Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 08:29

couple de bergers Photographie : « Groupe en faïence de Lunéville à décor polychrome représentant un berger assis et une bergère tenant des fleurs. XVIIIe siècle. Hauteur : 21,5 cm » de 'Christian Béalu - Antiquaire – Expert'.

Depuis la plus haute antiquité, l'homme fabrique des statuettes en terre cuite. Dans le cadre d'un doctorat sur les iconographies antiques de la Comédie nouvelle, j'ai notamment étudié celles représentant des personnages des pièces de Ménandre (IVème siècle avant Jésus-Christ), de Térence (190-159? av. J.-C.) et d'autres auteurs de ce genre. J'ai été étonné de la parfaite transmission des codes iconographiques à travers les siècles pendant toute l'Antiquité jusqu'au Moyen-âge. Mes recherches m'ont conduit à découvrir une production de statuettes figuratives aux thèmes aussi bien empruntés à la religion qu'à la vie quotidienne. Les plus réputées et sans doute les plus belles sont celles que l'on appelle depuis le XIXe siècle les 'tanagras'. Celles-ci sont d'une finesse particulière, avec des teintes (pour celles qui les ont conservées) d'un pastel d'une grande délicatesse.

jeunevendangeuse Au XVIIIe siècle la céramique et en particulier la porcelaine sont des marques de raffinement. Ce prestige vient en partie du fait qu'après les fontes d'argenterie imposées par le roi Louis XIV pour financer ses guerres, de nombreuses personnes se tournent vers ce matériau, commandant des ensembles de table remplaçant ceux en argent mais constitués des mêmes éléments, avec notamment les surtouts servant pour décorer une table. De grandes compositions de céramique sont demandées, représentant divers sujets. Les statuettes en céramique deviennent utilisées de plus en plus fréquemment pour décorer divers endroits de la maison, en particulier du fait de l'essor de la porcelaine au XVIIIe siècle, avec la découverte en Allemagne de la technique de fabrication de la porcelaine dure, et des grandes manufactures françaises.

Une nouvelle technique fait aussi son apparition : celle du 'biscuit' qui est une porcelaine blanche, tendre ou dure, cuite au four à très haute température, non émaillée, qui imite le grain du marbre. Le biscuit sort achevé du four après une seule cuisson et sans ajout de décor. Jean-Jacques Bachelier (1724-1804), artiste travaillant notamment pour les manufactures de porcelaine de Vincennes puis de Sèvres, s'attribue l'invention du biscuit. 1752 serait la date des premières fabrications à Vincennes. Il est à noter qu'on appelle aussi 'biscuit' tout objet en céramique tel que sortant du four à sa première cuisson (c'est le biscuitage).

Photographie de droite : « Biscuit en pâte tendre de Sèvres représentant une jeune vendangeuse. XVIIIe siècle. Marque incisée sous la base F pour l’atelier de Falconet. Hauteur : 15 cm. » 'Christian Béalu - Antiquaire – Expert'

Dernière photographie : Image prise lors d'une exposition au Musée national de céramique - Sèvres présentant un service de table en porcelaine. tableexpositionaumuseedesevres

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : Les Céramiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 07:14

modesXIXetitres600 Photographie : Se référer aux numéros en fin d'article. La plupart de ces images sont des caricatures.

« Bien que le Sage assure qu’il n’y a rien de nouveau sous le Soleil, il est certain néanmoins que nous voyons tous les jours des nouvelles choses. » Première phrase de La mode, ou Caractère de la religion, de la vie, de la conversation, de la solitude, des compliments, des habits et du style du temps (1642) de François Grenaille (1616-1680).

quelestleplusridicule350 Photographie : Gravure ayant pour titre : 'Quel Est le plus Ridicule', avec une caricature des modes en 1789, 1796 et 1804. Cette estampe est une réédition du début du XIXe siècle d'un original d'un peu avant.

Copurchic, c'est-à-dire de pur chic, cette idée de chronologie des modeux français, de ces petit(e)s maître(sse)s de l'élégance, où la scène parisienne occupe la première place ! Une filiation du gandin illustrée de dates et photographies, pour suivre les jeunes accorts depuis le Moyen-âge jusqu'à aujourd'hui. C'est à partir de documents d'époque que j'ai établi cette chronologie. Le sujet en est les petit(e)s-maître(se)s français : toute la jeunesse d’avant-garde, mignarde, intelligente, belle, bien facée (« qui a le visage plein et une belle représentation » Dictionnaire de l’Académie française de 1762), séduisante, de bon goût, haute, délurée, créatrice … incroyable, inconcevable, inimaginable, merveilleuse, coquette … en un mot : moderne ! Évidemment ces documents ne donnent qu'une toute petite vision de cette lignée. Ajoutez tout le merveilleux de la vie parisienne : ses fêtes, ses bals insensés, ses attractions multicolores, ses jardins et parcs féeriques, ses boulevards, cours, parades, galeries, théâtres, ses salons, cercles, académies, ruelles, ses manières élégantes, galantes et courtoises, ses intellectuels ; l’art qui s’y déploie ; les sciences qui s’y rassemblent … C’est une nouvelle carte du tendre que j'essaie de vous proposer, celle de ce délicat raffinement parisien (Paris que les précieuses appellent « le centre de la galanterie ») à la pointe du « je-ne-sais-quoi ». Je complète dans ce blog et dans mon site au fur et à mesure de mes découverte cette chronologie de l'élégant français. Il ne s'agit pas de mode à proprement parler ; mais de mouvements de l'élégance : basés sur le rythme, l'innovation, la fantaisie, le jeu ... Toutes ces dates ne doivent pas être prises au pied de la lettre. Par exemple j ’ai trouvé le terme de 'petit-crevé' dans une pièce de 1811, alors que toutes mes autres sources du XIXe siècle situent son avènement vers 1867. Le Dictionnaire de l'Académie Française, définit le mirliflore en 1798 comme étant un agréable, un merveilleux ; alors qu'au XIXe siècle on le fait naître vers 1820. Tout cela n’est pas si simple et reste très approximatif. Cette liste est totalement inédite et le pur fruit de mes découvertes. Cela fait longtemps que ce patrimoine français de la mode et de l'élégance a été occulté.

modesduXVIIIemesiecle550 1 - Damoiseau
Moyen-âge

2 - Écuyer
Moyen-âge

3 - Gentilhomme
Moyen-âge

4 - Troubadour et trouvère
A partir du XIIe siècle

5 - Fringant(e)
Sous Louis XI (1423 – 1483)

6 - Mignon
Durant la seconde moitié du XVIe siècle, au temps d'Henri II (roi de 1547 à 1559) et d'Henri III (roi de 1574 à 1589)

7 - Sybarite

8 - Raffiné
Sous Charles IX (1560 - 1574)

9 - Muguet

10 - Libertin
Au XVIIe siècle et surtout sous Louis XIV (qui règne de 1643 à 1715)

11 - Précieuse

12 - Coquette
En particulier au XVIIe siècle

13 - Coquet
En particulier au XVIIe siècle

14 - Classique

15 - Courtisan

16 - Dame de qualité

17 - Beau fils
Au moment de la Fronde (1648 - 1653)

18 - Petit-maître
A partir de la Fronde (1648 – 1653)

19 - Petite-maîtresse
A partir de la Fronde (1648 - 1653)

modesduXVIIeXVIe600 20 - Menin
A l'époque de Louis XIV (règne de 1643 à 1715)

21 - Moderne
A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe

22 - Galant

23 - Talon rouge
Sous Louis XIV et surtout la Régence (1715 – 1723)

24 - Roué
Pendant la Régence (1715 - 1723)

25 - Merveilleux
Sous Louis XV (monarque de 1715 à 1774)

26 - Cacouac

27 - Muscadin

28 - Élégant(e)

29 - Merveilleuse
Période du Directoire (1795 – 1799)

30 - Incroyable
Période du Directoire (1795 – 1799)

31 - Freluquet

32 - Beau

33 - Fashionable
A l'époque des alliés (1814 – 1818)

34 - Calicot
1817

35 - Mirliflor(e)
1820

36 - Dandy
Entre 1818 et 1830, sous la Restauration (1814 à 1830)

37 - Jeune-France (ou nouvelle-France)
1830

38 - Lionne
Vers 1830 au début du règne de Louis-Philippe (1830 à 1848)

39 - Lion
Vers 1830 au début du règne de Louis-Philippe (1830 à 1848)

40 - Gant jaune
1840 sous Louis-Philippe (règne de 1830 à 1848)

41 - Gentilhomme du sport

42 - Gentleman du sport

43 - Sportswoman

44 - Sportsman

45 - Petite dame
Sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

46 - Daim
A partir de 1857 sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

47 - Biche
A partir de 1857 sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

48 - Genreux et genreuse

49 - Gandin
Vers 1860, sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

50 - Cocotte
Vers 1860, sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

51 - Cocodès
Vers 1860, sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

52 - Cocodette
Vers 1860, sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

53 - Col cassé
1865

54 - Fendant
Vers 1866

55 - Crevette
Vers 1867, sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

56 - Petit crevé
Vers 1867, sous le second Empire (règne de Napoléon III de 1852 à 1870)

57 - Gommeux
Après 1870

58 - Pschutteux
Avant 1880

59 - Grelotteux
Avant 1880

60 - Faucheur
Vers 1880

61 - Clubman
Vers 1880

62 - Bécarre
Vers 1880

63 - Copurchic
Vers 1880

64 - Poisseux et poisseuse
Vers 1881

65 - Parfumé
Vers 1881

66 - Garçonne
Années folles (1919-29)

67 - Zazou
Un peu avant la seconde guerre mondiale et pendant (1939-45)

68 - Existentialiste
Après 1945

69 - Branché
A peu près de 1979 à 1985

70 - B. c. b. g.
Années 80

71 - Tecktonik
Fin XXe début XXIe siècles

72 - Qui est le prochain ?
Demain

 Photographie : Couple courtois. Vignette illustrant une édition des pièces Térence (auteur de théâtre antique). Gravure sur bois du XVe siècle. terencecouplecourtois300

 

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 06:30

marmite de mariage du XVIIIe siecle Les cadeaux offerts lors de mariages portent en eux une richesse qui dépasse la simple valeur de l'objet en lui-même. Ils sont les témoins de la vie de couples, de familles, de communautés, de terroirs, de traditions. J'en parle dans l'article Symbolique des iconographies des cadeaux de mariage aux XVIIe et XVIIIe siècles. En voici présentés quelques-uns du site de l'experte en art populaire Mme Marine Houze : www.folkcollection.com.

Photographie 1 : « Marmite de mariage tripode en fonte de fer, portant l’inscription : « ie suis a sieur iean ribaucour marchand demeurant a naney et margueritte mulnotte 1726 ». Décor de deux oiseaux, d’une croix de Lorraine, d’un soleil et d’un cœur enflammé. (Fêlure réparée.) Début du XVIIIe siècle H : 24,2 - D : 26,6 cm »

heureux ce jour deux coeurs unis par l’amour Photographie 2 : « Plat circulaire en étain gravé de deux cœurs flamboyants couronnés et d’emblèmes de peintre en bâtiment : peintre au travail en haut d’une échelle double, trophée d’instruments dont bidon de peinture, brosses, couteau à enduire. Légende “heureux ce jour deux coeurs unis par l’amour” “edouard pira et jeannette vervoort maries à lambersart le 5 février 1870”. Poinçon d’Albert et Mullié à Lille. XIXe siècle D : 35 cm »

gobelets de mariage Photographie 3 : « Deux gobelets de mariage en cristal taillé et gravé. Sur l’un, autel de l’Amour surmonté de deux colombes tenant une couronne, et le chiffre « GC ». Sur l’autre, un autel de l’amour, le chiffre « DC » ainsi qu’un angelot et une colombe tenant une guirlande surmontée d’un cœur flamboyant. XIXe siècle H : 9,5 cm »

coffret vers 1800 Photographie 4 : « Coffret en épicéa, assemblé à queues d’aronde découvertes à décor sculpté rehaussé de polychromie. En façade, cœur couronné entre deux fleurs stylisées. Sur les côtés, un cœur. (Fente.) Savoie, circa 1800 H : 26,6 - L : 61,5 cm ». Ce genre de coffret n'est pas obligatoirement offert pour un mariage mais il peut être celui dans lequel on met une partie du trousseau de la jeune mariée.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : L'Amour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 06:20

desboulevards300 Photographie 1 : Page de titre de la pièce intitulée : La Matinée, la Soirée, et la Nuit des Boulevards ; Ambigu de Scènes Épisodiques, Mêlé de Chants et de Danses, Divisé en quatre Parties : Représenté devant Leurs Majestés à Fontainebleau, le 11 Octobre 1776, A Paris, Chez la Veuve DUCHESNE, Libraire, rue Saint-Jacques, au Temple du Goût, 1776. « Les Paroles sont du M. FAVART » : Charles-Simon Favart (1710-1792).

Photographie 2 : Commencement de la première partie de la pièce.

Photographie 3 : Début de la quatrième partie.

Voici un article sur la fraction des boulevards un peu moins chic que celle dont il est question dans Les Boulevards des Italiens, des Capucines et de Montmartre mais pleine d'attraits et aussi très à la mode, à travers une intéressante pièce de théâtre jouée en 1776 dont j'ai acquis une édition d'époque, sans doute la première. Le livre ressemble à un ouvrage de colportage. Le texte met en scène en particulier une tranche des ces fameux boulevards ; celle ou se trouvent de nombreux théâtres (théâtres des boulevards) au niveau du boulevard du temple. Il présente de nombreux personnages dans l'ambiance toute particulière de ce lieu où l'on vient pour le plaisir, la gaieté, la distraction, chercher la bonne fortune, musarder, faucher le persil, assister aux danses, spectacles de charlatans, théâtres, écouter les chansonniers et des concerts, se restaurer dans les cafés, participer aux bals (masqués ou pas) … tout cela dans une atmosphère que l'on imagine assez féérique.

la matinee des boulevards 300 Pour la première et la seconde parties (« la matinée » et « la soirée des boulevards »), « Le Théâtre représente une partie des Boulevard du côté de la Barrière du Temple ; dans le fond est un Café, à côté une Boutique de Perruquier, & contre un Arbre une petite Échoppe de Libraire » aussi appelée « boutique de bel esprit ». La barrière du Temple se situe à Paris au niveau de l'actuelle place de la République, au début de la rue du faubourg du temple ; dans le prolongement des boulevards chics de la Madeleine, des Capucines, des Italiens, Montmartre, puis des actuels boulevards Poissonnière, Bonne nouvelle, Saint-Denis, Saint-Martin. De l'autre côté il se prolonge par le boulevard du Temple possédant des théâtres jouant des scènes diverses dont de nombreux crimes : d'où son surnom de boulevard 'du crime'. La pièce commence par mettre en scène un « marchand clincailler » (ou 'quincaillier') vendant ici comme 'quincaille' surtout des articles associés à la mode : « Achetez de mes bagatelles, / Peignes d'ivoire, Peignes de buis, / Des Canons pour les dentelles, / Lacets & Rubans choisis ; / Des noeuds d'épée pour ces Demoiselles, / Du rouge pour les petits Marquis. / […] / J'ai pour les prudes Coquettes / Des Éventails à Lorgnettes. le bal des boulevard300clair / J'ai pour Messieurs les Courtisans, / Couteaux polis à deux tranchants, / Voilà de gentilles Lunettes / Pour les Amants à cheveux gris. / […] / Fines Aiguilles / Pour ces Filles ; / Pour les Abbés voilà des Flacons, / Des Cure-dents pour les Gascons. / Et voilà pour les Petits-Maîtres bourgeois / De grandes Boucles de harnais. / Achetez de mes bagatelles ; Voilà de jolis Étuis garnis, / Des Boîtes à secret pour les belles, / Des Lanternes pour les maris... » Puis c'est le tour d'une vendeuse de confiseries : une « petite marchande de plaisir ». La première partie met en scène divers autres personnages dont un petit-maître, un perruquier, un manufacturier d'étoffes venant en famille se divertir dans un café …

Dans la seconde division qui se déroule « en soirée » interviennent un garçon de café, un chevalier etc., tout cela au milieu de spectacles de charlatans : marionnettistes, chansonniers, montreur d'ours dansant, vaudevilles …

Dans la troisième section intitulée « La Nuit des Boulevards » : « Le Théâtre représente un Labyrinthe de verdure, & un banc de gazon sur le devant, dans un Bocage. » Le décor est ici celui d'une guinguette telle qu'on en trouve aux diverses barrières de Paris, c'est à dire aux portes de la capitale (voir articles intitulé Guinguettes). Au XVIIIe siècle on aménage souvent des bosquets avec des bancs où les promeneurs peuvent se restaurer et se reposer dans l'intimité. Il y en a sur les Champs-Élysées ou dans les jardins de Tivoli au nord de Paris.

La quatrième partie a pour titre « Le Bal des Boulevards » : « Le Théâtre représente une Salle de Bal illuminée. Une foule de Masques remplit le lieu de la Scène. Après différentes entrées, un Quadrille représentant les Modes Françaises, depuis François Premier jusqu'à présent danse sur des Airs de Vaudevilles, qui caractérisent les époques des Modes. On finit par une Contredanse générale sur l'Air de la Fricassée. » La pièce se termine par ces mots : « La gaieté / Vaut mieux que la gravité. »

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 23:23

lesdecroteursenboutiqueaaaa300.jpg La première définition du 'cireur' trouvée dans une édition du Dictionnaire de l'Académie française date du XIXe siècle. Pourtant 'cire' et 'cirer des bottes' sont dans la première édition de 1694. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle on emploie le terme de 'décrotteur', chez qui on se rend pour se faire nettoyer ses chaussures de la boue et cirer avant d'aller chez une personne de bonne compagnie.

Photographie : Gravure d'époque Directoire ayant pour titre Les Décroteurs en Boutique. On distingue derrière la vitre l'enseigne du lieu : « Ici on décrotte à la cire luisante » ; sans doute un signe de modernité puisqu'on ne distingue comme clients de cet endroit que des incroyables et des merveilleuses caricaturés dans cette estampe. Les différentes étapes du cirage sont représentées avec : le brossage, la préparation de la cire avec de l'oeuf et son badigeonnage au pinceau sur les chaussures. Avoir des chaussures cirées est une nécessité pour qui a un rendez-vous avec une dame ; comme on le remarque sur la gravure où le premier incroyable lit un message sans doute galant ; le second parle avec une jeune femme ; et le troisième part avec une autre.

Les boutiques de décrotteurs semblent être une nouveauté de la fin du XVIIIe siècle ou du tout début du XIXe siècle ; car le passage sur ce sujet de Tableau de Paris (seconde photographie), dont la première édition date de 1781, ne mentionne pas de tels endroits. A des époques où les chevaux sont nombreux dans les rues de la capitale française, les lieux de promenades (les Champs-Élysées, Longchamp, les jardins …) souvent poussiéreux voir boueux lorsqu'il pleut …, prendre soin de ses chaussures est une nécessité de tous les instants. Un des plus farouches combats de l'homme sur cette terre est sans doute celui contre la poussière.

tableaudeparisd-crotteurs300.jpg Photographie : Premières pages du passage sur les 'Décrotteurs' de Tableau de Paris (nouvelle édition, corrigée & augmentée, tome III, 1783. « Décrotteurs. On sait que Paris se nommait jadis Lutetia, Ville de boue ; mais on ne sait pas au juste à quelle époque l'industrie enfanta l'art du décrotteur, si nécessaire de nos jours dans cette sale & grande ville. On a beau marcher sur la pointe du pied, l'adresse & la vigilance ne garantissent point des éclaboussures. Souvent même le balai qui nettoie le pavé fait jaillir des mouches sur un bas blanc. L'utile décrotteur vous tend au coin de chaque rue une brosse officieuse, une main prompte ; il vous met en état de vous présenter chez les hommes en place & chez les Dames ; car on passera bien avec l'habit un peu râpé, le linge commun, le mince accommodage ; mais il ne faut pas arriver crotté, fût-on poète. C'est sur le Pont-Neuf qu'est la grande manufacture ; on y est mieux décrotté ; on y est plus à son aise, & les voitures qui défilent sans cesse, n'interrompent point l'ouvrage. La célérité, la propreté distinguent ces décrotteurs-là ; ils sont réputés maîtres ; ailleurs vous risquez de rencontrer un allerapied300.jpg apprenti ignare, à qui vous confiez votre jambe, & qui prenant le polissoir au-lieu de la vergette, étend sur un bas de soie blanc, une cire noire & gluante que la plus habile blanchisseuse ne pourra effacer. Quel désastre pour celui qui n'a que cette paire de bas de soie blancs, & qui est invité à dîner chez une Duchesse, pour lui lire ensuite une petite comédie ou un poème érotique. Auteurs qui craignez ce revers, ne vous adressez qu'aux maîtres-décrotteurs du Pont-Neuf. S'il pleut, ou si le soleil est ardent, on vous mettra un parasol en main, & vous conserverez votre frisure poudrée, agrément que vous préférez encore à la chaussure ... »

Photographie : Gravure d'époque (1804) de la série L'Élégance parisienne. Cette planche n°1 s'intitule : 'Le désagrément d'aller à pied'. On a attaché (des enfants sans doute) à un chien un petit fagot qui en passant devant de jeunes beaux les asperge de boue. Il est à remarquer le large chapeau de l'homme qui est très à la mode à Paris à une certaine période. L'Élégance parisienne est une suite de sept estampes publiées en 1804 qui dévoilent les infortunes de la mode, comme celle intitulée 'Le désagrément d’être joli garçon' où un petit maître du Premier Empire est représenté entre un policier qui l’attrape par son collet, et une femme qui le retient d’un côté tout en étant elle-même modérée par l’argent (sur sa traîne) de son petit mari.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Toilette
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 05:45

chapeauxdebutXIXe400 Les gravures présentées ici proviennent du site de la galerie Laurencin (www.gravures-laurencin.com) spécialisée dans les estampes et les dessins.

La caricature intitulée 'La Promenade interrompue' (photographie 2 gauche) présente un incroyable marchant sur la traîne d'une merveilleuse ce qui suspend la flânerie de ces musards (pour la définition de ce terme, voir la fin de l'article : La petite maîtresse à la promenade, le petit maître allant en bonne fortune, le museur, la museuse, le musard et la musarde). Le thème de cette image rappelle celui de celle du Bon Genre ayant pour titre : 'L'embarras des Queues' (Récapitulatif de l’exposition Modes anciennes - suite -). 'La rencontre imprévue' (photographie 2 centre) est dans la même veine ;  et l'estampe 'Demoiselle s'amusant avec son Carlin' (photographie 2 droite) est très bien résumée par son titre.

modesdudebutduXIXe3estampes500clair La 'Suite et effet du Mariage de Mr Richelet' (photographie 3) fait sans doute référence aux épousailles entre une femme jeune et un vieillard. La jeune fille et ses amis sont à la mode de l'époque, alors que le vieil homme l'est à celle du siècle passé.

L'intérêt de toutes ces gravures réside ici dans les costumes : chapeaux et tenues d'incroyables et de merveilleuses. Les jeunes habillés ainsi au début du XIXe siècle suivent la mode d'alors, contrairement aux premiers incroyables et merveilleuses de la fin du XVIIIe siècle qui véritablement créent la mode et lui apportent des changements en étant novateurs. Cependant les grands chapeaux sont caractéristiques de la période concernée. Alors qu'au siècle précédent les coiffures des dames s'élèvent très haut ; au début du siècle suivant les chapeaux de certains hommes surplombent la foule des promeneurs parisiens, alors que ceux des femmes peuvent être très verticals : on en a un exemple à la photographie 3 dans la coiffe à longue visière que tient un des protagonistes. Les personnages féminins ont des tuniques tombant sur les pieds, à taille très haute, découvrant la gorge, et des châles. Les hommes portent la coiffure 'à la Titus' (cheveux courts), une cravate haute, un habit à grand collet, une culotte, des bas, des chaussures plutôt plates ... chapeaugrandbicorne249clair

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 07:05

ceramiquemedievaleparis300 Martine Houze est une importante spécialiste de l'art populaire en France. Elle sait trouver et transmettre le précieux de certains objets 'simples' d'autrefois. Par leur intermédiaire, c'est une beauté et une intelligence qui sont révélées, à travers le quotidien. Ces pièces témoignent de la vie : du travail, du mariage, du baptême … et du rêve … des objets qui portent en eux une part de l'âme de ceux qui les fabriquent, les offrent ou les utilisent. L'élégance est aussi intérieure … parfois cachée par la force des choses (justement !). Comme le dit ce passage de Le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry : « … on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »

assietteterrevernissee300 Je vais présenter dans quelques articles certains des objets du site de cette experte : www.folkcollection.com. Pour commencer voici quelques terres vernissées anciennes :

Photographie 1 : « Pichet. Terre blanche vernissée jaune. Sur piédouche évasé, petite panse méplate prolongée par un long col évasé. Anse étirée, pourvue d’un poucier à deux ergots. La panse est protégée par des petits colombins inclinés tandis que le haut du col est rehaussé d’une rangée de quatre pastilles. Ce type de pichet ne possède pas de bec verseur mais la lèvre est incurvée faisant office de casse gouttes. PARIS. Seconde moitié du XIVe siècle. H : 15 cm »

Photographie 2 : « Plat de Martincamp. Terre blanche vernissée à décor d’un cheval stylisé dans un entourage de rinceaux. Hachures vertes et rouges sur l’aile. (Fêlures). Normandie - Seine maritime – Martincamp. Fin du XVIIIe siècle D : 35 cm »

Photographie 3 : « Platine à repasser. Terre crème vernissée vert. Plaque circulaire bombée, montée sur trois pieds. Bretagne - Herbignac XIXe siècle D / 42 cm. On disposait un réchaud rempli de braises sous la platine sur laquelle on étirait le linge encore humide pour le lisser et le faire sécher. » repassage300

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : Les Céramiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 18:34

pyxis Photographie de la galerie de Bernard Descheemaeker.

La pyxis, aussi appelée 'pyxide', est un objet particulièrement important dans la toilette médiévale. Son origine est antique. Il s'agit d'un petit vase rond généralement doté d'un couvercle, renfermant des baumes, huiles parfumées, bijoux ... Dans l'iconographie du Moyen-âge, cet objet est souvent associé à Marie-Madeleine, sans doute parce qu'il est le symbole des plaisirs assimilés au bain et à la toilette ; aussi parce que la sainte oint les pieds de Jésus-Christ avec un parfum de nard pur de grand prix.

La galerie de Bernard Descheemaeker en présente une qui est intéressante (photographie) pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'elle date de vers 1220-1230, et qu'il s'agit d'un exemple de la production d'émail champlevé polychrome de Limoges (oeuvre de Limoges : opus lemovincense d'après Wikipedia) qui offre du milieu du XIIe siècle jusqu'à la première moitié du XIVe des exemples d'objets d'art particulièrement beaux voir sublimes. Celui-ci, de 7,2 cm de haut et 6,4 cm de diamètre, peut aussi être utilisé pour contenir les hosties de la messe. Il comporte sur les pourtours du couvercle comme du bassin des bustes d'anges représentés dans des médaillons. Le musée national du Moyen-âge de Cluny à Paris conserve et expose des émaux de Limoges dont des pyxides et des représentations de Sainte Marie-Madeleine portant un tel objet comme une statue en bois de la fin du XVe siècle ou une autre particulièrement belle, parfois présentée comme étant une sybille. Voici d'autres exemples trouvés sur le net du Moyen-âge : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 ; et des pyxides antiques : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Toilette
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 20:20

chambre300b Photographie provenant de www.interencheres.com.

L'art est aussi une invitation au rêve. Voici une chambre à coucher de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe qui en promet de beaux, si on apprécie les rêves baroques ! Elle provient de la vente aux enchères du 25 janvier à Rennes par Bretagne enchères dont le catalogue est disponible sur : www.interencheres.com.

Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Toilette
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 00:33

marchandesdemode500 Photographie 1 : Gravure du XVIIIe siècle provenant du Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de l'Encyclopédie Diderot et d'Alembert, de la partie consacrée aux 'Arts de l’habillement’. Le titre est 'Marchande de Modes', avec en son haut la représentation d'une boutique.

lamarchandedemodecomedie300 Photographie 2 : Comédie en un acte intitulée La Marchande de modes de la comtesse de Genlis (1746-1830) d'une édition datant de 1780.

Dans son Manuel historique, géographique et politique des négociants … (1762), Jean Paganucci donne cette définition de ce métier : « On appelle Marchandes de modes celles qui travaillent aux ajustements des Dames, & qui vendent tout ce qui y a rapport. » La Marchande de modes invente et colporte les modes dans une boutique ou en se rendant chez ses clientes en particulier lors de leur toilette matinale. Elle est au faîte des nouveautés, et s’habille en conséquence. Elle occupe une place primordiale dans la mode du XVIIIe siècle, mais disparaît peu à peu au XIXe, avec l’apparition des grands magasins et l’assagissement des ornements. La mode engendre de nombreux grands et petits métiers qui ont leurs élégants connaissant les dernières pratiques à la mode. Certaines importantes marchandes de modes (ou de grandes couturières) sont connues. Dans Tableau de Paris (seconde moitié du XVIIIe siècle), Louis-Sébastien Mercier (1740-1814) écrit : « Rien n’égale la gravité d’une marchande de modes combinant des poufs, et donnant à des gazes et des fleurs une valeur centuple. […] C’est de Paris que les profondes inventrices en ce genre donnent des lois à l’univers. La fameuse poupée, le mannequin précieux, affublé des modes les plus nouvelles, enfin le prototype inspirateur passe de Paris à Londres tous les mois, et va de là répandre ces grâces dans toute l’Europe. Il va au nord et au midi : il pénètre à Constantinople et à Pétersbourg ; et le pli qu’a donné une main française, se répète chez toutes les nations, humbles observatrices du goût de la rue Saint-Honoré ! […] Les nations voisines ont beau vouloir nous imiter ; la gloire de ce goût léger nous demeurera en propre. […] Ces amusements de l’opulence enrichissent une foule d’ouvrières ». Il s'agit des petites mains de la mode : grisettes, cousettes puis mimis, trottins, midinettes ... De nombreux textes expliquent combien les employées, les petites marchandes de mode et celles qui gardent la boutique, sont très jolies. Certains viennent rue Saint-Honoré ou ailleurs non seulement pour acheter mais aussi pour profiter de leur beauté et compagnie.

Qui donc est plus au courant de la mode que la marchande de modes qui l’invente ? Elle est à la fois artiste, chef d’entreprise, esthète … Elle vend en particulier des rubans, gazes, bonnets et ornements. Pour la compléter s’ajoutent la couturière, le corsetier ou tailleur de corps, le coiffeur. On peut citer d’autres métiers comme le gantier ou le fabriquant de chaussures, le bijoutier, le mercier, la marchande de linges … Au XVIIIe siècle, la rue Saint-Honoré et le Palais Royal offrent les principales grandes boutiques de France de ces métiers.

delamarchandedemode400.jpg

Photographie 3 : Titre de la partie consacrée à la marchande de modes de l'Art du tailleur, Contenant le Tailleur d'habits d'hommes, les Culottes de peau, le Tailleur de corps de femmes & enfants, la Couturière, & la Marchande de modes, par M. de Garsault, provenant du tome XIV de Descriptions des arts et métiers : Contenant l'art du perruquier, l'art du tailleur, renfermant le tailleur d'habits d'hommes, les culottes de peau, le tailleur de corps de femmes & enfants, la couturière & la marchande de modes, l'art de la lingère, l'art du brodeur, l'art du cirier … de Jean-Elie Bertrand, édité par l'imprimerie de la Société typographique, 1780.

Photographie 4 : Marchandes de modes, chapitre de Tableau de Paris de Louis-Sébastien Mercier, tome III, nouvelle édition corrigée et augmentée de 1783.

tableaudeparistomeIIImarchandesdemode300detailclair Dans Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier occupe tout un chapitres aux : « Marchandes de modes. Assises dans un comptoir, à la file l'une de l'autre, vous les voyez à travers les vitres. Elles arrangent ces pompons, ces colifichets, ces galants trophées que la mode enfante et varie. Vous les regardez librement, et elles vous regardent de même. Ces boutiques se trouvent dans toutes les rues. A côté d'un armurier qui n'offre que des cuirasses et des épées, vous ne voyez que touffes de gaze, des plumes, des rubans, des fleurs et des bonnets de femme. Ces filles enchaînées au comptoir, l'aiguille à la main, jettent incessamment l'œil dans la rue. Aucun passant ne leur échappe. La place du comptoir, voisine de la rue, est toujours recherchée comme la plus favorable, parce que les brigades d'hommes qui passent offrent toujours le coup d'œil d'un hommage. La fille se réjouit de tous les regards qu'on lui lance, et s'imagine voir autant d'amants. La multitude des passants varie et augmente son plaisir et sa curiosité. Ainsi, ce métier sédentaire devient supportable, quand il s'y joint l'agrément de voir et d'être vue ; mais la plus jolie du comptoir devrait occuper constamment la place favorable. On aperçoit dans ces boutiques des minois charmants à côté de laides figures. L'idée d'un sérail saisit involontairement l'imagination ; les unes seraient au rang des sultanes favorites, et les autres en seraient les gardiennes. Plusieurs vont le matin aux toilettes avec des pompons dans leurs corbeilles. Il faut parer le front des belles, leurs rivales ; il faut qu'elles fassent taire la secrète jalousie de leur sexe, et que, par état, elles embellissent toutes celles qui les traitent avec hauteur. Quelquefois le minois est si joli, que le front altier de la riche dame en est effacé. La petite marchande en robe simple se trouve à une toilette dont elle n'a pas besoin ; ses appas triomphent et effacent tout l'art d'une coquette. Le courtisan de la grande dame devient tout à coup infidèle ; il ne lorgne plus dans le coin du miroir que la bouche fraîche et les joues vermeilles de la petite qui n'a ni suisse ni aïeux. Plus d'une aussi ne fait qu'un saut du magasin au fond d'une berline anglaise. Elle était fille de boutique; elle revient un mois après y faire ses emplettes, la tête haute, l'air triomphant, et le tout pour faire sécher d'envie son ancienne maîtresse et ses chères compagnes. Elle n'est plus assujettie au comptoir; elle jouit de tous les dons du bel âge. Elle ne couche plus au sixième étage dans un lit sans rideaux, réduite à attraper en passant le stérile hommage d'un maigre clerc de procureur. Elle roule avec le plaisir dans un leste équipage ; et d'après cet exemple, toutes les filles, regardant tour à tour leur miroir et leur triste couchette, attendent du destin le moment de jeter l'aiguille et de sortir d'esclavage. En passant devant ces boutiques, un abbé, un militaire, un jeune sénateur y entrent pour considérer les belles. Les emplettes ne sont qu'un prétexte ; on regarde la vendeuse, et non la marchandise. Un jeune sénateur achète une bouffante ; un abbé sémillant demande de la blonde ; il tient l'aune à l'apprentie qui mesure : on lui sourit, et la curiosité rend le passant de tout état acheteur de chiffons. […] Mais j'oubliais que le travail des modes est un art ; art chéri, triomphant, qui dans ce siècle a reçu des honneurs, des distinctions. Cet art entre dans le palais des rois, y reçoit un accueil flatteur. La marchande de modes passe au milieu des gardes, pénètre l'appartement où la haute noblesse n'entre pas encore. Là on décide sur une robe, on prononce sur une coiffure, on examine tout le jeu d'un pli heureux. Les grâces, ajoutant aux dons de la nature, embellissent la majesté. Mais qui mérite d'obtenir la gloire, ou de la main qui dessine ces ajustements, ou de celle qui les exécute ? Problème difficile à résoudre. Peut-on dire ici : Invente, tu vivras ? Qui sait de quelle tête féminine part la féconde idée qui va changer tous les bonnets de l'Europe, et soumettre encore des portions de l'Amérique et de l'Asie à nos collets montés ? La rivalité entre deux marchandes de modes a éclaté dernièrement, comme entre deux grands poètes. Mais l'on a reconnu que le génie ne dépendait pas des longues études faites chez mademoiselle Alexandre, ou chez monsieur Baulard. Une petite marchande de modes de l'humble quai de Gesvres, bravant toutes les poétiques antécédentes, rejetant les documents des vieilles boutiques, s'élance, prend un coup d'œil supérieur, renverse tout l'édifice de la science de ses rivales. Elle fait révolution, son génie brillant domine, et la voilà admise auprès du trône. Aussi, quand le cortège royal s'avance dans la capitale, que le pavé étincelle sous le fer des coursiers que monte une noble élite de guerriers, que tout le monde est aux fenêtres, que tous les regards plongent au fond du char étincelant, la reine, en passant, lève les yeux et honore d'un sourire sa marchande de modes. Sa rivale en sèche de jalousie, murmure de ses succès, cherche à les rabaisser, ainsi que fait un journaliste dans ses feuilles contre un auteur applaudi. Mais la reine est l'arbitre des modes ; son goût fait loi, et sa loi est toujours gracieuse. Les marchandes de modes ont couvert de leurs industrieux chiffons la France entière et les nations voisines. Tout ce qui concerne la parure a été adopté avec une espèce de fureur par toutes les femmes de l'Europe. C'est une contrefaçon universelle ; mais ces robes, ces garnitures, ces rubans, ces gazes, ces bonnets, ces plumes, ces blondes, ces chapeaux font aujourd'hui que quinze cent mille demoiselles nubiles ne se marieront pas. Tout mari a peur de la marchande de modes, et ne l'envisage qu'avec effroi. Le célibataire, dès qu'il voit ces coiffures, ces ajustements, ces panaches dont les femmes sont idolâtres, réfléchit, calcule et reste garçon. Mais les demoiselles vous diront qu'elles aiment autant des poufs et des bonnets historiés que des maris. Soit. »
Par La Mesure de l'Excellence - Publié dans : La Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

APPEL A DES FONDS

Recherche de financements afin de poursuivre l'activité de La Mesure de l'Excellence.

Jusqu'à présent LM est le travail d'une seule personne (site, blog, collections, préparation d'expositions , investissements...) : moi-même. Ayant un nouveau travail depuis novembre 2008, il s'avère maintenant important de constituer une équipe pour continuer et divulguer ce patrimoine au plus grand nombre. Je suis donc à la recherche de fonds dans le but de poursuivre et développer LM.

Présentation

Syndication

  • Flux RSS des articles

A savoir

ENGLISH TRANSLATION BLOG

PLUS DE 200 ARTICLES PUBLIES, PLUS DE 125000 VISITEURS UNIQUES...
RECHERCHER SUR LE BLOG:
 
lamesure.org lamesure.fr
Pour recevoir gratuitement par courriel la
NEWSLETTER régulièrement avec les dernières informations publiées sur ce blog … faites parvenir votre adresse email à:
lamesure@lamesure.fr

LMtwitter70http://twitter.com/LaMesure

   

  Sites acceptant d'être sur le blog de LM :

AGUTTES / ANCIENNE MODE / ANTOINE LEBEL / ARONSON / BERNARD DESCHEEMAEKER / CHRISTIAN BÉALU / CHRISTOPHE PERLES / DE BACKKER / DELVAILLE / ERIC COATALEM / FOLK COLLECTION / FRANSES / INTERENCHERES / L'INTERSIGNE / LAURENCIN / LE CURIEUX / M. G. W. SEGAS / MARIA NIFOROS / MARTINEZ FLEUROT / NERET-MINET TESSIER / OLIVIA & EMMANUEL / PHILIPPE MICHAUD / PIERRE BERGÉ / TAJAN / WANECQ /


ACTUALITE DE L'ART SUR INTERNET

VENTES AUX ENCHERES PROCHAINES VENTES AUX ENCHERES • International artvalue.com christies.com sothebys.com • France auction.fr  gazette-drouot.com loeildesencheres.com artcurial.com • Provinceinterencheres.fr • Grand Paris drouot.com • Paris drouot.com • Livresbibliorare.com • Résultats artvalue.com auction.fr christies.com sothebys.com artcurial.com interencheres.com drouot.com bibliorare.com   MAISONS DE VENTES AUX ENCHERES QUELQUES MAISONS DE VENTES AUX ENCHERES EN FRANCE AYANT UN SITE : Ader / Aguttes / Alde / Alliance Enchères / Anaf / Artcurial / Artcurial-Deauville / Audap-MirabaudBeaussant-Lefèvre / Besch Cannes Auction / Biarritz-enchères / Binoche Renaud Giquello / Blanchet & Associés / Boisgirard / Bondu-L'Huillier / Boscher - Studer - Fromentin / Brissonneau / Camard & associés / Catherine Charbonneaux / Chayette-Cheval / Chevau-Légers Enchères / Chochon, Barré & Allardi / Christie's / Cornette de Saint Cyr / Coutau Bégarie / Cp de Metz / Crédit Municipal de Paris / Deburaux / Delorme & Collin du Bocage / Delvaux / Drouot estimations / Enghien HdVE.V.E / Éric Caudron SVV / Europauction / Farrando-Lemoine / Ferri / Folkcollection / France Enchères Arts / Fraysse & Associés / Giafferi / Granville-enchères / Gros & Delettrez / HdV Compiègne -Loizillon / HdV de Chatou / HdV Nice Riviera / Holz-Artles / Jonquet / Joron-Derem / Kahn-Dumousset / Kapandji Morhange / Lafon SVV / Lasseron & associés / Le Floc'h Guillaume / Libert / Liladam Enchères / Lombrail & Teucquam / Lucien Paris / Marc-Arthur Kohn / Massol SA / May - Duhamel & Associés / Mercier & Cie / Millon & Associés / Morand SVV / Néret-Minet Tessier / Oger & Camper  / Oriot & Dupont / Pescheteau-Badin / Piasa / Pierre Bergé & Associés / Renaud, Giquello & Associés / Rennes-enchères / Rieunier & Associés / Robert & Baille / Rossini / Schmitz & Laurent / Siboni SAS / Sotheby's / Tajan / Thierry de Maigret / Toledano / Var Enchères / Versailles Enchères / Yann Le Mouel / La SYMEV (Syndicat National des Maisons de Ventes Volontaires) propose un annuaire des MVV de France sur son site. Artvalue.com répertorie toutes les maisons de ventes du monde entier (avec leurs résultats). Pour la France elle en dénombre 1571 / Annuaire des sociétés de ventes volontaires des experts agréésALLEMAGNE : Auktionshaus Dr Fischer / Hargesheimer & Günther / Kastern Kunst & Auktionen / Peege / Pforzheim Auktionen / Van Ham / MAROC : C. M. O. O. A. / SUISSE : Blavignac Auctions VENTES EN LIGNE Svvencheres / Gersaint / eBay / Delcampe / Mascoo / ANTIQUAIRES REGROUPEMENTS : Louvre des Antiquaires - Paris - Carré Rive Gauche - Paris - Le village suisse - Paris - Antiquaires de la Geôle - Versailles - ART D'ASIE : Littleton & Hennessy - ART MEDIEVAL : De Baccker - Art médiéval - Bernard Descheemaeker – Works of Art - Julius Böhler - J. Zeberg – Antiques - Les Enluminures - Dr. Jörn Günther Rare Books AG - Textmanuscripts - Medieval Rings - Medieval Books of Hours - Sam Fogg - ART POPULAIRE : Folkcollection - BIJOUX : Faerber - Jewellers - CANNES : Galerie Segas - Cannes anciennes de collection - CERAMIQUES : Christophe Perlès - Céramique du XVIIIe s. et avant - Galerie JM Béalu & Fils – Céramiques anciennes, meubles et objets d'art des XVIIe et XVIIIe s. - Antoine Lebel - Porcelaines des Compagnies des Indes - Philippe Michaud - Céramiques et objets de curiosité - Aronson Antiquairs of Amsterdam - John Whitehead – Works of Art - Jorge Welsh – Oriental Porcelain & Works of Art - Damien Sparata - Poêles en faïence - Ceramics Collector - DESSINS : Galerie Artsepia – Dessins anciens et du XIXème siècle   - EPOQUE ANTIQUE : Charles Ede Limited Antiquities - ESTAMPES : Ursus Books and Prints - Galerie Christian Collin - Gravures Anciennes - Laurencin - estampes & dessins - Martinez-Fleurot - ETAINS : Jan Beekhuizen - LIVRES : L'intersigne - Livres anciens - Librairie l'Ancre Aldine - Librairie Giard - Livres anciens - Librairie HatchuelEberhard B. Talke - Comellas - Asher Rare Books - Flühmann Rare Books - Antiquariaat FORUM - books, prints, maps, manuscripts and drawings - The Kelmscott Bookshop - Galleria Gilibert - Libreria antiquaria Alberto Govi - Gilhofer & Ranschburg GmbH - Inlibris - Gilhofer Nfg - Frits Knuf - Antiquarian Books - Antiquariat Norbert Donhofer - Manoscritti, incunaboli, libri rari e di pregio - Godts - Air libris - La nef des fous - Alain Cambon - MOBILIER & OBJETS D'ART : Galerie Wanecq - Meubles et objets d’art - Aveline - Galerie parisienne de mobilier 18ème - Galerie Delvaille - Meubles, peintures et objets d’art anciens - François Léage - Meubles et Objets d'Art du XVIIIe Siècle - Perrin - Antiquaires - Bordeaux Antiquités - Antiquités et d’objets d’art - Galerie M&N Uzal - Mobilier et Objets d'Art du XIXe siècle - Galerie Didier Aaron - Antiquités Fouquet - Daxer & Marschall - Antoine Chenevière – Fine Art - Bernheimer – Fine Old Masters - Michel-Guy Chadelaud - Steinitz - Mallett - Galerie Neuse - Kunsthandel - Galerie Camoin Demachy - Paris - Pelham - Paris & London - Stiebel, ltd. - Concept Antiques - Theo Daatselaar - Harris lindsay - MUSIQUE : William Petit - Instruments de Musique Anciens - NUMISMATIQUEPoinsignon Numismatique - OBJETS DE VITRINES : Galerie Le Curieux - Éventails anciens, nécessaires, coffrets ... - Dominique Seble - Ghislaine Chaplier - Robert Hall - Chinese Snuff Bottles - ORFEVRERIE : Francis Janssens van der Maelen – Fine Antique Silver and Works of Art - Olivia et Emmanuel - Art Décoratif des XIXe et XXe siècles- Orfèvrerie - Helga Matzke - Koopman Rare Art - Britannia Collectables - PAPIERS PEINTS : Carolle Thibaut-Pomerantz - PEINTURES : Johnny Van Haeften : 17th Century Dutch & Flemish Old Master Paintings - Galerie Ary Jan : Peinture française de la fin du XIXème et du début du XXème - Richard Green : Fine paintings - Galerie de Bayser : Dessins, peintures, sculptures - Galerie Eric Coatalem - Galerie Canesso : Peinture italienne ancienne - Adam Williams Fine Art Ltd - Jan Morsink - Galleria Silvano Lodi & Due - Bernheimer : Fine Old Masters - Otto Naumann, Ltd. - Coccon Art - Robilant+Voena - Stair Sainty - Galerie Tarantino - Matthiesen - Galerie Alexis Bordes - Caylus - John Mitchell - Altomani & Sons - Colnaghi : Peintures et desseins - Salomon Lilian - Douwes ine Art - Richard L. Feigen & Co. - Derek Johns - Jack Kilgore & Co. - SCULPTURES : Danny Katz : European sculpture - TEXTILES & TAPISSERIES : Ancienne mode - Maria Niforos – Dentelles, beaux textiles et vêtements anciens - Franses London - Historic Tapestries, Carpets and Textiles - Galerie Chevalier - MODE VINTAGE : La friperie - Fripes et vintage - 1860-1960 - Histoires de mode - Le site du vintage -

LIVRES Catalogues et bibliographies : Bibliothèque Nationale de France / Rarebooks.info (payant) / Numérisations : Gallica / Europeana / Google recherche de livres / Bibliothèque numérique mondiale / Encyclopédies et dictionnaires : Wikipedia / Wikipedia portail Histoire de l'Art / Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales / The ARTFL Project / Wiktionnaire / Latin-Français : Google traduction  / Dictionnaire de la langue verte /  Acheter des livres anciens sur Internet : Abebooks / AddALL / Galaxidion / Livre-rare-book / AntiQbook / ILAB / eBay / Voir la rubrique ANTIQUAIRES - LIVRES. MUSEES Bibliothèque nationale de France / Musées de la ville de Strasbourg / Musée du Louvre / Musée Jacquemart-André / Les arts décoratifs / Musée national du Moyen-âge / Mobilier national / Guimet / Musée de la poupée / Musée des Beaux-arts de Rennes / Britishmuseum / Rijksmuseum / Hermitagemuseum / Museo Archeologico Nazionale di Napoli / Museu Nacional do Azulejo / Metmuseum / Musei civici di Pesaro / The Fitzwilliam Museum / Museum of Fine Arts Boston / CALENDRIERS : Expositions :  Estampille-Objet d'art  / Arts programme / Paris-Art / Connaissance des arts / Billetreduc/  Le portail des antiquaires / Artclair / Musées : Art-aujourdhui / Livres anciens : Bibliorare /  Salons et  Antiquités : Salons-antiquaires / Le portail des antiquaires / Salons-Paris.CCIP / Conférences : Artclair / ACTUALITES Antiquaires : Regard d'Antiquaire / Actualités : Artclair / Connaissance des Arts / Drouot / Gazette-Drouot / Interenchères / Artcover / BASES DE DONNEES : Iconographies d'oeuvres d'arts : RMN / Joconde / Insecula / WGA / VAM / Arts-graphiques-Louvre / Culture.fr / Scalarchives / Images-BNF / Digital Collection Yale University Library / The British Museum / Art of the Print / Antiquité / Perseus / Ariane / Mythes-grecs / Museum-Upenn / Moyen-âge : Liberfloridus-cines / Poinçons : Silvercollection / France-poinçons / Marischael / CGO / La-bijouterie / Divers : Recherche.culture / Architecture et patrimoine / Library-Yale / Wittert / Vatican /  Musée-virtuel / MFA / Louvre.edu / Eazley / Cartelfr-Louvre / Ipmuseus / Biografias-y-vidas. / Agalma / Langues-Anciennes / Voir la rubrique LIVRES.  EDUCATION Canal éducatif / ESTIMATIONS & EXPERTISES COMMENT FAIRE ESTIMER SON PATRIMOINE ANCIEN SUR INTERNET ? Voir article en bas de page ... FORUM ANTIQUITES & ARTISNANAT D'ART Vous avez des questions concernant les objets d'art anciens, comment les expertiser, les entretenir etc., posez-les dans ce forum ou répondez-y.

DROIT D'AUTEUR

Les textes, les photographies et les vidéos de ce blog sont protégés. LM autorise les autres à reproduire, distribuer et communiquer cette création au public en échange de :
-         Ne pas modifier le contenu pour créer une œuvre dérivée ;
-         Ne pas utiliser cette création à des fins commerciales - à moins qu'ils n'obtiennent notre autorisation ;
-         Toujours citer la source et son adresse http://www.lamesure.org/...

You are free to copy, distribute, display, and perform the work under the following conditions :
- You must give the original author credit.
- You may not use this work for commercial purposes.
- You may not alter, transform, or build upon this work.
- You must indicate the source : www.lamesure.org...
Any of the above conditions can be waived if you get permission from the copyright holder.

LE BILAN MENSUEL. Au mois d'avril, ce sont 3795 visiteurs uniques et 5765 pages vues. Si vous souhaitez voir les statistiques de l'administration du blog, cliquez ici. Date de création du blog : 11 avril 2007. Nombre d'articles publiés : 203 (dont 200 de LM). Nombre de visiteurs uniques (au 19/05/10): 126848. Nombre de pages vues (au 19/05/10): 265133.

Il y a actuellement 8 personne(s) sur ce blog

PROPOSEZ VOS ARTICLES

VIDEOS

INTERENCHERES.TV : Oeuvre choisie «est un programme vidéo sur des oeuvres d’art qui passent prochainement en vente aux enchères publique.» Au fil des ventes «donne la parole aux commissaires-prieurs et leurs experts : ils nous parlent de leurs prochaines ventes aux enchères thématiques et reviennent sur leurs ventes judiciaires de matériels professionnels.»


MODES EN FRANCE DU XVIIE SIECLE AU DEBUT DU XIXE.
LM n'est pas responsable du contenu des autres vidéos que Youtube peut présenter après celle-ci.

Une vidéo d'1/4 d'heure sur l'exposition passée intitulée Le bain et le miroir. Soins du corps et cosmétiques à la Renaissance .

LIVRE I : POETIQUE GRECQUE ANCIENNE

Téléchargez gratuitement en pdf le livre I (inédit) de la trilogie sur la Poétique ... un roman collage d'avant-garde post-post-moderne, artistique, historique et philosophique ... mais encore à l'état de brouillon.

N’HESITEZ PAS A NOUS CONTACTER: lamesure@lamesure.fr

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Liens

Recommander

Informations

PAGERANK DE LM
PageRank Actuel

Tibet occupé

drapeautibetain90.jpgLa République populaire de Chine est, dans de très nombreux domaines, la première puissance mondiale, alors qu'elle pratique la censure sur internet et les autres médias, que tous les manuscrits de livres doivent être approuvés par le gouvernement avant publication, qu'elle possède un parti unique (avec quelques partis sous-organes du PCC), qu'elle emprisonne, torture, tue ceux qui n'ont pas les mêmes convictions, qu'elle pratique les prisons noires (voir lien) etc. Cela veut dire qu'UNE DES PREMIERES PUISSANCES MONDIALES EST UNE DICTATURE. C'est tout de même très alarmant !

POUR AVOIR REALISE LE DOCUMENTAIRE CI-APRES, M. DHONDUP WANGCHEN A ETE COMDAMNE PAR LE REGIME COMMUNISTE CHINOIS A 6 ANS D'EMPRISONNEMENT.

 

 Certains ont pris la planète toute entière en otage par exemple avec le nucléaire qui est une véritable épée de Damoclès sur la tête du monde.

 

MEDECINS AUX PIEDS NUS & Ethnomédecine


La plupart des réalisations internet de LM sont faites à partir de
LOGICIELS LIBRES
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés