Photographies
1 et 2 : Affiche (et détail de celle-ci) de l'exposition Roulez carrosses ! qui se déroule jusqu'au 10 novembre 2013 dans la ville d'Arras, à l'abbaye Saint-Vaast. « Il s’agit de la première exposition française consacrée aux véhicules hippomobiles. Berlines, carrosses royaux et impériaux des collections versaillaises ont pris la route d’Arras pour y être admirés jusqu’en novembre 2013. Le musée des Beaux-Arts accueille ainsi tableaux, sculptures, traîneaux, chaises à porteurs, harnachements de chevaux, ainsi que plusieurs carrosses exceptionnels tels que les voitures du cortège du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X ou l’impressionnant char funèbre de Louis XVIII. » Sur 1000 m² ces œuvres, présentées chronologiquement de Louis XIV à la IIIe République, sont intégrées dans une scénographie alliant restitutions, animations, immersion et multimédia.
Une visite virtuelle de l'exposition est proposée ici. Vous pourrez même vous retrouver à l'intérieur du carrosse du sacre de Charles X et dans celui du baptême du duc de Bordeaux.
L’art de monter à cheval est une discipline que maîtrise l’élégant. Cependant, comme il est écrit dans Les Lois de la galanterie (1644),
à partir du XVIIe siècle, Paris étant de plus en plus fréquenté et ses rues crottées, il est recommandé à l’homme de qualité de voyager dans un carrosse. Voici le début de ce passage dont l’orthographe a été adaptée : « Lorsque la Mode a voulu que les Seigneurs et Hommes de condition allassent à cheval par Paris, il était honnête d'y entrer en bas de soie sur une housse de velours et entouré de pages et de laquais. On faisait alors mieux voir sa taille et ses beaux habits, et son adresse à manier un cheval. Mais maintenant, vu que les crottes s'augmentent tous les jours dans cette grande ville avec un embarras inévitable, nous ne trouvons plus à propos que nos Galants de la haute volée soient
en cet équipage, et aillent autrement qu'en carrosse, où ils seront plus en repos et moins en péril de se blesser ou de se gâter, y pouvant aller en bas de soie ou bottés, puisque la mode est venue d'être botté, si l'on veut, six mois durant sans monter à cheval. »
Le transport sur roues date de l’invention de la roue, c'est à dire de plusieurs millénaires avant Jésus-Christ. Char, coche (dont le nom vient de la ville de Kocs en Hongrie et se retrouve dans la langue française au milieu du XVIe siècle), carrosse (fin XVIe), calèche (XVIIIe), cabriolet (inventé en France vers 1790) … les véhicules hippomobiles (tractés par des chevaux) et à roues ne cessent d'évoluer suivant les technologies et les modes.
Photographies 3 et 4 : Gravures provenant de revues de mode de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.
Photographie 5 : « A Barouche Landau. » Gravure provenant d'un magazine de mode du début du XIXe siècle, sans doute de la revue anglaise nommée Le Beau Monde et datant de 1806. Le barouche est une calèche. Cette dernière est inventée au XVIIIe siècle sur le Continent. Elle est importée en Angleterre et très à la mode à l'époque georgienne (1714 - 1830). La calèche anglaise est appelée barouche. Celle présentée ici allie ce type à celui du 'landau' qui d'après Wikipédia est « Créé en Allemagne, dans la ville de Landau in der Pfalz dont il tire son nom », est « introduit en Angleterre en 1747 », devient « à la mode en France à partir de 1850 », et reste un « véhicule de prestige jusqu'à la Seconde Guerre mondiale ».
Photographie 6 : Illustration de La Mode, datant de 1837.
Photographie 7 et suivantes : Cartes postales du début du XXe siècle présentant des allées du bois de Boulogne et des avenues y menant.
Avec la mode anglaise, la France importe au milieu du XVIIIe siècle une certaine passion d’Outre-Manche pour l’équitation ; influence qui ne cesse de s’intensifier au XIXe avec une partie du 'high-life' qui se réunit et parade lors de manifestations équestres (promenades à cheval au bois de Boulogne, chasses, courses de Longchamp, de Chantilly…). Les femmes y sont très présentes (voir la définition de l’amazone). Dans le quatrième article sur l'anglomanie il est question de cette mode pour les courses et les chevaux. Concernant l'hippodrome de Longchamp voir l'article intitulé Longchamp(s). Ce champ de courses se situe sur
le site de l'ancienne abbaye royale de Longchamp fondée en 1255 par Isabelle de France, sœur de Saint-Louis. Cet édifice religieux est jusqu'à sa destruction à la Révolution le sujet d'une immense parade de la mode.
Le costume anglais qui devient populaire à partir du XVIIIe siècle en France, l’est justement parce qu’il est simple et pratique pour monter à cheval tout en étant élégant. Le bois de Boulogne est un des lieux chics de la vie parisienne du XVIIIe siècle au début du XXe où viennent s’exercer et se montrer les élégants cavaliers et cavalières parisiens ainsi que les beaux équipages. Crafty (1840-1906) écrit et illustre plusieurs livres sur le cheval et tout ce qui tourne autour. Dans son ouvrage illustré datant de 1890 : Paris au bois, il offre un tableau de toute cette agitation élégante avec la Potinière, le Persil de l'allée des Acacias, les courses de Longchamps. Il décrit quelques-uns de ses cavaliers pratiquants : les superchics, rastaquouères, amazones exotiques, écuyères parisiennes …
Dans la Seconde suite d'estampes pour servir à l'histoire des moeurs et du costume des français dans le dix-huitième siècle publiée en 1776, on peut lire qu’à cette époque femmes et hommes font de l’exercice à cheval au bois de Boulogne. Et puis : « Cette promenade, renfermée dans une vaste enceinte, près de la Capitale, est le théâtre d’une infinité d’aventures galantes qui se renouvellent tous les jours. Le bois de Boulogne réunit l’épaisseur des sombres forêts, & l’agrément des allées alignées avec art. Dans un beau jour on y voit d’un côté, de longues files de carrosses où l’indolence étale tout le faste du luxe ; et de l’autre, le tambourin anime des danses villageoises, & des couples amoureux y trouvent en même temps la solitude qu’ils recherchent. Les hôtes de ces bois sont rarement effarouchés par le bruit des armes, & la Déesse de la Chasse est négligée dans ce lieu, pour celle des Amours. L’air de ce séjour, n’inspire point les idées sanguinaires de la destruction : tout y respire la volupté. »
Quant à la voiture, on pourrait croire que le mot apparaît avec les véhicules motorisés. En fait il désigne un moyen de transport aussi bien des hommes que des marchandises déjà au XIIIe siècle. Carrosses, litières ou bateaux sont aussi appelés 'voitures'. Cette définition perdure pendant les siècles qui suivent. On la trouve dès la première édition du Dictionnaire de l'Académie française de 1694 ; et dans les revues de mode du XVIIIe siècle on représente des 'voitures' ainsi désignées.
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Photographies du livre dont il est question ici.
Photographie de gauche : Affiche de l'exposition
Jusqu'au 4 novembre 2012, le musée de Normandie du château de Caen donne à voir une exposition intitulée
Photographies : Assiette du XIXe siècle de Choisy-le-Roi intitulée « La femme de chambre ». La marque au dos indique « P&H » pour « Paillard et Hautin » actifs de 1824 à 1836 semble-t-il : ce qui correspond aussi à l'époque des vêtements du personnage.
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Photographies : Frontispice et page de titre de Le Caractère de l'Honnête-Homme. Morale. Dédié au Roi. Par M. l'Abbé de Gérard (Paris, Amable Auroy, 1688). La gravure a pour légende : « Les Entretiens de Philemon,
S'il se confond parfois avec le gentilhomme, il n'en est pas obligatoirement un. Il est davantage issu d'une morale bourgeoise : le bourgeois étant lié à la cité et donc plus particulièrement à la civilité. A une époque où la royauté représente l’État et le pouvoir sur terre, la noblesse est l'exemple à suivre, et l'honnête homme et l'homme de qualité se mélangent souvent avec le gentilhomme qui, comme son nom l'indique est un noble (voir article
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Photographie du dessus : « Madame Adélaïde de France (1732-1800) faisant des nœuds. Jean-Marc Nattier (1685-1766). Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN-GP (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet. » Sur ce portrait la princesse tresse des fils d'or.
Photographie de gauche : « Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche, future Dauphine de France (1755-1793). Jean-Baptiste Charpentier, le Vieux (1728-1806). Joseph Ducreux (1735-1802) (d'après). Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN-GP (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet. » Ce portrait date de 1769 et représente Marie-Antoinette à l'âge de 14 ans. Son regard semble suivre celui du spectateur qui déambule autour du tableau. Les regards des portraits présentés dans cette exposition sont souvent très expressifs et tous différents.
Le roi décide de remplacer le premier bâtiment et demande à Jules Hardouin-Mansart d'édifier en 1687 un trianon de marbre. Celui-ci, situé dans le parc du château de Versailles, est au départ construit pour s'intégrer au jardin. Ses colonnes et façades de marbre rose sont d'un merveilleux effet sur le bleu du ciel et font de ce bâtiment un véritable joyaux : une ode à l'art qui se différencie de la nature et ses piliers de verdure, formant avec elle un temple voluptueux. L'intérieur est parsemé de frises bucoliques et contient de très nombreux tableaux de chevalet dont la plupart (même les mythologiques qui constituent le moitié du total et sont des chefs-d’œuvre de l'art classique français de cette époque) ont un rapport avec la nature et les éléments. Louis XIV en fait peindre près de 160 pour ce lieu.
Photographies du dessus :
Photographies du dessus :
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Dans le premier volume de Recueil des pièces en prose Les plus agréables de ce Temps datant de 1657 et édité par Charles de Sercy, on peut lire un texte intitulé « La Carte du Royaume des Précieuses » : « On s'embarque sur la rivière de Confidence pour arriver au port de Chuchoter ; de là on passe par Adorable, par Divine, & par ma Chère, qui sont trois villes sur le grand chemin de Façonnerie, qui est la capitale du royaume. A une lieue de cette ville est un château bien fortifié, qu'on appelle Galanterie. Ce château est très noble, ayant pour dépendants plusieurs fiefs, comme Feux cachés, Sentiments tendres & passionnés, & Amitiés amoureuses. Il y a auprès deux grandes plaines de Coquetteries, qui sont toutes couvertes d'un côté par les montagnes de Minauderie, & de l'autre par celles de Pruderie. Derrière tout cela est le lac d'Abandon, qui est l'extrémité du royaume. »

Photographie du dessous : Autre illustration de la même série. Le petit-maître porte un monocle avec un large cordon, et les petites maîtresses sont dans un style 'invisible' (voir l'article
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Photographie : « La Vie de château », « 2ème partie, N°9 », « Causerie du soir. » Lithographie originale provenant de Voyage en Angleterre, en couleurs (coloriée à l'époque) de 1829-1830,
signée du dessinateur Eugène Lami (1800-1890) et du lithographe Villain. On trouve une estampe identique
Photographie du dessus : Corsets des années 1900.
Au début du XXe siècle le corset couvre de plus en plus les fesses pour vers 1910 prendre le dos et entièrement le bassin. Dans le premier tiers de ce siècle, celui-ci est de moins en moins rigide et ressemble à une gaine, excepté que cette dernière supporte avant tout le bassin alors que le corset de cette époque à la fois celui-ci et le dos, montant jusqu'à la poitrine. L'objectif est d'atteindre une silhouette fine et droite.
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Photographie du dessus : Détail d'une assiette du XIXe siècle décrite plus loin.
Photographie de gauche : Gravure provenant de Galerie des Modes et Costumes Français, 30e. Cahier de Costumes Français, 23e Suite d'Habillements à la mode en 1780. « […] Robe dite à la Turque […] on la voit ici dans toute son étendue la queue traînante. » Robe à paniers et traîne du dernier tiers du XVIIIe siècle.
Photographie du dessous : Robes volantes d'époque Régence.
Photographie de droite : Détail d'une gravure provenant de la revue Galerie des Modes de 1778 et ayant pour légende : « Petite Maîtresse en Robe à la Polonaise de toile peinte garnie de
mousseline, lisant une lettre ».
Photographie de gauche : Estampe du 10e Cahier de Costume Français, 4e Suite d'Habillements à la mode. « Dessiné par Desrais » « Gravé par Voisard » « Jolie Femme en Circassienne de gaze d'Italie puce, avec la jupe de la même gaze couvrant une autre jupe rose garnie en gaze broché avec un ruban bleu attaché par des Fleurs et glands et gaze Bouillonné par en bas, et des manchettes de filet, coiffée d'un Chapeau en Coquille orné de Fleurs et de Plumes. » Sur Internet on trouve ce reste de description (Centre de recherche du château de Versailles) : « Circassienne de Gaze. Jolie femme en Circassienne, vue par devant ; le corps est décoré de chaque côté, par trois brandebourgs en or, avec leurs glands en paillettes ; la robe de gaze est relevée avec des bouquets de fleurs retenues par des glands ; garniture de gaze en tuyaux. La jupe de gaze, semblable à la robe, sert de voile à une autre jupe de couleur différente ; la soubreveste terminée en pointe, doit être de couleur pareille à la jupe voilée ; les manches de la robe, très courtes, ornées de leur bordure, attachée par des glands, et livrant passage aux manches de la soubreveste, garnies de manchettes de blonde, à deux rangs. Le volant est peu élevé, et coiffé d'un ruban à gros bouillons, mis en guirlande soutenue par des roses en tige ; le bas du volant environné d'un autre ruban pareil au premier, mais sans être bouillonné. Ces robes, pour ainsi dire aériennes, ne peuvent paraître que dans les grandes chaleurs de l'été ; elles ne supportent ni mantelet, ni fichu, ni bouffante, et exigent que le sein soit vu dans toute sa beauté ; quelques élégantes ont hasardé de prendre pour collier un cordon d'or et cheveux, avec deux glands passés l'un dans l'autre, et venant se réunir entre les brandebourgs. Chapeau à la coquille, ou le char de Vénus ; les bords sont environnés d'un ruban pareil à la robe pour la couleur ; le côté gauche, apanagé de deux roses avec tige et boutons : du côté droit s'échappent en serpentant deux petites branches de roses ; le tout est couronné par un panache à trois feuilles accompagné de deux plumes badines et surmonté d'une aigrette à trois flèches. Ce chapeau, aussi noble que gracieux, marche de pair avec le chapeau ou pouf à la victoire. Frisure à la physionomie, ouverte ou à tempérament ; trois boucles de chaque côté, la troisième tombante et accompagnant un chignon bas et natté, avec les nageoires couvrant les oreilles. Souliers uniformes avec la robe, bordés et garnis de la couleur de la soubreveste. »
Photographie de droite : Robes avec crinoline en 1868.
Au début du XIXe siècle, alors que les robes se raidissent, de plus en plus de jupons leur donnent une forme de cloche. En même temps la taille est rabaissée et le corset à nouveau d'usage. Les amples robes accentuent la finesse de la taille d'où les jupons au nombre augmentant. On appelle cela LA CRINOLINE. Le jupon de crin apparaîtrait vers 1839. Les jupons sont de plus en plus nombreux, certains empesés et/ou garnis de volants. Tout cela n'est pas du plus pratique. Afin de garder, voire d'augmenter l’envergure, on renforce le jupon de cerceaux de baleine ou d'osier. C'est en 1856 qu'est inventée la 'crinoline cage' constituée de cerceaux reliés entre eux par des bandes de tissus, tenue au niveau de la hanche par une ceinture, le tout placé sous le jupon. Celle-ci permet d’atteindre des circonférences conséquentes. C'est le troisième article que j'écris sur la crinoline. Dans celui intitulé
Photographies : Trois assiettes de Choisy le Roi, du XIXe siècle, de la série « La crinoline ».

Puis le devant de la crinoline s'aplatit, toute l’ampleur de la robe étant rejetée vers l'arrière à partir de 1866-67. Ce sont les débuts de LA TOURNURE, elle aussi placée sous le jupon. A partir de 1869, des draperies bouillonées par-dessus la jupe au niveau du haut des fesses nécessitent un soutien. La tournure peut avoir alors plusieurs étages dans le dos. La mode de la tournure est en particulier présente dans les années 1870 et 1880. Elle prend diverses formes, accentuant le faux-cul (tournure 'queue d'écrevisse' ...) ou la traîne de plus en plus longue, ou les deux, avant de ne devenir qu'un simple rembourrage. Vers 1870 elle disparaît même, la robe gardant une longue traîne puis réapparaît en 1881 pour s'évanouir à nouveau vers 1891. Vers 1894 les robes reprennent une forme de cloche plus basse que pour la crinoline, forme sans doute composée par des jupons bouillonnés. En 1900 la finesse de la taille n'est plus accentuée par l'ampleur de la robe mais par un corset qui prend toute la fesse et semble raidir et faire avancer le buste vers l'avant. En 1809 la silhouette devient droite et le corps est plus libre dans les vêtements. La mode n'est plus au corset, et encore moins à la crinoline ou à la tournure.
Photographies ci -dessous : Assiette de la série « Jadis et aujourd'hui » : « N°9 Les modes de nos femmes » de Creil et Montereau. La marque au dos est utilisée de 1840 à 1867.
La mode de la crinoline n'empêche en rien de danser, au contraire. Les danses extravagantes telles le cancan débutent dès le premier tiers du XIXe siècle. On lève la jambe très haut, parfois jusqu'à la tête ; on fait le grand écart etc. Les figures présentes dans l'article 
Au XXe siècle, si les vertugadins à la françaises et les paniers ont disparu, il reste encore des réminiscences des crinolines et tournures dans des robes de soirée de grands couturiers des années 1950 ou même encore d'aujourd'hui (voir l'article 
Photographies ci-après : Assiette de 19,5 cm de diamètre, de Choisy le Roi, signée « HB » du XIXe siècle, de la série « La crinoline » : « 9. Madame ! Vous resterez enfermée 24h dans votre jupe, cela vous apprendra à être coquette ! » Sous Napoléon III, alors que certaines femmes ont toute liberté, d'autres restent enfermées dans des stéréotypes. Le code Napoléon par exemple considère
Voici quelques représentations de coquettes.
Photographie de gauche : Cuivre pour impression d'une gravure intitulée : 'Le Contrôleur de toilette'. Il est signé du sculpteur Mixelle jeune (Jean-Marie Mixelle) actif à la fin du XVIIIe siècle, d'après un dessin de Claude-Louis Desrais (1746-1816). L'indication : « A Paris chez Pavard rue S Jacques N°240 APDR » signifie que l'éditeur est Pavard (fin du XVIIIe siècle) et que ce cuivre date d'avant 1789 car il y a un APDR (Avec Privilège Du Roi). C'est peut-être un cuivre original ou sans doute une copie. Format total du cuivre : 27,2 x 21 cm. Il met en scène un religieux (peut-être celui de la maison, ou celui qui vient visiter régulièrement) qui donne ses avis sur les tenues de la maîtresse du lieu. On le trouve sur quelques gravures représentant une dame à sa seconde toilette comme dans celle intitulée « Qu'en dit l'abbé ? ».
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Jusqu'au XXe siècle le bronzage n'est pas du tout une chose recherchée. C'est même le contraire. On ne 'bronze' volontairement pour faire joli que la peau des gants ou des chaussures. C'est durant l'entre-deux-guerres que cela devient à la mode et un critère de beauté. Certaines pages de la revue présentée ici datant de 1935, en sont la preuve. Il est intéressant de noter la mise en page qui est typique des revues de mode du XXe siècle. La photographie prend la première place sur les autres iconographies, ce qui n'est pas encore tout à fait le cas avant 1939 où le dessin est très présent ; il continue de l'être, mais beaucoup moins, aujourd'hui (d'après
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Dans l'article intitulé
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Photographie 1 : Caricature d'époque (découpée et collée sur un papier plus récent) anglaise, colorée à la main, représentant la mode décrite ci-après. Elle a pour légende : « Nothing Extenuate nor aught set down in Malice. » Cette estampe date de 1827. L'auteur est Henry Heath et l'éditeur H. Fores (Londres). D'autres exemples sont ici : 

Photographie 1 (à gauche) : Chromolithographie publicitaire, de la fin du XIXe siècle intitulée « Le petit gommeux ». Sa cravate est nouée comme aujourd'hui : c'est la nouvelle mode à cette époque et le début de cette manière !

Les gommeuses sont plus rares ou on été moins sujettes à la satyre, peut-être parce qu'elles sont moins « voyantes » à des époques où toute la mode féminine l'est contrairement à la masculine. Leur style allie l'élégance avec une liberté de ton et une extraversion propres à la jeunesse. Il n'en faut alors pas davantage pour que ce personnage soit imité au café-concert par de jolies et impétueuses chanteuses jouant avec un mélange de raffinement et d’exubérance en y ajoutant une féminité aguichante. A la même époque que Libert et d'autres gommeux des planches, certaines chanteuses deviennent célèbres dans ce personnage comme Henriette Bépoix : une « Diseuse-chanteuse-comédienne », ou Thérésa qui commence sa carrière avec ce rôle. Polaire en est un autre exemple (comme les autres des photographies). Ces gommeuses s'habillent d'une manière recherchée et extravagante. Elles portent parfois un « gigantesque chapeau fantaisiste », avec toujours quelques notes sensuelles voire très suggestives : poitrine mise en valeur, mollets qui se laissent voir (ce qui est à l'époque osé) etc.
Photographie 6 (au dessus) : Carte postale
Photographie 7 (au dessus) : Autre carte postale de Lucy Manon.
Photographie 8 : « Suzanne d'Artois : Gommeuse Excentrique », avec une dédicace de Suzanne d'Artois elle-même.
Photographie 9 (à gauche) : Carte postale, avec une oblitération datant de 1906, d'Irma de Lafère (Le I de « I DE LAFERE » ressemble à un J mais c'est de cette façon que cela s'écrit alors). Il s'agit d'une gommeuse du café-concert. Elle porte une ou deux bagues de pierres précieuses à tous les doigts sauf aux pouces, et un habit entièrement brodé de paillettes. A cette époque les habits élégants peuvent être particulièrement fin pour les femmes. J'en ai quelques exemples, brodés et/ou avec de la dentelle … On se demande même comment il peuvent être alors portés tellement ils sont fragiles, ajustés au plus près du corps. Ne serait-ce que de boutonner ou déboutonner certains corsages est une aventure de dextérité. De plus le corps des plus jolies dames façonnés dans des corsets et des chaussures faites pour des « pieds mignons » est véritablement délicat, ce qui se ressent dans les habits. C'est encore comme cela au début du XXe siècle jusque dans les années 1910 où le corset commence à être délaissé ou remplacé par une forme s'apparentant de plus en plus à la gaine.

Photographie 13 : Autre carte postale d'Alice de Tender.
Photographie 1 : Détail d'une gravure de 1797 ayant pour légende : « Café des Incroyables. Ma parole d’honneur ils le plaisante. » Voir article intitulé 
Le Moyen âge est à l'origine de nombreux éléments qui ont forgé l'époque moderne. C'est durant cette période que l'Occident s'organise notamment autour de la chrétienté ; que l'Europe se crée ; et que l'exemple de la France inspire et se répand.

