Le journaliste de mode et le frivoliste

J'ai déjà écrit un article sur les Reporters de mode au XVIIIe siècle. Parmi ces journalistes on peut inclure les graveurs, dessinateurs et photographes spécialisés dans ce domaine. Il sont très nombreux.
Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, de grands noms de la gravure ou de la peinture prêtent leur talent aux revues et gravures de mode, avec parmi eux Pierre-François Courtois (1736-1763), Louis Darcis (? - 1801), Claude-Louis Desrais (1746-1816), Nicolas Dupin le Jeune (1753 - ?), Philibert Louis Debucourt (1755-1832), A. B. Duhamel (1736-après 1800), baron Pierre Narcisse Guérin (1774-1833), Pierre Adrien Le Beau (1748-1773), Jean-Michel Moreau le Jeune (1741-1814), Augustin De Saint-Aubin  (1736-1807), Étienne Claude Voysard (1746-?) etc. Au début du XIXe siècle (et à la toute fin du XVIIIe), le Journal des Dames et des Modes fait travailler de nombreux artistes graveurs et dessinateurs dont certains célèbres ; cependant la plupart des estampes n'étant pas signées il est difficile de savoir pour lesquelles. Dans la suite de cette revue, les journaux de mode se font de plus en plus nombreux. C'est sans doute à cette époque que chroniqueur de mode devient un métier à part entière.
Le frivoliste est un « Littérateur léger, écrivain de journal de modes, - dans l’argot des gens de lettres. Ce mot a été créé par Mercier. »  d’après Alfred Delvau : Dictionnaire de la langue verte (1866).

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