Le musée Pierre Cardin ouvert le 13 novembre 2014 à Paris à 25 euros l'entrée me fait réagir. Pierre Cardin semble oublier quelle est la principale origine de la mode : la rue. L'élitisme n'a rien à voir avec les rythmes de la mode, son harmonie … sa musique. Je n'ai pas arrêté de le montrer dans ce blog à travers les petits-maîtres. Si la mode aujourd'hui n'est plus qu'une entreprise internationale (qui plus est en anglais) du prêt à porter, c'est aussi parce que la rue n'est plus ce qu'elle était en France depuis l'Antiquité : un théâtre permanent. Avant la télévision on s'asseyait dehors pour regarder les gens passer, discuter, rencontrer. On se promenait de la même façon, mais aussi pour 'faucher le persil', c'est à dire se montrer, à la manière des mannequins sur un podium. Le but n'était pas seulement comme aujourd'hui d'aller d'un point à un autre … mais d'être, regarder, lancer des oeillades, sentir, goûter … enfin vivre de ses sens … du sentiment qui en est l'expression. Les gandins et les merveilleuses réinventaient constamment la mode aidés par les couturiers et les couturières. Il y en avait même dans chaque village. Avant le prêt-à-porter, on ne portait que du sur-mesure, qu'il vienne d'une boutique où de chez soi, les patrons d'habits se vendant dans les magazines de mode. Et puis en cette période de grands froids, où certains dorment dans la rue, n'est-ce pas laid que d'autres bradent cet outil commun, cette fête collective du bien vivre ensemble que devrait représenter la mode, pour un luxe pécuniaire personnel, ou des considérations élitistes qui n'ont rien à voir avec ce que moi j'appelle la mode : une science des rythmes de représentation de l'individu en relation avec la communauté, à laquelle personne ne devrait être exclu ?
Photographie : Montage représentant un incroyable rue de Richelieu (à Paris) autrefois dédiée à la mode, là où se trouvait la boutique de Rose Bertin (1747-1813) avant la Révolution.
Photographies ci-dessous : « Rues de Paris le dimanche matin. » Faïence fine de Bordeaux de la manufacture Vieillard (marque aux trois croissants) datant entre 1845 et 1865 en pleine époque de la mode de la crinoline. Ici des vendeuses de crinolines sont présentées envahissant les rues de Paris le dimanche matin. J'ai déjà présenté cette assiette dans un article de mars 2012.
Photographies ci-dessous : « Tout à fait bon genre ». Assiette de Choisy le Roi du XIXe siècle, de la série « La crinoline », n°11.
© Article et photographies LM
Le XIXe siècle est friand de caricatures. Dans les années 1860 les crinolines sont un sujet d’ironie facile. Je pourrais faire une exposition sur ce sujet tellement j'ai de documents. Par exemple cette
Photographie ci-dessous : « LA CRINOLINE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES. LA LOUEUSE DE CHAISES. - Madame, vous devez quinze chaises ! » Illustration de Nouvelles pochades par Cham.
Photographie ci-dessous : À gauche - « Je vous avais dit de n'aller chercher qu'une voiture. - La robe de madame ne tiendrait jamais dans une voiture, j'en ai prise deux. »
Photographie ci-dessous : « - Je voulais plaider en séparation de corps avec mon mari, mais j'ai trouvé un autre moyen, j'ai acheté un jupon malakoff. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham.
Une chopine est une sorte de sabot féminin, galoche ou chausson, à très haute semelle, utilisée en particulier à la Renaissance. De nombreuses images de l'époque représentent des vénitiennes en portant. Son rôle est de protéger la chausse ou le soulier.
Photographies ci-dessus : « Nobile Moderna ». Gravure de la fin du XVIe siècle provenant de Abiti antichi et moderni di diverse parti del mondo.
© Photographie LM
Photographie : « La Première Amie. » Estampe dessinée par Pauquet et gravée par Bara.
Photographie : Illustration pleine page de la nouvelle intitulée La Coquette du douzième tome de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies Femmes de l'âge présent ... (1781) par Rétif de la Bretonne (1734-1806). Le « Sujet de l'Estampe » est décrit en face de celle-ci : « La même Femme, sortant du lit, & parée : un Homme, qui l'a vue successivement dans ces deux situations, dit avec surprise : « La toilette est une belle invention ! » On a été obligé, pour rendre le sujet de cette Nouvelle, de rapprocher deux situations de la même Personne, qui ne pouvaient être simultanées. »
Photographies : Gravure provenant de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies femmes de l’Âge présent, « Septième volume » (1780), de Nicolas Edme Restif dit Restif de La Bretonne (1734-1806).
© Article et photographies LM
© Article et photographies LM
Photographie : Première page de couverture de Le Petit Écho de la Mode du 29 avril 1923. « INTÉRIEUR » « ROBE en crépon de laine. Forme droite à taille longue, blousant dans une ceinture plate. Fermeture sur le côté. Décolleté en bateau et manches pagode. Ornements de tresses ou de velours. Jupe unie. Robe 15640, métr. : 3 m. 50 en 110. »
La pochette est un accessoire de mode masculine qui consiste en un mouchoir ajusté dans la poche extérieure gauche de la veste, au niveau du sein.
La plus ancienne pochette que j'ai trouvée en regardant rapidement mes iconographies c'est une de 1845 ci-dessous.
© Article et photographies LM
Le Musée de Montmartre

Photographies ci-dessous : À gauche - Le cabaret Au Lapin Agile existe toujours. Il est derrière le Musée de Montmartre, près des vignes. À droite - Chat noir photographié dans le jardin du Musée de Montmartre.
Photographies ci-dessous : À gauche - Entrée de la Maison du Bel Air.
Photographies ci-dessous : À gauche - En haut de la Butte.
Photographies ci-dessous : À gauche - Atelier de Suzanne Valadon.
Photographie ci-dessous :
Photographie ci-dessous :
Photographie ci-dessous :
Du 18 octobre 2014 - 6 avril 2015, le Musée des jouets du monde de Bâle (Spielzeug Welten Museum Basel) présente en collaboration avec le Northampton Museums and Art Gallery en Angleterre une exposition intitulée en français :
« Cours de politesse et de belles manières ». Gravure (éditée « chez Martinet ») du premier quart du XIXe siècle (les habits sont de vers 1813). Trois personnages apprennent à bien se tenir. « Tarifs du Cours de Politesse. Pour ôter son chapeau 10 Guinées pour manger proprement 20 pour rire à propos 40 un entrechat 100 un calembour 100 ». La guinée est une pièce de monnaie britannique en or frappée jusqu'en 1813. Il est difficile de dire si cette scène se passe en Angleterre, ou s'il s'agit d'Anglais essayant d'apprendre la politesse en France. Le personnage de gauche donne une grosse somme d'argent à une femme pour recevoir son diplôme sur lequel est inscrit : « Mémoire de l'éducation complète de Willam Dog », avec au bas : « Total 1000 guinées ». « Dog » veut dire 'chien' en anglais. Un chien fait le beau à ses pied. Au milieu un homme attend sagement ; et à droite deux enseignent la révérence à un autre.
© Article et photographies LM
La Fondation Taylor

Photographie de dessous : Place Saint-Georges.
Photographie de dessous : Une partie d'une salle de Drouot le jeudi 2 octobre 2014.
Photographie de dessous :
Le temps des chansons
Diktats
Photographies ci-dessous : « 
Photographies ci-dessous : «
Photographie ci-dessous : «
Photographie ci-dessous : «
Photographies ci-dessous : «
Photographies ci-dessous : « 

Photographie ci-dessous : «
Photographies ci-dessous : « 
Photographie ci-dessous : «
Photographies ci-dessous : À gauche - «
Photographies ci-dessous : À gauche - «
Un jour j'écrirai un article sur les nombreux antiquaires et libraires 'en chambre' qui proposent de très belles choses uniquement sur Internet !

© Article et photographies LM