Dans le cadre de sa vente à l'hôtel Drouot du 16 mars prochain, Europ Auction présentera parmi de nombreux objets d'art des meubles de qualité, dont certains estampillés par d'importants ébénistes du XVIII° siècle. Le catalogue est disponible ici. Les photographies et les descriptions entre guillemets proviennent de la maison de vente aux enchères.
Photographie 1 : Le premier meuble que j'ai choisi est une « cassette en cabinet, en placage de bois de violette, marqueté en feuilles formant des motifs géométriques » d'époque Louis XIV. La partie supérieure est amovible grâce à un mécanisme fonctionnant avec une manivelle et des tires-fonds. Il fait 1,25 m de haut, 0,89 m de large et 0,57 m de profondeur. « Conçu pour être mobile cet ensemble est un rare témoin d'un type de meuble qui connut une grande ferveur au milieu du XVIIe siècle. Le terme de " cassette en cabinet " apparait dans l'inventaire du cardinal Mazarin, dressé en 1661, et dans celui de Pierre Gole, ébéniste privilégié du roi Louis XIV, travaillant à la manufacture des Gobelins qui en produit au moins un exemplaire conservé aujourd'hui au musée des Arts Décoratifs de Paris. »
Photographie 2 : « Table de salon en bâti de chêne et placage de bois de rose. Le plateau chantourné est décoré d'une marqueterie de petits carrés contenant un quatre-feuilles, disposés régulièrement sur un fond de cubes dans un large encadrement marqueté d'une frise de postes fleuries ; il est également cerné d'une galerie ajourée en bronze ciselé et doré.
Le plateau coulissant vers l'arrière et ouvrant par un tiroir avec serrure à double pêne découvre une tablette écritoire garnie d'une soie moirée bleue, flanquée sur la droite d'un compartiment avec un nécessaire à écrire. La ceinture chantournée est décorée d'une marqueterie de cubes sans fond de sycomore teinté (bois tabac), bois de rose et bois de violette. Elle repose sur quatre hauts pieds d'un galbe très étiré terminés par quatre petits sabots en bronze ciselé et doré. Attribuée à Jean-François Oeben (1721-1763), reçu maître en 1761. Époque Louis XV, vers 1760. H 74,5, L 58,5, P 37 cm. Jean-François Oeben est défini par Pierre Kjellberg dans son ouvrage sur « le mobilier français du XVIIIe siècle » comme l'un des plus grands ébénistes parisiens de la seconde moitié du XVIIe siècle. Il est remarquable à plus d'un titre, par l'harmonie, la finition parfaite de ses meubles et par la beauté de sa marqueterie. Allemand d'origine, Jean-François Oeben a été actif une quinzaine d'années. Il arrive a Paris vers 1742-1745. Grâce à son talent, il est mentionné, dès 1751, dans les galeries du Louvre et à partir de 1754, il demeure aux Gobelins puis à l'Arsenal. Parallèlement, il est nommé Ébéniste du roi puis Ébéniste-mécanicien du roi. Il comptait parmi ses clients la haute noblesse française, telle que la Marquise de Pompadour et des membres de la famille royale. Sa production est d'une grande homogénéité et la facture de ses meubles est très particulière, ce qui facilite les attributions. Travaillant sur les territoires de la Couronne, il n'était pas obligé d'être reçu à la maîtrise et d'apposer son estampille sur les pièces quittant son atelier. Parmi les petits meubles, qui constituent la partie prépondérante de la production d'Oeben, figure une grande variété de modèles à écrire. Ils sont souvent d'une invention étonnante, ainsi les tables mécaniques et à transformation, dont le plateau glisse en arrière en découvrant des casiers équipés d'écritoires ou de flacons firent sa réputation. »
Photographies 3 et 4 : « Bureau plat toutes faces, en placage de palissandre et bois de rose marqueté en feuilles dans des encadrements de filets. La ceinture de forme chantournée ouvre
par trois tiroirs et en simule trois sur le côté opposé. Il repose sur quatre pieds cambrés se terminant par des sabots. Riche ornementation de bronzes ciselés et dorés tels que chutes d'angles, poignées de préhension, écoinçons, lingotière à agrafes et sabots. Dessus de cuir brun à vignettes dorées aux petits fers. Estampille LARDIN, Andre-Antoine Lardin (1724-1790), reçu maître le 1er juillet 1750. Époque Louis XV. H 79, L 193, P 100 cm. André-Antoine Lardin avait tout d'abord établi son atelier rue de Charenton à l'enseigne du "Bois de Boulogne ", puis déménagea quelques années plus tard rue Saint-Nicolas. Son oeuvre témoigne de la très grande diversité de sa production. En effet, il réalisa de nombreux meubles d'Époque Louis XV privilégiant les placages de bois de rose et de violette marquetés en feuilles dans des encadrements de palissandre. Sous le règne de Louis XVI, il continua une production simple, mais élégante, dont certaines réalisations, notamment marquetées, suggèrent une collaboration avec certains de ses confrères. » Dessus est posé un « cartonnier en bois de placage de palissandre et bois de rose de forme chantournée ». Il « ouvre par sept tiroirs, tous gainés de cuir brun, décorés de vignettes dorées aux petits fers. Époque Louis XV ».
Photographie 5 : Psyché du XIXe siècle « en acajou et placage d'acajou à décor d'incrustation de filets de laiton doré. » Le fronton est « en chapeau de gendarme », et « les montants en colonnes détachées à cannelures garnies de laiton doré surmontés de pommes de pin et terminés en toupies. » Elle repose sur un piétement à enroulement.
Photographie 1 : Paysage avec l’embarquement de sainte Paule à Ostie de Claude Lorrain (vers 1600 – 1682). 1639-1640. Huile sur toile de 211 x 145 cm. Madrid, Museo Nacional del Prado. © Museo Nacional del Prado.
Les personnages, même mythiques ou héroïques, peuvent ne devenir qu'une composante du paysage comme dans le tableau de Nicolas Poussin (1594-1665) représentant les funérailles de Phocion. Mais le lieu est ici très humanisé avec ses routes, sa ville, ses activités humaines, et la mort autre résultante de la vie qui bien que d'un grand personnage n'a que la faveur d'un premier plan parmi les multiples petites scènes actives ou immobiles qui forment l'harmonie du tableau à la manière de notes de musiques sur une portée, dans une manière particulière à Nicolas Poussin, dont on cherche dans la peinture vainement le secret de cette ordonnance à la manière qu'on le fait de celle de la vie. Le paysage c'est cela : le mystère de la création ou de la vie de l'homme dans son environnement. Ajoutons quelques mots sur Phocion (402 - 318 av. J.-C.). Plutarque écrit qu'avant de boire la cigüe, celui-ci constate qu'un de ceux condamnés avec lui se lamente. « Et alors, dit le grand homme, tu n’es pas content de mourir avec Phocion ? » (voir
Photographie 3 : Bacchanale à la joueuse de guitare de Nicolas Poussin, datant de vers 1627-1630. Il s'agit d'une huile sur toile de121 x 175 cm conservée à Paris, au Département des Peintures du Musée du Louvre. © service presse Rmn-Grand Palais / Daniel Arnaudet.

Photographies du dessus : Extérieur du Café Procope du côté du passage couvert et intérieur.


reliquat des endroits populaires et festifs auvergnats des XIXe et XXe siècles devenus très à la mode dans le dernier tiers du XXe siècle dans des rues comme celles de Lappe et d'Oberkampf ou bien une reconstitution (les peintures murales dateraient d'une quinzaine d'années).



































De l'Amitié, chez Claude Barbin, 1692.











Photographies : Dais du trône de Charles VII (1403-1461). Tapisserie du deuxième quart du XVe siècle, de laine et soie, de 292 x 285 cm, acquise récemment par le musée du Louvre. © Alain Speltdoorn. Il s'agit d'un travail très fin comme le montre le détail des drapés et d'une aile. Les couleurs sont particulièrement bien conservées. Du reste beaucoup de tapisseries médiévales sont d'une qualité polychrome exceptionnelle. Les tapisseries de la
