Du 21 mai au 30 août les musées Gadagne (1 place du petit collège dans le vieux Lyon) présentent une nouvelle exposition temporaire : Roses ! Une histoire lyonnaise.
Près de trois cents dessins, manuscrits, publicités, chromolithographies, tableaux et objets ont été sélectionnés pour cette manifestation. Cela est complété par des dispositifs olfactifs, des vidéos témoignages, des démonstrations de rosiéristes et un mur d’images sur les variétés lyonnaises.
« Pas moins de 3000 roses sont crées à Lyon au 19e siècle : la ville connaît alors une véritable effervescence et la renommée des rosiéristes lyonnais devient mondiale.
La rose à Lyon, c’est une formidable histoire de familles et de passionnés qui ont créé et commercialisé ces roses dans le monde entier, une histoire notamment liée à Joséphine de Beauharnais qui fera don de sa collection de la Malmaison à la Ville.
La rose est aussi source d’inspiration pour les Beaux-arts et pour les créateurs des textiles de soie lyonnais et une matière première pour l’industrie de la cosmétique et du parfum implantée dans la capitale des Gaules. »
L'exposition suit six axes principaux :
- « Une approche historique pour comprendre l’origine des roses sur le globe, leur implantation à Lyon et l’essor remarquable de la production lyonnaise » ;
- « Les fondamentaux de la botanique pour appréhender les roses et apprécier leurs spécificités : formes, couleurs, taille, parfum, physionomie, noms, développement (de la graine à la fleur) » ;
- « Le métier de rosiériste et les spécificités de Lyon : les grandes dynasties (Meilland, Guillot, Ducher), la formation et transmission familiale, l’impact sur l’économie et l’espace urbain, les nouvelles techniques (hybridation, greffe) et la recherche sur le génome de la rose (ENS Lyon) » ;
- « La rose comme modèle dans les Beaux-arts et dans les productions de soie à Lyon » ;
- « La rose, matière première dans l’industrie cosmétique et le parfum » ;
- « Les enjeux actuels autour de la rose à Lyon ».
Si Lyon est connue pour être la capitale des Gaules, pour sa gastronomie, sa soierie, ses grands entrepreneurs (comme les Lumières...), c'est aussi un lieu très important pour l'étude des plantes médicinales et la fabrication de médicaments. Pas étonnant que les roses y soient à l'honneur !
Photographie de gauche : « Rose Étoile de Lyon, Guillot fils 1881, extrait du Journal des roses (parution entre 1877 et 1914). © Jardin botanique-Lyon. »
Photographie de droite : « Lyon-Rose, Pernet-Ducher, 1907. © Photo Pierrick Eberhard. »
Photographie ci-dessous : « Rose Madame Eugène Résal, P. Guillot 1859, extrait du Journal des roses. © Jardin botanique-Lyon. »








une collection parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses du monde, constituée de gemmes, cristaux, roches, minéraux, météorites et œuvres d'art en relation avec ceux-ci. « Depuis bientôt 400 ans, ce sont près de 130 000 spécimens qui ont été acquis, partout dans le monde, grâce à des expéditions naturalistes, des dons, des achats ou par le mécénat. La majeure partie de ces échantillons est conservée dans la Galerie de Minéralogie et de Géologie, premier bâtiment construit en France pour être véritablement un musée entre 1833 et 1839. »









Les fonds des musées d'Angers, « en particulier ceux du musée des Beaux-Arts et du musée Pincé, proviennent d’ensembles légués par de grands collectionneurs angevins au XIXe siècle. » Ainsi l’exposition propose « un nouvel éclairage sur ces artistes, antiquaires, archéologues et collectionneurs angevins du XIX e siècle que l’Ailleurs fascinait ». Elle suit un parcours depuis 'l’anticomanie' de la fin du XVIIIe siècle « aux collections exotiques du bout du monde du début du XX e siècle » : les goûts d'alors pour l'Italie, la Grèce, l’Égypte, L'Extrême-Orient et les Amériques, le patrimoine national (antiquités gallo-romaines, Moyen-âge) etc..














L’exposition
On pense que ce second a rarement été religieux, contrairement au premier qui l'a été le plus souvent. Pourtant l'origine du théâtre occidental l'est. Il est né durant l'Antiquité de rituels liés à Dionysos. Il a gardé cette vocation liturgique pendant toute l'Antiquité, un autel (comme à l'église) placé au milieu de celui-ci le rappelant. Au Moyen-âge il réapparaît dans les églises, puis sur son parvis et sous la forme de mystères chrétiens. Finalement c'est la Renaissance qui, en redécouvrant le théâtre antique aux XVe/XVIe siècles, oublie son caractère religieux et abandonne le masque qui est porté pendant toute l'Antiquité et au Moyen-âge. Le masque reste lui très présent dans le théâtre asiatique quand le maquillage ne le remplace pas. Il représente le plus souvent une divinité ou un être légendaire. Dans le théâtre antique il est en particulier en relation avec les ancêtres. Il sert aussi de talisman afin d'éloigner les négativités, cristallisant en lui toutes les passions en les exprimant de manière cathartique (purification des passions par leur exagération). Cette fonction cathartique est aux fondements du drame. Le théâtre médiéval suit cela en représentant la passion du Christ et son 'mystère'. Le cœur des églises lui-même rappelle la scène du théâtre antique avec ses trois portes (la Trinité) et son autel. Le rituel anthropophage de l'eucharistie et la communion est le moment culminant de cette passion.

Je n'y connais absolument rien en art africain. Esthétiquement je ne me sens pas proche de celui-ci ; tout en sachant que le sentiment esthétique dépend aussi de l'éducation, du lieu de naissance et de croissance et d'autres facteurs propres à chacun. Une femme de Côte d'Ivoire me disait récemment que les canons esthétiques ne sont pas les mêmes pour tous. Certains apprécient les lèvres charnues, les fesses proéminentes etc. Elle me disait aussi une chose intéressante : que nombre de jeunes de Côte d'ivoire de descendance royale dans leur région l'ont quittée pour venir en France afin de faire leurs preuves, où ils sont souvent confrontés à une vie très dure, sans pouvoir retourner dans leur famille qui les a reniés après leur départ. Souvent ces personnes sont détentrices d'une tradition et lignée très profondes… chacun une véritable encyclopédie spécifique. M'étant intéressé au Tibet, la dernière grande civilisation du monde à s'être ouverte à lui, je me suis rendu compte combien la profondeur d'une culture pouvait dégénérer, ou le contraire, simplement selon l'image que l'on s'en fait dans son esprit et celle que les autres nous projettent. Ainsi un véritable paradis peut sembler être un lieu barbare pour certains, un sage passer pour un fou ou je ne sais... Par exemple pouvons-nous ne serait-ce qu'imaginer ce qu'était ce qu'on appelle 'l'Âge d'Or' ? Je n'y connais donc rien en art africain, mais comme il me semble qu'il est attaché à sa terre de naissance, à son patrimoine, son imaginaire, sa société, les rythmes communs propres à des entités géographiques, sociales, culturelles particulières... et pour l'histoire commune que l'Afrique partage avec l'Occident, et en particulier pour l'Afrique francophone : la France, je trouve important de parler ici de l'exposition que je n'ai cependant pas encore vue : 

une partie d'un cadre d'un tableau, un coffret contenant des flacons de senteurs et une boite à poudre. La jeune femme est en déshabillé. À gauche se trouve un flacon en verre de la fin du XVIIe siècle et derrière un coffret de vers 1750 en bois de Sainte-Lucie, « assemblé, sculpté et gravé ».






Photographie ci-dessus : Statue d'une Victoire dans la cour du musée Carnavalet.
Cette exposition peut être vue à différents niveaux : histoires de l'art, des mœurs, de Paris, des arts décoratifs, de la mode, de l'architecture, grandes histoires, petites histoires ... Pour ma part j'ai été sensible à tout cela mais surtout intéressé par voir les parisiens de cette époque dans leur milieu, et par la partie sur les divertissements avec quelques gravures de merveilleuses et incroyables au Palais-Royal, au jardin des Tuileries, à la promenade des Champs-Élysées, au parc de Tivoli, durant le carnaval etc.






