Lundi 8 novembre 2010
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Photographies : Dais du trône de Charles VII (1403-1461). Tapisserie du deuxième quart du XVe siècle, de laine et
soie, de 292 x 285 cm, acquise récemment par le musée du Louvre. © Alain Speltdoorn. Il s'agit d'un travail très fin comme le montre le détail des drapés et d'une aile. Les couleurs sont
particulièrement bien conservées. Du reste beaucoup de tapisseries médiévales sont d'une qualité polychrome exceptionnelle. Les tapisseries de la Dame à la licorne du XVe siècle en sont
une preuve : seules les restaurations du XIXe ont des couleurs passées par le temps alors que celles originelles sont d'une fraîcheur remarquable (comme on le voit très bien
ici la partie inférieure
étant une restauration du XIXe).
Voici un extrait du communiqué de presse concernant
l'acquisition du dais du trône Charles VII par le musée du Louvre :
« Ce dais, inconnu jusqu’en 2008, semble être l’unique vestige médiéval d’une
tapisserie surmontant un trône royal.
Unique par son iconographie et sa destination primitive, exceptionnelle par son intérêt
historique, cette tapisserie, classée trésor national, est un des chefs-d’œuvre de la tapisserie française. Elle rejoint au Louvre le portrait de Charles VII par Fouquet, dans l’ancienne
résidence des rois de France, au cœur de ce Paris que Charles VII reconquit en 1437. Réalisé probablement par Jacob de Littemont, le Maître de la verrière de l’Annonciation, pour Charles VII, le
dais présente, sur un fond rouge vermeil orné d’un grand soleil d’or et d’une multitude de petits soleils, deux grands anges en vol, vêtus d’une tunique bleue semée de fleurs de lys, et tenant
une couronne gemmée sommée de l’emblème royal. Ainsi, lorsque le roi était assis sur son trône, apparaissaient derrière lui deux anges qui descendaient du ciel pour le couronner, affirmant
l’essence divine de sa royauté. La tapisserie illustre ainsi la légitimité royale de Charles VII, le « petit roi de Bourges », sacré à Reims sur les injonctions de Jeanne d’Arc en
1429.
L'acquisition de ce « trésor national » a été rendue possible grâce à la Société des Amis
du Louvre ... »
Le Louvre possède d'autres exemples de tapisseries du XVe siècle comme
L'Offrande du coeur. L'offrande du coeur est une symbolique courtoise de la fin amor
médiévale.
Le musée des Arts décoratifs de Paris a aussi de très belles oeuvres telle la tapisserie
représentant Charles d'Orléans et Marie de Clèves. Charles d'Orléans (1394-1465), père de Louis XII de France (1462-1515), est un poète très
intéressant car sa poésie fait le lien entre l'ancien français et le français actuel. Elle est plus lisible, bien qu'encore difficile, pour ceux qui n'ont pas de notions d'ancien français, que
celle des poètes de la fin'amor des XIIe au XIVe siècles. On peut la lire sur www.gutenberg.org ; mais il existe des éditions contemporaines proposant des traductions des mots ardus
permettant une parfaite lecture.
Le musée national du Moyen-âge de Paris (Hôtel de Cluny), possède aussi de très nombreuses
tapisseries avec par exemple ces thèmes qui restent chers aux beaux-arts français par la suite comme : Scènes
galantes ; La Promenade ;
Le Bain.
Enfin des musées du monde entier conservent des teintures médiévales du XVe
siècle.
Par La Mesure de l'Excellence
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Mercredi 20 janvier 2010
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Les
cadeaux offerts lors de mariages portent en eux une richesse qui dépasse la simple valeur de l'objet en lui-même. Ils sont les témoins de la vie de couples, de familles, de communautés, de
terroirs, de traditions. J'en parle dans l'article Symbolique des iconographies
des cadeaux de mariage aux XVIIe et XVIIIe siècles. En voici présentés quelques-uns du site de l'experte en art populaire Mme Marine Houze : www.folkcollection.com.
Photographie 1 : « Marmite de mariage tripode en fonte de fer,
portant l’inscription : « ie suis a sieur iean ribaucour marchand demeurant a naney et margueritte mulnotte 1726 ». Décor de deux oiseaux, d’une croix de Lorraine, d’un soleil et
d’un cœur enflammé. (Fêlure réparée.) Début du XVIIIe siècle H : 24,2 - D : 26,6 cm »
Photographie 2 : « Plat circulaire en étain gravé de deux cœurs flamboyants couronnés et d’emblèmes de peintre en bâtiment :
peintre au travail en haut d’une échelle double, trophée d’instruments dont bidon de peinture, brosses, couteau à enduire. Légende “heureux ce jour deux coeurs unis par l’amour” “edouard pira et
jeannette vervoort maries à lambersart le 5 février 1870”. Poinçon d’Albert et Mullié à Lille. XIXe siècle D : 35 cm »
Photographie 3 : « Deux gobelets de
mariage en cristal taillé et gravé. Sur l’un, autel de l’Amour surmonté de deux colombes tenant une couronne, et le chiffre « GC ». Sur l’autre, un autel de l’amour, le chiffre
« DC » ainsi qu’un angelot et une colombe tenant une guirlande surmontée d’un cœur flamboyant. XIXe siècle H : 9,5 cm »
Photographie 4 : « Coffret en épicéa,
assemblé à queues d’aronde découvertes à décor sculpté rehaussé de polychromie. En façade, cœur couronné entre deux fleurs stylisées. Sur les côtés, un cœur. (Fente.) Savoie, circa 1800 H :
26,6 - L : 61,5 cm ». Ce genre de coffret n'est pas obligatoirement offert pour un mariage mais il peut être celui dans lequel on met une partie du trousseau de la jeune
mariée.
Par La Mesure de l'Excellence
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Vendredi 21 mars 2008
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Certains trésors faisant partie de notre patrimoine sont disponibles gratuitement en quantité.
Les plantes sauvages sont de ceux-ci et abondantes. On les utilise depuis des millénaires pour leurs propriétés. On les appelle ‘simples’ lorsqu'on veut accentuer leur caractère médicinal. Comme
pour les objets d'art, il faut avoir certaines connaissances pour les aborder. Il y en a de communes ; d'autres sont rares. Envisageons une partie d’entre elles : les plantes dédiées à l’amour,
et trois en particulier. Aux doses adéquates et moments appropriés, elles apportent équilibre et joie. Il s’agit de la berce, de l’orchis mâle et du tribule terrestre. La BERCE (Heracleum
sphondylium) est emblématique. Elle se rencontre en quantité en région parisienne. Son effluve et son goût sont caractéristiques. Il est conseillé d'en user avec intelligence, car il est
contrindiqué de s’exposer au soleil après l’avoir ingurgitée. Les orchidées, moins fréquentes, ont de multiples variétés qui parsèment l’hexagone. Il ne faut pas les ramasser, car la plupart sont
rares. De plus elles ne fleurissent que quelques semaines par an. Souvent discrètes, on les remarque peu parmi les autres fleurs de la fin du printemps et du début de l’été. Mais quand on le
fait, c’est réjouissant. L’ORCHIS MALE (Orchis mascula L.) est une plante à protéger particulièrement car très peu fréquente, poussant lentement et ne résistant pas au pillage. Mais on
peut essayer de la cultiver. Des orchis, on utilise les tubercules pour en faire une farine alimentaire : le salep. La troisième plante, parmi beaucoup d’autres, est le TRIBULE TERRESTRE ou croix
de Malte (Tribulus terrestris) que l’on rencontre dans les Landes du sud-ouest et dont certaines pharmacopées chinoises emploient les fruits. Et si ces frêles végétaux peuvent nous
offrir l’amour, donnons leur le notre, en respectant tout simplement la terre et ses simples ; en nous rappelant qu’elle est là, à nos pieds ; que nous devons chérir les éléments qui la
constituent. Un petit geste d’amour pour rappeler que nous faisons partie d’un tout et que certaines choses ne doivent pas se monnayer comme l’air ou l’eau.
Photographie Wikipedia de
la Saponaire officinale (Saponaria officinalis). Il y a des siècles, voir des millénaires que la saponaire est utilisée pour se laver : le corps, le visage, les cheveux, l’intérieur de
l'organisme et les vêtements. Aujourd’hui on s’en sert pour les mêmes usages et notamment pour nettoyer les tissus anciens les plus fragiles. Il s’agit d’une plante avec de très jolies fleurs aux
teintes variant du blanc crémeux au rose pourpré. On la trouve en France dans de nombreux endroits comme en région parisienne, dans les champs ou sur les bords des chemins. Un grand nombre (pas
toutes) des fleurs sauvages que l’on croise dans la nature sont les mêmes qu’il y a des millénaires. De les voir, de les reconnaître, de les aimer, c’est communier avec notre patrimoine comme on
le fait avec les œuvres d’art anciennes.
Par La Mesure de l'Excellence
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Dimanche 3 juin 2007
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Les fleurs de l'Amour, France, Circa 1780.
Éventail en soie peinte à la gouache d'un cartel central représentant un couple "uni" et heureux. Les plis latéraux sont agrémentés
d'espaces libres traités en catgut. Monture en ivoire, sculptée et repercée, panaches à cliquant de nacre et de feuilles métalliques de couleur.
L’éventail a de nombreuses fonctions. Il distrait, permet de se rafraîchir, de communiquer, de dissimuler (un sourire, une impatience
…) ... Le vent que par son intermédiaire on crée est souvent celui de l’Amour. Les effluves qu’il transmet sont celles du plaisir et de la joie. Des exemples d’une grande beauté nous ont été
transmis, comme ceux présentés ici, proposés par :
La saison des amours, France, Circa 1780.
Eventail plié. Feuille de parchemin peinte à la gouache d'une scène de liesse dans le parc d'un château. De nombreux couples s'affairent, les bouquets fleurissent...
Revers peint à la gouache sur papier d'une invitation galante. Très fine monture en écaille, repercée, sculptée et appliquée de feuille d'or. Au centre un cartel présente un couple se
faisant face avec au centre un grand bouquet de fleurs.
Par La Mesure de l'Excellence
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Mercredi 18 avril 2007
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18:40
HYMNE AU BAISER
Don céleste, volupté pure,
de l'univers moteur secret,
doux aiguillon de la nature,
et son plus invincible attrait,
éclair, qui, brûlant ce qu' il touche,
par l' heureux signal de la bouche,
avertit tous les autres sens ;
viens jouer autour de ma lyre ;
qu'on reconnaisse ton délire
à la chaleur de mes accents.
Tu vas sur tes sujets fidèles
dispersant des flèches de feu :
tu nourris de tes étincelles
le flambeau de l'aveugle dieu...
Dorat, Claude-Joseph (1734-1780),
Les Baisers, suivis du mois de mai, Poëme, Genève (Paris, Cazin), 1777.
Par La Mesure de l'Excellence
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