Une taverne à la mode

JeanRamponaux1-650Photographies : Gravure de vers 1758 représentant la taverne de « Jean Ramponaux ».

« Au sein de la paix, goûter le plaisir
Chez soi s'amuser dans un doux loisir
Ou bien chez Magny s'aller divertir
C'était la vieille méthode.
L'on voit aujourd'hui courir nos Badauds ;
Sans les achever quitter leurs travaux ;
Pourquoi ? c'est qu'il vont chez Mons. Ramponaux
Voilà la Taverne à la mode. »
« à Paris rue Ste Hyacinthe dans la maison de M. Parvillée Me Ecrivain. » « Avec Permission de M. le Lieutenant Général de Police. »

JeanRamponauxDetail1-650lmLa taverne Ramponaux, JeanRamponauxDetail5-300lmprénommée 'Le Tambour Royal', est fondée par Jean Ramponaux (Ramponneau ou Ramponeau, 1724-1802) à Paris vers 1740. Il achète un cabaret déjà très fréquenté situé à l'angle des rues de l'Orillon et de Saint-Maur, le « cabaret des Marronniers », près de l'actuel Belleville, autrefois à la Courtille, une barrière de Paris où les cabarets sont nombreux  (voir les articles sur  les Montagnes russes parisiennes, et Le carnaval de Paris). Ce débit de boissons est plus précisément dans la basse Courtille, située dans l'enceinte de Paris contrairement à la partie haute. Le quartier étant en hauteur et composé de multiples lieux pour se désaltérer, souvent le matin de nombreuses personnes redescendent vers Paris repus et saouls. C'est ce qu'on appelle la descente de la Courtille, particulièrement impressionnante les jours de Carnaval car formant une véritable parade de 'masques', c'est à dire de personnes déguisées, très enclins à la fête et à la joie.

On remarque sur cette gravure la diversité des personnes fréquentant cette taverne. Tout le monde y est le bienvenu : des vieillards aux enfants, des femmes aux hommes, des aristocrates aux ouvriers en passant par les invalides, les artistes, les militaires etc.

JeanRamponaux2-1-300lm© Article et photographies LM

Grégory 17/01/2014 15:59


 


Comme un poème de Nerval vous nous transportez
vers un monde aperçu seulement en rêve!


Merci pour tous vos articles que je suis toujours
avec assiduité.


Cordialement,


Grégory