Le blog de La Mesure de l'Excellence
Le livre a été fabriqué pour être lu, mais aussi tenu dans les mains, conservé, aimé, offert ...
Cet objet est toute une histoire. Pour connaître le FORMAT d'un livre, il faut savoir celui de la feuille qui a été pliée : en deux : in-folio ; en quatre : in-quarto =
in-4° ; in-octavo = in-8° ; en douze : in-duodecimo = in-12°, in-16°… La RELIURE (couvrure) peut être en papier, toile, soie, peau (pleine
reliure ou demi-reliure); le cuir du veau brun ou blond, du maroquin (peau de chèvre), du parchemin ou de la basane (cuir très souple obtenu à partir d’une peau de mouton tannée). La reliure peut
être décorée (fers, fleurons…). Elle est composée d’un plat et d’un contreplat, d’un dos et d’un intérieur reliure. Le CORPS D’OUVRAGE est emboité dans la couvrure et ne tient à elle que par ses
gardes (feuilles de garde) collées aux plats. Le livre fermé, la partie visible du corps d’ouvrage est appelée la tranche. Elle peut être dorée, jaspée, marbrée, peinte… Dans les livres anciens,
le tout est cousu à des nerfs simples ou doubles. A l’intérieur, le texte a sa propre typographie, et parfois des images telles des gravures (frontispice, gravures à pleine page ou dépliantes,
bandeaux, vignettes, fleurons, culs-de-lampe…). Le livre du 18e siècle est un objet qui vit, qui respire, parce qu’il est fait de matériaux naturels : cuir, fibres végétales ... On ressent
la main de l’homme, son travail à travers l’objet, et son esprit à travers les mots, les gravures … Tout s’entremêle comme les parties d’un corps ; le visible et l’invisible communiquent et
ouvrent de nouvelles portes de l’âme. Les livres reflètent des facettes, parmi une infinité, du diamant de notre esprit, et ceux du 18e siècle des aspects de celui-ci qui méritent d’être
redécouverts : où la main est aimée par la pensée, et la pensée par la main, celles (la main et la pensée) qui ouvrent le livre, et celles qui le créent, l’écrivent et le
façonnent.
Aurélie