Cette année est la date anniversaire de la naissance de Louis IX (1214-1270) dit « le Prudhomme», roi de France de 1226 à 1270, canonisé par l'Église catholique en 1297.
Pour commémorer le 800e anniversaire de Saint-Louis de rares expositions ont été organisées sans bruit, seulement par le Centre des monuments nationaux (CMN) dont certaines à la fin de l'année !!! Sept monuments du réseau du CMN proposeraient des manifestations : La Conciergerie et la Saint-Chapelle à Paris, les Tours d'Aigues-Mortes, le Château d'Angers, le Prieuré Royal de Poissy. Je ne parle pas de « l'œuvre lumineuse » d'une artiste contemporaine à la Basilique Saint-Denis, ni du septième lieu dont je n'ai pas trouvé la trace.
Du 8 octobre au 11 janvier une exposition se déroule
à la Conciergerie de Paris. « 130 oeuvres d’art d’une qualité artistique exceptionnelle vous accueillent au sein de la salle des gardes de la Conciergerie et témoignent de l’effervescence intellectuelle et de la grâce qui touchent les arts parisiens au XIIIe siècle. » La conciergerie étant à côté de la Sainte-Chapelle, merveilleux monument érigé par ce roi, on peut en profiter pour la visiter.
Une exposition temporaire est aussi présentée depuis le 25 avril jusqu'au 31 décembre 2014 dans trois des tours-portes de la ville d’Aigues-Mortes, « fondée par le Capétien en 1240, [qui] devient le port de commerce du Royaume ». « Saint Louis y embarque pour les croisades de 1248 et 1270 après de longs et minutieux préparatifs. »
Au Château d’Angers,
construit par Saint-Louis, l'exposition qui se déroule du 10 octobre 2014 au 25 janvier 2015 (voir aussi ici) [prolongation jusqu'au 1er mars] est en trois parties : « La première concerne les arts sous saint Louis. La Cathédrale d’Angers sera évoquée par la présentation d’éléments encore inconnus du public, récemment retrouvés et identifiés. Un élément des verrières de 1235 est par exemple présenté pour la première fois. Dans un second temps, l’exposition revient sur l’iconographie de saint Louis, roi de France et saint, avec des tableaux et des statues, des objets d’arts et des pièces documentaires du XIIIème au XIXème siècle qui illustrent le rôle du monarque et la figure du saint selon les époques et les contextes historiques. Enfin, la dernière partie montre quelques unes des expressions les plus délicates et les mieux comprises de l’art du XIIIe siècle mais évoque aussi le couronnement des rois de France, grâce à l’interprétation du calice de Reims, ayant servi lors du couronnement de Louis IX. »
Du 6 mars 2014 au 4 janvier 2015, au Prieuré royal Saint-Louis à Poissy une autre exposition est intitulée Sous le sceau du roi Saint-Louis. Celle-ci évoque en particulier le gouvernement du roi saint « et les institutions qu’il a contribué à affermir et à enraciner durablement, dans un domaine royal considérablement agrandi depuis le début du XIIIe siècle par son grand-père Philippe Auguste. Les déplacements quotidiens et les trajets exceptionnels du roi au sein du royaume sont illustrés afin de mettre en contexte l’emprise du pouvoir sur le territoire. » Poissy est probablement la ville de naissance de Saint-Louis. Il s'y fait aussi baptiser.
Il y a encore 40 ans on aurait organisé de grandes manifestations et fêtes pour commémorer cet anniversaire. Aujourd'hui ce n'est plus le cas.
Photographie 1 : « Statue de saint Louis. © RMN-Grand Palais (musée de Cluny - musée national du Moyen-Âge) / Franck Raux. »
Photographie 2 : La Vierge et l'Enfant. Bois de chêne. Vers 1270 (Paris, musée du Louvre). Crédits photo : RMN – H. Lewandowski.
Photographie 3 : Statue de Louis IX.
Photographie 4 : Psautier dit de Saint-Louis et de Blanche de Castille. Vers 1230 (Paris, Bibliothèque de l'Arsenal). Il aurait peut-être appartenu à la mère du roi.
Nous sommes gâtés à Paris en ce qui concerne les expositions. Non seulement on a de magnifiques musées, mais aussi des expositions temporaires de qualité !
Les deux autres salles (sous-sol et rez-de-chaussée à droite) sont consacrées à l'édition des Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, entreprise à laquelle il collabore en y proposant ses textes dès le début (en 1820) sous la direction du baron Taylor (1789-1879) pour « ce qui sera l’une des grandes aventures éditoriales du XIXe siècle [...] Édités par souscription chez l’éditeur Didot, ils ont pour ambition de décrire les différentes provinces françaises, à la fois récit, anthologie historique, descriptive et pittoresque. Sa publication, en 25 volumes [grand format : in folio], s’étalera sur plus de 40 ans ; Nodier y participera jusqu’à sa mort en 1844. Largement illustrés, ils rassemblent le meilleur de la peinture de paysage contemporaine. » Le sous-sol exhibe en particulier des lithographies de cet ouvrage, et au rez-de-chaussée des peintures en lien avec lui.
Photographies ci-dessous : Dans la cour, à droite se trouve un petit jardin où l'on peut se restaurer au son des piaillements de moineaux ou/et des enfants de l'école juxtaposée ou/et de touristes ou/et etc.
Photographie
du dessus
Photographies ci-dessous : « Jean-Baptiste Isabey (1767-1855), Escalier de la tourelle du château d’Harcourt, 1827 © Cherbourg-Octeville, musée Thomas Henry / D. Sohier. » Exposition temporaire. On trouve son équivalent en lithographie à l'exposition 
Les Beaux-Arts de Paris
Pour ceux qui ne connaissent pas les Beaux-Arts de Paris, c'est une occasion de découvrir ses bâtiments avec cette exposition. Sa cour de l'entrée du 14 rue Bonaparte (Cour Bonaparte) semble surgir d'une Italie de la Renaissance en plein coeur du quartier Saint-Germain. Sa chapelle est pleine d'oeuvres d'art où d'après 
La nouvelle exposition du 
L'exposition commence par un texte qui explique l'importance que ce marchand occupe dans la propagation du mouvement impressionniste. En voici une partie : « « Sans Durand, nous serions morts de faim, nous tous les impressionnistes. Nous lui devons tout ». Au soir de sa vie, le peintre Claude Monet rendait ainsi hommage à celui qui fut son principal marchand au XIXe siècle. Paul Durand-Ruel (1831-1922) a le premier fait le pari de l'impressionnisme au début des années 1870 […] inventant du même coup un nouveau métier, celui de marchand d'art contemporain ... »
Le

Je ne suis pas encore allé voir cette exposition qui se déroule jusqu'au 18 janvier au
Le Grand Palais fait toujours les choses en grand. Cette fois, pour l'exposition sur 


Du 27 septembre 2014 au 20 mars 2016 le Musée des Beaux-arts d'Arras propose une belle
exposition intitulée 
Photographie ci-dessous : Détail de « La Famille du duc de Penthièvre dit aussi La Tasse de Chocolat [par] Jean‐Baptiste Charpentier, le Vieux (1728‐1806). Huile sur toile. Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon. © RMN‐Grand Palais (Château de Versailles) / Gérard Blot. »
Jusqu'au 4 janvier 2015 le Domaine de Chantilly présente une exposition intitulée
Photographies du dessous : « Giovanni dal Ponte (Giovanni di Marco di Giovanni dit). Florence, 1385-1437/1438. Couronnement de la Vierge. Chantilly, musée Condé. © Musée Condé, Chantilly / The Bridgman Art Library. »
Le Musée de la Poupée de Paris présente jusqu'au 24 janvier 2014 l'exposition
« Les poupées de poche sont apparues sur le marché occidental vers 1876, en même temps que les premiers bébés articulés. Les modèles les plus recherchés sont entièrement en biscuit (porcelaine mâte comportant deux phases de cuisson), alors que des spécimens moins coûteux étaient réalisés avec un corps semi-articulé en composition. De facture essentiellement française et allemande, ces poupées de petite taille,qui tenaient donc dans une poche,devinrent les jouets par excellence des enfants des générations entre la guerre de 1870 et la guerre de 1914. »
Jusqu'au 15 février 2015

Du 12 septembre 2014 au 19 janvier 2015 le 
Faire une déclaration amoureuse en haut de la tour parisienne du début du XVe siècle de
Du 22 mai au 27 octobre 2014 les musées et domaine nationaux du Palais de Compiègne présentent une exposition rétrospectiive de l'oeuvre du sculpteur 
Quand
j'étais enfant, je me suis dit qu'entre les indiens et les cow-boys, j'étais pour les premiers. Adolescent j'ai décidé que je ne mettrais jamais les pieds aux États-Unis qui nous envahissaient ; et je n'y suis jamais allé. J'aime la civilisation, mais ce que l'on vit aujourd'hui est de la barbarie.
Photographies ci-dessus de gauche à droite : « Fibule discoïde en or, Quaregnon, 7ème siècle © DGO4-SPW – L. Baty / Statère en or, Thuin, 1er siècle avant notre ère © MRM – M.L. / Tête d’épingle, Trivières , 6ème siècle © MRM – M.L. »
Photographies
ci-dessus : « Jeux d'Enfants, la Danse, tenture d'après Florentin Damesoilet, début du XVIIIeme, 334 x 255 cm. Collection Mobilier national, Paris (inv.GMTT 59/1), DR Isabelle Bideau. »
Le Val de Loire célèbre en cette Année 2014 Anne de Bretagne (1477-1514) en lui dédiant une saison culturelle. 
