Photographie 1 (de gauche) : Gravure de N. Arnoult (« N. Arnoult fecit ») intitulée : « Femme de qualité en habit d'Eté » (« Ce vend à Paris Chez N. Arnoult rue de la Fromagerie aux halles, à l'image Saint Claude Avec Privil[ège] du Roi. »).
Photographie 2 (de droite) : « Femme de Qualité en Déshabillé, se promenant le matin à la Campagne cet habit est blanc, garni de bandes de toile peinte, et consiste en une jupe et un corsage avec queue troussée par derrière. » (« A Paris chez Esnats et Rapilly, rue St-Jacques à la Ville de Coutances A.P.D.R. [pour 'Avec Privilège du Roi'] »). La gravure originale provient de la revue du dernier tiers du XVIIIe siècle intitulée : Gallerie des Modes et Costumes Français. 7e. Cahier des Costumes Français. 1ere Suite d’Habillements de Femmes à la mode. Cette estampe est sans doute une réimpression postérieure.
Photographie 3 : Page de titre du tome premier de Mémoires et Aventures d'un Homme de Qualité, Qui s'est retiré du Monde (La Haye, M. G. Merville & J. Vander Kloot, 1729).
La femme de qualité est l’équivalent de la dame de qualité (voir définition). A partir du XIXe siècle on n’emploie presque plus que l'expression 'femme de qualité', celle de 'dame de qualité' étant associée à l’ancien régime. Les femmes de qualité sont généralement de grandes protectrices des arts mais aussi des indigents. Comme l’écrit Restif de la Bretonne (1734-1806) dans Les Nuits de Paris (1788-1794) : « Une femme de qualité avait des vapeurs ; elle ne savait que faire d’elle-même et de sa fortune ; elle est devenue bienfaisante, et elle n’a plus de vapeurs. ». De nombreuses estampes représentant des femmes et dames de qualité sont éditées à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe (voir des exemples plus loin). On utilise même des superlatifs pour les désigner : Dame de la plus haute qualité (1693) ; Dame de grande qualité en habit d'hiver ; Femme Turque de grande qualité. On dit aussi 'fille de qualité' : estampe représentant une Fille de qualité apprenant à danser.
Quant à l'homme de qualité il en est un peu question dans l'article sur L'honnête homme.
Photographie 4 : Tome quatrième de Suite des Mémoires et Aventures d'un Homme de Qualité, Qui s'est retiré du Monde (La Haye, M. G. Merville & J. Vander Kloot, 1729).
Voici quelques images :
Femmes de qualité : Femme de qualité déshabillée pour le bain (1685) ; Femme de qualité en robe de chambre se disposant à jouer (1685) ; Femme de qualité en déshabillé d'été (1687) ; Femme de Qualité en Déshabillé d’Été (1687) ; Femme de qualité au rafraîchissement des Liqueurs (1688) ; Femme de qualité habillée en Corps de Robe (1688) ; Femme de qualité habillée en Sultane (1688) ; Femme de qualité habillée en Sultane (1688) ; Femme de Qualité en déshabillé (1689) ; Femme de Qualité (1692) ; Femme de qualité Dansant (1694) ; Femme de qualité dansante ; Femme de qualité en écharpe ; Femme de qualité sur un Canapé ; Femme de Qualité en déshabillé d'hiver ; Femme de Qualité en déshabillé ; Femme de qualité allant incognito par la Ville ; Femme de qualité en habit de bal (1725?) ; Femme de qualité de Juida (1796).
Dames de qualité : Dame de Qualité en déshabillé reposant sur un Lit (XVIIe) ; Le Soir Dame de qualité jouant aux Cartes (XVIIe) ; Dame de Qualité Jouant de la Guitare (XVIIe) ; Le Matin Dame de Qualité à sa Toilette (XVIIe) ; Le Midi Dame de Qualité faisant la Méridienne [sieste].
Autre femme de qualité : Négresse de qualité de l’Île St Louis dans le Sénégal (1796).
Hommes de qualité : Homme de qualité en habit d'hiver (1678) ; Homme de Qualité en Habit d’Été (1682?) ; Homme de Qualité allant incognito par la Ville (1689) ; Homme de Qualité jouant du Tympanum (1697).
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Photographies 1 et 2 : 'Les collectionneurs havrais visitant une galerie de peinture'. Aquarelle sur papier (54 x 71 cm), de vers 1910, présentée à l'exposition
Un cercleux
Photographies : Gravure de « L. Truchy » (Louis Truchy: ? - 1764) d'après un dessin de « H. Gravelot » (Hubert François Bourgignon dit Gravelot : 1699 - 1773) datant de 1744.
Le torseur est un homme du XIXe siècle qui a de la tournure, de l’élégance, et qui fait des effets de torse. Cette manière de se tenir est à l'opposé de celle décrite dans l'article
Photographies du dessus : détails d'illustrations de La Comédie de notre temps (1874-1876) de Bertall (1820-1882) dont certaines ont déjà été publiées dans ce blog.
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En France, mais aussi en Europe, un style particulier se développe, surtout à partir du XVIIIe siècle et pendant le XIXe, assez surprenant aujourd’hui car en totale opposition avec l'esprit moderne du XXe siècle. Mais à ces époques cela l'est. Certaines porcelaines témoignent de cette mode, avec leurs couleurs franches et leurs motifs rococos (voir article 
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La barbouillée, la sainte-n'y-touche et la mal-assortie sont des genres de coquettes décrites par
Photographie 1: Début du chapitre sur « Le Lawn-tennis » de La Vie élégante (tome second, 1883).
Photographie 2 : Paris élégant, Journal des modes, Chronique des salons, des théâtres, de la littérature et des arts du 20 Septembre 1838.
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Photographies 1 et 2 : Assiette de de Choisy-le-Roi (production HB pour Hippolyte Boulenger) représentant dans son centre : « La biche au bois. » « Avec changements à vue, et nombreux trucs. » Une petite maîtresse passe devant deux daims dont l'un mord sa canne en la regardant (voir article sur les
La pelouse de Chantilly, les allées du bois de Boulogne sont les pâturages naturels où s'ébat ce gracieux gibier pendant l'été ; lorsque vient l'hiver, c'est à Paris, dans les baignoires de nos théâtres ou dans certains bals publics assez bien tenus, qu'il faut aller les dépister. Elles sont friandes au possible, digèrent merveilleusement la truffe, pourvu qu'elle soit arrosée de vin de Champagne ; leur pelage varie suivant la zone où le hasard les place : la laine ou la soie poussent sur leur dos, selon les vicissitudes de l'atmosphère amoureuse, et c'est toujours le chasseur qui les fait changer de peau. Leurs repas ne sont pas plus réglés que leurs mœurs : il y a des jours et des nuits où la biche ne quitte pas la provende ; elle déjeune, elle dîne, elle soupe, et tout cela avec une merveilleuse facilité et sans que sa santé ait l'air de s'en apercevoir. Elle est alors d'une gaieté, d'un entrain dont rien n'approche ; elle fait son gras, et c'est le moment de la prendre : elle est tendre, bien à point et délicieuse à croquer
... D'autres fois, quand manque la pâture, vous la voyez errer, de quatre à six heures, le long des trottoirs les plus fréquentés : sa mise modeste, sa tournure décente et timide vous indiquent un faon aux abois ; son œil en coulisse suit tous vos mouvements : elle épie vos impressions, interprète vos désirs, et d'après les impressions du chasseur, elle peut juger si elle dînera ou ne dînera pas ... » La définition donnée ici est quelque peu sévère car présentant la biche comme exclusivement vénale et ne pensant qu'à se nourrir, alors que c'est avant tout une jeune et jolie promeneuse habituée en particulier du bois de Boulogne où tout le Paris élégant se retrouve pour prendre l'air. Il ne s'agit pas d'un personnage, mais plutôt d'une apparition, comme l'est l'animal qui lui sert de comparaison et qui surgit subrepticement suscitant une certaine admiration pour sa grâce et un désir d'approche.
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Photographies








Photographies du livre dont il est question ici.
Photographie de gauche : Affiche de l'exposition
Jusqu'au 4 novembre 2012, le musée de Normandie du château de Caen donne à voir une exposition intitulée
Photographies : Assiette du XIXe siècle de Choisy-le-Roi intitulée « La femme de chambre ». La marque au dos indique « P&H » pour « Paillard et Hautin » actifs de 1824 à 1836 semble-t-il : ce qui correspond aussi à l'époque des vêtements du personnage.
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