
Photographies : Champignons.
Les champignons restent nombreux au mois d'octobre. Il y en a de mortels, de dangereux, comme l'amanite tue mouche qui est un puissant stupéfiant, et de très bons.
En automne, les arbres semblent s’embraser en flammes bleu ciel et jaune feuillage aux diverses teintes dorées ou de braise. La terre, l’herbe et la mousse se couvrent d’or. C'est un trésor qui s’amoncelle. Châtaignes et faines sortent de leur gangue éclatée. Si l’automne bouillonne de l’intérieur, le froid pourtant tend son manteau, couvrant les germes d’un renouveau, et de son voile bientôt glacé réchauffant la gestation de pousses multiples et d’espoirs infinis.
Les fruits rouges des églantiers et aubépines sont des gouttes de vie cristallisée comme du sang coagulé.
Après avoir offert ses fleurs odorantes blanches, la clématite des haies donne au regard ses fruits « chevelus ».
Photographie de droite : Clématite des haies.
On ramasse les racines de bardane dans sa première année de végétation en avril et mai ou octobre et novembre. Elles sont très bonnes froides en salade. Voir à ce sujet l'article du Mois de mai. On en fait d'autres usages comme en soin des cheveux.
La mâche doucette et la stellaire sont de très bonnes salades. On peut y ajouter des pommes et des faines et même des œufs. Les faines grillées mais pas brûlées sont délicieuses sur les salades sauvages ou en apéritif … Elles sont riches en protides, glucides, lipides ; cinq ou six suffisent pour donner du goût. Avec ces fruits du hêtre on fabrique aussi une huile.
L'amanrathe est une plante nourrissante. Ses graines et feuilles sont riches en protéines, vitamines A, B et C et en sels minéraux.
Photographie de gauche : Chapitre sur l'Automne avec son frontispice de Les Saisons. Poème traduit de l'anglais de Thompson. À Paris chez Chaubert et Hérissant, 1769.
Le cynorhodons sont très riches en vitamine C. Ces fruits de l'églantier se mangent crus après avoir enlevé les graines et les poils urticants et les avoir coupés en petits morceaux pour les ajouter par exemple à une salade. On peut aussi en faire une sauce qui a le goût de la sauce tomate.
Les châtaignes sont très nourrissantes et généralement nombreuses.
Les Indes galantes, opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau (livret de Louis Fuzelier) représenté pour la première fois à Paris le 23 août 1735.
Danse du Grand Calumet de la Paix, exécutée par les Sauvages.
Rondeau
ZIMA, ADARIO
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.
CHOEUR DES SAUVAGES
Forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.
ZIMA, ADARIO
Dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits!
Ciel, tu les as faites
Pour l'innocence et pour la paix.
Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles!
Ah! peut-on être heureux,
Quand on forme d'autres voeux?
1er Menuet pour les Guerriers et les Amazones
2e Menuet
Prélude
ZIMA
Régnez, plaisirs et jeux! Triomphez dans nos bois!
Nous n'y connaissons que vos lois.
Tout ce qui blesse
La tendresse
Est ignoré dans nos ardeurs.
La nature qui fit nos coeurs
Prend soin de les guider sans cesse.
Chaconne
Photographie de dessous : Fougère mâle.
© Article et photographies LM
Photographies :
Personnage unique d'une estampe, sans doute de mode, gravée par « Duhamel » (A. B. Duhamel : 1736 – après 1800) d'après « Desrais » (Claude-Louis Desrais : 1746 – 1816), portant un masque dans sa main droite.
Cette gravure intitulée « Parisienne » fait pendant à celle présentée dans l'article intitulé
© Article et photographies LM
Photographies du dessus : À gauche - Dentelle aux fuseaux, fin XVIIème, début XVIIIème, représentant une biche et un cerf sous un arbre. À droite : Dentelle du XVIIIe siècle. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.
Photographie du dessous : « Volant, Venise à la rose, aiguille, vers 1685. Lin, rinceaux ponctués de fleurs traités à l'horizontale. 9 x 378 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.
Photographie de gauche : « Cravate ou col et manchettes en Venise dite "Coraline", aiguille, fin XVIIe siècle. 11 x 100 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

Photographie du dessous : « Grand fichu, dentelles des Flandres, fuseaux à pièces rapportées, XVIIIe siècle. Fleurs en grille et réseau maille à 5 trous (très bel état). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.
© Article LM
Photographie du dessous : Blanche belle. Conte provenant de Le Cabinet des Fées, ou Collection Choisie des Contes des Fées, et autres Contes Merveilleux, tome cinquième, Genève, 1785.
Photographie du dessous : Draps blancs. Gravure de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.
© Article et photographies LM
Photographie du dessus : « PONCELET, Polycarpe - Nouvelle chymie du goût et de l’odorat ou l’art de composer facilement, et à peu de frais, les liqueurs à boire et les eaux de senteurs. Nouvelle
édition, entièrement changée, considérablement augmentée et enrichie d’un Procédé nouveau, pour composer des liqueurs fines (...). Paris, Delalain, An VIII (1800). In-8 ... »
© Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.
Photographie du dessous : « VITRUVE - Les dix livres d’architecture corrigez et traduits nouvellement en françois, avec des notes et des figures. 2 e éd. rev., corrig. et augm. par M. Perrault. Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1684. In-folio, […] Seconde édition remaniée de la traduction de Claude Perrault ... » © Catalogue de la vente Oger & Blanchet du 11 octobre 2013 à Richelieu-Drouot.
Photographie : Lithographie « de Benard et Frey » provenant de la revue « L'Artiste. » Le dessin est signé « Léon Noël 1837 » avec pour légende « LAFONT. (Théâtre du Vaudeville) ». La coiffure masculine en rouleau sur les tempes est alors très à la mode.
© Article et photographies LM
Photographies du dessus et à gauche : « Amour et Psyché de Jacopo Zucchi (1589) ».
9 octobre 2013 au 26 janvier 2014 le 

Photographies du dessous : À gauche - « École florentine vers 1600. Suiveur d'Alessandro Allori
Photographie de gauche :
Le décor de Trianon fut souvent considéré comme annonciateur d'une évolution dans l'histoire de la peinture française : elle marque entre autres le retour à la peinture de chevalet, intégrée dans des boiseries, par opposition aux vastes compositions murales et plafonnantes du Grand Appartement du Roi. Si les peintres sont en grande partie des élèves de Le Brun ayant déjà participé à la décoration de Versailles, les compositions mythologiques qu'ils réalisent pour Trianon présentent une certaine inflexion vers un style gracieux et doux au coloris clair, qui laisse présager les charmantes scènes galantes et mythologiques du XVIIIe siècle.

Photographie de gauche : « Portrait allégorique de Marie-Madeleine de Castille (Madame Fouquet), ateliers de Charles Le Brun. » © Association des amis de Vaux-le-Vicomte.
du Roi. Pour les décors il fait appel au peintre Charles Le Brun (1619-1690), fondateur (avec Philippe de Champaigne) de l'Académie royale de peinture (1648). Le jardin est confié, dès 1653, à André Le Nôtre (1613-1700) contrôleur général des bâtiments du roi (1657). Il semblerait que dans le même temps Louis XIV fait appel aux mêmes pour

L'antiquaire belge Bernard Descheemaeker présente régulièrement de nouveaux objets d'art du Moyen-âge au XVIIe siècle 
Photographie : Détail d'une estampe pleine page gravée par Pierre Duflos (1700 - 1786) illustrant 'Heloyse' (Lettres de deux amants, Habitants d'une petite ville au pied des Alpes : Julie ou la Nouvelle Héloïse) d'Oeuvres de Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), tome sixième, 1773.
Photographie du dessus : « Un corps allongé en un lieu comptant trois portes et quatre fenêtres ... Planche 28 du traité de Perspective de Hans Vredeman de Vries, 1604-1605. » © Collection privée. Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.
Photographie de gauche : L’Art imite la Nature par la règle, le compas, l’équerre et le fil à plomb, par Abraham Bosse, 1653. Frontispice du Moyen universel de pratiquer la perspective sur les tableaux ou surfaces irrégulières, ensemble quelques particularitez concernant cet art et celuy de la graveure en taille-douce, par A. Bosse. 1653. La personnification de l’Art, qui porte sur sa robe l’inscription « Imita », tient la règle comme pour viser un objet éloigné, tandis que la Nature, qui porte sur sa robe les premiers nombres, soutient délicatement son bras et pose le fil à plomb à l’extrémité de la règle, maintenant ainsi le compas et l’équerre. Entre les deux femmes se tient un lion rugissant, emblème de la Force, tandis qu’à l’arrière de leurs têtes vole un angelot porteur d’un serpent, emblème de la Prudence. » © Collection privée. Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.
Photographie de droite : Marque du passage en 1636 du Compagnon tailleur de pierre « La Verdure Le Picard » dans la « vis » de l’ancienne abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard. Durant la première moitié du XVIIe siècle, de nombreux Compagnons tailleurs de pierre ont laissé des marques de leur passage sur les parois de ce chef-d’œuvre de la stéréotomie romane. L’occasion leur en a peut-être été donnée par des travaux de restauration de cet édifice ruiné durant les guerres de religion. Dans son Premier tome de l’architecture, Philibert Delorme atteste de la réputation qu’avait, chez les tailleurs de pierre les plus experts en l’art du trait, l’escalier à vis de Saint-Gilles. On peut penser que les rééditions de son livre (1567, 1576, 1603, 1648) ont contribué à la promotion de ce pèlerinage compagnonnique. La plupart des marques de passage de tailleurs de pierre de cette période comportent comme seul outil emblématique de la profession, le marteau-taillant ou, ici, la polka. » © Photographie et texte de Jean-Michel Mathonière.
L'enseignement des maçons remonte à la plus haute Antiquité. J'ai découvert par exemple au 'Département des Monnaies, Médailles et Antiques' de la Bibliothèque nationale de France des bijoux antiques avec une symbolique que l'on retrouve chez les francs-maçons modernes. Du moins je le suppose, car je n'y connais pas grand chose dans ce domaine et ne cherche pas à en savoir plus, ayant en horreur ce qui est volontairement tenu secret …
Photographie de droite :
À Paris la bicyclette est de plus en plus présente du fait des pistes cyclables aménagées depuis peu et du vélib (vélo en libre service).
Photographie : « Essais historiques sur Paris de Monsieur de Saintfoix. Quatrième édition, revue, corrigée et augmentée. Tome quatrième. » « A Paris, chez la Veuve Duchesne, Libraire, rue S. Jacques... », 1766.
Photographies : « Sarcophage à strigiles en marbre blanc. Cupidon et Psyché. La face est sculptée au centre, entre deux pilastres cannelés, d'une scène représentant Cupidon nu, ailé, enlaçant Psyché, jambes croisées, vêtue d'un drapé, entre deux panneaux latéraux de strigiles. À chaque extrémité, un Éros de face, nu, ailé, tenant une corne d'abondance. Chaque côté est gravé de deux boucliers croisés ornés de volutes. Art Romain, IIIe siècle. Longueur : 202,5 cm. Hauteur : 49 cm. Profondeur : 59 cm. […]
Le mythe de Cupidon et Psyché apparaît dans le roman d’Apulée, Les Métamorphoses ou l’Âne d’or (ca. 150 de notre ère). Psyché était la fille d’un roi, et avait deux sœurs, toutes trois d’une extrême beauté, celle de Psyché supérieure. Tandis que ses sœurs avaient trouvé des maris, personne n’osait la demander en mariage. Vénus, jalouse de la beauté de la jeune fille, ordonna à Cupidon de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable. Remplissant sa mission, le jeune dieu, se blessant avec l’une de ses propres flèches, en tomba lui même amoureux. Désespéré de voir sa fille sans époux, le père de Psyché consulta la pythie de Delphes. Celle-ci conseilla de parer la jeune fille comme pour un mariage et de l’exposer au sommet d’une montagne où un terrible monstre en prendrait possession. Résignés, ses parents suivirent l’oracle. Psyché, seule au sommet du rocher, se sentit emportée par les airs ; soutenue par le vent Zéphyre, elle fut déposée sur une pelouse de gazon tendre. Lorsqu’elle se réveilla, elle se trouvait dans le jardin d’un magnifique palais d’or et de marbre. Dans la nuit, son mystérieux époux (Cupidon) la rejoignit, caché par l’obscurité. Toutes les nuits, il lui rendit visite et lui demanda de ne jamais chercher à voir son visage, ni à connaître son identité. Les deux sœurs de Psyché, folles de jalousie face à la richesse et au bonheur de leur sœur, la persuadèrent que l’inconnu n’était autre qu’un monstre qui finirait par la dévorer. Terrifiée, elle profita du sommeil de son amant pour allumer une lampe ; mais une goutte d’huile tomba sur l’épaule du dieu, qui se réveilla et s’enfuit, furieux d’avoir été trahi. Psyché partit alors à sa recherche, en errant de temple en temple. Au palais de Vénus, celle-ci la soumit à différentes épreuves comme esclave, la dernière la plongeant dans un profond sommeil pareil à la mort. Cupidon, toujours épris de Psyché, la réanima de la pointe d’une de ses flèches et la conduisit devant Jupiter qui annonça leur mariage. En buvant l’ambroisie, elle devint immortelle, l’Amour (Cupidon) et l’Âme (Psyché) furent ainsi réunis pour l’éternité. » © Piasa.
Du 19 septembre 2013 au 19 janvier, le Petit Palais à Paris présente une exposition intitulée
Photographies : « Jacques Jordaens (1593-1678). Autoportrait de l’artiste avec sa femme Catharina van Noort, leur fille Elisabeth et une servante dans un jardin, 1621-1622. Huile sur toile. © Madrid, Musée national du Prado. » J’ai choisi cette peinture en particulier pour les deux fraises et la collerette, accessoires vestimentaires qui seront le sujet d’un prochain article.


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