LA MESURE DE L'EXCELLENCE : DICTIONNAIRE DES PETITS MAÎTRES DE LA MODE
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Ce dictionnaire des petits maîtres de la mode française est en deux parties. La première répertorie les petits maîtres (il y en a plus de 150) : J’y inclus les petit(e)s-maîtres(ses) proprement dits, les dames et hommes de qualité, les professionnels de la mode, les faux élégants, et quelques autres. La seconde partie concerne l’environnement des petits maîtres : les lieux où on les trouve, leurs postures, les vêtements qu’ils portent, leur toilette, les danses, la mode, le bon ton, la galanterie, la courtoisie etc. Tous les articles sont inédits, de même que la grande majorité des iconographies. Et toujours en supplément des articles sur l'actualité de l'art. FEUILLETEZ OU LISEZ CE DICTIONNAIRE EN CLIQUANT SUR LES LIENS DES TERMES EN BAS DE PAGE ! |
Photographie : Portrait d'Honoré d’Urfé comte de Châteauneuf (1567-1625), auteur du roman pastoral L'Astrée. Cette estampe au papier du XVIIe
siècle (sans doute d'un tirage de la fin de ce siècle) qui semble avoir un filigrane aux armes d'Amsterdam est la même
que celle conservée au château de Versailles (www.photo.rmn.fr) sous le numéro d'inventaire : invgravures7010. Il est indiqué en bas de l'estampe
qu'elle est gravée d'après Van Dyck Antoon (1599-1641) par Pieter de Bailluc sous la direction de Jean Meysens. Cette dernière information a été effacée par grattage dans l'exemple présenté ici ;
mais reste assez visible pour savoir qu'il s'agit bien du même texte que celui de l'estampe conservée à Versailles qui a une grandeur identique ; ici : 258 x 201 mm (au coup de planche), mais un
peu plus découpée.
Comme je l'ai déjà écrit dans un autre article,
Astrée (ou Astrapé) est, dans la mythologie de l'antiquité grecque, la déesse de la Justice. Elle est la dernière des immortelles à rester parmi les hommes à la fin de l'Âge d'Or avant de fuir
l'humanité devenue corrompue. De même que certaines traditions gardent aujourd'hui encore des récits de civilisations cachées, au XVIIe siècle on pense que des réminiscences de l'Âge d'Or sont
conservées dans des endroits bucoliques épargnés par la grossièreté. Là y règne la félicité, le bonheur, la justice, la bonté, la beauté, le plaisir, la joie de vivre, la sagesse ... ; et
certains demi-dieux y séjournent : camènes, dryades, naïades, nymphes, oréades, satyres, sylphes, sylphides, sylvains ... Dans L'Astrée, Honoré d'Urfé (1567-1625) relate un de ces mondes, à la géographie réelle : le Forez, où les nymphes côtoient les bergères et les bergers (dont Astrée
et Céladon), les dames et les chevaliers, le tout imprégné d'une sagesse antique vers laquelle on est guidé par des temples naturels ou de pierre dédiés à l'Amour et d'autres
dieux.
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