Articles avec #la mode catégorie

La mode de la rue

ruederichelieu300lm.jpgLe musée Pierre Cardin ouvert le 13 novembre 2014 à Paris à 25 euros l'entrée me fait réagir. Pierre Cardin semble oublier quelle est la principale origine de la mode : la rue. L'élitisme n'a rien à voir avec les rythmes de la mode, son harmonie … sa musique. Je n'ai pas arrêté de le montrer dans ce blog à travers les petits-maîtres. Si la mode aujourd'hui n'est plus qu'une entreprise internationale (qui plus est en anglais) du prêt à porter, c'est aussi parce que la rue n'est plus ce qu'elle était en France depuis l'Antiquité : un théâtre permanent. Avant la télévision on s'asseyait dehors pour regarder les gens passer, discuter, rencontrer. On se promenait de la même façon, mais aussi pour 'faucher le persil', c'est à dire se montrer, à la manière des mannequins sur un podium. Le but n'était pas seulement comme aujourd'hui d'aller d'un point à un autre … mais d'être, regarder, lancer des oeillades, sentir,  goûter … enfin vivre de ses sens … du sentiment qui en est l'expression. Les gandins et les merveilleuses réinventaient constamment la mode aidés par les couturiers et les couturières. Il y en avait même dans chaque village. Avant le prêt-à-porter, on ne portait que du sur-mesure, qu'il vienne d'une boutique où de chez soi, les patrons d'habits se vendant dans les magazines de mode. Et puis en cette période de grands froids, où certains dorment dans la rue, n'est-ce pas laid que d'autres bradent cet outil commun, cette fête collective du bien vivre ensemble que devrait représenter la mode, pour un luxe pécuniaire personnel, ou des considérations élitistes qui n'ont rien à voir avec ce que moi j'appelle la mode : une science des rythmes de représentation de l'individu en relation avec la communauté, à laquelle personne ne devrait être exclu ?

Photographie : Montage représentant un incroyable rue de Richelieu (à Paris) autrefois dédiée à la mode, là où se trouvait la boutique de Rose Bertin (1747-1813) avant la Révolution.

Photographies ci-dessous : « Rues de Paris le dimanche matin. » Faïence fine de Bordeaux de la manufacture Vieillard (marque aux trois croissants) datant entre 1845 et 1865 en pleine époque de la mode de la crinoline. Ici des vendeuses de crinolines sont présentées envahissant les rues de Paris le dimanche matin. J'ai déjà présenté cette assiette dans un article de mars 2012.

RuesdeParisledimanchematin.gifPhotographies ci-dessous : « Tout à fait bon genre ». Assiette de Choisy le Roi du XIXe siècle, de la série « La crinoline », n°11.

ToutAFaitBongenre300lm© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Caricatures de crinolines

CesPetitesDamesCrinoline300lm.jpgLe XIXe siècle est friand de caricatures. Dans les années 1860 les crinolines sont un sujet d’ironie facile. Je pourrais faire une exposition sur ce sujet tellement j'ai de documents. Par exemple cette série de douze assiettes d'époque de la manufacture de Choisy le Roi reprend plusieurs des thèmes de moquerie au sujet de la crinoline : prenant la foudre, fabriquée par un serrurier, provoquant des accidents, enlevant le travail des balayeurs, cachant les formes avantageusement, servant à la contrebande, faisant s'envoler comme une montgolfière etc.

Photographie ci-dessus : « - Qu'on dise encore que les crinolines c'est pas une bonne invention !.... » Illustration d'un Charivari de vers 1860 de la série « CES PETITES DAMES ».

Photographie ci-dessous : « Deux merveilleuses croisant le fer, grâce à l’exiguïté des rues de province. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham (dessinateur et caricaturiste du XIXe siècle).

CrinolineMerveilleusesSeCroisantRetouche300lmPhotographie ci-dessous : « LA CRINOLINE AUX CHAMPS-ÉLYSÉES. LA LOUEUSE DE CHAISES. - Madame, vous devez quinze chaises ! » Illustration de Nouvelles pochades par Cham. 

CrinolineLouageDeChaisesclair300lmPhotographie ci-dessous : À gauche - « Je vous avais dit de n'aller chercher qu'une voiture. - La robe de madame ne tiendrait jamais dans une voiture, j'en ai prise deux. »
À droite - « Ah ! Saprelotte ! Je me suis assuré contre la grêle mais j'ai oublié de m'assurer contre la crinoline. » Illustrations de Nouvelles pochades par Cham.

CrinolineVoitureChamps300lm.jpgPhotographie ci-dessous : «  - Je voulais plaider en séparation de corps avec mon mari, mais j'ai trouvé un autre moyen, j'ai acheté un jupon malakoff. » Illustration de Nouvelles pochades par Cham.

CrinolineSeparationDesCorpsunpeuretouche300lm.jpg

Autres articles sur ce sujet :
La crinoline ;
Fabrique de crinolines ;
Bêtises et autres culbutes, gourgandines ou tâtez-y ;
Vertugadins, paniers, crinolines et tournures ;
Crinolines.

© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Chopines vénitiennes

NobileModernaADecoupe300lm.jpgUne chopine est une sorte de sabot féminin, galoche ou chausson, à très haute semelle, utilisée en particulier à la Renaissance. De nombreuses images de l'époque représentent des vénitiennes en portant. Son rôle est de protéger la chausse ou le soulier.

La galoche est à semelle de bois, empeigne et contrefort pas obligatoirement dans cette matière. Elle se met par dessus le couvre-pied (chaussure, chausse ...) pour le préserver.

La chopine a la même fonction et une semelle en bois plus ou moins haute. Certaines sont si élevées que la femme qui en est affublée doit avoir un domestique près d'elle pour se tenir au cas où l'équilibre lui manque.

Au Moyen-âge on porte différentes sortes de structures avec semelle en bois s'ajoutant à ce qui couvre directement le pied. Certaines poulaines en sont pourvues. 

NobileModernaADetail300lm.jpgPhotographies ci-dessus : « Nobile Moderna ». Gravure de la fin du XVIe siècle provenant de Abiti antichi et moderni di diverse parti del mondo.

Photographie ci-dessous : Exemple de la même série de gravures.

VecellioGentildonneVenetianeAttana300lm.jpg

Autres exemples de chopines ici.

© Article et photographies LM

Voir les commentaires

La Première Amie

LaPremiereAmieRecadreNettoye300.jpgPhotographie : « La Première Amie. » Estampe dessinée par Pauquet et gravée par Bara.

© Photographie LM

Voir les commentaires

Une coquette avant et après sa toilette

LesContemporainesLaCoquetteGravure300lm.jpgPhotographie : Illustration pleine page de la nouvelle intitulée La Coquette du douzième tome de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies Femmes de l'âge présent ... (1781) par Rétif de la Bretonne (1734-1806). Le « Sujet de l'Estampe » est décrit en face de celle-ci : « La même Femme, sortant du lit, & parée : un Homme, qui l'a vue successivement dans ces deux situations, dit avec surprise : « La toilette est une belle invention ! » On a été obligé, pour rendre le sujet de cette Nouvelle, de rapprocher deux situations de la même Personne, qui ne pouvaient être simultanées. »

© Article et photographie LM

Voir les commentaires

À table en 1780

LesContempraines1780LEpouseMere300lmPhotographies : Gravure provenant de Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies femmes de l’Âge présent, « Septième volume » (1780), de Nicolas Edme Restif dit Restif de La Bretonne (1734-1806).

LesContempraines1780LEpouseMere500lm© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Moments de la vie parisienne

highlife3MOMENTSdetailPromenade650lm.jpgLes promenades au bois de Boulogne sont réputées au moins depuis le Moyen-âge. On s'y promène à pied ou à cheval afin de faire de l'exercice, y savourer une vie sociale mondaine en pleine nature, faucher le persil (c'est à dire se montrer avec élégance), respirer un air sain etc. Ce lieu rafraîchit l'esprit le matin tôt au sortir d'un bal, d'un banquet, ou au lever afin de bien commencer la journée. Le reste du temps on vient y trouver la paix, faire des rencontres, flâner etc. Aujourd'hui évidemment ce n'est plus pareil.

Le bal masqué est une autre pratique parisienne fort en usage depuis des siècles qui a presque disparu de nos jours. Il y en a beaucoup d'autres.

Les deux images proviennent d'un même ensemble produit à la fin du XIXe siècle.

highlife3MOMENTSdetailBalMasque650lm.jpg© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Shakespeare, l'étoffe du monde.

ShakespeareLEtoffeDuMonde.jpg« De l’évocation d’un théâtre élisabéthain aux plus beaux costumes d’Hamlet, les différentes facettes de l’univers shakespearien sont dévoilées au Centre national du costume de scène à Moulins » jusqu'au 4 janvier 2015 dans l'exposition intitulée Shakespeare, l'étoffe du monde.

Voir les commentaires

Table de toilette de 1923

lepetitechoelamode1823avrildecoupe500lm.jpgPhotographie : Première page de couverture de Le Petit Écho de la Mode du 29 avril 1923. « INTÉRIEUR » « ROBE en crépon de laine. Forme droite à taille longue, blousant dans une ceinture plate. Fermeture sur le côté. Décolleté en bateau et manches pagode. Ornements de tresses ou de velours. Jupe unie. Robe 15640, métr. : 3 m. 50 en 110. »

Voir les commentaires

La pochette, le mouchoir.

BelleJardiniere1935Detail300lm.gifLa pochette est un accessoire de mode masculine qui consiste en un mouchoir ajusté dans la poche extérieure gauche de la veste, au niveau du sein.

J'ai évoqué dans plusieurs articles la place importante qu'occupe le mouchoir dans la mode, en particulier dans celui visible ici. Autrefois on le montre beaucoup. Aujourd'hui ce n'est plus le cas sauf dans le cas de la pochette, reliquat de la gloire passée de ce carré de tissu. 

Photographie de droite : Publicité de « Belle jardinière » du 16 mars 1935, chaîne de magasins de confection qui se développe en France de 1824 à 1972.

 Photographies ci-dessous : « Giovanetti » ('Jeunes hommes'). Gravure provenant Habiti Antichi, et Moderni di tutto il’Mondo de Cesare Vecellio (Venetia, Gio Bernardo Sessa, 1598).

VecellioGiovanettiMouchoirlmLa plus ancienne pochette que j'ai trouvée en regardant rapidement mes iconographies c'est une de 1845 ci-dessous.

192a1845elcorreorecadre300lm.gif© Article et photographies LM 

Voir les commentaires

L’Esprit de Montmartre et l’Art Moderne, 1875 - 1910.

CanneMoustache.jpgLe Musée de Montmartre inaugure le 17 octobre 2014 trois nouveaux espaces : l’Hôtel Demarne, l’atelier-appartement de Suzanne Valadon et Maurice Utrillo,  et le Café Renoir. En même temps il présente une nouvelle exposition temporaire jusqu'au 25 septembre 2015 sur L’Esprit de Montmartre et l’Art Moderne, 1875 - 1910.

Ce nouveau musée de Montmartre est un petit bonheur situé au coeur du quartier du même nom. Pour le prix d'un ticket (ou 19 € pour toute l'année) on a le droit à :

- Un jardin montmartrois typique avec son chat noir, sa vue sur des vignes (les dernières à Paris), son reliquat de petit bois, ses escaliers qui montent etc.

- Une visite de la Maison du bel air où se trouve l'exposition permanente. Cette bâtisse du XVIIe siècle serait la plus ancienne de la Butte. Plusieurs artistes y ont résidé.

- ChatDoreRecadre300Une visite de l'exposition temporaire située dans l'Hôtel particulier Demarne habité par un comédien de la troupe de Molière. Elle est sur deux étages. À partir du second on a accès à l'atelier appartement du peintre Suzanne Valadon (1865-1938) et son fils Maurice Utrillo (1883-1955) lui aussi peintre. Ceux-ci ont vécu ici ; et c'est à partir de documents originaux que la décoration de ces pièces a été faite en allant chiner les objets. Ils fréquentent Toulouse-Lautrec, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Vincent van Gogh,  Pablo Picasso, Georges Braque, Erik Satie etc.

L'exposition temporaire est vraiment très intéressante avec des oeuvres surprenantes. Elle nous présente les nouveaux cabarets qui apparaissent (Le Lapin Agile, La Chat Noir, les Quat'z'Arts...), ses artistes (avec des oeuvres de Henri Gustave Jossot, Pierre Bonnard, Henri-Gabriel Ibels, Henri de Toulouse-Lautrec ...), ses courants (les incohérents, les fumistes, les hydropathes ...) etc.

FemmeSeLavantUnPied300Évidemment il faut avoir une âme quelque peu libertaire pour apprécier. Ce n'est qu'en 1860 que le village de Montmartre est annexé à Paris. Ce quartier encore sauvage (avec ses vignes, ses petits bois escarpés, ses roches et ses petites demeures (le sol étant friable on ne peut y construire haut) se manifeste particulièrement lors de la Commune de Paris en 1871. Il devient alors un des lieux de refuge de la junte (de l'espagnol junta : 'assemblée') libertaire et artistique de Paris.

Cette exposition temporaire « montre l'importance de Montmartre en tant que centre de l'avant-garde artistique. 200 pièces d’archives et 150 œuvres, issues de la collection de la Société d'Histoire et d'Archéologie Le Vieux Montmartre - Musée de Montmartre mais également de collections publiques et privées, présentent au visiteur les moyens d’expression des artistes de l’époque (satire, caricature), leurs médias de prédilection (affiches, illustrations, chansons), et leurs lieux d’expression favoris (cabarets, cirque). »

Photographie de gauche : Portrait d'Émile Courtet (dit Émile Cohl, 1857-1938) par André Gill (pseudonyme de Louis-Alexandre Gosset de Guines, 1840-1885).

Photographie de droite : La Femme au Chat (vers 1882-1884) par Adolphe Léon Willette (1857-1926).

Photographie de gauche : Femme séchant son pied (vers 1914) par Louis Legrand (1863-1951).

Photographie ci-dessous : Derrière la Maison du Bel Air.

BelAirDos300Photographies ci-dessous : À gauche - Le cabaret Au Lapin Agile existe toujours. Il est derrière le Musée de Montmartre, près des vignes. À droite - Chat noir photographié dans le jardin du Musée de Montmartre.

CabaretLeChatNoirPhotographies ci-dessous : À gauche - Entrée de la Maison du Bel Air. À droite - Dernières vignes de Montmartre. Autrefois la colline en était en partie couverte comme une bonne part des campagnes environnantes.

MuseeVignesPhotographies ci-dessous : À gauche - En haut de la Butte. À droite - Plus bas : Place Émile-Goudeau où se trouvait le Bateau-Lavoir incendié en 1970 et reconstruit en 1978 (il est sur la droite). Il a été la résidence de nombreux artistes : Paul Gauguin, Pablo Picasso, Amedeo Modigliani, Max Jacob etc.

ButtePhotographies ci-dessous : À gauche - Atelier de Suzanne Valadon. À droite - Pièce de son appartement.

AtelierSalonPhotographie ci-dessous : Scène de café, vers 1892, par Henri-Gabriel Ibels (1867-1931).

Cafe300Photographie ci-dessous : Nocturne de Charles Louis Guilloux (1866-1946).

PaysageLuneRecadre300Photographie ci-dessous : Affiche pour le Cabaret du Ciel (1895) par Adolphe Léon Willette (1857-1926).CabaretDuCiel300

Voir les commentaires

3000 ans de chaussures

ChaussureXVIIIe.gifDu 18 octobre 2014 - 6 avril 2015, le Musée des jouets du monde de Bâle (Spielzeug Welten Museum Basel) présente en collaboration avec le Northampton Museums and Art Gallery en Angleterre une exposition intitulée en français : L’histoire sous les pieds - 3000 ans de chaussures. Elle parcourt 2000 ans d'histoire de la chaussure à travers 220 paires de modèles originaux. Ne l'ayant pas vue, je ne peux pas trop en parler, mais ce blog s'intéressant particulièrement aux modes anciennes je souhaitais l'évoquer.

Voir les commentaires

Cours de politesse et de belles manières

CoursDePolitesseEtDeBellesManieresDecoupe500lm.jpg« Cours de politesse et de belles manières ». Gravure (éditée « chez Martinet ») du premier quart du XIXe siècle (les habits sont de vers 1813). Trois personnages apprennent à bien se tenir. « Tarifs du Cours de Politesse. Pour ôter son chapeau 10 Guinées pour manger proprement 20 pour rire à propos 40 un entrechat 100 un calembour 100 ». La guinée est une pièce de monnaie britannique en or frappée jusqu'en 1813. Il est difficile de dire si cette scène se passe en Angleterre, ou s'il s'agit d'Anglais essayant d'apprendre la politesse en France. Le personnage de gauche donne une grosse somme d'argent à une femme pour recevoir son diplôme sur lequel est inscrit : « Mémoire de l'éducation complète de Willam Dog », avec au bas : « Total 1000 guinées ». « Dog » veut dire 'chien' en anglais. Un chien fait le beau à ses pied. Au milieu un homme attend sagement ; et à droite deux enseignent la révérence à un autre.

Voir aussi les articles : La civilité ; Faire belle jambe ; Le Petit-maître en Chenille.

CoursDePolitesseEtDeBellesManieresDetail300lm.jpg© Article et photographies LM

Voir les commentaires

Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme

PROLONGATION JUSQU'AU 17 JANVIER 2015 !
PortraitBaronTaylorLa Fondation Taylor est une association parisienne fondée en 1844 par le baron Taylor. Elle a pour objectif de « développer la connaissance des arts grâce à l’entraide des artistes eux-mêmes et à la générosité de ceux qui les soutiennent ».

Elle présente du 2 octobre au 15 novembre une exposition intitulée Le Baron Taylor à l’avant-garde du Romantisme à la galerie de la Fondation (1 rue La Bruyère, Paris 9e). Elle sera suivie dans l’Atelier (4e et 5e étage) d’une présentation des Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France du 6 novembre 2014 au 17 janvier 2015. Sirene2-300.jpgCette manifestation est organisée en lien avec l’exposition La fabrique du Romantisme, Charles Nodier et les Voyages pittoresques du Musée de la Vie Romantique du 10 octobre 2014 au 18 janvier 2015.

Le baron Taylor (1789-1879) est né à Bruxelles. Précurseur du romantisme, il prend le parti des modernes (de Victor Hugo et des Jeune-France : voir l'article Les romantiques 'jeune France' et 'nouvelle France'). Il est très impliqué dans les arts (théâtre, littérature, beaux-arts, musique etc.).

L'exposition s’organise « autour des différents chapitres de la vie de Taylor, au travers des œuvres des artistes et amis, pour la plupart rencontrés dans l’atelier de Degotti, le célèbre peintre-décorateur de l’Opéra, tels Daguerre, Bouton, Alaux, Cicéri, Gué, Fragonard... Troupe que rejoindra bientôt Dauzats, qui deviendra le plus proche collaborateur de Taylor. Nombre de ces artistes accompagneront Taylor dans ses expériences théâtrales, les Voyages pittoresques et les missions culturelles jusqu’à l’aventure du mutualisme et de la création des associations. Les Voyages pittoresques, partie importante de l’exposition, ont été déterminants dans la prise de conscience au XIXème siècle que les monuments appartiennent bien à l’Histoire et doivent comme tels être transmis de génération en génération. »

Alaux300.jpgLes oeuvres d'art et les monuments anciens peuvent être appréciés aujourd'hui souvent grâce à la mobilisation de certains comme le baron Taylor ou Prosper Mérimée (1803-1870) à l'époque romantique. Le Romantisme remet au goût du jour le passé, la terre. Les ruines exaltent l'imagination. On ressent cela, ainsi que la modernité de ce courant nouveau à travers les oeuvres présentées dans cette exposition dont certaines sont d'une exécution particulièrement fine.

Le 1 rue La Bruyère où se déroule l'exposition est au milieu du nouveau quartier à la mode alors (quartier Saint-Georges - Notre-Dame de Lorette), surnommé dès 1823 « la Nouvelle Athènes », proclamé à plusieurs reprises au  XIXe siècle « République des Arts et des Lettres », où vivent les affriolantes 'lorettes' (voir cet article). Il a beaucoup changé aujourd'hui ; mais il en reste quelques reliquats. Enfin pour ceux qui souhaitent marcher, ils peuvent se rendre à quelques pas à l'Hôtel Drouot et parcourir des ventes aux enchères dans ce musée à 'ciel ouvert', et se promener dans les passages couverts aux alentours (passages Verdeau, Jouffroy et des Panoramas qui se suivent et datent tous de la première moitié du XIXe siècle) ... charmants.

Photographie 1 :  Le baron Taylor par Alaux, Collection Mutuelle des artistes dramatiques et lyriques.

Photographie 2 :  Homme regardant une sirène sculptée sur chapiteau. Détail de la lithographie d'Engelmann Ruines l'église de Saint Pierre de Jumièges de Fragonard, provenant de Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - Normandie I.

Photographie 3 : Homme assis dans le vent avec son cahier de dessins. Peinture de Jean-Paul Alaux : Vue prise de Floirac. Collection du Musée des beaux-Arts de Bordeaux. Ci-dessous tableau en entier.
Alaux400.jpgPhotographie de dessous :  Place Saint-Georges.
PlaceSaintGeorges400.jpgPhotographie de dessous : Une partie d'une salle de Drouot le jeudi 2 octobre 2014.

SalleDrouot2oct2014-400.jpgPhotographie de dessous : Passage Jouffroy.PassageJouffroy400.jpg

Voir les commentaires

Le rococotier et la rococotière

Le rococotier et la rococotière sont des personnes qui aiment et recherchent les choses rococos, dans le sens d'anciennes. On peut dire que mon blog est rococotier dans la mesure où je parle beaucoup d'objets d'art du passé. La raison est que je ne trouve rien d'intéressant dans l'art contemporain des XXe et début XXIe siècles.

© Article LM

Voir les commentaires

Le temps des chansons

LeTempsdesChansons.jpgLe temps des chansons est le site d'une marchande de partitions anciennes. Elle possède un fonds de quelques dizaines de milliers d'exemplaires des XIXe et XXe siècles la plupart illustrés en première page.LeGandinParisien.jpg

Voir les commentaires

Diktats : une librairie 'en chambre' sur la mode.

CatalogueDiktats est une librairie en ligne (« librairie en chambre » comme ses créateurs aiment à le dire) spécialisée dans la mode et le costume, fondée en 2006. Elle propose de très intéressants documents d’époque. Pour ceux qui ont les moyens pécuniaires on y trouve de vraies perles. Pour les autres … ils peuvent toujours feuilleter le site par plaisir. Quant aux aficionados de la mode ancienne qui cherchent de l’inspiration … on en trouve ici ... par exemple concernant les coiffures du XVIIIe siècle (dans mon blog les articles sur ce sujet sont les plus lus).

Diktas édite aussi des catalogues thématiques papiers à tirage limité (généralement autour de 500 exemplaires) « diffusés gracieusement auprès des clients et amis de la librairie ». Le dernier, publié en 2013, est consacré aux grandes figures féminines de la mode. Le premier (2007) présentait une collection de pièces relatives à Paul Poiret. Le prochain devrait vraisemblablement paraître fin 2014 début 2015.

Photographie de droite : Second catalogue de la librairie, intitulé Sous la Coupe des femmes.

Voici des exemples de documents d'époque proposés dans ce site :

Photographie ci-dessous : « Coiffure en médaillon, coiffure à la zodiaque (1777). » © Diktats.

1coiffure en medaillon coiffure a la zodiaque gravure 1777Photographies ci-dessous : « Le manuel des toilettes dédié aux dames (1777). » © Diktats.

2ManuelDesToilettesDiktats22-2ManuelDesToilettesDiktatsDiktatsPhotographies ci-dessous : « Suite de 31 Coiffures, inspirées de la Galerie des Modes et Costumes Français (circa 1780). » © Diktats.

3Suitede31CoiffuresDiktatsPhotographie ci-dessous : « Fantaisies aimables ou les caprices des belles (1786). » © Diktats.

4FantaisiesAimablesDiktatsPhotographie ci-dessous : « Magasin des modes nouvelles, 1788, 9ème cahier. » ©  Diktats.

5magasin des modes nouvelles 9eme cahier 10 fevrier 788 plaPhotographies ci-dessous : « Le Jardin de la Noblesse Française, par Abraham Bosse (1629). » © Diktats.

6LeJardinDeLaNoblesseFrancaiseParAbrahamBosseDiktatsPhotographies ci-dessous : « Recueil de planches de modes et de costumes du XVIIème siècle par Picart, Bonnart et Chiquet. » © Diktats.

7-1-Recueil de planches de modes du xvii siecle Diktats7-2-Recueil de planches de modes du xvii siecle Diktats7-3-Recueil de planches de modes du xvii siecle DiktatsPhotographie ci-dessous : « Les Croyables au Péron, gravure de mode de Levilly d'après une composition de Salvatore Tresca (1797). » © Diktats.

8-1les incroyables les croyables au peron tresca lavilly 17Photographies ci-dessous : « Incroyables et Merveilleuses, suite de 4 gravures (circa 1797). » © Diktats. Les couleurs tendres des habits du quatrième cercle sont celles à la mode dans l'ancien régime.

8-2IncroyablesMerveilleuses18-3IncroyablesMerveilleuses2Photographie ci-dessous : « Nouveau jeu des costumes de dames françaises par un adorateur du beau sexe (circa 1810). » © Diktats.

9nouveau-jeu-des-costumes-de-dames-francaises-par-un-adoratPhotographies ci-dessous : À gauche - « Monsieur, Revue des élégances, n11 (1920, novembre). » © Diktats.

À droite - « Louis Poirier, chemisier, 8 rue de Rougemont à Paris, pochoir publicitaire (circa 1925). » © Diktats.

10XXe DiktatsPhotographies ci-dessous : À gauche - « Modèle Multiflore, robe du soir de Lucien Lelong, photographie d'époque du studio Deutsch (1934). » © Diktats.

À droite - « Chanel - portrait de Coco Chanel par Horst P. Horst en 1937, tirage postérieur (circa 1960). » © Diktats.

11XXe DiktatsUn jour j'écrirai un article sur les nombreux antiquaires et libraires 'en chambre' qui proposent de très belles choses uniquement sur Internet !

Voir les commentaires

Belles moustaches

Les moustaches sont très fréquentes au XIXe siècle, jusqu'à la première guerre mondiale. En voici quelques exemples parmi beaucoup d'autres (un dessin, une photographie et une estampe).

MoustacheDessin300lm.jpg

PhotographieEncadreeHommeMoustache2-300lm.gif

MoustacheEmileCarnoy2-300lm.jpgPhotographie ci-dessous : « LA MASCARADE HUMAINE » « LES PARENTS TERRIBLES - Et moi je défends qu'on ait de ces moustaches là !..... sous aucun prétexte ! »

moustache-1lamascaradehumainelesparentsterribles300lm.jpg© Article et photographies LM

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>
Merveilleuses & merveilleux