Les Céramiques

Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 12:32

Le douzième salon international de la Céramique ancienne et des objets de collection se tiendra à Bruxelles du 27 avril au 1er mai 2012.
porcelaine300 Photographie : Porcelaine. © Muriel Thies - Scalp -

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : Les Céramiques
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 18:46

boulerougejeunesfillesrecadree300lm Photographies 1 à 3 : Estampe du XIXe siècle : « QUARTIER DE LA BOULE ROUGE. Le soir où il n'y a ni Ranelagh, ni Mabille, ni Château-Rouge. » Mabille, Ranelagh et Château-rouge  sont trois célèbres maisons de bals du XIXe siècle. Les deux avant-dernières photographies de l'article La contredanse et la valse ainsi que la fin de celui-ci décrivent comment on danse alors dans ces lieux. © Photographies LM.
Photographie 4 : Illustration intitulée « La lorette » du chapitre LXIV « Les grisettes et les lorettes » de Tableau de Paris d'Edmond Texier de 1853 (tome second). © Photographie LM.
Photographies 5 et 6 : Illustration intitulée « Vue intérieure du Ranelagh » de Tableau de Paris d'Edmond Texier de 1853 (tome second). © Photographies LM.
Photographie 7 : Illustration intitulée « Vue générale du Château-Rouge, près la grande salle de bal » de Tableau de Paris d'Edmond Texier de 1853 (tome second). © Photographie LM.
boulerougejeunesfillesrecadreedetail1300lm Pendant des siècles Paris occupe une place importante dans la vie festive française et même mondiale : le monde entier venant s'y amuser, en particulier au XIXe siècle. La capitale s'agrandit alors énormément et de nouveaux quartiers se forment au-delà des anciens remparts (les boulevards) : quartiers de Notre-Dame-de-Lorette ou de la Boule-Rouge. De nouveaux immeubles sont édifiés qui ne demandent qu'à être remplis. Ces lieux modernes et peu chers sont investis par toute une jeunesse, en particulier féminine ; souvent issue de l'exode rural, et à qui on donne parfois le nom de ces quartiers : les 'lorettes' ou les 'boule-rouge'. Quelques-unes viennent à Paris pour y étudier ou travailler sérieusement ou pour y fonder une famille. D'autres sont en particulier là pour jouir de la vie parisienne et de ses attractions multiples : théâtres, cafés, parcs et surtout bals, ainsi que des rencontres qui peuvent s'y faire : un étudiant au futur prometteur, un lord ou un riche parisien cherchant un amour ou une maîtresse à entretenir, donnant la possibilité à celles-ci de s'enrichir rapidement par le mariage ou en devenant une demi-mondaine. Ces jeunes filles qui se placent donc entre les demi-mondaines et les grisettes qui sont toutes deux les sujets d'articles précédents, forment un nouveau genre. Elles sont jeunes, belles, assez séduisantes, un peu bohèmes et cherchant à profiter de la vie et des qualités que la nature leur a données.
boulerougejeunesfillesrecadreedetail2300lm D’après Alfred Delvau (1867), le nom de LORETTE daterait de 1840 et appartiendrait à Nestor Roqueplan. Edmond Texier dans son Tableau de Paris (1853) écrit que les possesseurs d’immeubles dans le nouveau quartier de Notre-Dame-de-Lorette, « consentirent à recevoir dans chaque maison, préalablement ornée d’un concierge, quelques-unes des ces vierges folles, actrices, grisettes dépaysées, femmes galantes de toute sorte, qui escomptent joyeusement l’avenir en dépensant leur jeunesse avec le plus de gaieté possible. La seule condition qui leur fût imposée consistait à garnir leurs fenêtres de rideaux, afin de simuler la population qui manquait alors. » D’où le nom d’« essuyeuses de plâtres » que l’on donne à certaines car habitant dans des immeubles fraîchement peints.
atableaudeparis1853lalorette300lm Le Dictionnaire de la langue verte (1867) définit ainsi l’ESSUYEUSE DE PLÂTRES : « Lorette, petite dame, parce que ce type parisien, essentiellement nomade, plante sa tente où le hasard le lui permet, mais surtout dans les maisons nouvellement construites, où l’on consent à l’admettre à prix réduits, et même souvent pour rien. C’est ainsi qu’on fait essuyer les ponts aux soldats. »
La lorette possède généralement un arthur : « un protecteur riche et généreux, doublé de quelques-uns de ces messieurs qu’on nomme les Arthurs, et sur lesquels elle ne perçoit que des contributions indirectes. » c'est-à-dire des entrées de théâtre s’il est feuilletoniste, des portraits et des toiles s’il est peintre. « plus souvent il appartient à la race estimable des commis dans les maisons de modes, et partage ses loisirs entre le canotage et l’adoration de la lorette. » Mais toutes les lorettes ne sont pas vénales. Il y en a de nombreuses sortes comme l’explique Maurice Alhoy (1802-1856) qui publie en 1841 une Physiologie de la lorette avec des dessins de Gavarni. L’arthur est plus un amant de cœur des petites dames comme l’est le greluchon pour une femme entretenue par un autre homme. Le Dictionnaire de l’Académie française datant de 1762 définit ainsi le greluchon : « Nom qu'on donne à l'amant aimé & favorisé secrètement par une femme qui se fait payer par d'autres amants. Il est familier & libre ».
atableaudeparis1853ranelagh300lm Une jeune femme qui préfère faire la fête plutôt que de travailler est appelée une NOCEUSE : « Drôlesse de n’importe quel quartier, qui fuit toutes les occasions de travail et recherche tous les prétextes à plaisir. » (Delvau, op. cit.). La MUSARDINE est plus spécifiquement « Habituée des Concerts-Musard, - où n’allait pas précisément la fine fleur de l’aristocratie féminine. Le mot a été créé par Albéric Second en 1858. » (Delvau, op. cit.). L'habituée de la musette est une MUSETTE. La PRÉ-CATELANIÈRE est une « Petite dame drôlesse, habituée de bals publics, - du pré Catelan et de Mabille. »
Les noms qualifiant la lorette sont nombreux, comme la CASCADEUSE qui d’après Alfred Delvau (Dictionnaire de la langue verte, 1867) est une « Fille ou femme qui, - dans l’argot des faubouriens, - laisse continuellement la clé sur la porte de son cœur, où peuvent entrer indifféremment le coiffeur et l’artiste, le caprice et le protecteur. » ou la MAQUILLÉE : « Lorette, casinette, boule-rouge, petite dame, - dans l’argot des faubouriens. ». Ce même dictionnaire donne une définition de la BOULE ROUGE : « Fille ou femme galante qui habite le quartier de la Boule-Rouge, dans le faubourg Montmartre. atableaudeparis1853ranelaghdetail300lm Comme les mots ne manquent jamais aux hommes pour désigner les femmes, - du moins une certaine classe de femmes, - ce nom, qui succédait à celui de lorette et qui date de la même époque, a été lui-même remplacé par une foule d’autres, tels que : filles de marbre, pré-catelanières, casinettes, musardines etc. ». On peut donc ajouter à la liste la FILLE DE MARBRE et la CASINETTE.
PÊCHE À QUINZE SOUS est une « Lorette de premier choix, - dans l’argot des gens de lettres, qui consacrent ainsi le souvenir du Demi-Monde d’Alexandre Dumas fils. »
Parmi tout cela, il y a la TRAVIATA : la « Fille perdue, dans l’argot des élégants qui n’osent pas dire cocotte. Introduit pour la première fois en littérature par l’Evénement (numéro du 1er octobre 1866). » Alfred Delvau donne aussi les définitions de la GIGOLETTE et du gigolo : « Gigolette, s. f. Jeune fille qui a jeté sa pudeur et son bonnet par-dessus les moulins, et qui fait consister son bonheur à aller jouer des gigues dans les bals publics, - surtout les bals de barrière. Je crois avoir été un des premiers, sinon le premier, à employer ce mot, fort en usage dans le peuple depuis une quinzaine d’années. J’en ai dit ailleurs (Les Cythères parisiennes) : « La gigolette est une adolescente, une muliéricule. Elle tient le milieu entre la grisette et la gandine, - moitié ouvrière et moitié fille. Ignorante comme une carpe, elle n’est pas fâchée de pouvoir babiller tout à son aise avec le gigolo, tout aussi ignorant qu’elle, sans redouter ses sourires et ses leçons. » « Gigolo, s. m. Mâle de la gigolette. C’est un adolescent, un petit homme. Il tient le milieu entre Chérubin et don Juan, - moitié nigaud et moitié greluchon. Type tout à fait moderne que je laisse à d’autres observateurs le soin d’observer plus en détail. » Puis le mot de gigolo désigne un jeune homme assez élégant d’apparence dont les manières et les moyens d'existence sont douteux, avant d’être associé dès le début du XXe siècle à un homme galant qu’on utilise pour danser et que les femmes mûres entretiennent afin de se montrer et coucher avec. Ces mots viendraient de 'gigue' qui désigne soit un instrument de musique, soit une danse, soit une grande femme maigre. On dit « danser la gigue ». Les définitions de gigolos et gigolettes sont donc originellement associées à la danse ; et dans la première moitié du XXe siècle, c’est surtout dans les dancings (comme certains de Montparnasse) que l’on rencontre les gigolos. 'Gigolo' désigne aussi un souteneur, et les gigolettes sont ses prostituées.
atableaudeparis1853chateaurouge300lm Les hommes peu instruits ou pauvres qui essaient de paraître élégants et dignes sont appelés des demi-messieurs ou des petits messieurs, alors que la PETITE DAME est une jeune femme qui se donne les manières d’une dame au XIXe siècle mais qui n’en a pas la classe bien que souvent d’autres attraits charmants. Les petites dames ont leurs manières et vocabulaire. Elles disent ‘bec’ au lieu de ‘bouche’, parlent de ‘lever un homme’, emploient le mot de ‘chic’, de ‘bichette’ comme petit nom d’amitié ou d’amour, birbette ou birban pour un archi-vieillard, leur compagnon est parfois appelé leur Arthur ...
Cette comédie parisienne du XIXe siècle est assez amusante avec aux extrêmes d’un côté ses grisettes, cousettes, lorettes, et de l’autre ses lionnes, lions, dandys, gants jaunes, gommeux, copurchics  … et puis toute la panoplie des demi-mondaines et femmes frivoles, sans compter les beaux, cocodès, cols cassés, petits crevés, bas bleus, gandins, jeune-France, mirliflors, pommadins, gommeux et tant d'autres . Évidement  la basse-cour qui est le sujet de cet article (la haute cour est associée aux demi-mondaines) ne sont pas ce qu'il y a de plus intéressant pour la mode : contrairement aux grisettes qui bien qu'assez pauvres sont très actives dans leur travail souvent associé à la mode, dans leur passion pour celle-ci, et dans leur façon de la divulguer et l'imaginer avec des 'riens' qui font tout le charme des parisiennes. Il est certain que la France du XIXe siècle, devenue de plus en plus bourgeoise, garde cependant un style créatif et une liberté de ton qui contribue à son charme.
On peut lire ici une Physiologie de la lorette par M. Maurice Alhoy avec des vignettes de Gavarni datant de 1841.

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 19:49

Tasse Photographie 1 : Jatte pour service à thé, en porcelaine de Nyon, « ornée de deux paysages inscrits dans des cadres ovales de teinte rose, vers 1790. » © Cliché́ Musée de Nyon. Exposition Helvetica. Porcelaine de Nyon - Musée Royal de Mariemont. De talentueux miniaturistes Assiette travaillent au XVIIIe siècle dans les nouvelles manufactures de porcelaine dure qui voient le jour en Europe depuis la découverte de son procédé de fabrication au début de ce siècle. Rapidement, des peintres miniaturistes de talent sont utilisés pour orner cette nouvelle prestigieuse matière. Certains mettent au point de nouvelles couleurs. Comme la production de porcelaine blanche est plus rapide à produire qu'à décorer, certaines sont vendues à des décorateurs indépendants (des Hausmalerei) qui réalisent les décors dans leurs locaux et vendent les articles à leur compte.
Photographie 2 : Assiette, en porcelaine de Nyon, « orné́e du monogramme GGW pour Georg Gustave, baron de Wrangel (1728-1795). » © Cliché Musée de Nyon. Exposition Helvetica. Porcelaine de Nyon - Musée Royal de Mariemont CREDIT.
Photographie 3 : Paire de rafraîchissoirs, décor aux pavots © Cliché Musée de Nyon. Exposition Helvetica. Porcelaine de Nyon - Musée Royal de Mariemont. Je présente d'autres rafraîchissoirs du XVIIIe siècle dans l'article intitulé Se rafraîchir.
PairedeRafraichissoirs Du 28 octobre 2011 au 12 février 2012, le musée royal de Mariemont en Belgique propose l'exposition Helvetica. Porcelaine de Nyon – porcelaine suisse dʼaujourdʼhui. « Parmi les oeuvres exposées à Mariemont se comptent des tasses au décor particulier, voire inédit, des pièces monogrammées, un service au décor « napolitain » ainsi que de nombreuses porcelaines de grande qualité ». « La manufacture de porcelaine de Nyon est fondée en 1781. Elle sera la dernière à voir le jour en Europe. Sa production s'inscrit alors pleinement dans lʼair du temps, dans le style néo-classique, et avec des modèles calqués sur ceux des manufactures parisiennes. Au niveau de la matière elle-même, Nyon peut rivaliser en finesse avec la blancheur des porcelaines françaises grâce à un approvisionnement en kaolin livré directement de Limoges [voir l'article sur La porcelaine française du XVIIIe siècle]. La qualité de la céramique est soulignée par son décor qui laisse le centre de l'objet libre de tout motif afin de souligner la blancheur transparente de la matière autant que l'absence de défauts de cuisson . »
Cette exposition est aussi l'occasion de visiter le musée royal de Mariemont qui possède une riche collection créée par Raoul Warocqué avec des livres rares et « des œuvres représentatives des grandes civilisations d’Europe et d’Asie, ou du passé de sa région ».

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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 10:32

orphee-jouant-devant-les-animaux300 Du 12 octobre 2011 au 6 février 2012 le Château d’Ecouen abrite une exposition intitulée Majolique  : La faïence italienne au temps des Humanistes. Celle-ci est organisée par le musée national de la Renaissance du Château et la Rmn-Grand Palais, avec la collaboration du musée du Louvre.
La majolique désigne en français une faïence italienne produite durant la Renaissance, du XVe siècle au XVIe, provenant en particulier de villes de l'Italie centrale comme Faenza. On appelle aussi ainsi certaines productions de manufactures européennes, notamment en France, de la même période, suivant la même inspiration. Cette céramique est nouvelle en Europe, autant par sa fabrication que ses motifs et la façon de les représenter. Le procédé surtout est révolutionnaire : c’est celui de la faïence. Cela consiste à enrober une terre cuite d'un engobe de plomb de couleur crème opacifié à l'étain : ce qu'on appelle l'émail stannifère qui cache la terre et sa couleur ; ensuite on décore en utilisant des couleurs à base d'oxydes métalliques avant une seconde cuisson au grand feu qui permet l'adhérence de la glaçure.
Avant l'Italie cette manière de faire existe en Babylonie, puis en Perse, chez les Arabes, en Afrique du Nord, en Sicile et en Espagne. Le nom de majolique viendrait des faïences lustrées importées d'Espagne par des bateaux de l'île de Majorque « L’autre étymologie du mot maiolica serait une dérivation de l’expression obra de Malica ou de Mallequa, évocation de la cité de Malaga, sur la côte sud de l’Espagne, orphee-jouant-devant-les-animaux-detail300 qui produit des céramiques lustrées très admirées avant de laisser la première place à Valence. Cette vaisselle de très belle qualité, destinée à être exposée plutôt qu’utilisée, pourvue d’un décor lustré resplendissant, est importée en Italie dès le XIVe et surtout au XVe siècle. Elle influence alors considérablement le goût italien, au point de motiver les artisans locaux à fabriquer eux-mêmes des pièces lustrées à partir des années 1480.  » Alors que le mot majolica désigne aujourd'hui en Italie la faïence stannifère, au XVIe siècle elle représente la faïence lustrée des pièces hispano-mauresques. C'est la poterie dorée du Moyen Age. Au XVe siècle le procédé de la majolique est copié à Florence où Lucca Della Robbia (vers 1400-1482) l'applique en architecture ainsi que ses descendants avec de grandes sculptures religieuses en bas-relief. Des ateliers s'ouvrent à Sienne, Urbino, Gubbio, Faenza surtout. Dès 1530 chacun a sa physionomie propre. D'autres ateliers se créent en France à Nîmes, Lyon, Montpellier, Saint-Porchaire. Les premiers connus semblent être Anvers, Lyon et Nevers. Des italiens exportent le procédé de la majolique à Lyon et Anvers, puis de Lyon à Nevers. Le français Masseot Abaquesne (1500-1564) s'installe à Rouen (carrelages du Château d'Ecouen, de La Bâtie d'Urfé, pots à pharmacie etc.) et les frères Conrade (Conrado) venus de la province de Gênes pour s’installer à Nevers (le centre le plus important). Au XVIIe siècle l'Europe comprend de nombreuses manufactures de faïence qui n’ont plus rien rien à voir avec la majolique, développant avec des style particuliers, certaines élaborant leurs décors caractéristiques : portraits-hommes-femmes300 faïences de Rouen, Delft, Moustiers etc. Montelupo (XVII-XVIIIe s.) semble être le dernier centre à produire des créations originales de la majolique italienne. Les décors de la majolique de la Renaissance sont avant tout de styles décoratif, historié et mixte. Il y a de nombreux types de décors : a candelieri avec le côté gauche identique au côté droit ; a compendiario qui laisse voir le beau blanc laiteux de l'émail épais enrichi en étain ; a fiamma inspiré de motifs tissés fait de striures parallèles ; a frutti et a foglie à fruits et à feuilles ; à grotesques ; a paesi e architetture ; a quartieri avec des pièces de forme mouvementée couvertes de fonds de couleurs alternées portant des rinceaux et entourant un motif du type a istoriato ; a raffaelesche inspiré du décor créé par Raphaël pour les loges du Vatican ; a trofei avec des trophées ; etc.
La Renaissance italienne, toute remplie d’humanisme, favorise les beaux-arts et les nouvelles techniques artistiques et de fabrication. Les artistes et artisans italiens sont invités dans de nombreux pays et notamment en France. C’est le début de la faïence dans ce pays, parmi d'autres nouveautés venues d’Italie pour mettre en place ce qu’on appelle la Renaissance française. L'exposition organisée par le musée du château d'Ecouen revient en quelque sorte aux sources. Elle présente une centaine de céramiques conservées dans les musées français (musée national de la Renaissance à Ecouen, musée du Louvre, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Musée Jacquemart-André, musée Antoine-Vivenel à Compiègne...), britanniques (British Museum et Victoria and Albert Museum à Londres, Ashmolean Museum à Oxford...) et italiens (Castello Sforzesco à Milan, Museo Correr à Venise, Museo del Bargello à Florence...). Elle est divisée en différents chapitres qui déclinent l’influence sur la majolique et son décor des démarches artistiques, historiques et littéraires propres au milieu humaniste italien entre 1480 et 1530. portraits-hommes-femmesdetail300 Le propos de l’exposition est enrichi par la présence d’un certain nombre d’éditions contemporaines illustrées (Virgile, Tite-Live, Ovide...) dont les textes et les images inspirent la majolique du premier tiers du XVIe siècle. « Une première partie est consacrée au renouveau des motifs décoratifs à la fin du XVe siècle, avec l’apparition et le succès des décors all’antica. Un monde extravagant d’êtres fantastiques mi-humains mi-animaux, de dauphins, masques, putti, vases, cornes d’abondance, trophées et autres grottesche s’empare alors des parois des vases, des ailes des plats et des assiettes, des carreaux de pavement, dans divers centres de production, plus ou moins proches des lieux de création artistique majeurs tels que Sienne ou Pérouse. La seconde section aborde la problématique des décors héraldiques (armoiries, imprese, devises) présents sur les céramiques, en mettant l’accent sur les premiers « services » à proprement parler et sur la relation souvent difficile à appréhender entre artistes et commanditaires. Elle réunit notamment un nombre important de pièces du service d’Isabelle d’Este, marquise de Mantoue (1474-1539), réalisé vers 1524 par Nicola da Urbino, le plus grand peintre en majolique de la Renaissance. La question du portrait de personnages réels ou idéalisés, de figures historiques ou mythologiques est évoquée dans une troisième section. Elle soulève, pour les pièces les plus anciennes de la fin du XV siècle, la passionnante interrogation sur son rôle dans l’apparition du décor a istoriato, c’est-à-dire qui raconte une histoire, dont on situe généralement l’éclosion vers 1500 dans divers centres de production tels que Deruta, Gubbio, Faenza ou encore le duché d’Urbino. La section la plus importante de l’exposition est naturellement consacrée aux céramiques historiées. Dès les premiers exemples, au tournant de 1500, les peintres sur majolique s’emparent des thèmes iconographiques vase-trophee300 et littéraires mis en valeur par les artistes et les Humanistes de la seconde moitié du XVe siècle, en s’appuyant sur les sources graphiques contemporaines que constituent notamment les livres illustrés et les gravures. Au total, une soixantaine de céramiques évoquent les thèmes issus de l’histoire (biblique, romaine, ou contemporaine), de la mythologie (épisodes de la guerre de Troie, Énéide et légendes de la fondation de Rome, amours et métamorphoses des dieux), mais aussi des fables et épisodes populaires ou des sujets allégoriques encore difficiles à déchiffrer aujourd’hui. Les centres de production et les divers peintres représentés témoignent de la qualité et de l’originalité de ces œuvres (Cafaggiolo, Faenza, Deruta, Gubbio, le duché d’Urbino avec Nicola da Urbino, le peintre du Marsyas de Milan, le Peintre In Casteldurante...). Autour de Nicola da Urbino, figure artistique majeure du duché d’Urbino dans les années 1520, seront regroupées plusieurs œuvres phares du Museo Correr de Venise, visibles pour la première fois en France  ».
Les meilleurs exemples de la majolique italienne de la Renaissance ont des décors particulièrement riches. Contempler leurs détails c'est aussi le faire d'un travail d'autant plus admirable que la céramique de 'grand feu', dont la majolique fait partie, interdit tout repentir puisque la glaçure stannifère sur laquelle le peintre dessine est poreuse et absorbe les oxydes colorants. Il n'est donc pas question de gommer et rattraper des erreurs. De plus la cuisson au grand feu reste délicate : certaines pièces pouvant sortir du four abîmées. D'autant plus qu'il peut y avoir trois cuissons : la seconde permet de fixer définitivement le décor en vitrifiant la glaçure ; et une troisième peut avoir lieu après l’application sur la pièce du lustre qui « est un mélange de nanoparticules de cuivre et d’argent qui ont la particularité de se fixer à la surface de la céramique lors d’une troisième cuisson, dans un four spécialement conçu à cet effet, à basse température (vers 600° environ) et dans une atmosphère dite réductrice (c’est-à-dire en empêchant l’oxygène d’entrer dans le four, contrairement aux deux cuissons précédentes faites en atmosphère oxydante). Ce décor - dont l’un des objectifs est d’apporter à la céramique l’éclat de l’orfèvrerie - produit des reflets métallescents, de couleur argentée ou dorée, mais aussi rouge ou brune, selon la proportion de sels de cuivre et d’argent et la température de cuisson. » Du reste cette céramique a souvent pour but d'être présentée en exposition ; comme c'est le cas pour l'argenterie d'exception ; celles-ci ayant pour fonction de décorer notamment la salle où l'on mange, et d’exposer aux invités la richesse de l'hôte.
vase-tropheedetail300 Photographies 1 et 2 (détail) : « Assiette peu profonde, Orphée jouant devant les animaux. Nicola da Urbino, Urbino, vers 1520-1523. Diam. 27,3 cm. Plat du service de l’Histoire d’Orphée. Venise, Museo Correr e Biblioteca di Arte. © Venise, Fondazione Musei Civici di Venezia – Archivio Fotografic. »
Photographies 3 et 4 (détail) : « Vase de pharmacie, Portraits de profil. Probablement les Marches (Pesaro ou duché d’Urbino), vers 1475-1500, hauteur 37,5 cm, diam. 23 cm, Ecouen, Musée national de la Renaissance. © Service de presse Rmn-Grand Palais / Martine Beck-Coppola. »
Photographie 5 : « Bassin d’aiguière à décor de grotesques. Atelier de Lorenzo di Piero Sartori, Montelupo, 1509, diam. 38 cm, Montelupo, Museo della Ceramica. © Alessio Ferrari - Fototeca Museum Montelupo. »
Photographies 6 et 7 (détail) : « Vase à décor de grotesques. Probablement Les Marches (Pesaro, Urbino ou Casteldurante ?), vers 1500-1520, h. 43 cm ; L. 32 cm ; pr. 27 cm, Dijon, Musée des Beaux-Arts. © Musée des beaux-arts de Dijon. Dépôt Ecouen, Musée national de la Renaissance. Photo François Jay. »

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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 08:25

17-300.gif Du 13 au 17 septembre, a lieu le quatrième parcours de la céramique et des arts du feu à Paris au Louvre des antiquaires et au Carré rive gauche. Une occasion de contempler des céramiques d'exception depuis des exemples antiques jusqu'à des oeuvres contemporaines en passant par des majoliques, porcelaines de Meissen, Vincennes et Sèvres, faïences des XVIIe et XVIIIe siècles, verres, émaux ... Cette année des visites sont dirigées par des conservateurs chez les exposants, les 14, 15 et 16 septembre 2011 à 15h, après inscription au 01 45 48 46 53.
Photographie : « Assiette "Le Renard et le Buste" du service à fond pourpre de Jean Jacques Régis Cambacérès. Porcelaine dure de Sèvres, Circa 1807. » Cette céramique provient de la galerie Vandermeersch au 21 quai Voltaire.

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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 21:23

cerfceramique Le jeudi 2 décembre 2010 de 17h à 23h, les antiquaires et galeries d’art du Carré Rive Gauche fêtent la Saint-Nicolas en proposant aux amateurs d’art des objets sélectionnés : « Archéologie, céramiques, tableaux, dessins, textiles, sculptures, mobilier XVIIIe, XIXe ou XXe siècle : les marchands du Carré Rive Gauche ont choisi des œuvres à la fois originales et répondant aux critères d’exigence des collectionneurs. Partenaires de l’association, la maison diptyque parfumera les galeries avec ses senteurs d’hiver pomander et feu de bois et la maison Ruinart sera toujours présente comme dans toutes les grandes occasions du Carré Rive Gauche. »
Photographie : « Saint-Cloud, important cerf en porcelaine de pâte tendre blanche assis sur une terrasse rocheuse. Vers 1725-1730, XVIIIe siècle. Hauteur : 27 cm; Longueur : 24 cm. Provenance : Collection privée française. JM Béalu & Fils, 3 rue du Bac. »

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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 05:23

assiettemaisonXVIIIeedetail200 Si j'adore la porcelaine française des XVIIe et XVIIIe siècles, j'aime aussi beaucoup la faïence. Fruit d'une alchimie élaborée par l'homme, à partir du travail de la terre, la céramique est un témoignage patrimonial précieux.

Photographie : Cette assiette en faïence du XVIIIe siècle, signée 'P', a un décor polychrome représentant au centre du bassin une maison dans un cartouche et sur le marli des petites graines ou fleurs, avec des filets d'un vert entre le caca dauphin et le céladon.
J'en profite pour dédicacer cet article à tous ceux dans la nécessité, pour qu'ils aient le confort et la paix d'une maison.
L'être humain est un peu comme la céramique : inaltérable et très fragile en même temps (comme je l'ai déjà dit dans un autre article, une bonne céramique résiste à l'eau et le feu et ne s'altère pas avec le temps, mais ne supporte pas le moindre choc). assiettemaison300

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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 09:27

lapaix Photographie 1 : 'LA PAIX'. Porte montre d’ Angoulême « daté du 24 Fructidor an IX (11 septembre 1801), de forme circulaire, sur pied chantourné d’un filet bleu et jaune, décoré en polychromie de grand feu, d’un amour tenant une banderole avec inscription « La Paix » entre 2 cornes d’abondance d’où s’échappent des épis de blé et des grappes de raisin, symboles du pain et du vin. Il s'agit d'une allusion au Concordat signé le 15.07.1801. On peut lire sur les côtés  l'inscription : « Marie Robin. À  Angoulême, le 24 Fructidor, an IX » La photographie et la description entre guillemets proviennent de la galerie LE CABINET D’AMATEUR  de Daniel TESSIER, 2 rue des Saints Pères , 75007 PARIS

Du 14 au 19 septembre 2010, quelques spécialistes de la céramique ancienne anglais,  belges, italiens et français exposent au Carré rive gauche et au Louvre des antiquaires  dans un Parcours de la céramique et des arts du feu organisé par l'association des Spécialistes de la céramique de collection.
Une exposition au Louvre des Antiquaires présente Les suiveurs de Palissy du XVIe au XXIe siècle (Collection de Christine Viennet).
Le reste du parcours se déroule en suivant les thèmes suivants :
- Céramiques anciennes, thème présenté par LES ARMES DU CHEVALIER au Louvre des antiquaires, 31 allée Boulle, rez-de-chaussée, 2 place du Palais-Royal, Paris, 1er arrondissement.
- Majoliques, émaux, verres, du Moyen-Age au XVIIe siècle, thème présenté par ARMETAL au Carré rive gauche chez J. & M. DUPUTEL, 20 rue de Beaune, Paris, 7ème arrondissement.
- Céramiques européennes du XVI° au XVIII° siècle, thème présenté par ART et PATRIMOINE au Carré rive gauche chez René-François TEISSEDRE, 25 rue de Beaune.
- Céramiques du XVIe au XXe siècles, thème présenté par BAZAART chez M. VANDERMEERSCH au Carré rive gauche, 21 quai Voltaire.
- Faïences et porcelaines du XVI au XVIIIe siècle, thème présenté par J. M. BÉALU ET FILS au Carré rive gauche, 3 rue du Bac.
- Céramiques anciennes, faïences et porcelaines, thème présenté par LE CABINET D’AMATEUR au Carré rive gauche, 2 rue des Saints Pères.
- Céramiques anciennes, thème présenté par GALERIE THEOREME au Louvre des antiquaires, 41-43 allée Boulle, rez-de-chaussée.
- Arts anciens d’Extrême-Orient, thème présenté par Bertrand DE LAVERGNE au Louvre des antiquaires, Allée Saunier, rez-de-chaussée.
- Majoliques et porcelaines européennes, thème présenté par BASTIOLI NAZARENO au Carré rive gauche chez Bruneau JANSEN, 50 rue de Lille.
faiencesevres300 - Arts d’Extrême-Orient, thème présenté par LE CABINET DE CURIOSITÉ au Carré rive gauche, 23 rue de Beaune.
- Art Islamique, thème présenté par Laure SOUSTIEL au Carré rive gauche à la galerie LAURENTIN, 23 quai Voltaire.
- Porcelaines anciennes, thème présenté par V.B. ANTIQUITES au Carré rive gauche à la galerie SISMANN, 7 rue de Beaune.
- Faïences et porcelaines du XVIe au XVIIIe siècle, thème présenté par GALERIE  VANDERMEERSCH dans le Carré rive gauche, 21 quai Voltaire.

Heures d'ouverture : Tous les jours de 11h à 19h.
Nocturne dans le Carré Rive Gauche le 14 et le 16 septembre jusqu'à 22h.
Nocturne au Louvre des Antiquaires le 14 septembre jusqu'à 21h (l'entrée se fera à partir de 19h au 151 rue Saint Honoré) .

Des conférences sont organisées au 1er étage du restaurant Le Bistrot de Paris (33 rue de Lille dans le septième arrondissement de Paris) les 15, 16 et 17 septembre à 16h et 17h.

Photographie 2 : Plat en faïence de Sèvres. « La Manufacture de Sèvres est connue pour sa porcelaine. Entre 1852 et 1872, Sèvres créa un atelier de faïences. Le rare et très beau plat, en faïence, présenté ici, est daté de Juillet 1867, porte un monogramme « M » pour Meyer - Heine Abraham et est signé : « Manufacture Impériale de Sèvres ». Son décor, inspiré de la Renaissance, rehaussé d’or et d’argent représente : - sur l’aile, 4 vases et 4 consoles reliés par de magnifiques rinceaux, - sur le petit bassin une jeune renardière. Diamètre : 49,5 cm. » La photographie et la description entre guillemets proviennent de la galerie LE CABINET D’AMATEUR  de Daniel TESSIER, 2 rue des Saints Pères , 75007 PARIS

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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 06:47

bouillonstcloud250 bouillonchantilly250 Le bouillon est une préparation culinaire consistant à faire longtemps bouillir de l'eau avec de la viande ou des herbes. Dans son Grand Dictionnaire de cuisine, Alexandre Dumas (1802-1870) écrit : « Il n'y a pas de bonne cuisine sans bon bouillon ; la cuisine française, la première de toutes les cuisines, doit sa supériorité à l'excellence du bouillon français ... » (voir le texte ici). La maison Tajan met en vente le 24 juin à Paris plusieurs écuelles à bouillon en porcelaine tendre du XVIIIe siècle :

Photographie 1 : Écuelle à bouillon couverte, de Saint-Cloud,  « à décor camaïeu bleu de lambrequins à prises latérales ajourées avec têtes de grotesque. Début XVIIIe siècle. Diam. 16 cm. »

bouillonsevres250 Photographie 2 : Écuelle à bouillon couverte de Chantilly à décor polychrome avec son présentoir. Diamètre de 14,5 cm.

Photographie 3 : « Écuelle ronde et plateau rond, les anses à deux brins torsadés, la prise du couvercle en forme branchages, avec baies et feuilles en relief rehaussées de dorure. Le fond « bleu nouveau » caillouté d'or et orné de réserves polychromes à décor de paysages animés de personnages, soulignés de rocailles en dorure. Marquée lettre date D pour 1756, décorateur Yvernel. Diamètre du plateau : 21 cm »

Photographies et textes entre guillemets proviennent du site de Tajan. Catalogue-Tajan-ceramiques-240610

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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 10:58

rafraichissoirs500 Photographies de gauche à droite et de bas en haut provenant de la vente Aguttes du 26 mai 2010 à Drouot Richelieu (Paris) :
- Rafraîchissoir à glace couvert en pâte tendre de Sèvres « de forme cylindrique à deux anses et prises formées de rinceaux. Il est décoré en camaïeu bleu de bouquets de fleurs réhaussés de filets dorés. Porte au revers la marque aux deux L entrelacés et la lettre date pour l'année 1775. (choc en étoile au fond) H. totale 23 cm. »
- Paire de rafraîchissoirs à bouteilles de la  Manufacture du Comté de Provence (Paris) « à deux anses formées de rinceaux sur piédouche. Ils sont décorés en polychromie de larges bouquets de fleurs. Fin XVIIIe siècle. H. 16 cm. »
- Verrière crénelée en pâte tendre de Sèvres « de forme ovale à deux anses formées de rinceaux ; elle est décorée en polychromie de larges bouquets de fleurs rehaussées de filets bleu et or. Porte au revers les deux L entrelacés et la lettre-date pour l'année 1760, marque de peintre ROSSET, actif à Sèvres de 1753 à 1795. XVIIIe siècle. L. 29 cm. »
fontaine300 - Paire de rafraîchissoirs à verre de forme cylindrique de Roanne, « les anses figurant des têtes de béliers. Ils sont décorés en polychromie de fleurs. Fin XVIIIe siècle. H. 9 cm. »
Les saints de glace des 11, 12 et 13 mai étant passés (à leur sujet voir
Wikipedia) nous ne devrions bientôt plus appréhender le froid. Et avec le beau temps, vient l'envie de se rafraîchir. Au XVIIIe siècle toutes les maisons respectables offrent l'été à leurs convives des boissons et des verres rafraîchis dans de la glace provenant d'une glacière ou d'un puits à glace aussi appelé puits à neige : les ancêtres de nos réfrigérateurs. Les bouteilles sont ainsi disposées lors de la réception dans un grand bassin rempli de glace pouvant en accueillir plusieurs ou dans de plus petits pour une ou une demie bouteille. De même pour les verres. La maison Aguttes présente plusieurs de ces objets en céramique du XVIIIe siècle lors de sa vente du 26 mai 2010 à Drouot Richelieu.
Photographie de droite (
Aguttes, même vente aux enchères) : Corps de fontaine de table du Midi « sur piedouche décoré en polychromie de fleurs, les anses figurant des branches avec fruits, et mascaron central pour le robinet. XVIIIe siècle. H. 34 cm. »
Enfin, pour continuer avec l'idée de se rafraîchir, le 26 mai c'est aussi la date la vente à Drouot de nombreux éventails anciens par Deburaux (voir
catalogue ici).

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