Exposition : Alexandre Cabanel, la tradition du beau.

Cabanel naissance de venus Orsay500Photographie 1 : Alexandre Cabanel, La Naissance de Vénus, huile sur toile, vers 1863, Paris, Musée d'Orsay, © RMN (Musée d'Orsay)/Hervé Lewandowsky.
Cabanel Albayde 300D'après la mythologie, Vénus (Aphrodite en grec) serait née à Chypre de l'écume des flots. Alexandre Cabanel (1823-1889) la représente ainsi naissante, entourée d'amours. Pas un brin de tissu n'entache ce tableau, pas une parure, si ce n'est celle toute académique de la mythologie. La même année, en 1863, Édouard Manet (1832-1883) présente Le Bain ou Le Déjeuner sur l'herbe qui est un clin d'oeil goguenard  lancé à cet académisme. Une femme du commun, entièrement dénudée, assise sur l'herbe, y est peinte entourée de deux hommes habillés. D'autres mouvements picturaux s'inventent alors en parallèle à l'académisme : le réalisme, l'impressionnisme, puis toujours dans la seconde moitié de ce siècle : le naturalisme, le pointillisme, et Vincent van Gogh ...   
Photographie 2 : Alors que dans La Naissance de Vénus, on retrouve une sensualité que l'on peut rapprocher de certaines oeuvres de peintres précédents, du XVIIIe siècle, cette seconde oeuvre par contre préfigure ce qui va suivre, c'est à dire l'art nouveau (né vers 1890), avec sa langueur géométrique et végétale. Du reste elle s'associe très bien à son cadre de style rocaille (début du XVIIIe siècle) qui puise aussi ses lignes dans la nature.
Ces deux exemples picturaux s'inscrivent dans une idée de la beauté ; alors que pour d'autres peintres de la même époque le beau est ailleurs, notamment dans la liberté … ce beau que de nombreux artistes du XXe siècle s'ingénieront à détruire. Le titre de l'exposition du musée Fabre de Montpellier (qui se déroule en ce moment et jusqu'au 5 décembre 2010) : Alexandre Cabanel, la tradition du beau, n'est donc pas anodin. La peinture d'Alexandre Cabanel représente certes l'académisme du milieu du XIXe siècle, mais s'inscrit aussi dans une tradition artistique qui innove, cherche et fait naître le beau : ici de l'écume des flots.

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Exposition : L'Or des Incas, Origines et mystères.

mMasqueInca300La Pinacothèque de Paris présente du 10 septembre 2010 au 6 février 2011 une exposition sur l'or des Incas. Cet or, que les conquistadors découvrent en 1532 avec l'Empire inca, est à l'origine de l'invasion occidentale et du mythe de l'Eldorado (contrée mythique d'Amérique du sud remplie d'or). De l'orfèvrerie inca, il ne subsiste qu'une petite partie, car les conquérants la fondent systématiquement. Cette exposition offre une opportunité d'aborder cette production. Son objet est « d'étudier le lien des peuples préhispaniques aux métaux précieux. La plupart des objets en or ont été trouvés dans des tombes. Ils témoignent de la haute maîtrise technique des orfèvres de l'époque, mais ils soulignent surtout l'importance de ce métal et de sa force symbolique pour les manifestations rituelles. L'or n'était en rien une valeur numéraire pour les peuples andins mais un matériau étroitement associé à la divinité solaire. L'or faisait partie intégrante du décorum impérial inca, l'empereur étant considéré comme l'incarnation vivante du soleil appelé Inti. » [extrait du dossier de presse]. La Pinacothèque de Paris présente pour la première fois en France des oeuvres provenant de neuf des plus prestigieux musées péruviens et de cinq musées européens.
OrnementInca300Photographies 1 & 2 : « Masque. Culture Sicán (800-1350 apr. J.-C.). Intermédiaire récent. Or. Laminé/Repoussé/Soudé. 379 x 649 mm. Musée archéologique national Brüning, Lambayeque (MANB-00003). [...] © Photo : Joaquín Rubio Roach. Masque funéraire en or laminé. Les yeux en amandes et le nez prononcé ; les boucles d’oreilles et l’ornement nasal (nariguera) seraient ceux d’une divinité Sicán. Censés représenter les traits du défunts, les masques comme celui-ci faisaient partie de son trousseau funéraire. »
Photographie 3 : « Ornement Frontal. Culture Chimú (900-1470 apr. J.-C.). Intermédiaire récent. Or. Laminé/Repoussé/Embouti/Incrusté. 250 x 55 x 300 mm. Musée Larco, Lima (ML100006). [...] © Photo : Joaquín Rubio Roach. Tête de félin orné de plumes, nez et bec d’oiseau. Deux singes dans la partie supérieure. Serpents bicéphales sur la partie inférieure. »
La Pinacothèque de Paris (28 place de la Madeleine dans le 8ème arrondissement) est ouverte tous les jours de 10h30 à 18h. Le samedi 25 décembre et le samedi 1er janvier 2011, ouverture de 14h à 18h. Nocturne tous les mercredis jusqu'à 21h. Plein tarif : 10 € ; tarif réduit : 8 €. Gratuité pour les moins de 12 ans, RSA, ASS et minimum vieillesse.

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Écrire le théâtre

terence1753300Le théâtre, c'est de la poésie : le verbe qui se fait action … qui rassemble … du mouvement mis en rythme pour du plaisir pur … le geste, la voix, les mots ... mesurés … la vie sublimée et réinvestie par l'humain qui en cadence la respiration … la connaissance de cette humanité transcendée et dansée … et mieux que tout : une distraction qui rend plus heureux, plus sage, qui apaise par la catharsis, qui relativise chaque chose, raisonne, moralise et qui fait aimer. Si depuis le Moyen-âge la religion chrétienne semble bannir les acteurs, ce sont pourtant les clercs qui propagent l'oeuvre du dramaturge comique Térence (vers 190 – vers 159 av. J.-C.) et se servent de ses oeuvres pour enseigner un latin de qualité aux jeunes élèves. Ils transmettent aussi une tradition iconographique, ininterrompue depuis l'Antiquité jusqu'au XIIe siècle, des images de la Comédie nouvelle antique et en particulier celles des pièces de Térence, sur au moins 1400 années ; une tradition où chaque geste, chaque mouvement, chaque masque, chaque attribut, chaque vêtement, est scrupuleusement codifié, tel un langage magique (cela reste du théâtre et du plaisir) qui agit (actio) ... une rhétorique qui accompagne par le mouvement les mots d'une langue humaniste  d'une profondeur insondable et d'une légèreté qui l'est tout autant. La Comédie est une part importante de notre société occidentale telle qu'elle ne l'est nulle part ailleurs dans le monde, et cela depuis la Haute antiquité. Oubliée aujourd'hui,terence1753frontispicedetail300 l'oeuvre de Térence est pourtant la plus publiée en Occident après la Bible jusqu'au XIXe siècle. Elle est de la lignée d'un théâtre dont le verbe est bâtisseur d'empires, commençant avec Ménandre (empire grec hellénistique), se prolongeant avec Térence (empire romain), Shakespeare (Angleterre) et Molière (France)… autant de royaumes qui propagent un verbe rassembleur, une parole nouvelle … une vision de la vie comme l'est chaque langue. J'ai déjà écrit un long article sur Le théâtre antique et les conventions … classiques …  et un autre sur le masque (Sortir masqué) dans lesquels il est question de Térence. Et maintenant quel est le verbe qui portera le XXIe siècle, ce troisième millénaire ?

Photographies : Illustrations d'un livre du XVIIIe siècle avec trois des six pièces de l'auteur comique romain Térence : Publii Terentii Afri, Comoediae Sex, Ad Optimorum Exemplarium Fidem Recensitae. Accesserunt variae Lectiones e libris MSS. & Eruditorum Commentariis depromptae, Tomus I, Lutetiae Parisiorum, Apud Natalem Le Loup & Jacobum Merigot, 1753, Cum Approbatione & Privilegio Regis. 254 pages. In-12 (15 x 9 cm). Tome I avec les comédies en latin : Andria, Eunuchus, Heautontimorumenos, avec argumentaires et prologues, une Vie et un Éloge de Térence. Reliure d'époque. Frontispice par De Lafosse (Jean-Charles Delafosse : 1734-1789) d'après Hubert Gravelot (1699-1773), médaillon de Térence sur page de titre par Jacques Philippe Lebas (1707-1783) d'après H. Gravelot. Trois vignettes par De Lafosse, une par Dominique Sornique (1708-1756), deux par J. P. Lebas,  toutes d'après H. Gravelot. Elles représentent des putti ayant des occupations. Une gravure illustre chaque pièce. Une est de De Lafosse, une autre de D. Sornique, une autre de P. Lebas, toutes d'après H. Gravelot. Jolis culs-de-lampe (avec notamment des masques de comédie et une représentation de Ménandre dans un médaillon) et lettres illustrées.

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Inventaire à la Prévert estival

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Pendant la période estivale, de nombreuses maisons de ventes aux enchères françaises sont en vacances jusqu'en septembre ou octobre. Quelques-unes, rares, quittent temporairement Paris pour la côte française de la Méditerranée à la Normandie. Le commissaire-priseur Marc-Arthur Kohn présente trois ventes, du 3 au 5 août, au Carlton à Cannes ; Artcurial est à Deauville  ; Boisgirard se déplace à Biarritz ; Massol s. a. est à Deauville. En Bretagne, à Morlaix, Dupont & associés propose une vente le 9 août drageoirprochain avec de nombreuses porcelaines asiatiques, de l'argenterie, des bijoux, des meubles etc. Les objets présentés en photographies proviennent de cette vente.

Photographie 1 : « Très rare montre à sonnerie à toc et à tact signée Julien Le Roy à Paris, porte le n° 2909. Les particularités remarquables de cette montre en font un modèle exceptionnel : boîte en or à décor ciselé d'ondulations, contre lunette signée et gravée "In venté par Julien Le Roy en 1740", balancier équipé d'un contre pivot en cornaline (Julien Le Roy inventa ce procédé après Fatio qui perça les rubis), grande qualité d'exécution de la mécanique. Bel état de conservation (petite restauration au cadran à 3 heures, fêle au verre). Nombreux poinçons de Maîtres en fond de boîte. Vers 1750. Poids Brut : 100,4 g. Un mouvement similaire incomplet et sous boîte, numéroté 2781 est conservé dans les réserves du Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. » Vente du 9 août à Morlaix de Dupont et associés. Description et photograhie provenant d'Interencheres.com.
Photographie 2 : « Drageoir couvert de forme balustre sur piédouche en argent. La base carrée repose sur 4 pieds boules. Les anses à enroulements feuillagés abritent de part et d'autre deux oisillons dans un nid. Le couvercle est surmonté d'une prise en forme de fruit sur une terrasse godronnée rayonnante. Paris 1819-1838. Haut. 26 cm. Poids : 500 g. » Vente du 9 août à Morlaix de Dupont et associés. Description et photograhie provenant d'Interencheres.com.
Photographie 3 : « Nécessaire de toilette de voyage en placage de bois de rose et amarante découvrant sept pots couverts en porcelaine décorés de brindilles en bleu. L'abattant central garni d'un miroir. XIXème siècle. Haut. : 16 cm. Long. : 49 cm. Prof. : 30 cm. » Vente du 9 août à Morlaix de Dupont et associés. Description et photograhie provenant d'Interencheres.com.
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Mobilier du XVIIIe siècle

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La dame de qualité

 

damedequaliteetantasatoiletteclair300damedequaliteetantasatoilettedetail300Premières photographies : « Dame de qualité étant à sa toilette ». Gravure, sans doute du XVIIe siècle collée sur un papier plus récent. La partie originale (en photo) fait 27,8 x 22,1 cm.
La dame (ou femme) de qualité est surtout associée au XVIIe siècle. Le plus souvent de condition noble, elle est fine et passe une partie de son temps dans les divertissements. François Grenaille (1616-1680) discourt sur quelques-unes d'entre elles dans son livre intitulé :
Les Plaisirs des dames (1641). La femme de qualité apprécie les bals, les concerts, les collations, la promenade. Elle passe du temps à sa toilette. Elle fréquente la Cour. Elle cultive les plaisirs des arts et des sciences, pratique les ruelles (voir Les Précieuses et les femmes de lettres), les cercles (L'art de la conversation) et autres salons ; s'adonne à la lecture et à l’étude.  Elle est sage, galante ; aime la mode, l’élégance et les expressions nouvelles. Elle invite, se rend à des dîners, se divertit à l’Opéra, à la Comédie, en allant au Cours (Le Cours) ou dans d'autres lieux à la mode ; pratique la chasse, les jeux, " l’appartement " qui consiste en des amusements accompagnés de musique et de jeux que le roi donne dans ses appartements à Versailles comme l’écrit François de Callières (1645-1717) bourgeoiseavecsonchien300dans Des Mots à la mode et des nouvelles façons de parler. Avec des observations sur diverses manières d’agir & de s’exprimer (1692) : « ce bel assemblage de divertissements qui se trouvent dans le grand et magnifique appartement de Versailles : la musique, la danse, la collation, les liqueurs, toute sorte de jeux, la conversation, & surtout cette agréable liberté qu’on y a de bourgeoiseavecsonchienvisage300changer de divertissements, & d’aller de plaisir en plaisir, comme les abeilles vont de fleur en fleur » … La noblesse et les manières de la dame de qualité la différencient de la bourgeoise qui souvent essaie de l'imiter comme le montrent les dernières photographies. La seconde gravure, est en effet très corrosive. Le personnage est certes avec les attributs de la dame de qualité et assez fin d'exécution ; mais la jeune bourgeoise place la couronne de fleurs, symbole nuptial et amoureux, autour de son chien …  Quant au texte qui accompagne l'image, il est sans équivoque : « Jeune Bourgeoise assise dans une promenade publique, contrefaisant la Dame de qualité en minaudant avec son chien : elle en grand chapeau en rosettes et grandes boucles à l'Américaine. » Cette estampe est gravée par Nicolas Dupin le Jeune (né en 1753) d'après Watteau fils (François Louis Joseph Watteau :1758-1823) et date du dernier tiers du XVIIIe siècle. Le visage de ce caractère est cependant joli : comme quoi on ne peut pas se fier qu'aux apparences. J'ai déjà parlé de la bourgeoise dans l'article intitulé Les faux élégants. Cette gravure fait partie de Gallerie des Modes et Costumes Français. 52e Cahier de Costumes Français, 46e Suite d'Habillemens à la mode en 1787, parue cette même année.

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Le bouillon

bouillonstcloud250bouillonchantilly250Le bouillon est une préparation culinaire consistant à faire longtemps bouillir de l'eau avec de la viande ou des herbes. Dans son Grand Dictionnaire de cuisine, Alexandre Dumas (1802-1870) écrit : « Il n'y a pas de bonne cuisine sans bon bouillon ; la cuisine française, la première de toutes les cuisines, doit sa supériorité à l'excellence du bouillon français ... » (voir le texte ici). La maison Tajan met en vente le 24 juin à Paris plusieurs écuelles à bouillon en porcelaine tendre du XVIIIe siècle :

Photographie 1 : Écuelle à bouillon couverte, de Saint-Cloud,  « à décor camaïeu bleu de lambrequins à prises latérales ajourées avec têtes de grotesque. Début XVIIIe siècle. Diam. 16 cm. »

bouillonsevres250Photographie 2 : Écuelle à bouillon couverte de Chantilly à décor polychrome avec son présentoir. Diamètre de 14,5 cm.

Photographie 3 : « Écuelle ronde et plateau rond, les anses à deux brins torsadés, la prise du couvercle en forme branchages, avec baies et feuilles en relief rehaussées de dorure. Le fond « bleu nouveau » caillouté d'or et orné de réserves polychromes à décor de paysages animés de personnages, soulignés de rocailles en dorure. Marquée lettre date D pour 1756, décorateur Yvernel. Diamètre du plateau : 21 cm »

Photographies et textes entre guillemets proviennent du site de Tajan. Catalogue-Tajan-ceramiques-240610

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Objets Régence et Louis XV

 

Catalogue-Tajan-240610J'ai choisi de vous présenter ici quelques objets, de la vente aux enchères de la maison Tajan du 24 juin, des époques Régence et Louis XV, dans un style 'rocaille' (voir l'article intitulé Le baroque et le rococo : les styles et les personnes  avec une très belle peinture d'un des maîtres du rocaille).  Les descriptions et les photographies proviennent du catalogue :
cartelvert300Photographie 1 : « Cartel et sa console d'applique de forme mouvementée en bois plaqué de corne verte. Riche ornementation de bronze doré à décor de cartouches, rinceaux feuillagés et fleuris, volutes. Cadran orné de plaques émaillées à chiffres romains pour les heures et à chiffres arabes pour les minutes. Le cadran et le mouvement sont signés Gosselin à Paris. Surmonté d'un élément rocaille orné d'aile avec de larges fleurs. Pieds cambrés à coquille et feuillage. Il repose sur une console à décor d'enroulement à cartouches godronnés, feuilles d'acanthe mouvementées, et graines. Époque Louis XV. (Usures à la dorure, restaurations et fentes). Haut. 136 cm - Larg. 48 cm - Prof 25 cm. »
miroir300Photographie 2 : « Grand miroir à parclose en bois doré, à baguettes, à godrons et fleurons alternés. Les écoinçons à décor de rinceaux ajourés, à décor de feuillages et fleurs, surmontés de dragons ailés et d'un cartouche déchiqueté au centre. Le fronton à fond losangé orné d'une tête de femme surmontée d'une palmette, entourée de feuillage et d'une guirlande de fleurs. Époque Régence. (Parties redorée et petits manques). Haut. 180 cm - Larg. 123 cm. Étienne Doirat (vers 1670-1732) reçut ses lettres de maîtrise dans les premières années du XVIIIe siècle. Il travailla toute sa vie rue du Faubourg Saint-Antoine pour une clientèle fortunée de France et d'Europe. L'essentiel de sa production est constitué de commodes ornées de bronzes abondants et de belle qualité où cohabitent des motifs typiquement Régence et des motifs d'avant-garde rocaille préfigurant le style Louis XV. ... »
console250Photographie 3 :« Console en hêtre repeint gris. La ceinture ajourée sculptée d'un panier et de guirlandes de fleurs. Pieds cambrés ornés de lianes fleuries et feuilles d'acanthe, réunis par une entretoise avec corbeille fleurie et coquille. Dessus de marbre veiné. Époque Louis XV. Haut. 84 cm - Larg. 98 cm Prof. 49,5 cm. »
Photographie 4 :« Commode en arbalète en placage de bois de violette marqueté de réserves. Elle ouvre à cinq tiroirs sur quatre rangs. Riche ornementation de bronze doré tels que : poignée de tirage à double volutes feuillagées, entrées de serrure à motif rayonnant, cul de lampe à décor de rinceaux et feuillages, les chutes et sabots à décor rocaille. Dessus de marbre rouge Languedoc. Attribuée à Étienne Doirat. Fin de l'époque Régence début Louis XV. (Marbre retaillé). Haut. 87,5 cm - Larg. 136 cm - Prof. 68 cm. »
commode300Photographie 5 :« Paire de chenets de forme rocaille en bronze redoré à décor de cartouches feuillagés ajourés d'oves, volutes à fond amati, rinceaux et enroulements. Ils sont surmontés de dragons ailés. Époque Louis XV. (Petites fentes). Haut. 24 cm - Larg. 35 cm - Prof. 13,5 cm. » chenets200

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Drapé à l'antique

 

Jean-Le-CamusTrès prochainement la maison Tajan présentera trois belles ventes aux enchères à Paris. Pour commencer voici une peinture (photographie), du catalogue de celle du 21 juin, représentant un « portrait présumé de Jean Le Camus » provenant de l'« entourage de Nicolas de Largillierre » (1656-1746), de 80 x 64 cm, et datant de vers 1700. Dans un temps où la mode occupe une place très importante, on aime cependant à se faire représenter dans un drapé à l'antique. La raison en est que si la mode passe, le portrait lui doit durer dans le temps. Dans l'exemple de la peinture de la photographie, la perruque et la cravate de dentelle marquent cependant une époque. La photographie provient du catalogue :Catalogue-Tajan-210610

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Albâtre

viergealbatre300L'albâtre est un matériau utilisé depuis la plus haute Antiquité. Sa blancheur et sa texture sont à l'origine de nombreuses figures poétiques : « un sourire d'albâtre », « une blancheur d'albâtre »  ...

Photographie : Le 11 juin prochain, la maison Néret-Minet & Tessier met en vente à Drouot Richelieu une petite statue représentant la : « Vierge de la Conception en albâtre. Sur le croissant de lune la Vierge, les mains croisées sur la poitrine, reçoit le message lui annonçant la naissance de Jésus. Le visage juvénile est entouré d'une abondante chevelure retombant dans le dos et sur les épaules. La robe parsemée de motifs dorés imitant le damassé est recouverte d'un ample manteau présentant le même décor polychromé. Socle d'origine à volutes avec un blason couronné. Sicile Trapani XVIIe siècle. Haut. 46 cm. (Restaurations, reprise à la dorure de la chevelure). Cette représentation de l'Immaculée Conception est influencée par l'iconographie Espagnole du Siècle d'Or (1580-1640), la Sicile et le Royaume de Naples étant espagnols au XVIIe siècle. Expert : M. SCHORP » photographie et description Néret-Minet & Tessier.

Voici un autre exemple en lien : Vase à parfum en albâtre provenant de la tombe de Toutankhamon et conservé au musée du Caire.

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La cocarde tricolore

gravurerevueXVIIIecocardedetailclairretouchee300-copie-1La cocarde tricolore de la Révolution française est un signe de ralliement qui à une période est même imposé. Elle est composée des bleu et rouge couleurs de Paris et du blanc symbole de la royauté. Avant elle, les révolutionnaires en portent une verte, les antirévolutionnaires une noire et les royalistes une blanche. C'est le marquis de La Fayette qui fait rajouter le blanc à la cocarde révolutionnaire par déférence envers Louis XVI qui le 17 juillet 1789 la met à son chapeau. « Son port est rendu obligatoire pour les hommes le 8 juillet 1792, pour les femmes le 21 septembre 1793. Le refus de porter la cocarde rend suspect la personne et peut lui valoir huit jours de prison. […] Après Thermidor, le port de la cocarde s'amenuise, même s'il est théoriquement obligatoire au moins jusqu'en 1796 » (Wikipedia). La mode doit donc faire avec.

Photographies : Gravure tirée d'une revue de mode de la toute fin du XVIIIe siècle. Le modèle de gauche porte les trois couleurs : des chaussures jusqu'au chapeau où sont attachés une cocarde et des rubans tricolores. Celui de droite est dans un style plus ancien régime, avec : un petit châle moucheté, des dentelles et une longue ceinture nouée avec des motifs pompéiens.gravurerevueXVIIIecocardetresclair300

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Lyon : capitale française de la soie.

Photographie ci-dessus : « Soierie, Élévation perspective d'un grand dévidage placé au dessus des Moulins représenté ci-devant. » (orthographe de l'époque). Planche tirée de L'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert et datant du XVIIIe siècle.

Si Paris est la capitale de la mode française et même encore mondiale, Lyon (et les alentours) est sans doute celle de l'industrie textile en France. Étant originaire de cette région, ou plus exactement de Saint-Etienne, je connais bien l'endroit. Dans tous les environs, le textile est jusqu'à la fin du troisième quart du XXe siècle une industrie fleurissante ; peut-être même la première ; et cela jusque dans les villages reculés où des particuliers possèdent un ou plusieurs métiers à tisser, certains en rassemblant plusieurs afin de former des ateliers avec des ouvriers.

La « capitale des Gaules » est un carrefour commercial important ; depuis au moins les phéniciens qui venus de Méditerranée y accostent grâce au fleuve le Rhône. Au XVe siècle y transitent et se vendent de nombreuses soieries provenant d'Italie, d'où l'idée d'en fabriquer sur place, avec semble-t-il un premier essai en 1466 peu fructueux ; et un second en 1536 avec une manufacture de soie créée par un négociant piémontais fixé à Lyon et son associé. C'est ainsi qu'au XVIe siècle naît dans cette ville la corporation des ouvriers en « draps d'or, d'argent et de soie ». A partir de ce moment l'activité textile de la soie va être très fleurissante dans toute la région, suivant les évolutions technologiques avec des métiers à tisser de plus en plus sophistiqués. Entre 1827 et 1832, la ville est reliée à Saint-Étienne par l'une des premières voies ferrées au monde. Déjà à la fin du XVIIIe siècle (après 1772), l'introduction de métiers mécaniques fait de Saint-Etienne le grand centre de fabrication du ruban de soie. D'après Wikipédia : « En 1786, il y avait dans la région stéphanoise 15 250 métiers [...] produisant pour 17 millions de francs dont près de la moitié était exportée. Après les épreuves de la Révolution et de l'Empire, l'industrie du ruban connaît un essor très important et de 1815 à 1856, Saint-Étienne connaît un véritable âge d'or. Les Stéphanois réussissent à adapter la mécanique Jacquard au métier de ruban […] À la veille de la Première Guerre mondiale, la rubanerie occupait 30 000 personnes et faisait vivre avec les industries annexes plus de 80 000 personnes autour de Saint-Étienne. » Aujourd'hui on utilise peu les rubans ; mais autrefois ils sont un élément vestimentaire important. On en porte sur le chapeau, dans les cheveux, autour du cou, sur les habits, à la ceinture, aux articulations, aux chaussures ... en noeuds, cravates, cocardes, pour remplacer les boutons … En voici deux exemples : Marie-Antoinette et XIXe siècle.

Photographies ci-dessus à gauche et ci-dessous : Le Spectacle de la Nature, ou entretiens sur les particularités de l'Histoire naturelle, Qui ont paru les plus propres à rendre les Jeunes-Gens curieux, & à leur former l'esprit. Tome sixième, contenant ce qui regarde l'Homme en Société, Nouvelle Édition, Paris, 1747.

- Planche XI 'Le Métier du Tisseur vu de face' gravée par Jacques-Philippe Le Bas (1707-1783)

- Planche XXX 'La Rubanerie' par le même graveur.

Les numéros inscrits dans les planches renvoient à des définitions des parties représentées dans le livre. L'édition de 1751 est visible ici.

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Objets de la toilette

boule à épongeDans l'article intitulé La Mode et l'Hygiène ..., je vous ai présenté une boule à savon en porcelaine blanche de Saint-Cloud. Il en existe en d'autres matières : comme en argent. La boule à éponge a la même forme mais est ajourée. Pierre Bergé & Associés en expose une dans le catalogue de la vente du 4 juin à Drouot Richelieu (photographie 1). Elle est « en argent entièrement repercée de rinceaux et feuillages. Base ronde à contours et moulures de doucine. Couvercle à armoiries comtales soutenues par des lévriers. PARIS, 1753. Maître-Orfèvre : Emmanuel-Louis CAUMARTIN, reçu Maître le 4 Août 1747. Poids : 190 g. D_8,7 cm. »flambeaux de toilette Il est nécessaire de rappeler qu'au XVIIIe siècle et avant on se lave avec des éponges utilisées pas seulement avec de l'eau et du savon mais aussi pour se nettoyer avec des vinaigres parfumés.
Les autres objets de cette vente qui ont attiré mon attention sont une paire de flambeaux de toilette en argent (
photographie 2) « à base triangulaire bordée d'une frise d'oves. Fût de forme balustre et moulures. Binets également ceinturés de moulures. STRASBOURG, 1720-1750. Maître-Orfèvre : Johan LUDWIG II IMLIN reçu Maître en 1719. Poids : 370g H_8,5 cm L_11 cm »  Ces flambeaux sont posés sur la table de toilette. Ils sont petits et maniables.
Les photographies et les descriptions entre guillemets proviennent du catalogue de cette vente.

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La Foire aux Antiquaires

logofoiresaint-germainLa Foire aux Antiquaires qui aura lieu sur la place Saint-Sulpice du 3 au 14 juin (tous les jours de 11h à 20h, avec une nocturne jusqu'à 22h le 4 juin) se situe dans le 6ème arrondissement de Paris, au milieu des libraires de livres anciens, à quelques rues du Carré Saint-Germain : dans un quartier vraiment culturel.

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Maquillage

potapharmaciecreme200Photographie : Petit pot à pharmacie du XVIIIe siècle pouvant contenir des pommades et autres préparations cosmétiques. Ses bords saillants servent pour attacher le tissu ou la peau servant de couvercle. Il est en faïence avec un décor en bleu de lambrequins. Il fait à peu près 9 cm de large et de haut.

Lorsqu'on lit des livres du XVIIIe siècle sur la fabrication de produits de beauté, on y retrouve en grande majorité des substances naturelles. La plupart de ces recettes sont à redécouvrir ; évidemment pas les préparations que nous savons aujourd'hui toxiques du fait par exemple de leur teneur en plomb ; mais toutes les autres.

Comment se maquille-t-on avant le XIXe siècle ? On peut affirmer qu'on le fait beaucoup en rappelant la réponse datant je crois du XVIIIe d'un ambassadeur à qui on demande ce qu'il pense des femmes françaises et qui répond : « Je n'y connais rien en peinture ».

Le verbe 'maquiller' semble peu employé avant le XXe siècle. Il apparaîtrait vers 1840 comme synonyme de 'grimer' au théâtre puis ensuite dans l'acceptation de la définition actuelle. Avant le milieu du XIXe, on utilise le mot 'farder'. Le fard désigne toutes les compositions artificielles faisant paraître le teint et la peau plus beaux ; en particulier ce qui sert à les blanchir et masquer les imperfections. Le 'blanc' est depuis l'Antiquité le plus souvent à base de céruse et donc de plomb. L'autre teinte importante est le rouge qui donne de la fraîcheur au visage en rehaussant les joues. Ces deux couleurs se retrouvent chez les dames romaines comme chez les françaises du XVIIIe siècle.

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Nocturne Rive Droite

 

logonocturnerivedroiteDans un précédent article, je rappelle que les portes ouvertes du Carré Rive Gauche qui auront lieu à partir du jeudi 27 mai au soir, se situent dans l'ancien faubourg Saint-Germain qui avec le faubourg Saint Honoré sont les lieux les plus huppés de la capitale française (voir l'article Les faubourgs Saint-Germain et Saint-Honoré). C'est cette fois dans le faubourg Saint-Honoré (dans le 8ème arrondissement) que le mercredi 2 juin se déroulera la Nocturne Rive Droite, de 17h à 23h, avec la participation de galeries, antiquaires et libraires de l’avenue Matignon, du faubourg Saint-Honoré, des rues de Miromesnil, de Penthièvre et La Boëtie ... Une bonne occasion pour savourer ce lieu !

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Se rafraîchir

rafraichissoirs500Photographies de gauche à droite et de bas en haut provenant de la vente Aguttes du 26 mai 2010 à Drouot Richelieu (Paris) :
- Rafraîchissoir à glace couvert en pâte tendre de Sèvres « de forme cylindrique à deux anses et prises formées de rinceaux. Il est décoré en camaïeu bleu de bouquets de fleurs réhaussés de filets dorés. Porte au revers la marque aux deux L entrelacés et la lettre date pour l'année 1775. (choc en étoile au fond) H. totale 23 cm. »
- Paire de rafraîchissoirs à bouteilles de la  Manufacture du Comté de Provence (Paris) « à deux anses formées de rinceaux sur piédouche. Ils sont décorés en polychromie de larges bouquets de fleurs. Fin XVIIIe siècle. H. 16 cm. »
- Verrière crénelée en pâte tendre de Sèvres « de forme ovale à deux anses formées de rinceaux ; elle est décorée en polychromie de larges bouquets de fleurs rehaussées de filets bleu et or. Porte au revers les deux L entrelacés et la lettre-date pour l'année 1760, marque de peintre ROSSET, actif à Sèvres de 1753 à 1795. XVIIIe siècle. L. 29 cm. »
fontaine300- Paire de rafraîchissoirs à verre de forme cylindrique de Roanne, « les anses figurant des têtes de béliers. Ils sont décorés en polychromie de fleurs. Fin XVIIIe siècle. H. 9 cm. »
Les saints de glace des 11, 12 et 13 mai étant passés (à leur sujet voir
Wikipedia) nous ne devrions bientôt plus appréhender le froid. Et avec le beau temps, vient l'envie de se rafraîchir. Au XVIIIe siècle toutes les maisons respectables offrent l'été à leurs convives des boissons et des verres rafraîchis dans de la glace provenant d'une glacière ou d'un puits à glace aussi appelé puits à neige : les ancêtres de nos réfrigérateurs. Les bouteilles sont ainsi disposées lors de la réception dans un grand bassin rempli de glace pouvant en accueillir plusieurs ou dans de plus petits pour une ou une demie bouteille. De même pour les verres. La maison Aguttes présente plusieurs de ces objets en céramique du XVIIIe siècle lors de sa vente du 26 mai 2010 à Drouot Richelieu.
Photographie de droite (
Aguttes, même vente aux enchères) : Corps de fontaine de table du Midi « sur piedouche décoré en polychromie de fleurs, les anses figurant des branches avec fruits, et mascaron central pour le robinet. XVIIIe siècle. H. 34 cm. »
Enfin, pour continuer avec l'idée de se rafraîchir, le 26 mai c'est aussi la date la vente à Drouot de nombreux éventails anciens par Deburaux (voir
catalogue ici).

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Coquetterie

lesdangersdelacoquetterietitreIl y a toutes sortes de coqs : le cocodes, la cocodette, la cocotte, le coqueplumet, le cocardeau, le coquet et la coquette. J'ai déjà écrit un long article sur les deux derniers : Coquettes et coquetteries du XVIIe siècle ; et il est question du 'Coq' dans celui intitulé : Les faux élégants.  Dans Les dangers de la coquetterie (Paris : Buisson, 1788, 2 tomes), Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour (1753-1835) met en scène des coquettes dépeintes sous un très mauvais jour : inconscientes, voire méchantes, n'hésitant pas à mettre en danger leurs admirateurs par leurs lubies ; aimant tous les loisirs : bals, voyages (aux 'eaux' par exemple), fêtes, jeux d'argent, modes nouvelles ... Elles veulent être le point d'attention principal, s'entourant d'aimables dont je parlerai dans un autre article. L'auteur de cet ouvrage assez moral est une femme de lettres qui écrit de nombreux textes que l'on dirait aujourd'hui féministes comme : Mémoire pour le sexe féminin contre le sexe masculin (1787) ;  Les Dangers d'un mariage forcé (1801) ; Contre le projet de loi de S***. M***, portant défense d’apprendre à lire aux femmes, par une femme qui ne se pique pas d’être femme de lettres, ouvrage contenant des réponses argumentées remettant le sieur Maréchal à sa juste place de sot, d’esprit dérangé et de bouffon réactionnaire (1801) ; De la Nécessité de l'instruction pour les femmes (1805). Parmi d'autres ouvrages elle a aussi publié sur la toilette : Manuel du parfumeur, guide pour faire des parfums, lotions, sachets, vinaigres aromatiques, maquillages, poudres et dentifrices (1825) ; et un Manuel théorique et pratique du savonnier, ou l'Art de faire toutes sortes de savons (1827).
Photographies : Les dangers de la coquetterie de Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour (1753-1835), Paris : Buisson, 1788, 2 tomes, in-12. Manque la première page de titre et sans doute la préface. Première édition dans sa reliure d'époque. Page de titre du second tome et cul-de-lampe représentant un coq.lesdangersdelacoquetteriecoqdetail150

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Troubadours et trouvères

histoirelitterairedestroubadourspagedetitre300S'« Il est un air, pour qui je donnerais, Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber »[deux premiers vers d'un poème de Gérard de Nerval (1808-1855)] histoirelitterairedestoubadoursguillaumeIX300ce serait sans doute celui d'un troubadour du Moyen-âge. Les XIXe et XXe siècles nous ont véhiculé de ceux-ci une image de saltimbanques très éloignée de la sophistication de l'art de certains de ces poètes : fine manifestation de la connaissance du rythme ... de la poésie telle qu'elle est entendue depuis l'Antiquité. C'est à partir du XIIe siècle que ces poètes du fin’amor : de l’amour courtois, prennent le nom de troubadours, puis de trouvères ; c'est à dire de « trouveurs » de l'inspiration : de la Muse, du bon rythme ... Je parle de tout cela dans l'article intitulé : Le bas Moyen-âge : Fin amor et Art français ou francigenum opus ; mais profite ici de revenir dessus en vous présentant ces tomes du XVIIIe siècle des vies de nos poètes.
Photographies : Histoire littéraire des troubadours, contenant leurs vies, les extraits de leurs pièces, & plusieurs particularités sur les moeurs, les usages, & l'histoire du douzième et treizième siècles, tomes premier et second (il manque le troisième), Paris, Durand neveu, 1774.

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Carré Rive Gauche

LogoCarreRiveGaucheL'art vit encore dans de nombreux endroits de Paris ; comme au Carré Rive Gauche où l'on sent sa respiration … Les galeristes y proposent des objets d'un grand raffinement, dans un des quartiers les plus huppés de Paris : l'ancien faubourg Saint-Germain (voir l'article Les faubourgs Saint-Germain et Saint-Honoré), où se trouvent réunis politiques, étudiants, grosses fortunes, galeristes et artistes. C'est le quartier des ministères, de l'Hôtel Matignon et de l'Assemblée nationale ; des grandes écoles (Sciences politiques, École nationale des Ponts et Chaussées, E.N.A) ; de musées tels celui d'Orsay où le Musée Rodin que je conseille ne serait-ce que pour l'ambiance de l'hôtel du XVIIIe siècle dans lequel il se trouve et de son jardin où on peut se restaurer ; de l'École supérieure des Beaux-Arts où se croisent des architectures et des oeuvres de styles divers depuis l'ancien couvent des Petits-Augustins du XVIIe siècle jusqu'à aujourd'hui en passant par de nombreux aménagements et agrandissements des XVIIIe et XIXe siècles. De plus l'École des Beaux-Arts ouvre sur le 6ème arrondissement, ses cafés prestigieux, ses galeries d'art moderne, ses intellectuels (et le quartier latin pas loin), ses maisons d'édition ... tout cela en face du Louvre, de l'autre côté de la Seine … 
Les portes ouvertes du
Carré Rive Gauche sont donc un évènement important de la vie culturelle parisienne. Voici ce qui est dit sur le site de l'association : « Pour la 33ème année consécutive, le Carré Rive Gauche ouvre ses portes du 28 au 30 mai 2010 afin de nous proposer un rendez-vous culturel prestigieux et incontournable. Au cœur du 7ème arrondissement de Paris, dans un cadre historique préservé, qu’ils soient jeunes marchands ou héritiers d’une longue lignée, les antiquaires et galeristes du Carré Rive Gauche ont tous à cœur de sauvegarder les trésors de notre patrimoine et de transmettre leur passion commune à la jeune génération. Notons qu’une demi-douzaine de nouveaux marchands viennent d’ouvrir leur galerie au sein du Carré Rive Gauche ; ces nouveaux adhérents témoignent ainsi de l’attrait et du dynamisme de notre quartier. Cette année encore, l’éclectisme côtoie l’excellence pour nous faire découvrir Le Meilleur de l’Art, à travers la présentation d’œuvres marquantes sélectionnées spécialement pour cette occasion par chaque galerie.  Laissez-vous d’ores et déjà emporter et séduire dans un univers où l’Histoire se découvre au fil de l’Art et l’Art au fil de l’Histoire. Du 28 au 30 mai 2010. Vendredi et samedi de 11 heures à 21 heures. Dimanche de 11 heures à 18 heures. Vernissage : jeudi 27 mai 2010 de 17 h à 23 h »

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Merveilleuses & merveilleux