Restauration des peintures murales d'Eugène Delacroix de l'église Saint-Sulpice à Paris

 

L'église Saint-Sulpice, du XVIIe siècle, est particulièrement splendide avec ses nombreuses colonnes s'élevant haut dans le ciel. Son intérieur conserve de véritables trésors dont trois peintures monumentales d'Eugène Delacroix (1798-1863). Je parlerai des autres éléments patrimoniaux dans un second article.

Tout d'abord il faut dire que, comme dans de nombreuses églises parisiennes, des infiltrations d'eau endommagent grandement de nombreuses peintures. Voici ci-dessous à gauche une photographie que j'ai prise à l'église Sainte-Eustache et à droite dans l'église Saint-Sulpice au mois de juillet 2015. Ce ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d'autres.

Pour préserver ces bâtiments et leurs trésors, il est évident que l’État et la mairie de Paris manquent d'argent, préférant rembourser à l'infini les taux d'intérêt de leurs dettes (celle de l’État vient de dépasser les deux mille milliards d'euros) ou dépenser leur temps et le reste de leurs finances à 'aider' des artistes contemporains millionnaires et décadents.

La restauration des fresques d'Eugène Delacroix (1798-1863), se trouvant dans la chapelle des Anges de l'église Saint-Sulpice, demande à elle seule au moins 450 000 EUR. Jusqu'à présent la souscription n'a obtenu que 34 000 EUR et la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles dépendant du ministère de la Culture et de la Communication) a octroyé 44 000 EUR. Les souscriptions sont ouvertes jusqu'à la fin de la restauration. La mairie engagera le complément ; mais la somme débloquée réduira d'autant l'argent restant pour d'autres rénovations. Je sais, parler d'argent est bourgeois et assez vil. Il y a encore quarante ans c'était même considéré comme vulgaire en France.

Les fresques de Delacroix de l'église Saint-Sulpice sont exceptionnelles pour plusieurs raisons. D'abord elles sont parmi les dernières grandes peintures accomplies par ce peintre qui décède deux ans plus tard. Artiste athée, elles démontrent combien la spiritualité n'a rien a voir avec la religion, cette dernière n'étant qu'un langage créé par l'homme pour parler de ce qu'il ne comprend pas.

Elles sont au nombre de trois. Le sujet de La Lutte de Jacob avec l'Ange, pourrait être celle de l'esprit et de la matière, de l'artiste face à son sujet, d'Eugène Delacroix face à cette peinture et ce mur devant lequel il passa plusieurs mois (je crois de 1854 à 1856) à chercher à le rendre imperméable afin que son œuvre reste dans le temps, choisissant finalement un mélange de cire et d'huile. Celles-ci restent cependant fragiles et furent restaurées en moyenne tous les trente ans. Par exemple en 1977 on employa un nouveau procédé de résine qui a laissé des traces. Cette restauration fut confiée à une entreprise privée qui existe toujours mais qui refuse d'ouvrir ses archives ! D'autres restaurations précédentes ont par exemple repeint par-dessus certaines parties (voir l'exemple des anges ci-dessous) etc.

La nouvelle restauration débutera ce mois d'octobre 2015 par une étude approfondie de ces peintures afin d'employer les meilleurs (espérons-le) procédés. La restauration proprement dite commencera en février pour six ou sept mois. Il est aussi prévu de restaurer le reste de cette chapelle (le vitrail, changer les lumières...).

C'est donc le moment, en ce mois de septembre, d'aller contempler ces peintures avant qu'elles ne soient plus accessibles pendant plusieurs mois.

Photographies du haut : À gauche - Place Saint-Sulpice avec sa fontaine et son église. À droite - Plafond de la chapelle des Anges de l'église Saint-Sulpice avec Saint-Michel terrassant le Dragon par Eugène Delacroix. © LM.

Photographie de droite : Héliodore chassé du temple. Mur gauche de la chapelle des Anges. © LM.

Photographie de gauche : Lutte de Jacob avec l'Ange. Mur de droite. © LM.

Photographies ci-dessous : À gauche - Un des anges du plafond sans doute redessiné au dessus de l'original. À droite - On devine un ange tel qu'il devait être, c'est à dire sur un fond bleu lapis-lazuli. © LM.

Voir les commentaires

Château de Saint-Brisson-sur-Loire : une dilapidation annoncée à plus ou moins long terme !

Voici un nouvel exemple de la gestion calamiteuse de notre patrimoine par nos instances publiques. Il n'est pas nécessaire d'être devin pour connaître le futur du château de Saint-Brisson-sur-Loire si on n'arrête pas dès à présent le processus.

Il s'agit d'un magnifique bâtiment féodal dont le début de la construction remonte au XIIe siècle. C'est le château de la Loire situé le plus en amont sur le fleuve.

Il est légué à la commune de Saint-Brisson-sur-Loire en 1987. Celle-ci s'en 'débarrasse' en 2015 en le vendant à une société, créée en juin 2014 par un particulier possédant deux autres châteaux, dont le but est l'exploitation touristique de tels lieux. Voilà un autre exemple de bien public illustre vendu au privé.

D'abord il y a le souci de l'évolution et de la pérennité de cette société. Qu'est-ce qui l'empêche de péricliter et d'être rachetée par une chaîne hôtelière ou pire ?

Le château a déjà commencé à être amputé de son intérieur avec une vente d'objets lui appartenant pendant trois jours à partir du 4 octobre. Sur le site d'Interenchères on apprend que seront liquidés par la commune les objets précieux qu'il y avait dans ce lieu : « bijoux anciens », « dentelles, argenterie et orfèvrerie du XVIIIème siècle, collection de boutons de livrées aux armes de nombreuses familles de la région, nombreux étuis en or, boites précieuses, magnifiques flacons à sels d’époque Napoléon III, plusieurs coffrets de voyage d’époque XVIIIème et XIXème siècles, important lot de miniatures du XVIIIème et XIXème siècles, nombreuses garnitures de cheminées, pendules en bronze doré », des statues et bronzes d'artistes reconnus du XIXe siècle, des portraits du XVIIIème et XIXème, et d'autres meubles, mobiliers, objets et œuvres d'art de ces siècles.

Sur cette page d'Interencheres il est aussi indiqué : « Il ne s’agit pas de démeubler le château mais de permettre à la commune de réaliser la vente d’objets trouvés dans les meubles et greniers, dans leur ambiance, dans ce merveilleux château. Chacun pourra acheter un objet chargé d’histoire à partir de dix euro. » Il s'agit pourtant bien d'enlever une grande partie du mobilier de ce château et d'y soustraire une partie de son « ambiance » d'origine. On le voit, en province, comme à Paris, les représentations publiques savent utiliser la 'novlangue' qui arrive à dire que faire blanc c'est faire noir ou le contraire.

On peut être sûr que ce démembrement n'est qu'à son début. Les Monuments historiques ayant pris l'habitude de n'inscrire que partiellement de tels domaines il faut s'attendre, par son nouveau propriétaire ou d'autres futurs, à des aménagements modernes dénaturant le lieu. Déjà d'en enlever les objets lui appartenant supprime de son âme. Comme on peut le lire sur Wikipédia les Monuments historiques ont classé en 1993 : « le parc, la terrasse, les douves, le pont, le plan d'eau, le canal, le sous sol, la salle à manger, la cour et le bassin ». C'est à dire que l'on peut détruire ou remplacer tout le reste si on le souhaite comme c'est le cas très souvent aujourd'hui comme je l'ai montré dans de bien trop nombreux articles.

Photographie de gauche provenant du site Interencheres.com.

Photographie de droite provenant de Wikipédia.

Voir les commentaires

Nouvel hôtel particulier parisien du XVIIe siècle en péril ?

Après la vente d'hôtels particuliers du XVIIIe siècle par l’État (voir cet article), les travaux étrangement longs dans d'autres, etc. (voir mes nombreux articles sur la manière dont les instances publiques interviennent irrémédiablement sur un grand nombre de nos bâtiments anciens), voilà que maintenant je viens d'apprendre que Madame le maire de Paris vient d'autoriser la création d'un complexe hôtelier dans un hôtel particulier du XVIIe siècle, emblématique de la capitale, où de nombreux artistes habitèrent : le Grenier des Saint-Augustin au 5-7 rue des Grands-Augustins. Tout cela se fait non seulement sous les louanges de la mairie de Paris mais aussi du ministère de la Culture et du service Architecture de la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles).

Malgré la mobilisation contre (voir cet article du Figaro, le projet aura tout de même lieu toujours avec la société Helzear, mais avec la participation de la Fondation Maya Picasso pour l'Éducation Artistique servant de paravent.

Comme la façade est classée et les étages supérieurs inscrits au titre des Monuments Historiques, on peut s'attendre à de l'architecture RER ou au moins à un bétonnage intensif de tout le rez-de-chaussée et sans doute des sous-sols afin d'y aménager garages à voitures et autres joyeusetés, comme c'est aussi sans doute le cas à l'Hôtel Lambert, l'hôtel de Crillon et d'autres bâtiments historiques en travaux depuis des années (comme l'hôtel Tubeuf du site Richelieu de la bibliothèque nationale de France) avec grue etc., tout cela certainement pas pour rénover de la vieille pierre. Encore une fois, je ne comprends pas comment on peut se permettre cela dans des bâtiments classés.

D'abord arrêtons de classer des parties d'édifices mais des bâtiments entiers ! L'idée avait été prise autrefois de protéger seulement certaines façades car il n'existait pas encore les moyens modernes qui permettent de garder même ne serait-ce qu'un toit classé en détruisant tout le reste. On pensait permettre la conservation de tout un bâtiment en classant seulement une façade.

Voir les commentaires

Fondation du patrimoine : le patrimoine de villes entières 'offert' à une fondation privée.

La France s'est faite en partie par sa culture et son ardeur à en découvrir d'autres. La République française fut à l'initiative d'innombrables expéditions dans le monde entier financées par le ministère de l'Instruction publique, la Société de Géographie et une quantité d'autres services publics ou semi-publics, ainsi que d'une multitude d'expéditions archéologiques à l'origine notamment des importants centres culturels que sont les écoles françaises d'Athènes, de Rome, d'Extrême-Orient... dont le but est l'étude de ces cultures. L'Hexagone regorge de bibliothèques spécialisées, d'institutions culturelles, de musées... Il s'agit d'une véritable passion française pour la culture... toutes les cultures. Aujourd'hui parmi ces organismes on trouve les fondations privées. La mise sous tutelle du patrimoine public au profit de la haute finance ou d'autres intérêts privés s'accélère, voire la vente de celui-ci.

La Fondation du patrimoine a été créée par la loi du 2 juillet 1996. Il s'agit d'un organisme privé à but non lucratif, dont l'objectif est la défense et la valorisation du patrimoine en voie de disparition en particulier rural. Comme il est écrit sur son site : « Aux côtés de l’État et des principaux acteurs du secteur, elle aide les propriétaires publics et associatifs à financer leurs projets, permet aux propriétaires privés de défiscaliser tout ou partie de leurs travaux, et mobilise le mécénat d’entreprise. »

Cette fondation en abrite d'autres comme 'Belfort, ville patrimoine' créée en 2012. Cette année elle accueille sa quatorzième 'fondation abritée' et sa troisième conçue avec une collectivité territoriale : 'Fondation Abbeville patrimoine'. La signature de la convention pour la création de cette fondation aura lieu entre son président Charles Wiener de Croisset et Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, président de la Communauté de communes de l’Abbevillois, 1er vice-président du Conseil régional de Picardie, le lundi 7 septembre dans le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville d'Abbeville.

Quelques questions se posent :

- Qui tient les ficelles de la Fondation du Patrimoine qui est un organisme indépendant ? Pour information son président, Charles Wiener de Croisset (le 'de Croisset' a été ajouté par son grand-père Franz Wiener en 1911 qui obtint par le Conseil d'État ce changement), né le 28 septembre 1943 à New York, est un administrateur français d'entreprises cotées au CAC 40. Ce personnage est notamment, depuis mars 2004, conseiller international chez Goldman Sachs et vice-président de Goldman Sachs Europe.

- Comment une ville entière peut-elle mettre tout son patrimoine sous la tutelle d'un organisme privé ? L'organisation démocratique de la cité est mis de côté, ce qui pose un problème...

Cela se fait avec le soutien du ministère de la Culture, de l’État (DRAC), de conseils généraux (départements) et régionaux, de communautés de communes et des communes concernées bien sûr.

Photographie provenant du communiqué de presse de la Fondation du patrimoine concernant la Fondation Abbeville patrimoine.

Voir les commentaires

Garde-meuble de Louis XVI du château de Versailles

Beaucoup de ventes du patrimoine ancien public se font en dehors de toute publicité. J'ai appris fortuitement qu'en 2010 l'ancien garde-meuble (9 et 11 de la rue des réservoirs) du Château de Versailles, classé monument historique, a été vendu par le conseil général des Yvelines à un groupe privé qui le destine à des habitations.

Achevé en 1786, il est composé de deux immeubles se situant en face du château de Versailles et de ses réservoirs. Il contenait non seulement le garde-meuble de Louis XVI proprement dit mais aussi les appartements de l'intendant-général du garde-meuble et ceux de l'ensemble des personnes chargées de répertorier le mobilier royal.

Le groupe qui l'a acheté (sans doute pour la revente) « restaure » ainsi en logements (du T1 au T...) de nombreux monuments classés « monuments historiques ». Des châteaux en entier et d'autres bâtiments anciens sont ainsi divisés en appartements dans toute la France. Sur le site de ce groupe on en trouve des exemples, comme parmi d'autres : un château découpé en 52 appartements : « Une opération de restauration de 52 logements du T1 au T5 ».

Photographies : Prises sur Google Map.

Voir les commentaires

Millième article !

D'après les statistiques de mon blog cet article est le millième ! Pour fêter cela voici une photographie de l'arbre considéré comme le plus vieux de Paris. Il se trouve dans le petit jardin public René-Viviani, situé près de la cathédrale Notre-Dame, de l'autre côté de la Seine. Il s'agit d'un Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) introduit en France et planté en 1601 par le botaniste Jean Robin. Ce jardin public entoure l’église médiévale Saint-Julien-le-Pauvre, datant du XIIe siècle, depuis la fin du XIXe siècle église grecque-catholique melkite de Paris. Les photographies ci-dessous montrent une des sirènes de chapiteaux médiévaux ornant cet endroit. Sur les sirènes voir l'article La Dentelle et l'habit masculin.

Voir les commentaires

Villa Flora - Les temps enchantés : la collection particulière d'Arthur et Hedy Hahnloser-Bühler.

Du 10 septembre 2015 au 07 février 2016 le Musée Marmottan Monet à Paris, expose près de quatre-vingts œuvres de la Collection particulière d'Arthur et Hedy Hahnloser-Bühler constituée de peintures de Bonnard, Cézanne, Manet, Matisse, Renoir, Vallotton, Vuillard, Van Gogh etc.

« Installé à Winterthour, non loin de Zurich, c’est entre 1906 et 1936 que ce couple suisse constitue une collection unique en son genre pour orner sa demeure, la Villa Flora. » Cette collection est présentée pour la première fois en France.

Première photographie : « Vue de la Villa Flora vers 1900, probablement peu de temps après l’acquisition de la maison par le jeune couple Arthur et Hedy Hahnloser-Bühler. Sur le balcon, Hedy Hahnloser-Bühler posant en robe blanche. © Archives Villa Flora. »

Photographie de gauche : « Arthur Hahnloser dans le jardin de la Villa Flora, vers 1900. © Archives Villa Flora. »

Photographie de droite : « Intérieur de la Villa Flora avec les œuvres de Félix Vallotton, Le Repos des modèles et Les Enfants Hans et Lisa Hahnloser, vers 1912. © Archives Villa Flora. »

Photographies ci-dessous : À gauche - « Edouard Manet, Amazone, 1883. Huile sur toile, 114 x 86 cm. Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. © Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »
À droite - « Félix Vallotton, Le Chapeau violet, 1907. Huile sur toile, 81 x 65,5 cm. Collection particulière, Villa Flora, Winterthur. © Collection particulière, Villa Flora, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »

Photographies ci-dessous : À gauche - « Félix Vallotton, L’Estérel et la baie de Cannes, 1925. Huile sur toile, 54 x 65 cm. Collection particulière, Villa Flora, Winterthur. © Collection particulière, Villa Flora, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »
À droite - « Henri Manguin, La Sieste ou Le Rocking-chair, Jeanne, 1905. Huile sur toile, 89 x 117 cm. Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. © Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »

Photographies ci-dessous : À gauche - « Pierre Bonnard, Effet de glace ou Le tub, 1909. Huile sur toile, 73 x 84,5 cm. Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. © Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »
À droite - « Henri Matisse, Nice, cahier noir, 1918. Huile sur toile, 33 x 40,7 cm. Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. © Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »

Photographie ci-dessous : « Vincent van Gogh, Le Semeur, 1888. Huile sur toile, 72 x 91,5 cm. Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. © Hahnloser/Jaeggli Stiftung, Winterthur. Photo Reto Pedrini, Zürich. »

Voir les commentaires

Les Petits-maîtres de la mode : LE LIVRE !

Le livre, de l'auteur de ce blog, intitulé : Les Petits-maîtres de la mode : XIIe-XXIe siècles sort aujourd'hui !

Vous pouvez le commander dès à présent ici.

Photographie : Détail d'une photographie de vers 1895 avec une dame et une jeune femme lisant, datant de vers 1895, époque de la mode des larges manches 'gigot'.

Voir les commentaires

Bonne rentrée !

La rentrée sera bonne pour ce blog. J'espère qu'elle le sera aussi pour vous !

D'abord il y a la nouveauté de la parution en ce 1er septembre de mon livre sur Les Petits-maîtres de la mode du XIIe siècle jusqu'à aujourd'hui. Vous y retrouverez des parties de textes et des iconographies présentées sur les sites, rassemblés pour l’occasion, ainsi que beaucoup d'autres témoignages totalement nouveaux sur ces jeunes à la mode... ces gandins incroyables, merveilleux, inconcevables... Ce livre peut être acheté dès à présent ici.

Ensuite il y a la programmation d'un article par jour dans ce blog, publié à 9h du matin. Un rendez-vous en quelque sorte. Ce mois de septembre divers thèmes seront proposés avec notamment des articles sur :

- Des architectures anciennes 'rénovées' de manière particulièrement rustre. J'ai déjà donné des exemples dans des parutions précédentes. Je vais continuer de le faire, car il serait bon d'envisager d'une nouvelle manière nos bâtiments et monuments anciens... autrement qu'en les vendant, les louant, les défigurant, les rasant sans que cela se voit (oui oui) ou les bétonnant.

- Des restaurations programmées, des monuments et des chefs-d’œuvre dans des lieux ouverts à tous...

- Le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine.

- Les nouvelles expositions, en particulier parisiennes avec de nombreux événements très attendus, comme la première rétrospective de la peintre Vigée Le Brun (1755-1842), celle sur un « Fragonard amoureux, galant et libertin », ou ayant pour sujet « le portrait florentin à la cour des Médicis », « la joie de vivre »... et au mois d'octobre « les mythes fondateurs », « Être femme sous Louis XIV », « Philippe de Champaigne » etc.

- Et d'autres articles en fonction de l'actualité.

'Champaigne' donc pour tout le monde !

Photographie : Gravure provenant du Journal des Dames et des Modes datant de 1817 (planche n°1662) représentant une enfant habillée de « Chapeau de paille. Robe et pantalon de perkale. » La percale est un tissu de coton de qualité tissé très finement. Cette estampe est sans doute d'après un dessin d'Horace Vernet (1789-1863), car en bas à gauche la signature « HV » est présente et à droite « B » pour le graveur.

Voir les commentaires

Le façadisme

En architecture, le façadisme consiste à détruire tout un bâtiment ancien sauf la façade. Les exemples en France et notamment à Paris sont innombrables. J'en ai donné plusieurs exemples dans ce blog. La plupart du temps cette 'solution' est choisie afin de passer outre les associations de défense du lieu ou le classement du bâtiment.

Un des premiers exemples de ces destructions est celle de la Maison dorée, célèbre restaurant situé au 20 boulevard des Italiens à Paris construit en 1839 que la BNP a totalement détruit à la fin des années 1970 pour ne garder que les murs extérieurs. Ce passage de Wikipédia, qui traite cela, est très révélateur : « En 1974-1976, la BNP y a installé sa division internationale. À cette fin, la BNP a entrepris la rénovation de la façade. Pour le ministère de la culture, Maurice Druon a imposé de conserver la façade sous la pression d'un comité de défense du quartier. L'architecte de la BNP a alors "conçu en une journée et dans la fureur contre les passéistes" un nouveau projet pour intégrer du neuf dans de l'ancien : par des "volumes en harmonie", une jonction assurée "par une cavité plantée de verdure qui permet d'échapper au heurt brutal des deux façade". C'est la première transformation avec façadisme. Aujourd'hui, la Maison Dorée abrite des bureaux, un auditorium et une salle de marché de BNP Paribas. »

Comme si vouloir conserver le tableau de la Joconde était un acte « passéiste » ! Pourquoi ne considérons-nous pas certaines architectures comme des œuvres d'art à part entière ? Pourquoi ne respectons-nous pas les témoignages du passé ? C'est d'autant plus important aujourd'hui où l'uniformisation du monde avance à pas de géant, détruisant des espèces, des cultures... afin de laisser des témoignages aux générations futures.

Photographie provenant de Wikipédia. On ne voit pas ici les détails de la façade qui possède de très belles et fines frises.

Il y a quelques jours je suis allé au Musée national des arts asiatiques - Guimet. Là j'ai appris que ce beau bâtiment inauguré en 1889 avait subi une 'rénovation' terminée en 2001 n'ayant conservée que la rotonde abritant sa bibliothèque (inscrite au titre des monuments historiques par un arrêté de 1979) ainsi que ses façades... sans doute aussi sa toiture (elle aussi inscrite au titre des monuments historiques) et quelques éléments de l'entrée (j'ai remarqué des piliers). Tout le reste aurait été détruit. Voilà donc un autre bâtiment s'ajoutant à la liste déjà longue. Le pire c'est que je ne fais pas de recherches sur ce sujet... C'est seulement ce que je constate lors de mes visites dans les musées et dans Paris. Le plus déplorable c'est de voir que les personnes qui sont censées conserver notre patrimoine détruisent celui-là même où elles évoluent. Leurs arguments sont généralement : faire entrer la lumière, s'adapter aux normes. Pourquoi alors ne pas construire un musée ailleurs puisque de toutes les façons ils détruisent presque totalement le bâtiment ancien ? N'avons-nous pas l'intelligence d'être aux normes sans détruire ? Les architectes à l'origine de ces destructions et ceux qui les choisissent font autant de mal à nos bâtiments anciens que les guerres ! Depuis quarante ans Paris est constellé de ce genre de vandalisme... Sinon la collection du musée Guimet est magnifique. J'en reparlerai.

Les photographies suivantes du Musée Guimet ont été prises à la fin du mois d'août. © LM.

Photographies ci-dessous : Extérieur du Musée Guimet. Le dôme de l'entrée est surplombé d'une énorme pomme-de-pin dionysiaque. Le style antique se retrouve dans les autres éléments : rotonde, palmettes, guirlandes, piliers, etc.

Photographies ci-dessous : L'intérieur était aussi de style antique comme le montre la rotonde conservée.

Photographies ci-dessous : Pour le reste, à part les colonnes, de l'entrée à l'intérieur je n'ai trouvé que de la construction moderne.

Voir les commentaires

Pourquoi de l'art contemporain au milieu de l'ancien ?

De nombreuses administrations publiques de domaines anciens font le choix d'y présenter des œuvres contemporaines parfois de manière pérenne. Je vois deux problèmes en cela :

- Dans le choix des œuvres. Certains crient à la censure quand on critique par exemple la décision du domaine de Versailles d'installer certaines 'créations" comme celle que son auteur intitule « Le vagin de la Reine ». Dans un choix y aurait-il  obligatoirement une censure ? Ne pas sélectionner cet artiste est-ce le censurer ? Combien d'autres l'ont été pour ne pas avoir été préférés ? Dans le choix il y a aussi un message que l'on fait passer. Quel est-il ici ? Est-ce ce genre de discours que notre service public veut véhiculer auprès des jeunes, des familles, des visiteurs du château ?

- Mais surtout pourquoi vouloir mettre de l'art contemporain au milieu de l'ancien ? Je trouve cela de mauvais goût et 'cassant' pour ainsi dire l'ambiance. Pourquoi pas des lustres modernes dans la galerie des glaces du château de Versailles ? C'est un peu comme si on décidait de moderniser une peinture ancienne. De manière fugitive ce n'est pas très grave, mais de façon permanente beaucoup plus. Chercher à sauvegarder le plus possible l'authenticité du lieu, une atmosphère d'époque permettant de sortir de notre quotidien bétonné et formaté, désirer conserver dans leur authenticité des endroits emblématiques pour pouvoir se baigner totalement dans une autre esthétique appartenant à notre passé, est-ce faire preuve de trop de dogmatisme ? C'est d'autant plus nécessaire aujourd'hui que notre patrimoine, comme notre culture et toutes les cultures du monde se réduisent comme peau de chagrin, comme le fait notre environnement naturel... les espèces animales et végétales. L'écologie culturelle est elle aussi une nécessité. Nous devons conserver des zones de culture les plus intactes, comme on le fait pour certains espaces sauvages. Et ce ne sont pas seulement les lois qui vont nous aider en cela mais la conscience individuelle, en particulier de ceux qui font les choix.

Voir les commentaires

Au cœur du progrès : Oeuvres graphiques de la collection John P. Eckblad.

On ne peut faire autrement que d'ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure. Le rôle de l'art devrait être avant tout d'utiliser les rythmes qui nous environnent (ce qui correspond absolument à tout) pour en faire une belle musique, une œuvre harmonieuse, permettant non seulement d'apprécier l'instant mais aussi de le transcender. À Paris par exemple, c'est un bruit constant de machines (climatisations, voitures, métro, travaux, avions...), de gens (pas, voix de toutes les nationalités, radio, télévision...), de la nature (pigeons, mouettes, hirondelles, moineaux...) etc. Un bon musicien devrait les utiliser pour en faire une musique. Il en est de même pour tout ce qui touche aux autres sens.

L'exposition Au cœur du progrès : Oeuvres graphiques de la collection John P. Eckblad au Centre Historique Minier de Lewarde (dans le département du Nord), qui se déroule du 31 août au 31 décembre 2015, donne à 'contempler' les rythmes de l'industrialisation : « Depuis une quarantaine d’années, le collectionneur américain John P. Eckblad « a réuni plus de 750 gravures et affiches sur le thème de l’industrie, dont le charbon, l’acier et la vapeur, réalisées par des artistes français, anglais, allemands, américains... Elles illustrent divers aspects de la Révolution Industrielle et représentent la vie et le travail liés à la production et à l’utilisation du charbon. A travers ses oeuvres, John P. Eckblad cherche à retrouver l’émoi originel éprouvé à l’âge de 9 ans lorsqu’il quitte avec sa famille les lacs boisés du Minnesota pour la Pennsylvanie et ses exploitations minières, et qui s’est mu au fil des années en une fascination pour ces environnements. » Il est vrai que vivre enfant dans la nature fait ouvrir les sens sur l'environnement. Immergé ensuite dans un contexte industriel, l'enfant conserve cette ouverture sur ce qui l'entoure. Ouvrons nos sens, sans jugement mais avec une conscience claire... c'est la seule manière de se sortir de l'ère actuelle qui n'est plus industrielle mais nucléaire et électromagnétique.

Photographie de gauche : « Edward WADSWORTH, Anglais (1889 - 1949). Yorkshire. 1920. Gravure sur bois. © Collection John P. Eckblad. »

Photographie de droite : « Maurice DUMONT, Français (1870 - 1899). Sans titre. Gravure n°4 de la série Autour de la ville. 1895. Pointe sèche et aquatinte. © Collection John P. Eckblad. »

Voir les commentaires

Art bönpo de l’ancien Tibet

Le Bön (ou Bonpo) est une religion toujours vivante au Tibet et à l'extérieur depuis son invasion par la République populaire de Chine. Elle précèdait l'arrivée du Bouddhisme dans l'Himalaya et a donné à celui-ci son originalité. Lors de sa mission au Tibet oriental, en 1907-1908, le capitaine Henri d'Ollone (1868-1945) a ramené notamment dix tankas (peintures pouvant se rouler afin de mieux voyager) du XIXe siècle relatant la vie du fondateur du Bön : Tonpa Shenrab. Ces pièces sont présentées pour la première fois, jusqu'au 12 octobre, par le musée Guimet dans le cadre de l'exposition Art bonpo de l’ancien Tibet. « De rares sculptures bonpo issues d'une collection particulière, des photographies et des documents accompagnent cette exposition qui contribue à une meilleure connaissance du Tibet. »

Une anecdote : Lorsque l'on va dans l'Himalaya on trouve de nombreux stupas, des monuments religieux autour desquels on marche dans un sens précis. Lorsque je suis allé à Katmandou, deux moines d'un monastère bön où je devais me rendre sont venus me chercher. Sur le chemin il y avait un grand stupa autour duquel des centaines de personnes marchaient. Nous étions les seuls à aller en sens inverse, car c'est ainsi que font les bönpos !

Voir les commentaires

Un art contemporain dans la vie

Si je n'ai pas encore trouvé quelque chose de vraiment intéressant dans l'art de ces cinquante dernières années, ce qui m'attire encore chez celui-ci c'est la vie qu'il peut véhiculer, le mouvement, les dialogues et les réflexions qu'il suscite, les clins d'oeil amusants qu'ils suggère, les formes et les couleurs qu'il déploie, la poésie qui s'en dégage... Dans le quartier où j'habite (Oberkampf-Ménilmontant), les murs et les trottoirs sont couverts d'oeuvres d'art. Celles-ci sont régulièrement effacées et remplacées par d'autres. C'est donc un florilège continuel. On croise les artistes en pleine action, et peut leur poser des questions.

Dans ce quartier le possesseur du garage que j'ai pris en photo laisse y entrer des créateurs qui y exposent des œuvres. Au mois d'août Nezim (lacustomerie.com) et Alex ont peint toute la façade du lieu, gratuitement, le propriétaire fournissant les matériaux. Pour les artistes cela sert de galerie à ciel ouvert ; pour le garagiste c'est une manière d'embellir le bâtiment... d'en faire une œuvre à part entière ! Il faut dire que la garage le Bi Continental (en québécois 'bi' signifie d'après le wiktionnaire un « travail fait en commun pour aider quelqu’un ») qui se trouve 4 rue de la Mare est spécial puisque destiné en particulier à la restauration de voitures anciennes. C'était amusant de voir les artistes peindre pendant que les ouvriers étaient là... de l'art vivant ! Si vous allez là-bas, visitez le libraire à côté spécialisé dans l'art contemporain et les idées nouvelles. On y trouve des publications d'artistes aussi peu rentables que les œuvres d'art murales...

Photographies : © LM.

Voir les commentaires

Un éléphant dans un magasin de porcelaine

Dans un article du Figaro je lis que : « Le photographe Berengo Gardin devait présenter vingt-sept photos sur lesquelles on voit les navires de croisière longer la cité des Doges. Le sujet est sensible, et pour éviter toute polémique, le maire a annulé l'événement. » Dans notre société où les artistes contemporains peuvent produire les pires horreurs, montrer la réalité de notre société de consommation culturelle est tabou. Comme Venise, Paris est touché par ce consumérisme de masse à l'origine de ce que j'appelle l'architecture RER qui détruit, comme le ferait une guerre, nos monuments anciens, mais d'une manière insidieuse... sans bruit.

Photographies : © Berengo Gardin.

Voir les commentaires

Moulin à papier

UN MOULIN À PAPIER fonctionnant à l'ancienne, utilisant uniquement du chiffon, situé à Muzillac dans le Sud Morbihan, est en voie de disparaître. Une pétition a été lancée adressée au maire. Je ne sais pas pourquoi celui-ci veut déloger ces personnes, ni par qui ou par quoi il veut les remplacer (la mairie n'a pas répondu à mon courriel). Ce qui est sûr c'est qu'un moulin de la sorte n'est pas seulement important pour les techniques qu'il conserve mais aussi pour son autonomie.

Face à la mondialisation nous devons retrouver une indépendance qui passe avant tout par celle de chaque citoyen. Pourquoi ne pas produire notre propre électricité, utiliser l'eau de notre puits, cultiver notre nourriture, etc. ? Être le plus possible autonome est la meilleure manière d'avancer aujourd'hui. Cela ne veut pas dire ne pas avoir des projets communs de société... au contraire. Le bien commun passe par la liberté individuelle, la fraternité (la solidarité) et une conscience aiguë de l'égalité de tous (si chacun est différent aucun n'est supérieur ou inférieur à l'autre). Ce n'est pas vrai que le téléphone portable est une nécessité ; qu'on ne peut vivre sans le wifi ; que la technologie, la grande production et l'argent sont plus importants que l'humain...

Photographies provenant d'un article d'Essentiam sur ce sujet.

Voir les commentaires

L'Âge d'Or de la Peinture à Naples de Ribera à Giordano

Jusqu'au 11 octobre il est possible de voir au musée Fabre de Montpellier une exposition sur L'Âge d'Or de la Peinture à Naples, de Ribera à Giordano...

Photographie : « Viviano Codazzi, Fête dans la villa Poggioreale à Naples, vers 1641, huile sur toile, 175 x 229 cm, Besançon, musée des Beaux-Arts et d'Archéologique. »

Voir les commentaires

Éclatantes majoliques de la collection Gillet

Le musée de la Fondation Bemberg expose des objets et œuvres d'art du XVe siècle au début du XXe. Il se situe à Toulouse, dans l'hôtel particulier d'Assézat construit entre 1555 et 1557.

Jusqu'au 27 septembre il présente des Majoliques italiennes de la Renaissance du musée des Arts décoratifs de Lyon.

Photographies provenant du site de la Fondation Bemberg.

Voir les commentaires

Le musée Rolin

Le musée Rolin à Autun en Bourgogne est situé à l'emplacement de l'hôtel du XVe siècle du chancelier Nicolas Rolin (vers 1376-1462) et de la maison Lacomme, dans le coeur historique de la ville. Y sont exposées des œuvres réparties dans quatre départements : archéologie, art médiéval, histoire régionale et beaux-arts (XVIIe au XXe siècle) avec un espace consacré à une donation d'art contemporain.

Il est prévu une extension du musée. Une étude préalable est lancée. Espérons que cela ne va pas consister à détruire des murs anciens, creuser dans les sous-sols et bétonner. Mieux vaut prévenir que guérir non ? Ce n'est pas Nicolas Rolin, fondateur avec sa femme de l'Hôtel-Dieu (hôpital) de Beaune, qui me dira le contraire !

Photographie du haut : Image de l'extérieur du musée provenant de Wikipédia.

Photographie de gauche : Stèle gallo-romaine d'Autun. © Autun, musée Rolin, © Service des musées de France, 2014. © Claudine Massard, musée d'Autun.

Photographies ci-dessous : À gauche - Femme allongée. Tableau d'auteur anonyme du XVIIIe siècle. © Autun, musée Rolin, © Service des musées de France, 2014. © Claudine Massard. Portrait galant.
À droite - Portrait de Monsieur Bullier, gouverneur de deux princes d'Allemagne. École française. Peinture de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe. © Autun, musée Rolin, © Service des musées de France, 2014. Double nœud papillon !

Voir les commentaires

Chronique du jour

LA NUIT DE LA CULTURE EUROPÉNNE L'union européenne a trouvé un nouveau moyen d'imposer sa vision libérale et supra-nationale. Après avoir cherché à le faire par la démocratie (chaque fois que les peuples ont été directement consultés ceux-ci ont répondu par la négative), par la technocratie, par l'argent (les dettes), la langue (l'anglais), la guerre (contre la Russie historiquement de la vieille Europe)... maintenant elle cherche à le faire par la culture. La nomination dernièrement de directeurs non italiens dans vingt musées nationaux des plus grandes villes d'Italie est une étape (voir ici). Une autre est le déménagement de toutes les réserves du Louvre près de Lens (voir ici). De tels exemples vont être de plus en plus fréquents.

QUÉSACO  ? Je viens d'apprendre par un communiqué de presse de la mairie de Paris que l'incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 19 au 20 août à la Cité des sciences et de l’industrie s'est produit « dans une zone actuellement en travaux qui devait accueillir prochainement un centre commercial ». Est-ce à dire qu'on construit un centre commercial dans la Cité des sciences et de l’industrie ? Ceci dit, ce ne serait qu'à moitié surprenant (voir lien précédent).

Voir les commentaires

Merveilleuses & merveilleux