Photographie du dessus : 'Vénus endormie' de Dirk de Quade Van Ravesteyn. Huile sur bois de 70 x 146 cm. Dijon, musée des beaux-arts - © Dijon, musée des beaux-arts / cliché François Jay. Cette peinture est particulièrement impressionnante pour son rendu des textures : de la peau blanche ; des cheveux dorés ; des tissus précieux brodés et cousus de fils d'or, de pierres précieuses et de dentelles ; et des bijoux.
Photographies du dessous : 'Allégorie de l’Amour'. Quatrième quart du XVIème siècle. École de Fontainebleau. Huile sur toile de 130 x 96 cm. Paris, musée du Louvre - © RMN (musée du Louvre) / cliché Daniel Arnaudet.
Photographie
de gauche : 'Henri IV en Mars'. Huile sur toile de Jacob Bunel de 186 x 135 cm. Pau, musée national du château / cliché Jean-Yves Chermeux. Le roi est en armure romaine. Les couleurs sont chatoyantes.
En ce moment, la ville de Nancy propose un festival qui rejoue la fin de la Renaissance. Une idée pleine de vie, d'humour et de culture avec beaucoup de manifestations dont le programme est visible ici. Par exemple, à partir du 23 juin, la mode des fraises (pas les fruits mais ce que l'on porte autour du cou au XVIe siècle) est remise au goût du jour (voir ici).
Un des moments phares de ce festival est l'exposition présentée, avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre, au musée des beaux-arts de Nancy, du 4 mai au 4 août 2013, ayant pour titre : L’Automne de la Renaissance : d’Arcimboldo à Caravage.
Celle-ci couvre la période comprise entre 1570 et 1610, et « rassemble environ cent cinquante chefs d'oeuvre, prêtés par les grands musées européens ou empruntés à de prestigieuses collections privées. » « L’exposition constitue la première rétrospective consacrée à ce grand mouvement européen qu’a été le maniérisme tardif marqué par la sophistication, l’érotisme, mais aussi un goût pour la curiosité et une observation attentive de la nature. » Les œuvres sont remarquables comme le prouvent les exemples dont les photographies sont visibles dans cet article.
Photographies du dessous : 'Portrait d’Anne de Danemark' (1574-1619) d'Isaac Oliver. Miniature à l’aquarelle sur parchemin de 4,8 x 3,8 cm. Paris, musée du Louvre, D.A.G. - © RMN (musée du Louvre) / cliché Stéphane Maréchalle. Ce buste de la reine consort de Jacques Ier d'Angleterre nous la présente couverte de bijoux et de rubans depuis les cheveux jusqu'à ses vêtements. Les pierres précieuses sont de la même variété. La collerette et la poitrine sont bordées de dentelles.
Photographies du dessous : 'La Femme entre les deux âges'. École française. Huile sur toile de 117 cm x 170,2 cm. Rennes, musée des beaux-arts - © Rennes, musée des beaux-arts - RMN – Grand Palais / cliché Patrick Merret.
Photographies du dessous : 'Angélique et Médor' par Toussaint Dubreuil. Huile sur toile de 143,5 x 199,5 cm. Paris, musée du Louvre - © RMN- Grand Palais (musée du Louvre) / cliché Jean-Gilles Berizzi.
Photographies du dessous : 'Angélique et Médor' de Batholomäus Spranger. Huile sur toile de 107,3 x 79,5 cm. Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Alte Pinakothek - © BPK, Berlin, Dist. RMN / image BstGS.
Photographie du dessous : 'Vénus et l’Amour'. Anonyme flamand ou allemand. Vers 1580 - 1600. Huile sur toile de 101 x 157 cm. Strasbourg, musée des beaux-arts - © Strasbourg, musée des beaux-arts / cliché M. Bertola.
Photographie : « Ensemble d’Eros en terre cuite de Grande Grèce. » © Galerie La Reine Margot.
Photographies de gauche et de droite : « Lécythe représentant un Eros ailé, debout, nu, tenant un miroir et une couronne de fleurs sous le soleil, dans un décor végétal. Frise d’oves encadrant la scène et frise de traits verticaux sur le col. Italie, Gnathia (Egnazia), IVe-IIIe av. Terre cuite à décor polychrome sur fond noir. H : 14,2 cm. Anc. coll. du Dr. Pradel, Poitiers, France, acquis avant 1980. » © Galerie La Reine Margot.
La plus ancienne galerie parisienne d'archéologie, 
Photographie du dessus : 'L’Éléphant Royal' de Rosso Fiorentino (1494-1541).
Photographie de gauche : François Ier, roi de France, par Vecellio Tiziano dit Titien (1485/88-1576). Huile sur toile du XVIe siècle. Hauteur : 1,090 m. Longueur : 0,890 m. Paris, musée du Louvre. Crédit photographique : © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda. On reconnaît l'habit à crevés dont je parle dans l'article intitulé 
Photographies du dessus :
Photographie : « Nicolas Langlois (1640-1703). Exposition des ouvrages de peinture et de sculpture dans la galerie du Louvre en 1699. Détail d’un almanach pour l’année 1700. Eau forte et burin, 88,8 x 55,8 cm. Paris, Galerie Terrades. © Galerie Terrades, Paris. »

Photographie du dessus : « Médaillon Operatio du retable de saint Remacle. Abbaye de Stavelot (?), vers 1150. Cuivre champlevé, émaillé et doré. D. 14, 6 cm. Berlin, Staatliche. © BPK, Berlin, Dist. RMN / image BPK. »
Photographie de gauche : « Second missel de l’abbaye Saint‐Vindicien du Mont Saint-Eloi […] Artois, vers 1250. Parchemin, 224 ff. H. 34, 7 ; L. 25 cm. Arras, médiathèque municipale. © IRHT, médiathèque municipale d’Arras. »






Photographies du dessus


Photographie du dessus

Photographie : Portrait d'André Le Nôtre par Carlo Maratta, 1680. © Château de Versailles.
Photographie : Le bassin d'Apollon
Photographie : Peinture d'époque représentant une partie du jardin de Versailles.
Le musée Maillol nous habitue à de bonnes expositions présentées avec raffinement. Cette fois le sujet est 
Photographie : Isaaks, Détail du Baptême du Christ (détail). © Exposition : Albrecht Dürer et son temps, École nationale supérieure des Beaux-arts. J'ai choisi ce dessin en particulier pour le chapeau.
Photographie du dessus : « Madame Adélaïde de France (1732-1800) faisant des nœuds. Jean-Marc Nattier (1685-1766). Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN-GP (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet. » Sur ce portrait la princesse tresse des fils d'or.
Photographie de gauche : « Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche, future Dauphine de France (1755-1793). Jean-Baptiste Charpentier, le Vieux (1728-1806). Joseph Ducreux (1735-1802) (d'après). Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN-GP (Château de Versailles) / Daniel Arnaudet. » Ce portrait date de 1769 et représente Marie-Antoinette à l'âge de 14 ans. Son regard semble suivre celui du spectateur qui déambule autour du tableau. Les regards des portraits présentés dans cette exposition sont souvent très expressifs et tous différents.
Le roi décide de remplacer le premier bâtiment et demande à Jules Hardouin-Mansart d'édifier en 1687 un trianon de marbre. Celui-ci, situé dans le parc du château de Versailles, est au départ construit pour s'intégrer au jardin. Ses colonnes et façades de marbre rose sont d'un merveilleux effet sur le bleu du ciel et font de ce bâtiment un véritable joyaux : une ode à l'art qui se différencie de la nature et ses piliers de verdure, formant avec elle un temple voluptueux. L'intérieur est parsemé de frises bucoliques et contient de très nombreux tableaux de chevalet dont la plupart (même les mythologiques qui constituent le moitié du total et sont des chefs-d’œuvre de l'art classique français de cette époque) ont un rapport avec la nature et les éléments. Louis XIV en fait peindre près de 160 pour ce lieu.
Photographies du dessus :
Photographies du dessus :
© Article LM
Photographie 1 : Vue actuelle de la Tour Jean sans Peur (1409-1411). Classé monument historique en 1884, cet édifice est un des derniers vestiges civils du Moyen Âge à Paris. © photographie : Jean René Gendre.
: burette, passoire, calice au large pied, petite cuillère, pipette liturgique. » nous dit l'exposition. « Lors d’un festin, le vin est servi au dernier moment suivant un cérémonial parfois complexe. Ainsi, à la cour de Bourgogne au XVe siècle, au moins trois personnages sont requis : huissier de salle (chargé de quérir l’échanson), échanson (porteur d’une coupe) et sommelier (porteur des pots d’eau et de vin et goûteur). Les vins sont appréciés frais et oxygénés et pour cette raison, versés de haut. Chez les puissants, la vaisselle (hanaps, verres, coupes...) ainsi que les vins d’apéritifs et autres boute-hors (vins signalant qu’il est temps de prendre congé) sont disposés sur des dressoirs. Les traités de bonnes manières se diffusent à partir du XIIIe siècle. On y apprend à boire le coude collé au corps et à petites goulées (pour les femmes). Mais les bonnes manières n’empêchent pas l’hôte de s’amuser parfois aux dépens de ses invités : il existe des pots surprises qui ont un goulot factice mais des trous bien réels placés en dessous, qui laissent s’échapper la boisson sur les pieds de l’invité ! »
Du 5 avril au 15 juillet, le musée du Luxembourg à Paris propose une exposition intitulée :
L'exposition que je prépare approche. J'espère vous y voir nombreux … surtout que cela se déroulera seulement durant l'après-midi du dimanche 27 novembre.
Du 13 octobre au 16 janvier 2012 , le Louvre présente une exposition intitulée :
« Cinq cents œuvres retracent l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à la Rome impériale. L’exposition, dont le commissariat est à la fois grec et français, invite à découvrir la richesse du patrimoine artistique de la Grèce du Nord, un patrimoine encore méconnu du grand public tant les découvertes sont récentes. Il a fallu attendre 1977 et la mise au jour à Vergina de plusieurs sépultures royales, parmi lesquelles celle, intacte, de Philippe II, le père d’Alexandre le Grand, pour prendre véritablement conscience du potentiel archéologique exceptionnel de cette région de la Grèce. Sur ce site prestigieux, identifié comme celui de la première capitale du royaume de Macédoine, les archéologues ont notamment retrouvé, en 2008, un ensevelissement énigmatique qui imposera sans doute de réécrire l’histoire antique. Portée par l’intelligence politique de ses souverains, dont le plus célèbre reste Alexandre le Grand, la Macédoine antique a pu s’imposer en tant que royaume et s’opposer ainsi à la Grèce des cités.








Gilles Targat. 3 - Hôtel Hesselin. Vue perspective depuis le jardin (24 quai de Béthune, 4e). © David Bordes.
ville à la pointe du goût et de la modernité. Le début de l'exposition nous plonge dans une décor reconstitué d'hôtel particulier : avec sa cour pavée, différentes pièces de réception meublées, une chambre à coucher, le cabinet de curiosités « meublés au fil des siècles, en fonction du goût des propriétaires imaginaires qui s’y sont succédés » et une galerie de portraits ouverte sur un jardin animé de treillages. Le visiteur accède ensuite à la partie documentaire de l’exposition. Un parcours chronologique nous mène du Moyen Âge à la Belle Époque. Cela commence par quatre grandes maquettes illustrant l’évolution de ce bâtiment depuis celui de Cluny au début du XVIe siècle jusqu’au Palais Rose construit en 1900, en passant par les hôtels Lambert et Thélusson. D’autres maquettes, dessins, plans, gravures, sculptures, tableaux d'époque évoquent ces hôtels parisiens. Le visiteur peut aussi accéder à une documentation consultable sur des bornes multimédia contenant un corpus de 300 fiches d’hôtels illustrées. Ce parcours ce conclut par l'évocation de divers thèmes liés à ce sujet.
C'est une très bonne occasion de connaître un peu mieux certains des bâtiments qui jalonnent encore aujourd'hui les rues parisiennes, de les apprécier à leur juste valeur, de les replacer dans leur contexte historique et artistique, et avec eux tous ceux qui ont disparu. La richesse de ce patrimoine dont une grande partie est toujours présente et habitée, notamment par des musées, ou des institutions prestigieuses, mérite cette exposition.



Photographies 1 et 2 : 'Le Couronnement de la Vierge' de Fra Angelico. Vers 1434-1435. Tempera sur bois de 114 × 113 cm. Galerie des Offices, Florence. © 2010. Photo Scala, Florence - courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali.
Le musée Jacquemart-André est l'hôtel particulier parisien d'un célèbre couple de collectionneurs, rempli du sol au plafond d'objets d'art de grande qualité. Entrer dans ce bâtiment c'est se plonger dans un bain d'esthétisme et de raffinement tout particulièrement imprégné du XVIIIe siècle français et de la Renaissance italienne. L'exposition
peuvent témoigner du manque de renouvellement des beaux-arts dans la France du XVe siècle quand l'Italie est toute entière dans la nouveauté et la recherche (comme sur la perspective). Du reste la France accueille rapidement ces nouveaux talents de la péninsule, qu'ils soient artistes ou artisans. 



© Article LM
Après la splendide exposition sur les Médicis collectionneurs (voir les articles Trésor des Médicis
L'exposition se propose de reconstituer une demeure privée de Pompéi afin de déambuler en son intérieur, depuis les pièces pour recevoir jusqu'aux plus secrètes. Objets d'art ou usuels et fresques nous invitent dans ses diverses parties : l’atrium, le triclinium et la culina, le peristyle autour du jardin, le balneum, le venereum. Deux cents œuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens sont ainsi présentées. « Si les monuments publics de l’Empire romain, théâtres, amphithéâtres, thermes, temples, sont nombreux et souvent en bon état de conservation, les résidences privées, en dehors de celles retrouvées ensevelies par le Vésuve en l’an 79 à Pompéi, Herculanum, Oplontis et Stabies, sont très rares et jamais retrouvées ailleurs dans leur intégrité. Ces maisons et villas continuent à nous émerveiller par leur état de conservation. Leurs infrastructures, l’eau courante, la distribution de la chaleur, le tout-à-l’égout, l’intégration des espaces verts jusqu’aux formes des objets quotidiens, sont d’une modernité spectaculaire. »
Photo Archivio dell'Arte - Luciano Pedicini/fotografo. Statue trouvée dans un monument public à Herculanum. Jeune femme de la bonne société, habillée à la grecque et coiffée à la mode des Jules-Claudes (premières décennies du Ier siècle ap. J.C.). Les statues honoraires étaient offertes par l’administration de la ville aux nobles bienfaiteurs pour leur générosité et, de ce fait, étaient très prisées. »
Photographie 4 : « Fresque avec Dionysos trônant - H. 81 ; L. 67 cm - Inv. 9546 - Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei - Museo Archeologico Nazionale di Napoli - © Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei / Photo Archivio dell'Arte - Luciano Pedicini/fotografo . Dionysos, en latin Bacchus, dieu du Vésuve selon Martial. Siégeant sur son trône et couronné de lierre, le cantharus dans sa main droite et le thyrsus dans sa main gauche. À ses pieds, la panthère, l’animal sacré et le tambourin joué par les Ménades. »
© Article LM