Roses ! une histoire lyonnaise.

Du 21 mai au 30 août les musées Gadagne (1 place du petit collège dans le vieux Lyon) présentent une nouvelle exposition temporaire : Roses ! Une histoire lyonnaise.

Près de trois cents dessins, manuscrits, publicités, chromolithographies, tableaux et objets ont été sélectionnés pour cette manifestation. Cela est complété par des dispositifs olfactifs, des vidéos témoignages, des démonstrations de rosiéristes et un mur d’images sur les variétés lyonnaises.

« Pas moins de 3000 roses sont crées à Lyon au 19e siècle : la ville connaît alors une véritable effervescence et la renommée des rosiéristes lyonnais devient mondiale.

La rose à Lyon, c’est une formidable histoire de familles et de passionnés qui ont créé et commercialisé ces roses dans le monde entier, une histoire notamment liée à Joséphine de Beauharnais qui fera don de sa collection de la Malmaison à la Ville.

La rose est aussi source d’inspiration pour les Beaux-arts et pour les créateurs des textiles de soie lyonnais et une matière première pour l’industrie de la cosmétique et du parfum implantée dans la capitale des Gaules. »

L'exposition suit six axes principaux :

- « Une approche historique pour comprendre l’origine des roses sur le globe, leur implantation à Lyon et l’essor remarquable de la production lyonnaise » ;

- « Les fondamentaux de la botanique pour appréhender les roses et apprécier leurs spécificités : formes, couleurs, taille, parfum, physionomie, noms, développement (de la graine à la fleur) » ;

- « Le métier de rosiériste et les spécificités de Lyon : les grandes dynasties (Meilland, Guillot, Ducher), la formation et transmission familiale, l’impact sur l’économie et l’espace urbain, les nouvelles techniques (hybridation, greffe) et la recherche sur le génome de la rose (ENS Lyon) » ;

- « La rose comme modèle dans les Beaux-arts et dans les productions de soie à Lyon » ;

- « La rose, matière première dans l’industrie cosmétique et le parfum » ;

- « Les enjeux actuels autour de la rose à Lyon ».

Si Lyon est connue pour être la capitale des Gaules, pour sa gastronomie, sa soierie, ses grands entrepreneurs (comme les Lumières...), c'est aussi un lieu très important pour l'étude des plantes médicinales et la fabrication de médicaments. Pas étonnant que les roses y soient à l'honneur !

Photographie de gauche : « Rose Étoile de Lyon, Guillot fils 1881, extrait du Journal des roses (parution entre 1877 et 1914). © Jardin botanique-Lyon. »

Photographie de droite : « Lyon-Rose, Pernet-Ducher, 1907. © Photo Pierrick Eberhard. »

Photographie ci-dessous : « Rose Madame Eugène Résal, P. Guillot 1859, extrait du Journal des roses. © Jardin botanique-Lyon. »

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Photographies d'archéologie

Du 13 mai au 20 septembre 2015 le Musée Saint-Raymond des Antiquités de Toulouse se penche sur l'utilisation de la photographie en archéologie avec l'exposition intitulée Dans l’œil du viseur. La photo révèle l'archéo.

Dès son apparition, ce nouveau média s'est révélé un témoignage primordial de l'environnement culturel et notamment du patrimoine ancien découvert, redécouvert, parfois par la suite recouvert ou détruit.

Photographie de gauche : « Amphithéâtre romain de Purpan-Ancely, Toulouse, vue aerienne de la fouille. Vue aérienne de l'arène et des abords de l'amphithéâtre dégagés par la fouille. © Claude Doumergue. »

Photographies ci-dessous : « Vue du théatre antique fouillé par Esquié. Anonyme. Avec l’archéologie monumentale, l’archéologie antique est un thème privilégié à la fin du XIXe siècle, mais Toulouse, contrairement aux villes méditerranéennes, n’a pas d’imposants vestiges apparents susceptibles de capter l’attention : son amphithéâtre antique est loin du centre ville et bien dégradé. Par contre, la ville va connaître très tôt, en 1869, une véritable fouille urbaine, lors des travaux de percement de la rue de Metz qui mettent au jour un imposant théâtre antique. Les fouilles, réalisées par Jacques-Jean Esquié, donnent lieu à au moins une photographie, purement archéologique, la plus ancienne connue à ce jour. » On y voit que les comédiens pouvaient passer au-dessous des spectateurs et que sans doute des couloirs souterrains permettaient une machinerie.

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La destruction consommée du bosquet du Théâtre d'Eau de Versailles

J'ai reçu un courriel dernièrement annonçant « La renaissance du bosquet du Théâtre d'Eau à Versailles », avec son inauguration le 12 mai 2015. Drôle de renaissance : car rien ne subsiste du bosquet original à part son nom ! D'après Wikipédia il fut un des bosquets des jardins de Versailles préférés de Louis XIV. Largement remanié et simplifié sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, il devient le bosquet du Rond-Vert. Il a ensuite été ravagé par la tempête de 1999. Un nouveau bosquet a été créé par le paysagiste Louis Benech et l’artiste Jean-Michel Othoniel. J'apprécie de ce dernier Le Kiosque des noctambules de la bouche de métro de la station Palais Royal - Musée du Louvre. Mais franchement là je trouve affreux de faire une telle chose en cet endroit.

D'une manière générale je suis contre mettre de l'art contemporain au milieu de l'ancien. Vous êtes dans un pur jardin à la française, une ambiance XVIIe siècle, parmi des statues, fontaines et un agencement paysagiste d'époque… et subitement vous vous retrouvez face à ce qui ressemble à une grande mare avec au milieu un collier de verre.

Aujourd'hui Versailles possède (à Trianon) une des trois fontaines qui subsistent encore de cet endroit (les deux autres sont à la National Gallery of Art de Washington). Nous avons tous les documents permettant de retrouver les plans, peintures et estampes originaux afin de retourner à quelque chose de plus authentique, ainsi que des artisans compétents. Au lieu de cela on fait ce qu'on ferait au milieu d'une zup (zone urbaine prioritaire). La photographie de gauche (provenant du site de Versailles) est une peinture d'époque montrant ce à quoi ce bosquet ressemblait, et à droite ce qu'il est devenu.

Dans la vidéo officielle de présentation de son ouverture le 12 mai, visible ici, il n'y a qu'un seul plan d'ensemble de ce bosquet (photographie de droite). Pour sûr c'est anachronique et moche.

Le goût c'est avoir le sens de l'harmonie. Conserver et rénover ce n'est pas détruire pour faire quelque chose de moderne. Il y a tellement d'autres endroits pour faire s'exprimer paysagistes et artistes contemporains. Enfin pour finir et bien se rendre compte de la loufoquerie générale : ce projet a été mis en place en 2013 dans le cadre de la célébration des 400 ans de la naissance d'André Le Nôtre, le jardinier du roi de Louis XIV. Drôle de façon de le fêter en achevant de détruire son travail.

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Le Boudoir turc du Château de Fontainebleau

Le 11 mai prochain, le Château de Fontainebleau rouvre les portes de son Boudoir turc « aménagé pour Marie-Antoinette en 1777 » « puis remeublé sous le Premier Empire pour l’Impératrice Joséphine ». « Pour la restitution de ce lieu magique, fermé depuis plus d'un siècle, la manufacture Tassinari & Chatel a tissé pendant 15 mois l'exceptionnel velours de soie à lames d'or. »

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Bordeaux - Italie : Échanges & visions artistiques - XVIIe-XXe siècles.

Du 7 mai au 7 septembre 2015 la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux se place sous l'inspiration italienne avec l'exposition Bordeaux - Italie : Échanges & visions artistiques - XVIIe-XXe siècles.

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Jacques Emile Blanche (1861-1942) : Peintre, écrivain, homme du monde.

L'exposition monographique Jacques Emile Blanche (1861-1942) : Peintre, écrivain, homme du monde se déroule du 7 mai au 6 septembre 2015 au Palais Lumière d'Evian. Celle-ci repose « sur le fonds provenant en majeure partie de la donation de l’artiste dans les années 1920-1930 au musée des Beaux-Arts de Rouen, […] et également des œuvres majeures provenant de collections publiques françaises, telles que le musée d’Orsay, le musée de Grenoble, la BNF, le musée du Petit Palais et le musée de la Vie romantique. Des œuvres inédites seront également visibles grâce aux prêts de collectionneurs privés. […] L’exposition du Palais Lumière propose d’évoquer la carrière de Jacques-Émile Blanche, les moments forts de sa vie de peintre et d’écrivain : depuis son enfance parisienne aisée à ses séjours londoniens, en passant par sa vie mondaine, pour s’achever dans la retraite normande d’Offranville. C’est donc son œuvre dans son intégralité que l’exposition permet de découvrir à travers peintures, dessins, manuscrits, livres, correspondances et films d’amateurs. »

Photographie : « Jacques-Émile Blanche, Gilda Darthy, 1905-1910. Huile sur toile, 116 x 89,5 cm. © Musées de la ville de Rouen / Agence Pix-Side. »

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Trésors de la Terre

La Galerie de Minéralogie et Géologie du Muséum national d'histoire naturelle possède une collection parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses du monde, constituée de gemmes, cristaux, roches, minéraux, météorites et œuvres d'art en relation avec ceux-ci. « Depuis bientôt 400 ans, ce sont près de 130 000 spécimens qui ont été acquis, partout dans le monde, grâce à des expéditions naturalistes, des dons, des achats ou par le mécénat. La majeure partie de ces échantillons est conservée dans la Galerie de Minéralogie et de Géologie, premier bâtiment construit en France pour être véritablement un musée entre 1833 et 1839. »

En attendant une réouverture de l'ensemble de cette galerie, la salle dite 'des cristaux géants' est accessible au public avec une exposition intitulée Trésors de la Terre où l'on peut admirer différentes variétés de pièces brutes et quelques-unes taillées et historiques.

Quel plaisir de se baigner dans un trésor !

Première photographie : Salle non encore ouverte au public.

Photographie de gauche : Une tête de griffon, gardien des trésors d'Apollon, sert de poignée à l'entrée du musée.

Photographie de droite : Pommeau de canne en quartz. Diamants, argent, nacre et or. Allemagne. XVIIIe siècle.

Photographies ci-dessous : Azurite. © MNHN - Bernard Faye.

Photographies ci-dessous : Plateau de table en marbre noir des Ardennes. Anciennes collections Médicis, Barberini et Louis XIV. © MNHN_Bernard Faye.

Photographie ci-dessous : Topaze.

Photographies ci-dessous : Diverses pièces.

Photographie ci-dessous : Corindon saphir de Louis XIV, dit « Grand saphir », provenant du Sri Lanka, acquis et taillé en 1669. Cette pierre précieuse faisait partie de l'ancienne collection des Joyaux de la Couronne, étant considérée au XVIIe siècle comme le plus beau saphir du monde. © MNHN_Bernard Faye.

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Le Cabinet des Arts graphiques du Musée Carnavalet

Louons les instances publiques qui conservent notre patrimoine lorsqu'elles font des efforts de communication auprès de nos concitoyens. C'est le cas du Cabinet des Arts graphiques du Musée Carnavalet qui fait ce choix avant la fermeture temporaire du musée et de ses services pour travaux sans doute dans la seconde partie de l'année 2016. Il est envisagé de réaménager la muséographie, en donnant notamment plus d'espace aux arts graphiques dans le parcours de la collection, et d'améliorer les services. Le traitement des fonds fait partie de cette réorganisation.

Installé dans l'Hôtel le Peletier de Saint-Fargeau (de la fin du XVIIe siècle), le Cabinet des Arts graphiques du Musée Carnavalet conserve un ensemble d'environ 475 000 œuvres composé de dessins, estampes, photographies et affiches qui devront être déplacées pour les réaménagements à venir. Le récolement (examen de chaque pièce, vérification de la conformité avec l'inventaire, constat d'état, descriptif, numérisation), obligatoire depuis l'arrêté du 25 mai 2004, se voit donc accéléré. Il s'agit d'un travail colossal, mis à part pour le fonds des affiches qui l'a déjà effectué, mais qui ne contient 'que' 13 000 compositions.

Tous les items des collections du Musée Carnavalet sont en relation avec l'histoire de la capitale française. Ils permettent de plonger dans un Paris ancien dont la ville même conserve encore de nombreux éléments depuis l'Antiquité.

Photographie de gauche : Cour de l'Hôtel le Peletier de Saint-Fargeau.

Photographie de droite : Affiche d'époque de la Révolution française.

Photographie ci-dessous : Premières affiches composées par Alfons Mucha (1860-1939).

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Curiosité(s) : un certain goût pour l'Ailleurs. Collectionneurs angevins du XIXe siècle.

Le Musée des Beaux-Arts d’Angers nous offre, du 14 mars au 19 juillet 2015, une exposition intitulée Curiosité(s) : un certain goût pour l'Ailleurs, collectionneurs angevins du XIXe siècle, avec 260 œuvres datant de l’Antiquité au XIXe siècle.

Au XIXe siècle, les collectionneurs se multiplient avec l'attrait pour le lointain, l'exotique et l'ancien et même le local. Les expéditions de plus en plus éloignées et abondantes et les fouilles archéologiques d'équipes françaises dans de nombreux pays dont la France, la Grèce, l'Italie, l'Orient, l'Extrême-Orient, les Amériques ...) permettent de nombreuses découvertes. Chaque grande ville a son ou ses collectionneurs parfois à l'origine de musées municipaux. Les fonds des musées d'Angers, « en particulier ceux du musée des Beaux-Arts et du musée Pincé, proviennent d’ensembles légués par de grands collectionneurs angevins au XIXe siècle. » Ainsi l’exposition propose « un nouvel éclairage sur ces artistes, antiquaires, archéologues et collectionneurs angevins du XIX e siècle que l’Ailleurs fascinait ». Elle suit un parcours depuis 'l’anticomanie' de la fin du XVIIIe siècle « aux collections exotiques du bout du monde du début du XX e siècle » : les goûts d'alors pour l'Italie, la Grèce, l’Égypte, L'Extrême-Orient et les Amériques, le patrimoine national (antiquités gallo-romaines, Moyen-âge) etc..

En général une grande partie des réserves et présentations des musées français sont constituées de dons de collectionneurs.

Photographie du haut : Détail d'une lettre de Lancelot-Théodore Turpin de Crissé à Monsieur le Directeur du musée datant de1858. Encre. © photo musées d’Angers / F. Baglin.

Photographies de droite et de gauche : « Amphore à figure noire. Grèce, provenance inconnue. Début du VIe s. avant notre ère. Terre cuite, 27 x 20 cm. © photo musées d’Angers / F. Baglin. »

Photographie ci-dessous : « Le trésor d’argenterie de Notre-Dame d’Allençon. II-IIIe siècle. Découvert dans une parcelle agricole au lieu- dit les Châtres près du village de Notre-Dame d’Allençon (Maine-et-Loire). Paris, musée du Louvre, département des Antiquités grecques, étrusques et romaines. © photo RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/Tony Querrec. »

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La collection Jean Bonna : Passions littéraires françaises.

Jusqu'au 23 mai 2015 la Bibliothèque de l'Arsenal présente une centaine d’ouvrages imprimés, fleurons de la bibliothèque privée de Jean Bonna, bibliophile contemporain, aussi collectionneur de dessins et ancien banquier. L'entrée est libre. Remerçions-le de nous faire partager sa passion !

La collection Jean Bonna : Passions littéraires françaises couvre six siècles de littérature française. On commence avec des incunables, poursuit avec des éditions rares comprenant souvent des autographes ou corrections de leurs auteurs (Voltaire, Chateaubriand, Rimbaud, Balzac, Verlaine, Flaubert et beaucoup d'autres). Quelques ouvrages sont exposés pour leur reliure. On dénombre aussi des lettres. C'est un joli parcours dans un lieu charmant, épargné par ce que j'appelle l'architecture RER. Ici on est dans une ambiance feutrée et plus authentique.

Cette exposition est donc logée pendant un mois dans la bibliothèque d'un autre bibliophile : Antoine-René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1722-1787), grand collectionneur de manuscrits médiévaux, de livres et d’estampes. Aujourd'hui la bibliothèque de l’Arsenal possède environ un million de livres (dont 150 000 datant d’avant 1880), « un peu plus de 12 000 manuscrits, 100 000 estampes, et 3 000 cartes et plans » (source Wikipedia).

Photographie de gauche : « Galileo Galilei, dit Galilée. Discorsi e dimostrazioni matematiche... Leyde, Elzevier, 1638. Exemplaire de dédicace, relié par Le Gascon. Collection Jean Bonna. Photo © Genoud Entreprise d’arts graphiques. »

Photographie de droite : Poignée d'une porte avec des dos de reliures du XVIIIe siècle.

Photographies ci-dessous : Partie d'une des deux salles où se trouve l'exposition. Au milieu se trouve la porte de la photographie ci-dessus.

Photographies ci-dessous : « Vue de mon ouvrage. » Chateaubriand.

Photographies ci-dessous : « Jean d'Arras, La Mélusine, Lyon, Gaspard Ortuin et Pierre Schenck, s.d. [1485-1486]. »

Photographies ci-dessous : Prises à l'entrée de l'exposition.

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Salon du Livre Rare, de l'Autographe, de l'Estampe et du Dessin.

Du 24 au 26 avril a lieu, comme chaque année au Grand Palais, le Salon du Livre Rare, de l'Autographe, de l'Estampe et du Dessin. Les deux dernières années où j'y suis allé furent pour moi de grands moments de solitude au milieu de gens inconnus, de vendeurs casés dans de grandes boîtes (voir la photographie) et de livres et estampes inabordables. J'en parle cependant ici pour ceux qui y trouvent leur compte.

Photographie provenant du site www.salondulivreancienparis.fr.

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Congrès national : « Réformes ! Quel avenir pour le patrimoine ? »

À l’occasion des 30 ans du label Villes et Pays d’art et d’histoire, l’Association nationale des Villes et Pays d’art et d’histoire et des Villes à secteurs sauvegardés et protégés (ANVPAH & VSSP), organise son premier congrès national intitulé Réformes ! Quel avenir pour le patrimoine ?, les 28 et 29 avril 2015 à Besançon.

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Napoléon encore

2015 année Napoléon 1er ? Après avoir massacré les royalistes au nom de la Révolution, Napoléon 1er s'est fait sacrer empereur.  Cherchez l'erreur ! Et puis 2015 est le deux-centième anniversaire d'une grande défaite française : la bataille de Waterloo qui a mis au pouvoir les anglo-saxons dans le monde (les trois dernières guerres entre la France et l'Allemagne ayant achevé d'affaiblir ces deux grandes puissances). Par contre, je le rappelle, puisque semblant être le seul à le faire, on a passé presque sous silence l'année dernière l'anniversaire (six cents ans) de la naissance de Saint-Louis (voir l'article ici). Pourquoi ? Sans doute parce que ce roi a fait des croisades dont le but était de reprendre aux musulmans des lieux de pèlerinages chrétiens en Terre Sainte. Pourtant Saint-Louis n'a jamais été considéré comme un mauvais roi … au contraire. Et puis il est nécessaire de reconsidérer l'apport du Moyen-âge à la France. C'est une période qui met en place beaucoup de choses qui nous semblent acquises aujourd'hui mais reniées ou oubliées par nombre de nos 'élites'. Par exemple pour la mode, qui est un domaine que je connais particulièrement maintenant, son apport est considérable... mais j'en reparlerai.

Donc on est qu'au début de 'l'anniversaire' des deux-cents ans de la défaite de la bataille de Waterloo et de l'invasion de la France par les alliés, et voilà que déjà quatre expositions sur Napoléon sont programmées. Une dont j'ai parlé au Musée Carnavalet (Napoléon et Paris) qui est particulièrement intéressante pour ceux qui aiment l'ancien Paris et la mode Directoire des merveilleuses et incroyables ; une autre qui se déroule jusqu'au 29 juin au Château de Fontainebleau intitulée Pie VII face à Napoléon ; une du 22 avril au 20 juillet 2015 au Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau intitulée Cap sur l'Amérique : La dernière utopie de Napoléon ; quant à la quatrième : Napoléon Ier ou la légende des Arts 1800 - 1815, elle a lieu du 24 avril au 27 juillet 2015 au Musée national du palais de Compiègne.

Lorsque la troisième exposition parle 'd'Amérique', elle le fait des États-Unis, comme si on ne les avait pas déjà assez sur le dos avec leur Otan, leur anglais et leur bourgeoisie triomphante avec leur argent roi. Comme s'il n'existait pas d'autres Amériques que celle-là. De plus Napoléon ne s'est presque pas occupé des Amériques durant son règne, si ce n'est pour faire des bêtises, comme rétablir l'esclavage que la Révolution avait interdit, et vendre la Louisiane aux États-Unis pour quatre-vingt millions de francs !! Par contre il a beaucoup aidé l'industrie de la mode et contribué à répandre un nouveau style des arts décoratifs qui selon moi est beaucoup moins fin que ce qui précède… plus 'bourgeois' pour employer un mot d'ancien régime.

L'année 2015 est aussi celle de l'anniversaire des deux-cents de la mort de Louis XIV. J'en reparlerai. Mais vivement qu'on fête quelque chose de positif… une naissance… un baptême… une victoire sur la bêtise humaine… enfin quelque chose de bon !

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Cristóbal Balenciaga

PROLONGATION JUSQU'AU 27 SEPTEMBRE !

La Cité de la dentelle et de la mode à Calais consacre une exposition au grand couturier Cristóbal Balenciaga (1895-1972) intitulée : Balenciaga, magicien de la dentelle, du18 avril au 31 août 2015 . « Avec près de 75 tenues, des accessoires (chapeaux, gants, souliers) ainsi que des photographies et des croquis d’atelier, cette exposition offre un vaste panorama de la création du couturier espagnol et permet de dresser l’histoire de Balenciaga et la dentelle. »

Photographie de gauche : « Cristóbal Balenciaga, manteau et robe de cocktail en dentelle Chantilly, 1953. Photo de dépôt de modèle. © Photo et modèle conservés dans les Archives Balenciaga, Paris. »

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L’épopée des rois thraces. Découvertes archéologiques en Bulgarie.

Le Louvre présente du 16 avril au 20 juillet 2015 l'exposition L’épopée des rois thraces. Découvertes archéologiques en Bulgarie. Il s'agit d'une collaboration bulgaro-française avec des commissaires d'exposition bulgares et français et un partenariat avec le ministère de la Culture bulgare et l’Institut français de Bulgarie. C'est une grande joie de voir une telle collaboration entre pays à travers des objets d'exception qui sans aucun doute sont une des fiertés du peuple bulgare.

La Thrace est une ancienne région se situant au nord de la Grèce, en grande partie dans l'actuelle Bulgarie. Elle est très importante dans notre histoire des arts, étant la patrie d'Orphée (fils du roi de Thrace Œagre et de la muse Calliope) la figure même du poète musicien. Elle est aussi celle de plusieurs rois légendaires.

Il s'agit d'une très belle exhibition d'objets remarquables provenant principalement de tombes aristocratiques ou de rois de Thrace des Ve au IIIe siècles avant J.-C. découvertes dans ces dernières décennies. Ces ensembles funéraires sont montrés pour la première fois dans leur intégralité.

Ce sont des trésors rares d'or et d'argent mais aussi de la vie coutumière : toilette (pour les femmes comme pour les hommes), guerre, théâtre etc. Tous sont d'un grand intérêt comme par exemple un étui d'épée en cuir du IVe siècle avant J.-C. trouvé en 2004 je crois : les objets en cuir conservés de l'Antiquité étant introuvables du fait de leur fragilité. Celui-ci rappelle les reliures des XVIIe et XVIIIe siècles avec leurs dorures aux motifs confectionnés à partir de petits fers. Pourtant là nous sommes plus de deux mille ans avant. Le Trésor de Panagyurishte de la fin du IV e av. J.-C. est époustouflant avec ses neuf éléments en or massif (des exemples dans les photographies de droite et ci-dessous) d'une grande beauté. Pour ne citer que quelques-uns de ces trésors.

L'exposition débute avec la figure d'Orphée et celle de Rhésos, roi de Thrace (vers le XIIe siècle av. J.-C.) qui dans l’Iliade est aux côtés des Troyens, avec quelques items 'récents' dont deux magnifiques manuscrits illustrés du Moyen-âge, et d'autres objets d'époque présentant les Odryses, un peuple qui fonda un royaume puissant dans la période et le lieu qui nous concernent. Elle se poursuit en présentant son aristocratie par l'intermédiaire des découvertes faites dans des nécropoles, « articulées autour de tertres funéraires aux dimensions remarquables, qui témoignent de l’essor, dans les années 470 av. J.-C., d’une aristocratie thrace disposant d’une richesse inédite ». Ces ensembles sont structurés selon trois catégories d’objets : « les accessoires de parure et de toilette ; les éléments du banquet ; l’armement. Seul ce dernier est réservé aux hommes, service à vin et ustensiles de toilette se retrouvant dans les sépultures des deux sexes. » On constate un réel raffinement et une prégnance mythologique et esthétique remarquable très proches de la Grèce.

Photographies ci-dessus : « Couronne. 350-300 av. J.-C. Or. Musée d'histoire "Iskra", Kazanlak. © Musée historique de Kazanlak / Todor Dimitrov. »

Photographie de gauche : « Tête de Seuthès III. Golyama Kosmatka. III e siècle av. J.-C. Bronze. Musée et institut Archéologique, Sofia © Sofia, Institut archéolo gique national et Musée. Académie bulgare des sciences / Krassimir Gueorguiev. »

Photographie de droite : « Trésor de Panagyurishte, rhyton. Fin IVe av. J.-C. Or. Musée archéologique, Plovdiv. © Musée régional archéologique de Plovdiv / Todor Dimitrov. »

Photographies ci-dessous : « Trésor de Panagyurishte, phiale. Fin IV e av. J.-C. Or. Musée archéologique, Plovdiv. © Musée régional archéologique de Plovdiv / Todor Dimitrov. »

Photographies ci-dessous : « Lécythe polychrome, tombe 4. IV e av. J.-C. Terre cuite. Musée archéologique, Sozopol © « Centre muséal » Sozopol / Todor Dimitrov. »

Photographies ci-dessous : « Rhyton griffon. Trésor Borovo. 400 -350 av. J.-C. Argent. Musée régional d'histoire, Ruse. © Musée régional historique de Ruse / Todor Dimitrov. »

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Deux mille ans de théâtre en Asie

L’exposition Du Nô à Mata Hari, 2000 ans de théâtre en Asie, qui se déroule au Musée Guimet du 15 avril au 31 août 2015, offre un survol du théâtre asiatique avec de très beaux objets. Le sous-sol est assez féérique avec ses masques, marionnettes et costumes multicolores. La rotonde (bibliothèque du musée) du premier étage rappelle les débuts de Mata Hari (1876-1917), dans ce lieu même ou Émile Guimet (1836-1918) aménagea pour la première représentation publique de celle-ci un temple hindou. Le second étage est consacré aux images d'acteurs japonais à travers des estampes du XVIIIe siècle du kabuki qui est la forme épique du théâtre japonais traditionnel. J'aurais aimé retrouver dans cette exposition Thangtong Gyalpo (1385-1464 ou 1361-1485), 'le roi de la plaine de la vacuité', créateur du théâtre tibétain. Mais c'est tout de même un beau voyage offert par cette exposition, que l'on peut poursuivre en baguenaudant doctement ou pas au milieu des oeuvres asiatiques exceptionnelles de la collection permanente du musée.

Ceci me donne l'occasion de faire le parallèle entre le théâtre oriental et l'occidental. On pense que ce second a rarement été religieux, contrairement au premier qui l'a été le plus souvent. Pourtant l'origine du théâtre occidental l'est. Il est né durant l'Antiquité de rituels liés à Dionysos. Il a gardé cette vocation liturgique pendant toute l'Antiquité, un autel (comme à l'église) placé au milieu de celui-ci le rappelant. Au Moyen-âge il réapparaît dans les églises, puis sur son parvis et sous la forme de mystères chrétiens. Finalement c'est la Renaissance qui, en redécouvrant le théâtre antique aux XVe/XVIe siècles, oublie son caractère religieux et abandonne le masque qui est porté pendant toute l'Antiquité et au Moyen-âge. Le masque reste lui très présent dans le théâtre asiatique quand le maquillage ne le remplace pas. Il représente le plus souvent une divinité ou un être légendaire. Dans le théâtre antique il est en particulier en relation avec les ancêtres. Il sert aussi de talisman afin d'éloigner les négativités, cristallisant en lui toutes les passions en les exprimant de manière cathartique (purification des passions par leur exagération). Cette fonction cathartique est aux fondements du drame. Le théâtre médiéval suit cela en représentant la passion du Christ et son 'mystère'. Le cœur des églises lui-même rappelle la scène du théâtre antique avec ses trois portes (la Trinité) et son autel. Le rituel anthropophage de l'eucharistie et la communion est le moment culminant de cette passion.

J'ai écrit plusieurs articles dans ce blog sur le sujet du masque. Ils sont visibles ici : Sortir masqué ; De l'abandon du masque et de la mesure ; La personne, le personnage et la mode ; Masques, mascarades, mascarons.

Photographies : Costumes de l'exposition.

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Les maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire

Je n'y connais absolument rien en art africain. Esthétiquement je ne me sens pas proche de celui-ci ; tout en sachant que le sentiment esthétique dépend aussi de l'éducation, du lieu de naissance et de croissance et d'autres facteurs propres à chacun. Une femme de Côte d'Ivoire me disait récemment que les canons esthétiques ne sont pas les mêmes pour tous. Certains apprécient les lèvres charnues, les fesses proéminentes etc. Elle me disait aussi une chose intéressante : que nombre de jeunes de Côte d'ivoire de descendance royale dans leur région l'ont quittée pour venir en France afin de faire leurs preuves, où ils sont souvent confrontés à une vie très dure, sans pouvoir retourner dans leur famille qui les a reniés après leur départ. Souvent ces personnes sont détentrices d'une tradition et lignée très profondes… chacun une véritable encyclopédie spécifique. M'étant intéressé au Tibet, la dernière grande civilisation du monde à s'être ouverte à lui, je me suis rendu compte combien la profondeur d'une culture pouvait dégénérer, ou le contraire, simplement selon l'image que l'on s'en fait dans son esprit et celle que les autres nous projettent. Ainsi un véritable paradis peut sembler être un lieu barbare pour certains, un sage passer pour un fou ou je ne sais... Par exemple pouvons-nous ne serait-ce qu'imaginer ce qu'était ce qu'on appelle 'l'Âge d'Or' ? Je n'y connais donc rien en art africain, mais comme il me semble qu'il est attaché à sa terre de naissance, à son patrimoine, son imaginaire, sa société, les rythmes communs propres à des entités géographiques, sociales, culturelles particulières... et pour l'histoire commune que l'Afrique partage avec l'Occident, et en particulier pour l'Afrique francophone : la France, je trouve important de parler ici de l'exposition que je n'ai cependant pas encore vue : Les maîtres de la sculpture de Côte d'Ivoire qui se déroule du 14 avril au 26 juillet 2015 au Musée du quai Branly. Celle-ci présente des oeuvres de maîtres reconnus de la sculpture des XIXe et début du XXe siècles de six régions de Côte d'Ivoire : les Gouro et les Baoulé au centre, les Dan à l’ouest, les Sénoufo au nord, les Lobi au nord-est et les peuples lagunaires au sud-est, ainsi que quelques oeuvres contemporaines.

Photographie : Maître de Bouaflé : Masque gu avec cornes, XIXe siècle. Inv. RAF 466. H. 35,7 cm. Côte d'Ivoire, sud du pays Gouro. © Museum Rietberg Zürich. Photo : Rainer Wolfsberger. Cadeau Rietberg-Gesellschaft. Ancienne collection Paul Guillaume, avant 1920.

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Être et paraître : La vie aristocratique au XVIIIe siècle.

Être et paraître, La vie aristocratique au XVIIIe siècle : Trésors cachés du musée national de la Renaissance est une exposition à découvrir dans les grands salons du Château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise) du 11 avril au 29 novembre 2015. Elle a été élaborée à partir du fonds XVIIIe du musée national de la Renaissance qui a prêté 85 objets d’art du XVIIIe siècle provenant de ses réserves. Ceux-ci retracent en dix tableaux la vie aristocratique de l’époque : jeux et divertissements, arts de la table, parure et élégance, toilette et soins, priser et fumer, ouvrages de dames, chasse, armes d’apparat, prières et dévotions, lecture et écriture.

Je pense que cela vaut le déplacement pour les parisiens. Le Vexin est une belle région, avec ses forêts et ses maisons troglodytes. Le Château de La Roche-Guyon est lui-même en partie encastré dans la roche, avec une vue sur la Seine en contrebas. Il est constitué de différentes époques (le plateau du Vexin est occupé dès la Préhistoire) avec l'attestation d'un édifice castral à cet emplacement dès le Xe siècle, dont il reste des traces. Celui-ci est ensuite agrandi et régulièrement en partie reconstruit avec des ajouts que l'on peut s'amuser à essayer de déceler, avec d'importantes modifications au XVIIIe siècle. Il suffit de faire quelques pas à l'intérieur du château pour se retrouver du Moyen-âge au XVIIIe siècle, en passant par la Renaissance ou le XVIIe, en allant même jusqu'au XIXe qui laisse des traces et la dernière guerre mondiale...

Quant à l'exposition, c'est intéressant de voir des objets du XVIIIe siècle de la vie coutumière aristocrate dans ce château. D'après ce que j'ai compris, il s'agit de la seconde exposition dans cet endroit qui possède très peu d'objets anciens. Celle de l'année dernière s'intitulait : Un Rêve de Lumières. Elle mettait en scène des objets scientifiques de grande qualité esthétique datant du siècle des Lumières face à des créations de sept artistes contemporains autour du thème de la lumière et des sciences. Ce lieu est parfait pour des expositions. Il n'est qu'à une heure de Paris en voiture (il n'y a pas gare à proximité). J'en profite pour remercier les personnes qui m'y ont accompagné.

Premières photographies : Flacon de vers 1710-1720 en argent doré et émail. Le médaillon représente une dame à sa toilette. Elle tient un peigne dans une main et ses cheveux dans l'autre. Sur la table de toilette sont posés un autre peigne, un miroir dans lequel se reflète une partie d'un cadre d'un tableau, un coffret contenant des flacons de senteurs et une boite à poudre. La jeune femme est en déshabillé. À gauche se trouve un flacon en verre de la fin du XVIIe siècle et derrière un coffret de vers 1750 en bois de Sainte-Lucie, « assemblé, sculpté et gravé ».

Photographie de gauche : Table de toilette du XVIIIe siècle prête à s'envoler (déployant ses ailes).

Photographie de droite : Nécessaire à broder (ciseaux, porte-crayon, poinçon à broder, couteaux) sans doute du XVIIIe siècle.

Photographie de gauche : « Bésicles et leur étui. Milieu du XVIIIe siècle. Cuivre doré, verre. »

Photographie de droite : Groupe en porcelaine dure de la Manufacture de Hoescht en Allemagne du milieu du XVIIIe siècle représentant un couple de bergers.

Photographies ci-dessous : « Châtelaine portant montre et breloques » fabriquée à Paris. Elle est du XVIIIe siècle, en or émaillé, porcelaine et verre.

Photographies ci-dessous : La toilette d'Esther. Première pièce de la Tenture d'Esther de la « Manufacture des Gobelins, d'après Jean-François de Troy, signée et datée Audron G, 1769, haute lisse, laine et soie, 332 x 400 cm. »

Photographies ci-dessous : Cet intéressant papier peint, imprimé sur bois et coloré à la main, d'une salle du château, est du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une importation de la Compagnie des Indes venant d'Asie. Du reste il ne s'agit pas de papier chiffon (papier vergé) comme j'ai pu le constater mais sans doute de papier de riz.

Photographie ci-dessous : Escalier à l'entrée du château.

Photographies ci-dessous : Château et entrée de celui-ci.

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Le blog LM fête son anniversaire

Le blog de La Mesure de l'Excellence fête aujourd'hui son anniversaire : 8 ans déjà ! Créé le 11 avril 2007, il avait pour objectif particulier de présenter des objets vendus sur www.lamesure.fr (qui a débuté en 2006) par ma petite entreprise individuelle et d'autres objets d'art d'antiquaires présents sur le Net. Ayant trouvé un travail plus rémunérateur en octobre 2008, et n'ayant pas le droit d'avoir deux activités rémunérées, j'ai abandonné la première, mais ai continué le blog en présentant mes collections personnelles sur la mode, les pastorales et les contes pour enfants, ainsi que des articles sur l'actualité de l'art. Aujourd'hui le blog est uniquement dédié à l'actualité de l'art, en particulier des expositions, et mon site à mes collections.

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Napoléon et Paris : rêves d'une capitale.

Photographie ci-dessus : Statue d'une Victoire dans la cour du musée Carnavalet.

Deux cents ans après la fin du Premier Empire, l'exposition Napoléon et Paris : rêves d'une capitale au musée Carnavalet explore, du 8 avril au 30 août, les relations de Napoléon et Paris à travers la présentation de 134 gravures, une centaine de monnaies et médailles, 53 peintures, plusieurs dizaines de plans d'architecture, 8 costumes, 7 œuvres photographiques et 5 maquettes.

Cette exposition peut être vue à différents niveaux : histoires de l'art, des mœurs, de Paris, des arts décoratifs, de la mode, de l'architecture, grandes histoires, petites histoires ... Pour ma part j'ai été sensible à tout cela mais surtout intéressé par voir les parisiens de cette époque dans leur milieu, et par la partie sur les divertissements avec quelques gravures de merveilleuses et incroyables au Palais-Royal, au jardin des Tuileries, à la promenade des Champs-Élysées, au parc de Tivoli, durant le carnaval etc.

Photographie de gauche : « Anonyme, Les musards de la rue du Coq, ou La boutique du marchand d'estampe Martinet, vers 1810. Eau-forte coloriée de 21,9 x 37 cm. © Musée Carnavalet / Roger- Viollet. »

Photographie de droite : « Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), Nécessaire de campagne de Napoléon Ier. Coffret : cajou marqueté de laiton ; intérieur compartimenté en acajou sculpté, garniture de maroquin vert ; objet en vermeil, argent, cristal, porcelaine, écaille, ébène, ivoire, acier, cuir, soie Dimensions du coffret : H 18 cm, L 52 cm, Pr 36 cm. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet. »

Les photographies ci-dessous ont été prises dans l'exposition.

Photographie ci-dessous : « Le Suprême Bon Ton. Café du Jardin des Tuileries. » Eau-forte coloriée. Musée Carnavalet.

Photographies ci-dessous: À gauche - Table de toilette Premier Empire. Au centre - Robe parée à motifs d'ananas du Premier Empire conservée au Palais Galliera (Musée de la Mode de la Ville de Paris) comme le Châle en cachemire (détail) - à droite -, de 1810-1820.

Photographie ci-dessous : « Etienne Bouhot (1780-1862), La fontaine et la place du Châtelet, 1810. Huile sur toile 81 x 99 cm. » Musée Carnavalet.

Photographie ci-dessous : Détail de La Pompe du Cours-la-Reine, 1802. Huile sur toile du peintre Bizard, 1802.

Photographie ci-dessous : Détail de « Le passage des Panoramas, théâtre des Variétés. Consulat. Gouache. Depuis la fin du Directoire, les passages sont devenus l'une des composantes du paysage de la capitale, autant appréciés des Parisiens que des visiteurs étrangers. Ils se multiplient sous le Consulat et l'Empire. Celui dit " des Panoramas " fut édité au début du XIXe siècle, près du boulevard Montmartre et du théâtre des variétés, devenant rapidement un endroit très animé. Musée Carnavalet. »

Cette exposition est aussi l'occasion de (re)visiter le Musée Carnavalet consacré à l'histoire de Paris, avant sa fermeture pour trois années à partir de la fin 2016, ce dont il sera question dans un prochain article … et même peut-être deux.

Le musée Carnavalet présente, en parallèle de l'exposition sur Napoléon et Paris, une autre, plus petite, du 8 avril au 30 août, intitulée Le congrès de Vienne : L'invention d'une nouvelle Europe, Paris - Vienne, 1814-1815, avec d'intéressants documents sur une époque difficile pour la France, occupée par les 'alliés' (russes, autrichiens, prussiens, anglais ...) qui entrent dans le pays en 1814 et 1815 (après la défaite de la bataille de Waterloo) et placent Louis XVIII sur le trône de France.

Les photographies ci-dessous ont été prises dans cette exposition.

Photographies ci-dessous : À gauche - « Instrument de ratification britannique du traité de paix entre la France et le Royaume-Uni. Carlton House, 11 juin 1814. Cahier vélin, dans un portefeuille brodé. Sceau manquant. » À droite - « Instrument de ratification du traité de paix entre la France et le Royaume-Uni. Londres, 10 janvier 1816. Cahier vélin, dans un portefeuille de velours rouge brodé. Première et quatrième de couverture richement brodées de fils d'or. Sceau appendu en cire marron dans une boîte en métal doré sur cordons de fils soie et or . »

Photographie ci-dessous: Oeuvre d'art en exposition temporaire au musée Carnavalet.

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Merveilleuses & merveilleux