L'Art et l'Enfant

Les enfants sont l'avenir. Ils représentent le futur. C'est à eux qu'il faut penser quand on construit quelque chose, lorsqu'on agit. Sont-ce de bons choix que ceux du nucléaire, des ondes électroniques, des nanoparticules, d'une atmosphère souillée, etc. ? Il y en a de meilleurs, non ? Quand je vois des bambins au milieu de la pollution des villes, je me dis que l'être humain peut être très égoïste. Par contre je trouve particulièrement intéressant le sujet de l'exposition sur L'Art et l'Enfant : Chefs-d’œuvre de la peinture française : Cézanne, Chardin, Corot, Manet, Monet, Matisse, Renoir, Picasso… qui se déroule du 10 mars 03 juillet 2016 au Musée Marmottan Monet à Paris, un très joli musée dont il faudra que je parle dans un prochain article.

L'art s'adresse à tous... aux enfants particulièrement qui peuvent grâce à lui former leur regard, leur sensibilité, leur morale, leur intelligence... connaître le monde à travers celui-ci. Mais l'art ne doit pas se montrer à eux, comme à tous, n'importe comment. Il faut que cela soit dans un lieu qui invite au respect.

L'enfant lui-même est le sujet de très nombreuses œuvres. Putti et autres angelots parsèment l'art depuis l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle, et les bambins se retrouvent souvent représentés. C'est étrange que l'exposition ne fasse aucune référence aux putti qui jalonnent les arts depuis l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle inclus, ni au dieu Amour, Éros, souvent sous les traits d'un marmot. Mais ce n'est pas si grave car les œuvres représentées sont éblouissantes.

L'exposition révèle l'évolution du statut de l'enfant à travers ses représentations durant les siècles. La figure du Christ enfant est peut-être la plus connue des images d'enfants. Du reste c'est par lui que commence l'exposition, et même par une sculpture rare où le petit Jésus n'est plus représenté comme un petit homme mais comme un véritable enfant emmailloté dans ses langes. Puis aux XVIe et XVIIe siècles, c'est l'enfant roi : le Dauphin et sa famille. Au XVIIe des exemples d'enfants des campagnes sont présentés dans l'exposition. Au XVIIIe il est beaucoup plus présent pour lui-même. La Révolution change la donne. Les enfants deviennent des petits hommes ou des petites femmes. Mais jusqu'au XIXe siècle inclus les garçons continuent, jusqu'à vers 7 ans, à être habillés d'une robe et porter des cheveux longs ; quoique la robe au XIXe se change progressivement en pantalon pour eux. Quant à la partie sur le XXe elle dévoile une peinture qui devient même enfantine. Du coup j'ai apprécié de voir des dessins de Picasso dont je trouve les œuvres cependant beaucoup moins intéressantes que celles de mes jeunes neveux et nièces.

Donc amenez vos enfants à cette exposition, et faites leur voir le reste du musée où beaucoup d'autres représentations de chérubins, parfois très connues sont aussi disponibles. Il faut y aller aussi pour voir une série de chefs-d'oeuvres de l'art français : Philippe de Champaigne, les frères Le Nain, Pierre Mignard, Jean-Baptiste Siméon Chardin, Jacques-Louis David, Jean-Baptiste Camille Corot, Pierre-Auguste Renoir... présentés dans des cadres anciens. Un vrai délice.

MOYEN-ÂGE : L'ENFANT JÉSUS

Photographie ci-dessous : Sculpture de la fin du Moyen-Age.

XVIE ET XVIIE SIÈCLES : L'ENFANT, MAILLON D'UNE LIGNÉE

Photographie ci-dessous : « Attribué à Léonard Limosin – Portrait du futur François II – Vers 1553 – Émail peint sur cuivre – Paris, musée du Louvre, département des Objets d’art – Acquis en 1837 – Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Gérard Blot. »

Photographie ci-dessous : « Anonyme – Portrait du futur Louis XIV, enfant – XVII e siècle – Huile sur toile – Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon – Photo © RMN-Grand-Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot. »

Photographies ci-dessous : « Pierre Mignard – Louise-Marie de Bourbon, duchesse d’Orléans, dite Mademoiselle de Tours – Vers 1681-1682 – Huile sur toile 132 x 96 cm – Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon – Photo © Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin. »

Photographies ci-dessous : Antoine Le Nain, Les jeunes Musiciens. Vers 1640. Huile sur cuivre. Madrid, musée Thyssen-Bornemisza.

XVIIIE SIÈCLE : L'ENFANT DES PHILOSOPHES

Photographie ci-dessous : « Jean-Baptiste Siméon Chardin – L’Enfant au toton – 1738 – Huile sur toile – 67 x 76 cm Paris, musée du Louvre, Département des Peintures – Acquis en 1907– Photo © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Angèle Dequier. »

Photographie ci-dessous : La peinture de droite est La Bonne Education de Jean-Baptiste Siméon Chardin, de vers 1753 (huile sur toile conservée àau Museum of Fine Arts de Houston). Elle est belle dans sa simplicité lumineuse.

Photographies ci-dessous : Louis Roland Trinquesse. Jeune femme allaitant son enfant. 1777. Huile sur toile. Collection particulière.

1790-1803 : SURVIVANCES DE L'ANCIEN RÉGIME

Photographie ci-dessous : Johann Friedrich August Tischbein : Sophie Müller, Femme de l'artiste, et ses deux filles, vers 1792, Paris, Les Arts décoratifs. Une lumière brillante semble émaner de la mère qui de son visage forme un ombrage protecteur pour sa plus grande fille, alors que l'autre semble se baigner dans cette luminosité. Il émane de ce tableau une douceur maternelle en particulier rendue par le bonheur des enfants se blottissant contre leur maman.

Photographie ci-dessous : « Anne-Louis Girodet-Trioson – Benoît Agnès Trioson regardant des figures dans un livre – 1797 – Huile sur toile – 73,2 x 59,2 cm Montargis, musée Girodet – Photo © Cliché Guillaume Boynard / Musée Girodet, Montargis. »

Photographies ci-dessous et au-dessus à droite : « Jacques-Augustin-Catherine Pajou  Portrait de la famille de l’artiste – Vers 1802. Huile sur toile – 63 x 52 cm – Paris, musée du Louvre, Département des Peintures – Acquis en 2014 – Photo – © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado. »

APRÈS 1789 : L'ENFANT AUX ARMES - 1830-1870 : L'ENFANT DU PEUPLE

Photographie ci-dessous : « Philippe-Auguste Jeanron – Les Petits Patriotes – 1830 – Huile sur toile – 101 x 81 cm, inv. FNAC PFH-5689 – Paris, Centre national des arts plastiques en dépôt au musée des Beaux-Arts de Caen – Photo © RMN-Grand Palais / Daniel Arnaudet. »

1870-1900 : ENFANCES CONTRASTÉES

Photographie ci-dessous : « Pierre Auguste Renoir – L’Enfant à l’oiseau (Mlle Fleury en costume algérien) – 1882. Huile sur toile – 126,5 x 78 cm – Williamstown, Sterling and Francine Clark Art Institute, Massachusetts, États-Unis – Photo © Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA (photo by Michael Agee). »

Photographie ci-dessous : « Pierre-Auguste Renoir – Les Enfants de Martial Caillebotte – 1895 – Huile sur toile 65 x 82 cm – Collection particulière – Photo © David Cueco. »

Photographie ci-dessous : « Fernand Pelez – Un Martyr. Le marchand de violettes – 1885 – Huile sur toile – 87 x 100 cm. Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris – Photo © Petit Palais / Roger-Viollet »

Photographie ci-dessous : « Félix Vallotton – Le Ballon, dit aussi Coin de parc avec enfant – 1899 – Huile sur carton marouflé sur bois – 48 x 61 cm – Paris, musée d’Orsay, legs de Carle Dreyfus, 1953. Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski. »

À L'AUBE DU XXE SIÈCLE : LE DESSIN D'ENFANT ET LES AVANT-GARDES

Photographie ci-dessous : « Pablo Picasso – Le Peintre et l’enfant. 21 octobre 1969 – Huile sur toile – 130 × 195 cm. Dation en 1990 – MP 1990-36 – Prêt du musée national Picasso, Paris – Photo © RMN-Grand Palais (musée Picasso de Paris) / Jean-Gilles Berizzi – © Succession Picasso 2016. »

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114 Rue Oberkampf suite

En prolongement de l'article intitulé 114 rue Oberkampf, j'ai envoyé un message à la mairie de Paris auquel j'ai reçu aujourd'hui cette réponse :

« Monsieur,

Pour répondre à vos remarques, je vous précise que cette parcelle a fait l'objet d'une demande de Permis de Construire (111 15 V 0015) valant démolition totale d'un bâtiment élevé (R+1) et construction d'un hôtel de tourisme de 31 chambres.

Le Permis de construire a été déposé le 2/04/15 et a fait l'objet d'un avis favorable de l'Architecte des Bâtiments de France, la Commission du Vieux Paris n'ayant pas émis de voeu contre la démolition.

Le maire du 11eme arrondissement a émis un avis « très défavorable pour des raisons patrimoniales » et l'arbitrage au Cabinet de la Maire a confirmé cet avis.

Le Permis de Construire a donc fait l'objet d'un rejet implicite au 16/12/15 et non d'un accord tacite, ainsi que vous l'exprimez.

Cordialement,

LE CHEF DU CABINET DE LA MAIRE DE PARIS. »

Il semblerait donc que ce bâtiment soit en voie d'être conservé. Les panneaux de permis de démolir fantaisistes, avec "accord tacite" de la mairie (cliquer sur une des images ci-dessous pour voir un de ces panneaux), placardés sur le bâtiment restent un mystère.

La réponse de la mairie, que je remercie, est bienveillamment très détaillée, et nous permet de constater une nouvelle fois que certains des architectes des Bâtiments de France (qui dépendent du Ministère de la Culture à l'échelon départemental) et que la Commission du Vieux Paris (prise en main par la l'actuelle maire de Paris - voir cet article) ne font pas leur travail !

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Aujourd'hui petite pause

Cette semaine j'ai beaucoup d'expositions à voir et peu de temps pour écrire sur elles. À chaque fois je me déplace, prends des photographies, les retravaille, écris un texte et mets le tout en ligne. Parfois c'est frustrant, car je n'ai pas le temps de mettre tout ce que je veux et approfondir certaines d'entre elles, comme pour celle de l'article de mardi. Ce qui est vraiment bien, c'est que beaucoup d'expositions sont très intéressantes, comme celle sur Hubert Robert au Louvre que je viens d'admirer et dont je parlerai bientôt etc.

Photographie ci-dessus : Détail d'une peinture d'Hubert Robert.

Photographie ci-dessous : Épître à Hubert Robert par Charles Fournier-Desormes (1777-1850) de 1822.

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Chefs-d’œuvre du musée des Beaux-Arts de Budapest

En regardant l'affiche de l'exposition Chefs-d’œuvre de Budapest Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Rónai..., qui a lieu du 9 mars au 10 juillet 2016 au musée du Luxembourg à Paris, je ne m'attendais pas à contempler un si bel étalage de chefs-d’œuvre. L'affiche représente la peinture de Femme à la cage de József Rippl-Rónai datant de 1892. Une dame habillée de noir regarde un canari emprisonné. Le tableau est assez sombre. Par contre l'exposition ne l'est pas. On se baigne dans l'histoire de l'art avec délectation à travers de véritables trésors picturaux raffinés, aux couleurs éblouissantes, aux traits délicats... et quelques étonnantes sculptures.

Afin d'être rénové, le musée des Beaux-Arts de Budapest a fermé pour quelque temps, nous permettant d'apprécier à Paris certaines des merveilles qu'il possède composées par Albrecht Dürer, Tintoret, Léonard de Vinci, Greco, Giambattista Tiepolo, Pierre Paul Rubens, Francisco de Goya y Lucientes, Claude Monet, Paul Cézanne, Paul Gauguin, Vincent van Gogh... Il y en a beaucoup, avec chaque oeuvre nous transportant dans un univers différent.

Photographies ci-dessus en haut et à gauche : Sculpture en bois de Sainte Dorothée de 1410-1420 (Royaume de Hongrie). La silhouette et le visage sont particulièrement élégants. Cette œuvre était peinte. Du reste le blanc sur la peau du visage et le rouge aux lèvres qui se détachent font penser à du maquillage, ce qui est d'un bel effet.

Photographie de droite : Jeune homme devant un Portrait d’un jeune homme d'Albrecht Dürer de vers 1500-1510.

Photographies ci-dessous : Crucifixion par Albrecht Altdorfer (peintre de Ratisbonne en Allemagne) de vers 1518-1520. Le coloris est magnifique.

Photographies ci-dessous : Peintures du XVIIe siècle.

À deux pas du musée du Luxembourg se trouve l'Institut hongrois de Paris, avec devant sa porte d'entrée une statue dont la photographie est ci-dessous.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (19) : Article 1er - « La création artistique est libre ».

 
 

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114 Rue Oberkampf

Paris continue à détruire son patrimoine architectural petit à petit. Il suffit que je sorte du lieu où j'habite pour me trouver face à une nouvelle démolition. Il s'agit ici du 114 rue Oberkampf, une des dernières maisons ne dépassant pas un étage dans cette rue qui autrefois en possédait beaucoup. On peut lire dans Wikipédia que : « la rue s’est formée par urbanisation progressive à partir de la fin du XVIIIe siècle. Aux maisons ne dépassant pas un étage, avec commerce sur rue, et dont il reste quelques exemples aujourd’hui encore, ont succédé les cours et passages encadrés de nouvelles maisons et d’ateliers. »

Le 114 rue Oberkampf abritait le Cithéa, un bar salle de concerts qui avec le Café Charbon ont fait les débuts du quartier Oberkampf festif. Même le café Charbon avec sa salle de concerts Le Nouveau Casino ont été mis en gérance pour deux ans avant sans doute d'être cédés par leur propriétaire qui a vendu dernièrement le café qu'il possédait juste à côté sur la Place verte.

Donc en passant dimanche dernier devant le 114 de la rue Oberkampf je vois le panneau assez surréaliste dont la photographie est ci-contre à gauche (cliquer dessus pour un agrandissement) où il est écrit que l'endroit va être démoli pour construire « un immeuble à usage d'hôtel – 31 chambres et restaurant », de six étages, selon un « accord tacite » délivré par la mairie le « 12 novembre 2015 » !?! Avec numéro de déclaration et tutti quanti. Quant au bénéficiaire « G.P.M. Sarl » je n'ai trouvé aucun annuaire d'entreprises référençant celle-ci à cette adresse.

Voir la suite ici...

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (18) : Métaphore culinaire.

Un projet de loi devrait, selon moi, être comme un bon plat, concocté avec amour par le Gouvernement en prenant l'avis des connaisseurs, proposé ensuite à goûter au Parlement avant d'être offert à manger au Peuple. L’Assemblée nationale et le Sénat devraient n'avoir à y apporter qu'un peu de sel et de poivre s'il en manque et quelques épices si nécessaire. Bien sûr il y aura toujours certains pour dire que cela n'est pas à leur goût, à proposer d'autres recettes ou à vouloir toujours et encore l'améliorer. En effet les goûts et les couleurs...

Dans le cas du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine je pense que la recette de base n'est pas bonne, tellement mauvaise que le Parlement l'a déjà largement modifiée et même le Gouvernement qui en est à l'origine et cela dès le début de sa présentation à l'Assemblée nationale. Mais comment rendre cela ne serait-ce que digeste quand à la base nous sommes dans un déluge de technocratie, une somme d'hypocrisie, et un véritable foutoir ? C'est un peu comme dans certains plats industriels contenant du mauvais sucre, des légumes OGM, des animaux massacrés, des conservateurs, des nanoparticules... tout cela présenté dans des emballages en plastique avec une bonne dose de marchéage.

Pour en revenir au projet de loi, ceux qui veulent avoir une vision d'ensemble des changements apportés par le Sénat peuvent lire cet article de la gazettedescommunes.com qui est clair, bien que faisant l'impasse sur certaines modifications comme une majeure : la suppression de l'article 30 habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnances, ce qui voulait dire en dehors de toute démocratie.

Je rappelle que la conclusion de cette première lecture au Sénat aura lieu demain, mardi 1er mars à 15h15, avec le vote du texte le même jour à 16h30. Il sera possible d'assister en direct à cette conclusion ici : http://videos.senat.fr/video/seance_direct.html, en attendant la seconde lecture à l'Assemblée nationale puis le retour du projet de loi au Sénat.

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Musée national des arts et traditions populaires

Alors que Paris s’enorgueillit d'un Musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (Musée du quai Branly) depuis 2006 et d'un nouveau Musée de l'Homme depuis 2015, plus aucun musée parisien ne survit témoignant des arts populaires de France et de son folklore, de la société française rurale, artisanale et traditionnelle. Son ancien Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), fondé en 1937, a été fermé en 2005. Ses collections ont été transférées au Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée qui a ouvert en 2013 à Marseille. Cela en dit long sur la motivation de certains dirigeants culturels à conserver le patrimoine populaire français.

Photographie : Boîte Bergamote du début du XIXe siècle.

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Un premier étage moderne de la Tour Eiffel

Je reviens sur les constructions modernes à l'intérieur de bâtiments anciens publics. Celles-ci sont innombrables et passent toutes comme une lettre à la Poste. Parfois c'est au nom de l'accueil du public, parfois au nom de l'art contemporain ou je ne sais quoi. Un nouvel exemple parmi beaucoup d'autres celui du premier étage de la tour Eiffel. En 2013 des escaliers d'époque ont été enlevés ainsi que de nombreux éléments architecturaux, et toute une nouvelle architecture faite de verre et d'autres matériaux a complètement dénaturé le premier étage qui n'a sans doute pas été le seul a subir des destructions dans ce bâtiment. Ce n'est pas la première atteinte grave sur cet édifice. Par exemple en 1986 on a démonté certaines parties de la Tour Eiffel dont un escalier en colimaçon qui, à l'origine, montait jusqu'au sommet. Celui-ci a été « découpé en 22 tronçons dont 21 ont été vendus aux enchères, et achetés pour la plupart par des collectionneurs américains » (Wikipédia). En 2013 ce vandalisme a eu lieu en particulier pour y installer un restaurant privé : le restaurant 58 Tour Eiffel appartenant à la société l'Affiche SA qui est une filiale du Groupe Riem Becker.

Il est important de prendre soin des bâtiments anciens comme on le fait des objets ou œuvres d'art, c'est à dire en restaurant si cela est nécessaire mais au plus près de leur état d'origine. Mettre de l'architecture moderne que j'appelle RER (c'est à dire seulement fonctionnelle) dégrade ces sites, leur faisant perdre leur âme, et petit à petit cela décrédibilise le patrimoine français et de ce fait son intérêt touristique !

Photographies ci-dessous : Première étage de la Tour Eiffel aujourd'hui et en dessous à l'origine.

Photographies ci-dessous provenant du site Lemoniteur.fr montrant l'intérieur du première étage de la Tour Eiffel tel qu'aménagé en 2013. Comme on le voit des architectures modernes ont remplacé les anciennes dénaturant le lieu.

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La dangereuse marche en avant des fondations privées

Petit à petit le patrimoine public se privatise, encouragé par le Gouvernement et le Ministère de la Culture. Je crois être le seul à parler de ce phénomène très inquiétant par exemple dans cet article Les jeudis du mécénat, ou comment le service public culturel organise son retrait ou dans celui-là : Fondation du patrimoine : le patrimoine de villes entières 'offert' à une fondation privée. Samedi dernier La Tribune de l'Art, dont son créateur Didier Rykner semblait être un des rares journalistes à défendre avec ténacité notre patrimoine notamment public, vient d'annoncer dans sa lettre d'information que son organisation travaille à créer une « fondation dans le domaine du patrimoine, qui serait abritée par la Fondation du Patrimoine. » Tout fout le camp... Il vaut mieux en rire qu'en pleurer... tant que l'on peut encore en rire !

Je rappelle à M. Rykner que pro bono est l'abréviation de l’expression latine pro bono publico : 'pour le bien public'.

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (17) : Quelques améliorations.

 

Photographies : La première partie, sur l'art,  du projet de loi n'a pas suscité de réelles réactions au Sénat. Ce n'est pas le cas pour moi qui m'intéresse à l'art, et qui suis sidéré par l'évolution de l'art contemporain ces cinquante dernières années et les choix du Gouvernement, de la mairie de Paris et d'autres instances publiques le concernant. Cette première partie du projet de loi commence en affirmant que la création artistique est libre. Ensuite le Ministère de la Culture explique comment il souhaite l'encadrer, l'enfermer dans un système politique de soutiens, de labels, de médiateurs etc. Puis le texte nous plonge dans la technocratie de contrats, avant de délimiter précisément ce qui peut être considéré comme un artiste amateur etc. Ah le doux parfum de la liberté !!!

Le passage au Sénat du Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine a été de bien meilleure qualité qu'à l'Assemblée nationale. Je reviendrai dans d'autres articles sur des questions soulevées par les sénateurs avec même certaines nouvelles informations apportées par ceux-ci.

Voici quelques-unes des avancées apportées par le Sénat que j'ai repérées :

- Changement de nom mais aussi d'optique des « cités historiques » en « sites patrimoniaux protégés » se rapprochant de la dénomination originelle de « sites et espaces protégés ».

- Installation de garde-fous en imposant des « plans de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine ».

- Suppression de l'article 30 habilitant le Gouvernement à légiférer par ordonnances, c'est à dire en dehors de tous débats, d'une manière anti-démocratique. Il est à peu près certain que le Gouvernement reviendra sur cela... mais espérons que non !

Le Sénat a particulièrement travaillé sur la délimitation des abords de monuments historiques et le classement au titre des sites patrimoniaux protégés. Malheureusement la situation reste absconse et beaucoup moins protectrice qu'originellement.

Il y a eu de longs débats sur un amendement très intéressant proposant de rendre les domaines nationaux inconstructibles. Finalement il a été choisi d'inscrire que « [Les parties d’un domaine national qui appartiennent à l’État ou à l’un de ses établissements publics] sont inconstructibles, à l’exception des bâtiments ou structures strictement nécessaires à leur entretien, à leur visite par le public ou s’inscrivant dans un projet de restitution architecturale ou de création artistique. » C'est une évolution positive si elle reste jusqu'au bout (il y a un second passage aux deux assemblées et une réunion de commission mixte paritaire qui peuvent encore changer la donne). Mais cette disposition n'est pas formulée correctement et n'empêchera pas, ainsi écrite, que l'on continue à casser de l'ancien d'exception et à construire du neuf en plein milieu, comme je l'ai montré dans de très nombreux articles de ce blog, ce que je vais continuer de faire. L'important serait d'empêcher les dégâts irrémédiables occasionnés à ces bâtiments, lieux et monuments anciens. Lorsque je me promène dans Paris je vois partout ce qui est habillé de jolis termes mais qui consiste le plus souvent en des destructions comme « réhabilitation d'un immeuble classé » etc.

Pour finir cet article voici quelques chiffres qui donnent le tournis et me laissent dubitatif. Rien qu'à l'hémicycle du Sénat il a été déposé sur ce texte plus d'un demi-millier amendements vus au milieu de bancs vides et dans des conditions extrêmes de débats avec des séances changeant constamment d'horaires et certaines se déroulant la nuit.

Première lecture

- à Assemblée nationale :
En commission 451 amendements déposés, 76 adoptés, 21 amendements du Gouvernement ;
Aux séances 476 amendements déposés, 155 adoptés, 26 amendements du Gouvernement.

- au Sénat :
En commission 325 amendements déposés, 180 adoptés, 0 amendements du Gouvernement ;
Aux séances 532 amendements déposés, 116 adoptés, 40 amendements du Gouvernement.

Au total pour cette première lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat on compte donc :
1784 amendements proposés, 527 adoptés et 87 amendements du Gouvernement, ce qui est énorme, et montre combien ce projet de loi a été écrit en dépit du bon sens.

La conclusion sur cette première lecture au Sénat se fera le mardi 1er mars à 15h15, et le vote aura lieu le même jour à 16h30. Il sera possible d'assister en direct à cette conclusion ici : http://videos.senat.fr/video/seance_direct.html, en attendant la seconde lecture à l'Assemblée nationale puis le retour du projet de loi au Sénat.

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Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien

 

 

L'exposition Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien a commencé au Musée des Arts et Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (Musée du quai Branly) le 16 février, et se poursuivra jusqu'au 15 mai 2016. C'est un nouveau moment important que nous offre ce musée avec ce sujet.

Un jour j'ai demandé à une hôtesse de l'air de mes connaissances ayant voyagé dans le monde entier, quels étaient les plus beaux pays où elle s'était rendue. Elle m'a répondu l’Équateur et je crois le Kenya. Cette contrée d'Amérique latine doit être particulièrement belle ! C'est aussi un pays qui dernièrement nous a très agréablement surpris avec son président (jusqu'en 2017), Rafael Vicente Correa Delgado, qui est peut-être le seul au monde à avoir refusé d'enterrer son pays sous une dette qui permet aux pouvoirs financiers mondiaux de tenir les pays sous leur joug, comme en France. Dès son premier mandat celui-ci a simplement communiqué que la dette extérieure ne serait pas honorée par son pays, ce qui lui a permis de faire drastiquement baisser son taux et de la racheter. C'est aussi le seul pays à avoir accepté de protéger Julian Assange dans son ambassade de Londres !

Mais revenons-en à l'exposition. Je l'ai parcourue dans ses détails. Elle a été conçue par l’archéologue équatorien Santiago Ontaneda-Luciano, qui a rassemblé ici 265 objets d'avant la conquête espagnol (vers 1532) datant pour la plupart entre 500 avant J.C. et 500 après. Ils appartiennent à quatre cultures de la côte équatorienne : Chorrera, Bahia, Jama-Coaque et Tolita, et sont issus des collections des musées nationaux de Guayaquil et Quito.

Cette exposition est centrée sur le chamanisme qui avait un rôle primordial dans ces sociétés. Ce qui est étonnant c'est que la plupart des objets présentés sont des céramiques. Ils sont issus de la Terre, Pachamama, qui comme l'écrit le directeur du musée en introduction du dossier de presse est « considérée comme une mère, pourvoyant aux besoins de l’être humain et devant être traitée avec respect et honneur ». La plupart de ces terres cuites contiennent des trous ; certaines ont été volontairement rituellement cassées (les bras par exemple) ; enfin la plupart étaient utilisées... vivaient ; on pouvait en soutirer des sons, même une âme et avaient des usages rituels. Lors de la présentation aux journalistes de l'exposition, des démonstrations de l'utilisation de tels objets nous ont été offertes, redonnant vie à ces céramiques utilisées aussi pour leur musique et sans aucun doute pour beaucoup d'autres usages religieux... magiques.

L'exposition commence par nous expliquer la mythologie de cette 'religion naturelle' dans ses fondements et sa division en trois mondes : « Le monde extérieur ou céleste, composé des astres. L’inframonde ou le monde intérieur, peuplé de défunts, d’esprits des montagnes, grottes et cascades représentés par des êtres mythiques. Enfin, au milieu de ces deux mondes, le monde terrestre, celui des êtres humains et des animaux. » À travers les premiers objets révélés ce sont les âmes mythiques des animaux coutumiers ou chimériques qui sont dévoilées.

La seconde partie est centrée sur « le savoir sacré ». Comme il est écrit : « Le savoir sacré conférait au chamane un autre niveau de conscience. Le processus mental à l'oeuvre était destiné à éliminer l'ego, et à réduire la conscience ordinaire pour l'homme, du corps physique et des cinq sens qui lui donnait accès à la connaissance d'une autre dimension de la réalité. Les chamanes étaient donc les détenteurs d'une conscience incorporée, intégrée et active de sorte que c'était toujours elle qui s'exprimait, agissait et commandait. » Pour illustrer cela on commence par des personnages prenant des poses de méditation. J'y ai retrouvé des exercices de yoga à la manière de ceux pratiqués en Inde ou au Tibet, de véritables outils de passage vers des réalités autres ou peut-être plus sûrement d'autres réalités de notre esprit.

Les objets rappelant l'usage des plantes sacrées sont encore des témoignages de telles pratiques. C'était amusant d'écouter le commissaire de l'exposition nous expliquer la manière d'utiliser la coca ou d'autres plantes hallucinogènes.

Ensuite on nous transporte dans l'art de la parure, du chamane orfèvre, des lieux de culte.

Après le savoir sacré, il est question de l'exercice de ce savoir à travers des rites d'initiation, des rites sacrificiels, ou propitiatoires avec le chamane chasseur ou le chamane agriculteur.

On aborde, toujours avec des céramiques d'époque et des pbjets en pierre..., les rituels de guérison, l'astronomie, les rites funéraires et ceux où le chamane fait le lien avec la divinité. On apprend par exemple que certains miroirs servaient pour passer dans d'autres réalités !

On remarque que les femmes sont aussi présentes que les hommes et cela dans presque tous les types de représentations.

Afin de donner vie aux objets certains étaient couverts d'une peinture iridescente offrant des tons spéciaux à la lumière ou avec l'eau. C'était un autre moyen d'entrer en contemplation par ces céramiques sans doute utilisées comme outils de méditation lors de rituels.

Je dois dire que s'il n'y avait pas une partie sur les sacrifices humains où des guerriers ennemis étaient affamés puis sacrifiés, j'aurais trouvé les mœurs équatoriennes d'alors particulièrement belles dans leurs relations avec l'environnement. Ceci dit aujourd'hui encore les guerres sévissent et la peine de mort est toujours d'actualité dans des pays dits civilisés.

En annexe à cette exposition sont présentées de récentes découvertes en Amazonie occidentale équatorienne prouvant que se trouvent là aussi un autre berceau de civilisation.

Un peu plus loin sont exposées quelques photographies, de 1900-1930, rappelant la christianisation de ces peuplades, une christianisation qui est un épisode particulièrement triste dans leur histoire.

Personnellement j'ai toujours tanguer entre une 'philosophie naturelle' rappelant l'âge d'or, et une civilisation progressiste emprunte de justice ; deux civilisations qui pourraient n'en faire qu'une avec un peu d'intelligence.

C'est vraiment une chance de pouvoir ainsi voyager dans le temps et l'espace à travers cette exposition sur les Chamanes et divinités de l’Équateur précolombien, comme on a pu le faire pour d'autres sujets dans ce musée ces dernières années avec le fleuve Amour, les arts de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Mayas, les Incas, etc.

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La boîte en toutes lettres : un abécédaire de la boîte romantique en France au 19ème siècle.

En 2015, Vincent Boirel nous a gratifié d'une exposition sur les Boîtes et coffrets romantiques au Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups - Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry (92). Collectionneur, il possède un ensemble de près de cinq-cents boîtes de l’époque romantique. Il vient d'écrire un livre sur ce sujet : La boîte en toutes lettres : un abécédaire de la boîte romantique en France au 19ème siècle. La préface est de M. Daniel Alcouffe, conservateur des objets d'art du musée du Louvre (1962-2004) et historien de l’art.

Il s'agit d'un abécédaire richement illustré (112 pages), décliné en vingt-six thématiques. Édité à compte d’auteur, cet ouvrage est en prévente pendant quarante-cinq jours sur le site de financement participatif : ulule.com. On souscrit en cliquant sur ce lien : http://fr.ulule.com/ouvrage-boites/

Tous ceux qui ont l'âme gandine devraient apprécier cet ouvrage que je n'ai bien sûr pas encore pu me procurer.

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Promenades-cueillettes

Vous êtes invités à mes promenades-cueillettes en forêt de la région parisienne chaque premier dimanche du mois. Celles-ci commenceront le dimanche 6 mars prochain et, si tout se passe bien, continueront jusqu'au mois de février 2017. Nous approcherons la nature en suivant son rythme, c'est-à-dire sur toute une année.

Mes connaissances dans la nature sont très limitées, mais cela ne m'empêche pas à l'occasion de ramasser en toute sécurité quelques plantes que je sais identifier.

Je rappelle qu'une promenade dans la forêt consiste simplement à marcher au milieu d'arbres. Il n'y a rien de fabuleux d'autre à attendre. S'arrêter parfois pour cueillir suppose un contact avec la terre (donc de se salir). Je ramasse aussi les orties. On peut se faire piquer par un insecte, bien qu'il n'y en ait plus beaucoup (comme les moustiques qui se font rares même dans des forêts parsemées de mares).

La promenade aura lieu quel que soit le temps (sauf orages ou conditions climatiques extrêmes). La pluie, le vent, le soleil, le froid, le chaud … tous les éléments dans la nature doivent être acceptés et font partie de la promenade ! Cependant il faut prendre ses précautions en ayant par exemple dans son sac un vêtement imperméable etc.
Pour ceux qui souhaite ramasser, un ou deux petits récipients sont nécessaires.

Ceux qui sont intéressés doivent s'inscrire en envoyant une demande à lamesure@lamesure.fr afin de recevoir les informations sur les sorties. Bien sûr il n'y a pas d'obligation de présence.

Les départs se feront des Halles à Paris. Nous emprunterons le RER, toutes les forêts visitées se situant près d'une gare RER. Pour ceux qui ont un 'passe Navigo' le trajet est gratuit le dimanche. Pour les autres il faut compter moins de quinze euros pour un aller-retour.

Comme il s'agit d'une promenade que je fais avec ou sans personnes, elle est gratuite ; mais je demande de respecter quelques règles afin qu'elle reste pour moi un plaisir :

- Avoir une santé permettant de faire plusieurs kilomètres dans la nature (sans se presser). Pour ceux qui peuvent le faire mais qui ont un problème de santé (jambe, cœur...) ils doivent me prévenir afin que je base mon rythme sur cela.

- Ne pas porter sur soi des signes ostentatoires d'appartenance à une religion, une secte ou une autre organisation, ni de faire du prosélytisme.

- Éteindre son téléphone portable dès le début de la promenade et le laisser ainsi jusqu'à la fin de celle-ci. Personnellement je n'ai pas de téléphone portable. Il faut donc être à l'heure au rendez-vous et me préevenir avant de votre présence.

- Ne pas trop sentir le parfum afin de pouvoir humer la nature.

- Restreindre les conversations uniquement sur le sujet de la nature, connaissances qu'il sera évidemment important de partager car je le répète les miennes sont réduites.

- Avoir un minimum le sens des responsabilités (ne pas ramasser n'importe quoi car certaines plantes sont vénéneuses).

Je préfère dire tout cela dès le début, car il est toujours préférable de prévenir que de guérir. Du reste la nature nous apprend cela. Mais j'espère ne décourager personne ;-)

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Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (16) : La résonance du vide.

Des améliorations sur un mauvais texte le rendent meilleur mais pas nécessairement bon. C'est vrai le Sénat a apporté de bonnes corrections au Projet de loi relatif à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, mais ce n'est pas suffisant.

Et puis la messe est dite. D'abord il y a fort à parier que les principales nouvelles dispositions vont être retoquées par le Gouvernement à l'Assemblée nationale ou au dernier moment en Commission mixte paritaire. Ensuite ce texte reste vide ne répondant en rien aux grands défis culturels et patrimoniaux auxquels la France est confrontée. Et puis à quoi cela sert-il de discuter au Parlement français quand les décisions se prennent véritablement aujourd'hui au niveau européen ? Mme le ministre l'a dit elle-même : elle veut éviter toutes contradictions avec le droit européen ! Mais quelle est cette vision européenne ? Je pense que cela doit ressembler à un Louvre Lens nouveau centre d'une culture européenne de langue anglaise centrée sur le tourisme, le rendement et sa privatisation, avec plus d'espaces offerts aux entrepreneurs sans scrupules et moins de richesses consacrées à la transmission de notre patrimoine.

Toutes ces discussions au Parlement semblent aussi vides que les hémicycles dans lesquels elles se déroulent. On noie le poisson dans un déluge de technocratie afin de rendre le tout inapplicable pour mieux faire ce que l'on veut. Et au cas où, le Gouvernement se donne tout le loisir de rajouter des textes par décrets en dehors d'une discussion véritablement démocratique.

La résonance du vide c'est aussi un texte concocté par un ministre de la Culture, présenté par un second ministre de la Culture et finalement terminé par un troisième... sans que l'on distingue quelle est la stature culturelle de poids de chacun, ou plutôt de chacune (oui la parité ce n'est ni chez les ministres de la Culture de Gauche, ni sur le front des guerres, ni ni ni ni...).

La résonance du vide... culturel... c'est aussi, pour la première fois, dévoiler un nouveau gouvernement français sur Twitter, un site américain, ce qui en dit long sur ce que nous prépare le Traité transatlantique... notamment au niveau culturel. Le moyen-âge musulman a encore de beaux jours européens devant lui, lui qui se sent plus en avance que nos Croc-Magnons de Matignon (je dis Matignon parce que cela rime, mais je veux dire tous ceux qui pactisent avec tous les diables disponibles, en particulier les riches dictatures).

On est avec ce projet de loi au degré zéro du droit, de la création, de la politique. Je pense même que la politique est morte dans nos assemblées. La culture française n'a jamais été aussi basse dans toute son histoire.

À notre époque deux élans indispensables doivent se produire : l'un allant vers plus d'intelligence, de sagesse, vers la création, l'invention d'un avenir radieux dans une totale autonomie ; l'autre où l'on cherche à conserver l'héritage dont on est dépositaire, en ne détruisant ni ne vendant nos trésors, notre mémoire... ni ceux des autres bien sûr !

La discussion sur le projet de loi au Sénat en première lecture se poursuivra demain mardi.

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Bacchanales modernes ! Le nu, l'ivresse et la danse dans l'art français du XIXe siècle.

Le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux a choisi les Bacchanales modernes ! Le nu, l'ivresse et la danse dans l'art français du XIXe siècle, pour son exposition temporaire du 12 février au 23 mai 2016.

Photographie ci-dessus : « James Pradier, Satyre et Bacchante, 1834, marbre © Paris, musée du Louvre. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/René-Gabriel Ojéda. »

Photographie ci-dessous : « Auguste-Ernest Gendron, Les Willis, 1846, huile sur toile © Bordeaux, musée des Beaux-Arts/Frédéric Deval. »

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Mille et une orchidées

Comme chaque année, le Muséum national d'histoire naturelle de Paris présente ses orchidées sauvages (une centaine) dans l'exposition Mille et une orchidées qui se déroule du 11 février au 7 mars 2016 dans les grandes serres du Muséum. C'est une occasion pour rappeler que la France possède aussi des variétés sauvages d’orchidées dans la nature !

En parallèle, du 11 février au 22 mai, l'exposition Orchidées sur vélins affiche sur les grilles de l’École de botanique (allée centrale du jardin) des représentations d'orchidées choisies parmi la collection des vélins du Muséum.

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Merveilleuses & merveilleux