Albâtre

viergealbatre300L'albâtre est un matériau utilisé depuis la plus haute Antiquité. Sa blancheur et sa texture sont à l'origine de nombreuses figures poétiques : « un sourire d'albâtre », « une blancheur d'albâtre »  ...

Photographie : Le 11 juin prochain, la maison Néret-Minet & Tessier met en vente à Drouot Richelieu une petite statue représentant la : « Vierge de la Conception en albâtre. Sur le croissant de lune la Vierge, les mains croisées sur la poitrine, reçoit le message lui annonçant la naissance de Jésus. Le visage juvénile est entouré d'une abondante chevelure retombant dans le dos et sur les épaules. La robe parsemée de motifs dorés imitant le damassé est recouverte d'un ample manteau présentant le même décor polychromé. Socle d'origine à volutes avec un blason couronné. Sicile Trapani XVIIe siècle. Haut. 46 cm. (Restaurations, reprise à la dorure de la chevelure). Cette représentation de l'Immaculée Conception est influencée par l'iconographie Espagnole du Siècle d'Or (1580-1640), la Sicile et le Royaume de Naples étant espagnols au XVIIe siècle. Expert : M. SCHORP » photographie et description Néret-Minet & Tessier.

Voici un autre exemple en lien : Vase à parfum en albâtre provenant de la tombe de Toutankhamon et conservé au musée du Caire.

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La cocarde tricolore

gravurerevueXVIIIecocardedetailclairretouchee300-copie-1La cocarde tricolore de la Révolution française est un signe de ralliement qui à une période est même imposé. Elle est composée des bleu et rouge couleurs de Paris et du blanc symbole de la royauté. Avant elle, les révolutionnaires en portent une verte, les antirévolutionnaires une noire et les royalistes une blanche. C'est le marquis de La Fayette qui fait rajouter le blanc à la cocarde révolutionnaire par déférence envers Louis XVI qui le 17 juillet 1789 la met à son chapeau. « Son port est rendu obligatoire pour les hommes le 8 juillet 1792, pour les femmes le 21 septembre 1793. Le refus de porter la cocarde rend suspect la personne et peut lui valoir huit jours de prison. […] Après Thermidor, le port de la cocarde s'amenuise, même s'il est théoriquement obligatoire au moins jusqu'en 1796 » (Wikipedia). La mode doit donc faire avec.

Photographies : Gravure tirée d'une revue de mode de la toute fin du XVIIIe siècle. Le modèle de gauche porte les trois couleurs : des chaussures jusqu'au chapeau où sont attachés une cocarde et des rubans tricolores. Celui de droite est dans un style plus ancien régime, avec : un petit châle moucheté, des dentelles et une longue ceinture nouée avec des motifs pompéiens.gravurerevueXVIIIecocardetresclair300

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Lyon : capitale française de la soie.

Photographie ci-dessus : « Soierie, Élévation perspective d'un grand dévidage placé au dessus des Moulins représenté ci-devant. » (orthographe de l'époque). Planche tirée de L'Encyclopédie de Diderot & d'Alembert et datant du XVIIIe siècle.

Si Paris est la capitale de la mode française et même encore mondiale, Lyon (et les alentours) est sans doute celle de l'industrie textile en France. Étant originaire de cette région, ou plus exactement de Saint-Etienne, je connais bien l'endroit. Dans tous les environs, le textile est jusqu'à la fin du troisième quart du XXe siècle une industrie fleurissante ; peut-être même la première ; et cela jusque dans les villages reculés où des particuliers possèdent un ou plusieurs métiers à tisser, certains en rassemblant plusieurs afin de former des ateliers avec des ouvriers.

La « capitale des Gaules » est un carrefour commercial important ; depuis au moins les phéniciens qui venus de Méditerranée y accostent grâce au fleuve le Rhône. Au XVe siècle y transitent et se vendent de nombreuses soieries provenant d'Italie, d'où l'idée d'en fabriquer sur place, avec semble-t-il un premier essai en 1466 peu fructueux ; et un second en 1536 avec une manufacture de soie créée par un négociant piémontais fixé à Lyon et son associé. C'est ainsi qu'au XVIe siècle naît dans cette ville la corporation des ouvriers en « draps d'or, d'argent et de soie ». A partir de ce moment l'activité textile de la soie va être très fleurissante dans toute la région, suivant les évolutions technologiques avec des métiers à tisser de plus en plus sophistiqués. Entre 1827 et 1832, la ville est reliée à Saint-Étienne par l'une des premières voies ferrées au monde. Déjà à la fin du XVIIIe siècle (après 1772), l'introduction de métiers mécaniques fait de Saint-Etienne le grand centre de fabrication du ruban de soie. D'après Wikipédia : « En 1786, il y avait dans la région stéphanoise 15 250 métiers [...] produisant pour 17 millions de francs dont près de la moitié était exportée. Après les épreuves de la Révolution et de l'Empire, l'industrie du ruban connaît un essor très important et de 1815 à 1856, Saint-Étienne connaît un véritable âge d'or. Les Stéphanois réussissent à adapter la mécanique Jacquard au métier de ruban […] À la veille de la Première Guerre mondiale, la rubanerie occupait 30 000 personnes et faisait vivre avec les industries annexes plus de 80 000 personnes autour de Saint-Étienne. » Aujourd'hui on utilise peu les rubans ; mais autrefois ils sont un élément vestimentaire important. On en porte sur le chapeau, dans les cheveux, autour du cou, sur les habits, à la ceinture, aux articulations, aux chaussures ... en noeuds, cravates, cocardes, pour remplacer les boutons … En voici deux exemples : Marie-Antoinette et XIXe siècle.

Photographies ci-dessus à gauche et ci-dessous : Le Spectacle de la Nature, ou entretiens sur les particularités de l'Histoire naturelle, Qui ont paru les plus propres à rendre les Jeunes-Gens curieux, & à leur former l'esprit. Tome sixième, contenant ce qui regarde l'Homme en Société, Nouvelle Édition, Paris, 1747.

- Planche XI 'Le Métier du Tisseur vu de face' gravée par Jacques-Philippe Le Bas (1707-1783)

- Planche XXX 'La Rubanerie' par le même graveur.

Les numéros inscrits dans les planches renvoient à des définitions des parties représentées dans le livre. L'édition de 1751 est visible ici.

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Objets de la toilette

boule à épongeDans l'article intitulé La Mode et l'Hygiène ..., je vous ai présenté une boule à savon en porcelaine blanche de Saint-Cloud. Il en existe en d'autres matières : comme en argent. La boule à éponge a la même forme mais est ajourée. Pierre Bergé & Associés en expose une dans le catalogue de la vente du 4 juin à Drouot Richelieu (photographie 1). Elle est « en argent entièrement repercée de rinceaux et feuillages. Base ronde à contours et moulures de doucine. Couvercle à armoiries comtales soutenues par des lévriers. PARIS, 1753. Maître-Orfèvre : Emmanuel-Louis CAUMARTIN, reçu Maître le 4 Août 1747. Poids : 190 g. D_8,7 cm. »flambeaux de toilette Il est nécessaire de rappeler qu'au XVIIIe siècle et avant on se lave avec des éponges utilisées pas seulement avec de l'eau et du savon mais aussi pour se nettoyer avec des vinaigres parfumés.
Les autres objets de cette vente qui ont attiré mon attention sont une paire de flambeaux de toilette en argent (
photographie 2) « à base triangulaire bordée d'une frise d'oves. Fût de forme balustre et moulures. Binets également ceinturés de moulures. STRASBOURG, 1720-1750. Maître-Orfèvre : Johan LUDWIG II IMLIN reçu Maître en 1719. Poids : 370g H_8,5 cm L_11 cm »  Ces flambeaux sont posés sur la table de toilette. Ils sont petits et maniables.
Les photographies et les descriptions entre guillemets proviennent du catalogue de cette vente.

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La Foire aux Antiquaires

logofoiresaint-germainLa Foire aux Antiquaires qui aura lieu sur la place Saint-Sulpice du 3 au 14 juin (tous les jours de 11h à 20h, avec une nocturne jusqu'à 22h le 4 juin) se situe dans le 6ème arrondissement de Paris, au milieu des libraires de livres anciens, à quelques rues du Carré Saint-Germain : dans un quartier vraiment culturel.

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Maquillage

potapharmaciecreme200Photographie : Petit pot à pharmacie du XVIIIe siècle pouvant contenir des pommades et autres préparations cosmétiques. Ses bords saillants servent pour attacher le tissu ou la peau servant de couvercle. Il est en faïence avec un décor en bleu de lambrequins. Il fait à peu près 9 cm de large et de haut.

Lorsqu'on lit des livres du XVIIIe siècle sur la fabrication de produits de beauté, on y retrouve en grande majorité des substances naturelles. La plupart de ces recettes sont à redécouvrir ; évidemment pas les préparations que nous savons aujourd'hui toxiques du fait par exemple de leur teneur en plomb ; mais toutes les autres.

Comment se maquille-t-on avant le XIXe siècle ? On peut affirmer qu'on le fait beaucoup en rappelant la réponse datant je crois du XVIIIe d'un ambassadeur à qui on demande ce qu'il pense des femmes françaises et qui répond : « Je n'y connais rien en peinture ».

Le verbe 'maquiller' semble peu employé avant le XXe siècle. Il apparaîtrait vers 1840 comme synonyme de 'grimer' au théâtre puis ensuite dans l'acceptation de la définition actuelle. Avant le milieu du XIXe, on utilise le mot 'farder'. Le fard désigne toutes les compositions artificielles faisant paraître le teint et la peau plus beaux ; en particulier ce qui sert à les blanchir et masquer les imperfections. Le 'blanc' est depuis l'Antiquité le plus souvent à base de céruse et donc de plomb. L'autre teinte importante est le rouge qui donne de la fraîcheur au visage en rehaussant les joues. Ces deux couleurs se retrouvent chez les dames romaines comme chez les françaises du XVIIIe siècle.

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Nocturne Rive Droite

 

logonocturnerivedroiteDans un précédent article, je rappelle que les portes ouvertes du Carré Rive Gauche qui auront lieu à partir du jeudi 27 mai au soir, se situent dans l'ancien faubourg Saint-Germain qui avec le faubourg Saint Honoré sont les lieux les plus huppés de la capitale française (voir l'article Les faubourgs Saint-Germain et Saint-Honoré). C'est cette fois dans le faubourg Saint-Honoré (dans le 8ème arrondissement) que le mercredi 2 juin se déroulera la Nocturne Rive Droite, de 17h à 23h, avec la participation de galeries, antiquaires et libraires de l’avenue Matignon, du faubourg Saint-Honoré, des rues de Miromesnil, de Penthièvre et La Boëtie ... Une bonne occasion pour savourer ce lieu !

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Se rafraîchir

rafraichissoirs500Photographies de gauche à droite et de bas en haut provenant de la vente Aguttes du 26 mai 2010 à Drouot Richelieu (Paris) :
- Rafraîchissoir à glace couvert en pâte tendre de Sèvres « de forme cylindrique à deux anses et prises formées de rinceaux. Il est décoré en camaïeu bleu de bouquets de fleurs réhaussés de filets dorés. Porte au revers la marque aux deux L entrelacés et la lettre date pour l'année 1775. (choc en étoile au fond) H. totale 23 cm. »
- Paire de rafraîchissoirs à bouteilles de la  Manufacture du Comté de Provence (Paris) « à deux anses formées de rinceaux sur piédouche. Ils sont décorés en polychromie de larges bouquets de fleurs. Fin XVIIIe siècle. H. 16 cm. »
- Verrière crénelée en pâte tendre de Sèvres « de forme ovale à deux anses formées de rinceaux ; elle est décorée en polychromie de larges bouquets de fleurs rehaussées de filets bleu et or. Porte au revers les deux L entrelacés et la lettre-date pour l'année 1760, marque de peintre ROSSET, actif à Sèvres de 1753 à 1795. XVIIIe siècle. L. 29 cm. »
fontaine300- Paire de rafraîchissoirs à verre de forme cylindrique de Roanne, « les anses figurant des têtes de béliers. Ils sont décorés en polychromie de fleurs. Fin XVIIIe siècle. H. 9 cm. »
Les saints de glace des 11, 12 et 13 mai étant passés (à leur sujet voir
Wikipedia) nous ne devrions bientôt plus appréhender le froid. Et avec le beau temps, vient l'envie de se rafraîchir. Au XVIIIe siècle toutes les maisons respectables offrent l'été à leurs convives des boissons et des verres rafraîchis dans de la glace provenant d'une glacière ou d'un puits à glace aussi appelé puits à neige : les ancêtres de nos réfrigérateurs. Les bouteilles sont ainsi disposées lors de la réception dans un grand bassin rempli de glace pouvant en accueillir plusieurs ou dans de plus petits pour une ou une demie bouteille. De même pour les verres. La maison Aguttes présente plusieurs de ces objets en céramique du XVIIIe siècle lors de sa vente du 26 mai 2010 à Drouot Richelieu.
Photographie de droite (
Aguttes, même vente aux enchères) : Corps de fontaine de table du Midi « sur piedouche décoré en polychromie de fleurs, les anses figurant des branches avec fruits, et mascaron central pour le robinet. XVIIIe siècle. H. 34 cm. »
Enfin, pour continuer avec l'idée de se rafraîchir, le 26 mai c'est aussi la date la vente à Drouot de nombreux éventails anciens par Deburaux (voir
catalogue ici).

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Coquetterie

lesdangersdelacoquetterietitreIl y a toutes sortes de coqs : le cocodes, la cocodette, la cocotte, le coqueplumet, le cocardeau, le coquet et la coquette. J'ai déjà écrit un long article sur les deux derniers : Coquettes et coquetteries du XVIIe siècle ; et il est question du 'Coq' dans celui intitulé : Les faux élégants.  Dans Les dangers de la coquetterie (Paris : Buisson, 1788, 2 tomes), Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour (1753-1835) met en scène des coquettes dépeintes sous un très mauvais jour : inconscientes, voire méchantes, n'hésitant pas à mettre en danger leurs admirateurs par leurs lubies ; aimant tous les loisirs : bals, voyages (aux 'eaux' par exemple), fêtes, jeux d'argent, modes nouvelles ... Elles veulent être le point d'attention principal, s'entourant d'aimables dont je parlerai dans un autre article. L'auteur de cet ouvrage assez moral est une femme de lettres qui écrit de nombreux textes que l'on dirait aujourd'hui féministes comme : Mémoire pour le sexe féminin contre le sexe masculin (1787) ;  Les Dangers d'un mariage forcé (1801) ; Contre le projet de loi de S***. M***, portant défense d’apprendre à lire aux femmes, par une femme qui ne se pique pas d’être femme de lettres, ouvrage contenant des réponses argumentées remettant le sieur Maréchal à sa juste place de sot, d’esprit dérangé et de bouffon réactionnaire (1801) ; De la Nécessité de l'instruction pour les femmes (1805). Parmi d'autres ouvrages elle a aussi publié sur la toilette : Manuel du parfumeur, guide pour faire des parfums, lotions, sachets, vinaigres aromatiques, maquillages, poudres et dentifrices (1825) ; et un Manuel théorique et pratique du savonnier, ou l'Art de faire toutes sortes de savons (1827).
Photographies : Les dangers de la coquetterie de Marie Armande Jeanne Gacon-Dufour (1753-1835), Paris : Buisson, 1788, 2 tomes, in-12. Manque la première page de titre et sans doute la préface. Première édition dans sa reliure d'époque. Page de titre du second tome et cul-de-lampe représentant un coq.lesdangersdelacoquetteriecoqdetail150

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Troubadours et trouvères

histoirelitterairedestroubadourspagedetitre300S'« Il est un air, pour qui je donnerais, Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber »[deux premiers vers d'un poème de Gérard de Nerval (1808-1855)] histoirelitterairedestoubadoursguillaumeIX300ce serait sans doute celui d'un troubadour du Moyen-âge. Les XIXe et XXe siècles nous ont véhiculé de ceux-ci une image de saltimbanques très éloignée de la sophistication de l'art de certains de ces poètes : fine manifestation de la connaissance du rythme ... de la poésie telle qu'elle est entendue depuis l'Antiquité. C'est à partir du XIIe siècle que ces poètes du fin’amor : de l’amour courtois, prennent le nom de troubadours, puis de trouvères ; c'est à dire de « trouveurs » de l'inspiration : de la Muse, du bon rythme ... Je parle de tout cela dans l'article intitulé : Le bas Moyen-âge : Fin amor et Art français ou francigenum opus ; mais profite ici de revenir dessus en vous présentant ces tomes du XVIIIe siècle des vies de nos poètes.
Photographies : Histoire littéraire des troubadours, contenant leurs vies, les extraits de leurs pièces, & plusieurs particularités sur les moeurs, les usages, & l'histoire du douzième et treizième siècles, tomes premier et second (il manque le troisième), Paris, Durand neveu, 1774.

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Carré Rive Gauche

LogoCarreRiveGaucheL'art vit encore dans de nombreux endroits de Paris ; comme au Carré Rive Gauche où l'on sent sa respiration … Les galeristes y proposent des objets d'un grand raffinement, dans un des quartiers les plus huppés de Paris : l'ancien faubourg Saint-Germain (voir l'article Les faubourgs Saint-Germain et Saint-Honoré), où se trouvent réunis politiques, étudiants, grosses fortunes, galeristes et artistes. C'est le quartier des ministères, de l'Hôtel Matignon et de l'Assemblée nationale ; des grandes écoles (Sciences politiques, École nationale des Ponts et Chaussées, E.N.A) ; de musées tels celui d'Orsay où le Musée Rodin que je conseille ne serait-ce que pour l'ambiance de l'hôtel du XVIIIe siècle dans lequel il se trouve et de son jardin où on peut se restaurer ; de l'École supérieure des Beaux-Arts où se croisent des architectures et des oeuvres de styles divers depuis l'ancien couvent des Petits-Augustins du XVIIe siècle jusqu'à aujourd'hui en passant par de nombreux aménagements et agrandissements des XVIIIe et XIXe siècles. De plus l'École des Beaux-Arts ouvre sur le 6ème arrondissement, ses cafés prestigieux, ses galeries d'art moderne, ses intellectuels (et le quartier latin pas loin), ses maisons d'édition ... tout cela en face du Louvre, de l'autre côté de la Seine … 
Les portes ouvertes du
Carré Rive Gauche sont donc un évènement important de la vie culturelle parisienne. Voici ce qui est dit sur le site de l'association : « Pour la 33ème année consécutive, le Carré Rive Gauche ouvre ses portes du 28 au 30 mai 2010 afin de nous proposer un rendez-vous culturel prestigieux et incontournable. Au cœur du 7ème arrondissement de Paris, dans un cadre historique préservé, qu’ils soient jeunes marchands ou héritiers d’une longue lignée, les antiquaires et galeristes du Carré Rive Gauche ont tous à cœur de sauvegarder les trésors de notre patrimoine et de transmettre leur passion commune à la jeune génération. Notons qu’une demi-douzaine de nouveaux marchands viennent d’ouvrir leur galerie au sein du Carré Rive Gauche ; ces nouveaux adhérents témoignent ainsi de l’attrait et du dynamisme de notre quartier. Cette année encore, l’éclectisme côtoie l’excellence pour nous faire découvrir Le Meilleur de l’Art, à travers la présentation d’œuvres marquantes sélectionnées spécialement pour cette occasion par chaque galerie.  Laissez-vous d’ores et déjà emporter et séduire dans un univers où l’Histoire se découvre au fil de l’Art et l’Art au fil de l’Histoire. Du 28 au 30 mai 2010. Vendredi et samedi de 11 heures à 21 heures. Dimanche de 11 heures à 18 heures. Vernissage : jeudi 27 mai 2010 de 17 h à 23 h »

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Émaux

DescheemaekerAiguierePsychedanslOlympePhotographie 1 : Aiguière de 31,8 cm de haut, peinte en grisaille selon la technique de l'émail sur cuivre ; avec sur la panse la représentation de Psyché reçue dans l'Olympe, par Pierre Courteys (1520-1591), d'après une gravure de Jacques Androuet du Cerceau. Elle date du 3ème quart du XVIe siècle et est une réalisation de Limoges. Objet provenant de la galerie Bernard Descheemaeker.
La production des émaux de Limoges est réputée. Ses champlevés (XIIe-XIVe siècles) sont magnifiques. On peut en voir des exemples en cliquant ici : 1 -
Plaque de revêtement d'une châsse avec deux apôtres, datant du premier quart du XIIIe siècle avec un décor caractéristique ; 2 - Détail d'un coffret du milieu du XIVe siècle représentant une sainte. Il semble qu'à partir du XVe siècle, l'émail peint prenne le dessus sur le cloisonné avec en particulier des exemples de la Renaissance sur des objets plus profanes (assiettes, plats aiguières ...) et des décors historiés de plus en plus empruntés à la mythologie antique.
debackkercouplemusicien150Photographie 2 : Plaque ronde de 8,8 cm de diamètre, émail sur cuivre, de Limoges, datant du XIIIe siècle et représentant un couple de musiciens ...  Elle provient de la galerie De Backker. L'intérêt de cet objet réside surtout dans son iconographie : une des images stéréotypées de la musique, de la danse et de la poésie. Généralement pour exprimer la danse le personnage a les jambes croisées. Il en aurait pu être ainsi pour la femme tenant les crotales (sortes de castagnettes). Durant l'Antiquité et le Moyen-âge, jusqu'à l'avènement de l'imprimerie, des langages iconographiques sont transmis avec leurs codes. Dans le cadre de mes recherches sur les iconographies antiques et médiévales de la Comédie nouvelle, j'ai découvert, dans les musées et surtout dans leurs réserves, des objets par centaines identiques dans leurs codes et pourtant pour certains séparés de plusieurs siècles voir de plus d'un millénaire et trouvés dans des pays éloignés les uns des autres.

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Le baroque et le rococo : les styles et les personnes.

theatrealusagedesjeunespersonnestitre300Photographie : Page de titre de Théâtre à l'usage des jeunes personnes (tome quatrième, Paris, M. Lambert & F. J. Baudouin, 1780) de la comtesse de Genlis. Il contient : La Rosière de Salency, comédie en deux actes ; La Marchande de modes, comédie en un acte ; La Lingère, comédie en deux actes ; Le Libraire, comédie en un acte ; Le Vrai sage, comédie en deux actes ; Le Portrait ou les Rivaux généreux, comédie en trois actes.
Si le terme de 'baroque' est un style dont le nom a été donné par les critiques d'art au milieu du XIXe siècle, il désigne aussi depuis déjà au moins le XVIIIe siècle quelque chose d'irrégulier, de bizarre, d'inégal. On dit : un esprit baroque, une expression baroque, une figure baroque. Dans la pièce intitulée La Marchande de modes extraite du Théâtre à l'usage des jeunes personnes (Paris : M. Lambert et F.-J. Baudouin, 1779-1780) de Mme Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis (1746-1830), la grisette (fille de boutique) Josephine imite de façon plaisante une cliente : « Mademoiselle, de quel prix est cela ? … Deux louis, Madame … C'est horrible ! … c'est hideux ! … d'un goût … baroque ! … (Toutes les jeunes filles rient) ... »
Le mot 'rococo' lui aussi nomme un courant des beaux-arts. Il est souvent joint au style rocaille ; et désigne parfois une personne qui a une prédilection pour les choses anciennes passées de mode : une personne rococo, ayant des idées rococo ; un rococo ... On peut donc associer les gens baroques, rococos, et gothiques (voir article intitulé :
Les modes gothiques et le style troubadour du XIXe siècle) des XVIIIe et XIXe siècles, car tous suivent des modes passées.

Personnellement je trouve le style rocaille particulièrement beau. Il associe : harmonie et fantaisie, terre et esprit ... une grâce où la volupté s'allie à l'agrément du rythme (des volutes), la beauté aux plaisirs de l'intelligence. C'est un mouvement qui s'étend en France durant la Régence (1715-1723) et sous le règne de Louis XV (1715 à 1774), jusqu'à l'avènement du néoclassicisme vers 1750. Cette époque particulièrement riche  précède donc la redécouverte de l'Antique par l'intermédiaire notamment de l'archéologie ; mais aussi l'explosion des Lumières.

CoatalemDeLajoue400Photographie (Copyright Coatalem) : Huile sur toile (H. 96 cm, L. 126,5 cm) de Jacques de Lajoüe (1686-1761) intitulée La fontaine d'Amphitrite et proposée à la vente sur le site de la Galerie Eric Coatalem.

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Le branché et le sapeur des années 80.

brancherouzaudcouverture300Il est souvent question dans ce blog des mouvements de mode français : ce que j'appelle la petite maîtrise de l'élégance. Jusqu'à présent je me suis arrêté aux existentialistes des années cinquante. Il est vrai que l'après guerre change énormément la donne : et le débarquement américain est aussi celui d'une culture de masse. Finis les tailleurs et les couturiers pour les profits du prêt-à-porter. Les années soixante qui prônent un retour à la liberté avec les hippies sont rattrapées par les débuts d'une crise qui n'est toujours pas finie en Occident aujourd'hui et qui s'exprime dans la jeunesse par le no-future punk dans les années soixante-dix. Durant les années quatre-vingt l'inspiration continue à venir d'Angleterre avec quelques esthètes libertaires anglais comme Malcolm McLaren et d'Amérique avec le hip-hop. En France cela se passe un peu dans la Haute couture, dans les boîtes de nuit /concerts parisiennes de Les Bains-douches et du Palace (ajouter le Gibus plus rock-and-roll et moins 'bourgeois'), dans le mouvement « sono mondiale » avec Jean-François Bizot à Bastille, la musique latino du Balajo rue de Lappe, les sapeurs (SAPE = Société des ambianceurs et des personnes élégantes) au nord de Paris (surtout dans les 2ème, 10ème, 11 ème et 18ème arrondissements), les rappeurs chantant en français en banlieue etc. Le président de la République de l'époque (François Mitterrand) utilise le mot de « branché » à la télévision afin de montrer qu'il est dans le coup et Jacques Lang lance le concept de la soupe culturelle néo baba subventionnée qui sonne la fin des branchés. Mais qu'est-ce qu'en fait un branché ? C'est un new-wave à la française, qui exprime son no-future post-punk non pas seulement en jouant sur le second degré en s'habillant en col-blanc et en dansant comme une machine, mais surtout en étant toujours au fait des dernières nouveautés afin de s'y délecter et de jouir de ce sentiment de liberté que suscitent les avant-gardes. Les branchés peuvent donc être classés dans cette lignée des petits maîtres telle qu'elle est établie dans ce blog et résumée ici.
Photographie : Première de couverture de la bande-dessinée intitulée La Fin des Branchés de Jean Rouzaud (1983) présentant la pérégrination d'un branché dans la première moitié des années quatre-vingt.
Durant les années quatre-vingt les sapeurs occupent une place importante dans la petite-maîtrise de la vie parisienne. Si certains se fondent dans la 'sono mondiale', la plupart restent en parallèle de celle-ci avec leurs soirées, concours, lieux … En ce moment à Paris, jusqu'au 11 juillet 2010 au Musée Dapper (35 bis, rue Paul Valéry ; 75016 Paris), tout un pan de l'exposition 'L'Art d'être un homme' fait la part belle à 'L'Univers de la Sape' :
www.dapper.com.fr. « Des photos d'artistes mises en espace témoignent de la vitalité de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes, dont l'acronyme « Sape » désigne un art de se vêtir à l'occidentale initié par des Africains fort inventifs. Une célébration visuelle qui documente en finesse ce mouvement vestimentaire né dans les métropoles congolaises, notamment Brazzaville et Kinshasa. » Je ne suis pas encore allé voir cette exposition mais les deux photographies libres de droit du musée sont intéressantes.
sapeurs650Photographies : Visuels sur l'exposition "L'univers de la SAPE" toutes deux prises à Brazzaville au Congo. La première (quartier de Bacongo) est l'oeuvre d'Héctor Mediavilla et date du 18 décembre 2005. La seconde s'intitule 'La Sape' ; est de Baudouin Mouanda, et semble de 2008.  © Héctor Mediavilla / Pandora / Picturetank. © Photo Baudouin Mouanda, 2008. A noter en particulier les couleurs, les cravates : et la façon particulièrement originale dont est nouée la violette … dans un pur style créatif ! Pour les sapeurs, Paris est la capitale de la SAPE. Il est indubitable qu'ils font partie de la lignée des petits maîtres de l'élégance française telle que redécouverte dans ce blog.

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Montagnes russes parisiennes.

3montagnes650laramassedetailaavisageclair262lesmontafnesrussescoupledetail300Trois premières photographies : Avec de gauche à droite des gravures de la première moitié du XIXe siècle : - « Le Bon Genre, N° 97. Les Montagnes Russes de la Barrière du Roule. » Elle se situe à l'actuelle Place des Ternes. - « Le Bon Genre, N° 99. La Ramasse. » - « Le Bon Genre, N°105. Montagne artificielle de Belleville. » L'emplacement de la barrière de Belleville est sur le boulevard du même nom au niveau de la rue du Faubourg-du-Temple à Paris. Elle est réputée aussi pour ses guinguettes particulièrement durant la période du Carnaval. Il est émouvant de voir les collines champêtres de ce lieu aujourd'hui recouvert d'immeubles, de goudron  et de béton. Ceci dit, depuis un certain temps Belleville renoue avec la fête et s'engage dans l'Art avec de plus en plus de galeries.
Photographies suivantes : Détails des gravures.

Théâtres, concerts, bals, guinguettes, parcs d'attractions, fêtes, spectacles variés, cafés, jardins … les lieux de délassement ne manquent pas à Paris au début du XIXe siècle.
Durant cette période, de nouvelles distractions font leur apparition comme  les montagnes russes ; ainsi appelées car le concept est emprunté aux constructions enneigées laramassebbclair300construites en Russie pour y faire de la luge. Celles-ci étant très populaires, on en érige ailleurs mais en utilisant des voitures roulant sur des rails. À Paris, 'La montagne de Belleville' semble être la première en France. Elle ouvre vers 1812-1816 et est vite suivie de nombreuses autres comme les « montagnes françaises » aussi appelées « promenades aériennes » du parc d'attractions de la Folie Beaujon (voir article Wikipedia). Les barrières de Paris, qui sont des bâtiments ouvrant sur la campagne autour de la capitale, proposent de l'espace pour de telles constructions. Elles sont situées aux portes de la ville et ont pour fonction de récupérer le droit de douane (octroi) de certaines marchandises rentrant dans la cité. Il en existe dans la capitale au moins depuis le XIIe siècle ; et sous Louis XVI on en compterait 57. On donne par extension le nom de 'barrière' à la campagne entourant celles-ci. Ces terres environnantes sont  souvent dédiées à la fête avec de nombreuses guinguettes ou d'autres attractions comme ces 'montagnes' qui sont les nouveaux lieux à la mode pour les jeunes élégants du temps des calicots comme le montre le titre du vaudeville en un acte de Scribe et Dupin intitulé : Le Combat des Montagnes ou la folie Beaujon datant de 1817 (voir article intitulé : Le calicot
Photographies en liens : Voici d
es images glanées sur Internet représentant les Montagnes françaises du Jardin Beaujon : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6.
Enfin en cliquant
ici, vous trouverez un article intéressant sur les montagne parisiennes : russes, françaises, suisses, égyptiennes …
montagnesdetails300

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Tapisseries du XVIIe siècle

 

TapisserieXVIIeCouples400Photographies :« Tapisserie laine et soie. H. : 150 cm [...] Bruxelles. Vers 1650. » Il s'agit d'une bordure verticale « d’une tapisserie d’un des fameux ateliers bruxellois, datant de l’âge d’or de ces tisserands. » Elle représente « des angelots portant des paniers de fleurs et des personnages sans doute les commanditaires, entourés de fruits et de fleurs. » Cette représentation rappelle celle médiévale des couples courtois. 

Le vendredi 16 avril, la Maison Claude Aguttes organise une vente aux enchères Haute époque à Paris. Le catalogue est visible ici et en pdf ici. J'ai choisi de vous présenter deux tapisseries du XVIIe siècle (les photographies et descriptions entre guillemets proviennent du catalogue). Faciles à transporter et très décoratives, les tapisseries sont particulièrement prisées depuis le Moyen-âge.

Photographies :« Importante tapisserie des Flandres Audenarde [du] début XVII° siècle [avec] Psyché contemplant l'amour endormi. [...] 285 x 330 cm. » PsycheAmour

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Les débuts d'une rockstar.

horacefrontispice300.jpgPhotographies : Frontispice d'un livre de 1669, représentant Horace sur le Mont Hélicon avec quatre muses et le cheval ailé Pégase. À ses pieds sont les armes de l'Amour avec : l'arc, le carquois et les flèches. Il est couronné des lauriers des poètes. L'ouvrage porte son nom : Quintus Horatius Flaccus. Il a été édité à Paris (chez viduam Claudii Thiboust, et Petrum Esclassan è regione Colllegii Regii »), est daté de 1669, et contient des scholies (notes philologiques servant à éclairer un texte), annotations et commentaires de Joanne Bond : John Bond (1550-1612) un philologue et homme politique britannique, auteur d'une édition des œuvres d'Horace accompagnée de notes, parue à Londres en 1614 et réimprimée par la suite. Depuis l'Antiquité certains textes ont eu le privilège d'avoir des scholies d'auteurs permettant une transmission actualisée de ces ouvrages.

horacefrontispice300Cette gravure est dans le style des iconographies des grands poètes antiques telles que véhiculées depuis le Moyen-âge jusqu'au XIXe siècle avec Orphée ou le roi David. Orphée en particulier est celui qui sait charmer par ses mélodies qui attendrissent même les coeurs les plus durs.
Horace (65-8 av. J.-C.) est un poète romain dont la lecture est pour moi toujours un plaisir ; comme c'est le cas quand je lis nombre d'autres auteurs antiques. Il faut rendre hommage aux traducteurs qui nous transmettent ces textes venus de temps ou de régions reculés. Paris en réunit de nombreux dans les différents centres de recherche et plusieurs bibliothèques spécialisées existent où on peut s'abreuver de grec ancien, de latin, de sanscrit, de chinois ancien et d'une quantité d'autres langues … Pour ce qui est des traductions des 'classiques' antiques, il est nécessaire de mentionner la 'Collection des universités de France' (dite «Collection Budé» ) de la '
Société d'édition Les belles lettres' dont le travail est remarquable et cela depuis des dizaines d'années. L'objectif qui lui est assigné est de présenter « tous les textes grecs et latins jusqu’à la moitié du VIe siècle, mis à jour et accompagnés de traductions françaises nouvelles, d’introductions, de notices, de notes et d’un apparat critique. Les introductions réunissent l'ensemble des renseignements nécessaires à la compréhension générale de l'auteur et de l'œuvre. Les notices étudient les questions de date, de composition, de sources, des différentes parties de l'œuvre. Les notes, au bas des pages de traduction ou en fin d'ouvrage, fournissent certaines explications historiques. Plusieurs volumes récents comportent même un commentaire plus ou moins développé, selon la nature de l'œuvre. [Ces volumes sont] imprimés sur papier teinté de longue conservation fabriqué spécialement pour la collection. » Et si ces ouvrages sont assez chers, ils sont cependant consultables dans plusieurs bibliothèques.

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Les immortels.

divinitedesnuagesa300Photographie 1 : Bixia yuanjun : « la souveraine des nuages de l’aurore ». Dynastie Ming, XVe siècle. The Art Institue of Chicago, don Mrs Samuel G. Rautboard. Bronze avec traces de polychromie. H. 96, 5 cm.
Depuis le 31 mars et jusqu'au 5 juillet 2010, une exposition au Grand-Palais de Paris, s'intitulant
La voie du Tao, présente quelques oeuvres sur le thème du Taoïsme, notamment sur les légendes des immortels qui me sont particulièrement
vase300chères. Elles existent en Extrême-Orient comme en Occident ; mais elles sont (comme celles sur les dragons) plus vivaces en Asie. Voici ce que l'on peut lire à leur sujet dans le dossier de presse de l'exposition : « La croyance en l’existence d’immortels est attestée dès le IVe siècle avant notre ère, bien avant celle d’un élixir de longue vie, voire d’immortalité. Ce fut d’abord, au IIIe siècle avant notre ère, le fait d’un groupe de fangshi [Littéralement, « hommes à techniques »] très actif dans la province du Shandong, qui imagina qu’au large des côtes trois îles abritaient de tels êtres et qu’ils possédaient l’élixir de longue vie ... »
Photographie 2 : Détail d'un « Vase avec les Huit immortels offrant des pêches de longévité à Xi Wang Mu. Dynastie Qing, période Kangxi, 18e siècle. Musée Guimet, Paris. Porcelaine Famille verte émaillée. H. 45 cm ; D. 18.9 cm »

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Présentation d'objets d'une prochaine vente aux enchères

chaussuresdefemmeXVIIIeSont exposés ici quelques objets de la vente du 7 avril à Paris organisée giletabasquesXVIIIepar Millon & Associés et visible sur www.interencheres.com. Photographies et descriptions proviennent du catalogue.
Photographie 1 : « Paire de chaussures de femme, pour l'été, époque Louis XV. Sans différenciation gauche-droite. Talon recouvert de cuir blanc, empeigne de toile rose clair doublée de peau blanche, gansée de taffetas bleu. Portées, la ganse de soie détériorée. Provenance : Ancienne propriété de la famille Lur-Saluces. »
Photographie 2 : « Gilet d'homme à basques, époque Louis XVI. Satin ivoire, abondement brodé dans une vive polychromie, sans patte de col, complet de ses 9 boutons de nacre, doublure et dos en toile de lin. Bel état malgré légère usure. »
coffreXVIIepetitbonheurdujourXVIIIePhotographie 3 : « Important coffre, la façade à décor peint et évidé de trois registres de scènes galantes, séparées par des personnages et surmonté d'une frise d'angelots musiciens, les flancs représentent l'un l'astronomie, l'autre la géométrie. Le plateau est orné à l'intérieur de scènes galantes dans des réserves surmontées d'animaux fantastiques, il est muni de deux poignées latérales en fer forgé. Frioul, (Vénetie) XVIIe siècle. H : 62 cm, L : 177 cm, P : 64 cm »
fauteuilLouisXIV300Photographie 4 : « Petit bonheur du jour de forme rectangulaire en placage de bois de rose marqueté de filets, la partie supérieure ouvre deux vantaux coulissants, un casier et deux petits tiroirs. Il présente un plateau formant écritoire démasquant trois casiers, et ouvre à deux tiroirs en façade et repose sur des pieds cambrés. Estampillé G. CORDIÉ. Époque Louis XV (Restaurations) H : 97, 5 cm, L : 64, 5 cm. »
Photographie 5 : « Fauteuil en bois sculpté et doré. Il repose sur des pieds console réunis par une entretoise en H moulurée et sculptée. France, Époque Louis XIV. H : 124 cm, L : 67 cm, P : 53 cm (Dorure postérieure) Très belle garniture de tapisserie à décor de volatiles (Perroquet et colombes). »
Photographie 6 : « Tapisserie d'Aubusson du XVIIIe siècle à décor de deux volatiles sur un fond de lac et de châteaux entouré de verdure. Signé dans le bas GMR Aubusson (galon rapporté). Dans le haut figure un blason avec la couronne d'un comte et l'ordre de Saint-Esprit avec des initiales BPV. Bordure à guirlandes de fleurs. Très bon état. 260 cm x 380 cm. »tapisseriedaubusson400

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Chinoiseries sur faïences françaises du XVIIIe siècle.

faience-de-moulinsPhotographie 1 : « Assiette en faience de Moulins décor polychrome dit "à la campanule". Diam.: 23,5cm. XVIII°siècle. » La perspective employée ici est très fantaisiste : ce qui fait le charme de ce genre de décor.
Dans un précédent article, j'ai présenté des exemples de décors « des Indes » sur de la faïence de Delft des XVIIe et XVIIIe siècles (voir article ici). Ce thème se répand dans tout le reste de l'Europe. De nombreuses manufactures de faïence françaises suivent ce goût pour la porcelaine dure asiatique et  les décors « indiens » ; imitent les motifs, et s'inspirent de son merveilleux. Il en résulte des exemples d'une grande fantaisie et d'un imaginaire qui parfois étonne. Christophe Perlès, qui a un goût très sûr et raffiné pour la céramique en particulier française des XVIIe et XVIIIe siècles, propose sur son site plusieurs exemples de cette époque.
Les photographies et descriptions entre guillemets proviennent du site : www.cperles.com.
chinoiseriemarseillemoulins
Photographie 2 : « Assiette en faience de Marseille décor polychrome dit aux chinois et asteroïdes. Atelier de Leroy. Diam. 24,5cm. XVIII°siècle. »
Photographie 3 : « 
Assiette en faience de Moulins, décor polychrome de deux chinois attablés dans un paysage oriental. Diam. 23cm. XVIII° siècle. »
pagodesrouenPhotographie 4 : « 
Plat en faience de Rouen, décor polychrome dit "à la pagode". Attribué à l'atelier de Guillebaud. Restauré. Diam. 34.2cm. XVIIIe siècle. »
Photographie 5 : « 
Assiette en faience de Rouen, décor polychrome dit "à la pagode". Atelier de Guillebaud. Marquée. Diam. 24cm. XVIII° siècle. »
faience-de-strasbourg chinoiseriePhotographie 6 : « 
Plat en faience de Strasbourg, décor polychrome au chinois. Marqué JH 108/74. Atelier de J.Hannong. Long. 37cm. XVIII°siècle. »
faience-de-rouenPhotographie 7 : « 
Assiette en faience de Rouen, décor polychrome dit "à la guivre". (accidentée) Diam. 25cm. XVIII°siècle. » En France, Nevers et Rouen sont les premières manufactures de céramique à imiter les scènes chinoises à la fin du XVIIe. Le décor « à la guivre » est assez caractéristique. La guivre est un serpent fantastique dont le nom caractérise le dragon des décors occidentaux sur céramiques des XVIIe et XVIIIe siècles.

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Merveilleuses & merveilleux