La vente Thierry de Maigret du 23 octobre à Drouot - Richelieu à Paris propose non seulement des tissus (voir article intitulé Dentelles), mais aussi des vêtements des XIXe et XXe siècles dont en voici quelques exemples couvrant de 1850 à 1950 avec leur description en fin d'article.
Photographies du dessous : 1850 - 1860 - 1870.
Photographie du dessous : 1910.
Photographies du dessous : 1916 - 1925 - 1935.
Photographies du dessous : 1940 - 1950.
Photographies du dessus de gauche à droite et de haut en bas : - 1850 - « Rare robe d'été en gaze imprimée et son canezou assorti, vers 1850. Voile de coton imprimé de rayures bleu indigo et de guirlandes de boutons de roses façon " Chiné à la branche ". Corsage largement décolleté bordé de batiste blanche brodée, laçage intérieur, manches bouffantes à double engageant. Jupe sur crinoline à 3 volants étagés (petits accrocs sur le volant supérieur). Canezou en pointe boutonné devant avec patte de recouvrement (bel état, légères salissures). ». - 1860 - « Robe en moire de soie violette, vers 1860. Ottoman de soie moiré et teint à la mauveïne, corsage boutonné devant aux manches pagodes largement évasées, doublées de satin blanc et soulignées de dentelle noire du Puy, jupe sur crinoline montée à plis plats (bel état, très légères décolorations). » - 1870 - « Robe d'été sur tournure, vers 1870. Linon blanc à plumetis. Corsage manches longues boutonné devant, jupe volantée sur l'ourlet à effet de "paniers" et traîne dans le dos. » - 1910 - « Robes d'après-midi en mousseline brodée, vers 1910. Mousseline de soie plissée framboise rebrodée sur le plastron et l'ourlet de grosses fleurs en soie floche. Boutonnage factice à l'encolure, petit col dentelle. On joint: une autre robe en satin mauve voilée de mousseline violette, corsage en tulle brodé, festons de mousseline et frange de soie (bel état, doublure restaurée). » - 1916 - « Ensemble tailleur de jour, LINKER & Cie, vers 1916. Jupe, corsage et veste de tailleur en ottoman de soie bleu marine, chemisier en maille-filet 5 trous avec corselet bleu orné de petits boutons doré et passementerie de soie, poignets et col rond galonnés. Veste à large revers de col et poignets en tweed pied-de-coq bleu marine et blanc, fermé devant par de gros brandebourgs en soie et boutons recouverts (ourlet plombé). Jupe droite fendue sur devant et derrière ornée de brandebourg (très bel état, doublure satin de soie crème). Griffe satin crème tissé safran: «Linker & Cie/ 7 rue Auber Paris», gros grain de taille griffé et numéroté à l'encre "6459"sur le corsage. » - 1925 - « Robe du soir aux plumes perlées, vers 1925. Mousseline de soie rose pale brodée en perles or et nacrées de sept grandes plumes d'autruche soulignées de fil guilloché or. Coupe asymétrique à pans flottants sur les côtés (un petit accroc) H: 110 cm (fond de robe d'origine manquant, on joint un fond moderne). » - 1935 - « Manteau du soir en velours de soie, Couture, vers 1935. Long fourreau en panne de velours de soie noir, manches ¾ structurées à soufflets maintenus par du fil de fer. Griffe manquante. » - 1940 - « Manteau de jour, Paris, vers 1940. Superbe lainage bouclé crème, gansé de soie noire au revers du col et le long des basques. Forme croisée à basques détachées sur les hanches. Ampleur de la jupe sous le genou. Griffe manquante, (état superbe, doublé soie). » - 1950 - « Manteau léger, attribué à ROBERT PIGUET, vers 1950. Shantung moutarde doublé soie, manches ¾ à revers, découpes en biais à partir des poches. Griffe manquante (très bel état). Surnommé « Le plus parisien des couturiers français », Robert Piguet Formé chez Redfern et Poiret, ouvrit sa propre maison en 1933 qui servit de terrain de formation de Dior, Bohan, Galanos, Balmain et Givenchy. C.Dior disait: « Robert Piguet m'a appris les vertus de la simplicité à travers laquelle nait la véritable élégance ». » Jolie conclusion !
Photographie : Détail d'une gravure d'un journal de mode de 1787. Le chapeau est particulièrement impressionnant.
Photographies :
Personnage unique d'une estampe, sans doute de mode, gravée par « Duhamel » (A. B. Duhamel : 1736 – après 1800) d'après « Desrais » (Claude-Louis Desrais : 1746 – 1816), portant un masque dans sa main droite.
Cette gravure intitulée « Parisienne » fait pendant à celle présentée dans l'article intitulé
© Article et photographies LM
Photographies du dessus : À gauche - Dentelle aux fuseaux, fin XVIIème, début XVIIIème, représentant une biche et un cerf sous un arbre. À droite : Dentelle du XVIIIe siècle. © Catalogue Chayette & Cheval du 10 octobre 2013.
Photographie du dessous : « Volant, Venise à la rose, aiguille, vers 1685. Lin, rinceaux ponctués de fleurs traités à l'horizontale. 9 x 378 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.
Photographie de gauche : « Cravate ou col et manchettes en Venise dite "Coraline", aiguille, fin XVIIe siècle. 11 x 100 cm ... » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.

Photographie du dessous : « Grand fichu, dentelles des Flandres, fuseaux à pièces rapportées, XVIIIe siècle. Fleurs en grille et réseau maille à 5 trous (très bel état). » © Catalogue Thierry de Maigret du 23 octobre 2013.
© Article LM
Photographie du dessous : Blanche belle. Conte provenant de Le Cabinet des Fées, ou Collection Choisie des Contes des Fées, et autres Contes Merveilleux, tome cinquième, Genève, 1785.
Photographie du dessous : Draps blancs. Gravure de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe.
© Article et photographies LM
Photographie : Lithographie « de Benard et Frey » provenant de la revue « L'Artiste. » Le dessin est signé « Léon Noël 1837 » avec pour légende « LAFONT. (Théâtre du Vaudeville) ». La coiffure masculine en rouleau sur les tempes est alors très à la mode.
© Article et photographies LM
Photographie : Détail d'une estampe pleine page gravée par Pierre Duflos (1700 - 1786) illustrant 'Heloyse' (Lettres de deux amants, Habitants d'une petite ville au pied des Alpes : Julie ou la Nouvelle Héloïse) d'Oeuvres de Jean-Jacques Rousseau (1712 - 1778), tome sixième, 1773.
À Paris la bicyclette est de plus en plus présente du fait des pistes cyclables aménagées depuis peu et du vélib (vélo en libre service).
Photographie : « Essais historiques sur Paris de Monsieur de Saintfoix. Quatrième édition, revue, corrigée et augmentée. Tome quatrième. » « A Paris, chez la Veuve Duchesne, Libraire, rue S. Jacques... », 1766.
Du 19 septembre 2013 au 19 janvier, le Petit Palais à Paris présente une exposition intitulée
Photographies : « Jacques Jordaens (1593-1678). Autoportrait de l’artiste avec sa femme Catharina van Noort, leur fille Elisabeth et une servante dans un jardin, 1621-1622. Huile sur toile. © Madrid, Musée national du Prado. » J’ai choisi cette peinture en particulier pour les deux fraises et la collerette, accessoires vestimentaires qui seront le sujet d’un prochain article.
Photographies : Gravure de la fin du XIXe siècle ou du tout début du XIXe représentant un « parisien » habillé à la mode du Directoire en muscadin.

Photographie
de gauche : Tissu avec une représentation de gland décoratif (ressemblant à un gland de passementerie) orné de végétaux (feuilles de chêne …).

Photographies du dessus et de gauche :
'Le négligé galant', gravure d'époque XVIIIe siècle (1760) de M. Salvador Carmona, « Gravé d'après le Tableau Original de Charles Coypel Tiré du Cabinet de Mr. Le Conte de Vence, Maréchal des Camps et Armées du Roy. »
habit assez simple, confortable et commode. On distingue : celui du matin que l'on porte au saut du lit ; le négligé élégant dans lequel on se permet occasionnellement de recevoir une personne chez soi ; ou le négligé galant qui exprime une recherche de plus d'intimité.
Le négligé vestimentaire recherché de la jolie femme apporte souvent une valeur sensuelle à sa personne mettant en avant sa beauté naturelle. Il a une vertu esthétique qui peut ne pas être érotique. Mais rappelons une nouvelle fois que cela n'a rien à voir avec le fait de se négliger, tout à contrario.
Photographie : Marchande de modes de 1778 choisissant des tissus présentés par des vendeurs, avec derrière elle deux de ses couturières à l'ouvrage.
Photographies : Gravure faisant référence à la pièce Les Blouses, ou La soirée à la mode de 1822. Elle est du XIXe siècle et sans doute de l'époque de celle-ci. « N° 514 et 515. Costumes de POTIER rôle de BLOUSÉ et de BOSQUIER-GAVAUDAN rôle de MICHEL, dans les Blouses comédie-vaudeville de MM. Gabriel et Armand. Théâtre des Variétés. Chez Martinet. BLOUSÉ. Il vous manque la ceinture. MICHEL, le laboureur. Je la porte en dessous. BLOUSÉ. Ça ne doit pas faire aussi bien à l'oeil. »
Dans l'article intitulé 
Photographie : Estampe de la première moitié du XVIIIe siècle ayant pour légende « Eq. Michael Angelus Causeus Delachausse Parisinus. »
Photographie du dessus : Manuels de « savoir vivre » de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.
