Écriture cursive

L'écriture cursive est de moins en moins enseignée dans les écoles et difficilement lisible pour un nombre croissant de citoyens. L'écriture scripte (aussi appelée écriture imprimée) la remplace, c'est à dire utilisant des lettres du même type que celles du clavier des ordinateurs occidentaux, non liées entre elles. L'écriture cursive est plus personnelle, plus esthétique notamment en ce qui concerne ses majuscules et s'apparente davantage à la calligraphie. La privilégier est une marque d'élégance.

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Regards

En architecture un regard est une ouverture maçonnée, permettant d'accéder et d'entretenir une conduite souterraine, un aqueduc etc. À Paris, l'un des plus anciens est le regard de la Lanterne datant du XVIe siècle. Plusieurs de ces édifices jalonnent l’aqueduc Médicis (ou aqueduc des eaux de Rungis) bâti à la demande de Marie de Médicis et mis en service en 1623 afin d'acheminer jusqu'à Paris les eaux des sources captées à Rungis. Il est toujours en service !

J'ai découvert le regard des Maussins (porte des Lilas) en allant aux archives de Paris qui se trouvent à côté. Il date du XVIIe siècle et a été déplacé en 1965.

Photographies du regard des Maussins. © LM.

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Souvenirs

Il y a des éléments de l'histoire parisienne dont il ne reste que les souvenirs. Ils sont comme cette silhouette (voir photographie) qui a sans doute été faite intentionnellement sur le crépi d'un mur des hauteurs de Ménilmontant. Elle est à côté d'une borne qui indique : « Ici se trouvait la propriété occupée en 1832 par un groupe d'adeptes du saint-simonisme regroupés sous l'autorité de Prosper Enfantin, dit le Père Enfantin (1796-1864). Le comte de Saint-Simon (1760-1825) fut l’un des précurseurs de la philosophie positiviste et de la science sociale ; il prônait l'avènement d'une société industrielle, gérée par les producteurs, où s'harmonisaient spontanément les intérêts des chefs d'entreprise et des ouvriers. À Ménilmontant, les saint-simoniens, habillés d'un pantalon blanc, d'un gilet rouge et d'une tunique violette, vivaient une vie communautaire et fraternelle, et se livraient aux travaux manuels en chantant des cantiques. Le dimanche, ils recevaient la visite de nombreux curieux amusés par leurs extravagances. La communauté se sépara rapidement pour des raisons financières, et la maison fut mise en vente en 1835. »

Le quartier de Ménilmontant, ainsi que celui voisin de Belleville, ont beaucoup été marqués par des mouvements d'émancipation. C'est à Belleville que les vésuviennes, une communauté de jeunes ouvrières républicaines, s'organisèrent lors de la Révolution de 1848. La Bellevilloise fondée en 1877 par des ouvriers mécaniciens inspirés par le proudhonisme, est un lieu qui existe toujours à Ménilmontant (rue Boyer) ; il est aujourd'hui dédié à la restauration, aux concerts, soirées, expositions etc. En cherchant je pourrais trouver d'autres endroits...

Tout cela rappelle une certaine effervescence intellectuelle et libertaire.

Pour finir voici une citation de Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) que je trouve intéressante : « L’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir ». N'est-ce pas cela la véritable démocratie ?

Photographie prise en août 2015.

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Les grands magasins du Louvre

Face au Louvre et au Palais-Royal se trouve le bâtiment où se situaient les anciens grands magasins du Louvre fondés en 1855. Celui-ci a été presque entièrement détruit pendant la dernière guerre (en 1943), un avion s'étant écrasé au milieu. Seule la façade a été sauvée, le reste ayant été reconstruit. En 1978 il a été transformé pour devenir le Louvre des antiquaires abritant deux-cent-cinquante galeries d'antiquités de haut de gamme.

La Société foncière lyonnaise, propriétaire du lieu, souhaite le transformer en un centre commercial dédié à la mode dont l'ouverture est prévue en 2018. L'idée est bonne puisque cet endroit, jusqu'à la rue de Richelieu et les galeries du Palais-Royal comprises, était depuis des siècles consacré en grande partie à la mode. Seulement... et oui il y a encore un 'seulement', d'après mes sources cela serait pour y mettre des boutiques de grandes enseignes mondiales du prêt-à-porter bas-de-gamme que l'on retrouve partout dans Paris, en France et dans le monde entier. Est-ce l'image que l'on veut donner de la mode en France ? N'est-ce pas dévaloriser l'endroit et son environnement (le Louvre, le Palais-Royal), que d'en faire un énième centre commercial du prêt-à-porter ? L'avenue des Champs-Élysées est déjà envahie par de tels magasins, de même que le reste de la rue de Rivoli (de la tour Saint-Jacques au Louvre). Gap a déjà trente-deux boutiques dans Paris, Celio vingt-six, Zara vingt, H&M treize etc. Ils en ont des dizaines d'autres en banlieue et province, et des centaines dans le monde ! Vous y ajouter Mac Donald's et Starbucks et vous avez là les principales enseignes du centre-ville parisien et de toutes les grandes villes du monde. Pourquoi ne pas plutôt loger aux anciens grands magasins du Louvre de grands couturiers et d'autres nouveaux et novateurs beaucoup moins chers, des boutiques de mode d'avant-garde pour les jeunes... enfin un lieu véritablement ouvert à la mode, c'est à dire à l’innovation, la fantaisie, la qualité... où le riche milliardaire trouve autant de plaisir à y faire les boutiques que l'étudiant fauché... avec de plus quelques espaces pour s'y divertir. Enfin espérons que mon 'informateur', qui est pourtant bien placé pour savoir ce qui se trame, s'est trompé.

Photographies : Cartes postales présentant les grands-magasins du Louvre au début du XXe siècle. On constate que l’extérieur est le même qu'aujourd'hui mais que l'intérieur a en effet totalement changé.

Au dessus : à gauche « Galerie des Confections pour Dames » et à droite « Salon des Modes ».

Ci-dessous : Deux vues avec à gauche « Hall des Soieries » et à droite « Rayons des Tissus ».

Ci-dessous : « Galerie des Modes ».

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Fortifications parisiennes

L'expansion de Paris fut à l'origine de sept enceintes successives depuis l'époque romaine et sans doute une de plus durant la gauloise. La première a été construite dans l'île de la Cité avec un mur de pierre qui en faisait tout le tour. Au Xe siècle une seconde s'étendait au delà de celle-ci. Celle de Philippe Auguste (1165-1223), construite de 1190 à 1213, formait un cercle de courtines (une courtine est une muraille reliant deux tours) et de cinq-cents tours. Suivirent celles de Charles V (construite de 1356 à 1383), de Louis XIII (débutée en 1566), le mur des Fermiers généraux (édifié de 1784 à 1790) et celle de Thiers (bâtie entre 1841 et 1844).

Les grands boulevards ont été faits sur les talus et fossés des remparts de Louis XIII de 1668 à 1705. À cette époque il s'agissait d'une large voie (pavée seulement en 1778) bordée d'ormes, qu'on appelait le « Nouveau-Cours ».

Quelques vestiges de ces fortifications subsistent, le plus souvent intégrées aux habitations. Récemment, en voulant faire un jardin, on a découvert une partie de l’enceinte parisienne de Charles V datant du XIVe siècle (voir cet article et le suivant). Plusieurs parties de l'enceinte élevée par Philippe Auguste (XIIe-XIIe siècles) ont été conservées comme l'affichent les photographies de ce présent article.

Photographie de gauche : Base d'une des tours de l’enceinte de Philippe Auguste aujourd'hui dans le salon d'un chocolatier, cour du Commerce-Saint-André, en face de la partie postérieure du Procope, construit en 1684, qui est aujourd'hui le plus ancien café de Paris.

Photographies ci-dessous : Cour du Commerce-Saint-André. Ce passage a été ouvert en 1776 sur le parcours de l’enceinte de Philippe Auguste.

Photographies ci-dessous : À côté de cette tour un portail donne sur deux cours pittoresques, où des habitations ont été construites dans les remparts. À gauche la première cour et à droite la seconde.

Photographies ci-dessous : Portion de courtine de l'enceinte de Philippe Auguste, rue Clovis, derrière le Panthéon et l'église Saint-Étienne-du-Mont.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (11) : Sortir de la dictature intellectuelle artistique.

Cet article fait suite aux neuf précédents publiés le lundi dans ce blog sur le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine.

Désapprouver les choix artistiques contemporains des instances publiques est considéré par celles-ci et par les pontes de l'art contemporain comme une atteinte à la liberté de création. Il s'agit d'un despotisme artistique qui impose comme valeur ultime un art abâtardi et souvent abject dont il est interdit de dire qu'il l'est sous peine d'ostracisme. Ainsi réussit-on à nous imposer dans des lieux publics des godemichets géants, des vagins de la reine ou autres poubelles artistiques comme étant des emblèmes de la liberté de création. Cette tyrannie n'est pas seulement artistique, elle est aussi politique, commerciale... présente dans toutes les parcelles de notre société.

Une démocratie mal gérée est le terreau des totalitarismes, surtout lorsqu'elle met en scène culturellement sa propre décadence. Utiliser la loi pour contrecarrer cette montée des dictatures intellectuelles ne sert à rien si ceux qui la font sont les mêmes qui engendre celles-ci par leur exemple infamant et en font partie par l'autocratie intellectuelle du néant qu'ils imposent.

Ces dictateurs intellectuels se cachent derrière certaines notions comme la liberté, la création, afin que l'on ne puisse pas critiquer leurs sélections. Si on le fait, ils prétendent que c'est l'artistique que l'on attaque alors que l'on ne fait que désapprouver le choix de ces oeuvres par une instance publique censée être exemplaire.

La liberté de création est une notion complexe dont de toute évidence Mme le ministre de la Culture n'a pas conscience. Que penserait-elle si un artiste actionniste mettait le feu à la porte de son ministère, à l'image de l'actionniste russe Pavlensky qui l'a fait il y a quelques jours pour le siège des services secrets russes ? Que dirait-elle si un autre artiste utilisait des slogans racistes, fascistes ou autres dans son œuvre ? Nous le savons, écrire dans la loi « la création artistique est libre » est de la poudre aux yeux qui décrédibilise la législation et la justice françaises en faisant de celles-ci un outil politique au lieu d'un outil de justice.

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La galerie Fayet

Le passage Jouffroy à Paris est riche de nombreux endroits intéressants. J'en reparlerai. Aujourd’hui je veux évoquer l'ancienne boutique des frères Segas que ceux-ci ont vendue au mois de janvier 2015 afin de prendre une semi-retraite.

Gilbert Segas reste un expert incontesté des cannes anciennes de collection. Il continue d'officier auprès de ses anciens clients et à travers son site : www.canesegas.com.

Les frères Segas ont mis à leur place la maison Cannes Fayet qui est une entreprise familiale de fabrication de cannes, parapluies et ombrelles depuis 1909, une des dernières en France... et même en Europe. La galerie Fayet du 34 passage Jouffroy sert de lieu d'exposition parisien des produits de cette maison. On y poursuit aussi le travail d'expertise et de vente d'exemples anciens de collection.

Espérons que la galerie Fayet continuera de vendre et d'exposer de nombreuses cannes anciennes de collection et de garder l'atmosphère du lieu avec son premier étage aux murs recouverts d'une moquette couleur vert 'caca Dauphin', symbole d'un autre temps, celui des merveilleuses et des merveilleux que les frères Segas connaissent bien (voir la partie de leur site consacrée aux cannes à la Révolution).

Photographies ci-dessus : Vitrine de la galerie Fayet.

Photographies ci-dessous prises à l'intérieur de la galerie.

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Le comte des nuages : Masanao Abe face au mont Fuji

Le comte des nuages : Masanao Abe face au mont Fuji est une installation qui a lieu jusqu'au 17 janvier 2016 au musée du quai Branly. Elle est l'oeuvre de Yoshiaki Nishino, directeur du musée de l'Université de Tokyo et de l'Intermédiathèque. Elle met en scène le travail visuel du comte Masanao Abe (1891-1966) sur le mont Fuji, avec des documents d'époque et une approche poétique de la photographie à travers les variations météorologiques autour de cette montagne.

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Amour est aussi un fleuve !

Avec un titre comme Esthétiques de l’Amour : Arts décoratifs de Sibérie Orientale, on s'attend à apprendre sur la façon dont les chamans sibériens envisagent l'esthétisme en amour. Et bien pas du tout ! L'exposition ayant cet intitulé, présentée jusqu'au 24 janvier 2016 au musée du quai Branly, a pour sujet les populations de la fin du XIXe siècle et du début du XXe vivant dans une partie (principalement russe) du bassin formé par le gigantesque fleuve nommé Amour. De nombreux objets rituels et du quotidien y sont visibles... beaucoup en rapport avec l'invisible : les esprits de la Nature, une nature et des gens très éloignés de notre quotidien, l'amour aussi à travers de nombreux vêtements de mariage etc.

Ceux qui aiment la nature seront, je crois, enchantés. On peut y contempler un travail d'artisanat délicat d'objets fabriqués à partir d'éléments bruts offerts par la nature comme l'écorce de bouleau qui dans des mains expertes peut aboutir à de jolis et fins paniers, boîtes etc. Savez-vous que l'on peut confectionner des vêtements (de la tête aux pieds) avec la peau de certains poissons particulièrement appréciée pour son caractère imperméable ?

L'Amour a aussi une importance géostratégique. C'est un fleuve dont une très grande partie du cours sert de frontière entre la Russie et la Chine.

Photographie du haut : « Corbeille pour ramasser les baies. Nivkh. Fédération de Russie, île de Sakhaline, vallée de la Tym. Deuxième moitié du 19e siècle- début du 20e siècle. Écorce de bouleau (Betula utilis). Musée du quai Branly, Paris. »

Photographie de gauche : « Boîte avec couvercle, nécessaire à couture. Nivkh ou Nanaï. Fédération de Russie, bassin de l'Amour. Fin du 19e siècle - début du 20e siècle. Écorce de bouleau (Betula ermanii). Musée du quai Branly, Paris. »

Photographie de droite : « Paire de bottes. Aïnou. Fédération de Russie, île de Sakhaline, vallée dela Poronaï. 19e siècle. Peau de saumon du bossu (Oncorhynchus gorbuscha), peau de hucho de Sakhaline (Hucho perryi), fil de coton teint à l'indigo. Musée du quai Branly, Paris. »

Photographies ci-dessous : « Manteau féminin de fête. Nivkh. Fédération de Russie, région de l'Amour. Fin du 19e siècle. Peau de saumon du Pacifique (Oncorhynchus keta), peau de carpe de l'Amour (Cyprinus rubrofuscus). Musée du quai Branly, Paris. »

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Les collections du prince de Liechtenstein

Depuis le 7 novembre 2015 et jusqu'au 20 mars 2016, Caumont Centre d’Art à Aix-en-Provence présente une exposition sur Les collections du prince de Liechtenstein.

C'est une occasion pour se renseigner sur ce pays très proche de la France. Le prince Hans-Adam II est le chef d’État à vie de sa petite monarchie parlementaire d'une population de trente-six-mille habitants accueillant soixante-quatorze-mille multinationales. Au Liechtenstein chaque sujet de sa majesté doit supporter plus de deux multinationales, alors qu'en France chaque citoyen ingurgite une dette publique de plus de 20 600 euros par habitant et de 47 400 euros par actif (chiffres fin 2008, depuis cela a largement augmenté). Le PIB par habitant y est l'un des plus élevés au monde si ce n'est le plus élevé. Ce n'est pourtant qu'à partir de 1984 que les femmes y ont obtenu le droit de vote, mais seulement pour les scrutins nationaux et non locaux. Le Liechtenstein bien qu'au cœur de l'Europe ne fait pas partie de l'Union européenne.

« Amateurs d’art et mécènes depuis le XVIe siècle, les princes de Liechtenstein ont réuni l’une des plus importantes collections privées d’Europe. » C'est une partie de celle-ci qui a déjà fait le tour du monde et qui s'arrête aujourd'hui à Aix-en-Provence.

Une quarantaine de peintures et aquarelles, du XVIe siècle au XIXe sont exposées. Si l'ensemble des collections est majoritairement de cette période, il rassemble de très nombreuses oeuvres : des « peintures (quelques mille-sept-cents tableaux), sculptures, dessins, gravures, mobilier, livres et objets précieux ».

Photographies du haut et de gauche : « Lucas Cranach, Vénus, 1531 - Huile sur bois - 38,7 x 24,5 cm. Liechtenstein. The Princely Collections, Vaduz–Vienna © LIECHTENSTEIN. The Princely Collections, Vaduz–Vienna. »

Photographies de droite et ci-dessous : « Anthonis van Dyck, Portrait de Maria de Tassis (1611-1638), vers 1629/1630 - Huile sur toile - 129 x 92,8 cm. Liechtenstein. The Princely Collections, Vaduz–Vienna © LIECHTENSTEIN. The Princely Collections, Vaduz–Vienna. »

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Le musée Rodin ouvre à nouveau ses portes au public

Le musée Rodin ouvre à nouveau ses portes au public, le 12 novembre prochain, après trois années de travaux dans l'’Hôtel Biron qui l'abrite depuis son ouverture en 1919, un hôtel particulier du XVIIIe siècle. Le parcours muséographique a aussi été changé avec une accentuation sur le processus créatif d'Auguste Rodin (1840-1917). Pour l'occasion de nombreuses pièces en plâtre, qui illustrent la genèse de l’œuvre de l’artiste, ont été restaurées et sorties des réserves. Je ne suis pas allé voir le résultat, n'ayant pas beaucoup de temps cette semaine. Mais je fais passer l'information...

Les photographies ci-dessous nous font découvrir un jardin assez sauvage en plein Paris.

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Paris Tableau

« Paris Tableau est un Salon spécialisé en tableaux de maîtres anciens européens du Moyen Age jusqu'à 1900. Pour sa cinquième édition, vingt-quatre galeries parmi les plus prestigieuses au monde, venant de France, d'Italie, du Royaume-Uni, de Suisse ou encore des Pays-Bas se retrouveront à nouveau au sein du célèbre Palais Brongniart, place de la Bourse et présenteront leurs plus belles œuvres réservées spécialement pour le Salon... » du 11 au 15 novembre 2015.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (10) : Que restera-t-il des secteurs sauvegardés ?

L'exposition du musée Carnavalet Le Marais en héritage(s) : 50 ans de la loi Malraux, qui se déroule du 4 novembre 2015 au 28 février 2016, met en avant l'importance de la création des 'secteurs sauvegardés' (loi du 4 août 1962). Le quartier du Marais fut le premier à être mis sous cette protection en décembre 1964.

Cela est particulièrement d'actualité aujourd'hui avec le Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine qui se propose de refondre cette législation.

Comme l'explique l'exposé des motifs du texte écrit par le Ministère de la Culture (dossier législatif complet ici) : « Le projet de loi fusionne les dispositifs des secteurs sauvegardés, des zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, et des aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. Ils sont automatiquement remplacés par une seule servitude d'utilité publique : les cités historiques. »

« L'article L. 611-1 nouveau fusionne la Commission nationale des monuments historiques et la Commission nationale des secteurs sauvegardés dans une nouvelle Commission nationale des cités et monuments historiques, compétente au niveau national pour l'ensemble des sujets traités par le livre VI du code du patrimoine. »

Le « Livre VI : monuments historiques, sites et espaces protégés » du Code du Patrimoine est presque entièrement substitué dans les articles 21 à 26 du projet de loi. Il devient « Livre VI : monuments historiques, cités historiques et qualité architecturale ». Les titres I, III et IV sont remplacés, le titre II modifié et il est ajouté un titre V. Le changement est donc conséquent.

Au-delà de la loi qui s'élabore, ce qui est important c'est de savoir comment le Gouvernement souhaite l'appliquer... et c'est sur le terrain que nous le verrons. Ce texte met en place un nouveau dispositif législatif et donc de nouveaux usages que le ministère de la Culture expliquera par de nombreux décrets et notes. Ce qui est sûr, c'est que les directions prises jusqu'à présent par ce Gouvernement et le précédent ainsi que par exemple la mairie de Paris ont été désastreuses pour le patrimoine notamment parisien (voir cet article). On a donc à craindre que ce projet de loi et tous les textes qui vont en découler donnent une légitimité à ces pratiques.

Première photographie : Entrée triomphale à Paris de Louis XIV et Marie-Thérèse d'Espagne le 20 août 1660. Eau-forte de Jean Marot (1619-1679) datant de 1662. Photographie prise dans l'exposition.

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Collections de pots à pharmacie anciens en céramique et de majoliques

Le mercredi 25 novembre, la maison Fraysse & Associés présente à la vente à Drouot-Paris Deux collections de pots à pharmacie et majoliques de Saint-Cloud, Lunéville, Rouen, Montpellier, Lyon, Nevers, Italie, Espagne, Savone, Venise, Delft, Deruta, Faenza, Urbino. Le catalogue est visible ici.

L'exposition des pièces a lieu à Drouot le mardi 24 novembre de 11h à 18h.

Photographie du haut : « NEVERS. Paire de grands vases de pharmacie à piédouche couverts décorés en bleu et violet de manganèse de cartouches surmontés de têtes d’amours se détachant sur un fond orné de lambrequins et portant les inscriptions « C.Alkermes » et « Orvietanum ». La base, le col et le couvercle sont ornés de guirlandes de feuillages stylisées, de godrons et de filets. Les anses sont formées de larges têtes de mascarons féminins en relief. Début du XVIIIe siècle. Hauteur : 60 cm. » © Catalogue.

Photographie ci-dessous : pots à pharmacie de Nevers des XVIIe et XVIIIe siècles. © Catalogue.

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La mode retrouvée, les robes trésors de la comtesse Greffulhe.

La mode retrouvée, les robes trésors de la comtesse Greffulhe est la nouvelle exposition du Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, qui se déroule du 7 novembre 2015 au 20 mars 2016.

La comtesse Greffulhe, née Élisabeth de Caraman-Chimay (1860-1952), était la cousine de Robert de Montesquiou (1855-1921) et l'arrière petite-fille de la merveilleuse du Directoire Madame Tallien (1773-1835). Elle inspira Marcel Proust qui, dans son oeuvre, prête ses traits à la duchesse de Guermantes. Elle est, pour employer des termes de l'époque que l'on retrouve dans mon livre, une lionne fin de siècle, une gommeuse copurchic, une grande dame ayant du vlan, une parfaite genreuse !

L'exposition nous permet de suivre la mode de la fin du XIXe siècle et du début du XXe  à travers une partie de la garde-robe de la comtesse dont une cinquantaine de modèles griffés Worth, Fortuny, Babani, Lanvin... Des portraits, films et de nombreuses photographies, dont plusieurs de Nadar, donnent un peu plus de vie à ces habits de qualité travaillés avec beaucoup de finesse.

En ce qui concerne la critique je conseille de lire l'article intitulé Galliera, Palais des horreurs de la Costumière hystérique.

Photographies ci-dessus : Photographies de la comtesse.
Photographies ci-dessous : Robes de diverses époques.
Photographies ci-dessous : Portrait de la comtesse Greffulhe dans la robe de son arrière grand-mère Mme Tallien. Photographie de Paul Nadar datant de 1883.

Venons-en maintenant au palais Galliera. Dans un précédent article j'ai écrit que ce musée allait être un des grands bénéficiaires du nouveau plan de 'rénovation' du patrimoine muséal de Paris par la mairie. Il va être agrandi et une collection permanente s'y tenir afin de devenir le grand musée qui manque à cette capitale mondiale de la mode. Pour cela il faut espérer que ce réaménagement ne nous offrira pas une vision restreinte aux vêtements. La plupart des expositions organisées par ce musée ne parlaient jusqu'à présent que d'habits, et toutes après 2011 (voir ici) ne sont jamais allées plus en avant que la fin du XIXe siècle.

La mode existait déjà sous l'Antiquité. De nombreux éléments la constituent comme la musique, la danse, les lieux en vogue, le style, les manières (de parler, bouger...), les arts décoratifs... Il est nécessaire d'insister aussi sur le fait que, avant d'être un événement mondain, elle est un phénomène populaire. Je le montre largement dans mon livre sur Les Petits-maîtres de la mode, où l'on constate que les modeux proviennent de tous les milieux, et que, je le répète, les vêtements n'occupent qu'une partie de celle-ci, parmi tous les autres éléments qui la constituent. La mode c'est avant tout les nouveaux rythmes !

Photographie ci-dessous du musée Galliera prise jeudi dernier, le 5 novembre 2015. Elle n'est pas retouchée.

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Château de style néo-troubadour

Le 18 Novembre 2015 est mis en vente dans la salle des ventes de Chinon l'Entier mobilier du château du Temple en Val de Vienne, suite succession : Important tableaux anciens - Bijoux - Robes de Hautes couture - Faïences de Blois - Livres et manuscrits anciens - Importants objets de grande décoration du XIXème siècle - Important mobilier de style néo-gothique...

Le château de Theneuil (ou château du temple) a été bâti vers 1886 dans le style néo-troubadour. Il est dommage de voir une nouvelle fois s'en aller le mobilier d'un château dont une partie était présent dès sa construction.

Photographies provenant d'Interenchères.

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Photographies de cinéma et musique

Les samedi 14 et dimanche 15 Novembre 2015 le Marché Dauphine des Puces de Paris Saint-Ouen inaugure son premier salon de la photographie intitulé Photo Puces. Le thème choisi est « le cinéma et la musique ». Pour l'occasion des marchands et galeries spécialisés (une vingtaine) sont invités à s'installer au premier étage du Marché Dauphine afin de proposer une sélection de photographies originales en tirage argentique des années 50, 60 et 70, de portraits d’artistes célèbres, acteurs ou musiciens pop, réalisés par les plus connus des photographes de presse.

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Découverte d’une partie de l’enceinte parisienne de Charles V datant du XIVe siècle (suite).

Dans l'article intitulé Découverte d’une partie de l’enceinte parisienne de Charles V je relate la trouvaille récente de murs et peut-être d'une tour d'une fortification parisienne du XIVe siècle lors de travaux pour la création d'un jardin. Je suis retourné sur le lieu le 2 novembre dernier. Il a été sagement décidé, semble-t-il, de recouvrir le tout et revenir au niveau précédent, afin de faire un jardin en surface. C'était sans doute la seule manière de conserver encore longtemps ces vestiges ! Ceux qui se sont déplacés, après avoir lu mon premier article sur ce sujet, ont eu la chance de voir resurgir de terre cet émouvant témoignage du passé.

Cliquer ci-après pour voir des photographies grand format de la fouille : 1, 2, 3.

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Commémorations de la Première Guerre mondiale

La guerre de 1914-18 fut particulièrement meurtrière. La France à elle seule y perdit dix pour cent de sa population active masculine soit un-million-quatre-cent-mille morts et disparus. Il y a de cela cent ans. Les événements commémoratifs sont nombreux. En voici deux :

Du 2 novembre 2015 au 29 mai 2016 les Archives départementales des Hauts-de-Seine à Nanterre proposent le second volet d'une exposition sur Les Hauts-de-Seine dans la Grande Guerre : S'armer, Subir, Se souvenir.

Une exposition sur le site Internet Archives & Patrimoine des Hauts-de-Seine (http://archives.hauts-de-seine.net) sera proposée en fin d'année.

Photographie de gauche : Affiche « Comment ils écrivent l’histoire », Archives départementales des Hauts-de-Seine. © Archives départementales des Hauts-de-Seine.

Dans l'exposition Mobiliser et survivre (du 13 novembre au 2015 au 28 février 2016) des musées Gadagne de Lyon est mis en avant le rôle du théâtre de Guignol durant cette guerre : celui de remonter le moral des troupes sur le front et à l'arrière.

Avant d'être destinée aux enfants, cette marionnette l'était pour les adultes, illustrant le quotidien du peuple et l’actualité du Second Empire et de la Troisième République, avec un humour décalé permettant de contourner la censure. Guignol joua aussi un rôle pendant la guerre de 1870.

Photographie de droite : Guignol durant la guerre de 1914-18. © Musées Gadagne.

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Images du Grand Siècle : L'estampe française au temps de Louis XIV.

L'exposition Images du Grand Siècle : L'estampe française au temps de Louis XIV se déroule du 3 novembre 2015 au 31 janvier 2016 à la Bibliothèque nationale de France (BnF), quai François Mauriac. Plus de cent-soixante pièces y sont à découvrir.

Durant le règne de Louis XIV (de 1643 à 1715), roi mécène très sensible aux arts et aidant leur rayonnement, Paris est « le centre de production le plus important en Europe, à une époque où la gravure est le seul moyen de diffuser l’image. »

Les exemples présentés couvrent de 1660 à 1715. L'objectif est de donner un panorama de l’estampe en France, essentiellement parisien. On peut y admirer différents sujets, formats et apprendre comment les estampes se fabriquaient à travers des outils de l'époque et des exemples concrets. Les amateurs comme les curieux y trouveront leur compte.

C'est une plongée dans une autre manière de vivre. C'est dommage que la mise en scène soit très moderne et les estampes toujours dans des encadrements contemporains. Une seule a son cadre d'origine. Ce genre d'événement mériterait un autre décor que celui années 1990 de la BnF, un décor XVIIe !

L'exposition est loin d'être exhaustive. Par exemple il y a une seule estampe 'd'après Bérain' alors que les gravures de Jean Bérain (vers 1638-1711) et de son fils Jean II Bérain (1674-1726) sont à l'origine d'un véritable style qui influença notamment l'ornementation du début du XVIIIe siècle. Il y a quelques dessins mais pas de peintures permettant de faire le parallèle entre les originaux et leurs représentations gravées. Les photographies utilisées ne suffisent pas.

On aurait pu s'attendre à quelque chose de plus 'grand' de la part de la BnF pour une exposition qui insiste sur le côté « Grand Siècle ». Son département 'Estampes et photographies' possède plus de douze millions de documents. Je ne parle pas du nombre ni de la qualité des oeuvres, celles de cette exposition étant multiples et belles. Une collaboration avec d'autres organismes, comme Le Louvre pour les parallèles avec de réelles peintures ou le Mobilier national pour les cadres, aurait donné plus d'éclat à ce moment. La présence d'objets des arts décoratifs (comme certaines céramiques) aurait aussi permis de mettre en scène l'importance de ces gravures pour la divulgation à grande échelle de motifs par exemple pour créer des poncifs.

Mais l'exposition mérite que l'on vienne la voir afin d'y admirer de nombreuses estampes et un support important dans l'histoire de la diffusion des images.

Photographies : « Anonyme, Le Bal à la françoise [almanach pour l’année 1682], 1681. Eau-forte et burin. BnF, Estampes et photographie. »

Je présenterai prochainement un article avec des photographies que j'ai prises dans cette exposition.

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Merveilleuses & merveilleux