Le Cours de la Reine

CourLaReinerecadre640lmPhotographies : « Prosp[ect] du Cours de la Reine Mère » Un prospect est un paysage que l'on peut voir d'un lieu, une vue, une perspective (qui se dit en latin prospectum). Ici il s'agit de l'entrée du Cours la Reine. CourLaReinefiligranepapier200lmLa photographie de droite représente le filigrane du papier de la gravure qui est en forme de 'roi soleil'.

Il est déjà largement question du Cours de la Reine dans un précédent article nommé : Le Cours : L'empire des oeillades, l'un des lieux de l'élégance française où l'on fauche le persil, le Cours-la-Reine, les Champs Élysées ... Ce lieu est important en particulier pour la mode du XVIIe siècle.

Dans Les Curiosités de Paris, de Versailles, Marly, Vincennes, Saint-Cloud, et des environs (Saugrain, 1742), Claude-Marin Saugrain (1679-1750) décrit le Cours de la Reine (la nouvelle édition de 1771 est visible ici) : « Ce nom lui vient de Marie de Médicis, qui y fit planter dix-huit cents ormes. Il est formé par une grande allée, et par deux plus petites aux deux côtés : ce cours a dix-huit cents pas de long, et vingt toises de largeur ; il y avait d'espace en espace des puits ou réservoirs, d'où l'on tirait l'eau pour l’arroser. Six carrosses de front pourraient se promener dans la grande allée sans se toucher. Le milieu en est marqué par deux demi-cercles, qui forment une espèce de rondeur, que l’on appelle la Lune du Cours, Il y a à l'entrée deux portes grillées, l’une pour entrer, et l'autre nouvellement faite pour sortir : l'autre extrémité est aussi fermée par une porte grillée. C'est un véritable plaisir, et même qui surprend, d'y voir en été un nombre infini de gens de qualité qui s'y promènent en carrosse ; c'est à qui s'y fera le plus remarquer par l'éclat, le faste et la galanterie. Les arbres du Cours étant sur leur retour, on les a renouvelés. » Dans un plan de 1672 visible ici on distingue parfaitement cet endroit.

CourLaReinedetail640lm© Article et photographies LM