Pierre Cardin

Hier une chose étrange s'est déroulée. J'ai utilisé mon après-midi à déposer mon livre sur Les Petits-maîtres de la mode dans des librairies spécialisées dans la mode. J'ai fait cela à bicyclette. Alors que je passai par une rue qui est presque en face de l’Élysée, je vis sortir d'un restaurant un monsieur âgé que je laissai traverser devant moi sur le passage pour piétons. Je reconnus Pierre Cardin et lui offrit mon livre pendant que son chauffeur le faisait rentrer dans sa voiture. Cette rencontre en pleine rue est amusante quand on se rappelle mon article écrit sur La mode de la rue où je critique le musée Pierre Cardin avec son entrée à 25 €. Heureusement il y a toujours de la magie dans les rues de Paris ! J'en profite pour dire que ceux qui n'ont pas assez d'argent pour acheter mon livre à 35 € peuvent toujours me contacter ! 

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Pour ce début d'année 2016...

Pour ce début d'année 2016, que je souhaite une nouvelle fois très bonne pour tous mes lecteurs, je compte continuer l'édition de mon livre sur l'histoire des merveilleuses et des incroyables à travers les siècles (Les Petits-maîtres de la mode), et organiser gratuitement dès le début du mois de mars (et chaque premier dimanche de chaque mois durant une année) une promenade cueillette dans les bois d’Île-de-France... une manière de sortir d'Internet et de faire partager une de mes passions en dehors de ce média. Je continuerai à présenter dans ce blog quelques expositions que je trouverai intéressantes et dans mon site www.lamesure.fr des articles sur les modes d'autrefois.

Photographie : Copie datant de 1913 d'une gravure de Modes et Manières du jour, un recueil du début du XIXe siècle de cinquante-deux gravures parues dans le Journal des dames et des modes entre 1798 et 1808. La légende de cette estampe n°21 est : « Elle le suit ».

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Les Petits-maîtres de la mode : LE LIVRE EN COULEUR !

Le livre Les Petits-maîtres de la mode : XIIe-XXIe siècles est maintenant disponible en couleur dans sa nouvelle version (janvier 2016)... uniquement sur internet sur : www.legandin.fr !

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La clinique pour poupées et peluches

« La clinique pour poupées et peluches se met en quatre pour vous : Devis gratuit sur présentation des objets, délais réduits, restaurations simples sur rendez vous à 13h avec retour le jour même à 17h. »

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Humour et société

La Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou organise un colloque sur le thème Humour et société : le rire dans tous ses éclats, les vendredi 8 et samedi 9 janvier. L'entrée y est libre dans la limite des places disponibles.

« Les tables-rondes permettront d'échanger sur des questions contemporaines comme la sociologie du rire, les stéréotypes et les catégories sociales, la relation entre l'humour et les médias, la liberté d'expression, la comédie au cinéma, l'humoriste face à son propre humour, les ficelles du rire, le dessin de presse en France...

Des invités prestigieux appartenant au monde du spectacle et de l'humour (humoristes, acteurs, auteurs, producteurs, dessinateurs…), mais également des philosophes, sociologues, psychanalystes, ethnologues, anthropologues, sémiologues, historiens, chroniqueurs et journalistes échangeront sur le thème du rire durant deux journées. On peut citer, parmi la trentaine d'interventions programmées : Olivier Mongin, ancien directeur de la revue Esprit ; Monique Dagnaud (CNRS), Patrick Charaudeau (Paris 8) ou Christian Delporte (Université de Versailles), chercheurs en sciences sociales et spécialistes de l'humour ; Océane Rosemarie, Blanche Gardin, Vincent Dedienne, comédiens et humoristes etc. Ce colloque aura également une dimension internationale importante avec la présence d'intervenants venus de Belgique ou du Québec par exemple.
De nombreuses surprises attendront par ailleurs les spectateurs avec des performances artistiques entre chaque table ronde (performances, sketchs, projections etc…)

Une bibliographie a également été élaborée dans les collections de la Bibliothèque et sera mise à disposition des lecteurs dès le 9 décembre.

Un an après Charlie, et quelques jours après de nouveaux événements dramatiques, la Bpi a souhaité, plus que jamais, mettre en avant toute la richesse et la complexité qui sont celles de l'humour et du rire. »

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Invitation gratuite pour le Musée Lalique

Pour recevoir une invitations gratuite (valable jusqu'au 31 décembre 2016) pourles collections permanentes du Musée Lalique à Wingen-sur-Moder en Alsace, faites-en la demande à lamesure@lamesure.fr en n'oubliant pas d'indiquer votre adresse postale !

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Paris avant et après (1) : le pont Neuf.

Photographies : Quai de Seine au niveau du pont Neuf à Paris (construit à partir du XVIe siècle), aujourd'hui et en 1956. Il s'agit bien du même endroit avec derrière (photographie de droite) le pont au Change.

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Invitations gratuites pour l'exposition Les Plaisirs des Jardins au XVIIIe siècle

Pour recevoir une ou deux invitations gratuites (valables jusqu'au 6 novembre 2016) pour l'exposition Les Plaisirs des Jardins au XVIIIe siècle au Domaine du Château de Seneffe (Belgique) - Musée de l’orfèvrerie de la Fédération Wallonie-Bruxelles faites-en la demande à lamesure@lamesure.fr en n'oubliant pas d'indiquer votre adresse postale !

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Ce mois de décembre

Ce mois de décembre je vais produire un peu moins d'articles dans mon blog... ce sera des vacances ... Mais j'offrirai quelques cadeaux !

À la fin du mois une nouvelle version de mon livre sur Les Petits-maîtres de la mode devrait être disponible, plus cher, mais en couleur, les cent premiers étant écoulés. Je compte en sortir cinq-cents numérotés, mais mes finances ne me permettent que de les publier petit à petit (cent par cent). Il y a des avantages à faire de cette manière, comme expliqué ci-après. De plus cet ouvrage n'est disponible que sur internet, sur www.legandin.fr. On peut trouver quelques exemplaires de la première version à la Librairie du Passage (39 et 48 passage Jouffroy) et à la Librairie des Arts décoratifs de Paris, les seuls deux lieux où j'ai fait l'expérience de le présenter. L'accueil y a été très bon, l'ouvrage dans les deux cas mis en avant. Mais je ne rentre pas pour le moment dans mes frais par la vente en librairie, seulement par internet... voilà pourquoi je ne pense pas diffuser le livre pour le moment dans d'autres galeries. Ces deux librairies se consacrent aux livres d'art et ont de beaux rayons sur la mode. La Librairie du Passage s'est ouverte en 1846 presque en même temps que le passage Jouffroy (1845) situé près de Drouot et accueillant le musée Grévin.

Et oui il s'agit d'un livre quelque peu confidentiel. Je ne le publie aussi que sous forme papier. La dématérialisation par l'informatique donne plus de valeur à l'objet-livre. L'impression moderne me permet de rester en dehors du nouveau circuit 'dématérialisé' qui se crée, de publier en petites quantités et d'agir sur l'oeuvre au fur et à mesure de sa publication. Chaque impression est unique et chaque livre un objet bien matériel ! Le fait de tout faire seul et avec très peu d'argent (je le finance entièrement) ne m'autorise pas une édition luxueuse. Mais je le répète il s'agit d'une publication en dehors des circuits officiels de l'édition papier ou d'internet. Ma toile et mes pinceaux sont les logiciels libres : Gimp, Scribus, LibreOffice etc. Quant à ma démarche elle est quelque peu libertaire et esthétique... ce que j'appelle du 'gandisme'...

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L'expérience Caravage : Autour du Souper à Emmaüs.

 L'expérience Caravage : Autour du Souper à Emmaüs est le titre d'une exposition qui a lieu jusqu'au 14 février 2016 au musée des Beaux-Arts de Caen. Celle-ci met en scène Le Souper à Emmaüs de Caravage (1571-1610), tableau prêté par la Pinacoteca di Brera de Milan.

Tout d'abord une vingtaine de gravures, provenant du fonds Mancel et de collections publiques françaises, donnent à voir les variantes iconographiques autour de cette œuvre, depuis le XVIe siècle jusqu'au début du XVIIe. L'exposition analyse ensuite l'oeuvre avec les moyens modernes (radiographie...) afin de révéler son intérêt stylistique. Suivent des tableaux exécutés entre 1620 et 1650 par des artistes caravesques reprenant dans leurs peintures les codes picturaux de Caravage : clair-obscur, décor dépouillé, réalisme quelque-peu onirique etc. Pour finir, cette influence se prolonge jusqu'à aujourd'hui avec la projection d'une oeuvre du vidéaste contemporain américain Bill Viola jouant sur le clair-obscur, les expressions humaines...

Ce genre d'exposition, analysant une œuvre dans ses détails, le temps et son influence, permet de situer un moment de l'histoire de l'art pictural et de comprendre son importance dans cette chronologie.

Photographie : « Caravage, Le Souper à Emmaüs, 1606, Pinacoteca di Brera, Milan. »

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Privatisations

Vendre les services publics à des entreprises privées est une perte de démocratie. Ce que l'on fait à la Grèce depuis des années en la forçant à céder les siens est aussi le cas dans une moindre mesure en France. La culture elle-même est menacée... d'autant plus qu'il est difficile de comprendre quelle est la direction prise par ceux qui dirigent. La création du Louvre à Lens et l'objectif d'y placer toutes les réserves présentes à Paris marquent une politique... : d'abord le musée de Lens... ensuite les réserves du Louvre juste à côté... tout cela semble planifié.

Sa culture est un des éléments faisant la force d'un pays. Dans la culture française l'ouverture au monde est primordiale et donc aux autres cultures. Comme les espèces animales ou végétales, certaines disparaissent... dont beaucoup natives de l'hexagone. Ce sont autant de trésors qui s'évanouissent, un peu comme si l'arc en ciel perdait petit à petit certaines de ses teintes.

L'uniformisation du monde se poursuit avec l'aide de deux outils principaux : la dette et les technologies de communication. Au niveau de la culture, les dettes engendrent la vente du patrimoine progressivement, et les technologies dominées par les Étas-Unis et la  langue anglaise appauvrissent les civilisations et nivellent les cultures. Les brassages humains ajoutent à cela des frontières culturelles invisibles.

Nous devons prendre conscience que nous assistons à la désagrégation du service public français en général et de la culture en particulier. Le projet de loi sur la création artistique est un exemple de cette organisation, non pas tant dans le texte même, mais tout ce qui est autour. De nombreux services sont externalisés vers le privé, et quand ils ne le sont pas ils se caractérisent trop souvent par une efficience de l'ordre du nul. Prenons l'exemple de la communication dans les services de la culture de la mairie de Paris... c'est la pire jamais vue de mon côté. Des journalistes m'ont dit être confrontés à la même chose. La mairie envoie les invitations un ou deux jours avant une manifestation. Il faut alors demander une accréditation dont la réponse positive ou négative arrive rarement avant le jour même de l'événement, quand elle arrive... Finalement c'est à l'image des artistes contemporains subventionnés, qui « organisent le néant », comme certains le disent.

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Le façadisme (suite) : La Maison dorée.

Dans cet article il est question de la la Maison dorée à Paris, dont l'immeuble de 1839 est sans doute le premier à Paris à avoir été vandalisé par ce qu'on appelle aujourd'hui le façadisme, qui consiste à détruire tout un bâtiment ancien en ne gardant que sa façade, et parfois quelques autres éléments ne représentant qu'une infime partie de la construction d'origine. J'ai pris des photographies de sa façade.

Je rappelle que la BNP voulait détruire ce lieu en entier. Mais sous la pression du ministère de la culture de l'époque et du comité de défense du quartier, l'architecte a tout de même gardé la façade, tout le reste ayant été démoli. Aujourd'hui, devant cet édifice, une borne indique, dans la novlangue que l'on rencontre tous les jours dans les médias, que : « En 1976 la BNP entreprit la restauration de la façade. » !?!?! Voir la photographie ci-dessous de cette borne.

Photographies de la façade de la Maison dorée. © LM 2015.

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Avoir du nez

Autrefois le nez devait être un signe de pouvoir. Les portraits de profil des monarques français affublés d'un grand nez le laissent supposer. C'est aussi à cet appendice que certains révolutionnaires, submergés par le nombre d'oeuvres de l'ancien régime à saccager, en particulier religieuses, s'en prirent aux nez.

Photographie : Chapiteau d'une petite colonne dans l'église Saint-Germain à Paris. © LM.

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Folies XVIIIe : le pavillon carré de Baudouin.

Paris et sa banlieue ont conservé quelques rares folies du XVIIIe siècle : ces villas construites en campagne, mais près de la ville, permettant à leur propriétaire de se divertir bucoliquement et à l'écart. Citons celle de Bagatelle dans le bois de Boulogne, la folie Saint-James située à Neuilly-sur-Seine, le pavillon de l'Ermitage (rue de Bagnolet à Paris) ou le pavillon Pompadour (ou pavillon Carré de Baudouin) situé rue de Ménilmontant dans le 20e arrondissement de Paris.

J'ai visité au mois d'août cet édifice qui a appartenu notamment au XIXe siècle à la famille Goncourt et aux sœurs de Saint Vincent de Paul qui y fondèrent un orphelinat. Nicolas Carré de Baudouin, qui en hérite en 1770, ajoute la remarquable façade de style néo-classique à quatre colonnes. Le pavillon est inscrit au titre des monuments historiques par un arrêté du 19 octobre 1928. Acheté par la ville de Paris en 2003 il est 'réhabilité' (je reprends le terme de Wikipédia qui on le remarquera ne montre aucune photographie de l'intérieur... pour sûr) par deux architectes pour en faire un espace culturel ouvert en 2007. Cette 'réhabilitation' est un nouvel exemple du saccage de nos monuments anciens. Les architectes n'ont pas cherché à retrouver l'ambiance d'une folie du XVIIIe siècle. Pire il ont tout blanchi, mis des éléments d'architectures modernes, complètement gommé son atmosphère à l'intérieur. J'ai pris plusieurs photographies qui le montrent.

Photographies : À gauche - Façade avec ses jolies colonnes. Ci-dessous - Intérieur du bâtiment. Cherchez-y les éléments du XVIIIe siècle... © LM.

La dernière fois que je suis allé visiter cette folie il y avait une exposition d'art contemporain avec certains sujet très révélateurs. Voir les photographies ci-dessous.

Les instances publiques et les architectes contemporains appréhendent trop souvent les monuments anciens d'une manière que je trouve choquante. Plusieurs articles de mon blog relatent de véritables saccages. Je ne comprends pas pourquoi on ne fait pas appel à des artisans d'art connaissant et utilisant les techniques d'époque pour faire vivre ces lieux, des tailleurs de pierre, charpentiers... J'ai beaucoup évolué dans le domaine de l'art et des antiquités. J'ai vu la minutie nécessaire pour restaurer des objets et œuvres d'art et les connaissances dans leur histoire que cela implique. J'ai constaté combien il est nécessaire d'intervenir le moins possible sur ceux-ci afin de leur laisser baigner dans leur jus, conserver leur authenticité. Je suis donc dégoûté de voir comment beaucoup d'architectes modernes abordent les constructions anciennes. Pour moi ils ressemblent à des peintres en bâtiment à qui on demanderait de restaurer une peinture de François Boucher.

Il faudrait qu'une nouvelle école d'architecture naisse, ayant une conscience du beau, du goût, de la valeur des choses... des notions aujourd'hui tabous !

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La porte Saint-Martin

Les photographies ci-dessus représentent la porte Saint-Martin. On remarque qu'au sommet de cet arc-de-triomphe la pierre est blanche et au-dessous marron. C'est étrange mais les photographies anciennes semblent montrer que c'est ainsi depuis longtemps.

La porte Saint-Martin est un monument se situant à l'emplacement d'une porte de l'enceinte de Charles V édifiée entre de 1356 à 1383. Cette fortification fut détruite, et en 1670 sur son site furent notamment créés les grands-boulevards et en 1674 cette porte érigée par Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté. Elle est voisine de la porte Saint-Denis datant de 1672.

Photographies ci-dessus : Arc-de-triomphe de la porte Saint-Martin, avec Louis XIV. © LM.

Photographies ci-dessous : Rue Saint-Martin. On reconnaît à droite le conservatoire national des arts et métiers, fondé en 1794 dans le prieuré Saint-Martin-des-Champs d'époque médiévale dont il subsiste des parties au milieu d'architectures du XVIIIe siècle ou contemporaines. © LM.

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Par[ad]is

Le paradis est un jardin : le jardin d'Éden. Paris a toujours pris soin de ses jardins et de la nature qui l'entoure. En latin ad signifie vers. Pour que Paris puisse tendre vers le paradis, cette ville et sa banlieue doivent continuer de conserver les forêts exceptionnelles qui l'environnent jusqu'à ses portes.

Seulement ces espaces verts ne communiquent pas entre eux. Alors qu'il semble normal de produire des routes et autoroutes pour les êtres humains autour de Paris, on enferme les animaux sauvages dans des forêts aux dimensions réduites sans qu'il y ait des voies de communication entre elles. De nos jours la biodiversité régresse énormément dans nos forêts, non seulement au niveau des animaux mais aussi des plantes. Je le vois me promenant régulièrement dans les bois. Dernièrement, en plein été, je suis allé en forêt de Sénart au sud de Paris. Celle-ci regorge de petits ruisseaux et étangs... pourtant je n'ai vu que très peu de moustiques ! Créer des corridors écologiques est une nécessité vitale aussi pour nous, car nous faisons partie intégrante de la nature. Ces autoroutes végétales relieraient la forêt de Sénart à celles de Fontenay-lès-Briis, du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, de Verrières, de Meudon, de Fausses Reposes, de Boulogne, de Malmaison, de Marly-le-Roi, de Saint-Germain-en-Laye, de Franconville, de Montmorency, d'Isle-Adam, de Carnelle, du parc naturel régional de l'Oise, d'Ermenonville, d'Armainvilliers, pour revenir à celle de Sénart. On ferait ainsi le tour de Paris. Cette ceinture verte serait le paradis non ?

Photographie ci-dessous : Ma vision de ce corridor vert.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (12) : Façadisme.

66 rue des Archives à Paris en novembre 2015.

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Le château d’Ancy-le-franc du XVIe siècle

Le château d’Ancy-le-franc est un palais de la Renaissance situé dans le département de l'Yonne en région Bourgogne. Il possèderait le plus vaste ensemble de peintures murales de la Renaissance, ou plus exactement de la seconde moitié du XVIe siècle et du début du XVIIe, avec des attributions aux artistes : Le Primatice, Nicolo dell’Abate, Ruggiero de Ruggieri...Nicolas de Hoey, Philippe Quantin, André Ménassier... Les autres siècles y ont laissé leur emprunte.

Ce domaine appartient aujourd'hui à une société privée (Paris Investir SAS) qui l'a restauré. Cette société est pécialisée dans le secteur d'activité de location de terrains et d'autres biens immobiliers (source).

Photographie du haut provenant d'une page du site du château. L'habit de la femme représentée est remarquable.

Photographie de gauche : La Galerie de Pharsale. « Cette galerie abrite l’un des chef-d’œuvres du décor peint en France. La bataille de Pharsale qui opposa en 49 av. J-C. les troupes de César et de Pompée. Peinture murale exceptionnelle attribuée à l’Ecole de Fontainebleau (Niccolo dell’Abate, Ruggiero de Ruggieri, Nicolas de Hoey, XVIe). » © Photographie provenant du site du château.

Photographies ci-dessous : À gauche - La Galerie des Sacrifices. « Située côté cour, dans l’aile Nord, entièrement décorée de peintures murales représentant des scènes antiques en grisaille. » © Photographie provenant du site du château. À droite - La Chambre des Arts. « Elle est dotée d'un décor exceptionnel, attribué au maître du Maniérisme, Le Primatice, 1ère Ecole de Fontainebleau (XVIe). Les sept médaillons représentent les arts libéraux (Logique - Astronomie - Rhétorique - Musique - Géométrie - Arithmétique - Grammaire) et un huitième est consacré aux Muses et Apollon.Plafond à caissons polychrome dans son état d’origine, doté de rares cartouches. » © Photographie provenant du site du château.

Photographie ci-dessous : La Chambre de Diane. « Cette salle, située au rez-de-chaussée dans le pavillon Nord Est, abrite un décor peint rarissime du 16ème siècle. La salle constitue l’une des parties privées de l'appartement de la célèbre Diane de Poitiers, belle-sœur du commanditaire du château. Décor attribué à l’école de Fontainebleau (Nicolas De Hoey). » « De 2002 à 2008 des interventions de restauration ont eu lieu chaque année - 3 semaines par an - sous forme de chantier école - en partenariat avec l'inp (Institut National du Patrimoine). » © Photographie provenant du site du château.

Photographies ci-dessous : En restauration il est toujours préférable d'intervenir le moins possible sur l'oeuvre : surtout arrêter l'action du temps et la nettoyer. Parfois il faut le faire beaucoup plus quand le sujet est très dégradé. Personnellement j'aime voir l'action du temps sur des œuvres et monuments anciens conservés en bonne santé. L'exemple ci-dessous (photographies du site) de la restauration du porche d’Honneur réalisée entre 2003 et 2008 me semble douteuse. Sur la photographie de droite tout est du même ton, avec la même pierre, alors que sur l'autre image on remarque différentes pierres ainsi que des strates de la vie du lieu. Une œuvre d'art n'est pas lisse comme une photographie numérique. On doit ressentir en la contemplant une atmosphère d'époque que les différents éléments la composant établissent en notre esprit : une sorte de voyage dans le temps, une transmission...  

Photographies ci-dessous : Par contre dans l'exemple ci-dessous de la restauration de la chambre de Diane de Poitiers provenant d'un article de France-Bleu, une action importante était nécessaire. Évidemment ce n'est pas la même chose car la peinture était sans aucun doute très abîmée. © Radio France

Photographie ci-dessous : Le château possède dans son parc une folie édifiée en 1761 au milieu de l'étang du parc, côté sud. © Photographie provenant du site du château.

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Merveilleuses & merveilleux