas) composé d'un titre gravé et de 192 planches coloriées, gravées d'après Le Clerc, Desrais et Watteau.Publié par cahiers de 6 planches, ce recueil devrait comporter 408 planches, mais Colas affirme : " Il n'existe pas, à ma connaissance, d'exemplaire bien complet de toutes les planches ". » © Texte et photographies : Artcurial. Vente de Livres et manuscrits du 27 mai à Paris Le catalogue est visible ici en format pdf.DameXVIIIe2-300

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Objets de toilette Haute époque

La maison Aguttes propose le vendredi 24 mai à Drouot Richelieu (Paris) une belle vente d’objets Haute époque. Voici une sélection en relation avec la toilette. Le catalogue est visible ici. Les textes et photographies proviennent de celui-ci.
MiroirdeToilette300Photographie de gauche : « RARE MIROIR DE TOILETTE OCTOGONAL SUR PIED Laiton doré et verre églomisé H: 34,5 cm - L: 23 cm Suisse - Fin XVIème/Début XVIIème siècle Pied légèrement tordu et lesté au plomb et fente sur la face du miroir Le miroir muni d'un pied existe déjà au Moyen âge (voir la tapisserie de la Dame à la licorne, musée de Cluny, Paris). Posé sur un meuble, il est objet de toilette. Au dix septième siècle, les deux termes vont devenir synonymes: être à son miroir signifie être à sa toilette. Ce superbe miroir repose sur un pied tourné comme un balustre. Ses huit facettes sont arrêtées par une petite moulure qui accroche et renvoie la lumière. Elle délimite l'image réfléchie comme le cadre d'un tableau. Le dos en verre églomisé est somptueux. Le fond, semé d'une myriade de petits points dorés se compose de cartouches imitant la corne brune. Aux angles, la peinture argentée créée des motifs qui servent d'écrin à des chapelets de perles. L'octogone central, d'un rouge profond, rappelle l'écaille, de même que les filets de bordure des formes géométriques. Objet de grande préciosité, le miroir s'intègre au cérémonial de la toilette dans les sociétés raffinées de l'Europe de la Renaissance. Référence: "Miroirs, Galeries et Cabinets de Glaces", Paul Hartmann Editeur ». © Aguttes.
nescessairedetoilette300Photographie de droite : « RARE NECESSAIRE DE TOILETTE Velours sur âme de bois et lacets d'argent Miroir: H: 64 cm - l: 51 cm Coffrets: H: 11,5 cm - L: 28,5 cm - l: 18,5 cm Coffrets: H: 9 cm - L: 16 cm - l: 12,5 cm Plateaux: L: 27,5 cm - l: 19 cm France - XVIIème siècle Usures visibles sur le velours de soie C'est dans une "cassette rouge" que se trouvait enfermé le "petit bassin ovale", les "petits platz", les assiettes, la "soubscoupe", les flacons, flambeaux et tous les objets d'usage journaliers que le surintendant FOUQUET emportait constamment avec lui dans ses déplacements (voir inventaire du château de VAUX 1661). Le mot de "toilette" vient d'une petite toile, très fine, qui au Moyen -âge est employée pour envelopper les vêtements et les protéger des insectes et de la poussière. On y met aussi des objets divers, en particulier ceux dont la femme a besoin pour embellir son visage et ajuster sa coiffure. Les toilettes sont placées chaque soir dans des cassettes de nuit, puis déployées le matin. Cette étoffe luxueuse est déjà appelée ainsi au seizième siècle. Au dix -septième, le sens du mot s'élargit pour définir l'ensemble des objets de la garniture. Cependant, on désigne toujours le même tissu par le nom de "toilette". Ce serait au dix -huitième siècle que le mot de ‘toilette' nomme en plus le meuble sur lequel on place ce qui est nécessaire à se parer. L'ensemble comporte ici un miroir de table, deux coffrets ovales, deux pots à crème, deux petits plateaux. Ils sont gainés de velours pourpre souligné de galons d'argent. LA TOILETTE AU XVIIE SIECLE. Dans la Gravure de Grégoire Huret (Lyon 1606-1670) intitulée "La Veue". Le sujet est une allégorie de la Vue, avec une femme se contemplant devant un miroir. On reconnaît derrière elle sa table de toilette. Dessus est posée une toile doublée sur le pourtour d'un volant en dentelle. Une boîte y est posée avec d'autres objets de toilette. » © Aguttes.
coffretdetoiletteminiature300Photographie de gauche : « COFFRET MINIATURE Argent gravé et doré H: 2,2 cm - L: 6 cm - P: 3,9 cm Allemagne (Augsbourg) - Fin du XVIIème siècle Bon état En forme de coffret de toilette miniaturisé, cette petite boîte de forme rectangulaire repose sur quatre pieds en boules aplaties et ouvre en façade par un petit bouton libérant un ressort. Le dessus et les côtés sont finement gravés de rais de coeur et de guillochis. Son dessous est insculpé du poinçon de la ville d'Augsbourg, de l'orfèvre I L ainsi que d'un zig -zag de contrôle du titre. » © Aguttes.

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Céramiques du XVIIIe siècle

grande-fontaine-applique-500Les jolies ventes parisiennes sont nombreuses en cette période, avant les vacances estivales. Voici présentées des céramiques du XVIIIe siècle provenant de deux ventes.

Photographie de gauche : « MOUSTIERS. Grande fontaine d’applique, à décor polychrome au centre d’une naïade chevauchant un dauphin et déversant de l’eau d’un vase. Elle est surmontée de deux enfants entourant une coquille sur les bords. Une grenouille est posée sur le déversoir. Sur les côtés, quadrillés bleus et jaunes et lambrequins et glands en relief. XVIIIe siècle. Haut. : 48,5 cm. (Têtes recollées et accidents). » ©Audap-Mirabaud. Vente du vendredi 24 mai à Drouot-Richelieu.

AssietteRouen300Photographie de droite : « Important plat circulaire en faïence de Rouen à décor bleu et blanc de fleurs et de feuillages avec cercle rayonnant au centre XVIIIe siècle. (Accidents). Diamètre: 49 cm. » © Beaussant Lefèvre. Vente du lundi 27 mai à Drouot-Richelieu. Mobilier du château Daubeuf (Seine-Maritime).

Photographies du dessous : « CHINE. Pot à pinceaux dit 'Pitong', à décor animé en camaïeu bleu de paysages de montagne avec rivière et deux personnages devisant sur un pont. Sur l’autre face, instruments chinois porte-bonheur avec vases fleuris, rouleaux, brûle-parfum et plumes de paon. Entre ces scènes larges bandeaux de croisillons. XVIIIe siècle. Haut. : 16 cm ; Diam. : 19 cm. » © Audap-Mirabaud. Vente du vendredi 24 mai à Drouot-Richelieu.
pot-pinceaux-dit-pitong-2-300-2.gifPhotographie du dessous : « ROUEN. Bannette octogonale, à décor au centre sur fond ocre niellé d’une frise de putti danseurs et musiciens dans le goût de Brebiette. Sur l’aile et la chute, larges guirlandes de fleurs rouges, feuillages bleus et lambrequins fleuris. Décor inspiré d’un dessin de Pierre Brebiette (1598-1650) non identifié. XVIIIe siècle. Long. : 41, 4 cm ; Larg. : 30 cm. (Anciennes réparations sur le bord et manque les anses). Porte une étiquette Collection Henri Gautier. ©
Audap-Mirabaud. Vente du vendredi 24 mai à Drouot-Richelieu.bannette-octogonale-637

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La Madame de bijoux de 1829

LaMadameDeBijoux300lmPhotographies : Assiette de la première moitié du XIXe siècle de Choisy-le-Roi intitulée "La Mde. de bijoux 2". Le style du personnage est celui de 1827-1829.

LaMadameDeBijoux2-300lm© Article et photographies LM

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Couturières parisiennes du XIXe siècle

CouturieresParisennes2-300lmPhotographies : Assiette représentant des « Couturières parisiennes » prenant des mesures de tissu. Elles portent des crinolines et d'autres crinolines juponnées sont visibles dans le fond. Cet objet d'époque est non seulement intéressant pour son thème mais aussi pour le motif de véritable dentelle du XIXe siècle qui entoure le médaillon. Assiette de D. Johnston J. Vieillard & Cie de Bordeaux datant de vers 1865.

© Article et photographies LM

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La sylphide

Sylphides439lmPhotographies : « Les Sylphides, Nocturne – Musique de P. d'Alvimare. » in Le Luth Français. Almanach Lyrique, Dédié aux Dames. Paris, Louis Janet, 1822.

Cet article suit celui intitulé Sylphes et sylphides. Si la sylphide est un génie féminin élémentaire de l'air, son nom sert aussi à désigner une jolie femme, à la taille mince, aux airs et à la beauté profondément gracieux. Son agrément est si délicat qu'il semble irréel, merveilleux.

SylphidesGravureDetail452lm© Article et photographies LM

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Les porcelaines de Sèvres et Meissen

SevreMeissen580Dans le cadre des 'mercredis de Breteuil', la maison de vente aux enchères Osenat présente le 15 Mai à 18h30 au 66 avenue de Breteuil dans le septième arrondissement de Paris une conférence intitulée Sèvres ou Meissen que choisir ? de Manuela Finaz de Villaine, expert en céramiques anciennes et membre du syndicat français des experts professionnels en œuvres d’art. « Manuela Finaz abordera les différences entre la porcelaine de Sèvres et la porcelaine de Meissen ainsi que leurs places sur le marché de l’art actuellement. »

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La Beauté et la Sagesse

Beaute&SagesseTitre500lmPhotographie : Una Cosa Rara ; ossia Bellezza, ed Onesta, Drama gioco per musica in due atti, Une Chose Rare ; ou La Beauté et la Sagesse, Opéra comique, en deux actes. Représenté sur le Thépatre de la rue Feydeau, en Novembre 1791 (Paris, Imprimerie de L. P. Couret, 1791).

Cette pièce visible ici possède un titre évocateur. N'est-ce pas l'idéal lorsque la beauté se joint à la sagesse ? Est-ce qu'une beauté sans esprit est vraiment belle ?

© Article et photographie LM

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Fabrique de crinolines

FabriqueDeCrinoline2-500lmPhotographies : « Fabrique de crinolines. - La pose des cerceaux, d'après un croquis de M. Bach » Estampe provenant d'une page de L'Univers illustré de 1865, avec pour texte :

FabriqueDeCrinoline2b300lm« FABRICATION DES CRINOLINES – On se rendrait difficilement compte de l'extension qu'a prise la fabrication des crinolines, ou pour mieux dire des cages, car l'acier a depuis longtemps remplacé complètement le crin dans cet appendice indispensable du costume féminin. Une seule maison, la maison Thompson, l'inventeur de la jupe-cage qui porte son nom, a des fabriques à Paris, à Londres, à New-York, à Bruxelles, enfin à Weipert et à Annaberg en Allemagne. Nous n'entrerons pas ici dans les détails de la fabrication. L'atelier dont nous donnons une vue suffit à en faire comprendre la partie principale, qui consiste à disposer autour du châssis en bois le cercle d'acier que l'ouvrière déroule d'une bobine placée à l'extrémité supérieure du mannequin sur lequel elle travaille. Quelques chiffres satisferont mieux encore les curieux et feront entendre plus clairement que toutes les déclamations des moralistes l'importance d'une des mille et une fantaisies de la mode actuelle.

La maison Thompson fabrique vingt sortes de cages, dont chacune a jusqu'à seize numéros différents. Le nombre des cerceaux varie en quatre et quarante. L'établissement d'Annaberg, le plus important, consomme par semaine un demi-million  d'oeillets et de clous rivés, trois cent soixante mille aunes de ruban, et quinze mille livres d'acier laminé et détaillé en bandes fines de manière à former une longueur de neuf cent mille aunes [ce qui équivaut à 1 175 745 km soit plus de 29 fois le tour (périmètre équatorial) de la terre et cela pour une seule fabrique et par semaine] !

En retour, la fabrique produit, dans le même espace de temps, de mille à douze cents douzaines de cages, confectionnées par quatre cents ouvrières travaillant à leurs pièces. Le total des cages fournies par les diverses fabriques de la maison Thompson en France, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre et en Amérique, atteint par semaine le chiffre formidable de cinq à six mille douzaines, soit par an quelque trois cent mille douzaines de cages. En vérité, c'est une admirable chose que la mode, et le commerce a beau jeu de spéculer sur me luxe effréné des femmes !

P. Dick. »

Photographie du dessous : « La ville de Paris voulant englober la banlieue. » Le Charivari, série « Actualités ». 

CrinolineLaVilleDeParis300lmPhotographies du dessous et de gauche à droite : 

« Influence du temps sur les modes de 1860. Les robes comme on les portait cette année à Longchamps ». Le Charivari, série « Actualités ».

« Excellent moyen d'arriver au bal sans être chiffonnée. » Le Charivari, série « Actualités », 1858.

CrinolinesA2-300

Photographies du dessous :
A gauche :
La toilette de Paris, sans date.
A droite : La toilette de Paris, 1851.

1870-1851-300lm© Article et photographies LM

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Encoignures

2encoignuresbasses300Photographie du dessus : « Paire de grandes encoignures en placage d'amarante ouvrant par deux vantaux, façade en arbalète. Ornementation de bronzes dorés, certains rapportés. Plateau 2grandesencoignures300de marbre rouge veiné blanc. Époque Régence (quelques manques au placage). Hauteur: 102 cm - Largeur: 75 cm - Profondeur: 56 cm. » Vente Fraysse & Associés du mercredi 15 mai 2013 à Paris

L'encoignure est un meuble d'angle. Cet article en présente quelques-uns provenant de ventes aux enchères des 15 et 16 mai prochains en France.

Encoignureenlaque300Photographie de gauche : « Paire d'encoignures en hauteur en bois, en placage de bois de rose ouvrant par deux portes pleines. Époque Louis XVI (manque de placage, accident à un marbre). Dessus de marbre rouge veiné. Hauteur : 170 cm – Longueur : environ 84 cm - Profondeur: 46 cm. » Vente Fraysse & Associés du jeudi 16 mai 2013 à Paris.

Photographie de droite : « Encoignure en laque européen dans le goût de la Chine, noir  et or, à décor de personnages dans une perspective paysagée, animée d'oiseaux. Elle ouvre par une porte. Montants arrondis, pieds cambrés. XVIIIe siècle. Plateau de marbre brèche d'Alep. H: 86 - L: 61 - P: 41 cm » Vente Aguttes du jeudi 16 mai 2013 à Lyon – Brotteaux.
Photographie du dessous : Pour finir et dans un tout autre registre, voici une scène 'vieille France' : « " Le déjeuner de mariage ". Huile sur toile, signée et datée 1899 en bas à gauche », de Charles Oury. Elle fait 99 x 93 cm. Vente Fraysse & Associés du mercredi 15 mai 2013 à Paris.LeDejeunerdeMariage574

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Merveilleuses & merveilleux