Mardi 29 avril 2008

Si nous avons vu qu'au 18e siècle on se parfume le corps, on le fait aussi de l’habitation et cela de maintes façons.

Sans doute garde-t-on dans certaines campagnes la pratique médiévale de l'épandage qui consiste à parsemer le parterre des demeures de fleurs et d'herbes fraîches coupées connues pour leur fragrance, leur beauté ou leurs propriétés médicinales. On emploie pour cela des fleurs d'iris, de roses, de pâquerettes, les sommités fleuries de lavande, tanaisie, sarriette, sauge officinale…, ou juste des herbes fraîches. Dans des vases, des bouquets de fleurs ou des plantes en pots agrémentent le regard autant que l’odorat. Il semblerait qu’au 18e on parfume même les murs des pièces. On distille aussi d’agréables odeurs grâce à des vases à parfums comme les brûle-parfums, cassolettes, pots-pourris … aux multiples formes.

Photographie : Paire de brûle-parfums, d’époque Louis XVI, en bronze doré et patiné, présentée sur le site de la Galerie Wanecq. Ils ont un couvercle orné d’une graine, et reposent sur un piètement tripode avec palmettes terminé par des sabots de caprin et ornés dans leur partie haute, de têtes de faunes dont les longues cornes torsadées courent sur le pourtour du réceptacle. La base en marbre blanc est posée sur trois petits pieds toupie, et le tout fait 33 cm de haut et 12 cm de diamètre.

Le brûle-parfum ou cassolette comporte un bassinet dans lequel sont disposées des braises ardentes, parfois de résine et de bois odorants, sur lesquelles sont jetées des pastilles de Chypre, à la mode d’Angleterre, du Portugal, d’Espagne ou de roses … Ces parfums de fumigations peuvent être composés de bien des plantes. Les odeurs s’échappent par une galerie ajourée dans le col ou par des yeux ménagés dans le couvercle. Brûle-parfums et cassolettes sont munis d’un pied ou posés sur un socle en forme de trépied. Leur partie inférieure (bassinet) reçoit les matières odorantes et les vapeurs s’exhalent par la partie supérieure. Aux 17e et 18e siècles, des brûle-parfums sont surélevés sur de hauts trépieds. Avec le style Louis XVI quelques-uns évoquent des vases antiques munis d’anses à volutes. Certaines cassolettes reposent sur trois ou quatre pieds en griffes de lion (ou autres) ou sur piédouche, eux-mêmes parfois fixés sur un socle quadrangulaire.

D’autres cassolettes sont destinées à être suspendues au bout d’une longue chaîne. On invente à la fin du 17e siècle des brûle-parfums à liquide. Les eaux parfumées contenues dans le bassinet sont chauffées à l’aide de petits réchauds ou brûleurs à braises souvent en argent à manche d’ébène ou de bois noir, ou à l’aide d’une lampe à esprit de vin. Ces parfums d’évaporation sont donc en particulier des eaux simples versées dans des cassolettes en cuivre, vermeil, argent…, placées sur un réchaud à feu doux.

Photographies de gravures provenant de livres du XVIIIe siècle ou du tout début XIXe avec des brûle-parfums représentés dans un environnement associé à Aphrodite et son fils Eros.

Au 18e siècle, on crée la fleur à parfum en porcelaine, dont le bulbe, contenant de l’eau parfumée est placé sur un réchaud. Les vapeurs suivent le conduit des tiges et se répandent à l’extérieur au milieu des pétales. Dans la lampe à parfum, une mèche trempe dans de l’huile aromatisée qui en se consumant dispense de douces odeurs.

Il semblerait que le vase pot-pourri apparaisse en France vers le milieu du 18e siècle. A l’époque rococo les formes sont nombreuses : la soupière, le vase-balustre, la girandole, les rochers, les animaux… A Meissen, Kandler crée un type de pot-pourri particulier constitué d’une urne placée sur un rocher où une scène est représentée. Les trous ronds, ou yeux, par lesquels s’exhalent les vapeurs parfumées sont habituellement pratiqués dans le couvercle ou, plus rarement, dans le col ou l’épaule du vase.

Photographie : Paire de pots-pourris en faïence de Turin (fabrique Giovanni Antonio Ardizzone), à décor polychrome d'angelots parmi des ornements rocailles et prises en forme de tête de chien, de 13,8 cm de haut, datant de vers 1765, présentée sur le site de l’antiquaire Christian Béalu.

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Lundi 8 octobre 2007

Table-de-toilette-Louis-XV.jpg

 

Dans l'article : La Toilette d'apparat des XVIIe et XVIIIe siècles, du mercredi 23 mai 2007, nous expliquons l'origine du mot « toilette » et son utilisation. Nous exposons ici une table de toilette d’époque Louis XV en acajou et placage d’acajou de Cuba de forme mouvementée proposée à la vente sur le site de la Galerie Delvaille (15, rue de Beaune à Paris).

Cette table de toilette s’ouvre en façade par quatre tiroirs dont trois simulés et une tablette centrale. La partie supérieure présente un miroir rabattable et deux vantaux latéraux dissimulant des rangements dans lesquels on disposait les objets de toilette (boîtes, pots, flacons …). L’ensemble repose sur quatre pieds galbés à cinq pans coupés. L’Ornementation de bronzes ciselés et dorés est discrète tel que sur les entrées de serrure et les sabots. L’acajou a été importé en France dès le milieu du XVIIIème siècle par les ports d’importation de Nantes, la Rochelle et Bordeaux. Les plus beaux acajous venaient de l’île de Cuba, et avaient dès cette époque une valeur marchande considérable. Depuis plus d’un siècle, l’exportation d’acajou de cuba est interdite. Dimensions : 75cm x 90cm x 50cm.

 

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Mardi 4 septembre 2007

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Dans le livre Modèles de conversations pour les personnes polies de l'Abbé de Bellegarde (1648-1734), un des protagonistes du dialogue fait remarquer que : « Quoique les Français aiment je ne sais quoi d'aisé & de galant dans leurs habits, ils aiment encore mieux ce qui est commode. Ils se sont défaits de tout cet embarras de rubans, dont leurs habits étaient couverts depuis le haut jusqu’en bas, & qui étaient d’un grand ornement pour la jeunesse : ils se sont si bien trouvés des chausses étroites & serrées, qu’ils ont renoncé pour jamais à ces grands Canons, où leurs jambes étaient comme des entraves, & à ces hauts de chausses plus larges que des cotillons. Nous voulons que nos habits se ressentent de l’air aisé, que nous avons dans nos manières. » (ce livre est disponible à la vente sur : http://richard.lemenn.free.fr/rubriques/modes.html). Cependant les Français n’abandonnèrent pas ces fioritures vestimentaires par simple souci de confort mais par véritable obligation. Louis XIII publia plusieurs édits tentant d’imposer plus de sobriété dans les vêtements ; comme celui de 1633 qui défendait aux sujets "de porter sur leur chemise, coulets, manchettes, coiffe et sur autre linge aucune découpure et broderie de fil d'or et d'argent, passements, dentelles, points coupés, manufacturés, tant de dedans que dehors le royaume". Sans doute ces prescriptions n'étaient-elles guère respectées puisqu'il fallait les répéter régulièrement. Abraham Bosse (Tours 1604 – Paris 1676) a illustré ce thème par une suite de trois estampes, dont deux d’entre elles (celles exposées ici) présentent une femme et un homme à leur toilette. On peut voir la troisième sur http://expositions.bnf.fr/bosse/grand/087.htm.
Dans la première la Dame dit : « Quoique j’ai assez de beauté pour assurer sans vanité qu’il n’est point de femme plus belle ; il semble pourtant à mes yeux qu’avec l’or et la dentelle je m’ajuste encore bien mieux. J’aime à porter tous les jours, ou le satin, ou le velours ; et ne connais point l’estime ; car je sais véritablement que l’on a toujours meilleure mine, quand on s’habille richement. Il me faut tourner néanmoins mon esprit à de nouveaux soins, en quittant la galanterie ; et désormais ne porter ni ‘poinct’ coupé ni broderie, ni tels ouvrages superflus. » Il est intéressant de voir l’agencement de la table de toilette ; avec la toilette elle-même en dentelle sur laquelle sont posés un miroir et un sachet de senteur (voir article du 16 mai 2007 : Les Objets de parfums que l'on porte sur soi au XVIIIe siècle) sur lequel la Dame pose sa main gauche.
Quant au courtisan qui abandonne ses anciens vêtements, il constate en se regardant dans la glace : « Que ce m’est une chose étrange de remarquer combien me change cet habillement réformé ! Que j’ai de mal à m’en défendre, et qu’il me fâche de le prendre pour ne l’avoir accoutumé ! Je violente ma nature, me voyant en cette posture, et demeure tout interdit. Mais à quoi me sert cette plainte, si par raison ou par contrainte il faut obéir à l’édit ! Il est juste qu’on s’accommode au temps, au pays, à la mode, suivant le saint décret des lois, sans chercher de preuve plus ample que celle qui luit dans l’exemple de Louis le plus grand des Rois. »
En résumé, disons que le ‘Français’ des XVII-XVIIIe siècles aime ce qui lui procure de l’agrément, que ce soit dans la simplicité, ou le raffinement qu’il apprécie tout particulièrement. Toutes les fioritures de ses costumes recouvrent toujours un linge propre et blanc, très confortable, changé parfois plusieurs fois par jour, au-dessus duquel il exerce son goût en s’ajustant selon la félicité du moment. Il faut que dans toutes choses il y trouve sa joie. Il exècre la contrainte. Et la mode n’est pour lui qu’un moyen d’exercer son plaisir.
Nous vous rappelons que tous les objets photographiés présentés dans ce blog sont à vendre ; et qu’il suffit de cliquer sur la photographie pour accéder à une description détaillée comprenant le prix. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

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Mardi 29 mai 2007

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Eventail du XVIIIe siècle en ivoire et papier représentant une dame à côté de sa table de toilette.

L’éventail est un objet d’élégance et d’expression. Sa manipulation est un langage. La façon de le tenir suit un phrasé dont les codes ne sont pas figés mais s’adaptent aux situations. Ce vocabulaire est subtil et surtout plaisant. Il n’est pas le seul. Chaque parure, chaque mouvement, chaque trait de la parole, deviennent des messages : quelques regards équivoques, des gestes lascifs, un mouchoir qui tombe ... D’une manière générale le style est un verbe lié au plaisir, souvent une approche amoureuse, toujours une manifestation délicate. Amour en est régulièrement le maître d’œuvre.

favretable300.jpgAmour verse des flèches sur une table de toilette.
Gravure provenant de Les Quatre heures de la toilette des dames, Poëme érotique en quatre chants. Dédié à son altesse sérénissime Mme la Princesse de Lamballe, de M. de Favre, Paris-Genève, Jean-Emmanuel Didier, 1780.

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Mercredi 23 mai 2007

C’est devant le miroir de la toilette qu’une grande partie du spectacle des mœurs des XVIIe et XVIIIe siècles se joue. Il est le plus souvent au pied du lit, dans l’endroit ‘magique’ de ce que l’on appelle « la ruelle », là où depuis longtemps déjà les dames de qualité invitent les gens d’esprit, où les salons se forment et l’art courtois s’exhale. C’est dans ce lieu de plaisir, de raffinement et de passage entre le monde du rêve et le mondain, dans cet état intermédiaire de tous les possibles, que la toilette se crée. On y découvre et invente les nouvelles modes, met en scène la journée, badine, se détend, s’accommode … Là les mystères se déploient sans pudeur mais avec tact.

quenditlabbe.jpg L'estampe ci-dessus présente les occupations d'une femme durant la toilette d'apparat. Cette estampe est du XVIIIe siècle gravée par Nicolas Delaunay (1739-1792) d’après Nicolas Lavreince (1737-1807). La dame demande à son abbé ce qu’il pense du tissu que lui présente une vendeuse de mode, tout en se faisant coiffer, accueillant des visiteurs (l’un attend avec une servante, et la maitresse tient dans sa main une lettre qui montre que c’est aussi un moment où l’on travaille) et partageant amours (l’homme qui la tient par le bras est sans doute son mari) et plaisirs (un musicien accorde sa guitare) … 

Le mot de « toilette » vient d’une petite toile, très fine, qui au Moyen-âge est employée pour envelopper les vêtements et les protéger des insectes et de la poussière. On y range aussi des objets divers, en particulier ceux dont la femme a besoin pour embellir son visage et ajuster sa coiffure. Les toilettes sont placées chaque soir dans des cassettes de nuit, puis déployées le matin. Cette étoffe luxueuse est déjà appelée ainsi au XVIe siècle. Au XVIIe, le sens du mot s’élargit pour définir l’ensemble des objets de la garniture. Cependant, on désigne toujours le même tissu par le nom de « toilette ». Ce serait au XVIIIe siècle que le terme désigne en plus le meuble sur lequel on place ce qui est nécessaire à se parer. On l’appelle aujourd’hui ‘table de toilette’ ou ‘coiffeuse’. Elle est généralement rectangulaire, sur quatre pieds, avec deux ou trois tiroirs de face et parfois une tirette formant écritoire. Le dessus s’ouvre en trois volets, celui du milieu portant un miroir et les deux autres découvrant deux caves latérales dans lesquelles on dépose des pots, flacons, boites…
Au XVIIIe siècle, les dames de qualité font deux toilettes : de propreté et d’apparat. L’une est intime. L’autre est mondaine car on y reçoit. La toilette d’apparat est un instant où on échange des billets doux, où on reçoit ses amants C’est aussi le moment de rendez-vous officiels. On y accueille des marchands de rubans ou autres fournisseurs... On se fait coiffer. De nombreux peintres ont immortalisé le moment de la toilette d’apparat dans des peintures, dessins ou gravures, repris dans de fragiles statuettes en porcelaines dont la manufacture de Sèvres nous donne plusieurs exemples d’une grande finesse.

Au XVIIe siècle, plusieurs séries de gravures mettent en scène les cinq sens ; et souvent celle qui symbolise ‘ La Vue’ montre une femme à sa toilette devant son miroir. C’est le cas sur cette estampe qui dépeint le moment de la toilette d’apparat.
IMGP1009.JPG
Les Modes en France du XVIIe au début du XIXe siècles.
Cliquez ici pour accéder à la collection :
Modes.jpg

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Mercredi 16 mai 2007

Au XVIIIe siècle, on se parfume de plusieurs façons : en se lavant avec des vinaigres odoriférants ou autres lotions, en parfumant les gants... L’une d’entre elles est de porter sur soi de petits objets spécifiques et raffinés contenant des substances odorantes : des boîtes, des étuis, des bijoux, des flacons, des sachets de senteurs ...

Necessaire-de-poche.jpgCliquez sur la photographie pour plus de détails
Nécessaire de poche Rare étui gainé de maroquin vert longs grains. Il contient un nécessaire à parfum (2 flacons et un entonnoir en verre et argent) et un nécessaire à écrire composé d'une tablette d'ivoire à 4 feuillets et d'un petit porte-crayon et son étui en ivoire et ivoire teinté vert, finitions argent. France, Circa 1780.
Cet étui-nécessaire est vendu dans la boutique et sur le site de :
Le-Curieux.jpg

LES NECESSAIRES. Les nécessaires de poche (ou étuis-nécessaires) recèlent de petits articles : boîte à mouches, brosse à dent, couteau pliant, crayon, cuillère, cure-oreille, entonnoir (servant à mélanger les parfums se trouvant dans les flacons), flacons, gratte-langue, passe-lacet, peigne, pince à épiler, porte-crayon, racloir pour les dents, tablettes pour écrire des messages, inscrire son emploi-du-temps ou s’en servir comme carnet-de-bal. L’intérieur est doublé de velours ou de soie.
LES FLACONS.Au XVIIIème siècle on utilise des flacons à parfum qui gardent des essences et des eaux de senteurs, de même que des huiles et des vinaigres parfumés avec des fleurs ou autres. Les eaux spiritueuses sont de l’esprit-de-vin (de l’alcool, terme qui n’apparaît dans les manuels de parfumerie semble-t-il qu’au XIXème siècle) chargé par la distillation du principe de l’odeur des substances. Parmi les eaux spiritueuses il y en a de simples. On les qualifie d’« esprits ». D’autres sont composées, car plusieurs matières aromatiques entrent dans leur combinaison. On les nomme eaux spiritueuses ou cosmétiques. Certaines prennent le nom de « bouquets ». A cela s’ajoutent les extraits et les esprits « persants » particulièrement chers étant donné leur fabrication (les doses sont augmentées et les distillations nombreuses). Les flacons à parfum sont munis d’un bouchon et d’une chaînette. Certains sont des flacons-pendentifs dans lesquels on dépose des senteurs liquides, et qui, hermétiquement fermés, se suspendent autour du cou, attachés à un ruban de velours ou une chaîne, portés à la taille au dessus d’une jupe élargie par un vertugadin (sorte de cerceau faisant bouffer la jupe autour de la taille). Les parfums liquides sont conservés dans des flacons en cristal de roche, eux même mis dans des caves à parfum ou cabinets à parfum ou cassettes ou nécessaires à parfum qui sont des petits coffrets dans lesquels sont disposés des flacons, un entonnoir et un gobelet (une timbale) pour les mélanges, de même que parfois une coupelle et un rince-oeil. Les flaconniers comportent flacons et entonnoirs. Quant aux nécessaires de toilette, ce sont de petits coffres assez grands pour contenir divers objets de toilette.
LES CANNES DE BEAUTE. Les cannes, éléments de l’élégance féminine et masculine, peuvent receler des objets de toilette, souvent au niveau du pommeau : comme un tirebouchon de bottine caché, des flacons à parfum, des articles de manucure, une boîte à pilules ... On les appelle aujourd’hui des cannes de beauté.
Diverses boîtes à odeurs se portent sur soi. Les boîtes à pilules peuvent renfermer des pastilles de bouche comme le cachou. Les boîtes à mouches gardent les mouches et le pinceau pour les appliquer sur le visage. 
LES BOITES. Les boîtes à parfum contiennent un morceau de coton ou d’éponge imbibé de vinaigre aromatique ou d’eau parfumée et placé sous une petite grille métallique articulée. Elles ont pour autres noms : boîtes à senteur et vinaigrettes. Elles ont un grand succès aux XVIIème et XVIIIème siècles, et un peu moins au XIXème.
LES POMANDERS. Les pomanders sont les ancêtres des boîtes de senteur. On les appelle aussi pommes de senteur, pommanders, pomandres, pommes d'ambre, pommes à musc... On en utilise au Moyen-âge et encore au XIXème siècle. Le terme vient de « pomme d'ambre ». Ils peuvent avoir plusieurs formes, mais contiennent toujours des parfums secs ou des pâtes qui se composent de produits aromatiques mêlés. Les grands pomanders sont suspendus à la ceinture ou au cou. Les petits, de la taille d'un dé à coudre, se portent de différentes façons. Ceux reliés à une bague par une chaîne se nichent dans le creux de la main. Certains sont fixés en breloques à un bracelet, à un collier, sur un carcan, ou servent de boutons de cape.
LES CHATELAINES. La châtelaine est un bijou en forme de clip ou de crochet ouvragé se fixant généralement à la robe, au niveau de la taille, et qui est prolongé par de petites chaînes auxquelles on suspend toutes sortes d'objets (vinaigrettes, étuis, montres ...) comme des glands de différentes matières dans lesquels on dispose des préparations odoriférantes semble-t-il à l’aide de coton...
LES SACHETS DE SENTEURS. On fabrique aussi des coussinets odorants en soie que l’on porte sur soi. Ils sont généralement remplis de coton parfumé. Ils ont pour noms : sachets de senteurs, poches de senteur, des déshabillés de senteur, sachets d’Angleterre ... 

'Sur un Sachet de Senteur', chapitre d’un livre du XVIIe siècle de Torche, Antoine (1631-1675), Cassette des bijoux, Paris, Gabriel Quinet, 1668. 8 x 13 cm. Ce livre en édition originale (première édition), a été relié au XVIIIe siècle à un autre : Les Galanteries Angloises ... Deux chapitres sont intitulés 'Sur un Sachet de Senteur' et d'autres sont particulièrement intéressants comme : 'Sur de l’Eau de Fleur d’Orange' ; 'Les Coins, Ou la Défense des Cheveux Postiches, contre les entreprises de Lysandre' …

Sur-un-sachet-de-senteur.jpg
Cliquez sur la photographie pour accéder à la collection :
Les Modes en France du XVIIe au début du XIXe siècles.
Modes.jpg

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