Lundi 22 avril 2013
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Photographie : Les Solitaires en belle humeur. Entretiens Recueillis des Papiers de feu M. le Marquis de M***. (Seconde partie, Paris, 1723). Illustration pleine
page : « Le Rossignol ».
L'alcôve est un enfoncement pratiqué dans une chambre pour y placer un lit. Avec la ruelle (voir
l'article Les Précieuses et les femmes de lettres) elle est le salon des précieuses et des
femmes d'esprit. Le lit lui-même est depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, c'est à dire jusqu'à la fin de l'aristocratie, un lieu de sociabilité très important. Voir par exemple
l'article intitulé Au lit au Moyen-âge.
Comme la ruelle, la table de toilette ou le boudoir (voir l'article Le boudoir), l'alcôve est un des lieux liés à la conversation intime et à la relaxation emprunte
des plaisirs de la volupté intellectuelle et sensuelle, voire de la simple jouissance, enfin de ce qu'on appelle la joie, non pas dans son aspect bruyant qui n'est souvent que l'expression de la
superficialité, mais dans le voyage intérieur entrepris dans la communion des esprits qui par leur rencontre ouvrent l'un à l'autre des espaces ignorés et précieux, insondables et que pourtant le
langage (dans toutes ses formes aussi bien de la parole que du corps ou autres), le raisonnement, la perfection de l'instant et la sensualité donnent à savourer les délices.
L'architecture connaît nombre de ces lieux semi-secrets aussi bien dans les bâtiments que dans les
jardins où l'intimité s'exhale. C'est dans l'alcôve que s'élabore les mille et une nuit, que le cercle se rétrécit pour arriver au point d'intimité. On y place le lit avec sa ruelle, ou bien un
canapé voluptueux, ou tout autre aménagement souvent agrémenté de tapis, tissus et soieries rendant l'endroit plus douillet, inclinant à la relaxation et à la confidence saine.
De tels lieux ont toujours existé dans l'architecture. Les petites pièces de repli, les enfoncements
permettant la méditation sont nombreux dans les bâtisses antiques, de même que dans l'architecture moyenâgeuse qui se prête particulièrement à cela avec ses tourelles. À des époques où le
chauffage central est exceptionnel et où les maisons sont de véritables ruches où vivent toute une famille avec parfois de nombreux domestiques, invités, visiteurs … de tels emplacements sont
indispensables. Certains banquets antiques se tiennent dans de telles alcôves … et de grandes choses s'y élaborent. Ces espaces invitent à des voyages intérieurs, au partage et à la volupté du
moment présent.
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Mercredi 6 février 2013
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Photographies : « Coffret en bois de rose, contenant mortiers à fard et tampons applicateur » de la fin du XVIIIe siècle. © Musées
Gadagne.
Les musées Gadagne à Lyon présentent du 7 février au 10 mars 2013 une exposition « Le teint entre en
scène ! » qui fait suite à celle de 2011 intitulée « Lèvres de luxe », toutes deux visant à valoriser l’histoire de l’industrie de la dermato-cosmétologie à
Lyon, dans le passé, aujourd’hui et pour le futur. Plus de 200 objets provenant de collections privées sur le maquillage et sa mise en scène sont exhibés.
La relation avec le théâtre que souligne celle-ci n’est pas anodine comme je l’ai écrit dans l’article
intitulé Maquillage. Nous sommes dans le domaine de la représentation et de la
beauté.
Les objets de toilette en général sont parfois très raffinés avec notamment des « flacons à parfum
en cristal enserrés dans des montures en or, flacons à sels en écaille, étuis en vernis Martin, vinaigrettes en émail, flaconniers en bronze ou en céramique, boîtes à mouches en ivoire ou en
nacre » …. « Conçus pour la table de toilette ou la poche, voire suspendus en châtelaine ou en pendentif, ces objets, volontiers multifonctionnels, sont de véritables oeuvres d’art
exécutées, pour certaines, dans des matériaux précieux et, pour d’autres, grâce à des techniques nouvelles : nécessaires en jaspe vert ou en écaille, flaconniers en galuchat
… » Voir aussi l’article intitulé Les Objets de parfums que l'on porte sur soi au XVIIIe siècle. Des boîtes à mouches sont visibles
ici.
A noter que jusqu’au 5 mai 2013 les musées Gadagne présentent aussi une exposition sur Lyon au XVIIIe
siècle.
Photographies : « Vinaigrette « papillon » en or et décor émaillé 18ème ». ©
Musées Gadagne.
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Mardi 10 juillet 2012
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Photographies : Assiette du XIXe siècle de Choisy-le-Roi intitulée « La femme de chambre ». La marque au dos
indique « P&H » pour « Paillard et Hautin » actifs de 1824 à 1836 semble-t-il : ce qui correspond aussi à l'époque des vêtements du personnage.
Comme je le montrerai dans un prochain article sur le page, le service est une notion importante de
l'élégance française et pas du tout dégradante, au contraire. Un bon et beau service est gage de goût. Dans un temps où la toilette est un moment stratégique de la journée (voir article
La Toilette d'apparat des XVIIe et XVIIIe siècles), la femme et le valet de chambre ont une importance
particulière. Pour le monde extérieur, ils sont les intermédiaires permettant d'accéder à ce moment d'intimité privilégié qu'est la seconde toilette du personnage que l'on souhaite
entretenir.
La femme de chambre est le premier miroir de la dame, sa confidente, son amie, sa personne de confiance.
Elle fait en sorte que tout soit parfait, que les vêtements soient repassés, propres et en très bon état. Elle accueille les invités de la seconde toilette, règle les affaires qui s'y donnent qui
ne sont pas toutes de l'ordre de la coquetterie et de la mode et peuvent concerner l'amour, les affaires et les audiences. Jean-François Féraud écrit dans son Dictionnaire critique de la
langue française (Marseille, Mossy 1787-1788) :
« On dit un valet de chambre, et non pas un homme de chambre ; mais on dit, femme de
chambre, et non pas fille de chambre ; et quand une Dame en a plusieurs, elle dit, mes femmes, sans ajouter de chambre. » Certaines maisons, et notamment la
reine, ont plusieurs femmes de chambre dont celle appelée 'la première femme de chambre'.
L'importance du valet de chambre est similaire à son homologue féminin. Chez le roi et dans la haute
aristocratie on distingue le valet de chambre, du premier valet de chambre. du valet de garde-robe, du premier valet de garde-robe. Wikipédia donne une Liste de valets royaux et impériaux. Dans l'article consacré au valet de chambre de
Louis XVI Marc-Antoine Thierry de Ville-d'Avray il est écrit
que : « Au XVIIIe siècle, la charge de premier valet de chambre n'a rien à voir avec une fonction de domestique. Tout anachronisme gardé, cette tâche s'apparente davantage à celle de
chef de cabinet (voire directeur de cabinet sur certains sujets) aujourd'hui. Louis XVI lui accordait toute sa confiance. Pour preuve, Thierry résidait au cœur des petits appartements du Roi, au
second étage du corps central, dans un logement donnant sur la cour de marbre, créé à partir du spacieux appartement affecté par louis XV à la Comtesse du Barry. Cette dernière ayant dû quitter
le palais versaillais dès le décès de son royal amant. Son voisin direct étant le mentor de Louis XVI : le Comte de Maurepas, qui obtint, l'autre partie de l'appartement de Madame du Barry.
Louis XVI avait ainsi accès à tout moment, et discrètement (grâce au secret des petits cabinets intérieurs), à son plus proche collaborateur et à son ministre principal. »
Photographie du dessous : Portrait de Madame Jeanne Campan
(1752-1822), première femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, surintendante de la maison impériale de la Légion d'honneur, provenant de l'exposition intitulée Les dames de Trianon se déroulant au grand Trianon de Versailles jusqu'au 14 octobre 2012. © RMN-GP (Château de Versailles) / Droits Réservés.
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Jeudi 5 janvier 2012
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Photographie 1 : Double page d'un petit almanach du XVIIIe siècle de 10 x 6 cm, avec sur la page de droite la
partition d'une chanson intitulée « Le rideau entr'ouvert » et sur la page de gauche une gravure pour illustrer le mois de janvier avec pour légende : « Les Étrennes
réciproques ». La tradition des étrennes que l'on s'échange pour la nouvelle année est suivie ici d'une manière galante : Si les deux protagonistes s'offrent des cadeaux, leur position
laisse à penser qu'ils vont faire un peu plus que cela. La scène se passe dans ce qui semble être un boudoir, sur un fauteuil ou un lit surmonté d'un baldaquin, près d'une cheminée et de la
statue du dieu Éros. La page de titre de cet ouvrage sans date mais du XVIIIe siècle est ainsi rédigée : « Les Amusements de Paris. Almanach chantant pour les jolies Femmes qui on
de la raison, avec Tablettes Économiques. Perte et Gain. Petit secrétaire fidèle et discret. A Paris, Chez le Sr. E. Liez, de l'Hôtel de Coigny Rue Neuve des Petits
Champs. »
'Bouder' est un mot d'origine onomatopéique rappelant le renflement des lèvres que l'on forme lorsque
l'on dit « bou » ou quand on exprime un certain mécontentement vis-à-vis d'une personne familière ou face à une situation contrariante, en même temps que l'on se replie sur soi-même et
que l'on reste muet, voire que l'on évite l'individu ou la chose qui en est la cause.
Le nom de 'boudoir' exprime ce repli. Il s'agit d'un petit cabinet où l'on se retire quand on veut être
seul. Uniquement les personnes intimes ou invitées à l'être y sont conviées. C'est un lieu de retraite, dédié aux plaisirs de la solitude (lecture, écriture, musique, repos, méditation
...), de la conversation et du badinage. Il est généralement placé près de la chambre. C'est un prolongement de la ruelle qui est l'espace près du lit dédié à la conversation ou à la toilette
(voir l'article Les Précieuses et les femmes de lettres).
Charles Palissot de Montenoy (1730-1814) décrit ainsi le boudoir dans un de ses
poèmes :
« Lieu favorable à l'amoureux mystère,
Et décoré par la main des plaisirs,
Où la beauté cesse d'être sévère,
Où tout l'invite à flatter ses désirs,
Et dont l'aspect, même à la plus austère,
A quelquefois dérobé des soupirs. »
Photographie 2 : Gravure provenant de l'ouvrage de M. de Favre intitulé Les Quatre
heures de la toilette des dames, poème érotique en quatre chants ... (Paris, 1779), et dont la description indique : « Un boudoir éclairé d'un jour tendre : Europe y est
assise à sa toilette ». Derrière elle les trois Grâces s'occupent de la coiffure de la déesse : l'une lui déploie ses cheveux pour que la seconde y verse une eau de senteur pendant que
l'autre choisit des rubans pour ajouter à sa chevelure. Cupidon lui porte son miroir et « des Nymphes admirent avec attention & une curiosité extrême un pot de rouge que tient une
d'elles un peu détachée du groupe ». Le dieu Comus semble attendre dans l'ombre avec sa torche pour l'amener à quelques réjouissances prévues sans doute dans la salle à manger. Sa tête est
ceinte d'une couronne semblable à celle que portent deux amours au dessus d'Europe. Il a un thyrse (une baguette entourée de feuilles de vigne) : symbole dionysiaque.
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Mardi 8 novembre 2011
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Un parfum très prisé au XVIIIe siècle est l'eau de Cologne, créée en 1709 par un immigré italien :
Jean-Marie Farina (Giovanni Maria Farina : 1685-1766) en Allemagne dans la ville du même nom. Cette eau de senteur devient rapidement très célèbre et une référence. Ce n’est qu’à la toute
fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe que ce parfum est copié. Des centaines de contrefaçons plus ou moins réussies prennent alors le nom d'eau de Cologne faisant perdre le prestige à la
première firme qui garde encore jusque dans les années 1960 une bonne renommée. Aujourd'hui la maison de parfum originale est toujours en activité et la plus ancienne du
monde.
En France, c'est avant tout la ville de Grasse, dans le sud est, qui témoigne encore aujourd'hui d'une
longue tradition de la parfumerie depuis au moins le XVIIe siècle, encore très vivace aujourd'hui. Mais cela sera l'objet d'un autre article.
A Paris, la première moitié du XXe siècle voit de grands noms de la parfumerie se révéler comme se
créent les grands couturiers alors. Leur héritage est encore très présent en France mais aussi dans le monde entier. L'entreprise Guerlain, créée rue de Rivoli à Paris en 1828 par
Pierre-François-Pascal Guerlain, reste dans le giron familial jusqu'en 2002, date à laquelle Jean-Paul Guerlain cesse d'assurer la direction de cette prestigieuse maison rachetée en 1994 par le
groupe LVMH, incluant ainsi cette marque dans sa branche Parfums et Cosmétiques. Dans la seconde moitié du XXe siècle et au début du XXIe, de nombreuses maisons de parfum anciennes sont rachetées
en France par de grands groupes comme Roger & Gallet (fondée en 1862) vendue en 2008 à L'Oréal qui rachète, comme LVMH, plusieurs maisons de couture ayant leur parfum. La boutique Guerlain du
68 avenue des Champs-Elysées créée en 1914 reste jusqu'à il y a peu d'années un des derniers bastions (peut-être le dernier sur la partie haute c'est à dire en dehors des jardins) du bon goût sur
cette avenue. Aujourd'hui les réaménagements intérieurs semblent avoir fait déserter les esprits fins du lieu (le mot étant à entendre dans son sens chimique de vapeur volatile et subtile,
et dans celui qui donne une substance délicate et profonde aux choses qui gardent l'imprégnation du parfum d'un savoir). « A d'autres temps d'autres moeurs » comme dit l'adage. Parfois pourtant, aux abords d'une statue, dans un
bosquet, au coin d'une rue, près de monuments anciens, dans la forêt, ou dans tant d'autres endroits, des effluves délicates remontent comme des souvenirs, des trésors infinis enfouis en nous
qu'une simple et
légère impulsion sur
l'âme peuvent en révéler des 'secrets'.
Photographies : Illustrations d'après des dessins d'Henri Farge gravés sur bois par Georges
Aubert du chapitre 'Des parfums' du livre d'Eugène Marsan Le Bon Choix de Philinte : Petit Manuel de l'Homme élégant édité à Paris chez Le Divan en 1923. © Photographies
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Jeudi 27 octobre 2011
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Régulièrement il est question de toilette dans ce blog. En France, elle a une importance toute
particulière. Voici quelques objets du XVIIIe siècle sur ce sujet de la collection Edouard Cochet présentés dans la vente aux enchères de Fraysse & associés du mercredi 9 novembre à l'Hôtel Drouot à
Paris.
Premières photographies avec de gauche à droite : 1 - Boule à savon « en
porcelaine de Saint-Cloud à décor d'écailles de poisson et d'une fleur à huit pétales au centre. La monture en argent. Maître orfèvre indéterminé. Pour la monture, Paris, 1726-1732. Diamètre: 8,3
cm. » 2 - Boule à savon « en argent. Elle pose sur un piédouche uni comme la partie basse de la demi-sphère. La partie haute à charnière et bouton est repercée d'un fin décor
d'enroulements feuillagés et quatre feuilles partant d'une rosace centrale. Gravée d'armoiries surmontées d'une couronne comtale. Maître orfèvre Marien Lemoine, reçu en 1715. Paris, 1732-1733.
Poids: 198 g. » 3 et 4 - « Paire de boules à savon et éponge en argent. Elles posent sur un piédouche à contours en dégradé. Le corps est composé de deux parties
demi-sphériques délimitées par un jonc et des filets. La boule à éponge est repercée de rosaces et d'enroulements dans la partie haute et sous la bordure dans la partie basse. Gravées au centre,
postérieurement, d'armoiries d'alliance. Maître orfèvre François Joubert, reçu en 1749. Paris, 1750. Hauteur: 10 cm - Poids: 472 g. » © Catalogue Fraysse &
associés.
Photographies avec de gauche à droite : 1 - « Aiguière et son bassin en argent. Elle pose sur un
piédouche décoré de rocailles et côtes torses en rappel sur le corps de forme balustre et sur le couvercle. Anse à enroulement, ajourée de feuillages et surmontée d'un escargot. Le bassin est de
forme ovale à contours avec une bordure agrémentée de rocailles et d'enroulements sur fond amati. L'ensemble est gravé d'armoiries surmontées d'une couronne de marquis. Maître orfèvre Sauveur Ier
Clerc, reçu en 1735. Avignon, vers 1760-1770. Hauteur de l'aiguière: 26,5 cm - Longueur du bassin : 37 cm Poids de l'ensemble : 1 876 g Modèle influencé par les dessins de Pierre
Germain. » 2 - « Aiguière et bassin en argent. Le bassin ovale à contours bordés de filets enrubannés en rappel sur le piédouche de l'aiguière et la bordure du bec verseur.
L'ensemble est gravé de roseaux, guirlandes de laurier maintenues par des rubans et branchages feuillagés. L'anse à enroulements est recouverte de roseaux, les attaches rocailles comme la prise
du couvercle à charnière (seul une trace incomplète du poinçon de l'orfèvre figure sur le bassin. Dégravée. Monogramme postérieur). Maître orfèvre François Joubert, reçu en 1749. Paris,
1764-1765. Longueur du bassin: 33,5 cm - Hauteur de l'aiguière: 25 cm Poids: 1 849 g. » © Catalogue Fraysse & associés.
Photographies avec de gauche à droite : 1 - « Paire de petits bougeoirs de toilette en argent. La base
ronde à décor de côtes torses et filets en rappel sur l'ombilic le fût et le binet. Les bobèches (sans poinçon) sont unies. La base et les bobèches sont gravées « Duroure ». Maître orfèvre Alexis
Loir, reçu en 1733. Paris, 1743-1744. Hauteur: 12 cm - Poids: 587 g Ancienne collection Andrieu. » 2 - « Paire de boîtes de toilette en argent uni. De forme rectangulaire avec
un couvercle mobile en dégradé, gravées au centre d'armoiries de la famille Sergent d'Hendecourt. A l'intérieur se trouve une seconde boîte avec un couvercle à glissière. Maître orfèvre Edme Le
Graigneur. Saint-Omer, vers 1772. Longueur: 12,1 cm - Largeur: 7,1 cm - Hauteur: 7 cm - Poids: 765 g. » © Catalogue Fraysse & associés.
Photographies avec de gauche à droite : 1 -
« Pot en porcelaine de Chantilly, la monture en argent. Il est décoré d'oiseaux et de branchages
fleuris et feuillagés inspirés des décors Kakiemon. Le couvercle mobile se termine par trois fleurs de volubilis. La monture en argent décorée de filets. Pour la monture, décharge de Paris
1744-1750. Hauteur: 18,5 cm. » 2 - « Paire de petits pots en porcelaine de chantilly, le couvercle mobile avec une monture en vermeil. De forme
cylindrique, elles sont décorées de branchages fleuris et feuillagés accompagnés d'insectes. Le couvercle à légère doucine se termine par une fleur sur une terrasse de trois feuilles. Pour la
monture en vermeil, Paris, 1744 - 1750. Diamètre: 5,2 cm - Hauteur: 5,5 cm. » ©
Catalogue Fraysse & associés.
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Mardi 25 octobre 2011
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Comme
je vous l'ai dit précédemment, le blog de La Mesure de l'Excellence change. Je vais créer une
encyclopédie du petit-maître, une sorte de dictionnaire.
Chaque nouvel article reprendra les anciens s'il y en a sur le même thème afin de créer une définition
pour chaque type et sujet.
En fonction du temps que j'aurai et des aides extérieures disponibles (pour le moment aucune), je
continuerai à écrire des articles sur d'autres horizons : antiquaires, musées, maisons de ventes aux enchères etc.
Photographies : Gravure d'époque XVIIIe siècle (sans doute de la Régence : 1715-1723),
représentant une petite maîtresse à sa toilette. © Photographies LM.
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Samedi 15 octobre 2011
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/2011 20:13
Le blog de La Mesure de l'Excellence change. Il se recentre en particulier sur ce que
j'appelle les petits-maîtres de la mode. C'est un boudoir à ma mesure : la meilleure des mesures étant de se connaître soi-même et de s'accepter tel-quel.
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Vendredi 3 juin 2011
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Parmi les meubles de toilette il y en a un que je n'ai pas encore eu l'occasion de présenter dans ce blog : le fauteuil à coiffer. Il se
caractérise par un haut de dossier incurvé afin de faciliter la coiffure notamment pendant la seconde toilette. La maison Damien Libert en propose un à la vente aux enchères dans son catalogue du 8 juin 2011 (cliquer sur la photographie de couverture à la fin de cet article pour le
feuilleter) dont voici la description : « en acajou, très finement sculpté de feuilles d'eau et d'une bordure de godrons, la ceinture à piastres enfilés. Les supports d'accotoirs sont en
colonnettes renflées torsadées, sur une base de feuillages et un rectangle de raccordement cannelé à rubans perlés. Pieds cannelés, raccord de ceinture à rosaces ovales. (Feuillures refaites et
renforts d'angles). Estampille de Jacques TILLIARD, reçu Maître en 1752. Époque Louis XVI. HAUT.: 86 CM. - LARG.: 60 CM. - PROF.: 46 CM. » (description du catalogue) Photographie © Damien
Libert.
Un fauteuil cabriolet à coiffer en forme de coeur datant de vers 1750/60 est conservé au musée des Arts Décoratifs de Paris
(voir ici). Voici son intéressante description provenant de la
base de données iconographiques Joconde : « Fauteuil à coiffer avec dossier et siège en forme de coeur, manchettes sculptées de fleurettes, ceinture mouvementée, pieds cambrés. ;
L'assise et le dossier de ce siège sont garnis d'un matériau exotique, la canne. Il s'agit de l'écorce du rotang, plante qui pousse dans les zones tropicales d'Orient, dépecée en petites bandes
de différentes largeurs. Ces bandes sont passées dans les trous prévus sur le bâti du siège et s'entrecroisent pour former un fin treillis. Les Hollandais découvrirent cette technique en
Indonésie au XVIIe et importèrent ce type de sièges. Après la guerre menée par Louis XIV contre la Hollande, l'usage de la canne va s'imposer chez les menuisiers parisiens. Plus élégante que la
paille ou le jonc réservés aux sièges communs, la canne permettait d'obtenir des garnitures de sièges à la fois solides et légères, à un coût bien moindre que les garnitures de tissus ou de cuir.
Par sa fraîcheur et sa légèreté, ce type de siège était particulièrement adapté aux climats tropicaux tels que celui des Indes orientales. En Europe, il va trouver de nouveaux usages dans le
mobilier de la salle à manger et de la garde-robe (qui préfigure la salle de bain). Résistant à l'eau et aux tâches, son emploi fut particulièrement apprécié pour les sièges de toilette car son
entretien était plus facile que celui des étoffes et des cuirs (seules les manchettes des accotoirs sont garnies de cuir pour des raisons de confort). Le fauteuil de toilette, utilisé
principalement pour la coiffure, est caractérisé par son échancrure ménagée au haut du dossier qui rendait la mise en place des perruques plus aisée. Cette dépression du dossier est très
habilement cachée sous la forme d'un coeur que l'on retrouve aussi sur l'assise. D'une contrainte d'utilisation, le menuisier a su tirer un motif original. (D'après Stuff of Dreams, 2002-2003
) »
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Mercredi 26 mai 2010
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Dans
l'article intitulé La Mode et l'Hygiène ..., je vous ai présenté une boule à savon en porcelaine
blanche de Saint-Cloud. Il en existe en d'autres matières : comme en argent. La boule à éponge a la même forme mais est ajourée. Pierre Bergé & Associés en expose une dans le
catalogue de la vente du 4 juin à Drouot Richelieu
(photographie 1). Elle est « en argent entièrement repercée de
rinceaux et feuillages. Base ronde à contours et moulures de doucine. Couvercle à armoiries comtales soutenues par des lévriers. PARIS, 1753. Maître-Orfèvre : Emmanuel-Louis CAUMARTIN, reçu Maître le 4 Août 1747. Poids : 190 g.
D_8,7 cm. »
Il est nécessaire de rappeler qu'au
XVIIIe siècle et avant on se lave avec des éponges utilisées pas seulement avec de l'eau et du savon mais aussi pour se nettoyer avec des vinaigres parfumés.
Les autres objets de cette vente qui ont attiré mon attention sont une paire de flambeaux de toilette en argent (photographie 2) « à base triangulaire bordée d'une frise d'oves. Fût de forme balustre et moulures. Binets également ceinturés de moulures. STRASBOURG, 1720-1750. Maître-Orfèvre : Johan
LUDWIG II IMLIN reçu Maître en 1719. Poids : 370g H_8,5 cm L_11 cm » Ces flambeaux sont posés sur la table de toilette. Ils sont petits et maniables.
Les photographies et les descriptions entre guillemets proviennent du catalogue de cette vente.
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