LA MESURE DE L'EXCELLENCE : DICTIONNAIRE DES PETITS MAITRES DE LA MODE
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Ce dictionnaire des petits maîtres de la mode française s’enrichit au fur et à mesure des articles publiés dans ce blog. Il se divise en deux parties. La première répertorie les petits maîtres (il y en a plus de 150) : J’y inclus les dames et hommes de qualité, les petit(e)s-maîtres(ses) proprement dits, les intellectuels et les artistes, les professionnels de la mode, les faux élégants, et quelques autres. La seconde partie concerne l’environnement des petits maîtres : les lieux où on les trouve, leurs postures, les vêtements qu’ils portent, leur toilette, les danses, la mode, le bon ton, la galanterie, la courtoisie etc. RETROUVEZ LES TERMES DU DICTIONNAIRE EN BAS DE PAGE ... Et toujours en supplément des articles sur l'actualité de l'art. |
Photographie de gauche : " Une cocotte. " Bertall (1820-1882), La Comédie de notre
temps, 1874-1876 (deuxième série). Photographie de droite : " COMMENT SE METTAIT UNE COCOTTE " de la deuxième série de La Comédie de notre
temps.
La cocotte est une jeune femme élégante de vers 1860, sous le second Empire (règne de Napoléon III de
1852 à 1870).
Photographies : Assiette du XIXe siècle de la série « Scènes villageoises comiques »
(n°9) : « V'la l'chic des cocottes de Paris ». Un couple de villageois regarde passer une fille prenant de grands airs, mais avec des vêtements pauvres, pas de chaussures, avec une
feuille de choux en guise d'éventail, des cerises comme boucles d'oreilles et des 'mauvaises herbes' pour agrémenter son chapeau.
Photographies suivantes : Assiette du XIXe siècle en faïence fine de Creil et Montereau représentant une
« Cocotte à queue de cheval ». Celle-ci a une volumineuse queue de cheval garnie de perles et fleurs qui est tenue pas une personne derrière elle. La marque (Lebeuf, Milliet et Cie)
permet de dater l'assiette entre 1840 et 1876. Cette céramique, d'époque Napoléon III, est donc contemporaine des premières cocottes.
Alfred Delvau écrit dans son Dictionnaire de la langue verte (1867) que la cocotterie est « le monde
galant, la basse-cour élégante où gloussent les cocottes. » La cocotte est dans la continuation des petites-maîtresses, même si on appelle aussi ainsi à la fin du XIXe siècle et au XXe une
femme aux mœurs volatiles richement entretenue. Il semble que l’on parle auparavant dans ce sens de poulette. On dit d’une personne qui se conduit en femme légère qu’elle cocot(t)e, que c’est une
cocotteuse, et que celui qui la côtoie est un cocoteur. La cocotte est aussi à rapprocher des cocodettes et des cocodes, tous ces noms venant de 'coq', coquet(te)s et coquetterie ; le terme même
de 'coquet' désignant au Moyen-âge le coq et plus particulièrement celui servant de girouette par exemple au dessus du clocher d'une église.
Alfred Delvau définit le coco ainsi : « Homme singulier, original. - dans le même argot.
Joli coco. Se dit ironiquement et comme reproche de quelqu'un qui se fait attendre, ou qui fait une farce agréable. Drôle de coco. Homme qui ne fait rien comme
personne. »
Enfin 'coco' et 'cocotte' sont employés au XXe siècle pour s'adresser avec tendresse à un enfant. On dit
aussi « c'est un vilain coco ».
© LM : Article et photographies.
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