Mercredi 16 mai 2007
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Au XVIIIe siècle, on se parfume de plusieurs façons : en se lavant avec des vinaigres
odoriférants ou autres lotions, en parfumant les gants... L’une d’entre elles est de porter sur soi de petits objets spécifiques et raffinés contenant des substances odorantes : des boîtes, des
étuis, des bijoux, des flacons, des sachets de senteurs ...
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Nécessaire de poche Rare étui gainé de maroquin vert longs grains. Il contient un nécessaire à parfum (2 flacons et un entonnoir en verre et
argent) et un nécessaire à écrire composé d'une tablette d'ivoire à 4 feuillets et d'un petit porte-crayon et son étui en ivoire et ivoire teinté vert, finitions argent. France, Circa
1780.
Cet étui-nécessaire est vendu dans la boutique et sur le site de :
LES NECESSAIRES. Les nécessaires de poche (ou
étuis-nécessaires) recèlent de petits articles : boîte à mouches, brosse à dent, couteau pliant, crayon,
cuillère, cure-oreille, entonnoir (servant à mélanger les parfums se trouvant dans les flacons), flacons, gratte-langue,
passe-lacet, peigne, pince à épiler, porte-crayon, racloir pour les dents, tablettes pour
écrire des messages, inscrire son emploi-du-temps ou s’en servir comme carnet-de-bal. L’intérieur est doublé de velours ou de soie.
LES FLACONS.Au XVIIIème siècle on utilise des
flacons à parfum qui gardent des essences et des eaux de senteurs, de même que des huiles et des vinaigres parfumés avec des fleurs ou autres. Les eaux spiritueuses sont de
l’esprit-de-vin (de l’alcool, terme qui n’apparaît dans les manuels de parfumerie semble-t-il qu’au XIXème siècle) chargé par la distillation du principe de l’odeur des substances. Parmi les
eaux spiritueuses il y en a de simples. On les qualifie d’« esprits ». D’autres sont composées, car plusieurs matières aromatiques entrent dans leur combinaison. On les nomme eaux
spiritueuses ou cosmétiques. Certaines prennent le nom de « bouquets ». A cela s’ajoutent les extraits et les esprits « persants » particulièrement chers étant donné leur
fabrication (les doses sont augmentées et les distillations nombreuses). Les flacons à parfum sont munis d’un bouchon et d’une chaînette. Certains sont des flacons-pendentifs
dans lesquels on dépose des senteurs liquides, et qui, hermétiquement fermés, se suspendent autour du cou, attachés à un ruban de velours ou une chaîne, portés à la taille au dessus d’une jupe
élargie par un vertugadin (sorte de cerceau faisant bouffer la jupe autour de la taille). Les parfums liquides sont conservés dans des flacons en cristal de roche, eux même mis
dans des caves à parfum ou cabinets à parfum ou cassettes ou nécessaires à parfum qui sont des petits coffrets dans lesquels sont disposés des flacons, un entonnoir et un gobelet (une timbale)
pour les mélanges, de même que parfois une coupelle et un rince-oeil. Les flaconniers comportent flacons et entonnoirs. Quant aux nécessaires de toilette, ce sont de petits coffres assez grands
pour contenir divers objets de toilette.
LES CANNES DE BEAUTE. Les cannes, éléments de l’élégance féminine et
masculine, peuvent receler des objets de toilette, souvent au niveau du pommeau : comme un tirebouchon de bottine caché, des flacons à parfum, des articles de manucure, une boîte à pilules ...
On les appelle aujourd’hui des cannes de beauté.
Diverses boîtes à odeurs se portent sur soi. Les boîtes à pilules peuvent renfermer
des pastilles de bouche comme le cachou. Les boîtes à mouches gardent les mouches et le pinceau pour les appliquer sur le visage.
LES BOITES. Les boîtes à parfum contiennent un morceau de coton ou
d’éponge imbibé de vinaigre aromatique ou d’eau parfumée et placé sous une petite grille métallique articulée. Elles ont pour autres noms : boîtes à senteur et
vinaigrettes. Elles ont un grand succès aux XVIIème et XVIIIème siècles, et un peu moins au XIXème.
LES POMANDERS. Les pomanders sont les ancêtres des boîtes de
senteur. On les appelle aussi pommes de senteur, pommanders, pomandres, pommes d'ambre, pommes à musc... On en utilise au Moyen-âge et encore au XIXème siècle. Le terme vient de « pomme
d'ambre ». Ils peuvent avoir plusieurs formes, mais contiennent toujours des parfums secs ou des pâtes qui se composent de produits aromatiques mêlés. Les grands pomanders sont suspendus à
la ceinture ou au cou. Les petits, de la taille d'un dé à coudre, se portent de différentes façons. Ceux reliés à une bague par une chaîne se nichent dans le creux de la main. Certains sont
fixés en breloques à un bracelet, à un collier, sur un carcan, ou servent de boutons de cape.
LES CHATELAINES. La châtelaine est un bijou en forme de clip ou de
crochet ouvragé se fixant généralement à la robe, au niveau de la taille, et qui est prolongé par de petites chaînes auxquelles on suspend toutes sortes d'objets (vinaigrettes, étuis, montres
...) comme des glands de différentes matières dans lesquels on dispose des préparations odoriférantes semble-t-il à l’aide de coton...
LES SACHETS DE SENTEURS. On fabrique aussi des coussinets odorants en soie que l’on
porte sur soi. Ils sont généralement remplis de coton parfumé. Ils ont pour noms : sachets de senteurs, poches de senteur, des déshabillés de senteur,
sachets d’Angleterre ...
'Sur un Sachet de Senteur', chapitre d’un livre du XVIIe siècle de Torche,
Antoine (1631-1675), Cassette des bijoux, Paris, Gabriel Quinet, 1668. 8 x 13 cm. Ce livre en édition originale (première édition), a été relié au XVIIIe siècle à un autre :
Les Galanteries Angloises ... Deux chapitres sont intitulés 'Sur un Sachet de Senteur' et d'autres sont particulièrement intéressants comme : 'Sur de l’Eau de
Fleur d’Orange' ; 'Les Coins, Ou la Défense des Cheveux Postiches, contre les entreprises de Lysandre' …
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Les Modes en France du XVIIe au début du XIXe siècles.