L'horreur 'artistique' continue

Alors que le ministère de la Culture et le Gouvernement vend une partie de notre patrimoine, que certains monuments ont du mal à trouver des financements pour leur conservation, un gaspillage d'argent et des horreurs 'intellectuelles' et 'artistiques' continuent de pleuvoir au milieu de monuments emblématiques de notre histoire. Après des godemichets anaux à la Monnaie de Paris (voir ici et ici) et l'éradication du Bosquet du théâtre d'eau de Versailles (voir ici), Versailles propose à Anish Kapoor d'exposer « le vagin de la reine », de « bouleverser l'équilibre et d'inviter le chaos ». Dans l'article de Le Point visible ici, où j'ai eu l'information, on apprend aussi que ce « vagin de la reine qui prend le pouvoir » représente « 500 tonnes de pierres venues de Belgique et 1 000 tonnes de terre issues de la production agricole ». « Chaque pierre pèse 25 tonnes : il a fallu des grues et des plaques de roulement pour les amener à la place voulue par l’artiste. Certains des éléments de la sculpture étaient peints sur place : il a fallu, aussi, emmailloter intégralement les statues qui encadraient le Tapis vert le temps de l’opération. » « Même travail de titan, et même casse-tête, pour l’installation d’un canon à cire rouge dans la salle du Jeu de paume. Un lieu, dit Anish Kapoor au JDD, « où ont été prononcés les mots liberté, égalité, fraternité, un symbole du pouvoir encore imprégné d'une formidable tension ». « Face au tableau de David, explique-t-il, j'ai placé un canon qui tire 5 kilos de cire, une matière évoquant des corps en bouillie, dans un coin de la pièce. » Là encore, les murs et les sols historiques ont été recouverts de façon à ne recevoir aucune projection. » « Pour le Vortex, un bassin de 9 mètres carrés au tourbillon perpétuel qui affleure à hauteur du sol, le problème – passé celui de l’excavation – a été inverse : faire en sorte que les (très nombreux) visiteurs du domaine ne risquent pas une chute. » « Cela, pour un coût supporté par le mécénat, mais sur lequel le domaine préfère rester discret. Un coût « significatif », dit pudiquement Laurent Brunner... » Où se loge la pudeur ???