Lumière! Le cinéma inventé

Faire une exposition sur l'évolution du cinéma jusqu'au numérique au Grand Palais est une bonne idée, surtout lorsque celle-ci est centrée sur ses débuts et les frères Lumière. Et puis cet édifice parisien est édifié à partir de 1897, pour l'exposition universelle de 1900, à peu près en même temps que l'invention du cinéma moderne par les frères Lumière en 1895.

L'exposition Lumière! Le cinéma inventé est à voir donc jusqu'au 14 juin. On y retrouve les prémices du cinéma avec quelques machines à faire bouger les images (pantomimes lumineuses ...), et d'autres documents d'époque suivant le perfectionnement de cet art, pour en arriver jusqu'à aujourd'hui et une surprenante invention française qui est sans aucun doute le futur : un écran permettant de voir un film (même ancien) en trois dimensions ! Il faut s'attendre à avoir donc bientôt chez soi des écrans 'Trois dimensions'.
On y apprend aussi que les frères Lumière n'inventèrent pas que la projection de cinéma mais aussi notamment la photographie couleur et la 3D ! Louis Lumière présenta « à Paris, devant l'Académie des sciences, […] plusieurs films [en relief] dont une version 3D de Arrivée d'un train à La Ciotat, projetée devant des savants munis de lunettes anaglyphiques à verres bleus et jaunes. En avant-première mondiale [l'exposition présente ce film] en 3D sans lunettes, grâce au procédé développé par la société française Alioscopy, pionnière des écrans auto-stéréoscopiques. L'histoire de l'image relief continue donc de s'écrire en France, dans la lignée des Lumière. »

Photographie de gauche : Les frères Lumière sont bien les inventeurs du premier film projeté qui commence l'exposition : La Sortie de l'usine Lumière à Lyon.

Photographies de droite et ci-dessous : Intérieur de l'exposition.

Photographie ci-dessous : L'exposition permet de revivre la (sans doute) première séance publique payante organisée par les frères Lumière au Salon Indien du Grand Café du 14 boulevard des Capucines (très à la mode alors) à Paris, le 28 décembre 1895, reconstitué pour l'occasion, et où on peut y contempler tous les petits films alors projetés. C'est émouvant de voir gesticuler Monsieur Lumière en toute bonhomie, comme si tout cela n'était qu'un jeu … le jeu de l'image.

Photographie ci-dessous : En sortant de l'exposition (là où on présente son ticket), je me suis aperçu qu'on voyait par la fenêtre, en transparence de la grande affiche extérieure, le visage d'un des deux frères Lumière semblant nous faire un petit coucou. Et si la vie ressemblait à une projection cinématographique ?

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Mannequins d'artiste et de mode

Le mannequin est un sujet passionnant pour une personne comme moi qui s'intéresse à la mode et à l'art. C'est souvent le premier modèle qu'utilise un peintre autrefois (au XXe siècle on a la photographie). Il est à l'ossature de l'oeuvre. Dans la mode, c'est un être de présentation et de représentation comme le sont les mannequins vivants. Il est dans le prolongement des estampes, photographies, films et vidéos de mode, et encore très présents dans les devantures et à l'intérieur de boutiques de fringues (il s'agit d'un mot très ancien dont je reparlerai). Dans l'exposition Mannequin d’artiste, Mannequin fétiche, qui se déroule au Musée Bourdelle du 1er avril au 12 juillet 2015, plusieurs d'entre eux sont présentés. Selon moi celle-ci est intéressante pour les quelques modèles anciens qui y sont montrés et surtout un mannequin d'exposition du XVIIIe siècle portant une robe à la française de vers 1765. Il provient de Pelham Galleries. On peut le voir ici (la photographie de fin de cet article vient de cette page). D'après la description (en anglais), ce mannequin de mode serait le seul grandeur nature aujourd'hui connu du XVIIIe siècle qui nous soit parvenu. On en aurait un exemple dans une gravure ayant pour légende « La Couture ou Belle Promesse est de peu d’effet » contenue dans un almanach publié en 1784 intitulé Les Belles Marchandes, Almanach historique, proverbial et chantant. Cela pourrait être ce qu'on appelle la Grande Pandore. Voici ce qu'on peut lire dans un forum sur La Grande Pandore & la Petite Pandore : « Bien avant les défilés de mode que nous connaissons aujourd'hui, deux poupées, la Grande Pandore et la Petite Pandore, tenaient le rôle de « mannequins » aux 17e et 18e siècles, et présentaient les derniers vêtements à la mode aux élégantes. Il paraîtrait qu'elles étaient en usage dès le 14ème siècle [...]. Ces poupées, à tête et membres en papier mâché et corps de bois, voyageaient de cour en cour et avaient la haute mission de porter dans les provinces et à l'étranger les modèles du bon goût français et de l'élégance parisienne, donnant ainsi aux nobles dames une idée exacte de la mode de Paris, dont elle étaient les ambassadrices. »

Donc rien que pour la voir, cela vaut la peine de se rendre à l'exposition dont on peut cependant regretter la grande part donnée au fétichisme.

À noter aussi une reconstitution de la machine en bois que Nicolas Poussin (qui est le sujet de l'exposition du Louvre Poussin et Dieu) utilisait pour peindre, lui permettant de voir comment la lumière jouait sur ses figurines en cire et leurs drapés.

Photographie de gauche : « Anonyme, Allemagne, milieu du 16ème siècle. Gliederpuppe, vers 1550. Statue en buis. © Collection privée, Londres. »

Photographie de droite : « Anonyme, Italie, fin du 18ème siècle - début du 19ème siècle. Mannequin néoclassique, vers 1810. Bois et articulations de métal, tête et corps peints à l’huile. © Accademia Carrara, Bergame. »

Photographie ci-dessous : Anonyme, France, vers 1765. Mannequin de mode en robe d'époque, de 175 cm de hauteur. © Pelham Galleries.

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Les histoires de religions c'est gonflant.

En ce début de XXIe siècle à Paris, quand on écoute les informations, sort dans la rue et se rend aux musées … on voit de la religion partout. En quelques jours j'ai visité l'exposition De Giotto à Caravage, Les passions de Roberto Longhi assez morbide avec une ribambelle de représentations de corps morts et de têtes coupées de saint Jean-Baptiste ; celle sur les Sculptures souabes de la fin du Moyen-âge dont la production s'est arrêtée à cause de la Réforme protestante ; et les deux expositions se faisant face au Musée du Louvre : Poussin et Dieu et La fabrique des saintes images. Rome-Paris (1580-1660), toutes deux se déroulant du 2 avril au 29 juin 2015.

Une des expositions les plus remarquables que j'ai pu voir était en 1994 la rétrospective sur Nicolas Poussin (1594-1665) au Grand Palais qui permettait d'avoir une vue d'ensemble de son oeuvre contrairement à ici. J'apprécie énormément ce peintre qui travaillait seul, sans grand atelier, qui n'avait pas de disciples, mais chez qui le classicisme pictural français du XVIIe siècle a trouvé son inspiration.

La question de l'image me passionne aussi. J'en reparlerai dans un prochain article sur l'exposition Lumière! au Grand Palais. La culture de l'image est présente de manière coutumière dans notre société française depuis l'Antiquité. Elle a toujours véhiculé une philosophie qu'elle exprime à travers l'art, et notamment l'art du catholicisme qui s'est posé plusieurs fois la question de la représentation de Dieu et du Christ, et qui a conclu que Dieu ayant fait l'homme à son image, l'image de l'homme ou celle de Dieu sous ses traits était non seulement possible mais un outil de méditation (icônes orthodoxes …). Aujourd'hui avec le Louvre Abou Dabi (voir l'article Le scandale du Louvre Abou Dabi) et la présence musulmane de plus en plus oppressante en France, la question de l'image et la place de l'art dans la société est davantage prégnante, d'autant plus que l'image est partout, et que toutes les religions s'en servent, de même que chacun … sauf évidemment ceux qui se sont coupés radicalement de notre société de consommation … notre société de fabrique à images.

Donc l'idée d'une exposition intitulée « La fabrique des saintes images » est particulièrement intéressante. Seulement pourquoi avoir choisi le XVIIe siècle, et pourquoi faire de Nicolas Poussin un cul-béni ??

Ces deux expositions semblent essayer de faire entrer des concepts là où ils n'ont pas lieu d'être, dans un mélange qui ne fonctionne pas. Le Louvre consacre sa saison printanière au XVIIe siècle avec ces deux expositions et celle sur Velázquez au Grand Palais dont le commissaire d'exposition est un conservateur du Louvre. On le sait, le XVIIe siècle français est celui du début des Lumières, et celui de la fin du tout religieux qui aboutira à la Révolution, puis à ce concept faux qu'est la laïcité (autre forme de religion). Pourquoi avoir placé l'exposition La fabrique des saintes images dans ce siècle ? Le Concile de Trente qui réaffirme « la possibilité, la légitimité et l'utilité des saintes images, profondément et brutalement attaquées par les Protestants » (comme le dit le dossier de presse) se situe en 1545-1563. Par la suite, le XVIIe prend de plus en plus de distances avec la religion notamment aux niveaux intellectuel, politique … L'époque des Précieuses et celle de Louis XIV ne sont pas marquées par ce sujet. Au contraire la figure libre du philosophe des Lumières se met en place avec sa recherche de la vérité à travers les sciences et de la liberté par la philosophie.

Évidemment les questions posées par le thème de cette exposition sont intéressantes. Celle-ci soulève notamment l'importance de l'iconographie dans notre culture. Une autre manifestation faisant écho à ce sujet est celle intitulée Lumière! au Grand-Palais où est retracée l'évolution du support de transmission des images depuis les débuts du cinéma jusqu'aux images électroniques d'aujourd'hui. Nous sommes là aussi dans la 'fabrique des images', leur industrialisation. Était-il nécessaire de restreindre l'importance de l'image dans la société occidentale au catholicisme ?

Finalement la juxtaposition de ces deux expositions et leur sujet font ressembler le tout à une chimère, c'est à dire à un animal imaginaire constitué de parties différentes d'autres animaux. Le pire selon moi est d'avoir placé une exposition sur Nicolas Poussin dans ce contexte de prosélytisme religieux. Nicolas Poussin utilisait aussi bien les mythologies antiques que les mythes chrétiens pour créer. Sa peinture est davantage dans la lignée du courant humaniste que chrétien. Elle est même au-delà de tous courants, de toutes philosophies, pour toucher directement à l'harmonie divine (si cela se peut par une simple peinture), à la sagesse, ou du moins la pointer du doigt. Ce peintre philosophe n'est pas un peintre chrétien. Il a su créer sa propre langue, aller à l’essentiel de ce que les cultures dans lesquelles il baignait comportaient de gracieux, harmonieux, intelligent … une langue universelle qui touche directement au cœur et à l'âme … de paix, d'amour et riche … Comme je l'ai dit, cet artiste peignait seul, sans atelier (par exemple celui de Velázquez comportait des dizaines de personnes y travaillant), sans disciple. Il n'était pas, lui, dans le prosélytisme … ou dans des affaires de pouvoir ou d'argent. Pas de dogmes chez lui … ce qui en fait un peintre important pour notre époque. Je me pose encore la question du secret de cet artiste lui permettant de trouver le bon ton, l'harmonie parfaite dans sa composition et dans ce qu'elle suscite au spectateur. Quel est le secret de cette harmonie ?

Évidemment cette exposition est à voir pour les 99 œuvres de Poussin proposées à notre délectation (63 peintures, 34 dessins et 2 estampes) dont certaines que j'ai découvertes pour la première fois, très peu montrées, appartenant à des collections privées ou publiques du monde entier et d'autres très connues et fondamentales pour l'histoire de la peinture. C'est un tiers de son travail qui est exposé. Le Louvre possède la collection la plus importante de Poussin au monde avec 40 œuvres. Certaines des créations exhibées dans Fabrique des saintes images sont de même intéressantes. On y retrouve Le Caravage, Simon Vouet, Philippe de Champaigne notamment et une très belle peinture attribuée à Louis Le Nain intitulée Repas de paysans.

Mais qu'est-ce que celui, celle, ou ceux, qui ont décidé de ces deux expositions ont voulu démontrer ? Que le Louvre Abou Dabi est une ineptie (ce qui est vrai) : amener l'image dans une société musulmane profondément contre et qui pourtant ne vit en Occident que par elle ? Tout cela est fouillis. Nous sommes loin de la paix, de la liberté et du chemin de douce rigueur entrepris par Nicolas Poussin. Le Louvre est devenu une entreprise de vente d'images. Du reste ce musée ressemble de plus en plus à un grand centre commercial. J'y reviendrai. Peut-être est-ce cela que dénoncent aussi ces expositions. Si c'est le cas pourquoi ne pas le dire haut, fort, clairement, d'une manière vive et pointue ?

Photographie 1 de gauche : « Le Christ au jardin des Oliviers. Vers 1628 ? Huile sur cuivre. H. 62; l. 49 cm. Collection particulière (en dépôt au Metropolitan Museum of Art, New York). © Private Collection. » Il s'agit peut-être de l'unique œuvre de l'artiste composée sur cuivre, support rendant particulièrement bien le camaïeu de tons rouges/cramoisis.

Photographie 2 de droite : « La Sainte Famille à l’escalier. 1648. Huile sur toile. H. 73; l. 106 cm. Cleveland, The Cleveland Museum of Art.. Inv. 1981.18 © The Cleveland Museum of Art. »

Photographie 3 de gauche : « L’Ordre. Huile sur toile. H. 95,9; l. 121,6 cm. Fort Worth, Kimbell Art Museum. AP 2011.01. © Kimbell Art Museum, Fort Worth, Texas. »

Photographie 4 de droite : « La Manne ou Les Israélites recueillant la manne dans le désert. 1638. Huile sur toile. H. 149; l. 200 cm. Paris, musée du Louvre. INV. 7275 © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Mathieu Rabeau. »

Photographies ci-dessous : « Paysage avec saint Matthieu. 1640. Huile sur toile. H. 99; l. 135 cm. Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Gemäldegalerie. Inv. 478 A © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Jörg P. Anders. »

Photographie ci-dessous : « Eliezer et Rébecca. 1648. Huile sur toile. H. 118; l. 199 cm. Paris, musée du Louvre. INV. 7270. © Musée du Louvre, dist. RMN/ Angèle Dequier. » J'ai choisi cette peinture pour entreprendre un modeste descriptif. Le choix du sujet est puisé dans l'Ancien Testament. Éliézer de Damas, fils adoptif d'Abraham, vient chercher Rébecca pour la marier à Isaac. Il est au centre de la composition. Autour de lui toutes les jeunes femmes sont d'une beauté semblable et aucune n'est traitée par l'artiste avec moins de soins. Chacune exprime une émotion différente, parfois pas du tout en relation avec la scène. Certaines discutent, d'autres font ce qu'elles sont venues faire (chercher de l'eau), une autre appelle l'attention de son amie vers sa tâche (verser de l'eau) absorbée qu'elle est par la scène biblique qui se passe sous ses yeux. Une seule regarde le spectateur : celle qui porte un vase rempli d'eau au dessus de sa tête et au dessus de celle de tous les autres personnages. Le geste de la figure centrale d'Éliézer se trouve donc surplombé par celui plus modeste d'une simple jeune femme. Nicolas Poussin place souvent de petites scènes familières et délicates en contrepoids face à la rigueur mythologique ou mythique. Le mythe rejoint ici la vie. Nous avons aussi la présence de la Cité et de ses citoyens qui l'arpentent. Dans d'autres peintures on trouve des baigneurs, des pêcheurs etc. À ce mélange s'ajoutent les drapés qui eux ne sont pas de son temps, mais dont les couleurs franches et tendres (on appelle au XVIIIe siècle et peut-être au XVIIe 'couleurs tendres' des teintes riches) et le raffinement des plis donnent à l'oeuvre une 'raison artistique', insèrent d'autres notes dans cette composition d'ensemble. Les traits droits des architectures mélangés à d'autres en rondeurs, les couleurs, les drapés, les regards, les gestes, le jeu des ombres et des lumières, les différents paysages … tout concourt à recentrer l'oeil du spectateur, le concentrer dans le moment présent et entrer dans l'harmonie de ce tableau … qui est aussi celle de la sagesse … peut-être. En tout cas le peintre nous amène dans son eurythmie, dans son rythme, fait de paix. Du reste, lors de la conférence de presse, les deux commissaires de l'exposition (cette exposition représente deux années de travail) ont insisté sur l'importance du cadre pour présenter les œuvres de Poussin, lui-même en parlant dans ses écrits et se représentant dans l'autoportrait de début d'exposition au milieu de cadres. Il conseillait encore de couvrir ses peintures d'un rideau pour mieux les découvrir et entrer dans l'univers représenté. C'est une leçon du regard, d'apprendre à regarder. Pour cela il commence par nous convier dans son univers : une tranquillité de l'âme toute spirituelle, aimante et aimable, une harmonie presque divine … puis à regarder notre esprit, notre entourage … tout en sachant que tout cela n'est que verbe, langage, images … un jeu de codes permettant de vivre ensemble dans la mesure de son oeuvre.

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Sculptures souabes de la fin du Moyen-âge

Les Sculptures souabes de la fin du Moyen-âge sont à l'honneur au Musée de Cluny - musée national du Moyen Âge à Paris, du 1er avril au 27 juillet 2015. Cette exposition occupe les deux premières salles du musée, une bonne occasion de le visiter, ainsi que le bâtiment lui-même avant que n'aboutisse le projet qui prévoit « à la fois la construction d’un nouveau bâtiment d’accueil, la restauration des monuments historiques insignes où il est installé et le redéploiement muséographique des collections. » Comme on peut le voir sur les photographies ici présentes, et comme c'est devenu une habitude, on va bétonner et construire dans un style RER en tenant aucun compte de l'harmonie avec le lieu, sans aucun 'raccord' historique, sans références ... juste du béton et du vitrage.

Photographie de gauche : « Saint Martin. Haute Souabe, vers 1520. Tilleul polychromé. H. 60 ; L. 21 ; P. 15 cm. Saumur, Musée des Arts Décoratifs, (inv.Lair 36). © Martine Beck-Coppola. »

Photographies ci-dessous : « Le Couronnement de la Vierge dit « La Vierge du rosaire ». Entourage de Daniel Mauch, vers 1510-1515. Panneau : bois peint (peuplier ?) Relief : bois polychromé. H. 67,5 ; L. 55 ; D. du relief 31,5 cm Hambourg, Museum für Kunst und Gewerbe, (inv. 1899.101). © Museum für Kunst und Gewerbe. »

Photographie ci-dessous : « L’Enfant Jésus. Sud de la Souabe, vers 1480-1490 (attribué à l’atelier d’Ivo Strigel). H. 37 ; L. 16 ; P. 12 cm. Ravensburg, Oberschwäbische Elektrizitätswerke (OEW), OEW 230. © Kunstsammlung Zweckverband Oberschwäbische Elektrizitätswerke (OEW) / photo haus für fotografie, Ravensburg, Karin Volz. »

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Paris Beaux-Arts

Le Syndicat national des Antiquaires (SNA) organise du 1er au 5 avril 2015, au Carrousel du Louvre, une manifestation « pilotée par une jeune équipe » intitulée : De l'Antiquité au XXIe siècle : Paris Beaux-Arts. Il s'agit de la première édition de ce salon dédié aux antiquaires de qualité spécialisés dans différentes époques et disciplines. Quatre-vingts marchands y exposent leurs plus beaux objets.

Les photographies ont été prises au vernissage du salon.

Photographies ci-dessus et ci-dessous : Galerie Lemoine-Bouchard (Paris).
Portrait d'époque Directoire, huile sur toile.
Portrait de dandy, 1836 par Candide Blaize (1795-1849), aquarelle et gouache sur papier.

Photographies ci-dessous : Galerie Delvaille (Paris).

Photographie ci-dessous : Galerie Amedeo Montanari (Paris).

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Ernest Meissonier

EXPOSITION PROLONGÉE JUSQU'AU 27 SEPTEMBRE ! La Ville de Poissy (Yvelines) commémore, du 27 mars au 21 juin, le deux centième anniversaire de la naissance du peintre Ernest Meissonier (1815-1891), qui vécut à partir de 1846 dans cette ville dont il fut maire, en présentant une exposition d'une cinquantaine de ses peintures, dessins et gravures. Son œuvre fait partie de ce qu'on appelle le 'réalisme historique'. Au XIXe de très nombreux mouvements artistiques voient le jour en France, certains d'un grand conventionnel, d'autres très innovants. Chacun révèle une facette de ce siècle.

Photographie : « Cavalier dans l'orage, Jean‐Louis‐Ernest Meissonier (1815‐1891), dessin à la mine de plomb, lavis et rehauts blancs. H. 25,7 x35cm ‐ Coll. Musée du Louvre, Département des Arts Graphiques, Paris, Inv. RF2404-recto. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Jean‐Gilles Berizzi. »

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De Giotto à Caravage, Les passions de Roberto Longhi.

L'exposition temporaire organisée par le Musée Jacquemart André De Giotto à Caravage, Les passions de Roberto Longhi se déroule du 27 mars au 20 juillet 2015. C'est la première fois en France qu'est ainsi dévoilée la collection de Roberto Longhi (1899/1890-1970), historien de l’art et collectionneur, composée de grands noms de la peinture italienne du XIVe siècle au XVIIe, redécouverts par celui-ci : Giotto, Masaccio, Masolino, Piero della Francesca, Ribera, Caravage parmi d’autres … Aux œuvres issues de la Fondation Roberto Longhi répondent d'autres prêtées pour l'occasion par des musées français et italiens.

Première photographie : Giotto di Bondone (vers 1266/67 - 1337).
À gauche -
« Saint Jean L’Évangéliste. Vers 1320. Tempera et or sur bois. 128 x 55,5 cm. Fontaine - Chaalis, Abbaye Royale de Chaalis, Institut de France. © Studio Sébert photographes.
À droite - Saint Laurent. Vers 1320. Tempera et or sur bois. 120 x 54,3 cm. Fontaine - Chaalis, Abbaye Royale de Chaalis, Institut de France. © Studio Sébert photographes.

Photographie de gauche : Tommaso di Giovanni Cassai dit Masaccio (1401 - 1428). Vierge à l’Enfant. Vers 1426 - 1427. Tempera et or sur bois. 24,5 x 18,2 cm. Florence, Istituti museali della Soprintendenza Speciale per il Polo Museale Fiorentino - Galleria degli Uffizi. © Soprintendenza Speciale per il Patrimonio Storico Artistico ed Etnoantropologico e per il Pol.

J'ai été particulièrement impressionné par une huile sur toile, dont la photographie est ci-dessous, de Bartolomeo Manfredi (1582-1622), intitulée Le Couronnement d'épines, datant de vers 1615 et conservée au Musée de Tessé à Le Mans. Ce tableau peut être comparé à une musique tellement le rythme y est prégnant. Il est en particulier suggéré par les oppositions : le clair-obscur bien sûr, mais aussi le visage du jeune homme (à notre droite) et celui du vieillard (troisième à gauche), le caractère lisse et rigide de l'amure et les drapés dont le soyeux est rendu d'une façon particulièrement remarquable (ce qui ne peut se reproduire par la photographie), les corps et les tissus, l'allure dressée du soldat face à la résignation courbée du Christ, les mains crispées des bourreaux et celle abdiquant de Jésus, la concentration des uns (des deux bourreaux et du personnage tout à gauche qui lui aussi regarde la scène) et la quiétude presque désinvolte voire égoïste des autres qui ne semblent préoccupés que par eux-mêmes et non par le martyr du fils de Dieu etc. Plusieurs autres éléments servent de liaisons : les couleurs des tissus toutes plus ou moins différentes, les visages ressemblant à des notes sur cette portée musicale, les regards, les lignes formées par les épées, les bâtons et les lances etc. Les personnages sont au nombre de neuf et tous masculins. La lumière vient de notre gauche, obstruée en partie par un rideau noir, sans doute tiré afin de mettre en lumière cette obscurité humaine qui a amené par sa stupidité à faire souffrir la bonté. La scène est extraite du néant de la bêtise humaine pour être dévoilée, expliquée, presque décortiquée aux spectateurs par le peintre sans doute représenté dans la figure du personnage de gauche, seul témoin conscient de ce qui se passe. L'oeil qu'il lance vers le Christ souffrant est le seul regard humain … du moins faut-il l'espérer … et c'est la question que se pose peut-être le vieillard qui contemple ce regard de l'artiste qui du néant de la toile fait surgir une scène. Le vieillard serait la figure du spectateur et l'homme de gauche celle du peintre … lui-même spectateur de ce qu'il met en lumière par sa composition presque musicale de cette réalité sortie des tréfonds.

Au fait, pour ceux qui ne l'ont pas encore visité : le Musée Jacquemart André est merveilleux !

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L’esprit et la main : Héritage et savoir-faire des ateliers du Mobilier national.

Pour la première fois le Mobilier national présente une exposition relative à ses ateliers de restauration, qui ouvre dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art. Intitulée L’esprit et la main. Héritage et savoir-faire des ateliers du Mobilier national, cette exposition, qui se déroule du 27 mars 2015 au 13 décembre 2015 à la Galerie des Gobelins à Paris, se propose de nous faire découvrir les coulisses d’une institution existant depuis plusieurs siècles, anciennement connue sous le nom de Garde-meuble royal, impérial et républicain.

Aujourd'hui le « Mobilier national, pourvoit à l'ameublement et pour partie, au décor des palais de la République comme par exemple, le palais de l'Élysée, l'hôtel de Matignon ou encore le Sénat. Dans le cadre d'expositions temporaires, françaises et internationales, ou de dépôts d’œuvres au sein des musées et châteaux ouverts à la visite, il donne, aussi, à voir ses collections riches de plus de 100 000 objets. Pour l'entretien de l'ensemble de ses collections, il dispose de sept ateliers de restauration qui sont à la fois garants de pratiques ancestrales et creusets d'innovations. »

Ils sont reconstitués pour l'occasion avec les ateliers : d'ébénisterie, de menuiserie en sièges, de lustrerie-bronze, de tapisserie d’ameublement, de tapisserie décor, de tapis et de tapisserie. Sur le site dont le lien est ci-dessus, se trouve un autre lien avec les dates des présences par ateliers, ce qui permet d'entendre ces professionnels parler de leur métier, ce qu'ils font avec beaucoup de gentillesse et passion, au milieu de leurs outils qu'ils ont amenés pour l'occasion ainsi que des objets d'art qu'ils restaurent. Ils attendaient depuis des années qu'une telle manifestation soit organisée. L'entrée est gratuite les 27, 28 et 29 mars.

Photographie : Atelier de restauration d’ébénisterie. © Vincent Leroux.

Les photographies ci-dessous ont été prises sur le parcours de l'exposition.

« L'ATELIER DE TAPISSERIE DÉCOR ET DE RESTAURATION CONTEMPORAINE est composé de deux pôles. Le premier assure la confection, la restitution et la restauration de décors textiles anciens et contemporains. Le second s’est orienté vers la confection, la création et l’entretien des sièges traités de manière contemporaine type mousse et nouvelles technologies. Ils assurent ensemble l’installation des décors de fenêtres, draperies ainsi que les travaux de ville tels que la pose de moquettes tissées et celle de tentures murales. Le service développe des techniques alliant tradition et modernité en coopération avec l’Atelier de Recherche et de Création et l’atelier de tapisserie d'ameublement dont les savoir-faire sont étroitement complémentaires. »

« L’ATELIER DE RESTAURATION DE LUSTRERIE - BRONZE travaille dans les domaines de la monture en bronze, de la ciselure et du tournage. Il traite plus particulièrement les objets en bronze doré tels que lustres, appliques, pendules, candélabres, chenets et bronzes de meubles datant du XVII e siècle à nos jours. La dégradation ou l’absence d’une pièce exige parfois sa recréation lorsqu’il existe un modèle identique. L’emploi de la forge est réservé à la fabrication d’outils, de sommiers de cheminée ou encore de serrures. La richesse des collections d’objets en bronze amène l’atelier à coopérer avec plusieurs spécialistes extérieurs comme les fondeurs de bronze, les serruriers, les bombeurs de verre pour les lanternes et les lunettes de pendules, les cristalliers pour la lustrerie, les horlogers ainsi que les doreurs. »

« L’ATELIER DE RESTAURATION EN ÉBÉNISTERIE opère sur des mobiliers de bois marquetés ou plaqués, tels que bureaux, guéridons, cabinets, commodes, cartonniers, tables, armoires, secrétaires, bonheurs-du-jour, bahuts, bibliothèques, etc. Ils sculptent également, tournent, cirent et vernissent. Les interventions se déclinent selon la destination du bien culturel, portant soit sur la structure – restauration fondamentale – soit sur l’esthétique. »

« L’ATELIER DE RESTAURATION DE TAPISSERIES assure la préservation des collections de tapisseries murales, de sièges et de tapis à points plats appartenant au Mobilier national, allant du simple dépoussiérage jusqu'aux restaurations approfondies. Les interventions peuvent être de conservation ou de restauration, suivant la nature, l’état et la destination de l’œuvre. Dans le premier cas les parties détériorées sont stabilisées en adaptant un point de conservation maintenant les fils de chaîne, tout en créant une illusion chromatique. La lisibilité de l’œuvre est ainsi rétablie. Le second consiste à recréer le tissage comme à l’origine dans les zones lacunaires. L’atelier de restauration de tapisserie du Mobilier national est celui qui compte le plus grand nombre d’agents installés sur deux sites : Paris et Aubusson. »

« L’ATELIER DE RESTAURATION DE TAPIS traite, plus particulièrement, les tapis de la Manufacture de la Savonnerie. L’usage des tapis entraîne des usures ou des cassures qui peuvent provoquer des lacunes ou des déchirures. La restauration consiste le plus souvent à reconstituer la structure (chaînes, trames) des parties dégradées sur l’envers du tapis, puis à retisser le velours en utilisant le nœud ghiordès, point d’origine turc, sur l’endroit du tapis à l’aide de laine aux couleurs appropriées pour reconstituer les éléments manquants. Les matériaux employés sont d’origine végétale et animale et les restaurateurs utilisent des aiguilles courbes plus ou moins fines. Des interventions de sauvegarde peuvent être directement pratiquées sur les lieux où sont déposés les tapis. Les restaurations fondamentales pratiquées en atelier peuvent durer plusieurs années. Sur les tapis patrimoniaux destinés aux expositions, l’atelier utilise des techniques de conservation qui visent à stopper les dégradations et à stabiliser les éléments originaux restants. »

« L'ATELIER DE MENUISERIE EN SIÈGES restitue le bois en volume, le sculpte et tourne des fûts de sièges ainsi que des éléments mobiliers. Il a en charge des meubles en bois massif peints, vernis ou dorés comme les lits, les torchères, les écrans de cheminée, les consoles, les paravents, souvent richement ouvragés. Outre l'intervention sur les bois, le menuisier en sièges suit les travaux de sculpture, de dorure, de polychromie (peinture à la colle, laque) et de vernis, impliquant d’autres spécialités et confiés parfois à des ateliers externes. Il travaille en étroite collaboration avec l’atelier de tapisserie d'ameublement. »

« L’ATELIER DE TAPISSERIE D’AMEUBLEMENT restitue les garnitures piquées en crin de cheval des sièges, selon les techniques traditionnelles des XVIII e et XIX e siècles, à l’image de l’évolution du goût et des styles. Ceci implique une adaptation des formes et des volumes de garnitures sur les fûts. Son champ d’action s’arrête aux œuvres des créateurs de la première moitié du XX e siècle, les façonnages en mousse et l’usage de produits synthétiques se substituant ensuite aux matériaux traditionnels. Il restitue également les décors textiles par l’usage de retissage de soieries et de passementeries, en cohérence avec le style et l’histoire du meuble. Il conserve également les garnitures et décors d’origine, lorsque ceux-ci sont encore présents sur les fûts. Cet atelier, complémentaire de celui de tapisserie décor, utilise souvent les mêmes textiles. Il travaille en étroite collaboration avec l’atelier de menuiserie en sièges. »

Photographie ci-dessous : Installation photographique d'Olivier Roller.

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AD Intérieurs

Du 26 mars au 5 avril 2015 le magazine AD présente dans les salons du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international la cinquième édition de AD Intérieurs avec des oeuvres de plusieurs créateurs de mobiliers français.

Il a été demandé à cinquante sélectionnés d'exposer chacun trois pièces inédites et significatives de leur univers.

Personnellement je n'y ai trouvé aucune inspiration. Selon moi la plupart des objets sont même 'moches'. J'ai juste été un peu amusé par les gros ballons lumineux en hélium. Quant aux salons, je ne sais pas de quelle époque ils sont, mais je ne les ai pas trouvés de bon goût, juste un peu pompeux. Je ne dis pas cela pour critiquer, mais simplement pour ne pas décevoir les personnes qui lisent ce blog ayant les mêmes affinités esthétiques que moi, afin qu'elle ne se déplacent pas pour être dépitées.

Cependant l'entrée est libre, et pour certains cela vaut le détour (se munir d'une carte d'identité) … surtout si on s'intéresse à cette forme d'art contemporain que l'on appelle le design.

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Oberkampf

Jouy-en-Josas fête Christophe Philippe Oberkampf (1738-1825), fondateur de la manufacture des toiles de Jouy dans cette ville (voir ici le programme). La photographie a été prise près de chez moi, à Paris, dans la rue Oberkampf.

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Velázquez

Les expositions au Grand Palais à Paris sont généralement importantes par le nombre d'oeuvres mises en scène. Celle qui se déroule du 25 mars au 13 Juillet 2015 sur Velázquez ne déroge pas à la règle. Plus de cent tableaux de Diego Rodríguez de Silva y Velázquez (1599-1660) ou de peintres de son époque y sont présentés. Il s'agit d'une « rétrospective complète » de l'artiste espagnol « depuis ses débuts à Séville jusqu’à ses dernières années et l’influence que son art exerce sur ses contemporains. Elle se donne en outre pour mission de porter les principales interrogations et découvertes survenues ces dernières années, exposant, dans certains cas pour la première fois, des œuvres récemment découvertes (L’Education de la Vierge [New Haven, Yale Art Gallery] ; Portrait de l’inquisiteur Sebastian de Huerta [collection particulière]). »

Le parcours est bien balisé. On commence avec l'entrée de Diego Velázquez, à l'âge de douze ans, dans l'atelier du peintre et théoricien Francisco Pacheco (1564-1644) à Séville, dont des œuvres sont exposées ainsi que certaines de son disciple. En 1617 il épouse sa fille. À Madrid il découvre le caravagisme que des peintures de différents artistes et de lui-même mettent en valeur, et compose ses premiers portraits officiels. En 1623 il est nommé peintre du Roi. En 1630 il se rend en Italie. De retour il se met au service des ambitions de Philippe IV, roi d'Espagne de 1621 à 1665, composant de nombreux portraits royaux de lui et sa famille, en particulier de son fils Baltasar Carlos (1629-1646). C'est alors qu'entre en scène Juan Bautista Martínez del Mazo (vers 1605-1667) dont de nombreuses peintures sont exposées, en particulier dans la dernière partie. Celui-ci est aussi l'élève de Francisco Pacheco, puis le premier assistant de Diego Vélasquez, dans l'atelier duquel il entre en 1631, et dont il épouse une des filles en 1633. Protégé par son beau-père il intègre la cour du roi. Le second voyage du peintre en Italie a pour objectif l'acquisition d'oeuvres antiques et modernes pour les réaménagements voulus par Philippe IV à l’Alcázar. Durant cette période il exécute notamment le portrait du souverain pontife et ceux de plusieurs membres de son entourage, dont la plupart sont exposés. À son retour en Espagne en 1651, il reprend les portraits royaux. Il est aussi à la tête d'un large atelier « dont la tâche principale est de dupliquer les portraits royaux à partir d’originaux ou de prototypes fournis par le maître ». L'exposition se termine par des œuvres de peintres influencés par celui-ci et en particulier de son gendre, avec en épilogue deux autoportraits de Diego Velázquez et une grande de ses huiles sur toile non achevée intitulée Cheval blanc (1634-1638).

Assurément Velázquez marque un tournant dans la peinture occidentale. Je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec l'exposition sur François Premier que j'ai vue hier. D'abord par le grand espace offert à la première et l'exiguïté accordée à la seconde. Ensuite le nombre important de journalistes invités au Grand Palais et le petit nombre à la BNF. Et puis la peinture, avec d'un côté des portraits de François 1er d'une finesse de détails incroyable, notamment dans les tissus, alors que chez le peintre espagnol on a l'impression que la dentelle est peinte presque au couteau. J'exagère bien sûr ; et ce n'est pas le seul à son époque à peindre ainsi. Mais son oeuvre me semble plate, sans relief, même si, comme on peut le lire dans le dossier de presse, « Depuis l'Italie, il réussit à emplir d'atmosphère ses compositions, à faire circuler l'air autour de ses modèles ». Évidemment je n'y connais pas grand chose en peinture.

Première photographie de gauche : Vénus au miroir de Diego Velázquez. Huile sur toile de vers 1647-1651, de 122,5 x 177 cm. Londres, the National Gallery. © The National Gallery.

Photographie de droite : Portrait de l’infante Marguerite en bleu par Diego Velázquez datant de vers 1659. Huile sur toile de 127 x 106 cm. Kunsthistorisches Museum, Vienne. © Kunsthistorisches Museum, Vienne.

Photographie de gauche : Huile sur toile de 34,3 × 40 cm représentant L’Infante Marie-Thérèse par Diego Velázquez et datant de vers 1652. New York, The Metropolitan Museum of Art. © The Metropolitan Museum of Art, dist. Rmn-Grand. Palais / Malcom Varon.

Cela faisait longtemps que je n'étais pas rentré dans la partie du Grand Palais où se déroule l'exposition. J'ai été choqué d'y retrouver ce que j'appelle de l'architecture RER. Si la façade de l'entrée par l'avenue du Général Eisenhower est d'origine, typique 'fin de siècle' (fin du XIXe), l'intérieur est devenu entièrement contemporain, avec ses escaliers roulants et son béton. Trop de vieux monuments français sont ainsi dénaturés partiellement ou presque totalement (voire totalement) à l'intérieur. En passant devant l'Hôtel Crillon (XVIIIe siècle) de la place de la Concorde, qui depuis quelques années est en travaux bien cachés derrière des bâches, comme l'Hôtel Lambert (XVIIe siècle) ou l'Hôtel Tubeuf (XVIIe siècle : site Richelieu de la Bibliothèque nationale), je me suis à nouveau posé la question de savoir ce qu'on peut bien faire dans ces monuments pour que cela nécessite autant de temps et des grues sans cesse en mouvement : des escaliers roulants, des garages avec ascenseurs pour limousines, des supermarchés, du Jean Nouvel ... ?

Photographies ci-dessous que j'ai prises ce matin à l'extérieur et l'intérieur de la partie du Grand Palais où se trouve l'exposition Velázquez. Dedans il n'y a aucune référence au XIXe siècle, pas une oeuvre d'art, pas une rampe d'escalier d'époque … mais de l'architecture RER froide.

Ce qui est inscrit dans l'image ci-dessus c'est « Continuez votre visite à la librairie-boutique ».

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François 1er

L'exposition sur François 1er se déroule à la Bibliothèque nationale de France (BNF) du 24 mars au 21 juin. Ce n'est pas une grande exposition, comme le sujet pourrait le présupposer, mais elle met en scène de beaux et émouvants témoignages de la vie de ce roi.

François 1er (1494-1547) est roi de France de 1515 à 1547. Cette manifestation est donc la première à fêter les 500 ans de l’accession au trône de ce roi. 1515 est aussi la date de la fameuse bataille de Marignan qu'il remporte et marque le passage de la renaissance italienne vers la française.

Lieu oblige, cette exhibition donne la part belle aux beaux livres avec de nombreux manuscrits illustrés, ouvrages imprimés et une partie consacrée aux reliures nouvelles s'inspirant du travail italien. À cette époque, l'Italie est la référence en matières d'arts décoratifs et beaux-arts. La France ne se contente pas de demander à Léonard de Vinci (1452-1519) de l’honorer de sa présence, elle importe de ce pays  beaucoup d'artistes et artisans qui amènent avec eux leur savoir-faire et y fondent de nombreuses manufactures.

François 1er est un mécène et un protecteur des arts et des lettres. C'est aussi un bâtisseur passionné par la nouveauté. Il fait reconstruire le Louvre, le château de Saint-Germain-en-Laye, celui de de Fontainebleau etc. Il met en scène la royauté avec panache, organisant de magnifiques fêtes. C'est dommage que l'exposition ne mette pas plus en avant cette Renaissance française. La présence de nombreux manuscrits illustrés donne à l'ensemble un goût 'médiéval'.

La scénographie de la BNF débute avec l'enfance du roi jusqu'à ses fiançailles. Elle se poursuit sur le prince guerrier et diplomate. Au milieu de cette seconde salle, une impressionnante armure lui appartenant, dévoile sa hauteur (entre 1,98 et 2 m.), de même que l'épée qu'il portait, qui entame le parcours et est particulièrement grande. La troisième partie présente des portraits du roi. La suivante est sur l'exercice du pouvoir, puis la vie de cour, les lettres, la religion.

Photographie de gauche : « Armure de guerre et de joute du roi François I er. Fer forgé, repoussé, ciselé, gravé et doré. Hauteur : 2.04 m, largeur : 0.65 m. Poids : 20.6 kg. Musée de l’Armée. »

Photographie de droite : « Jean Clouet, François Ier, roi de France. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/ Hervé Lewandowski. »

Photographie ci-dessous : « François 1er, « Doulce mémoire », dans La Fleur de poésie françoise, recueil joyeux [...] Paris, Alain Lotrian, 1543. BnF, Réserve des livres rares. »

Les photographies suivantes ont été prises dans l'exposition :

Photographie ci-dessous : « Maître de Philippe de Gueldre, Le Compas du Daulphin, vers 1505-1506. »

Photographie ci-dessous : Armure devant un relief représentant une bataille.

Photographies ci-dessous : François 1er. Atelier de Joos van Cleve. C. 1530-1540. Première version. Paris, Musée Carnavalet, P. 2214. Ce portrait du roi est, je trouve, émouvant. Il donne une idée de l'esthétique masculine de l'époque, avec ses contrastes marqués, entre : la rigidité de l'habit et la finesse du linge, le raffinement des détails vestimentaires et la virilité du visage, la rigueur de la tenue et la délicatesse de la peau etc.

Photographie ci-dessous : Salamandre couronnée provenant du bas d'une page du Traité de Clyo : épître de Charles VIII à François Ier (1519) de Jean Thénaud. BnF, département des Manuscrits.

Si vous n'avez toujours pas contemplé les fameux grands globes de Louis XIV (voir ici), c'est le moment de profiter de cette exposition pour aller les voir, à quelques mètres de celle-ci, dans la BNF. Une petite présentation les accompagne.

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Les Globes de Louis XIV

La Bibliothèque nationale donne à son public la possibilité de contempler, depuis 2009, deux grands globes, de quatre mètres de diamètre chacun, offerts au roi Louis XIV par le cardinal d’Estrées. Réalisés en 1683 par le cosmographe vénitien Vincenzo Coronelli, ils proposent une représentation synthétique de la Terre et du Ciel. Pour plus d'informations voir ici et ici.

Photographies de la Bibliothèque Nationale de France. © BNF. Au-dessus les deux globes en situation, au-dessous deux miniatures les présentant tels qu'ils l'étaient à une époque (voir ici).

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Les Tudors

La RMN (Réunion des Musées Nationaux) ainsi que tous les autres musées de France (sauf le Centre des Monuments nationaux voir ici) n'ont rien programmé l'année dernière pour les 800 ans de la naissance du roi Saint Louis. Cette année la RMN propose une exposition sur Les Tudors, du 18 mars au 19 juillet 2015 au Musée du Luxembourg ! Celle-ci est organisée en partenariat avec la National Portrait Gallery de Londres.

La dynastie des Tudors a régné sur le trône d’Angleterre de 1485 à 1603. 113 oeuvres sont exposées dont 56 peintures, avec des portraits dont certains mettent particulièrement en évidence le maniérisme européen et l'affectation de l'époque, avec ses habits corsetés, à crevés, richement parés, avec d'immenses fraises … aussi bien en Angleterre, qu'en Espagne, Italie ou France. Il existe notamment de nombreux portraits de la reine Elisabeth Première, dont certains exposés ici, composés à son époque, où elle est peinte habillée et coiffée de manière particulièrement exubérante, à la mode d'alors, baignée par l'euphuisme, mot venant du grec ευϕυης qui signifie 'élégant', 'de bon goût' ; terme dont l'écrivain et dramaturge anglais, John Lyly (Lilly ou Lylie) (v. 1553-1606) met en vogue. C'est le nom qu'à la fin du XVIe siècle en Angleterre on donne à un style précieux et à un bel esprit, suivant ou mimant le goût à la mode dans toute l'Europe (voir à ce sujet cet article).

Photographie de gauche : Henri VIII d’après Hans Holbein le Jeune. 1540-1550. 238,3 x 122,1 cm. Huile sur bois. West Sussex, Petworth House, National Trust. © West Sussex, Petworth House, National Trust.

Photographie de droite : Elisabeth Ière, dit « Darnley Portrait » par un artiste des Pays-Bas, de vers 1575. Huile sur bois de 113 x 78,7 cm. Londres, National Portrait Gallery. © National Portrait Gallery, London, England.

Photographie ci-dessous : Elisabeth Ière dit « Le Portrait au phénix » associé à Nicholas Hilliard de vers 1575. Huile sur bois de 78,7 x 61 cm. Londres, National Portrait Gallery. © National Portrait Gallery, London, England.

Photographie ci-dessous : Edouard VI. Portrait attribué à Guillim Scrots (dit aussi Stretes), vers 1547. Huile sur bois de 58 x 68 cm. Warwickshire, Compton Verney. © Compton Verney, Warwickshire.

 
Photographies ci-dessous : Prises dans le musée. Les costumes sont particulièrement intéressants.
 

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Le musée de la mode du Palais Galliera

Lors de l’inauguration de l'exposition sur la couturière Jeanne Lanvin au Palais Galliera, Madame le maire de Paris a fait un discours, dans la petite entrée du musée, devant une ribambelle de photographes.

Cette exposition est certainement la confirmation que la mode est aujourd'hui surtout une affaire de gros sous. Pour le reste on pourrait la croire mieux logée à Paris ... en particulier pour les lieux consacrés à son histoire. Paris n'a aucun musée lui étant dédié digne de ce nom. Le Palais Galliera ne propose aucune exposition permanente. Il y a bien le Musée de la Mode et du Textile, faisant partie du Musée des Arts décoratifs de Paris, qui reste cependant très modeste.

Ce n'est pas un couturier et homme d'affaires français comme Pierre Cardin qui aide à conserver cette mémoire et à lui permettre de retrouver sa place dans notre culture : Le musée qu'il vient d'ouvrir est uniquement consacré à lui-même et son entreprise, avec une entrée à 25 € (voir l'article La mode de la rue).

Alors Madame le maire, si vous lisez ces lignes ou un de vos conseillers culturels, cela pourrait être judicieux de créer un véritable musée parisien de la mode, où il ne soit pas question uniquement de vêtements mais aussi de styles, tons, manières, élégances, rythmes (musiques, danses, allures …), langue, esthétisme, civisme ... enfin de tout ce qu'est la mode, avant tout basée sur la mesure !

Photographie : Palais Galliera.

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Robert Doisneau, sculpteurs et sculptures, au Musée Rodin de Meudon

Le sculpteur Auguste Rodin (1840-1917) possède deux musées, un à Paris et un autre à Meudon. Le second propose du 14 mars au 22 novembre 2015 une exposition consacrée aux photographies de Robert Doisneau (1912-1994) prises de sculpteurs et sculptures intitulée Robert Doisneau, sculpteurs et sculptures.

Je n'ai pas particulièrement d'admiration pour les sculpteurs du XXe siècle, mais j'apprécie beaucoup l'oeuvre de ce photographe qui a su nous faire parvenir des moments magiques de la vie quotidienne : amoureux, enfants, Jacques Prévert, scènes de comptoir, de rue etc.

Photographie de gauche : « Fonderie Rudier, 1950 (Penseur sorti de sa gangue), tirage argentique moderne, © Atelier Robert Doisneau. »

Photographie ci-dessous : « Intérieur de La Villa des Brillants : la salle à manger. » Musée Rodin de Meudon.

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Les sens du beau

La Biennale internationale du design de Saint-Étienne, qui se déroule du 12 mars au 12 avril 2015, a pour thème cette année Les sens du beau. Le sujet du beau couplé à celui des sens est, je trouve, intéressant.

Pour l'occasion, MGgalerie, galerie stéphanoise spécialisée dans les arts décoratifs du XXe siècle, présente une exposition intitulée Et lux fuit ! Design : Lumière sur le Beau. Le titre en latin est à saluer, redonnant un peu de beauté classique à notre univers culturel. Le catalogue de cette exposition est visible ici.

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La semaine de la mode et du prêt-à-porter

En cette semaine de la mode et du prêt-à-porter qui se déroule en ce moment à Paris, cette photographie que j'ai prise aujourd'hui à côté de chez moi en dit long … non ? Il s'agit d'une peinture murale éphémère de l'artiste Seth composée sur l'affichage publicitaire propriété de l'Association Le M.U.R. (Association Modulable, Urbain, Réactif) depuis 2003. Voici d'autres images d'oeuvres de cet artiste glanées sur Internet : 1, 2, 3.

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Nélie Jacquemart-André, une grande collectionneuse et un grand mécène.

L'École nationale des chartes organise à Paris, le mardi 17 mars à 17h, une conférence de Jean-Pierre Babelon intitulée Nélie Jacquemart-André, une grande collectionneuse et un grand mécène.

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Charles de la Fosse (1636-1716) : Le triomphe de la couleur.

Du 24 février au 24 mai 2015, le Château de Versailles présente Charles de La Fosse, avec un parcours dans le palais et une exposition intitulée Charles de La Fosse (1636-1716) : Le triomphe de la couleur. On y accède seulement avec un billet de visite du château.

L'itinéraire commence avec les décors composés en partie par ses soins de la Chapelle royale puis du Salon de Diane et celui d'Apollon restauré en 2014. Ensuite on traverse la Galerie des glaces avant de prendre une porte à la dérobée où nous accueille un portrait de l'artiste derrière lequel sont accrochés une quarantaine de ses peintures et une trentaine de ses dessins provenant de collections françaises et étrangères, publiques et privées.

Il s'agit de la première exposition monographique consacrée à cet artiste. Si on peut regretter le choix de présenter les œuvres sur des fonds colorés unis ne mettant pas en valeur la multiplicité des couleurs des œuvres, et avec des lumières non uniformes ne permettant pas d'évaluer justement les clairs-obscurs des tableaux, cela reste un plaisir de découvrir son œuvre en situation au milieu de la magnificence du palais du roi Louis XIV, à laquelle il a contribué avec éclat et sensibilité, dans un Grand Siècle qui réinvente le classicisme. À travers sa production on (re)découvre la peinture académique (il entre à l'Académie de peinture en 1673) de Philippe de Champaigne (1602-1674), Charles Le Brun (1619-1690) dont il est l'élève, Eustache Le Sueur (1616-1655), Pierre Mignard (1612-1695) … On y retrouve l'influence italienne, l'Italie où la plupart de ces peintres se forment au milieu d'artistes comme Nicolas Poussin (1594-1665), les œuvres de Titien, Véronèse, Raphaël, Michel-Ange … de l'Antiquité …. une inspiration puisée chez Rubens ... Il est un ami de Jean-Antoine Watteau (1684-1721), un des premiers représentants du mouvement rocaille.

Habitué des compositions de décors monumentaux (plafonds, dômes …), Charles de La Fosse manie avec dextérité la lumière et les couleurs ainsi que le dessin, mélangeant les techniques pour donner quelque chose d'original et souvent novateur, annonçant le XVIIIe siècle.

Exact contemporain de Louis XIV (1638-1715), il participe à plusieurs grands travaux architecturaux du roi grand mécène des arts, et dans de très nombreuses parties du châteaux, dont certaines remaniées au fil du temps.

Quand on se promène dans les galeries du grand Trianon de Versailles, on retrouve de ses tableaux dont certains présentés dans cette exposition, et d'autres d'artistes de l'époque aux couleurs magnifiques. On comprend l'importance donnée à la couleur par ces peintres. Je reste cependant dubitatif vis-à-vis de la restauration de 2014 du salon d'Apollon. Il suffit de comparer les avant et après ci-dessous. Si les traits semblent plus fins, la couleur ne me paraît plus assez tendre, profonde. Les choix de restaurations sont d'autant plus importants qu'il est fort probable qu'à force d'en faire on perd en authenticité. Dans l'exemple du Salon d'Apollon, cela s'apparente à une 'repeinture' … il y a trop de différences, en particulier en ce qui concerne la couleur … ce qui est d'autant plus étrange que l'exposition s'intitule « le triomphe de la couleur ». Ce qui est sûr c'est que la restauration du salon d'Apollon (re)donne un aspect à l'oeuvre qu'elle n'avait pas auparavant. Évidemment il existe plusieurs écoles de restauration. Certaines en souhaitant se rapprocher le plus possible de l'original ne font que s'en éloigner, d'autres interviennent le moins possible sur l'oeuvre etc. Ce 'manque' de couleur est un aspect qui m'a frappé dans d'autres œuvres de l'exposition. Pourtant les dessins de l'artiste proposés dans cette exhibition sont eux aussi dans des tons clairs, pastels.

Première photographie : « Proserpine enlevée par Pluton. Charles de La Fosse (1636-1716). Huile sur toile. Paris, école nationale supérieure des Beaux-Arts (ENSBA). © Beaux-Arts de Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image Beaux-arts de Paris. »

Photographie de gauche : « Chapelle royale, © château de Versailles, JM Manaï. »

Photographie de droite : « Salon de Diane, © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) H. Bréjat. »

Photographie de gauche : Portrait de Charles de La Fosse.

Photographies ci-dessous : Plafond du salon d'Apollon. - À gauche - Avant restauration. © Château de Versailles, C. Milet. - À droite - Après restauration. © Château de Versailles, C.Fouin.
- Au-dessous - Détails. Dans le premier exemple le crépuscule rougeoyant est présent (dans d'autres peintures de l'artiste aussi), comme les visages semblant illuminés par le feu ; alors que dans le second tout est fade.

Photographies ci-dessous : Détail du Plafond du salon d'Apollon : Auguste faisant bâtir le port de Misène. - À gauche - Avant restauration. © Château de Versailles, D. Saulnier. - À droite - Après restauration. © Château de Versailles. Ici on remarque que non seulement les couleurs changent mais les formes aussi (architecte prenant des cheveux etc.).

Photographie ci-dessous : « Abigaïl offrant des présents à David. Charles de La Fosse (1636-1716). Esquisse à la sanguine, plume et encre noire, lavis brun et gouache sur papier beige. Trait d’encadrement à la sanguine. Paris, musée du Louvre. © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / T. Le Mage. »

Photographie ci-dessous : Peinture représentant « Clytie changée en tournesol » (1688). On voit ici le problème que posent dans cette exposition l'éclairage de la lumière et dans une moindre mesure la couleur unie du fond.

Photographies ci-dessous : « Renaud et Armide. Charles de La Fosse (1636-1716). Huile sur toile. Basildon Park, The Iliffe Collection-The National Trust. »

Photographies ci-dessous : « Portrait équestre d’Armand-Jean de Vignerod du Plessis, duc de Richelieu. Charles de La Fosse (1636-1716). Huile sur toile. Tours, musée des Beaux-Arts. © Musée des Beaux-Arts, Tours, G. Dufresne. » On remarque les traits très dessinés de la tête du cheval contrairement à celle de l'homme, la dominante rouge, le travail sur les yeux (en particulier de la Victoire) etc.

Photographie ci-dessous : « Saint-Louis déposant son épée aux pieds du Christ ou L'Apothéose de Saint Louis. Modello. Charles de La Fosse (1636-1716). Huile sur toile. Paris, musée de l'Armée. © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / E.Cambier. » Une bonne occasion de rappeler que si on va beaucoup fêter en cette année 2015 la mort de Louis XIV (200 ans), on l'a très peu fait en 2014 du huit-centième anniversaire de la naissance de Saint-Louis (voir ici) pour des raisons obscures.

Photographie ci-dessous : Une partie de la façade extérieure avant du château de Versailles.

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Merveilleuses & merveilleux