Musée national des arts et traditions populaires

Alors que Paris s’enorgueillit d'un Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (Musée du quai Branly) depuis 2006 et d'un nouveau Musée de l'Homme depuis 2015, plus aucun musée parisien ne survit témoignant des arts populaires de France et de son folklore, de la société française rurale, artisanale et traditionnelle. Son ancien Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), fondé en 1937, a été fermé en 2005. Ses collections ont été transférées au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée qui a ouvert en 2013 à Marseille. Cela en dit long sur la motivation de certains dirigeants culturels à conserver le patrimoine populaire français.

Photographie : Boîte Bergamote du début du XIXe siècle.

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Un premier étage moderne de la Tour Eiffel

Je reviens sur les constructions modernes à l'intérieur de bâtiments anciens publics. Celles-ci sont innombrables et passent toutes comme une lettre à la Poste. Parfois c'est au nom de l'accueil du public, parfois au nom de l'art contemporain ou je ne sais quoi. Un nouvel exemple parmi beaucoup d'autres celui du premier étage de la tour Eiffel. En 2013 des escaliers d'époque ont été enlevés ainsi que de nombreux éléments architecturaux, et toute une nouvelle architecture faite de verre et d'autres matériaux a complètement dénaturé le premier étage qui n'a sans doute pas été le seul a subir des destructions dans ce bâtiment. Ce n'est pas la première atteinte grave sur cet édifice. Par exemple en 1986 on a démonté certaines parties de la Tour Eiffel dont un escalier en colimaçon qui, à l'origine, montait jusqu'au sommet. Celui-ci a été « découpé en 22 tronçons dont 21 ont été vendus aux enchères, et achetés pour la plupart par des collectionneurs américains » (Wikipédia). En 2013 ce vandalisme a eu lieu en particulier pour y installer un restaurant privé : le restaurant 58 Tour Eiffel appartenant à la société l'Affiche SA qui est une filiale du Groupe Riem Becker.

Il est important de prendre soin des bâtiments anciens comme on le fait des objets ou œuvres d'art, c'est à dire en restaurant si cela est nécessaire mais au plus près de leur état d'origine. Mettre de l'architecture moderne que j'appelle RER (c'est à dire seulement fonctionnelle) dégrade ces sites, leur faisant perdre leur âme, et petit à petit cela décrédibilise le patrimoine français et de ce fait son intérêt touristique !

Photographies ci-dessous : Première étage de la Tour Eiffel aujourd'hui et en dessous à l'origine.

Photographies ci-dessous provenant du site Lemoniteur.fr montrant l'intérieur du première étage de la Tour Eiffel tel qu'aménagé en 2013. Comme on le voit des architectures modernes ont remplacé les anciennes dénaturant le lieu.

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La dangereuse marche en avant des fondations privées

Petit à petit le patrimoine public se privatise, encouragé par le Gouvernement et le Ministère de la Culture. Je crois être le seul à parler de ce phénomène très inquiétant par exemple dans cet article Les jeudis du mécénat, ou comment le service public culturel organise son retrait ou dans celui-là : Fondation du patrimoine : le patrimoine de villes entières 'offert' à une fondation privée. Samedi dernier La Tribune de l'Art, dont son créateur Didier Rykner semblait être un des rares journalistes à défendre avec ténacité notre patrimoine notamment public, vient d'annoncer dans sa lettre d'information que son organisation travaille à créer une « fondation dans le domaine du patrimoine, qui serait abritée par la Fondation du Patrimoine. » Tout fout le camp... Il vaut mieux en rire qu'en pleurer... tant que l'on peut encore en rire !

Je rappelle à M. Rykner que pro bono est l'abréviation de l’expression latine pro bono publico : 'pour le bien public'.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (17) : Quelques améliorations.

 

Photographies : La première partie, sur l'art,  du projet de loi n'a pas suscité de réelles réactions au Sénat. Ce n'est pas le cas pour moi qui m'intéresse à l'art, et qui suis sidéré par l'évolution de l'art contemporain ces cinquante dernières années et les choix du Gouvernement, de la mairie de Paris et d'autres instances publiques le concernant. Cette première partie du projet de loi commence en affirmant que la création artistique est libre. Ensuite le Ministère de la Culture explique comment il souhaite l'encadrer, l'enfermer dans un système politique de soutiens, de labels, de médiateurs etc. Puis le texte nous plonge dans la technocratie de contrats, avant de délimiter précisément ce qui peut être considéré comme un artiste amateur etc. Ah le doux parfum de la liberté !!!

Le passage au Sénat du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine a été de bien meilleure qualité qu'à l'Assemblée nationale. Je reviendrai dans d'autres articles sur des questions soulevées par les sénateurs avec même certaines nouvelles informations apportées par ceux-ci.

Voici quelques-unes des avancées apportées par le Sénat que j'ai repérées :

- Changement de nom mais aussi d'optique des « cités historiques » en « sites patrimoniaux protégés » se rapprochant de la dénomination originelle de « sites et espaces protégés ».

- Installation de garde-fous en imposant des « plans de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine ».

- Suppression de l'article 30 habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnances, c'est à dire en dehors de tous débats, d'une manière anti-démocratique. Il est à peu près certain que le Gouvernement reviendra sur cela... mais espérons que non !

Le Sénat a particulièrement travaillé sur la délimitation des abords de monuments historiques et le classement au titre des sites patrimoniaux protégés. Malheureusement la situation reste absconse et beaucoup moins protectrice qu'originellement.

Il y a eu de longs débats sur un amendement très intéressant proposant de rendre les domaines nationaux inconstructibles. Finalement il a été choisi d'inscrire que « [Les parties d’un domaine national qui appartiennent à l’État ou à l’un de ses établissements publics] sont inconstructibles, à l’exception des bâtiments ou structures strictement nécessaires à leur entretien, à leur visite par le public ou s’inscrivant dans un projet de restitution architecturale ou de création artistique. » C'est une évolution positive si elle reste jusqu'au bout (il y a un second passage aux deux assemblées et une réunion de commission mixte paritaire qui peuvent encore changer la donne). Mais cette disposition n'est pas formulée correctement et n'empêchera pas, ainsi écrite, que l'on continue à casser de l'ancien d'exception et à construire du neuf en plein milieu, comme je l'ai montré dans de très nombreux articles de ce blog, ce que je vais continuer de faire. L'important serait d'empêcher les dégâts irrémédiables occasionnés à ces bâtiments, lieux et monuments anciens. Lorsque je me promène dans Paris je vois partout ce qui est habillé de jolis termes mais qui consiste le plus souvent en des destructions comme « réhabilitation d'un immeuble classé » etc.

Pour finir cet article voici quelques chiffres qui donnent le tournis et me laissent dubitatif. Rien qu'à l'hémicycle du Sénat il a été déposé sur ce texte plus d'un demi-millier amendements vus au milieu de bancs vides et dans des conditions extrêmes de débats avec des séances changeant constamment d'horaires et certaines se déroulant la nuit.

Première lecture

- à Assemblée nationale :
En commission 451 amendements déposés, 76 adoptés, 21 amendements du Gouvernement ;
Aux séances 476 amendements déposés, 155 adoptés, 26 amendements du Gouvernement.

- au Sénat :
En commission 325 amendements déposés, 180 adoptés, 0 amendements du Gouvernement ;
Aux séances 532 amendements déposés, 116 adoptés, 40 amendements du Gouvernement.

Au total pour cette première lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat on compte donc :
1784 amendements proposés, 527 adoptés et 87 amendements du Gouvernement, ce qui est énorme, et montre combien ce projet de loi a été écrit en dépit du bon sens.

La conclusion sur cette première lecture au Sénat se fera le mardi 1er mars à 15h15, et le vote aura lieu le même jour à 16h30. Il sera possible d'assister en direct à cette conclusion ici : http://videos.senat.fr/video/seance_direct.html, en attendant la seconde lecture à l'Assemblée nationale puis le retour du projet de loi au Sénat.

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Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien

 

 

L'exposition Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien a commencé au Musée des Arts et Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (Musée du quai Branly) le 16 février, et se poursuivra jusqu'au 15 mai 2016. C'est un nouveau moment important que nous offre ce musée avec ce sujet.

Un jour j'ai demandé à une hôtesse de l'air de mes connaissances ayant voyagé dans le monde entier, quels étaient les plus beaux pays où elle s'était rendue. Elle m'a répondu l’Équateur et je crois le Kenya. Cette contrée d'Amérique latine doit être particulièrement belle ! C'est aussi un pays qui dernièrement nous a très agréablement surpris avec son président (jusqu'en 2017), Rafael Vicente Correa Delgado, qui est peut-être le seul au monde à avoir refusé d'enterrer son pays sous une dette qui permet aux pouvoirs financiers mondiaux de tenir les pays sous leur joug, comme en France. Dès son premier mandat celui-ci a simplement communiqué que la dette extérieure ne serait pas honorée par son pays, ce qui lui a permis de faire drastiquement baisser son taux et de la racheter. C'est aussi le seul pays à avoir accepté de protéger Julian Assange dans son ambassade de Londres !

Mais revenons-en à l'exposition. Je l'ai parcourue dans ses détails. Elle a été conçue par l’archéologue équatorien Santiago Ontaneda-Luciano, qui a rassemblé ici 265 objets d'avant la conquête espagnol (vers 1532) datant pour la plupart entre 500 avant J.C. et 500 après. Ils appartiennent à quatre cultures de la côte équatorienne : Chorrera, Bahia, Jama-Coaque et Tolita, et sont issus des collections des musées nationaux de Guayaquil et Quito.

Cette exposition est centrée sur le chamanisme qui avait un rôle primordial dans ces sociétés. Ce qui est étonnant c'est que la plupart des objets présentés sont des céramiques. Ils sont issus de la Terre, Pachamama, qui comme l'écrit le directeur du musée en introduction du dossier de presse est « considérée comme une mère, pourvoyant aux besoins de l’être humain et devant être traitée avec respect et honneur ». La plupart de ces terres cuites contiennent des trous ; certaines ont été volontairement rituellement cassées (les bras par exemple) ; enfin la plupart étaient utilisées... vivaient ; on pouvait en soutirer des sons, même une âme et avaient des usages rituels. Lors de la présentation aux journalistes de l'exposition, des démonstrations de l'utilisation de tels objets nous ont été offertes, redonnant vie à ces céramiques utilisées aussi pour leur musique et sans aucun doute pour beaucoup d'autres usages religieux... magiques.

L'exposition commence par nous expliquer la mythologie de cette 'religion naturelle' dans ses fondements et sa division en trois mondes : « Le monde extérieur ou céleste, composé des astres. L’inframonde ou le monde intérieur, peuplé de défunts, d’esprits des montagnes, grottes et cascades représentés par des êtres mythiques. Enfin, au milieu de ces deux mondes, le monde terrestre, celui des êtres humains et des animaux. » À travers les premiers objets révélés ce sont les âmes mythiques des animaux coutumiers ou chimériques qui sont dévoilées.

La seconde partie est centrée sur « le savoir sacré ». Comme il est écrit : « Le savoir sacré conférait au chamane un autre niveau de conscience. Le processus mental à l'oeuvre était destiné à éliminer l'ego, et à réduire la conscience ordinaire pour l'homme, du corps physique et des cinq sens qui lui donnait accès à la connaissance d'une autre dimension de la réalité. Les chamanes étaient donc les détenteurs d'une conscience incorporée, intégrée et active de sorte que c'était toujours elle qui s'exprimait, agissait et commandait. » Pour illustrer cela on commence par des personnages prenant des poses de méditation. J'y ai retrouvé des exercices de yoga à la manière de ceux pratiqués en Inde ou au Tibet, de véritables outils de passage vers des réalités autres ou peut-être plus sûrement d'autres réalités de notre esprit.

Les objets rappelant l'usage des plantes sacrées sont encore des témoignages de telles pratiques. C'était amusant d'écouter le commissaire de l'exposition nous expliquer la manière d'utiliser la coca ou d'autres plantes hallucinogènes.

Ensuite on nous transporte dans l'art de la parure, du chamane orfèvre, des lieux de culte.

Après le savoir sacré, il est question de l'exercice de ce savoir à travers des rites d'initiation, des rites sacrificiels, ou propitiatoires avec le chamane chasseur ou le chamane agriculteur.

On aborde, toujours avec des céramiques d'époque et des pbjets en pierre..., les rituels de guérison, l'astronomie, les rites funéraires et ceux où le chamane fait le lien avec la divinité. On apprend par exemple que certains miroirs servaient pour passer dans d'autres réalités !

On remarque que les femmes sont aussi présentes que les hommes et cela dans presque tous les types de représentations.

Afin de donner vie aux objets certains étaient couverts d'une peinture iridescente offrant des tons spéciaux à la lumière ou avec l'eau. C'était un autre moyen d'entrer en contemplation par ces céramiques sans doute utilisées comme outils de méditation lors de rituels.

Je dois dire que s'il n'y avait pas une partie sur les sacrifices humains où des guerriers ennemis étaient affamés puis sacrifiés, j'aurais trouvé les mœurs équatoriennes d'alors particulièrement belles dans leurs relations avec l'environnement. Ceci dit aujourd'hui encore les guerres sévissent et la peine de mort est toujours d'actualité dans des pays dits civilisés.

En annexe à cette exposition sont présentées de récentes découvertes en Amazonie occidentale équatorienne prouvant que se trouvent là aussi un autre berceau de civilisation.

Un peu plus loin sont exposées quelques photographies, de 1900-1930, rappelant la christianisation de ces peuplades, une christianisation qui est un épisode particulièrement triste dans leur histoire.

Personnellement j'ai toujours tanguer entre une 'philosophie naturelle' rappelant l'âge d'or, et une civilisation progressiste emprunte de justice ; deux civilisations qui pourraient n'en faire qu'une avec un peu d'intelligence.

C'est vraiment une chance de pouvoir ainsi voyager dans le temps et l'espace à travers cette exposition sur les Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien, comme on a pu le faire pour d'autres sujets dans ce musée ces dernières années avec le fleuve Amour, les arts de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Mayas, les Incas, etc.

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La boîte en toutes lettres : un abécédaire de la boîte romantique en France au 19ème siècle.

En 2015, Vincent Boirel nous a gratifié d'une exposition sur les Boîtes et coffrets romantiques au Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups - Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry (92). Collectionneur, il possède un ensemble de près de cinq-cents boîtes de l’époque romantique. Il vient d'écrire un livre sur ce sujet : La boîte en toutes lettres : un abécédaire de la boîte romantique en France au 19ème siècle. La préface est de M. Daniel Alcouffe, conservateur des objets d'art du musée du Louvre (1962-2004) et historien de l’art.

Il s'agit d'un abécédaire richement illustré (112 pages), décliné en vingt-six thématiques. Édité à compte d’auteur, cet ouvrage est en prévente pendant quarante-cinq jours sur le site de financement participatif : ulule.com. On souscrit en cliquant sur ce lien : http://fr.ulule.com/ouvrage-boites/

Tous ceux qui ont l'âme gandine devraient apprécier cet ouvrage que je n'ai bien sûr pas encore pu me procurer.

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Promenades-cueillettes

Vous êtes invités à mes promenades-cueillettes en forêt de la région parisienne chaque premier dimanche du mois. Celles-ci commenceront le dimanche 6 mars prochain et, si tout se passe bien, continueront jusqu'au mois de février 2017. Nous approcherons la nature en suivant son rythme, c'est-à-dire sur toute une année.

Mes connaissances dans la nature sont très limitées, mais cela ne m'empêche pas à l'occasion de ramasser en toute sécurité quelques plantes que je sais identifier.

Je rappelle qu'une promenade dans la forêt consiste simplement à marcher au milieu d'arbres. Il n'y a rien de fabuleux d'autre à attendre. S'arrêter parfois pour cueillir suppose un contact avec la terre (donc de se salir). Je ramasse aussi les orties. On peut se faire piquer par un insecte, bien qu'il n'y en ait plus beaucoup (comme les moustiques qui se font rares même dans des forêts parsemées de mares).

La promenade aura lieu quel que soit le temps (sauf orages ou conditions climatiques extrêmes). La pluie, le vent, le soleil, le froid, le chaud … tous les éléments dans la nature doivent être acceptés et font partie de la promenade ! Cependant il faut prendre ses précautions en ayant par exemple dans son sac un vêtement imperméable etc.
Pour ceux qui souhaite ramasser, un ou deux petits récipients sont nécessaires.

Ceux qui sont intéressés doivent s'inscrire en envoyant une demande à lamesure@lamesure.fr afin de recevoir les informations sur les sorties. Bien sûr il n'y a pas d'obligation de présence.

Les départs se feront des Halles à Paris. Nous emprunterons le RER, toutes les forêts visitées se situant près d'une gare RER. Pour ceux qui ont un 'passe Navigo' le trajet est gratuit le dimanche. Pour les autres il faut compter moins de quinze euros pour un aller-retour.

Comme il s'agit d'une promenade que je fais avec ou sans personnes, elle est gratuite ; mais je demande de respecter quelques règles afin qu'elle reste pour moi un plaisir :

- Avoir une santé permettant de faire plusieurs kilomètres dans la nature (sans se presser). Pour ceux qui peuvent le faire mais qui ont un problème de santé (jambe, cœur...) ils doivent me prévenir afin que je base mon rythme sur cela.

- Ne pas porter sur soi des signes ostentatoires d'appartenance à une religion, une secte ou une autre organisation, ni de faire du prosélytisme.

- Éteindre son téléphone portable dès le début de la promenade et le laisser ainsi jusqu'à la fin de celle-ci. Personnellement je n'ai pas de téléphone portable. Il faut donc être à l'heure au rendez-vous et me préevenir avant de votre présence.

- Ne pas trop sentir le parfum afin de pouvoir humer la nature.

- Restreindre les conversations uniquement sur le sujet de la nature, connaissances qu'il sera évidemment important de partager car je le répète les miennes sont réduites.

- Avoir un minimum le sens des responsabilités (ne pas ramasser n'importe quoi car certaines plantes sont vénéneuses).

Je préfère dire tout cela dès le début, car il est toujours préférable de prévenir que de guérir. Du reste la nature nous apprend cela. Mais j'espère ne décourager personne ;-)

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (16) : La résonance du vide.

Des améliorations sur un mauvais texte le rendent meilleur mais pas nécessairement bon. C'est vrai le Sénat a apporté de bonnes corrections au Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, mais ce n'est pas suffisant.

Et puis la messe est dite. D'abord il y a fort à parier que les principales nouvelles dispositions vont être retoquées par le Gouvernement à l'Assemblée nationale ou au dernier moment en Commission mixte paritaire. Ensuite ce texte reste vide ne répondant en rien aux grands défis culturels et patrimoniaux auxquels la France est confrontée. Et puis à quoi cela sert-il de discuter au Parlement français quand les décisions se prennent véritablement aujourd'hui au niveau européen ? Mme le ministre l'a dit elle-même : elle veut éviter toutes contradictions avec le droit européen ! Mais quelle est cette vision européenne ? Je pense que cela doit ressembler à un Louvre Lens nouveau centre d'une culture européenne de langue anglaise centrée sur le tourisme, le rendement et sa privatisation, avec plus d'espaces offerts aux entrepreneurs sans scrupules et moins de richesses consacrées à la transmission de notre patrimoine.

Toutes ces discussions au Parlement semblent aussi vides que les hémicycles dans lesquels elles se déroulent. On noie le poisson dans un déluge de technocratie afin de rendre le tout inapplicable pour mieux faire ce que l'on veut. Et au cas où, le Gouvernement se donne tout le loisir de rajouter des textes par décrets en dehors d'une discussion véritablement démocratique.

La résonance du vide c'est aussi un texte concocté par un ministre de la Culture, présenté par un second ministre de la Culture et finalement terminé par un troisième... sans que l'on distingue quelle est la stature culturelle de poids de chacun, ou plutôt de chacune (oui la parité ce n'est ni chez les ministres de la Culture de Gauche, ni sur le front des guerres, ni ni ni ni...).

La résonance du vide... culturel... c'est aussi, pour la première fois, dévoiler un nouveau gouvernement français sur Twitter, un site américain, ce qui en dit long sur ce que nous prépare le Traité transatlantique... notamment au niveau culturel. Le moyen-âge musulman a encore de beaux jours européens devant lui, lui qui se sent plus en avance que nos Croc-Magnons de Matignon (je dis Matignon parce que cela rime, mais je veux dire tous ceux qui pactisent avec tous les diables disponibles, en particulier les riches dictatures).

On est avec ce projet de loi au degré zéro du droit, de la création, de la politique. Je pense même que la politique est morte dans nos assemblées. La culture française n'a jamais été aussi basse dans toute son histoire.

À notre époque deux élans indispensables doivent se produire : l'un allant vers plus d'intelligence, de sagesse, vers la création, l'invention d'un avenir radieux dans une totale autonomie ; l'autre où l'on cherche à conserver l'héritage dont on est dépositaire, en ne détruisant ni ne vendant nos trésors, notre mémoire... ni ceux des autres bien sûr !

La discussion sur le projet de loi au Sénat en première lecture se poursuivra demain mardi.

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Bacchanales modernes ! Le nu, l'ivresse et la danse dans l'art français du XIXe siècle.

Le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux a choisi les Bacchanales modernes ! Le nu, l'ivresse et la danse dans l'art français du XIXe siècle, pour son exposition temporaire du 12 février au 23 mai 2016.

Photographie ci-dessus : « James Pradier, Satyre et Bacchante, 1834, marbre © Paris, musée du Louvre. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/René-Gabriel Ojéda. »

Photographie ci-dessous : « Auguste-Ernest Gendron, Les Willis, 1846, huile sur toile © Bordeaux, musée des Beaux-Arts/Frédéric Deval. »

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Mille et une orchidées

Comme chaque année, le Muséum national d'histoire naturelle de Paris présente ses orchidées sauvages (une centaine) dans l'exposition Mille et une orchidées qui se déroule du 11 février au 7 mars 2016 dans les grandes serres du Muséum. C'est une occasion pour rappeler que la France possède aussi des variétés sauvages d’orchidées dans la nature !

En parallèle, du 11 février au 22 mai, l'exposition Orchidées sur vélins affiche sur les grilles de l’École de botanique (allée centrale du jardin) des représentations d'orchidées choisies parmi la collection des vélins du Muséum.

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Entretien en direct sur le livre 'Les Petits-maîtres de la mode'

Le jeudi 21 janvier 2016 entre 17h30 et 17h45 j'ai été interrogé en direct sur le livre Les Petits-maîtres de la mode sur Radio Jérico (radio chrétienne) par Florence Moritz que je remercie chaleureusement ainsi que M. Marc Houver et toute l'équipe de la radio qui a permis ce moment que l'on peut écouter ci-dessous.

 

 

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Jean-Baptiste Huet : Le plaisir de la nature.

Depuis le 6 février et jusqu'au 5 juin 2016 le Musée Cognacq-Jay met à l'honneur l'artiste Jean-Baptiste Huet (1745-1811) dans une exposition intitulée Le plaisir de la nature.

Ceux qui suivent mon blog depuis longtemps le savent, j'ai un tendre faible pour l'univers des pastorales et de la nature d'un âge d'or tel que chanté par les poètes depuis le début des temps. Je me suis donc rendu avec grand plaisir à cet événement nous permettant de goûter à plus de soixante-dix dessins, peintures et gravures rassemblés dans quatre petites salles du premier étage du musée.

Le parcours de l'exposition se divise en trois thématiques dans quatre petites salles :

La première partie, intitulée 'Sur le vif' est dédiée aux oeuvres animalières (salle 1) et à celles consacrées aux végétaux (salle 2).

On commence par le tableau Un dogue se jetant sur des oies « présenté par l'artiste à l'Académie royale de peinture et de sculpture comme morceau de réception à la séance du samedi 29 juillet 1769 ». Jean-Naptiste Huet a alors vingt-quatre ans. Sa réalisation exprime ici, à travers une scène animalière, comme dans beaucoup d'autres de ce genre, une scène psychologique où chaque animal représente un penchant de l'âme et le jeu de ses mouvements dans l'esprit, de ses sentiments. Dans celui-ci nous avons une confrontation entre l'esprit de famille avec le couple de cygnes et leur progéniture démunis face à la force d'éléments incontrôlables comme le chien de chasse.

Dans Un loup percé d'une lance (1771) de la salle trois c'est la panique face à la mort qui est personnifiée par l'animal atteint au flanc par un chasseur.

les oeuvres animalières de l'artiste peuvent ainsi se lire comme une émotion, un lyrisme psychologique faisant naître un sentiment comme le ferait une musique. La peinture Coq, poules, poussins et colombes dans un paysage est un autre exemple de la salle trois où on distingue ce que peut ressentir un homme marié, fier (le coq chante), amoureux (couple de tourterelles), protecteur (de la poule et de sa progéniture) mais sans doute peu fidèle (vase renversé sur lequel se tiennent les deux tourterelles et présence de plusieurs roses épanouies).

Parfois l'animal est seul et très domestiqué comme dans le Portrait d'un chien papillon (salle 3) de 1778. Ici le décor est sommaire : un tissu bleu et un coussin rouge. Il fait ressortir le caractère peint : celui tourbillonnant d'une âme mignote.

Mais pour revenir à la première salle, celle-ci suit une chronologie pour se terminer par deux dessins annonçant la peinture romantique d'un Delacroix avec Lionne avec ses petits et Tête de lion, tous deux de 1801-1802.

La salle deux expose des dessins rassemblés par l'auteur en un recueil assez récemment disloqué afin d'être vendu feuille par feuille. Tous reproduisent des plantes potagères ou sauvages dont certaines très communes comme l'ortie.

La troisième salle baigne dans un joli bleu ciel. Elle est dédiée à l'univers pastoral, un thème remontant à la plus haute Antiquité et très en faveur jusqu'à la révolution industrielle. On considère alors qu'il conserve la réminiscence d'un Âge d'or. L'Amour y règne alors et les dieux vivent parmi les hommes, comme dans le dessin Léda et le cygne (1780) où Zeus est dessiné en bas à gauche de la feuille sous la forme du cygne et en haut à droite avec l'aigle ses ailes déployées comme pour embrasser la nature toute entière qui est son oeuvre et ne peut lui échapper.

La peinture Berger gardant un troupeau (1775) rappelle l'Antiquité sous la forme de ruines qui, s'y on s'en tient au découpage du tableau symbolisent le feu alors que dans la partie basse se trouve la terre, à gauche l'eau et en haut l'air. Le taureau au milieu semble trôner au centre comme dans une tauroctonie, du culte du dieu Mithra. Le soleil, figure centrale de celle-ci pourtant absent de la peinture, baigne totalement le tableau comme on le ressent lorsqu'on le contemple de visu. Cette oeuvre exprime (dans un sens rapproché 'd'extraire' sans la notion de sortie) les teintes d'arc-en-ciel, qui constituent cet astre diurne, et qui se cristallisent dans les formes dans une harmonie presque magique.

L'amour est très important dans cet univers où l'harmonie et le plaisir sont en toutes choses. Une peinture traite du sujet de l'amour d'une manière amusante : Le Petit chien au ruban bleu dit aussi La Fidélité déchirant le bandeau de l'Amour en foulant ses attributs (1771). Ici la fidélité est personnifiée par un minuscule épagneul à la coupe dite 'en lion', c'est-à-dire avec l'arrière-train rasé, fier d'avoir enlevé du dieu Amour son bandeau, lui permettant de voir la vérité afin que ses flèches ne touchent que les couples légitimes.

Je ne vais pas aller plus profondément dans le sujet des pastorales, l'ayant fait souvent dans ce blog et le continuant dans le futur. Seulement j'indique un dessin assez original qui est intitulé : Nature morte d'objets agricoles (1773), pourtant plein de vie dans l'évocation du travail du blé.

Dans un grand nombre de ces chefs-d'oeuvre on peut déceler des influences de divers grands maîtres français mais aussi italiens et hollandais. Il est à noter que de grandes photographies rappellent dans cette salle le salon dit 'des Huet' du musée Nissim de Camondo (voir ici ce salon).

La quatrième partie traite du travail de Jean-Baptiste Huet pour les arts décoratifs. Elle commence par trois cartons pour un dossier de bergère (le fauteuil). Les trois mettent en scène le plaisir maîtrisé avec dans le premier de 1780 une bergère qui tient un lapin en laisse avec un turban bleu. Dans le second Berger, moutons et chien, de la même année, le berger montre au chien une couronne de fleurs, symbole de l'hymen, lui indiquant la direction opposée. Dans le troisième Le Petit Chevrier (vers 1782), le chevrier tient dans une main un oiseau, symbole du plaisir.

L'artiste a travaillé notamment pour deux importantes manufactures royales françaises : celle de tapisseries de Beauvais et celle de toiles imprimées de Jouy-en-Josas appartenant à Oberkampf. Sans doute à cause du manque de place aucune tapisserie de Beauvais n'est exposée. De même aucun meuble n'est visible. Par contre plusieurs dessins sont présents composés pour de la toile de Jouy et aussi quelques gravures.

À notre époque où l'on est justement préoccupé par l'écologie, ce genre d'exposition est particulièrement importante, une bénédiction. Prendre soin de la terre c'est aussi le faire de notre culture et de la culture de notre esprit.

Photographies ci-dessous : « Attributs champêtres, 1777, Huile sur toile, Lyon, musée des Beaux-Arts © Lyon. MBA - Photo Alain Basset. »

Photographies ci-dessous : « Paysage avec berger près d’un lac, 1767, pierre noire et craie blanche, Valenciennes, musée des Beaux-arts © RMN-Grand Palais / Mathieu Rabeau. » Comme on le constate ici et sur beaucoup d'autres dessins, l'artiste utilisait du papier coloré, ici ocré, parfois gris ou bleu etc.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (15) : Organisation européenne du patrimoine culturel, le cas italien.

Alors que demain 9 février le Pjl liberté de création, architecture et patrimoine sera discuté à l'hémicycle du Sénat, il serait intéressant de voir comment les autres pays européens réforment aujourd'hui leurs lois sur leur patrimoine culturel. On y trouverait sans doute la même évolution qu'en France, c'est à dire notamment une présence croissante du privé au détriment des services publics. Depuis quelques mois en Grande-Bretagne des mobilisations ont eu lieu contre cela dont dernièrement certaines contre la privatisation des emplois au Victoria and Albert Museum. En 2015, la grande majorité du personnel de la National Gallery s'était mis en grève afin de dénoncer la privatisation d'emplois (voir article de Le Monde ici).

Prenons le cas de l'Italie. L'ouverture des directions de grands musées et parcs archéologiques italiens à des étrangers a fait grand bruit. Mais les changements sont plus profonds encore. Comme en France cela commence par des restrictions budgétaires (en 2012 l’Italie a réduit à 0,2% la part de la culture dans la budget de l’État), puis par la recherche de mécènes et l'ouverture à des fondations privées, voire des entreprises comme le fait maintenant le nouveau gouvernement de la péninsule. Pour Matteo Renzi, chef du gouvernement italien, et son ministre 'des Biens et des Activités culturels et du Tourisme' (Ministero dei Beni e delle Attività Culturali e del Turismo), Dario Franceschini, l'objectif est d'ouvrir le secteur culturel depuis les grands groupes jusqu'aux entreprises innovantes en passant par les moyennes et petites entreprises. Comme pour le projet de loi français, il est proposé « de reconnaître la légitimité de l’art contemporain et de l’architecture » (moderne), c'est à dire de les définir comme des priorités, discréditant ainsi le patrimoine ancien (art et architecture). Les nouvelles prérogatives insistent aussi sur le développement de la commercialisation des services touristiques et culturels, leur compétitivité.

Pour les politiques qui gouvernent l'Italie comme la France, la culture se limite à sa valeur marchande. C'est à dire qu'elle ne signifie plus grand chose pour eux. On ne cultive plus l'esprit mais l'argent dans une atmosphère nihiliste et décadente dont l'art contemporain se fait le reflet.

Quant à l'Union européenne elle favorise le remplacement des services publics des pays, par ses subventions (avec celles du privé) et par les orientations qu'elle promeut souvent indirectement.

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Marguerite Yourcenar et l'empereur Hadrien, une réécriture de l'Antiquité.

Marguerite Yourcenar et l'empereur Hadrien, une réécriture de l'Antiquité est le titre d'une exposition temporaire proposée par le Forum antique - Musée archéologique de Bavay dans le département du Nord, du 4 février au 31 août 2016.

Marguerite Yourcenar (1903-1987) a publié en 1951 un roman historique intitulé Mémoires d'Hadrien mettant en scène l'empereur écrivant ses mémoires sous la forme d'une lettre adressée à son petit-fils adoptif Marc Aurèle qui deviendra empereur.

L'exposition que je n'ai pas vue, « par un jeu de miroirs entre littérature et archéologie, entre antiquité et imaginaire, alterne entre oeuvres et illustrations : objets archéologiques de l'époque d'Hadrien, objets ayant appartenu à Marguerite Yourcenar ou faisant référence à son travail de collecte d'informations sur la dynastie des Antonins, l'Empire romain et Hadrien lui-même. »

Elle « s'articule en cinq sections thématiques sous-tendues par la trame littéraire des Mémoires d'Hadrien : après une partie consacrée au travail de recherche de Marguerite Yourcenar, l'exposition aborde différents thèmes de la vie de l'empereur – l'homme soucieux de sa mémoire et de celle de ses proches, l'homme politique, l'empereur bâtisseur, puis l'esthète, ami des arts et de la culture hellénique et enfin sa passion et le culte d'Antinoüs. »

« Livres, tapuscrits, éditions originales de Marguerite Yourcenar répondent à la statuaire, bustes, monnaies, encriers et lampes de l'époque de l'empereur Hadrien. Une cinquantaine d'œuvres sont ainsi exposées grâce à des prêts » de plusieurs musées.

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Invention/Design regards croisés

L'exposition Invention/Design - Regards croisés explore, jusqu'au 6 mars 2016, les liens entre les arts appliqués contemporains et l'histoire des inventions, à travers une sélection de cent objets insolites ou quotidiens actuels (voire futuristes) et un peu anciens. Tout en présentant de nombreuses innovations contemporaines, elle fait le lien entre le passé, le présent et le futur, nous rappelant que l'on ne cesse d'avancer dans la création.

Le Musée des Arts et Métiers, où cette exhibition se déroule, fondé en 1794, situé dans un lieu plusieurs fois centenaires, a du reste cette vocation. Il nous plonge dans les inventions d'une manière jouissive qui plaît je suis sûr particulièrement aux petits et grands enfants qui peuvent marcher (presque voler) au milieu d'avions historiques, de voitures anciennes, d'une multitude de machineries et de maquettes donnant à ce lieu un côté magique.

Et pour l'avenir ? Ne serait-ce pas merveilleux une technologie moderne saine, respectueuse et performante ?

Voici quelques photographies que j'ai prises de l'exposition temporaire puis de l'exposition permanente.

EXPOSITION TEMPORAIRE

Tous les objets de notre quotidien, des plus petits aux plus grands sont le fruit d'une recherche et d'un processus de fabrication complexe.

Bicyclette électrique (2010) urbaine, pliante, pesant moins de dix kilos et pouvant aller jusqu'à 23 km/h. Elle se conduit assis, le guidon derrière soi.

Mine Kafon de Massoud Hassani (2011) destinée à mettre hors service les mines antipersonnel. « Sorte de gigantesque pissenlit simplement propulsé par le vent, l'objet se compose de tiges de bambou à l'extrémité desquelles sont disposées des assiettes de plastique souple et biodégradable. Il intègre en son centre un GPS afin d'être localisable. Quand une explosion survient, l'objet perd quelques "aigrettes" ».

Sans doute avez-vous déjà vu ce genre de monocycle sur les trottoirs. Ce moyen de transport électrique est assez fabuleux non ?

Ampoules de diverses époques.

Une invention toute simple mais très pratique, permettant de transporter quatre-vingt-dix litres d'eau. Très utile dans des lieux où l'eau courante est difficile d'accès !

Étapes de fabrication d'un seau à glace de la gamme 'Folio' de Christofle et Compagnie. La France de tous temps a produit de l'orfèvrerie de très haute qualité. On le voit ici, ce que l'on peut faire à partir d'une simple feuille ronde de laiton laminée que l'on travaille avant d'ajouter deux anses et de l'argenter.

Imprimante 3D ; stylo 3D permettant de dessiner en 3D et donc de créer des objets en relief ; seau réalisé en impression 3D.

« À partir d'une IRM de la tête, l'impression 3D ou prototypage rapide permet d'obtenir un crâne échelle un » et donc de tenir dans ses mains son propre crâne !

Échantillon de rubis synthétique produit avec la machine d'Auguste Verneuil en 1891.

Le baladeur (1979) des années quatre-vingt !

Beaucoup de jeunes au vernissage. Passionnés !

Autoclave ou « digesteur », dit marmite de Papin, de la fin du XVIIIe siècle. Denis Papin construisit en 1679 un autoclave en fonte permettant de tirer parti de la puissance de la vapeur.

EXPOSITION PERMANENTE

Avions et voitures anciennes dans l'église de l’ancien prieuré royal de Saint-Martin-des-Champs dont le chœur fut édifié entre 1135 et 1155 environ et qui fut très remaniée à partir de 1845 et sous le Second Empire..

Nombreux exemples de machines.

« Théâtre des automates. »

« Aéroplane de Clément Ader dit "Avion 3", 1893-1897 » dans un bel escalier.

Maquettes et bicyclettes.

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Papiers peints et tissus imprimés

Le Musée des Arts décoratifs de Paris propose une exposition intitulée Faire le mur. Quatre siècles de papiers peints que je n'ai pas encore vue mais qui doit être intéressante. Elle se déroule jusqu'au 12 juin comme celle intitulée Tissus inspirés, Pierre Frey dans le même musée.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (14) : Pour un pas en avant plusieurs en arrière.

Dessin ci-dessus : La France regarde vers la démocratie mais avance dans la direction d'une politique internationale guidée par les multinationales.

Le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine vient d'être amendé par la Commission Culture du Sénat le mardi 26 janvier. Un nouveau texte en a surgi (n°341 visible ici). Il sera à nouveau amendé lors de son passage à l'hémicycle de la Haute assemblée du 9 au 16 février.

Ce projet de loi avance de la même manière que toutes les politiques gouvernementales de ces quarante dernières années. Une direction est indiquée mais on va exactement à l'opposé de la manière suivante : on fait un pas en avant et cinq (voire plus) en arrière mais toujours en montrant la direction du pas en avant. Souvent le mouvement positif ce sont des avancées en faveur du handicap, pour une pseudo liberté, et quelques protections, comme c'est le cas dans ce projet de loi. Mais la direction prise est diamétralement contraire avec une perte de démocratie, de libertés, des services publics, de la conservation, une technocratisation de la culture (en particulier de ses diffuseurs) et l'abandon ou la vente au secteur privé des outils, valeurs et patrimoines communs (publics).

Dans l'article de lundi prochain je montrerai que la France n'est pas le seul pays européen à prendre cette direction. Celle-ci est encore plus claire dans les dernières modifications législatives en Italie concernant sa culture et son patrimoine. On peut même présager qu'il s'agit d'une direction européenne, d'une réorganisation de la culture et du patrimoine dans le cadre de l'Union européenne.

Articles reliés :

13 - Les jeudi du mécénat, ou comment le service public culturel organise son retrait.

12 - Façadisme.

11 - Sortir de la dictature intellectuelle artistique.

10 - Que restera-t-il des secteurs sauvegardés ?

9 - Pour le respect des architectures anciennes au même titre que tous les autres objets d'art !

8 - Protéger notre patrimoine c'est le faire de notre avenir.

7 - L'architecture confrontée au patrimoine.

6 - La création artistique a-t-elle besoin d'être chapeautée ?

5 - Une technocratisation que l'on appelle liberté et une législation qui ne permet pas une conservation véritable de notre patrimoine.

4 - Quelle liberté quand il n'y a plus de démocratie ?

3 - Le nouveau leurre de la liberté de création culturelle.

2 - Une vision d'ensemble chaotique.

1 - Vous avez dit « création », « architecture » et « patrimoine » ?

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Regard sur les Collections du Musée d'Art et d'Histoire Louis Senlecq de L'Isle-Adam

Le Musée d'Art et d'Histoire Louis Senlecq de L'Isle-Adam près de Paris est réouvert depuis le 24 janvier de cette année. Pour l'occasion une exposition est organisée jusqu'au 10 avril 2016 intitulée Regard sur les Collections, avec une soixantaine d'oeuvres exposées « permettant ainsi aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir le fonds du musée riche de près de quatre mille oeuvres (peintures, sculptures, dessins, estampes) ».

Photographie ci-dessus : « Louis-Gabriel Moreau (dit l’Aîné) (1740-1806) : Le Château des Princes de Conti, vue prise depuis Parmain. Non daté. Encre et gouache sur papier. L’Isle-Adam, musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq. Inv. 2011.0.52. »

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Merveilleuses & merveilleux