Les Objets de parfums que l'on porte sur soi au XVIII e siècle

Au XVIIIe siècle, on se parfume de plusieurs façons : en se lavant avec des vinaigres odoriférants ou autres lotions, en parfumant les gants... L’une d’entre elles est de porter sur soi de petits objets spécifiques et raffinés contenant des substances odorantes : des boîtes, des étuis, des bijoux, des flacons, des sachets de senteurs ...

Necessaire-de-poche.jpgCliquez sur la photographie pour plus de détails
Nécessaire de poche Rare étui gainé de maroquin vert longs grains. Il contient un nécessaire à parfum (2 flacons et un entonnoir en verre et argent) et un nécessaire à écrire composé d'une tablette d'ivoire à 4 feuillets et d'un petit porte-crayon et son étui en ivoire et ivoire teinté vert, finitions argent. France, Circa 1780.
Cet étui-nécessaire est vendu dans la boutique et sur le site de :
Le-Curieux.jpg

LES NECESSAIRES. Les nécessaires de poche (ou étuis-nécessaires) recèlent de petits articles : boîte à mouches, brosse à dent, couteau pliant, crayon, cuillère, cure-oreille, entonnoir (servant à mélanger les parfums se trouvant dans les flacons), flacons, gratte-langue, passe-lacet, peigne, pince à épiler, porte-crayon, racloir pour les dents, tablettes pour écrire des messages, inscrire son emploi-du-temps ou s’en servir comme carnet-de-bal. L’intérieur est doublé de velours ou de soie.
LES FLACONS.Au XVIIIème siècle on utilise des flacons à parfum qui gardent des essences et des eaux de senteurs, de même que des huiles et des vinaigres parfumés avec des fleurs ou autres. Les eaux spiritueuses sont de l’esprit-de-vin (de l’alcool, terme qui n’apparaît dans les manuels de parfumerie semble-t-il qu’au XIXème siècle) chargé par la distillation du principe de l’odeur des substances. Parmi les eaux spiritueuses il y en a de simples. On les qualifie d’« esprits ». D’autres sont composées, car plusieurs matières aromatiques entrent dans leur combinaison. On les nomme eaux spiritueuses ou cosmétiques. Certaines prennent le nom de « bouquets ». A cela s’ajoutent les extraits et les esprits « persants » particulièrement chers étant donné leur fabrication (les doses sont augmentées et les distillations nombreuses). Les flacons à parfum sont munis d’un bouchon et d’une chaînette. Certains sont des flacons-pendentifs dans lesquels on dépose des senteurs liquides, et qui, hermétiquement fermés, se suspendent autour du cou, attachés à un ruban de velours ou une chaîne, portés à la taille au dessus d’une jupe élargie par un vertugadin (sorte de cerceau faisant bouffer la jupe autour de la taille). Les parfums liquides sont conservés dans des flacons en cristal de roche, eux même mis dans des caves à parfum ou cabinets à parfum ou cassettes ou nécessaires à parfum qui sont des petits coffrets dans lesquels sont disposés des flacons, un entonnoir et un gobelet (une timbale) pour les mélanges, de même que parfois une coupelle et un rince-oeil. Les flaconniers comportent flacons et entonnoirs. Quant aux nécessaires de toilette, ce sont de petits coffres assez grands pour contenir divers objets de toilette.
LES CANNES DE BEAUTE. Les cannes, éléments de l’élégance féminine et masculine, peuvent receler des objets de toilette, souvent au niveau du pommeau : comme un tirebouchon de bottine caché, des flacons à parfum, des articles de manucure, une boîte à pilules ... On les appelle aujourd’hui des cannes de beauté.
Diverses boîtes à odeurs se portent sur soi. Les boîtes à pilules peuvent renfermer des pastilles de bouche comme le cachou. Les boîtes à mouches gardent les mouches et le pinceau pour les appliquer sur le visage. 
LES BOITES. Les boîtes à parfum contiennent un morceau de coton ou d’éponge imbibé de vinaigre aromatique ou d’eau parfumée et placé sous une petite grille métallique articulée. Elles ont pour autres noms : boîtes à senteur et vinaigrettes. Elles ont un grand succès aux XVIIème et XVIIIème siècles, et un peu moins au XIXème.
LES POMANDERS. Les pomanders sont les ancêtres des boîtes de senteur. On les appelle aussi pommes de senteur, pommanders, pomandres, pommes d'ambre, pommes à musc... On en utilise au Moyen-âge et encore au XIXème siècle. Le terme vient de « pomme d'ambre ». Ils peuvent avoir plusieurs formes, mais contiennent toujours des parfums secs ou des pâtes qui se composent de produits aromatiques mêlés. Les grands pomanders sont suspendus à la ceinture ou au cou. Les petits, de la taille d'un dé à coudre, se portent de différentes façons. Ceux reliés à une bague par une chaîne se nichent dans le creux de la main. Certains sont fixés en breloques à un bracelet, à un collier, sur un carcan, ou servent de boutons de cape.
LES CHATELAINES. La châtelaine est un bijou en forme de clip ou de crochet ouvragé se fixant généralement à la robe, au niveau de la taille, et qui est prolongé par de petites chaînes auxquelles on suspend toutes sortes d'objets (vinaigrettes, étuis, montres ...) comme des glands de différentes matières dans lesquels on dispose des préparations odoriférantes semble-t-il à l’aide de coton...
LES SACHETS DE SENTEURS. On fabrique aussi des coussinets odorants en soie que l’on porte sur soi. Ils sont généralement remplis de coton parfumé. Ils ont pour noms : sachets de senteurs, poches de senteur, des déshabillés de senteur, sachets d’Angleterre ... 

'Sur un Sachet de Senteur', chapitre d’un livre du XVIIe siècle de Torche, Antoine (1631-1675), Cassette des bijoux, Paris, Gabriel Quinet, 1668. 8 x 13 cm. Ce livre en édition originale (première édition), a été relié au XVIIIe siècle à un autre : Les Galanteries Angloises ... Deux chapitres sont intitulés 'Sur un Sachet de Senteur' et d'autres sont particulièrement intéressants comme : 'Sur de l’Eau de Fleur d’Orange' ; 'Les Coins, Ou la Défense des Cheveux Postiches, contre les entreprises de Lysandre' …

Sur-un-sachet-de-senteur.jpg
Cliquez sur la photographie pour accéder à la collection :
Les Modes en France du XVIIe au début du XIXe siècles.
Modes.jpg

Voir les commentaires

La Porcelaine française du XVIIIe siècle

Le XVIII e siècle français est une période riche en délicatesses. La beauté, le raffinement, la grâce sont de mise. Les céramiques de cette époque en sont des exemples, en particulier les porcelaines tendres et dures. C’est au début de ce siècle des Lumières, qu’en Europe, l’alchimiste J.-F. Böttger découvre la formule de la porcelaine dure et en fait fabriquer à Meissen. Auparavant, les Compagnies des Indes européennes l’importent d’Asie, en particulier de Chine. En France, on essaie depuis longtemps d’en créer par diverses formules : ce que l’on nommera la porcelaine tendre. On en produit à Saint-Cloud, Chantilly, Mennecy, Vincennes, Sèvres… La fabrication de la porcelaine dure en France est en grande partie due à la découverte de gisements de kaolin en Limousin au milieu du XVIIIe siècle. Les principaux centres de porcelaine dure sont Strasbourg, Niderviller, Sèvres, Limoges et Paris.
 Les porcelaines françaises que nous présentons ici sont vendues par Monsieur : Christophe-Perles.jpg 
 Chantilly.jpg
Groupe en porcelaine blanche de Chantilly représentant Séléné
et le berger Andymion sus les traits de jeunes enfants. XVIIIème siècle.
  
Vincennes.jpg
Petit pichet couvert et son bassin en porcelaine de Vincennes
décorés de bouquets de fleurs en camaïeu rose. Datés 1755.

Voir les commentaires

Saint-Cloud à la fin du XVIIe siècle

Deux gravures originales de la fin du XVIIe siècle, de Pierre Aveline (vers 1656 - 1722), représentant le Trianon, la Fontaine de Vénus et les Cascades de Saint-Cloud. Cliquez sur les photographies pour en savoir plus.

trianonstcloud.jpg cascadesdestcloud.jpg

Voir les commentaires

Les Pastorales du XVIIIe siècle

La mode des Pastorales occupe une place importante au XVIIIe siècle. Elle puise son inspiration dans un retour à l’Age d’or, emprunt de valeurs simples, belles, amoureuses et baignées de fantaisies. Une véritable philosophie se cache dans ces écrits, une alchimie subtile. A travers la mode pastorale, les écrivains, comme les autres artistes et personnes qui s’y intéressent, épanchent leur connaissance de la beauté classique de l’Antiquité ou de l’intuition délicate qu’ils ont de cette sagesse, avec une finesse emprunte de poésie courtoise et toute entière dévouée à l’âme sensible d’une terre de tous les possibles et de toutes les richesses, ceci avec une extrême habileté et clairvoyance.
Pour voir tous les objets, cliquez ici : http://richard.lemenn.free.fr/rubriques/pastorales.html
daphne500.jpg

Voir les commentaires

Les Baisers

HYMNE AU BAISER

Don céleste, volupté pure,
de l'univers moteur secret,
doux aiguillon de la nature,
et son plus invincible attrait,
éclair, qui, brûlant ce qu' il touche,
par l' heureux signal de la bouche,
avertit tous les autres sens ;
viens jouer autour de ma lyre ;
qu'on reconnaisse ton délire
à la chaleur de mes accents.
Tu vas sur tes sujets fidèles
dispersant des flèches de feu :
tu nourris de tes étincelles
le flambeau de l'aveugle dieu...
Dorat, Claude-Joseph (1734-1780),
Les Baisers, suivis du mois de mai, Poëme, Genève (Paris, Cazin), 1777.
baisers.jpg
 

Voir les commentaires

Gravures suédoises de la fin XVIIe s. et du début XVIIIe s.

Je propose sur mon site : http://richard.lemenn.free.fr/rubriques/gravures.html un lot de gravures d’époque (fin XVIIe - début XVIIIe s.) provenant de Suecia antiqua et hodierna, une des plus célèbres compilations de gravures typographiques de cette époque. Elle a été mise en place par Erik Joonsson Dahlberg (1625-1703) et publiée entre 1660-1716. Des graveurs célèbres ont participé à son élaboration comme Willem Swidde et Jan van den Aveelen (Leyden, 1650 - Stockholm, 1727). Les gravures que je propose représentent des vues de châteaux suédois dont la plupart se caractérisent par le style français, très à la vogue à cette époque, en particulier en Suède.
Gravure provenant de Suecia Antiqua et Hodierna (1690-1710) d'Erik Joonsson Dahlberg (1625-1703).

tuna2-copie-1.jpg

Voir les commentaires

<< < 10 20 30 40 50 60 70 71 72
Merveilleuses & merveilleux