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Un siècle de vêtements

La vente Thierry de Maigret du 23 octobre à Drouot - Richelieu à Paris propose non seulement des tissus (voir article intitulé Dentelles), mais aussi des vêtements des XIXe et XXe siècles dont en voici quelques exemples couvrant de 1850 à 1950 avec leur description en fin d'article.

Photographies du dessous : 1850 - 1860 - 1870.

RobesXIXePhotographie du dessous : 1910.

1910Photographies du dessous : 1916 - 1925 - 1935.

RobesXXe1Photographies du dessous : 1940 - 1950.

RobesXXe2Photographies du dessus de gauche à droite et de haut en bas : - 1850 -  « Rare robe d'été en gaze imprimée et son canezou assorti, vers 1850. Voile de coton imprimé de rayures bleu indigo et de guirlandes de boutons de roses façon " Chiné à la branche ". Corsage largement décolleté bordé de batiste blanche brodée, laçage intérieur, manches bouffantes à double engageant. Jupe sur crinoline à 3 volants étagés (petits accrocs sur le volant supérieur). Canezou en pointe boutonné devant avec patte de recouvrement (bel état, légères salissures). ». - 1860 - « Robe en moire de soie violette, vers 1860. Ottoman de soie moiré et teint à la mauveïne, corsage boutonné devant aux manches pagodes largement évasées, doublées de satin blanc et soulignées de dentelle noire du Puy, jupe sur crinoline montée à plis plats (bel état, très légères décolorations). » - 1870 - « Robe d'été sur tournure, vers 1870. Linon blanc à plumetis. Corsage manches longues boutonné devant, jupe volantée sur l'ourlet à effet de "paniers" et traîne dans le dos. » - 1910 - « Robes d'après-midi en mousseline brodée, vers 1910. Mousseline de soie plissée framboise rebrodée sur le plastron et l'ourlet de grosses fleurs en soie floche. Boutonnage factice à l'encolure, petit col dentelle. On joint: une autre robe en satin mauve voilée de mousseline violette, corsage en tulle brodé, festons de mousseline et frange de soie (bel état, doublure restaurée). » - 1916 - « Ensemble tailleur de jour, LINKER & Cie, vers 1916. Jupe, corsage et veste de tailleur en ottoman de soie bleu marine, chemisier en maille-filet 5 trous avec corselet bleu orné de petits boutons doré et passementerie de soie, poignets et col rond galonnés. Veste à large revers de col et poignets en tweed pied-de-coq bleu marine et blanc, fermé devant par de gros brandebourgs en soie et boutons recouverts (ourlet plombé). Jupe droite fendue sur devant et derrière ornée de brandebourg (très bel état, doublure satin de soie crème). Griffe satin crème tissé safran: «Linker & Cie/ 7 rue Auber Paris», gros grain de taille griffé et numéroté à l'encre "6459"sur le corsage. » - 1925 - « Robe du soir aux plumes perlées, vers 1925. Mousseline de soie rose pale brodée en perles or et nacrées de sept grandes plumes d'autruche soulignées de fil guilloché or. Coupe asymétrique à pans flottants sur les côtés (un petit accroc) H: 110 cm (fond de robe d'origine manquant, on joint un fond moderne). » - 1935 - « Manteau du soir en velours de soie, Couture, vers 1935. Long fourreau en panne de velours de soie noir, manches ¾ structurées à soufflets maintenus par du fil de fer. Griffe manquante. » - 1940 - « Manteau de jour, Paris, vers 1940. Superbe lainage bouclé crème, gansé de soie noire au revers du col et le long des basques. Forme croisée à basques détachées sur les hanches. Ampleur de la jupe sous le genou. Griffe manquante, (état superbe, doublé soie). » - 1950 - « Manteau léger, attribué à ROBERT PIGUET, vers 1950. Shantung moutarde doublé soie, manches ¾ à revers, découpes en biais à partir des poches. Griffe manquante (très bel état). Surnommé « Le plus parisien des couturiers français », Robert Piguet Formé chez Redfern et Poiret, ouvrit sa propre maison en 1933 qui servit de terrain de formation de Dior, Bohan, Galanos, Balmain et Givenchy. C.Dior disait: « Robert Piguet m'a appris les vertus de la simplicité à travers laquelle nait la véritable élégance ». » Jolie conclusion !

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Chapeau féminin de 1787

0xviii3-100-1787-Detail2Blanc-300lmPhotographie : Détail d'une gravure d'un journal de mode de 1787. Le chapeau est particulièrement impressionnant.

© Photographie LM

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De l'abandon du masque et de la mesure

femmeetmasqueblancdetailmasque300lmPhotographies : femmeetmasqueblanc300lmPersonnage unique d'une estampe, sans doute de mode, gravée par « Duhamel » (A. B. Duhamel : 1736 – après 1800) d'après « Desrais » (Claude-Louis Desrais : 1746 – 1816), portant un masque dans sa main droite.

Dans l'article intitulé Sortir masqué, il est question de l'importance du masque depuis l'Antiquité dans la société occidentale. Cette valeur a beaucoup décru avec le Christianisme. La Renaissance, qui remet à la mode l'Antiquité et un théâtre s'en inspirant, oublie cet élément. Celui-ci reste en usage notamment dans les mascarades, bals masqués et même dans la vie de tous les jours comme parure permettant de se protéger du soleil ou de se promener incognito.

L'abandon du masque dans le théâtre met fin à une fonction pédagogique primordiale de celui-ci : relativisant le 'jeu' humain, en particulier dans ce qu'il a de plus grossier (comique ou tragique) et en apportant une connaissance de la mesure des choses. Le second degré qui, de nos jours, semble de plus en plus mal vu est un des aspects de cette relativité et aussi un des ingrédients important de l'humour. La distanciation fine distinguant toutes apparitions est indispensable à la compréhension, l'intelligence et au bonheur. Le masque de théâtre est un révélateur.

© Article et photographies LM

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Parisienne de la fin du XVIIIe siècle

LaParisienne2-300Cette gravure intitulée « Parisienne » fait pendant à celle présentée dans l'article intitulé Muscadins. Cette inconcevable a un médaillon représentant Louis XVI. Un couple de merveilleuse et incroyable se promène à l'arrière-plan.

LaParisienneDetaila300lm© Article et photographies LM

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Dentelles

DentellesPhotographies du dessus : À gauche - Dentelle aux fuseaux, fin XVIIème, début XVIIIème, représentant une biche et un cerf sous un arbre. À droite : Dentelle du XVIIIe siècle. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.

Photographie du dessous :  Éventail de la fin du XVIIIème siècle avec une monture en ivoire sculptée d'un décor de personnages rehaussé d'or, et une feuille en dentelle d'Alençon. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.

Eventail300Photographie du dessous :  « Volant, Venise à la rose, aiguille, vers 1685. Lin, rinceaux ponctués de fleurs traités à l'horizontale. 9 x 378 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.VolantVeniseALaRose

VeniseCoralinePhotographie de gauche :  « Cravate ou col et manchettes en Venise dite "Coraline", aiguille, fin XVIIe siècle. 11 x 100 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

La dentelle est un élément important de l’habillement de nombre de petits maîtres. La vente Chayette & Cheval du 10 octobre prochain à Drouot - Richelieu, et celle de Thierry de Maigret  du 23 octobre me donnent l'occasion d’en parler.

Photographie de droite :  Dentelle à motifs du début du XVIIIe siècle. © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

Dentelleamotifs.jpgJusqu’à l’avènement des métiers mécaniques vers 1820, les dentelles sont considérées comme aussi précieuses que les bijoux. Même après cette période, elles continuent d’être recherchées. Aujourd'hui la dentelle est un article qui se vend toujours beaucoup sans se démoder.  

L’origine de la fabrication des premières dentelles est incertaine. On s’accorde à dire qu’elle naît dans la région de Venise au début du XVIe siècle. Il est certain que jusqu’à Colbert (1619-1683) et la création des première manufactures françaises, l’Italie est le principal centre de production de ces tissus précieux dont les français raffolent. Voyant l’argent de la noblesse s’évanouir en partie dans l’achat de ces ornements, les rois interdisent dans plusieurs édits les habillements trop riches (voir l’article intitulé Édits de Louis XIII imposant aux français une mode plus sobre).

Mais c’est peine perdue ; et il faut attendre Louis XIV et sa politique manufacturière pour que la France produise enfin de la dentelle d’au moins aussi bonne qualité que celle venant de l’étranger.

AlençonAiguille300Photographie de gauche :  « Remarquable volant, Alençon, aiguille, 1ère moitié du XIXe siècle. Treillage épais en croisillons de petit feuillage et rinceaux de corail souple, ponctué d'opulentes gerbes de fleurs sauvages épanouies, brassées ondulantes de fleurs aux pétales ombrés en bordure - crin de cheval dans les picots. 60 x 200 cm (très bel état, de rares petits trous). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

De nos jours, la dentelle est considérée comme un tissu à usage exclusivement féminin. Les illustrations du XVIIe siècle en particulier et du XVIIIe nous rappellent qu'à ces époques elle est utilisée par les deux sexes. Mais sait-on que jusqu'au XVIIe elle est l'apanage des hommes ? C'est à partir de Napoléon 1er que la tendance s'inverse et qu'elle devient celui de la gente féminine.

Nous vivons dans des certitudes et des schémas de pensée qui n'ont rien de perpétuel. Un tant soit peu de grandeur d'esprit nécessite d'intégrer cela, en particulier quand on s'intéresse aux rythmes de la mode qui sont toujours changeant.

Voir aussi ces articles : La dentelle et l'habit masculin ; Dentelles normandes.

Photographie du dessous :  « Documents de Reticella et Punto in Aria, Venise, aiguille, début XVIIe siècle. Beau volant Reticelle et bordure à dents Punti in Aria, 5 x 120 cm ; ornement de fraise 15 x 48 cm. »  © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

ReticellaetPuntoInAria500Photographie du dessous :  « Grand fichu, dentelles des Flandres, fuseaux à pièces rapportées, XVIIIe siècle. Fleurs en grille et réseau maille à 5 trous (très bel état). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

DentelleXVIIIesiecle300© Article LM

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Le blanc

Blanchisserie Royale300lmPhotographie de gauche : Photographie prise près de mon domicile d'un camion de la blanchisserie 'Royal Service'.

Le blanc c'est ce que l'on obtient lorsqu'on mélange la lumière de l'ensemble des couleurs. Il s'agit d'une base de travail idéale car rehaussant toutes les autres teintes, même le noir. Le papier est blanc, de même que la toile du peintre …

Depuis la fin du Moyen-âge jusqu'à la Révolution, il est la 'couleur' de la France, et continue par la suite d'être dans son drapeau. Elle est celle du Roi. Jusqu'au début du XVIIIe l'écharpe blanche est celle des Français et de leurs troupes.

C'est une marque de propreté aussi bien physique qu'intellectuelle. Je parle du 'linge blanc' dans l'article sur La mode et l'hygiène.

Le teint d'albâtre est depuis l'Antiquité à la mode jusqu'au XIXe siècle. Au XVIIIe on blanchit même les perruques.

Au sujet du blanc, en 1986, date de mon arrivée dans la capitale, les murs des monuments de Paris et des immeubles anciens sont de cette couleur, ou gris du fait de la pollution ; ce qui, avec les toits d'ardoise, les lumières du ciel changeant et les reflets scintillants de la Seine, fait ressembler Paris à une immense pierre précieuse, un diamant à mille facettes aux tons gris-bleuté et blanc lumineux. La très grande majorité des restaurations faites depuis, gomment cette blancheur au profit d'une sorte de couleur crème qui rompt cette harmonie découverte à mon arrivée.

Photographies ci-dessous : Gravure de Destours d’après Houel (sans doute Jean-Pierre Louis Laurent Houël - 1735-1813), représentant deux femmes lavant à la rivière, devant une ruine antique. Cette estampe est de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.

LaverAuBordDeLEau2-300Photographie du dessous : Blanche belle. Conte provenant de Le Cabinet des Fées, ou Collection Choisie des Contes des Fées, et autres Contes Merveilleux, tome cinquième, Genève, 1785.

BlancheBelle500lmPhotographie du dessous : Draps blancs. Gravure de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.

linge300lm© Article et photographies LM

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Le Dandy

ComedienLafont500lmPhotographie : Lithographie « de Benard et Frey » provenant de la revue « L'Artiste. » Le dessin est signé « Léon Noël 1837 » avec pour légende « LAFONT. (Théâtre du Vaudeville) ». La coiffure masculine en rouleau sur les tempes est alors très à la mode.

Le Dandy est une comédie en deux actes, « mêlée de chants » de Messieurs Jacques-Arsène-François-Polycarpe Ancelot (1794-1854) et Léon Laya (1811-1872) jouée pour la première fois en 1832 au Théâtre du Vaudeville. L'acteur principal semble être alors un comédien prénommé Lafont qui à son époque doit être célèbre dans ce rôle puisqu'on trouve encore aujourd'hui de ses représentations.

Photographie suivante : « LAFONT (dans le Dandy) »

LeDandy© Article et photographies LM

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Le service

HeloyseRuelleDetailServiceClair3-300lmPhotographie : Détail d'une estampe pleine page gravée par Pierre Duflos (1700 - 1786) illustrant 'Heloyse' (Lettres de deux amants, Habitants d'une petite ville au pied des Alpes : Julie ou la Nouvelle Héloïse) d'Oeuvres de Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), tome sixième, 1773.

Le service est un élément primordial de la galanterie et de la politesse. Évidemment pas n'importe lequel, mais celui offert à la beauté, l'élégance et la sagesse. Celui-ci n'est qu'émerveillement et finesses d'usages.

© Article et photographie LM

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La vélocipedomanie

AvenueDesChampsElysées300lmAvenueDesChampsElyséesdetail300lmÀ Paris la bicyclette est de plus en plus présente du fait des pistes cyclables aménagées depuis peu et du vélib (vélo en libre service).

Les premiers vélocipèdes à pédales naissent en France dans les années 1860. En 1867, la Maison Michaux les commercialise. Le succès est rapidement au rendez-vous. Il s'en suit ce que certains appellent alors une 'vélocipedomanie' ; d'autant plus que, du fait de leur industrialisation, ces deux-roues deviennent de plus en plus abordables notamment pour les ouvriers qui les utilisent.

Il s'agit d'une très belle invention qui ne pollue pas. Personnellement, n'appréciant pas le métro, j'utilise le vélib depuis sa présence dans la capitale.

Photographies : « Paris », « Avenue des Champs-Élysées ». Assiette de la fin du XIXe siècle.

© Article et photographies LM

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Luxe et magnificence

EssaiHistoriqueSurParisLuxe1-300lmPhotographie : « Essais historiques sur Paris de Monsieur de Saintfoix. Quatrième édition, revue, corrigée et augmentée. Tome quatrième. » « A Paris, chez la Veuve Duchesne, Libraire, rue S. Jacques... », 1766.

La définition du 'luxe' dans les différentes éditions du Dictionnaire de l'Académie française est intéressante. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle il est considéré comme une 'somptuosité excessive'. Il est donc de mauvais goût.

À partir du XIXe siècle et surtout au XXe, à des époques 'bourgeoises', cette définition change, ce mot devenant un synonyme de somptuosité et d'abondance.

Le luxe est meilleur que le faste qui est avant tout ostentatoire, alors que le premier « recherche encore le raffinement des aises et des commodités ». Mais il est loin derrière la magnificence qui exprime une véritable  somptuosité et qui est de l'ordre du don et de la dépense. Il y a quelque chose d'élevé dans la magnificence qui n'est pas dans le luxe qui est vain.

Pages 33 et 34 du tome quatrième (1766) de ses Essais historiques sur Paris, Monsieur de Saintfoix distingue le luxe de la magnificence. Voici ce passage : « Tous ceux qui ont écrit jusqu'à présent pour ou contre le luxe, auraient dû le distinguer d'avec la magnificence ; c'est ce qu'ils n'ont point fait. La magnificence est essentielle à un État monarchique, & nécessaire dans les grands ; elle fait éclore, encourage & soutient les arts utiles & agréables ; ce n'est point l'orgueil, c'est un caractère noble qui la guide ; elle offense d'autant moins, qu'elle sait économiser pour pouvoir paraître avec plus d'éclat dans les occasions qui en exigent. Le luxe au contraire est insultant, parce qu'il est journellement & frivolement dépensier ; c'est l’appétit & le triomphe des petites âmes ; il naît & se nourrit de l'envie ridicule de paraître plus qu'on n'est, en s'égalant par l'extérieur à ceux qui sont d'une condition au-dessus de la notre ; créateur & toujours avide de nouvelles superfluités, il nous met hors d'état de soulager les véritables besoins des autres ; on y devient insensible, & sa fastueuse ivresse nous rend mauvais parents, mauvais amis, mauvais citoyens. Il entretient, dit-on, les manufactures & fait entrer des millions dans le Royaume par ces modes & ces superfluités qu'il invente sans cesse & qui se débitent dans toute l'Europe : eh bien, en supposant que l'argent vaut mieux dans un État que des mœurs, tolérons cette sorte de luxe ; mais est-il concevable que le Gouvernement ne s'éveille pas enfin sur le nombre prodigieux des laquais ? ... »

© Article et photographie LM

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Exposition 'Jordaens (1593-1678) la gloire d'Anvers'.

1.La-famille-du-peintre500.jpgDu 19 septembre 2013 au 19 janvier, le Petit Palais à Paris présente une exposition intitulée Jordaens (1593-1678) la gloire d'Anvers. Ce peintre est le moins connu des trois principaux représentants de la peinture flamande du XVIIe siècle. C'est donc une belle occasion de pouvoir apprécier un grand nombre de ses œuvres (cent vingt) conservées aujourd'hui dans le monde entier et rassemblées ici, afin de plonger dans son univers et le courant qu'il représente.

1.La-familledupeintredetail300.jpgPhotographies :  « Jacques Jordaens (1593-1678). Autoportrait de l’artiste avec sa femme Catharina van Noort, leur fille Elisabeth et une servante dans un jardin, 1621-1622. Huile sur toile. © Madrid, Musée national du Prado. » J’ai choisi cette peinture en particulier pour les deux fraises et la collerette, accessoires vestimentaires qui seront le sujet d’un prochain article.1.La-familledupeintre2-300.jpg

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Présentation Tasinari & Chatel

Soieries2a-14septembre2013-500

Photographie : Lors des Journées du Patrimoine aux archives de la manufacture de soieries Tassinari & Chatel.

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Muscadins

ParisienMuscadin2-300lmPhotographies : Gravure de la fin du XIXe siècle ou du tout début du XIXe représentant un « parisien » habillé à la mode du Directoire en muscadin.

Cet article suit celui intitulé Le muscadin. Il présente une nouvelle gravure et surtout, une comédie en trois actes de Julien Jean Offray de La Mettrie (1709 – 1751), libertin, épicurien et matérialiste, publiée en 1747, intitulée La Faculté vengée et visible ici. Un des personnages est un muscadin et appelé ainsi, preuve que ce petit-maître est présent bien avant la Révolution. Voici la description qu'en fait un autre protagoniste : « Vous avez l'air vous-même d'un Seigneur, on dirait que vous auriez fait la fortune d'un Intendant. Le beau linge ! Les superbes dentelles ! Le beau blond ! Je n'ai point vu de plus belles perruques ! Le beau Diamant ! Et le magnifique Bec-à-Corbin ! » Le 'Bec-à-Corbin' ou 'bec-de-corbin' est le pommeau d'une canne ayant la forme d'un bec. Celui-ci répond : « MUSCADIN. Je suis tout en or jusqu'à mes boucles, & mon plat à barbe. Je porte en Hiver des Chemises de Cotton fin. Le Cotton est ami de la transpiration, de Sanctorius. »

  Voici la définition (visible ici) que donne le Magazin encyclopédique, ou Journal des sciences, des lettres et des arts …, tome premier, Paris, Magazin encyclopédique, 1795 :

Parisienrecadreblanc300lm« On demande l’étymologie du nom MUSCADINS donné aux petits-maîtres, aux gens du bon ton, aux mille-fleurs, à ceux qui se distinguent par une parure recherchée, etc. ; et si l'épithète Muscadins donnée aux hommes de cette espèce, est toute récente, si elle appartient à notre temps ?
1.° Muscadin, dans le sens propre, signifie une pastille de musc et d’ambre, que l’on mange par sensualité, ou pour adoucir l'haleine; une boîte de Muscadins, signifie donc une boîte de pastilles musquées. Ce mot vient évidemment de Musc, Parfum très-fort, mais peu agréable, s’il n’est tempéré par un mélange d’autres parfums. Pélisson dans l'histoire de l'académie française, parle de la question née dans le dernier siècle, à l'hôtel de Rambouillet, sur la prononciation de ce mot. Fallait-il dire Muscadins ou bien Muscardins ? Balzac voulait que l'on dit et écrivît Muscardin par un r ; et il se fondait sur ce que le mot était emprunté des Italiens, qui nomment ces pastilles Moscardini. Voiture, au contraire, tenait pour Muscadin sans r, prétendant que Muscardin était trop dur à l’oreille. [...]
2.° Les petits-maîtres faisant usage des muscadins ou pastilles musquées, on les a nommés eux-mêmes Muscadins, de même que ceux qui, pour répandre une odeur agréable, selon eux, dans les lieux par où ils passent, parfument leur linge, leurs habits, et n’auraient pas mis, il y a quelque temps encore, une chemise, si elle n’avait passé quelques heures dans le sultan (I [meuble de toilette qui est « un double coussin rempli de plantes odoriférantes desséchées, couvert de taffetas, bordé de rubans, etc. »]). Ce goût pour les odeurs et les parfums est très-ancien, soit dans notre Europe, soit dans l'Inde. On connaît le mot du poète latin, Pastillos Ruffillus olet ; [...]
Mais depuis quand a-t-on nommé les hommes-femmes, les hommes musqués des Muscadins ? Je suis fort tenté de croire que la dénomination est toute récente, et qu’elle n’a pas plus de deux ans de date à Paris, d’où elle a passé dansParisienMuscadinArrierePlanRecadre300lm les départements. Au moins, je ne me rappelle avoir vu dans aucuns de nos auteurs du dernier siècle, ni de celui-ci, l'épithète Muscadin appliquée en ce sens. C’est à mon avis un mot nouveau et très-nouveau, dont ces derniers temps ont enrichi notre langue. Au surplus, si quelqu'un plus versé que moi dans la lecture de nos livres, y avait vu les petits-maîtres et les gens parfumés, désignés par l'épithète Muscadins, il m’obligerait de me faire part de sa découverte. St. L***. »

Il est un peu tard pour faire lire à cet auteur le texte de Julien Jean Offray de La Mettrie datant de 1747. Je pense que l'on pourrait trouvé même des exemples datant du XVIIe siècle.

Pourtant beaucoup pensent que le muscadin naît avec la Révolution, comme John Centi Prevost qui dans Le dandysme en France, 1817-1839, ouvrage publié pour la première fois en 1952, cite un passage de Décade philosophique du 17 août 1794 d'Amaury Duval décrivant un muscadin marchant en sautillant, à petits pas, par ton, mais aussi parce « qu'il ne pourrait hâter sa marche, sans risquer de partager en deux » sa culotte étant très serrée. Il continue de le dépeindre avec de la « poudre qui blanchit ses cheveux », une « petite queue roulant sur un frack [frac] d'une forme bizarre »,  une « cravate au nœud soufflé », un « gilet qui ne descend guère plus bas que l'estomac », des « souliers qui ne lui cachent que les doigts du pied, et dans lesquels, pourtant, il paraît être à la torture ».

Dans Histoire secrète de la Révolution française … par François Pagès (tome troisième, Paris, 1798) il est écrit qu'à la Révolution : « tout homme ou toute femme qui était mis avec une certaine propreté, était appelé muscadin, muscadine. »

© Article et photographies LM

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Soierie lyonnaise

logoTassinari&ChatelPhotographieGland de gauche : Tissu avec une représentation de gland décoratif (ressemblant à un gland de passementerie) orné de végétaux (feuilles de chêne …).

Tassinari & Chatel perpétue le savoir de fabrication de la soierie lyonnaise depuis 1680. C'est la plus ancienne manufacture de soierie de la capitale des Gaules. 

Lors des Journées du patrimoine des samedi 14 et dimanche 15 septembre elle ouvre les portes de ses archives parisiennes au second étage du 10 rue du Mail dans le second arrondissement de Paris, le matin les samedi et dimanche à 10h, 11h et 12h et l'après-midi le samedi à 14h, 15h, 16h et 17h et le dimanche à 14h, 15h et 16h. Une bonne occasion de découvrir ce métier et parcourir l'histoire de ce textile à travers une sélection unique d'étoffes de soie. Tassinari & Chatel conserve des archives depuis sa création permettant de retrouver les documents originaux et de fabriquer des copies exactes avec des produits et outils identiques à ceux utilisés dans d'anciens ateliers. Elle possède un très important fond textile, près de cent mille documents anciens et des livres de commandes et de dessins.

Voir aussi les articles La mode textile sous le Second Empire (la maison Tassinari & Chatel participe activement à cette exposition) et Lyon : capitale française de la soie.

Photographies du dessous : Motifs de médaillon avec couple de tourterelles dans leur nid entouré d'une couronne de fleurs, au milieu d'arabesques de style pompéien et fleuries dans le goût du XVIIIe siècle ; et  bouquets floraux.

TourterellesRoses



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Le négligé

LeNegligeGalantDetail500lmPhotographies du dessus et de gauche : LeNegligeGalant300lm'Le négligé galant', gravure d'époque XVIIIe siècle (1760) de M. Salvador Carmona, « Gravé d'après le Tableau Original de Charles Coypel Tiré du Cabinet de Mr. Le Conte de Vence, Maréchal des Camps et Armées du Roy. »

Le négligé est un art du vêtement particulier. C'est un substantif surtout associé à l'intimité et à la femme. Il ne s'emploie alors qu'au singulier, et au XVIIe siècle semble-t-il qu'avec les pronoms personnels. Il peut l'être comme adjectif, mais n'a alors rien à voir avec le fait d'être négligé, ce qui rebute tout élégance. La nuance est fondamentale. Dans le premier cas nous sommes dans le domaine de la mode et de la beauté, dans le second dans son contraire.

Le négligé est un1798BonnetNegligeDetail300lm habit assez simple, confortable et commode. On distingue : celui du matin que l'on porte au saut du lit ; le négligé élégant dans lequel on se permet occasionnellement de recevoir une personne chez soi ; ou le négligé galant qui exprime une recherche de plus d'intimité.

En privé le négligé est fréquent à des époques où en société la mode est aux corsets, robes à panier ou autres crinolines, perruques, falbalas et parures multiples, aussi bien féminines que masculines.

Lorsqu'un hôte impromptu s’annonce avant que l'on se soit préparé pour l'accueillir, on s'excuse de le recevoir « dans un tel négligé » qui peut être vestimentaire mais aussi au niveau des appartements dans lesquels il est convié.

1798BonnetNeglige300lmLe négligé vestimentaire recherché de la jolie femme apporte souvent une valeur sensuelle à sa personne mettant en avant sa beauté naturelle. Il a une vertu esthétique qui peut ne pas être érotique. Mais rappelons une nouvelle fois que cela n'a rien à voir avec le fait de se négliger, tout à contrario.

Le Grand vocabulaire français (1771) fait remarquer : « On dit aussi en peinture, dans un sens à peu près pareil, un beau négligé plaît souvent plus qu'une froide correction. »

J'ai trouvé plusieurs exemples où on associe l’adjectif 'négligé' à une coiffure. Aux pages 272 à 274 de L'Indicateur de 1778 est décrite la coiffure masculine « en Négligé Galant » (le texte est accompagné d'une gravure). D'autres exemples sont présentés ci-après.

Photographies de droite et de gauche : Planche n° 80 provenant du Journal des Dames et des Modes fondé à Paris en 1797. Il est écrit en haut « An 7 » ; ce qui correspond aux années 1798 - 1799. La légende indique : « Bonnet négligé garni en Comètes. Schall [châle] de Casimir. » Voici d'autres exemples d'à peu près la même époque : « Négligé à L'iphigénie », « Demi-Négligé »,  « Capote négligée ».

D'autres images : « Madame la Duchesse de Bouillon en déshabillé négligé assise sur un Sopha », « Jeune fille brune en négligé », « Jeune femme en négligé accoudée à une petite table »,   Négligé du matin, « L'agréable négligé », « Costume Négligé », « Costume Demi Négligé », « Négligé pour la Promenade »,  « Costume de Ville, Négligé ».

© Article et photographies LM

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Marchande de modes

MarchandeDeModes1778Tissus500lmPhotographie : Marchande de modes de 1778 choisissant des tissus présentés par des vendeurs, avec derrière elle deux de ses couturières à l'ouvrage.

© Article et photographie LM

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Le blousé

blouse500lmPhotographies : Gravure faisant référence à la pièce Les Blouses, ou La soirée à la mode de 1822. Elle est du XIXe siècle et sans doute de l'époque de celle-ci. « N° 514 et 515. Costumes de POTIER rôle de BLOUSÉ et de BOSQUIER-GAVAUDAN rôle de MICHEL, dans les Blouses comédie-vaudeville de MM. Gabriel et Armand. Théâtre des Variétés. Chez Martinet. BLOUSÉ. Il vous manque la ceinture. MICHEL, le laboureur. Je la porte en dessous. BLOUSÉ. Ça ne doit pas faire aussi bien à l'oeil. »
blouseblanc300lmDans l'article intitulé La ou le rococo, je présente une estampe de vers 1822-24 avec un couple à la mode du moment dont la femme désigne à son compagnon des tissus : « Ce serait joli en blouse » dit-elle. À cette période ce genre de vêtement est très apprécié des modeux. C'est le sujet d'une « comédie-vaudeville en un acte » par MM. Dartois et Gabriel « représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théâtre des variétés, le 20 juillet 1822 » intitulée Les blouses, ou La soirée à la mode. La pièce est visible ici : archive.org. Un des personnages s'appelle Blousé. C'est « un élégant du jour, suivant toutes les modes ». Et l'une d'entre elles est celle de la blouse.
En 1822, en France, les petits-maîtres du moment sont les gandins et les dandys. La Révolution n'est pas encore très éloignée. Celle-ci n'a pas seulement mis à la mode l'Antique, mais aussi des tenues populaires. Les sans-culottes sont à l'origine d'une véritable mode et pas seulement dans le domaine vestimentaire. Leurs habits sont portés par les révolutionnaires et leurs manières utilisées volontairement. C'est ainsi que les pantalons, préalablement portés surtout par une population laborieuse deviennent de mode. C'est la même chose à cette époque pour la blouse qui est un autre symbole du peuple travailleur. Par la suite l’engouement pour le pantalon se retrouve dans toutes les couches de la société. La blouse reste aussi en vogue mais évidemment beaucoup moins longtemps ; mais si la pièce s'appelle Les blouses, ou La soirée à la mode, c'est que ce vêtement est, en 1822, encore très utilisé chez les jeunes suivant le goût du jour.

blousedetailcouplea300lmCe couple est en arrière plan de l'estampe. Leur position 'en chenille' est intéressante car caractéristique. C'est le sujet de l'article Le petit-maître en chenille. On retrouve cette façon dans la gravure présentée dans La parisienne et aussi dans la première de La civilité. Il s'agit d'une manière de révérence, d'accompagnement du salut par le corps en entier, pratique complètement oubliée aujourd'hui, comme le sont du reste les petit-maîtres et les belles manières.

© Article et photographies LM

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L'aise intelligente, l'habile décontraction.

delachausseerecadre300lmPhotographie : Estampe de la première moitié du XVIIIe siècle ayant pour légende « Eq. Michael Angelus Causeus Delachausse Parisinus. »

La quiétude, la sérénité, la décontraction, l'aise, l'agrément, être détendu … je cherche en vain le mot français ou l'expression qui convient à cet état ; où l'esprit, le corps et l'entourage ne forment qu'un tout harmonieux, clair, vif et rempli de plaisir, de contentement, de joie ; où l'on ressent la satisfaction et la jouissance à chaque respiration, à chaque battement de cœur, à chaque mouvement … une félicité qui est intelligence, conscience du moment ; où le moindre rayon de soleil est un plaisir profond, comme la brise légère qui caresse notre peau, un corps gracieux qui se déplace, ou un visage ami qui nous sourit … où chaque chose est à la place qui lui convient le mieux ; où chaque élément, chaque mouvement de chacun de nos sens est un délice, une volupté fraîche, une félicité ; où le mot 'sens' rejoint celui de 'sensuel' mais aussi la pure pensée, la matière devenant esprit et vis-et-versa. Il existe sûrement un mot pour désigner cela. Cet état transparaît dans la façon de se mouvoir, de porter l'habit. Cette habile et intelligente décontraction est une des clés de la mode française, mais aussi de celle de l'Antiquité. Les habits grecs et romains faits de drapés appellent cette sérénité. La façon de porter le drapé, de se mouvoir à l'intérieur et avec, et d'envelopper dedans sa pensée, ou du moins de faire suivre le mouvement de l'esprit dans celui du corps jouant avec la matière, devient langage, savoir et jouissance de cela. On continue de se draper pendant tout le Moyen-âge et encore après. On le porte même sur l'armure. D'autres éléments s'ajoutent à ce bonheur vestimentaire. Le linge de corps blanc et donc propre apporte ce confort, cette fraîcheur, cette douceur. D'autres éléments comme la dentelle, les rubans ajoutent à cette finesse et prolongent avec grâce les mouvements … Si vous avez trouvé le mot, dites le moi s'il-vous-plaît !

© Article et photographie LM

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Savoir vivre

manuelslmPhotographie du dessus : Manuels de « savoir vivre » de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

La courtoisie, la galanterie, l'élégance, la politesse … sont des notions très anciennes de l'histoire sociale française … Celle de savoir-vivre en fait partie. Dans le Dictionnaire de L'Académie française de 1762 (quatrième édition) on lit : « On dit, qu'Un homme sait vivre, pour dire, qu'Il se conduit dans le commerce de la société civile, avec tous les égards, toutes les mesures, & même toutes les précautions qu'un honnête homme est obligé d'avoir, ou de garder avec les autres. Et dans le sens contraire on dit, qu'Il ne sait pas vivre. On dit, qu'Un homme sait bien le monde, pour dire, qu'Il sait bien la manière de vivre dans la société des hommes, & particulièrement du grand monde. » Mais, comme l'écrit Jean-François Féraud dans son Dictionnaire critique de la langue française (Marseille, Mossy 1787-1788), cette expression qui utilise deux substantifs (qui sont aussi deux verbes) est « contre le génie de la Langue ». C'est sans doute pour cette raison qu'aucun ouvrage ne l'utilise directement dans son intitulé avant le XIXe siècle. Si on s'en réfère au catalogue numérisé de la Bibliothèque nationale de France, le premier manuel comprenant dans son titre cette locution date de 1838. A partir de ce moment les ouvrages abordant cette thématique ne cessent de se multiplier jusqu'à aujourd'hui. Je ne vais pas m'étendre ici sur ce sujet. J'en parlerai sans doute dans un prochain « Manuel du gandin ».

© Article et photographie LM

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Bonnet à la glorieuse

 

BonnetALaGlorieuse650.gif Photographie du catalogue de la vente aux enchères de la maison Ader Nordmann Manuscrits et autographes du jeudi 27 juin 2013 à  14h00, salle des ventes Favart à Paris. « Manuscrit de vers, orné de gravures de coiffures, seconde moitié du XVIIIe siècle ; un vol. in-12 de 35 pages manuscrites et 51 gravures, certaines aquarellées, cartonnage d’époque usagée (qqs petits défauts). Recueil de coiffures féminines, certaines un peu rognées pour être mises au format du volume, la plupart légendées : Baigneuse en marmotte ; Chapeau à la Jokeis ou Jaquet surmonté d’un pouf élégant ; Chapeau au Traineau ; Bonnets anglais, demi-négligé, à la Belle-Poule, à la Cornette de France, à la Glorieuse, etc. Les vers inscrits en regard de ces têtes sont galants ou tendres, et moqueurs : « Je refusais au jeune Iphis De me rendre dans un bocage. Je refusais, mais je rougis ; Peut-on promettre davantage ? Comment ne pas croire un amant », etc. » © Catalogue Ader.

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Merveilleuses & merveilleux