Napoléon et Paris : rêves d'une capitale.

Photographie ci-dessus : Statue d'une Victoire dans la cour du musée Carnavalet.

Deux cents ans après la fin du Premier Empire, l'exposition Napoléon et Paris : rêves d'une capitale au musée Carnavalet explore, du 8 avril au 30 août, les relations de Napoléon et Paris à travers la présentation de 134 gravures, une centaine de monnaies et médailles, 53 peintures, plusieurs dizaines de plans d'architecture, 8 costumes, 7 œuvres photographiques et 5 maquettes.

Cette exposition peut être vue à différents niveaux : histoires de l'art, des mœurs, de Paris, des arts décoratifs, de la mode, de l'architecture, grandes histoires, petites histoires ... Pour ma part j'ai été sensible à tout cela mais surtout intéressé par voir les parisiens de cette époque dans leur milieu, et par la partie sur les divertissements avec quelques gravures de merveilleuses et incroyables au Palais-Royal, au jardin des Tuileries, à la promenade des Champs-Élysées, au parc de Tivoli, durant le carnaval etc.

Photographie de gauche : « Anonyme, Les musards de la rue du Coq, ou La boutique du marchand d'estampe Martinet, vers 1810. Eau-forte coloriée de 21,9 x 37 cm. © Musée Carnavalet / Roger- Viollet. »

Photographie de droite : « Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), Nécessaire de campagne de Napoléon Ier. Coffret : cajou marqueté de laiton ; intérieur compartimenté en acajou sculpté, garniture de maroquin vert ; objet en vermeil, argent, cristal, porcelaine, écaille, ébène, ivoire, acier, cuir, soie Dimensions du coffret : H 18 cm, L 52 cm, Pr 36 cm. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Les photographies ci-dessous ont été prises dans l'exposition.

Photographie ci-dessous : « Le Suprême Bon Ton. Café du Jardin des Tuileries. » Eau-forte coloriée. Musée Carnavalet.

Photographies ci-dessous: À gauche - Table de toilette Premier Empire. Au centre - Robe parée à motifs d'ananas du Premier Empire conservée au Palais Galliera (Musée de la Mode de la Ville de Paris) comme le Châle en cachemire (détail) - à droite -, de 1810-1820.

Photographie ci-dessous : « Etienne Bouhot (1780-1862), La fontaine et la place du Châtelet, 1810. Huile sur toile 81 x 99 cm. » Musée Carnavalet.

Photographie ci-dessous : Détail de La Pompe du Cours-la-Reine, 1802. Huile sur toile du peintre Bizard, 1802.

Photographie ci-dessous : Détail de « Le passage des Panoramas, théâtre des Variétés. Consulat. Gouache. Depuis la fin du Directoire, les passages sont devenus l'une des composantes du paysage de la capitale, autant appréciés des Parisiens que des visiteurs étrangers. Ils se multiplient sous le Consulat et l'Empire. Celui dit " des Panoramas " fut édité au début du XIXe siècle, près du boulevard Montmartre et du théâtre des variétés, devenant rapidement un endroit très animé. Musée Carnavalet. »

Cette exposition est aussi l'occasion de (re)visiter le Musée Carnavalet consacré à l'histoire de Paris, avant sa fermeture pour trois années à partir de la fin 2016, ce dont il sera question dans un prochain article … et même peut-être deux.

Le musée Carnavalet présente, en parallèle de l'exposition sur Napoléon et Paris, une autre, plus petite, du 8 avril au 30 août, intitulée Le congrès de Vienne : L'invention d'une nouvelle Europe, Paris - Vienne, 1814-1815, avec d'intéressants documents sur une époque difficile pour la France, occupée par les 'alliés' (russes, autrichiens, prussiens, anglais ...) qui entrent dans le pays en 1814 et 1815 (après la défaite de la bataille de Waterloo) et placent Louis XVIII sur le trône de France.

Les photographies ci-dessous ont été prises dans cette exposition.

Photographies ci-dessous : À gauche - « Instrument de ratification britannique du traité de paix entre la France et le Royaume-Uni. Carlton House, 11 juin 1814. Cahier vélin, dans un portefeuille brodé. Sceau manquant. » À droite - « Instrument de ratification du traité de paix entre la France et le Royaume-Uni. Londres, 10 janvier 1816. Cahier vélin, dans un portefeuille de velours rouge brodé. Première et quatrième de couverture richement brodées de fils d'or. Sceau appendu en cire marron dans une boîte en métal doré sur cordons de fils soie et or . »

Photographie ci-dessous: Oeuvre d'art en exposition temporaire au musée Carnavalet.